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 Drunk words are sober thoughts - pv. Abel

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MessageSujet: Drunk words are sober thoughts - pv. Abel   Ven 4 Aoû - 20:29


Drunk words are sober thoughts
Blake's second home - The greatest party
18.03.2017
______________________________
Act II


Bien que le début de la soirée organisée pour célébrer son éveil fut rythmée de nombreux et inattendus retournements de situation, il en fallait bien plus pour bousculer les objectifs du jeune Blake. Bien trop têtu et déterminé à assouvir sa curiosité maladive. Des infirmières, il n'avait pu en tirer qu'une simple description, de ce fameux visiteur. Ce parfait inconnu qui – à la suite de son accident - s'était présenté à l'hôpital comme l'un de ses amis afin de pouvoir accéder à sa chambre. Comme si Feliks possédait, réellement, des amis... Une chose était sûre, cet homme ne connaissait absolument rien de Feliks Blake, sinon pourquoi aurait-il usé de cette excuse vide de crédibilité pour l'approcher ? Pourtant, les fleurs n'avaient eu de cesse d'affluer sur sa table de chevet. De quoi éveiller en lui des soupçons parfaitement fondés... Ainsi qu'un besoin obsessionnel d'éluder ce mystère. C'est donc à un roux, d'environs une vingtaine d'années, à qui Feliks devait s'adresser. Sourcils garnis, légère cicatrice entre ces derniers, plutôt élancé, sportif et parfaitement charmant selon Cassie, l'une des infirmières ayant croisé sa route... Une description qui ne correspondait à aucune de ses connaissances de lycée. Et Dieu seul savait combien Feliks pouvait en connaître de jeunes arrogants dans ce genre... Rien que l'équipe de basket de son frère en possédait toute une ribambelle. Mais pas 'Lui'. Jusqu'à cette fameuse fête. Jusqu'à ce qu'un roux, aussi charismatique qu'inconnu, corresponde trait pour trait à la description qu'on lui avait donné. Jusqu'à ce que ce dernier ne le dévisage du regard à travers le salon où la soirée battait son plein. Un échange de regards débordant d'animosité et d'incompréhension qui avait suffit à les connecter, tous les deux. C'était Lui, l'individu qu'il recherchait.

Malheureusement, rien ne s'était passé comme prévu. Tant à cause de cette Ruth, que de Dereck ou encore de Foster. Comme si tous, s'étaient légués contre lui afin de le tenir à l'écart de la vérité. Mais une fois de plus, c'était bien mal le connaître. Feliks n'avait pas pour habitude d'abandonner aussi aisément. Oui, cela avait pris du temps. Oui, il aurait dû ralentir sur la boisson et ne plus se laisser influencer par les autres pour ingurgiter un verre de plus. Oui, il aurait dû rester focalisé sur sa mission principale dès les premiers instants. Mais non, Feliks ne baisserait pas les bras pour autant. Grâce à Adèle qu'il venait à peine de retrouver, Feliks avait appris une chose des plus capitales : Abel Oxford. Le voilà, le nom que personne n'avait pu lui fournir. De la violence d'une balle, le jeune Blake accueillit l’identité du roux de ses yeux ronds et presque effrayés. Dévisageant alors à son tour Adèle. Après tout, il s'agissait bien de son frère. Pourquoi... S'agissait-il de son frère ? Quelle était la probabilité pour qu'une telle coïncidence se produise ? Mieux encore, qu'était-elle prête à faire, pour son frère... ? L'avait-elle approché, lui, en premier lieu pour une raison particulière... ? Pourquoi une fille comme Adèle se serait-elle intéressée à lui si ce n'était que par intérêt, ou devoir... ? Tant de questionnements qui poussèrent Feliks à se soustraire de sa compagnie, sans la brusquer. Sans éveiller les soupçons. Juste en prétendant vouloir se servir d'un nouveau verre. Bravant alors la foule qui l’empêchait de progresser comme il le souhaiterait dans sa propre maison en direction d'Abel. Attrapé par les uns et par les autres, il fut à nouveau contraint d'accepter de trinquer avec les invités. Jusqu'à ce que l'alcool ne finisse par lui monter à la tête. A son plus grand désarroi et sa plus grande frustration.

