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 unending aftermath (tj)

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human ○ drink the water
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MessageSujet: unending aftermath (tj)   Lun 4 Sep - 18:56

Tout le monde a tout oublié. Tout le monde a tout oublié et peut-être que ça va te rendre folle. Tu essaies d’oublier et pour eux tout a été fait en un claquement de doigt. L’air paisible de tous ceux que tu rencontres est inatteignable alors que tu tressailles encore à chaque bruit trop fort, attendant le cri qui le suivra. Pourtant cette jalousie de leur innocence te passera bien, tout passe toujours. Déjà ta nervosité s’estompe, les cauchemars ont disparu. Trois semaines. Mauvaise herbe, tu repousses à une vitesse hallucinante. Les plaies, les peurs, la culpabilité, tout se répare, tout disparaît. Pourtant ça te tue, cette apathie que tu rencontres dans les yeux de chaque personne que tu crois, cette satisfaction du quotidien qui ne les quitte pas. Tu voudrais pouvoir en parler, échanger les histoires de ces jours étranges, rationaliser. Si chacun a un récit, une anecdote, cela paraît plus réel. Tu te sentiras moins folle, moins à part, moins envie d’hurler pour tous ces morts que personne ne cherche à expliquer. Mais il n’y a que TJ à qui parler et à quoi bon ressasser ce sentiment malsain d’avoir été un lapin caché dans un terrier effondré avec le vacarme des chiens de chasse qui creusent tout autour. Bien sûr tu savais qu’il avait tué des gens, qu’il avait tué quelqu’un que tu aimes avant, mais de là à le voir en personne abattre quelqu’un, il y a un monde. TJ c’est un tueur mais TJ c’est ton sauveur alors tu resteras à ses côtés. Pendant un moment tu as compris pourquoi TJ ne t’avait pas parlé de toutes ces étranges créatures qui peuplent votre monde, tu n’avais jamais pensé qu’à leur côté fascinant, pas aux horreurs qu’elles apportaient. Puis le sentiment est passé, c’est transformé en un ‘‘si cet abruti m’avait pas prévenue je me serais retrouvée deux fois plus dans la merde il est vraiment con’’. Pensée que tu lui as bien sûr communiquée. Tu en es de plus en plus persuadée, il faut que tu en saches le plus possible sur ce monde second qui t’entoure.
Le problème c’est que le blond refuse toujours de te communiquer des informations et qu’en plus de ça il joue les abonnés absents. Chaque jour un autre sms t’indique qu’une fois de plus il est au diable vauvert à pourchasser d’autres mondes. Lui aussi va te rendre folle, il suffit juste de savoir s’il va réussir en premier ou si ce sont tous les bienheureux autour qui le feront. Hier matin à nouveau tu as été informée qu’il serait absent pendant plusieurs jours. Bien évidemment tu lui as immédiatement laissé un message vocal mécontent – entre deux crises de larmes – pour lui rappeler que, je cite ‘‘non seulement on a failli crever comme des rats il y a trois semaines et en plus je me suis fait larguer mais tu trouves mieux à faire que de venir me voir, t’es vraiment un faux frère’’. Parce que, bien sûr, une catastrophe ne vient jamais seule, cette épidémie t’a suffisamment perturbée pour que Lloyd – qui lui n’a aucun souvenir de tout ceci – te trouve vraiment trop bizarre et souhaite rester amis. En voyant les choses du bon côté cela te distrait un peu du souvenir de cet événement. D’un autre côté, tu as le cœur brisé et il n’y a rien d’autre à faire que d’attendre, puisque tout passe toujours. Sans épaule sur laquelle pleurer tu essaie de te contenter du travail pour te remonter le moral. Aujourd’hui c’est facile heureusement, ce n’est pas un jour de chirurgie et le cas le plus terrible que tu as à traiter c’est Leon, chat obèse de douze ans qui a une méchante conjonctivite. Alors ton esprit ne divague pas trop, tu t’appliques simplement à rassurer les maîtres et les bestioles, sans avoir à penser à cette silhouette glacée étendue sur le plancher ou au chaos dans les rues.
