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 SWAVERY ❖ one last breath.

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MessageSujet: SWAVERY ❖ one last breath.   Dim 2 Juil - 17:10

I cried out heaven save me
But I'm down to one last breath...

Ma main est couverte de sang alors que les branches écorchent mon visage. Je ne sais pas depuis combien de temps je cours, ni même si je m’enfonce dans la forêt, ou bien si je m’approche de la route. Lentement, je perds le moindre de mes repères. Je peux les entendre, juste là, derrière moi. Le bruit des branches qui se brisent sur leur passage. Je peux deviner leur présence, leur souffle sur ma nuque. Ou peut-être suis-je en train d’halluciner. Peut-être ai-je réussi à les semer. Mais, je n’ai aucun moyen d’en être sûr. Aucun moyen de savoir. Alors je cours. Droit devant moi. Je ne vois plus la lune à travers la cime des arbres, je pourrais bien m’enfoncer sur leur territoire au lieu de m’en éloigner. La douleur persiste. Comme un poignard qui me déchire les entrailles. J’aimerais tant pouvoir m’arrêter, contempler la plaie, la panser, m’assurer qu’elle ne saigne plus, que tout irait bien. Mais, je ne peux pas m’offrir ce luxe. Je n’ai plus d’arme, plus le moindre moyen de défense. Et ils sont là, juste derrière moi. Chaque parcelle de mon être me le hurle. Je peux le sentir. Instinct de chasseur. Mais, je ralentis. Malgré moi. La plaie au niveau de mon estomac m’est bien trop douloureuse. A vif. Je ne veux pas penser aux conséquences. Je ne peux pas me le permettre. Pas maintenant. Je chasse de mon esprit toutes ces images, tous ces cauchemars qui ne tarderont plus à devenir réalité. Je dois courir. Aussi vite que mon corps me le permet encore. Pourtant, je peux encore sentir ces griffes déchirer ma peau. La douleur, fulgurante, déchirant ma chair. La peur de mourir. Le feu qui jaillit de l'arme, qui m’est arraché des mains. Tout s’est passé si vite. Trop vite. Au point que j’en ai oublié comment je me suis mis à courir. Comment j’ai pu leur échapper. Je ne me souviens pas. Je ne me souviens plus. Combien étaient-ils ? Les arbres se mettent à danser autour de moi. Une perle de sueur vient danser au-dessus de mon œil droit. La fatigue s’empare de mon corps. Lentement. Inexorablement. Mes dernières forces m’abandonnent. Et déjà, je me vois mourir. De leurs mains, de ce qui fut une main. Je ne veux pas mourir ici. Pas comme ça. Pas maintenant. Pas ici. Pas avant d'avoir eu la chance de voir mon fils grandir. Pas avant d’avoir pu conduire ma fille jusqu’à l’autel. Pourtant, déjà tout devient flou, et je sais que j’ai arrêté de courir. Je ne fais plus que trainer mon corps du mieux que je le peux, dans la direction que mon instinct me dicte de prendre. Le sang glisse entre mes doigts, poisseux. Ma main glisse, laissant la plaie à l’air libre. Je n’ai plus la force de me battre. Je titube. Et bientôt, elle m’apparait, cachée par de sombres nuages. Une lune, pleine, au dessus des lumières de la ville. Quelques pas seulement, et je serais libre de ces bois maudits. Quelques pas. Quelques enjambées. Mes dernières forces. Et bientôt, mes pas foulent le goudron. Je titube. Peine à rester debout. Et soudain, la lumière devient aveuglante…

[...]

Quand mes yeux s'ouvrent à nouveau, je me tiens devant les immenses portes coulissantes des urgences, un homme me trainant à sa suite. J'ai déjà vu son visage par le passé. Son nom m'échappe alors que je titube vers l'entrée. Le monde tourne, tout autour de moi. Je sais qu'il est un chasseur, lui aussi. Tout dans sa façon d’être est un indice de sa condition. Il me traine à sa suite alors que les deux immenses portes s'ouvrent pour nous laisser entrer. Des voix. Des cris. Et une fois de plus, je perds conscience...
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MessageSujet: Re: SWAVERY ❖ one last breath.   Dim 2 Juil - 20:55

I cried out heaven save me
But I'm down to one last breath...

Une autre journée commençait. Sur le cadran, dans la chambre d'Avery, il était indiqué six heure du matin. Pour elle, se réveiller à cette heure était devenue une habitude. Elle ne se réveillait jamais plus tard que huit heure. Avery n'aimait pas se réveiller tard. Elle n'avait pas envie d'être paresseuse, alors qu'elle l'a été il y a quelques années. Avery n'a aucune difficulté à sortir de son lit, mais l'eau chaude de la douche ne lui procure pas le bien-être qu'elle ressent, habituellement. La brune a l'impression de faire la même chose, encore et encore. Elle se lève tôt, prend une douche, mange, s'habille et va au travail. Voilà sa petite vie à Blackwater Falls. Il n'y avait rien d'extraordinaire, mais c'était la vie d'Avery Weiss. La brune sortit rapidement de la douche, ne voulant pas rester plus de cinq minutes. Elle se sécha et enfila son habit de travail. Il fallait avouer que cet ensemble n'avait rien de sexy. Étant infirmière, elle portait un pantalon bleu marin avec un chandail à manches courtes bleu marin. Avery n'aimait pas son habit de travail, mais elle adorait son emploi, alors elle ne se plaignait pas de ce côté-là. La jeune femme mangea rapidement du pain grillé au fromage à la crème et but, en vitesse, une tasse de café noir, sans sucre et sans lait. Avery devait être bien réveillée, afin de passer au travers de cette journée. Aujourd'hui, elle allait travailler douze longues heures. Soit ça allait passer vite ou ça allait être lent. Elle enfila des chaussures et attacha ses cheveux en une queue de cheval. Pas le temps de se maquiller. Son métier n'était pas mannequin et, même si elle aurait été mannequin, elle n'aurait pas fait assez d'argent, ne se trouvant pas assez belle. Une fois prête, du moins, présentable, Avery sortie de chez elle et décida de se rendre à l'hôpital à pied.

