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n'oubliez pas que les humains, les fantômes et les polymorphes ont besoin d'amour, eux aussi.
nous sommes présentement en avril 2017. le soleil pointe enfin le bout de son nez
en raison d'un déséquilibre dans la répartition des créatures, les démons ne sont plus autorisés, tout comme les vampires de plus de 100 ans.

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 Killing stalking

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vengeful spirit ○ fury oh fury
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MessageSujet: Killing stalking   Dim 30 Juil - 7:55

Sam avait une préférence pour les femmes, vraiment. Mais un fantôme, surtout aussi « sain » que lui, avait-il encore de quoi penser sans cerveau sur ses goûts et son attirance sexuelle qui, techniquement, n'est de toutes façons plus existante ? En plus, en cinq ans d'errance, il avait le temps de tomber amoureux de toute la planète, s'il n'était capable que de ça rien qu'en croisant une personne qu'il n'avait généralement jamais vu auparavant. Alors, après tant de femmes, pourquoi pas quelques hommes...

Sam. Samuel. S'il pouvait encore ressentir des frissons, il aurait certainement secoué ses épaules d'excitation. Ça lui faisait plaisir, tiens, cette ressemblance entre leurs noms. « C'est le destin », dirait-il. Mais il ne lui a jamais dit. Car Samuel ne le voit pas. Comme plus de la moitié de ses « conquêtes » après tout. Il avait l'habitude, qu'à cela ne tienne. C'était un peu frustrant, au niveau de la communication. Mais alors, il redoublait d'efforts. Il faisait de son mieux pour se faire remarquer – et même, agissait comme si de toutes évidences, sa cible voulait le voir ! C'était un peu l'érotomanie : cette maladie mentale qui rend le sujet persuadé d'être aimé de quelqu'un, même d'un inconnu. Ce n'était pas de ça qu'il était atteint, de son vivant, mais ça aurait pu. Cependant, aussi mort et malsain qu'il était, Sam savait pertinemment que ses victimes n'avaient pas de sentiments réciproques. Tout ce qu'il voulait... c'était les garder.

Quitte à ce qu'elles soient consentantes à la fin. Et si non, eh bien, tant pis. Sam était amoureux.

Après Samuel, il irait sûrement voir quelqu'un d'autre. Louise, par exemple.

Samuel n'avait encore jamais vu l'esprit. Pas que ce dernier ne voulait pas essayer, mais plutôt que c'était compliqué. Le commun des mortels ne voyait généralement pas le peuple qui vivait « à côté », et la frustration du fantôme était encore plus grande dans ces conditions. Être là, tout près de celle ou celui qui l'intéresse, mais ne pas être visible à ses yeux.. Ne pas les toucher, encore, ça allait – il n'éprouvait plus ces envies du contact, dépourvu de corps – mais parler... parler, communiquer, la seule chose qui restait aux revenants coincés dans le monde des vivants...

Ça ne pouvait plus durer.

Samuel Gregory. Né le 28 juin 1977 – ce qui lui donne un âge rond de 40 ans. Professeur d'université et vivant, le plus important, là où le spectre apparut justement... En entrant chez son « bien-aimé », Sam sourit en coin. Si l'endroit était silencieux, alors il n'était sans doute pas là. Il lui fera alors la surprise. En espérant qu'il pourra le voir, cette fois. Dans le doute, sa nature fantomatique signa pour lui – dû à sa forte volonté – et en faisant quelques pas incorporels sur le sol, goudronna une ligne d'ectoplasme plus épaisse qu'il n'avait l'habitude d'en laisser.

Son impatience était immense, si bien que la présence du fantôme ici-même était beaucoup plus palpable. Oooh ! Rencontrer officiellement son amour pour la première fois était toujours si excitant ! Dommage qu'il n'avait plus d'échine qui frissonne ou de cœur qui bat... Au lieu de ça, le ressenti de l'esprit vengeur concentra celui-ci dans une attitude trop impatiente pour être discrète. Ainsi, Samuel, en entrant, allait certainement le voir.