Il lui en avait fallu du courage pour réussir à atteindre son but, reposant son gobelet rouge contre le bar qui se trouvait à côté d'Abel avant de s'y appuyer de tout son poids : « Tu es... Abel... C'toi... » commença-t-il d'une voix traînante, la tête légèrement penchée sous une réflexion qui semblait bien trop intense pour son esprit empoisonné par l'alcool. « Le frère d'Adèle. Tu es le frère d'Adèle, c'est ça ? » avait-il fini par réussir à cracher, bien difficilement, alors qu'un sourire se nichait d'ores et déjà sur ses lèvres sans raison particulière si ce n'était que sa propre fierté d'avoir réussi à articuler correctement ses phrases. D'une main portée à sa paupière droite, il ferma un instant les yeux comme pour s'aider à reprendre contenance. En vain, sa tête lui donnant toujours l'impression de tourbillonner dans tous les sens. Quant à la musique qui survoltait ses tympans... Autant dire que Feliks devait avoir l'air bien fatigué à cet instant précis. « Tu - » avait-il recommencé avant d'entendre des hurlements faramineux et rires bien trop nombreux pour être ignorés. Détachant son regard d'Abel pour tenter de jeter un œil à ce qui se tramait à quelques mètres d'eux, c'est d'un plissement de paupières excessif qu'il finit par identifier la scène. Jake, son chien, entouré de quelques convives, buvant de la bière, ou tout du moins ce qui se trouvait dans l'un des gobelets qu'on lui tendait. Alarmé, il détourna son regard vers sa partie privée pour en voir la porte grande ouverte. Comment avait-il pu être aussi négligent ? Avait-il réellement oublié de refermer à clé derrière lui et Ruth ?

D'un élan mal contrôlé, il se dégagea du bar sur lequel il s'était appuyé avant de reposer avec empressement sa main contre le torse d'Abel. Utilisant ce nouvel appui pour reprendre équilibre : « J'ai pas... J'en ai pas...Terminé. Avec toi. » murmura-t-il suffisamment fortement pour que ses mots atteignent les oreilles de son interlocuteur malgré la musique présente sur les lieux. Sans lui adresser un mot de plus, Feliks fila aussi rapidement qu'il le pouvait en direction de Jake qui, à présent, semblait parfaitement apeuré. Queue entre les pattes, il ne tarda pas à déguerpir à toute vitesse en dehors de la maison, évitant les derniers gobelets volants à son encontre sous les regards noirs d'un Feliks exaspéré. Sans même perdre du temps à se confronter aux invités aussi alcoolisés que lui pouvait l'être, il se contenta de passer entre eux en évitant de les bousculer pour partir à la poursuite de Jake. Seul, dans un froid mordant et avec pour seule arme son iphone à 8% de batterie sur lequel il enclencha sa lampe torche d'un geste vif.

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MessageSujet: Re: Drunk words are sober thoughts - pv. Abel   Dim 13 Aoû - 17:50