La belle brune arriva rapidement à l'hôpital. Avery salua quelques collègues et alla dans la salle des employés. Travaillant aux urgences, Avery devait être prête rapidement et être d'attaque. La jeune femme venait de déposer ses affaires dans son casier, lorsqu'un médecin vint la voir, dans la salle. « Il y a un homme blessé. Il saigne et il est inconscient, dépêchez-vous! » Aux urgences, pas le temps de plaisanter. Avery couru et vit, effectivement, un homme qui était inconscient, en compagnie d'un autre homme. « Nous nous en occupons, merci. Comment il s'appelle? » La jeune femme trouvait ça important de poser cette question. Avery prit la relève avec un de ses collègues. Lorsqu'elle sut le nom de l'homme, la jeune femme remercia l'homme qui accompagnait le blessé. « Nous avons besoin d'un lit, vite! » Elle vit des collègues venir avec un lit sur quatre roues et l'installèrent rapidement. « Restez avec nous, Swann. Est-ce que vous m'entendez? » L'infirmière regardait l'homme qui était sérieusement blessé. Elle l'avait probablement déjà vu en ville, mais elle ne le reconnaissait pas et elle n'avait pas le temps d'essayer de deviner où elle l'avait déjà vu. La vie de cet homme était entre ses mains et entre celles du médecin qui l'aidait pour sauver la vie de cet homme.
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MessageSujet: Re: SWAVERY ❖ one last breath.   Jeu 6 Juil - 9:33

I cried out heaven save me
But I'm down to one last breath...

Des sons. Des lumières. Des cris. Des voix. Tu peines à garder les yeux ouverts. Une lutte entre la vie et la mort. L’envie de mourir. L’envie de vivre. L’envie de la revoir, elle, son visage, sa longue chevelure rousse. L’envie de la serrer dans tes bras, encore une fois, une fois de plus. L’envie de lui dire tout ce que tu n’as pas pu lui dire, combien tu l’aimes, combien tu lui en es reconnaissant, de t’avoir aimé, de t’avoir donné tout ce qu’un homme peut espérer de son épouse. Mais l’envie de te battre, pour eux. Ces deux enfants qui t’attendent, dans leurs lits. Ces enfants à qui tu as souhaité une bonne nuit, comme chaque soir, avant de t’élancer, dans cette forêt maudite, comme chaque soir, les abandonnant à leur baby-sitter, comme trop souvent. Un baiser déposé sur leur front, avant de glisser une main dans leurs cheveux, leur souhaitant une bonne nuit. Une nuit à la lune pleine. Une nuit passée à courir dans ces bois peuplés de créatures que tu souhaitais à tes enfants de ne jamais voir.

Alors tu luttes. Tu luttes pour chaque respiration. Tu luttes pour garder les yeux ouverts. Tu luttes pour te concentrer, sur les sons, sur les voix, sur les silhouettes qui s’agitent autour de toi. « Restez avec nous, Swann. Est-ce que vous m'entendez? » Tu veux répondre, mais il te semble que ta trachée ne laisse pas passer les mots. Tu te concentres sur ta respiration, avant de cracher un filet de sang, synonyme de ta condition de mort en devenir. Alors, tu avances ta main ensanglantée à force d’appuyer sur ta propre blessure, pour saisir son poignet, et le serrer entre tes doigts. Oui, tu l’entends. Oui, tu es conscient. Conscient de ces silhouettes qui s’agitent autour de toi pour te maintenir en vie. Conscient de l’intubation que tu es en train de subir, ce tuyau qui s’enfonce lentement dans ta gorge. Alors, tu serres d’avantage son poignet, plongeant ton regard dans le siens, ton seul moyen de communication, à présent. Et lentement, tu sens tes dernières forces t’abandonner…

[…]

Quelques heures plus tard, quand tu rouvres les yeux, le calme a remplacé le chaos des urgences. Tu ne sais combien de temps s’est écoulé, mais tu sais que tu as survécu, l’intraveineuse plantée dans ta main en est le témoin. Alors, tu essaies de te redresser, de te relever, mais la douleur est bien trop fulgurante, et tu te laisses retomber, la gorge sèche, un grognement d’agacement s’en échappant. Tu soupires, tu grognes. Tu dois rentrer chez toi, retrouver tes enfants, partir d’ici. Alors tu la vois, elle, sa silhouette, celle de cette femme dont tu avais tenue la main avant de perdre connaissance... « Hey, vous! »
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SWAVERY ❖ one last breath.

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