AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  




 
n'oubliez pas que les humains, les polymorphes et les fantômes ont besoin d'amour, eux aussi
nous sommes présentement en mars 2017. le printemps arrive, ne perdez pas espoir
veuillez noter que les télékinésistes et les troisième oeil sont pour le moment fermés, veuillez privilégier d'autres dons

Partagez | .
 

 les échos du passé (hugo).

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Auteur
Message
avatar
hunter ○ ultraviolence
○ messages : 20
○ double-compte(s) : tyr bajramovic.
○ crédits : lazare.
MessageSujet: les échos du passé (hugo).   Ven 7 Juil - 14:12

LES ÉCHOS DU PASSÉ
HUGO ET LUUS


Les lueurs de l'aube ne sont plus qu'un lointain souvenir, effacées par l'obscurité d'une sombre nuit. Un vent frais agite la lisière des arbres, pénétrée par une silhouette. La forêt est silencieuse, interrompue par quelques mouvements de ci et là, et par une légère respiration. L'âme s'enfonce entre les arbres sans prêter attention au monde qui l'entoure. L'oreille est attentive, mais le regard est rivé vers les ténèbres. Elle s'y enfonce à vive allure, envieuse de découvrir la bâtisse dont elle a tant entendu jaser. Elle revoit ces visages ensanglantées, déformées par la tristesse et la colère de la perte d'autrui. Pathétiques âmes, affaiblies par l'amour d'un autre. Le cœur se serre, la gorge irrite ; elle songe aussitôt à la chair de sa chair, à son sang devenu ses enfants. Ceux qu'elle ne reverra jamais. Elle s'agite, manque de sombrer dans le malheur, alors que se dessine enfin les hauts murs de l'hôpital.
Éclairée par la lueur mobile qu'elle tient fermement d'une main, elle s'immisce entre les hautes grilles noires et rouillées. Autour d'elle, tout n'est que poussières et passé. La nature a repris ses droits ; le regard est rivé aux racines plantées dans l'asphalte. L'espace d'un instant, elle est saisie d'une étrange impression, un sentiment devenu familier depuis quelques années déjà. La solitude. Le besoin de l'autre, d'être doublée tandis qu'elle traque de viles créatures. Hélas, c'est seule qu'elle pousse les lourdes portes usées de la bâtisse. Aussitôt, une odeur pestilentielle emplie ses poumons. Le froid mord sa peau pâle et ses joues écarlates. Elle n'y prête aucune attention, bien que l'arme tremble entre ses deux mains. Le scintillement de sa lampe vacille, mais elle restera indifférente face aux âmes peinées qu'elle rencontrera. Elle n'a qu'un visage en tête, celui du monstre traqué.
Il s'est manifesté plus tôt, désireux de se faire trancher la gorge par la lame écarlate de la chasseuse. Elle n'y a prêté aucune attention au début, trop occupée à s'enivrer de désarroi, mais les drames se sont multipliés en quelques jours. Elle savait qu'elle devait agir, avant que la bête nécrose davantage la ville et ses artères. Ses enquêtes l'ont menée ici, entre les murs ravagés de cet endroit insalubre. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle n'est pas à l'aise. Elle a l'infâme sensation que son corps est épié par quelques créatures malfaisantes, mais elle ne retourne guère sur ses pas. Sa silhouette est avalée par l'obscurité, alors qu'elle s'enfonce dans les dédales de couloirs. L'atmosphère est lourde, pesante et familière.
Son instinct lui souffle à l'oreille que le vampire traqué est proche, que quelqu'un est là. Elle s'arrête une seconde devant une porte close, alors qu'à l'intérieur, il y a de l'agitation. Un faible bruit qui est parvenu jusqu'à ses tympans. En un instant, l'arme est fermement dressée devant ses yeux, prête à mirer la moindre silhouette mouvante et à abattre d'un coup de feu. La lame tranchante de son long couteau, elle, est fermement attachée dans son dos, prête à trancher la nuque d'une éternelle créature vampirique.
Elle s'apprête à défoncer la porte d'un coup d'épaules, lorsque celle-ci s'ouvre soudainement et laisse apparaître une forme avec laquelle elle tombe nez à nez. Sans réfléchir, elle pose sa phalange sur la détente de son revolver, prête à tirer pour se défendre. Elle s'avise, car elle sait qu'il est humain. Une créature l'aurait entendue arriver, n'aurait pas une lampe torche et encore moins une arme. Elle ne voit pas son visage, car elle est éblouie par la lueur de leurs lampes respectives, mais elle ose tenter de prendre le dessus, en s'imposant d'une voix autoritaire : « Tu bouges et ta cervelle décore les murs. » Le timbre est empli de mépris et de menaces ; menaces qu'elle n'hésitera pas à mettre à exécution.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
hunter ○ ultraviolence
○ messages : 101
○ double-compte(s) : Non
○ crédits : (c) blondie
MessageSujet: Re: les échos du passé (hugo).   Mar 11 Juil - 8:05