Au cas où, il remarquera tout de même la seconde ligne d'ectoplasme que l'amoureux transi laissa derrière lui en parcourant la chambre.
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paranormal ○ walk the line
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MessageSujet: Re: Killing stalking   Dim 30 Juil - 9:02


Killing Stalking

Cette soirée ne m'avait pas apporté grand-chose d'intéressant, Kaydence m'avait bien parlé d'un homme. Mais j'en sais trop peu sur lui pour le moment, et il n'entre pas dans mes critères. je restai bloqué quelques instants devant l'entrée de l'immeuble abritant mon appartement. Encore une journée vide. Sans aucune forme d'intérêt.

Je montai les escaliers, les mains dans les poches. Je finissais par me demander pourquoi je n'irai pas tuer n'importe qui croisé dans la rue? Au final, je suis assez doué pour ne pas me faire attraper... Mais non, je dois suivre mes principes. Un criminel, hors de Blackwater. Et rien d'autres. 

A chaque palier, derrière les portes, on pouvait entendre des gens rire, avec leurs enfants, leur conjoints. Ca sentait bon, ils préparaient à manger pour la famille. Il y avait parfois de la musique en fond, ou alors le journal télévisé. je savais que quand j'arriverai au dernier étage, j'entrerai dans un appartement silencieux, sans personne pour m'accueillir, sans odeurs de repas, sans rien de tout ça. Mais pourquoi j'aurais besoin de ça, ça ne ferait que me limiter, me forcer à mentir encore plus que je ne le fais déjà. Je devrais rentrer chaque soir et mentir à une personne, prétendant que je l'aime ou je ne sais pas quoi...

Rester seul, ça n'a jamais été un problème. Je ne le vis pas mal. Simplement... Je regrette des fois d'être né. Ma vie n'a pas de buts. Je me sens en vie seulement en sachant que je vais pouvoir ôter celle d'un autre. Mais après ça, je me sens de nouveau vide. Et il n'y a pas de solutions à ça. Je ne mérite rien d'autres. Je dois juste continuer, accomplir ma mission.

Je fus bien vite ramené à la réalité. Quelque chose n'allait pas. Après avoir déverrouillé la porte, j'entrai, jetant un regard circulaire. Il y avait quelque chose de pesant, le silence, je l'entendais tout le temps, à chaque fois que je revenais chez moi. Mais ce soir, c'était différent, il y avait quelque chose d'anormal. En m'avançant, j'entendis un bruit de succion, mes pieds avaient marché dans quelque chose de boueux. C'était plus ou moins verdâtre et ça collait. Je m'agenouillai alors pour sentir la substance mais elle ne me rappelait rien que je ne connaissais déjà. Je suivi ces traces qui menaient droit à ma chambre. La porte de celle-ci était fermé. Quelqu'un de normal aurait prit un couteau, mais je n'avais plus besoin de ça pour me défendre. Soudain, je réalisai, personne n'avait forcé la serrure, les fenêtres étaient toutes encore fermés, je n'avais pas de bouches d'aération suffisamment grande pour que quelqu'un puisse passer. Seules ces traces indiquaient que quelqu'un ou quelque chose était passé par ici.

Bien droit, j'ouvrai la porte d'une main, la poussant pour rester en retrait dans le couloir. Dans ma chambre se trouvait une petite boîte, pleine de mot. Certains possèdent des boîte comme ça pour conserver des mots mignons écrit par leur famille ou peu importe. Je préfère personnellement y conserver les dernières paroles rédigées de ceux qui m'ont déjà vu tel que je suis réellement. SI quelqu'un tombe là-dessus, ce ne serait vraiment pas agréable pour moi. Pour lui non plus cela-dit.

Quelqu'un. Etait. Là. A moins d'un mètre cinquante de ma boîte.