drunk words are sober thoughts
EXORDIUM.
Abel avait longtemps hésité à se pointer à cette foutue fête. Depuis que Foster l’avait invité il n’avait eu de cesse de peser le pour et le contre. Il n’avait aucune envie de croiser Feliks, ou pire, d’être obligé de lui parler. Mais d’un autre côté, ne pas y aller aurait été d’un manque cruel de respect, et cela aurait sûrement élevé des soupçons contre sa personne, lui qui avait tendance, ces derniers temps, à toujours se retrouver aux endroits où l’alcool était présent une fois la nuit tombée. À chaque fête, Abel faisait partie du décor. C’est ce qu’il s’évertua à faire ce soir-là, c’est-à-dire se fondre dans la foule et ne pas se faire remarquer. Il discuta avec du beau monde, ne se souvenant déjà plus des noms de la plupart de ceux qui s’étaient présentés à lui, et il laissa rarement son verre vide plus de quelques minutes. Il avait presque réussi à oublier qu’il pouvait croiser la personne qu’il avait failli tuer à tout moment. Mais comme la vie n’avait pas l’intention de le laisser se détendre plus de cinq minutes, il fallut que son regard croise celui bleuté et perçant du miraculé. Un échange silencieux qui parrut durer d’agonisantes heures pour Abel, avant qu’il ne se réfugie derrière son verre dont il but de longues gorgées tandis que les personnes avec qui il discutait le dévisageaient avec perplexité. Il termina son verre cul-sec et s’essuya la bouche du revers de la main avant de disparaître parmi les invités, donnant un prétexte bidon au groupe dans lequel il s’était incrusté. Il aurait pu disparaître tout court, rentrer chez lui et ne plus jamais sortir de l’hôtel de sa vie. Quand il était à l’extérieur, il arrivait des catastrophes partout où il passait, alors autant réduire les risques. Mais il décida de rester malgré tout, pour ne pas abandonner Adèle au milieu de tout ça, même si elle était grande et qu’il lui faisait confiance pour prendre soin de sa personne. Il restait un grand frère protecteur et ça, elle ne pourrait rien y faire. Il y avait peut-être aussi un peu de curiosité dans cette décision: l’envie, bien que l’idée lui paraisse terrifiante, de découvrir la personne à qui il a apporté des fleurs des mois durant. C’était d’ailleurs étrange de le voir rire et discuter au milieu de cette foule. Abel avait l’impression que ce n’était pas la même personne, comme si le vrai Feliks était encore allongé dans son lit d’hôpital, inconscient. Il finit par le perdre de vue, et son esprit déjà embué par l’alcool eut moins de mal à passer à autre chose. Sa culpabilité et ses angoisses se dissipaient peu à peu tandis que le jeune chasseur s’adonnait complètement à la fête. C’était le seul moyen pour lui de ne pas prendre ses jambes à son cou immédiatement. Il parvint même à s’amuser un peu, s’enthousiasmant sur la musique et riant aux éclats à des plaisanteries rendues de plus en plus minables par l’alcool. Ainsi ne se rendit-il même pas compte que Feliks dut s’eclipser plusieurs fois, bien trop occupé à boire pour oublier qu’il y avait encore quelques semaines, il attendait que l’adolescent meure pour pouvoir brûler ses restes afin d’éviter que son esprit ne se montre encore plus agressif qu’il ne l’avait déjà été lors du coma du jeune homme.