Les échos du passéLuus & HugoIn the land of gods and monsters Le silence. Lourd et angoissant. De ces silences habités, qui pullulent d'âmes en peine errant dans les parages. Tout le bâtiment était plongé dans la pénombre, dans le calme le plus dérangeant qui soit. Les murs gris, sales et usés, ne trompaient pas sur le genre d'établissement. Il détestait tout ça, il détestait être là. Hugo savait que des tas de fantômes hantaient ce style de bâtisses. Autrefois, les hôpitaux psychiatriques abritaient des spectacles d'horreur hitchcockiens. N'importe quel être humain pouvait ressentir cette électricité, cette tension palpable qui flottait dans l'air au travers de ces couloirs sombres et à l'odeur puissante de moisi. Le chasseur n'en était pas à son premier asile de fous, les créatures surnaturelles se complaisaient à sélectionner les nids douillets les plus originaux possibles. Cependant, dire qu'il ressentait un quelconque plaisir à être là aurait été un lourd mensonge.

Lampe de poche dans une main, lame trempée dans du sang de mort dans l'autre, Hugo était prêt. Il avait étudié sa cible et savait à qui il avait affaire. Ce vampire avait fait des dégâts dernièrement et n'appartenait visiblement à aucun nid. Inutile de le maintenir en vie donc, il ne mènerait Hugo vers aucun autre de ses semblables. Contre la peau de son dos, une barre de fer attendait patiemment d'être utilisée si jamais un fantôme décidait de se mêler aux festivités. En s'aventurant seul dans cet endroit, Hugo avait dû prendre un tas de précautions. Le temps lui avait appris à rester humble, il n'était qu'un humain parmi une flopée de monstres aux pouvoirs extraordinaires. L'homme préférait donc assurer ses arrières et réfléchir à deux fois avant de se lancer dans la gueule du loup volontairement.

Jusqu'à présent, ses recherches s'avéraient infructueuses. L'hôpital restait désespérément vide, chaque pièce l'amenant un peu plus à constater sa solitude. Hugo savait pourtant que la chose se cachait dans un recoin, prête à se surgir. Devant lui, une caisse remplie d'objets divers l'intrigua. Hugo grimaça en voyant les poupées à moitié décapitées et les ours en peluche éventrés. Pas de doute, il était bien dans un hôpital psychiatrique. Une faible lueur sembla émaner du couloir, mettant aussitôt Hugo sur ses gardes. Quelqu'un l'attendait de l'autre côté de la porte. Resserrant sa prise sur sa lame, l'homme s'avança et ouvrit la porte.

Une lumière artificielle l'aveugla violemment et par réflexe, il pointa à son tour sa lampe de poche vers l'individu. Une voix féminine retentit alors. Une voix qui se voulait autoritaire et qui ne laissait place à aucune discussion. Une voix qu'il reconnaîtrait parmi des centaines car elle lui avait soufflé des mots d'amour à l'oreille durant des années. Hugo lâcha un lourd juron qu'il noya entre ses dents pour éviter d'alerter le vampire. A voix basse, il reprit :

- Luus ? Qu'est-ce que tu fous là ?

Hugo baissa sa lampe et tenta de discerner la silhouette de son ex-femme dans la pénombre. Un mélange de colère et de soulagement tourbillonnait dans ses entrailles. Luus osait revenir dans leur vie, elle allait encore semer la discorde dans la famille et faire voler leur entente en éclat avant de disparaître. D'un autre côté, Hugo était soulagé de la voir. Cela signifiait qu'elle était en vie, qu'elle avait survécu à ses douces folies vengeresses et qu'elle était encore de ce monde. Bien qu'ils ne sachent plus se supporter tous les deux, Hugo n'aurait jamais souhaité le moindre mal à son ex-femme. Bien au contraire, Luus restait la première femme qu'il avait aimé et il redoutait le jour où elle disparaîtrait pour de bon de la surface de la Terre.

- Tu me suis, c'est ça ? Ce vampire est à moi. Dégage.

Pour l'amabilité, Hugo repasserait. Luus et lui, c'était compliqué. Ils s'étaient aimés aussi fort qu'ils se détestaient aujourd'hui. Elle avait causé la transformation de leur fils aîné en loup-garou et elle avait bien failli leur faire perdre ce même enfant. Hugo ne pouvait lui pardonner. Qu'elle ose encore se mettre sur son chemin le surprenait. Il lui semblait pourtant que la blonde avait compris que leur famille d'autrefois n'existait plus. Désormais, c'était lui et les enfants contre le reste du monde.
© 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

les échos du passé (hugo).

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» retour vers le passé!
» Passé sombre.
» Sous les ailes des dragons du passé, à Forgefer.. ?
» Quand le passé nous tien...
» MagnumUrgal, passé, présent et futur d'une Ombre

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
≡ RAISE HELL. :: FAR FROM ANY ROAD :: the forest :: ancien hôpital psychiatrique-