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n'oubliez pas que les fantômes et les polymorphes ont besoin d'amour, eux aussi.
nous sommes présentement en juin 2017. l'été arrive en ville, sortez la crème solaire

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 (rust) i'm falling around you

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MessageSujet: (rust) i'm falling around you   Dim 9 Juil - 15:37


“ over, i'm so over you
the way that you held me when nobody else would ”

@overyou / ingridmichaelson

« I don’t have time to deal with this right now mom. » Ton regard se pose temporairement sur celui de ta génitrice qui te fait face et tu cherches un moyen d’échapper à ses questions, mais elle reste là, devant le bureau de l’accueil alors que tu fais semblant de chercher des papiers. En réalité, c’est assez tranquille en ce début de soirée que tu aurais le temps de prendre un café en elle, mais tu n’en as pas envie. Même si tu sais qu’elle et ton père ont fait une dizaine d’heures de route pour venir te voir, même si tu sais qu’elle s’ennuie de toi, même si tu sais qu’elle, elle en a besoin. « Come on Annabel. There’s barely anybody here tonight. We could go take a cup of coffee, catch up. » Tu n’oses même pas la regarder dans les yeux, parce que tu sais que si tu le fais, tu vas céder et t’as vraiment pas envie de prendre le temps. Pas envie de devoir lui dire que les choses ne se passent pas aussi bien que tu ne l’aurais voulu à l’auberge, pas envie de devoir lui dire que tu trouves ça bien plus dur que tu ne l’imaginais d’être de retour à blackwater falls sans benjamin. Pas envie de devoir discuter du fait que tu n’as pas encore revu Lester et que ton coeur se brise ne serait-ce qu’un peu plus à l’idée de croiser son regard. Pas envie de lui dire que chaque soir, avant de t’endormir seule dans cet appartement qui est bien trop grand pour toi, tu pleures, ne serait-ce qu’un peu, car tu gères mal cette solitude qui te pèse un peu plus avec chaque jour qui passe. Pas envie de lui dire que tu t’ennuies de Rust et de cette relation si simple et pourtant si importante que vous avez eu dans les dernières années. Tu ne peux pas te permettre de t’ouvrir, de tout lui dire, parce que tu le sais trop bien que tu ne serais pas en mesure de ramasser tous les morceaux ensuite. You’d fall into a million pieces with no chance of getting put back together. And you can’t afford that. You just can’t. « Mom, I can’t. Not tonight. We’ll go for breakfast tomorrow or I don’t know.. » Tu n’as pas le temps de terminer ta phrase que tu es interrompue par le téléphone de l’auberge. Hallelujah. Tu places le combiné à ton oreille, prétend ne pas voir le regard blessé de ta mère et te concentre sur les mots qui te sont dit à l’autre bout du fil. Barman malade. Peut pas rentrer. Personne pour le remplacer. Tu échappes un soupir, lui fait savoir que c’est correct, que tu vas t’arranger et puis tu raccroches le combiné, lâchant un soupir avant de lever les yeux vers ta mère. « And now I really can’t. I have to play barmaid tonight. I’m really sorry mom. Tomorrow, promise. » Elle tente un sourire, mais tu l’as connais assez pour savoir qu’elle est blessée. Tu ne prends pas la peine de lui demander ce qu’elle va faire de sa soirée à la place que tu te diriges vers le bar de l’auberge. Tu réalises maintenant qu’est-ce que ça implique vraiment d’être la propriétaire d’une auberge et t’es pas certaine que ça te plaise, tout ça.

Le bar est pratiquement vide lorsque tu arrives et tu échappes un soupir à la perspective d’une autre longue soirée dans le coin. Comme toujours, tu es là depuis bien trop tôt le matin et tu sais que tu n’auras droit qu’à une petite nuit suite à un autre shift comme barmaid. Ce n’est pas la première fois – et tu sais que ce ne sera pas la dernière – que tu dois jouer le rôle de n’importe quel employé et même si t’es pas encore super douée pour faire des cocktails, t’es plutôt bonne pour jouer les hôtesses et servir de la bière. Tu fais signe à l’employé de jour qu’il peut partir, que tu es là pour prendre sa place alors que tu attrapes un des tabliers derrière le bar et commence tranquillement à nettoyer le comptoir. Puisqu’il n’y a pas grand monde, tu te dis que ça peut être un bon moment pour commencer l’inventaire alors tu vas chercher tes feuilles et tu commences tranquillement le travail, interrompue quelques fois par un client ici et là, mais c’est loin d’être une soirée trépidante. À l’autre extrémité du bar, tu entends la porte s’ouvrir et tu ne lèves même pas la tête de tes papiers alors que tu lances un « Good evening. » qui rempli la salle presque vide. Ce n’est que quelques secondes plus tard, alors que l’intrus s’approche du bar que tu ne te décides à regarder qui te fait face, et tu figes sur place un instant alors que vos regards se perdent l’un dans l’autre. Rust. Jamais, au grand jamais tu n’aurais pu t’imaginer le revoir, particulièrement ici, dans ton bar, dans ton auberge, dans ta ville natale. Tu croirais presque à un rêve, mais tu sais trop bien que tu es dans la réalité. Cette réalité froide qui te ramène quelques mois en arrière, qui pousse ton coeur à battre plus rapidement dans ta cage thoracique. « Rust, I.. » Je m’attendais pas à te voir ici. Qu’est-ce que tu fais là? Comment ça se peut? Tu ne poses aucune de ces questions, malgré le fait qu’elles brûlent tes lèvres. Tu te contentes de déposer tes papiers sur le comptoir, ton regard évitant stratégiquement le sien. « Can I get you something to drink? »
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MessageSujet: Re: (rust) i'm falling around you   Ven 28 Juil - 18:30


