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n'oubliez pas que les humains, les fantômes et les polymorphes ont besoin d'amour, eux aussi.
nous sommes présentement en avril 2017. le soleil pointe enfin le bout de son nez
en raison d'un déséquilibre dans la répartition des créatures, les démons ne sont plus autorisés, tout comme les vampires de plus de 100 ans.

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 We can talk with our fists [PV]

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human ○ drink the water
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MessageSujet: We can talk with our fists [PV]   Jeu 6 Juil - 21:06

We can talk with our fists if you want.900 mots - dialogue en #79BA8A
Jason
Johansen
Elinor
Reyes

”Très bien madame Sullivan, on écarte les bras et on prend une grande inspiration. Et maintenant, la position du guerrier deux. On tient la position pour quatre respirations.” annonçais-je, dissimulant de mon mieux le petit sourire que m'arrachèrent les différentes plaintes des participantes. Aussi étrange que cela puisse paraître, mon groupe préféré était celui des dames du troisième âge. On pouvait toujours compter sur elles pour trouver le petit commentaire qui marquerait mon esprit pour le restant de la journée. Que ce soit pour se pousser à continuer ou pour manifester leur désaccord face à la position annoncé, elles trouvaient toujours de quoi me surprendre par l'originalité des mots employés. Ma préférée était madame Anderson, âgée de cinquante-cinq ans, et qui ne se gênait pas pour le rappeler aux “jeunettes” qui soufflaient face à ce que je leur annonçais. Ses paroles de motivation à sa voisine finirent de me tirer mon sourire, et je décidais de fixer résolument un point sur le mur pour ne pas laisser libre cours à mon hilarité.

Finalement, j'abrègeais leurs souffrances en annonçant qu'il était temps de se relaxer en passant en position Savasana. Les soupirs de soulagement qui suivirent m'empêcha de me retourner vers elles, pour ne pas qu'elles puissent me voir mordre mes lèvres pour m'empêcher de rire. Être avec elles me faisait un bien fou, pour moi qui luttais encore contre une déprime sacrément décidée à rester. Le cours terminé, je payais mes respects à ces dames et partis leur tenir la porte, en galant homme. J'échangeais quelques mots avec madame Anderson, qui dénigra ses camarades tout en me couvant d'un regard de mère poule, puis m'échappai pour retrouver ma bouteille d'eau et me préparer pour le cours suivant. J'accueillais maintenant les “avancés”, il fallait que je sois prêt.

Avoir trouvé ce boulot de professeur de yoga m'avait sauvé la vie. Je reprenais enfin les rênes sur ma vie, en faisant quelque chose qui me plaisait. Je me sentais bien. Enfin, aussi bien que je puisse l'être en étant à Blackwater Falls, en conflit ouvert avec mon père et en proie à une petite dépression des familles. Globalement, je me sentais bien. Aujourd'hui était un jour avec, apparemment. Heureusement...

Je pensais rapidement à Teddy, le vieux chien d'une race indéfinie que j'avais recueilli, espérant qu'il ne m'ait pas détruit une énième paire de chaussons pour tromper l'ennui. Lui aussi m'aidait à sa manière à retrouver le contrôle sur ma vie. J'avais des horaires où il m'obligeait à sortir affronter le monde extérieur au lieu de rester caché jusqu'aux prochains cours de yoga. Bientôt, j'espère pouvoir recommencer à me sentir vraiment libre, comme avant. A être de nouveau un citoyen, et pas un matricule ou un nom de famille. Oui, les choses s'annonçaient bien pour moi.

Ayant révisé l'ordre de mon prochain cours, je laissais mon regard vagabonder à travers les quelques vitres donnant sur ma salle sur les différents sportifs venus s'entraîner. Il y en avait pour tous les goûts, à cette heure : des experts, des novices, des intermédiaires... Dix-neuf heures était un horaire apprécié par les clients de notre salle de sport. Mes yeux s'égarèrent sur plusieurs d'entre eux, notant de quels exercices ils auraient réellement besoin, n'en retenant aucun en particulier. Une femme aux longs cheveux noirs et à la peau chocolat attira mon regard un peu plus longtemps que les autres. Elle me rappelle quelqu'un... Mais c'est impossible que ce soit elle. Ici, dans ce trou paumé ? La dernière fois que je l'avais vu, elle courait à en perdre haleine pour semer les policiers qui nous collaient au train. New York l'avait engloutie. Sans y réfléchir davantage, je m'étirai et quittai la salle pour aller discuter avec un coach sportif qui regardait lui aussi dans le vague. Si je peux l'aider à se divertir un peu...

