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 (swann) i'm so fake happy.

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paranormal ○ walk the line
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MessageSujet: (swann) i'm so fake happy.   Jeu 6 Juil - 16:11


“ you see its easy when I'm stomping on a beat
but no one sees me when I crawl back underneath ”

@fake happy / paramore

T’as l’impression que ton chemisier te serre contre la gorge, que ta valise est trop lourde, que cette journée est trop longue. Tu ne sais pas exactement quelle heure il est, mais si tu te fis à la noirceur qui est tombée depuis un moment déjà, tu serais prête à parier, qu’il est tard. Trop tard pour être encore au palais de justice, et pourtant. Tu regardes la pile de dossiers sur ton bureau qui ne semble jamais descendre, échappe un soupir avant de déboutonner les deux premiers boutons de ta chemise et fermer ton ordinateur. C’est assez pour ce soir, tu en as marre. Tu te frottes légèrement les tempes, le crâne encore endolori de toutes les voix qui ont piétiner sur tes pensées aujourd’hui. Tu pensais sincèrement être en train de faire des progrès sur la maîtrise de ton don avec Jim, mais tu réalises avec des journées comme aujourd’hui que ce n’est pas tout à fait le cas. Que ça ne va pas assez vite à ton goût. Que si tu le pouvais, tu mettrais fin à toutes ces conneries. T’as jamais demandé ce don, jamais demandé à pouvoir entendre la moindre des pensées habitant l’esprit de toutes ces personnes qui viennent trop près de toi. Ça te rend complètement folle. Alors tu prends la seule décision qui semble te faire du bien récemment : tu décides de sortir. D’aller dans un bar et de boire assez pour oublier que ta vie n’est plus qu’un gros bordel depuis cet accident. Depuis cette rencontre en face à face avec un loup-garou qui t’a laissé avec une jambe faible et la tête trop pleine. Les mois filent et chaque fois que tu penses aller mieux, tu redescends. Une montagne russe que tu détestes, mais dans laquelle tu es assise, prisonnière. Tu ne mets pas longtemps à te défaire de ta jupe trop serrée et de ton chemisier alors que tu enfiles plutôt une paire de jeans et un chandail peut-être un peu trop révélateur, mais tu t’en fiches complètement. Tu vas entendre chaque pensée inappropriée envers ta personne peu importe ce que tu portes, alors autant offrir un spectacle qui saura plaire.

Tu décides de laisser ta voiture au palais de justice, marchant jusqu’au bar. Tu sais d’avance que tu ne pourras pas conduire pour retourner chez toi alors tu prendras un taxi pour rentrer et demain pour aller au bureau. La soirée est froide et les rues sont tranquilles pour un soir de semaine, chose que tu apprécies. Enfin un répit de toutes ses voix, pour une courte durée, il n’y a que toi dans ta tête. Le chemin du palais de justice jusqu’au bar n’est pas long toutefois, et le répit de courte durée. Il n’y a pas beaucoup de monde au bar, mais assez pour que ce soit dérangeant. Assez pour qu’il y ait ce bourdonnement sans fin entre tes deux oreilles. T’es pas tout à fait en mesure de saisir ce que tout le monde pense en même temps, les voix s’entremêlent alors que les discours mentaux se répètent dans dans des tons différents. Qui j’vais bien pouvoir ramener chez moi ce soir? C’est le bordel avec ma femme, une chance que j’ai l’alcool. L’ambiance est vraiment nulle. Tu échappes un léger soupir alors que tu te diriges vers le bar et tu t’assois le plus loin possible de toute autre personne. Pas question qu’on envahisse ta tête plus longtemps. Tu enlèves ton manteau et tu fais signe au barmaid qui s’approche de toi, son regard ce perdant l’espace de quelques secondes dans ton décolleté avant qu’il ne relève les yeux vers toi. Tu fais un signe de trois avec tes doigts alors que tu dis « Tequila. Keep them coming. » Il place trois verres à shooter devant toi qu’il remplit et il n’a même pas eu le temps de faire les trois qu’il y en a un qui au bord de tes lèvres. L’alcool te chauffe la gorge alors que tu avales, mais que tu sais qu’éventuellement, ce ne sera qu’un petit mal pour le plus grand bien. Le barmaid s’éloigne et ses pensées disparaissent tranquillement et t’as la tête soudainement pleine d’une noirceur qui n’est pas tienne. Tu n’entends pas chaque mot, mais l’émotion te pèse et putain, t’es pas venue là pour déprimée, bien au contraire. Ton regard se tourne vers le mec le plus proche de toi, quelques bancs plus loin le long du bar lui aussi et tu aperçois un jeune homme d’environ ton âge, un verre entre les doigts. Tu lèves les yeux avant de lâcher un « T’as pas envie d’aller déprimé plus loin? Personne a besoin d’entendre ça. »  et tu réalises à peine que tu viens de le dire à voix haute. Tant pis, si t’es chanceuse il a rien entendu. Et puis, s’il t’a entendu, il a qu’à aller se morfondre plus loin.
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paranormal ○ walk the line
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MessageSujet: Re: (swann) i'm so fake happy.   Sam 8 Juil - 9:53