ahead of myself
annabel et rust / Guess I went ahead and jumped the gun again. Some shitty situation that I put you in; And I know we poured champagne–Maybe we was just too quick to celebrate. Thought I was ready, ready for someone else. But every time I get ahead of myself. – X AMBASSADORS.

L’auberge n’avait pas été compliquée à trouver. Il ne s’était jamais rendu sur place pour repérer les lieux, mais il avait l’adresse en réserve depuis quelque temps déjà. Elle attendait, là. Attendait qu’il ne daigne la regarder, attendait qu’il ne s’autorise à poser les yeux dessus pour la mémoriser et s’y rendre. Pourtant, s’il y avait souvent pensé, la perspective de s’exécuter lui avait rapidement apparu beaucoup plus compliqué. Avoir revu Annabel dans la région l’avait déjà plus secoué qu’il ne l’aurait jamais pensé, et il appréhendait la réaction qu’elle aurait lorsqu’il apparaîtrait. Il n’avait pas adopté le bon comportement, et il le savait. Il aurait dû aller la saluer, signaler sa présence. Essayer remettre en place ce lien simple et naturel qu’ils avaient toujours entretenu. Pourtant, quelque chose l’en avait empêché. Un vieux réflexe, enfoui en lui depuis des années. Ce même réflexe qui l’avait fait s’enterrer à Kingston, Ontario. Cet exact réflexe qui faisait qu’il ne donnait plus son vrai nom. Pas même à elle.

Mais ce soir, il avait décidé de briser cette barrière. Il avait décidé de faire tomber le silence et l’anonymat. D’arrêter de s’effacer de son radar, de cesser de la fuir. Il savait où elle travaillait. Il savait où elle habitait. Il en avait peut-être trop appris sur elle, sans pouvoir s’en empêcher. Et désormais, il s’en voulait. Leur lien n’avait jamais fonctionné comme ça. Et à se laisser envahir de vieux réflexes, il avait brisé la petite chose qui faisait que tout avait été si parfait, du premier jour au dernier. Pour le moment, Annabel l’ignorait. Mais il craignait du moment où elle l’apprendrait. Craignait cette seconde où elle se rendrait compte qu’il avait parfaitement su où la trouver, et que sa présence à son comptoir ne relevait pas du hasard. Et pourtant, il refusait de la repousser davantage. Il ne disparaîtrait pas. Pas ce soir. Pas cette fois.

Il enclenche le frein à main, coupe le contact. Il pousse un bref soupir, passe une main sur ses traits. Puis ses yeux se posent à l’avant du siège passager. La grosse couverture est encore enroulée autour de la petite chose. La tête grise et blanche du chiot dépasse à peine. Ses paupières sont encore closes, et lorsque l’homme glisse sa main sur le sommet de son crâne, il constate que l’animal s’est quelque peu réchauffé. Une bonne chose. C’est une bonne chose. « I’ll be right back, buddy. » Lentement, il rajusta la couverture, puis se redressa. Il espérait que la température ne baisserait pas trop dans l’habitacle, le temps qu’il ne revienne le chercher. Il lui faudrait faire vite. S’expliquer, formuler sa demande. Et s’il le fallait, supplier.

La fine pellicule de neige, fraîche de la veille, craqua sous ses pieds lorsqu’il remonta le trottoir jusqu’à l’entrée de l’auberge. Au fond de son esprit, les pensées tourbillonnaient sans qu’il ne soit capable de les faire ralentir ou de les trier. Mieux valait ne pas trop penser, et continuer de marcher. Mieux valait ne pas réfléchir, et laisser son instinct le guider.