Dans la voiture tu mets la musique un peu trop fort pour ne pas réfléchir, pour chanter à tue-tête sur des chansons tristes, pour pleurer plutôt ton amour que ces vies perdues. Il était gentil Lloyd, c’était un artiste, il te faisait rêver. Sans doute oui qu’il était trop hipster, trop fermé, trop condescendant, mais ces choses-là tu y es toujours aveugle, alors tu ne te rends pas compte de ce que tu évites. Joe sera content, ce mec s’asseyait tout le temps sur lui par erreur. N’empêche, tu vous imaginais déjà dans dix ans avec plein de tableaux sur les murs et lui avec trois recueils de publiés. Tu te projettes toujours trop, c’est maladif. En attendant y a une tablette de chocolat avec ton nom dessus dans ton placard pour accompagner Need You Now en boucle. Au fond tu es presque heureuse d’avoir cette douleur là en distraction de la culpabilité et de l’horreur. Ereintée, tu sors de ta voiture en essuyant le maquillage qui a coulé sur tes joues. Lorsque tu ouvres la porte trois chiens se jettent sur toi.
Attendez.
Trois ?
Bien qu’heureuse de l’affection de tes géants et de ton nain, il ne te faut que quelques secondes pour te rendre compte qu’il en manque un à l’appel. Le plus fidèle, le plus intelligent, - oui il ne faut pas avoir de préféré parmi ses enfants mais il ne faut pas se voiler la face on en a toujours un – et le petit chouchou. Soit il a réussi à se faire la malle, ce qui t’étonnerait, soit quelque chose le pousse à rester à l’intérieur. Etrangement tu as ta petite idée en tête. Effectivement, quand tu rentres dans le salon, il y a une silhouette que tu connais bien posée sur le canapé. Une tignasse blonde qui dépasse, Hugo qui pointe le bout de son museau par-dessus le dossier et jappe gaiement vers toi. Il n’y a qu’une seule personne pour laquelle ce chien a presque autant d’amour que pour toi et c’est TJ. Ce salaud qui te pose des lapins quasi quotidiennement depuis trois semaines. Une opportunité à ne pas manquer ou un réflexe, je ne sais pas, mais en quelques secondes tu as ôté une de tes chaussures et tu l’as balancée vers sa tête. « Ah on m’abandonne pendant des semaines et on se pointe comme une fleur hein ? » La deuxième pompe suit la même trajectoire, reste à savoir si ton meilleur ami a des réflexes aussi bons que ceux de Bush Jr. « T’as fini par avoir pitié de moi ou tu veux gratter de la bouffe ? » Ce serait con, tu cuisines mal. « Hugo, attaque ! » Mais la pauvre bête ne comprend pas. Il n’y a qu’une personne à attaquer et il la considère comme un dieu vivant. Alors, confus, il aboie à tue-tête. En espérant qu’au moins il nique le tympan de TJ au passage. Forcément, les trois autres se joignent au concert et tu soupires en les faisant taire. « Et en plus tu t’es mis mon chien préféré dans la poche… T’as intérêt à avoir une bonne excuse pour que je ne te jette pas dehors. » Tu l’aimeras toujours beaucoup trop et ça suffira à chaque fois comme excuse.
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MessageSujet: Re: unending aftermath (tj)   Dim 24 Sep - 14:11