“Salut Rob'. Tu n'as pas de clients ?” demandai-je en guise de salut. Robert haussa les épaules et m'expliqua qu'il attendait, tout comme moi. Il faut dire que ses élèves n'avaient probablement pas envie de subir son entraînement militaire... La boxe n'a jamais été un sport qui m'attirait, et les tentatives de Robert pour le changer n'avait pas suffi. Il retenta pourtant. Pour plaisanter, je lui désignai la jeune femme qui avait retenu quelques secondes de plus que les autres mon attention. “Et elle, elle n'en fait pas partie ? Si c'est le cas, j'accepte de tester le premier cours.” Il sourit, me demanda si j'étais sérieux, puis se dirigea vers elle, à ma plus grande surprise. Je l'entendis, même si je refusais de croire mes oreilles, lui proposer de participer à son cours, sous mon regard ébahi. Il y tenait tant que ça ? Mais j'ai cours moi !

“Non, mademoiselle, n'acceptez p- " m'exclamai-je avant de perdre brusquement ma voix. En face de moi se tenant la même personne qui s'était sauvée il y a dix ans de ça. Elinor Reyes, comme on se retrouve... J'en restais muet de stupeur, seulement capable de la dévisager bêtement. Elle n'avait pas pris une ride !

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MessageSujet: Re: We can talk with our fists [PV]   Mar 11 Juil - 1:46

we can talk with our fists
— Jason Johansen & Elinor Reyes —

if i look back
i am lost
Tous ses humains et leurs pulsions cachées si ennuyeuses... La démone ne sait plus quoi faire pour ne pas succomber à sa nature démoniaque. Elle ne veut pas retourner à ses habitudes de départ, où répandre terreur et malheur sur sa route est le seul plaisir qu'elle tire de sa chiatique existence. Tout ce qu'elle veut depuis plus de quatre-vingt ans c'est de rejoindre Adam. Abandonner la vie pour une mort paisible. Aandonner les plaisirs de la chair avec des visages inconnus pour se lover dans les bras éternels de son fiancé. Parfois, elle se surprend à jouer avec l'anneau qu'elle porte au cou. Entrant dans le gym, c'est exactement ce qu'elle est en train de faire. L'esprit rêveur, le regard perdu. Elle a besoin de laisser couler la tension qui lui crispe tous les muscles du corps. Chaque fois qu'elle voit un sujet aux pulsions quelque peu intéressantes, elle doit tout faire pour résister à l'envie de jouer avec cette pauvre âme perdue. N'ayant jamais su résister à ses propres vices, elle est souvent surprise de voir la société d'aujourd'hui arriver à garder en laisse ses citoyens. Cet Internet et toute cette technologie qui permet de contrôler tout le monde... Elle déteste tout cela. La métisse est amante de liberté, fière guerrière d'un monde sans limites. Son assurance transparaît sur chacun de ses traits. Et une fois dans la salle de sport, elle s'applique à trouver un entraînement qui lui permettrait de tout oublier. Oublier le monde dehors et toutes les vies qu'elle pourrait gâcher d'un simple clignement de cils.

Elle s'apprête d'ailleurs à s'installer à une machine lorsqu'elle se fait aborder pour un humain qui semble intéressé à l'inclure dans son entraînement. Charmeur, le regard coquin, Elinor roule les yeux - complètement exaspérée. Elle déteste être abordée par les hommes. Elle déteste lorsqu'ils se mettent en tête de flirter avec elle. Surtout de façon aussi grossière. La métisse est très difficile en matière d'hommes. Et celui-là peut déjà oublier que cela aille plus loin qu'un simple entraînement. Soudain, elle entend une autre voix lui demander de ne pas accepter et malgré toutes les années, elle reconnaît ce ton comme si c'était hier. Elle se retourne et le voit... aussi surpris qu'elle. Jason. Fantôme du passé abandonné à pourir en prison. Pauvre victime de ses jeux de tentation. L'aura du brun la frappe de plein fouet. Aussi lumineuse... aussi tentante qu'autrefois. « Jax... Qu'est-ce... qu'est-ce que tu fais ici ? » À Blackwater Falls qui plus est. Elle n'arrive pas à y croire. Il est juste là, devant elle... Après toutes ses années et dans ce trou perdu du Canada. Sa vie à New York lui paraît si loin désormais. Le passé la rattrape à toute vitesse. Elle se souvient alors des vols commis ensembles. Leur duo toujours plus avare de buttins grandioses. Jamais elle n'aurait cru que le trouver ici. Il était censé être en prison ou un truc comme ça. Elle n'avait pas fait plus attention quand elle avait décidé de quitter New York, ne désirant pas attirer trop l'attention sur elle. Vagabonde et nomade, elle était prédestinée à quitter sa route mais elle ne pensait pas que ce serait de cette manière. Probablement qu'il lui en veut ; d'être partie ainsi, l'abandonnant à son triste sort derrière les barreaux. Elle voudrait dire qu'elle se sent coupable mais la vérité est qu'elle est incapable de se sentir mal pour quiconque qu'elle-même. D'un autre côté, elle a conscience que si le brun ne l'avait jamais croisée, jamais il n'aurait eu une vie aussi gâchée.
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MessageSujet: Re: We can talk with our fists [PV]   Mer 12 Juil - 21:06