Cet homme paraissait plus jeune que moi, il se tenait droit lui, une étrange lueur dans les yeux, des yeux cernés cela-dit. Sa tenue était assez formelle. Qu'est-ce que c'est que ce bordel? Je ne m'embarrassai pas d'un regard mensonger cette fois-ci, le regardant avec des yeux froids et observateurs. 

" Qu'est-ce que vous faites là ? "

Il ne pourrait pas me mentir, personne ne peut jamais me mentir, ni me résister. Sauf les fantômes et les démons d'après le livre que j'ai acheté la semaine dernière, mais je ne suis pas encore certains de leur existence. Les fantômes sont détectables car certains peuvent laisser des traces d'ectoplasme apparemment tandis que les démons... Des traces d' ectoplasme. Attendez quoi? Je regardai le sol, marqué de cette substance visqueuse avant de lever les yeux vers l'inconnu.   

© Nye-Hael sur Epicode
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vengeful spirit ○ fury oh fury
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MessageSujet: Re: Killing stalking   Mer 9 Aoû - 18:01

« Qu'est-ce que vous faites là ? »

C'est ainsi les premiers mots qu'il lui aura adressé... Samuel est méfiant. Il est inquiet. Il regarde le spectre comme s'il s'agissait d'une menace – pourtant, n'était-il pas beau, dans son éternel costume ? Face à cela, une seule réaction : un petit sourire aussi satisfait que vide de toute réponse. Il regardait Samuel, comme s'il rencontrait une célébrité qu'il a longtemps admiré. Timide, ça non, il ne l'était pas, mais il profita d'avoir enfin ce regard-là posé sur lui, pour la première fois...

C'était toujours une chose absolument géniale à « vivre »... Se faire enfin remarqué par l'être aimé. Sam avait beau l'avoir vu et revu des dizaines de fois, eh bien, jamais il ne s'en lassa. Parce qu'il ne ressentait peut-être plus la satisfaction, la suffisance ? Il lui en fallait toujours. C'est pour ça qu'il « n'aimait » jamais une seule personne à la fois, d'ailleurs...

Samuel le regardait. Il le regardait. Il l'avait remarqué.

Il ne cligna même pas des yeux. Il le regardait, juste. Même lorsque Samuel remarqua l'ectoplasme au sol, le coupable n'en fit rien de plus. Il étira son cou sans bouger les épaules, ni casser le contact visuel. La bonne chose à être un fantôme, c'est qu'il n'avait même pas besoin de refermer ses paupières pour reposer un quart de seconde ses yeux ; il était mort, après tout.

Sam resserra sa cravate et ajusta son col comme s'il était nerveux. Alors qu'en plus de ne pas l'être, ses vêtements n'étaient absolument pas en désordre. Il faisait plus ça comme une sorte de tic. C'était l'émotion. Un spectre n'était plus que ça : de l'émotion. Il n'avait pas de corps, et tout ce qui le motivait à exister, c'était le ressentit. Forcément, se faire titiller la raison de l'existence... ça ne pouvait que l'encourager à faire plus. Il avança vers lui comme s'il s'apprêtait à lui faire un baise-main (mais bien trop doux pour que ça lui traverse l'esprit), mais s'arrêta sans jamais cesser de le fixer – ou cligner ! Après avoir bougé, il avait laissé une nouvelle petite trace d'ectoplasme là où il était lorsque le propriétaire des lieux est entré.

L'excitation, sans doute.

Enfin, le fantôme parla, aussi solennel que droit :

- J'ai longtemps attendu... Heureusement, je suis un homme patient.

Il baissa un peu le menton, et le regarda de « bas », accentuant la forme de ses noires cernes.

- Enfin, tu peux me voir...

Il y avait comme une sorte de rancoeur, dans sa voix. Pourtant, il ne lui en voulait pour rien au monde. Mais la frustration de ne pas avoir été vu durant ce temps... Oui, il en voulait plutôt au monde, pour ça.
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