Abel était au bar et se disait qu’il passait presque un bon moment quand il aperçut Feliks non loin de lui. Il n’y avait pas de doute, le jeune Blake essayait de le rejoindre malgré les obstacles qui se dressaient en travers de son chemin. Ce qui était aussi certain, c’était qu’il savait quelque chose. Cela se voyait dans son regard. Il avait aussi l’expression de quelqu’un qui avait besoin de réponses et Abel n’était pas sûr d’être dans un état qui lui permettrait de les lui fournir. Il était bien trop enivré pour que son pouls s’accélère ou qu’il ressente une quelconque angoisse, mais quelque part dans sa tête il y avait une lumière qui clignotait rouge et une voix dans un haut parleur qui criait “ALERTE ROUGE! ABANDONNEZ LE NAVIRE! LES FEMMES ET LES ENFANTS D’ABORD”. Abel rit tout seul comme un idiot devant le ridicule de l’idée et décida de l’ignorer. Il ne put néanmoins éviter le moment fatidique où le rescapé lui adressa enfin la parole. Il fronça les sourcils, un peu déstabilisé. Il ne s’était pas imaginé que la voix de Feliks sonnerait comme ça. Entendre son nom dans la bouche du brun lui fit tout drôle. C’était sans doute Adèle qui avait vendu la mèche. Sa théorie fut confirmée quelques secondes plus tard, puisqu’il le reconnut comme le frère de la traîtresse. Il hocha la tête, peut-être un peu en retard, mais le temps se déformait et s’étendait comme un chewing gum autour de lui, alors il n’aurait pas vraiment su dire. « Ouais, c’est moi. » Pour l’instant, Abel maîtrisait totalement la situation, il se laissa même aller à sourire, en miroir de celui qu’arborait Feliks en face de lui. Il bénissait tout l’alcool qu’il avait dans le sang car sobre, sa culpabilité aurait eu raison de lui, et il n’aurait jamais réussi à paraître si naturel, ni même à aligner un mot après l’autre sans avoir l’air d’avoir quelque chose à cacher. On aurait cru qu’un chasseur saurait mieux mentir. Soudain, un capharnaüm sans nom s’éleva non loin d’eux. Il tourna la tête un peu trop vite pour son propre bien et il dut s’accrocher fermement au bar pour ne pas défaillir. Le monde mit quelques secondes à cesser de tanguer dangereusement, et Abel finit par comprendre, fastidieusement, ce qu’il était en train de se passer. Des invités avaient trouvé ça marrant de filer tout et n’importe quoi à boire au chien. Abel se demanda d’ailleurs d’où il sortait, il ne se souvenait pas d’avoir vu un chien en arrivant. La main de Feliks sur son torse le sortit de sa torpeur et leurs regards se croisèrent peut-être d’un peu trop près mais Abel n’avait plus la moindre notion d’espace personnel. Ses mots déclenchèrent enfin l’inquiétude chez le chasseur, qui se dit qu’il était peut-être temps de s’en aller avant qu'il ne lui tire les vers du nez. C’était sans compter sur Feliks qui se jeta à la poursuite de son chien dans le froid et la nuit. Ce fut comme un électrochoc pour Abel. « Oh bordel de merde. » Il posa son verre sur le bar, et se rua vers la porte en poussant les gens qui se trouvaient sur sa route sans ménagement. Il y avait urgence - Adèle lui avait déjà dit qu'il était très dramatique quand il avait bu - Feliks avait réchappé une fois à une fin malheureuse, ce n’était pas pour qu’il crève de froid stupidement. Abel n’allait pas le laisser se perdre dans les bois alors que les nuits étaient encore si froides à Blackwater Falls. « Feliks! Feliks, attends! » s’écria-t-il alors qu’il courrait pour le rejoindre. « J’viens t’aider. Il s’appelle comment le chien déjà? » L’idée raisonnable qu’il vaudrait mieux rentrer l’avait déjà quitté et le chien devenait la priorité numéro un. Il regarda le faible faisceau lumineux qui provenait du téléphone du jeune homme et il eut un éclat de lucidité, peut-être le seul de la soirée. « J’ai peut-être une lampe torche dans ma voiture, s’tu veux. J’peux encore aller la chercher… T’sais quoi, attends-moi je reviens. » Il s'empressa de retrouver sa voiture pour l'ouvrir en luttant contre le froid qui lui engourdissait les doigts et l'alcool qui l'empêchait de viser la serrure de la porte avec précision. Avec un peu d'acharnement, il finit par sortir sa lampe de la boîte à gant en poussant un "aha!" triomphal, avant de retourner auprès de Feliks. « Voilà, on y verra plus clair. » dit-il, l'air plutôt fier de lui. « T'as vu par où il était parti, sinon? » Partir à la recherche du chien était au final une bonne distraction et Abel espérait secrètement que le brun en oublie les questions qui lui trottaient dans la caboche. Il se berçait de douces illusions, il le savait, mais au moins cette quête dans le froid mordant de cette fin d'hiver lui changerait les idées.
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