Lorsqu’il poussa la porte, ses yeux trouvèrent immédiatement le visage d’Annabel. Nez baissé, elle semble concentrée sur quelques papiers étalés sous ses yeux. Sa présence derrière le comptoir étonna un instant l’homme. Pourtant, il ne recula pas, s’avançant d’un pas calme et mesuré vers les tabourets alignés. « Good evening. » La voix est basse, peut-être plus grave qu’à l’habitude. Et un instant, il craint qu’elle ne le reconnaisse et ne lui fasse instinctivement face. Le moment passe pourtant, sans qu’elle ne bronche. Et lorsqu’elle relève finalement les yeux vers lui, il s’est approché. Quasiment à hauteur des tabourets, il l’observe sans réelle retenue, mais sans indiscrétion non plus. Et il voit l’émotion passer dans ses yeux, perçoit presque le chaos de pensées qui s’emmêlent soudainement dans son esprit. Et il ne dit rien. Lorsqu’elle prononce son nom, il se contente de sourire. Paisible. Peut-être un peu trop fatigué — mais calme et rassurant. « Hi. » Elle a détourné le regard. Et elle semble désormais s’appliquer à ne pas rétablir le contact visuel, la jolie blonde. Il ne la force pas, se contentant de tirer un tabouret pour s’asseoir, détachant sa veste en cuir pour en repousser les pans, alors qu’il inspecte les alcools alignés derrière le comptoir. « Hm. I’ll have a Bourbon. On the rocks, please. » Il se racle doucement la gorge, croise les mains sur le comptoir et regarde autour de lui. Il n’y a presque personne, et Annabel semble être la seule à gérer le bar. Alors, lorsque ses yeux se reposent finalement sur elle, il ne peut pas s’empêcher de poser une question à laquelle il connaît pourtant déjà la réponse. « So… You’re working as a barmaid, now? » Non. Bien sûr que non. L’endroit est à elle, et il le sait. Elle l’a repris, et elle essaie de le gérer. Elle doit avoir ses raisons pour enfiler le tablier, mais il sait de source sûre que ce n’est pas sa principale activité. Pourtant, il n’a pas pu s’en empêcher. Essayer de faire comme si de rien n’était n’arrangera rien. Au fond de lui, il le sait. Mais Annabel, il ne sait pas comment l’approcher. Il ne sait plus. Et maintenant qu’il pouvait l’observer à son gré, la vérité l’écrasait. Il aurait aimé ne jamais oublier comment lui parler. Ne jamais oublier comment lui parler. Ne jamais rien briser. Et une fois encore, il avait échoué.

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MessageSujet: Re: (rust) i'm falling around you   Sam 23 Déc - 0:36


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@overyou / ingridmichaelson

Tu tiens à peine sur tes deux pieds et t’as l’impression qu’un simple coup de vent pourrait te forcer à t’effondrer sur le sol et briser en mille morceaux. Et ta mère dans les parages qui te posent un million de questions, c’est pire qu’une tornade. Tu sais que tu lui fais de la peine à la repousser ainsi, mais c’est la seule chose que tu peux faire pour te protéger des trop gros vents, du tas de poussières que tu deviendrais si tu devais admettre à voix haute à quel point ton coeur est brisé depuis trop longtemps, si fragile que plus personne ne peut rien y faire. Alors tu te perds dans ton travail. Tu t’y acharnes corps et âme parce que t’as l’impression qu’il n’y a rien d’autre pour te tenir en place. Mais même ça, tu ne sembles pas être en mesure de le gérer. Les profits sont sans cesse à la baisse, tu as du te résoudre à laisser partir plusieurs employés qui ont pourtant été fidèles à tes parents pour des années. La culpabilité te ronge, il n’y a pas à dire, mais tu es de plus en plus impuissante face aux décisions que la vie te pousse à prendre. Tu es épuisée, au bout du rouleau, à la recherche de réponses à des questions que tu n’as pas oser te poser depuis des années et maintenant que tu es deux pieds dans le passé, tu n’es pas certaine de pouvoir y faire face. Pas certaines que toutes ses questions, elles ont des réponses. Alors tu patauges entre le passé et le futur, effrayée d’avancer mais incapable d’accepter tout ce qui s’est passé. Incapable d’oublier Benjamin qui semble être partout dans cet auberge. Incapable d’oublier Lester que tu as pourtant chassé de ta vie il y a si longtemps que c’est presque pathétique de penser que tu n’es toujours pas passer à autre chose après tout ce temps. Incapable d’oublier Rust qui s’est fait une place dans ton coeur dans les deux dernières années si subtilement que tu pensais être correcte quand il a dû disparaître, comme tous les autres. Mais tu n’es pas correcte, tu te demandes s’il y a vraiment un jour ou tu l’as été depuis la mort de ton frère. Annabel sans Benjamin, ça n’a jamais fait de sens quand vous étiez gamins et même aujourd’hui, cinq ans plus tard, l’adulte que tu es ne sait pas comment être sans l’éternel support de son grand frère, de son meilleur ami. T’es perdue, et être ici, ça te rappelle encore une fois que tu n’es plus que l’ombre que toi-même. Et tu sais que c’était ton choix, mais plus les semaines filent, et plus te te demande si c’était réellement une bonne idée.