unending aftermath
tj et leia / You can run on for a long time, Sooner or later God'll cut you down. Go tell that long tongue liar, Go and tell that midnight rider, Tell the rambler, The gambler, The back biter, Tell 'em that God's gonna cut 'em down. – JOHNNY CASH.

Atterrir ici n’était certainement pas une bonne idée. Pourtant, c’était la seule qui lui était passée par l’esprit lorsque le temps s’était gâté. Il aurait dû apprendre, avec les années. Il aurait dû apprendre que ramasser les ennuis, se les coller aux basques et puis les ramener chez les gens à qui il tenait, ce n’était pas une bonne idée. Mais ce soir, il ne pouvait pas rentrer chez lui. Il savait ce qui l’attendrait là-bas. Il savait qu’on ne lui foutrait pas la paix avant qu’il ne ressorte de sa chambre les pieds devant. Et il savait que le meilleur plan qu’il avait, c’était de trouver une planque et de s’organiser. Puis de les trouver et de les abattre, avant qu’ils n’aient pu comprendre où il avait bien pu se réfugier.

Sauf que question planque, on avait fait mieux. Question sécurité aussi. Il s’acharnait à protéger Leia depuis l'adolescence, et voilà qu’aujourd’hui il risquait de lui attirer bien plus d’ennuis qu’il ne s’autorisait à l’imaginer. Ça lui flanquait la frousse, et ça laissait la chair de poule grimper le long de son échine. Il aurait mieux valu qu’il aille chez Simon. Il aurait mieux valu qu’il aille n’importe où, mais qu’il la laisse en-dehors de tout ça. Mais son réflexe avait été trop fort. Et depuis qu’il avait passé le pas de la porte, il ne pouvait s’empêcher de se dire qu’il faisait ça pour la protéger. Car après tout, si ces connards réussissaient à rentrer chez lui, ils verraient les photos et les attentions. Ils comprendraient, et que TJ ait décidé de se cacher chez la petite Carter ou non, c’est sûrement là-bas qu’ils se rendraient en premier. Pour le faire payer. Pour lui montrer qu’on ne s’en tire jamais sans morfler, quand on se frotte à plus fort que soi. Et ça, TJ ne le permettrait pas. Ça, TJ ne le laisserait jamais arriver. Si seulement il était assez grand et assez fort pour l’empêcher.

Il est assis sur le canapé depuis une vingtaine de minutes maintenant, le grand gamin. Le chien couché à côté de lui, à moitié affalé contre ses genoux. Il sent les cabots javellisés de la fourrière, et il n’y a qu’Hugo que ça ne semble pas gêner dans le troupeau. Les doigts du blond sont crispés dans les poils de l’animal, et il pense sans relâche à une excuse à fournir à Leia pour les trois dernières semaines. Elle avait bien tenté de le voir. Elle avait bien tenté de le forcer à lui parler. Mais ça faisait trois semaines qu’il fuyait. Trois foutues semaines qu’il ne pouvait s’empêcher de continuer à courir après les vampires pour éviter de l’affronter, elle. C’était pourtant pas compliqué. Il avait toujours été capable de lui parler, et elle avait toujours vu clair dans son jeu. Il savait que ça ne prendrait pas et qu’elle ne goberait pas la moindre feuille dans toutes les salades qu’il lui raconterait. Mais il n’avait pas pu s’en empêcher. Il n’avait pas pu faire autrement que de partir en courant, le plus loin possible de ses grands yeux. Parce que Leia, il l’avait entraînée dans tout ça. Et qu’il se souvenait de l’expression qu’avait endossée ses traits, lorsqu’il avait abattu de sang-froid ce type, quelques semaines plus tôt. Il se souvenait du choc, il se souvenait de la réalité qui avait soudainement frappé la jeune femme. Et quand bien même il avait essayé, il n’arrivait pas à se pardonner. Il avait fait ça à Leia. Lui, et personne d’autre. Pour la protéger, certes ; mais tout de même. Elle ne lui en voudrait pas, il le savait. Mais elle voudrait sûrement lui en parler — ça aussi, il le savait. Sauf qu’il ne voulait pas en parler. Il ne voulait pas avoir à y penser, ne voulait pas être obligé de s’en rappeler. Et il avait préféré se réfugier dans la chasse. Il avait préféré lui poser des lapins, rendez-vous après rendez-vous, pour repousser la conversation qui aurait inévitablement lieu. Lâche. Imbécile. Désespéré.