We can talk with our fists if you want.582 mots - dialogue en #79BA8A
Jason
Johansen
Elinor
Reyes

Je n'étais pas le seul à être pris au dépourvu par cette rencontre improbable. Qu'Elinor soit là, dans ce trou paumé du Canada et spécialement dans cette salle de sport ? Je l'avais laissée vivre le grand train à New York, avec ce qui restait de notre butin ! Pourquoi était-elle venue s'enterrer ici, parmi tous les endroits qu'elle aurait pu s'offrir ? A Blackwater Falls ! Après le portrait que je lui avais dressé de cette ville maudite ? Elle aurait pu s'offrir un tour du monde pendant que moi, je moisissais à l'ombre pendant huit années !

Je me sentis brutalement dévoré à la fois par la colère, la jalousie et l'amertume, une combinaison malheureuse. Elle avait conservé sa liberté mais elle était venue ici, vivre dans l'endroit que je haissais, parmi toutes les autres possibilités. Je lui en voulais d'avoir choisi cette option précisément. Par sa simple présence, elle ravivrait violemment mon désir de fuite. Je la dévisageais froidement, également blessé par l'étonnement simple qu'elle manifestait, aucunement teinté de bonheur ou d'inquiètude. Je me fermai, ne lui adressant qu'un sourire poli et des yeux froids en répondant à sa question. ”Je me réinsère. Il paraît que c'est le mot approprié. ”

Robert, sentant qu'il était de trop dans nos retrouvailles, sauta sur le premier de ses élèves qui pointa le bout de son nez et disparut dans sa salle de cours. Je restais à dévisager la jeune femme, cherchant en vain un quelconque indice pour me faire une idée de ses pensées. Et le fait qu'elle ne présente réellement aucune marque de vieillissement, même pas quelques rides au coin des yeux, m'ennuyait vraiment. Moi aussi j'aurai aimé rester le tout juste trentenaire d'il y a dix ans... La prison m'avait-elle vraiment tellement changé ? Ma jalousie s'exacerbait de seconde en seconde. Il n'y avait qu'en sa présence que je perdais autant le contrôle sur mes émotions : cela faisait dix ans que je ne m'étais pas senti aussi hors-de-moi.

Je finis par indiquer à la métisse de me suivre dans ma propre salle, pour que les autres ne se rendent pas compte qu'être professeur de yoga ne signifiait pas être zen en toute situation. Lentement, je fermai la porte derrière elle, m'assurant d'un rapide coup d'oeil qu'aucun de mes propres élèves ne soit présent, puis me tournai vers elle, les bras croisés. “Qu'est-ce que je fais là, hein ? Tu le saurais si tu t'étais un minimum intéressé à moi ! Bordel, huit ans, Elinor, huit ans ! Sans jamais avoir reçu le moindre signe de vie de ta part !” je me mis à crier, et le son de ma voix me surprit moi-même. Je n'étais pas un sanguin, crier était vraiment le dernier recours pour m'exprimer, ordinairement. “Et je ne parle pas d'une visite ou d'une lettre, je ne suis pas stupide, mais... Juste un dessin, un mot, quelque chose, merde, juste... Tu as suffisamment d'imagination pour contourner la surveillance ! Quelque chose pour me prouver que j'existais encore à tes yeux ! Et rien ! En huit putain d'années !” je me tus pour reprendre mon souffle, effrayé par ma propre virulence. Décidemment, Elinor avait le don pour faire ressortir les pires défauts de mon caractère...

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