Le bar est vide, l’inventaire sous les yeux, tu te perds dans les chiffres. Les chiffres, tu les comprends. Même quand ils ne disent pas ce que tu voudrais, tu sais comment les gérer, tu sais quoi faire, pour peu, tu te sens presque en contrôle. Mais soudainement, tu n’es plus toute seule et tu perds le peu de contrôle que tu croyais être en train de gagner. « Good evening. » La voix est familière, mais c’est tout simplement impossible. Tu prends quelques secondes avant de lever les yeux, quelques secondes pour te préparer mentalement à qui pourrait appartenir cette voix, mais le choc se voit sur tout ton visage lorsque tes yeux croisent les siens. « Hm. I’ll have a Bourbon. On the rocks, please. » Tu ne dis rien, la surprise encore bien en place sur ton visage alors que tu te retournes pour attraper la bouteille de Bourbon que tu places devant lui sur le comptoir. Tu prends un verre que tu remplis machinalement de glace avant de le remplir à moitié du liquide jaunâtre et fort que tu pousses ensuite en direction du jeune Conway. « On the house. » Tu essayes de paraître le plus cordial possible, mais tu n’es pas en mesure de placer un sourire sur tes lèvres. Tu hésites longuement entre lui demander ce qu’il fait là et prétendre qu’il n’est pas là et te remettre à l’inventaire, et tu n’arrives sincèrement pas à faire un choix alors tu restes là à le regarder comme une idiote dans un silence qui se fait de plus en plus rempli de malaise. « So.. You’re working as a barmaid, now? » Tu hoches la tête négativement, un léger soupir mélangé d’un rire s’échappant maladroitement de tes lèvres. Si seulement il y avait une explication simple et facile pour dire ce que tu fais là. Malheureusement, telle chose n’existe pas. Ton retour à Blackwater Falls, il est plein de ton passé, un passé que tu n’as pas partager avec le jeune homme qui te fait face parce que c’était juste plus simple ainsi. Vivre dans le présent et prétendre que c’est suffisant pour être heureuse. Et ce l’était presque, pendant un moment. Tu avais véritablement eu envie d’y croire. « Nah.. I kind of own this place. It used to be my parents. Just doing a little extra work. » C’est bref et pas très précis, mais c’est tout ce que tu as envie de lui offrir pour le moment. Vous ne vous êtes pas laissés en mauvais terme ou quoique ce soit alors tu as toi-même du mal à comprendre cette sorte de froideur qui se place entre vous. « What are you doing here Rust? » Straight to the point. « I’m happy to see you but I don’t understand.. » Et puis bon, heureuse, c’était vite dit aussi, mais il fallait quand même rester polie..
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MessageSujet: Re: (rust) i'm falling around you   Sam 23 Déc - 11:22


ahead of myself
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Bien sûr qu’elle était choquée. Bien sûr qu’elle ne s’attendait pas à le voir ici. La dernière fois que leurs regards s’étaient croisés, c’était pour des au-revoir qu’il n’avait pas souhaité. C’était suite à l’appel de détresse de Slade, qu’il n’avait pu lui expliquer. La dernière fois qu’ils s’étaient vus, c’était à des centaines de kilomètres de là. Justifier sa présence sur les lieux serait compliqué, mais il n’aurait pas le choix de s’y plier. Il n’était pas là pour elle — pas en ville, en tout cas. Sa présence dans l’auberge était différente, mais mieux valait ne pas trop précipiter les choses. Mieux valait prendre une grande goulée d’air et sourire. Même si elle ne s’embêtait pas à le lui rendre, même si elle avait l’air incapable de se débarrasser du choc qui s’était déposé sur ses traits. Oui, Annabel. C’est moi.

