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n'oubliez pas que les humains, les fantômes et les polymorphes ont besoin d'amour, eux aussi.
nous sommes présentement en avril 2017. le soleil pointe enfin le bout de son nez
en raison d'un déséquilibre dans la répartition des créatures, les démons ne sont plus autorisés, tout comme les vampires de plus de 100 ans.

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 (city of delusion), elinor.

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MessageSujet: (city of delusion), elinor.    Jeu 13 Juil - 11:34

city of delusion

Slade avait mal. Il avait mal au crâne, et à la poitrine, et aux articulations, et il avait mal à son foutu coeur. Miranda était partout – il la voyait, il la sentait, il la ressentait partout. Il revoyait ses cheveux bouclés au coin d’un couloir, son rire dans les foules. Il était incapable de la sortir de sa tête. Elle était partout. Et ça lui faisait un mal de chien. Il avait passé la journée enfermé dans son appartement, à ignorer les appels, les textos, toute cette merde. Les rideaux tirés, la télévision silencieuse. Il avait ouvert la radio, et avait mis son CD préféré à elle, et s’était laissé retomber dans ses souvenirs. Se revoyant danser avec elle, parler avec elle, faire l’amour avec elle. La revoyant se brosser les dents, préparer à manger, arriver du boulot. Dans le noir, il s’était laissé retomber avec Miranda. Et quand il était ressorti, quand il avait rouvert les rideaux et qu’il faisait nuit, la douleur était arrivée, lui tombant sur les épaules comme une tonne de briques. Il avait failli ouvrir ce sachet de coke qui trainait depuis des jours dans le tiroir de la cuisine. Mais il avait pas envie d’oublier, et la coke c’était pour ça. Non, il avait juste envie de se noyer dans ses souvenirs, dans sa peine, dans Miranda. Alors il avait terminé la bouteille de whisky chez lui. Et puis quand le cadran avait affiché une heure du matin, il avait enfilé son manteau et était sorti.

À cette heure là, les rues étaient désertes. Le vent était presque retombé, les flocons de neige tombaient sans être dérangés. Slade les poussait de ses bottes, marchant en regardant droit devant lui, ses oreilles rougies par le froid. Mais il ressentait rien. Il pensait juste à elle, et comment elle aimait la neige. Une fois dans le bar, il s’était assis dans un coin où on irait pas le déranger. Le barman lui avait emmené un verre, puis deux, puis trois. Il était à je-sais-plus-combien. La tête comme vissée dans un étau, le regard lourd et vitreux, les épaules retombées. Il était misérable, et il s’en foutait. Il voulait juste qu’on le laisse tranquille. Il était pas saoul. Il lui en fallait bien plus que ça pour l’être – et perdre le contrôle, il était juste pas capable. Il se tenait juste là, sur son banc, à mettre en sourdine la musique et les conversations pour se concentrer sur les images dans sa tête. C’était pas comme ça qu’on faisait son deuil. Mais Slade était pas certain d’avoir envie de le faire. Il méritait pas de deuil. C’était lui qui l’avait tuée.

Peu à peu le bar se vidait. Ça fermerait bientôt, il le savait. Mais il bougerait pas tant qu’il aurait pas à le faire. Pas envie de retourner dehors, pas envie de retourner dans le froid. Pas envie de retourner dans un appart miteux vide, avec un lit juste à moitié défait, les draps froids et rugeux, et à pas fermer l’oeil jusqu’à ce que les premiers rayons de soleil arrivent. Non, il resterait là. Et alors que le regard de Slade glissa sur les quelques autres épaves restantes dans le bar, quelque chose attira son oeil. Des yeux bruns, des cheveux foncés. Une silhouette familière. Un sourire lui déchira presque le visage – bah ça, c’était inattendu. Et il ne fit que la regarder de loin, quelques instants. Elle ne l’avait pas encore vu – il croyait pas. Il attendrait qu’elle vienne, si elle le voulait bien.
(C) HALLOWS

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