Y avait mieux comme technique, pour éviter tout ça, que de l’attendre assis sur son canapé. Y avait mieux comme stratégie pour la fuir ; mais TJ, il n’arrivait plus à penser droit. La vie dérapait, et la logique, il n’arrivait pas à la retrouver. Il le sait, au moment où il entend la porte d’entrée s’ouvrir. Il le sait, lorsqu’il voit tous les chiens, à l’exception d’Hugo, se lever pour courir vers leur maîtresse. Il le sait, et il sait aussi que sa présence ici est une mauvaise idée. Il sait qu’il regrette, et qu’il ferait mieux de s’en aller. Et son esprit commence à tourner à plein régime, à la recherche d’une solution qui n’existe pas. Il ne peut plus fuir. Il ne peut plus s’en aller. Il est venu ici sous le coup du désespoir, et c’est le désespoir qui le maintient planté là, dans ce foutu canapé, alors qu’il tourne la tête vers l’entrée du salon, et qu’une chaussure habilement lancée s’écrase sur sa joue. D’instinct, il rentre la tête dans les épaules. Il va avoir la marque de la semelle sur la joue. Mais peut-être qu’il le mérite, après tout.

Alors qu’il allait ouvrir la bouche, la deuxième chaussure vole. Il ne l’évite que de justesse, se tassant dans le canapé, laissant le soulier renverser une pile de livres un peu plus loin. Et il commence à se redresser, les mains en l’air en signe de paix, espérant qu’elle n’ait plus rien d’autre sous la main. « Mais non, arrête, c’est pas ça… » Il arrive pas à balbutier une phrase plus cohérente, et les mots ne sont pas assez forts pour couvrir l’ordre d’attaquer que Leia envoie à son chien. Un rapide coup d’œil à la bête, toujours étalée sur le canapé, le museau redressé. Et TJ voit la confusion dans ses grands yeux. Il entend les aboiements perdus, et ne peut que relever le nez vers la petite furie qui lui fait face. Aussi perdu que le clébard, aussi, désespérément que les longs jappements que Hugo laisse échapper. « J’voulais juste te rendre visite, pour me faire pardonner des dernières semaines. J’me disais qu’on pourrait commander d’la bouffe chinoise et mater un film, ou j’sais pas. Un truc comme ça. » C’est un mensonge éhonté, des conneries qu’il bafouille au fur et à mesure comme un gamin pris la main dans le sac et qui ne sait plus quoi raconter pour s’en tirer. C’est de la merde, et Leia le sait sûrement. Mais il peut pas s’en empêcher, TJ. Il arrive pas à lui dire la vérité. Parce qu’il sait plus où il en est, et qu’il sait plus si venir ici était une bonne idée ou non. Que tout ce qu’il sait, c’est que l’hématome autour de son œil lui fait un mal de chien depuis que la chaussure a rebondi dessus, et que sa lèvre fendue s’est remise à saigner. Il en avait presque oublié la douleur, mais le coup de pompe dans la gueule la lui a gentiment ravivée. Et qu’alors que le sang coule sur son menton et qu’il l’essuie machinalement, il sait qu’il va juste devoir s’expliquer. S’expliquer pour ses absences, s’expliquer pour sa gueule cassée. La rassurer et lui dire que y a pas de sang sur le canapé. Mais qu’il ne pourra pas échapper aux justifications. Tu peux pas disparaître et puis réapparaître comme ça, TJ. Ça se fait juste pas. Tu le sais, et c’est pas la première fois que Leia te le rappelle. Alors pourquoi tu continues de t’obstiner ?

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human ○ drink the water
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MessageSujet: Re: unending aftermath (tj)   Ven 3 Nov - 12:45


unending aftermath
tj et leia / You can run on for a long time, Sooner or later God'll cut you down. Go tell that long tongue liar, Go and tell that midnight rider, Tell the rambler, The gambler, The back biter, Tell 'em that God's gonna cut 'em down. – JOHNNY CASH.