Alors qu’elle lui sert sa commande, alors qu’elle pousse le verre vers lui et qu’elle lui annonce que c’est aux frais de la maison, elle ne sourit pas. Il sent les efforts qu’elle déploie pour ne pas lui être hostile, et ça lui sert le cœur. Y a quelque chose qui a changé — y a quelque chose qui a déraillé. Peut-être qu’il n’est pas censé être ici. Peut-être qu’il n’y a rien, jamais, qui pourra suffisamment justifier sa présence en ces lieux pour Annabel. Peut-être que ses efforts à lui s’avèreront tout simplement infructueux, et qu’elle ne baissera jamais la garde. Peut-être que venir ici était une erreur. Peut-être qu’il aurait dû y penser plus tôt — peut-être qu’il aurait dû faire demi-tour, sur le parking, et amener le chiot à quelqu’un d’autre. Peut-être, peut-être, peut-être. Au diable.

La question qu’il lui pose tombe à l’eau. Elle prend le temps de lui répondre, mais son ton est presque sec, et ses explications peu précises. Il fait mine qu’il ne sait rien, fait mine qu’il n’est pas au courant que l’endroit lui appartient. Il peint une petite moue d’étonnement et d’admiration sur ses traits. Bon comédien. À quoi tu joues, putain ? « I see. Quite a responsibility. » Il retient les mots qui s’amassent dans sa bouche à grand-peine. Il voudrait lui dire qu’il est disponible, si elle a besoin d’aide. Qu’il pourrait assurer les heures supplémentaires pour l’empêcher d’avoir à enfiler son tablier de barmaid. Qu’il ne demanderait même pas d’argent — qu’il n’en voudrait pas, tout simplement. Qu’il ferait ça gratuitement. Qu’il ferait ça pour elle. Qu’il ferait tout pour elle.

La balle était dans le camp d’Annabel, et elle ne met pas longtemps à l’attraper à pleines mains pour la lui renvoyer. La question est directe, et elle ne s’embarrasse pas de politesses pour l’enrober. C’est à croire que ce genre de manières est périmé. À croire que leur relation avait atteint un stade où les choses pouvaient être dites sans enrobage sucré. Le ton fait mal, pourtant. Plus mal qu’il n’aurait pu l’imaginer. Il sent les couteaux qu’Annabel tente de garder enfoncés dans sa gorge, sans l’amertume qu’elle n’est pas tout à fait capable de lui cacher. Il sent qu’elle n’est pas si heureuse de le voir qu’elle aurait dû l’être en d’autres circonstances. Peut-être est-ce à cause de la ville. De cette ville. Après tout, qu’en sait-il.

Un petit soupir, un léger sourire. Il baisse les yeux vers son verre, le fait doucement tourner entre ses mains. « Straight to the point, huh? » Il relève le nez vers elle, la dévisage quelques instants. « I’m not here for you. Well… » Petite moue, le regard qui se lève vers le plafond avant de redescendre sur les mirettes azurées qui lui font face. « I’m here, tonight, for you, but I’m not in town because of you. » Il était là, le point. « My brother’s in trouble, so I came to help him. Sort of. » C’était compliqué, trop compliqué à expliquer. Il ne pouvait pas tout lui dévoiler, de peur de la mettre en danger. Et pourtant, il l’aurait souhaité. Ô combien l’aurait-il aimé. « And when I heard you were in town, I… » Il hausse les épaules, doucement. Il sait qu’elle n’appréciera pas ce qu’elle a à lui dire, mais il ne peut pas le retenir. Elle veut la vérité, elle le lui a demandé. Et tout ce qu’il est capable de faire à cet instant donné, c’est de la lui donner. « I tried not to come here. I tried to stay away, out of respect for you. » Mais j’ai pas pu. J’en suis pas capable, Annabel. Tu le sais déjà, ça, n’est-ce pas ? « But I need your help. Nothing big, really. But I didn't who else to ask. » And I need you, too. I just want you to know.

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MessageSujet: Re: (rust) i'm falling around you   Sam 23 Déc - 18:12


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Ça ne sert à rien de prétendre. Prétendre qu’il n’est pas là ou pire même, prétendre que lui et toi, vous n’avez jamais été. Prétendre que vous n’avez pas passé presque deux ans ensemble, dans cette simplicité alarmante, ton corps venant se perdre contre le sien à tous les soirs comme si c’était la chose la plus évidente à faire. L’histoire, aussi belle et simple qu’elle avait été, elle avait laissé place à de l’amertume et cette solitude qui te prend à la gorge tard le soir quand t’es toute seule dans cette maison trop grande pour toi et que tu réalises que t’as absolument personne pour venir te rejoindre. Et tu sais que tu ne devrais pas blâmer Rust pour cette solitude, il n’a pas à prendre le blâme pour la mort de ton frère, ta vieille séparation avec Lester qui a laissé ton coeur amoché et ton souvenir de Blackwater Falls teinté à jamais. Rust, il a été là sans la promesse de toujours et c’était suffisant pour le temps que ça à durer. Ça devrait être encore suffisant, mais tu es revenue à Blackwater Falls entre temps et toutes tes blessures que tu pensais avoir panser avec la présence du jeune Conway, elles se sont ouvertes comme des putain de plaies qui ont jamais eu la chance de cicatriser proprement. Et tu saignes tout le temps maintenant. Tu saignes partout, sur ta relation avec tes parents, sur ta relation avec les peu de gens avec qui tu discutes encore dans cette ville maudite et maintenant, t’es en train de te vider de ton sang sur ta relation avec Rust. Cette relation que tu avais si longuement chérit pour le bien qu’elle t’avait apporté, pour la paix d’esprit et la tranquillité et ce overwhelming feeling que tu n’avais pas besoin de plus au fond. Et tu étais en train de tout ruiner, ruiner le peu qu’il restait, ruiner le souvenir.