monsters don't sleep under your bed
they sleep inside your head

Le verre est posé sur le comptoir. Devant moi. Il se rempli. Lentement. Un whisky sec. Un nectar que mon père avait tant de plaisir à déguster, certains soirs, assis au coin du feu de l’imposante cheminée du salon. Un nectar dont je ne supportais pas l’odeur. Ni la vue. Appréciant les mets de gout, j’avais toujours eu une préférence pour un bon vin en provenance d’un vignoble français, à savourer lors d’un diner, ou d’un tête à tête en amoureux. Amateur de sport, et de bonnes soirées, j’avais également un penchant pour la bière. Parfois. Quand l’occasion s’y prêtait. Jamais je n’avais eu le gout de l’alcool fort. Pas avant ce jour là. Jeune homme de bonne éducation. De bonnes manières aussi. Fils de pasteur. Soucieux de faire la fierté de ses parents. Soucieux de son image. De l’image qu’il renvoyait. Aux autres. Un esprit sain dans un corps sain. Pourtant, je contemplais le nectar qui, lentement, remplissait l’imposant verre déposé devant moi. Je ne me souvenais pas du moment exact auquel j’avais décidé qu’il s’agissait d’une bonne idée. De venir ici. De commander cette boisson. Un verre seulement. Un seul. Pour m’aider. A avancer. A continuer. A oublier. Pour reprendre quelques couleurs. Je ne me souvenais plus du moment exact qui m’avait poussé à abandonner cet homme que j’avais mis tant d’années à construire, auprès d'elle, grâce à elle. Un homme bien. Un homme fidèle. Un père de famille aimant et dévoué. J'aurais pu prendre une autre route, une autre voie, me battre vraiment. Être fort. Être fier. Rester debout, et me battre. Rester digne, et aller de l'avant. Mais, j'en avais décidé autrement. Petit à petit. Soir après soir, nuit après nuit. J’avais tout envoyé valser. Fermé les yeux sur tous mes principes. Sur tout ce en quoi je croyais, mes certitudes, mes convictions de fils de pasteur. J'avais tout envoyé valser, acceptant cet autre monde, derrière le voile, derrière les mensonges et les secrets. Au fil des années.

Ce verre que je contemple n’est rien d’autre qu’une énième façon de cracher à la gueule de l’homme que mon père avait voulu que je devienne. Je contemple mon reflet, dans le miroir, derrière l'étalage de bouteille. Le visage d'un enfoiré, d'un lâche, d'un égoïste. L'envie de gerber me prend aux tripes alors que mes doigts se crispe autour du verre entre mes mains. Quelle sorte d’enfoiré peut bien se conduire de la sorte ? Inciter sa famille à vivre dans une ville qu’il sait dangereuse. Deux enfants évoluant sans leur mère, courant le risque de mourir, eux aussi. Un rictus aux coins des lèvres, je saisis le verre entre mes doigts pour en contempler le contenu. Nectar de la mort. Combien d’idiots avant moi avaient succombé à ses charmes ? Combien avant moi avaient décidé de tout envoyer valser pour ressentir le doux confort de cette saloperie leur brulant la gorge jusqu’à l’ivresse ? Oublier. Ne plus penser. Ne plus les voir. Eux. Ces esprits errant. Mon passé. Mes enfants. Lâcher prise. Combien de familles avait, un jour, été détruites à cause de lui ? Un simple liquide. Un nectar hors de prix. De la couleur de l’or. Aussi enivrant et obsédant que lui. Et pourtant. Il semble si inoffensif. Une goutte. Rien qu’une. Une seule. Pour adoucir mon âme. Pour l’apaiser. Pour être en paix avec moi-même. Avec ma conscience.

Je ne sais pas comment. Ni à quel moment. Mais, le liquide coule dans ma gorge à présent. Envoutant. Enivrant. Mes paupières se ferment. Je hais l’homme que je me sais devenir. Je hais en avoir conscience. Je hais chaque parcelle de mon être. Mais, je m’en soucierai plus tard. Demain. Un autre jour. Ce soir, je veux seulement oublier les conséquences engendrées par ma misérable existence. Les choix que j’ai faits, et ceux que j’aurais dû faire. Bon sang. Que je déteste ce gout sur ma langue. Cette sensation de brulure jusque dans mes entrailles. Pourtant, la sensation de bien-être est quasiment instantanée. La culpabilité n’en est que plus vive. Contre coup. Il me faut un deuxième verre. Rien qu’un autre. Et elle disparaitra. Peut-être pas. Mais, cela ne valait-il pas le coup d’essayer ? Je repose le verre sur le comptoir. Un petit bruit sourd, alors que mon regard se pose sur le barman de l’autre côté. Un simple signe de tête. C’est tellement facile. Bien trop simple. De se tuer à petit feu. De détruire sa propre vie. Gorgée par gorgée. Et s’en laver les mains. Se dire que ce n’est pas grave. Qu’il ne s’agit que d’un verre. Un triste sourire sur mon visage. Contrairement à beaucoup d’individus, je suis pleinement conscient du chemin que je prends, et de l’impossibilité d’en revenir.

« T’as pas envie d’aller déprimé plus loin? Personne a besoin d’entendre ça. » Surpris, je me redresse, ne prêtant soudainement plus la moindre attention au verre vidé posé devant moi. Alors, j’aperçois une espèce de godiche blonde, assise quelques chaises plus loin. Alors je reste là, l'air grave, à la regarder en me demandant si j'ai bien entendu les propos tenus par ladite demoiselle. Mais, à en juger par le regard qu'elle me lance et la fausse assurance qui se dégage d'elle, il n'y a pas à douter qu'elle s'adressait bien à moi. Putain de télépathe « Tu sais quoi princesse? Si je te dérange tellement, t'as qu'à aller aguicher des clients ailleurs, au lieu de venir jusqu'ici pour me casser les couilles en te mêlant de ce qui ne te regarde pas! »
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(swann) i'm so fake happy.

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