Au final elle n’a pas de sens cette loyauté aveugle. Il a littéralement tué quelqu’un sous tes yeux. Et toi tu ne lui en veux pas. Tu n’as pas peur. Tu ferais toujours n’importe quoi pour lui. Comme s’il pouvait commettre les pires atrocités et ne jamais te perdre. Comme si toute cette violence n’avait pas d’importance tant que tu sais qu’elle ne peut pas se retourner contre toi. Non, ce n’est pas pour ça, c’est pour ce qui t’a toujours poussée à te placer à ses côtés. Parce que sous la bestialité tu vois toute l’humanité. TJ au sommet d’une pile de cadavres tu jurerais encore à qui veut l’entendre de l’existence de la bonté qui sommeille en lui. Tu seras pour toujours aveugle à ses vices, ne protestant jamais qu’en surface pour rester liée à lui quoi qu’il advienne. Les souvenirs d’un meurtre ne t’empêchent pas d’être heureuse de le trouver dans le salon. Agacée, certes, mais heureuse. Si son silence a galopé sur tes nerfs pendant trois semaines, aucune de tes insultes ne vaut plus qu’une simple boutade, pas plus que l’ordre au chien dont tu connais bien les probabilités d’aboutir, et quand tu lui lances tes chaussures tu t’attends à un échec comme d’habitude, on ne peut pas dire que tu aies un talent de précision particulier. Sauf que parfois la chance sourit lorsqu’on ne le désire pas et tu atteins ta cible. Droit dans le mille, droit dans la gueule, pas le temps de t’en rendre compte que la deuxième fuse déjà. Mais essayant de faire honneur à sa profession il se rappelle qu’il a des réflexes et l’évite. Les livres empilés un peu plus loin en prennent pour leur grade, ça t’apprendra. La silhouette du blond se déplie tandis qu’il vient te faire face, loin d’en mener large malgré la tête de plus qu’il fait. [color:2edf=#slategray]« Mais non, arrête, c’est pas ça… » Tu espères bien que ce n’est pas ça parce que s’il est venu profiter de tes talents culinaires il a complètement perdu la tête le pauvre garçon. Depuis le temps il devrait savoir que la seule chose que tu es à peu près capable d’accomplir sans ruiner quoi que ce soit, c’est les pâtes. Et encore, elles sont toujours trop cuites ou pas assez. [color:2edf=#slategray]« J’voulais juste te rendre visite, pour me faire pardonner des dernières semaines. J’me disais qu’on pourrait commander d’la bouffe chinoise et mater un film, ou j’sais pas. Un truc comme ça. » Une offrande de paix c’est ça il vaut mieux pour lui. T’apprêtant à lui répondre quelque chose sans doute d’un sarcasme de qualité digne des Monthy Python tu te rends compte qu’il a la gueule explosée et qu’il saigne. Qu’est-ce que ? C’est la chaussure ? Bon, ça ne peut pas être que la chaussure vu la tronche, tu ne portes pas des baskets douées en boxe mais c’est sûr, la chaussure doit y être pour quelque chose. Tu portes tes mains à ta bouche en te précipitant vers lui. « Oh merde merde pardon je voulais pas j’ai pas fait exprès ! » Il en a vu d’autres, pas de quoi tomber dans le mélodrame. A peine le temps d’arriver vers lui que tu fais déjà demi-tour, te rendant compte que les mains vides tout ce que tu vas pouvoir faire c’est le regarder et t’excuser encore un peu. Avec l’intention première de lui donner une feuille, c’est finalement tout le rouleau de sopalin que tu lui tends. « Tiens je suis tellement désolée je voulais pas. » En même temps tu ne pouvais pas savoir, d’une, que tu viserais juste, et de deux qu’il aurait des blessures à rouvrir. « Mais qu’est-ce qui t’est encore arrivé sérieusement ? » Quelle créature démoniaque a bien pu lui tomber dessus cette fois ?

(c) blue walrus
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