« I see. Quite a responsibility. » Tu hoches vaguement la tête. Tu ne sais pas ce que tu es censée ajouter à cela, pas certaine que tu as envie de poursuivre une discussion sans intérêt sur ton nouveau boulot. Pas certaine que t’as envie de lui dire que t’as dû mal à te faire à cette nouvelle réalité. Que la job, que la ville, que lui devant toi, c’est plus que ce que tu es en mesure de gérer. Pas certaine que tu as envie de lui avouer que t’aimerais rien de plus que de revenir quelques mois en arrière, quand vous étiez encore tous les deux à Kingston dans ton appartement à prendre la vie une journée à la fois. Mais ce n’est pas une option. Tu es ici, tu dois faire face à cette réalité, tu dois gérer avec l’ingérable et tu dois te tenir la tête haute et prétendre que plus rien ne t’atteint. Mais putain que prétendre, c’est pas ta force. Alors tu poses la question qui te brûle les lèvres depuis que son visage est apparu dans le bar. Tu ne sais pas à quoi t’attendre comme réponse, ton esprit se perd déjà dans des milliers de scénarios plus improbables les uns des autres. Il est revenu pour toi, même si ce n’est pas ce que vous faites, l’un pour l’autre. Il a besoin de toi, pour une raison ou une autre. Ou peut-être que c’est juste un putain de hasard, Rust et Annabel, tous les deux à Blackwater Falls. « Straight to the point, huh? » Tu hausses les épaules, tes yeux ne quittent pas les siens alors que tu sens ton coeur s’acharner contre ta poitrine.

« I’m not here for you. Well.. » Tu déglutis difficilement, il a moins le courage d’être honnête et direct, plus que tu n’es en mesure de le faire même avec toi-même. « I’m here, tonight, for you, but I’m not in town because of you. » Le hasard, vraiment? Tu ne peux t’empêcher de te demander pourquoi la vie semble s’acharner à t’arracher les personnes qui te sont chères pour te les ramener quand tout est différent, cassé. Tu hoches la tête légèrement, en attente de plus. Tu te demandes comment il a su que tu étais là, ou encore depuis combien de temps il est en ville, combien de temps il a mis avant de se présenter devant toi. « My brother’s in trouble, so I came to help him. Sort of. » « Is that why you left Kingston? » Tu n’as jamais cherché une explication quand il t’a dit qu’il devait partir. Tu n’as même pas tenté de savoir vers ou il s’envolerait, préférant laissé la vie prendre son cours plutôt que de retenir quelqu’un qui ne t’appartient pas. Mais maintenant que la vie semble te le ramener, maintenant qu’il est là devant toi, tu ressens le besoin de savoir, le besoin de comprendre. Parce que vous avez laissé le Rust et la Annabel qui n’avait pas besoin de se prendre la tête loin derrière, en Ontario. Ici, les règles du jeu ont complètement changés. Et plus rien n’est off-limit.

« And when I heard you were in town, I.. » C’est là que tu n’es pas certaine de comprendre. Pas certaine de comprendre comment il a fat pour savoir que tu étais là, comment il a fait pour te retrouver, ou bien même pourquoi il a cherché. « How’d you find out? That I was here. I mean I know this is a little town, but still.. » Et s’il est pas revenu en ville pour toi, alors pourquoi est-ce qu’il est là ce soir, pour toi? T’es pas sa petite amie, c’est à peine si le titre t’a déjà appartenu si on est vrai dans toute cette histoire. « I tried not to come here. I tried to stay away, out of respect for you. » Tu échappes un rire sarcastique. « Out of respect for me? You’re joking, right? » À ce moment précis, c’est toi qui a besoin d’un verre. Tu regardes les alentours de ton bar vide et tu te dis que ce n’est pas un shot de rhum qui va t’empêcher de finir cet inventaire à la con une fois que tu vas t’être débarrasser du jeune homme. « You don’t owe me anything Rust. That was part of the deal, remember? » T’es un peu crasse Woods, mais tu n’y peux rien. Tu attrapes la bouteille de Jack’s et un shooter que tu remplis et fais disparaître en quelques secondes seulement. « But I need your help. Nothing big, really. But I didn’t know who else to ask. » « What do you want? » Toujours pas de sourire. Loin est la facilité et la simplicité qui vous définissait si bien. Il n’y a plus que le sang qui coule et la destruction en vue.
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MessageSujet: Re: (rust) i'm falling around you   Mar 9 Jan - 22:35


ahead of myself
annabel et rust / Guess I went ahead and jumped the gun again. Some shitty situation that I put you in; And I know we poured champagne–Maybe we was just too quick to celebrate. Thought I was ready, ready for someone else. But every time I get ahead of myself. – X AMBASSADORS.

« Is that why you left Kingston? » Doucement, il hoche la tête. Et pourtant, chacun des mots de cette phrase lui écorche le cœur plus qu’il ne voudrait l’avouer. Il a l’impression de lui mentir, malgré la véracité de ses propos. L’impression de lui cacher la vérité. D’être incapable de lui dire, J’suis parti parce que je t’aimais, et que je ne savais pas comment le gérer. Incapable de lui dire, On n’avait dit qu’on s’engageait à rien, et je savais plus combien de temps ça tiendrait. Alors quand l’excuse parfaite s’était dessinée à l’horizon, il n’avait pas hésité. Parce que c’était Slade, certes ; mais aussi parce qu’il ne savait pas où cette vie aux côtés d’Annabel le mènerait. Parce qu’il avait peur, chaque jour qui passait, que la conversation fatidique ne survienne. Qu’elle ne les trouve trop proches pour ce qu’elle voulait. Qu’elle ne préfère qu’ils coupent ça net, et qu’ils préservent la beauté et la pureté du lien qui les unissait depuis le premier regard. Alors, oui. Un appel de détresse de son frère avait suffi à ce qu’il ne s’enfuie. Une crise plus grave qu’il ne pourrait pour le moment l’avouer à la belle blonde. Une crise qui l’avait forcé à enterrer ses espoirs pour le couple qu’ils auraient pu devenir. Un drame de ceux qu’il n’aurait jamais souhaité voir son frère être frappé. Drame qu’il ne voulait pas voir toucher Annabel un jour. Et s’ils avaient continué de se fréquenter, nul doute que cela se serait un jour produit. Il avait beau sourire davantage que son frère, avait beau avoir plus de charisme et plus d’affabilité, il restait un Conway. Abonné à la merde et au malheur. Abonné à la tragédie. Et il lui semblait qu’Annabel en avait suffisamment eu dans sa vie pour se retrouver aux prises avec celles qu’il lui apporterait. Mais peut-être s’était-il trompé. Peut-être.

Pourtant, à la voir là, il en doutait. Le monde semblait lui être tombé sur les épaules, durant les derniers mois qu’ils avaient passés loin de l’autre. Et la souffrance qu’il voyait dans ses yeux, il peinait encore à la comprendre et à en estimer l’envergure. Il y avait quelque chose qui lui échappait. Une flamme dans le regard d’Annabel qui lui donnait autant envie de passer par-dessus le comptoir pour la prendre contre lui que de baisser le menton et de s’en aller, piteux et défait. Mais il ne fit rien. Il resta là. À digérer les accusations qu’elle semblait lui jeter à chaque mot, à chaque phrase. À continuer d’y répondre avec tout le calme qu’il était capable de venir chercher au fond de lui. Respire, Ichabod. Respire.

« How’d you find out? That I was here. I mean I know this is a little town, but still… » Il haussa les épaules, doucement. Son regard resta néanmoins vrillé sur elle. « Believe me or not, but I didn’t look for you. I just... Saw you, one day. But I didn’t want you to freak out, or to think I had followed you in town, so... I didn't show up. » Pas bien malin, hein ? Puis il se met à parler de respect, et il ne fait qu’alimenter le brasier qu’il a allumé en débarquant ici. Chacun des mots d’Annabel tombe comme un couperet, et l’envie de vider son verre lui est presque passé. Pourtant, une part de lui a envie de se brûler la gorge à ne plus être capable d’en respirer. Envie de lui dire de se taire et de l’écouter. Envie de l’embrasser.

« You don’t owe me anything Rust. That was part of the deal, remember? » « Yes. Yes, I remember. » Son ton est plus sec qu’il ne le voudrait. Il se force à reprendre une inspiration, et à relever les yeux qu’il avait baissés sous le poids des mots. Allez, mon grand. Ressaisis-toi. Il évite de s’étendre, évite d’attiser encore encore les foudres froides de la jeune femme face à lui. Il ne veut pas aller plus loin. Ne veut pas en entendre plus. Et pourtant, il sait que ce n’est pas terminé. Il sait qu’il n’aurait pas dû venir ici. Il commence à penser que c’était une mauvaise idée. Commence à regretter. Et la sècheresse avec laquelle elle lui répond ne fait qu’alimenter le regret. Il sent sa gorge se serrer. Le sang bouillir au fond de ses veines. Bon sang. Ressaisis-toi. Allez. Allez !

Mais faut croire que c’en est trop. Faut croire qu’il ne supporte plus la froideur des mots de sa vis-à-vis. Qu’il ne supporte plus la distance qu’elle force entre eux, ni la manière dont elle retourne le moindre de ses mots contre lui. Oh cut me some slack, would you? Il prend une grande inspiration, essaie de faire baisser la température dans ses veines. Mais avant de s’en être rendu compte, il s’est redressé du tabouret. « Ok, nevermind. I didn't want to bother you. » Il vide son verre d’un trait, le retourne et le pose sèchement sur le comptoir. « But, seriously. You wanna know why I didn’t come earlier? You wanna know why I’m talking about respect? » Il renifle doucement. Calme-toi, Ichabod. Calme-toi. Mais il n’est pas Slade. Il n’est pas son frère et sa tête froide, il n’est pas son jumeau et son self-control. Il a les veines ouvertes par la cruauté des mots d’Annabel, et il pisse le sang sans pouvoir l’arrêter. Dégueule son amertume sans être capable de s’armer de cruauté. Et il poursuit, se laissant à peine le temps de reprendre sa respiration. « I was talking about respect because I do respect you. It’s not about owing you anything. And you know that. So why do you have to spit on me like that, huh? Yah, I've made some mistakes. Maybe I should have come sooner to say ‘hi’, but hey, I don’t recall you ever trying to find me. Or to call me. Geez. » Le dernier mot pour lui-même. Pour se forcer à respirer, se forcer à laisser le sang redescendre de ses tempes, redescendre de son cœur. Calme-toi. Calme-toi, avant d'en dire plus que tu ne le voudrais. D’un geste plus lent, il sort un billet de sa poche, soulève le verre pour le coincer en-dessous. Elle s’est mise à boire en même temps que lui, et il l’a remarqué. Mais il n’est pas certain d’avoir envie de rester. Pas dans ses conditions. Pas sans qu’elle ne baisse la garde pour l’écouter. « You’ve never been a good liar, by the way. And you’re obviously not that happy to see me. » Sourire nerveux qui vient s’accrocher à la commissure de ses lèvres. Pourquoi fallait que tu réagisses comme ça, hein ? « But I get it. It’s ok. I’ll come back later. » Il pose ses mains sur le rebord du comptoir. Se force à sourire. Contrairement à toi, Annabel. C’est plus sec que ceux d’avant. C’est ironique, presque. Mais sincère, en même temps. C’est un amas d’émotions qu’il n’est plus certain de contrôler. Parce que face à elle, il n’en est pas capable, et il le sait. C’est pour ça, tu vois. C’est pour ça que j’ai pas voulu venir plus tôt. Tu comprends, maintenant ?

Non, bien sûr. Et alors qu’il passe une main dans ses cheveux, reniflant, ses autres doigts tapotent le rebord du comptoir. « I just wanted to ask you to keep an eye on a little buddy I found tonight. But I guess I’ll ask someone else. » Son cœur se calme quelque peu. Le sang reflue, et l’air regagne lentement mais sûrement ses poumons. « I just... » Soupir. « I missed you, y’know. » Malgré ton caractère de merde, et la manière avec laquelle tu m’as accueilli. Malgré tout ça, tu m’as manqué. Et j’veux juste que tu le saches. « I wish I could have told you without losing my shit. » Il hausse les épaules. Plus d'agressivité, malgré le petit accès de colère qui l’a emporté. Il n’a jamais aimé perdre les pédales. N’a jamais aimé glisser. Mais fallait croire que c’était un défaut de famille. Au moins, il avait hérité de la faculté de se rattraper avant que les dégâts ne soient trop importants. Dans le cas d’Annabel, il craignait que les choses ne soient plus compliquées que cela. Mais pour le moment, il avait suffisamment ouvert les vannes pour être capable de respirer. Capable d’endurer encore un peu ce qu’elle aurait à lui renvoyer. Vas-y. J’suis prêt.

(c) blue walrus

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i will ask you for mercy, i will come to you blind. what you’ll see is the worst me, not the last of my kind. in the muddy water we’re falling, so hold me now.
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(rust) i'm falling around you

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