AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  




 
n'oubliez pas que les humains, les fantômes et les polymorphes ont besoin d'amour, eux aussi.
nous sommes présentement en avril 2017. le soleil pointe enfin le bout de son nez
en raison d'un déséquilibre dans la répartition des créatures, les démons ne sont plus autorisés, tout comme les vampires de plus de 100 ans.

Partagez | .
 

 wicked game † Isaac

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Auteur
Message
avatar
shapeshifter ○ leave my body
○ messages : 8
○ double-compte(s) : Violante
○ crédits : (c) faust
MessageSujet: wicked game † Isaac   Dim 1 Oct - 23:26


wicked game
It's the wrong time but he's pulling me through It's a small c r i m e and I've got no e x c u s e. Is that alright ? Give my gun away when it's loaded, is that alright ? If you don't shoot when it's loaded it how am I supposed to hold it …

Poupée aux grands yeux écarquillés qui a le regard figé, la capuche bien affutée. Prisonnière de l’attention des étrangers, captive de son propre échappée. Elle est cachée, son corps entrelacé par l’obscurité d’une ruelle reculée. Elle scrute sans pousser à la curiosité, juste en retrait en train de grignoter ses ongles abîmés. Pauvre gamine laissée de côté qui a l’air malade ou simplement fatiguée. Elle se retrouve dans ces quartiers bien friqués, ceux qu’elle ne pourra jamais rêver. Eux et leurs conforts bien ancrés, eux et leurs richesses insensées. Elle est à l’extreme opposé et pourtant elle reste bien paralysée dans le noir complet. Attendant simplement une opportunité, une chance de pouvoir se réfugier dans une de ces bâtisses bien décorées. Elle attendait simplement de voir sa proie apeurée, cette victime parfaite qui se découpait doucement à l’entrée pour détaler. Pauvre gars paumé, pauvre gars qui se mélangeait dans ses souvenirs entremêlés, entre la mélancolie et la folie. Petite étrangeté qu’elle avait sauvée des couloirs morbides de cette prison de tarés. Par affection ou par refus d’abandon. Mais dont elle avait perdu les traces suite à leur fuite. Elle le regardait doucement Orphée de son regard ambré, le palpitant détaché et le sourire discret. Et pourtant elle se cachait lorsque cette silhouette passait à ses côtés sans se soucier des enjeux à proximité. Car elle ne pouvait lui parler, par sécurité. Car elle ne pouvait lui infliger sa familiarité de peur qu’il ne la laisse plus s’éloigner. Alors elle l’observait dans sa démarche décontractée juste s’échapper face à elle. Une pointe au coeur, la cage thoracique compressée. Puis lorsque son corps se laissait dévorer dans la nuit pleine, elle fonçait se cachant des moindres lampadaires bipolaires pour faire le tour de sa maison en toute discrétion. Il ne semblait pas avoir la moindre présence à l’intérieur alors elle se ruait trouvant une entrée au travers d’une fenêtre mal fermée, elle remontait celle ci pour s’y glisser et enfin elle soupirait. Crachant son anxiété en une expiration longue, elle regardait son environnement avec une certaine fascination. Ses doigts venant jouer avec le moindre objet pour le reposer à la même place, elle essayait de trouver des photos ou bien des souvenirs, mais vite elle se laissait tomber dans les draps du pauvre garçon paumé pour sentir ce parfum si acidulé. Poupée qui ne savait se contenir, ou mentir, il lui manquait ce gars. Lui qui la comprenait toujours malgré ses dégâts, malgré ses fracas. Il lui manquait énormément tout simplement. Alors elle s’accrochait à ces détails, cette saveur dans son nez, la propreté de cette chambre où il avait du s’acharner à ranger. Elle s’attachait à la moindre petite chose qui pourrait lui rappeler la douceur qu’il avait su lui porter dans leur enfer commun.

Puis elle se relevait, ne pouvant se permettre de trop tarder, car elle le connaissait, et surtout elle l’avait observé depuis un mois, elle avait calculé chacun de ces horaires, chacune de ces sorties pour se rendre ici. Chaque délai qu’il lui offrait pour se noyer dans ce confort particulier. Alors elle se bougeait sachant que sa sortie n’était que de courte durée. Elle s’enfouissait dans la salle de bain avec une discrétion béante, laissant les lumières éteintes puis elle se déshabillait, virant ses fringues malfamées pour se réfugier sous le jet d’eau bien trop chaud. Son corps se décontractant immédiatement, elle laissait les gouttes se perdre sur son corps marqué, nettoyant chaque trace de saleté avec une étrange douceur, puis elle attrapait le savon pour s’embaumer et respirer ce parfum sucré. Et le temps s’écoulait et elle s’abandonnait la poupée à ce réconfort entier. Oubliant pendant un instant son errance, elle effaçait les plaies et l’horreur de ses banalités alors que le tintement des gouttes rythmaient à ses tympans. Et que rien d’autre ne l’importait que cette douce mélodie à cet instant…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
paranormal ○ walk the line
○ messages : 17
○ double-compte(s) : Ruth Akerman
○ crédits : avatar : milles rêves ; sign : ASTRA
MessageSujet: Re: wicked game † Isaac   Ven 6 Oct - 17:27


wicked game.
orphée moriarty & isaac lewis
Rentrant à la maison, après une de ses séances habituelles avec son psy, Isaac attrapait une bouteille d'eau dans le frigo et monta directement dans sa chambre. Il n'avait pas besoin d'inspecter les lieux pour savoir que sa tante était encore au bureau. Cette dernière était un bourreau de travail, de sorte que, la plupart du temps, il avait cette immense maison pour lui tout seul. Cependant, il préférait rester dans sa chambre.

Sans doute que la vie de sa tante ait été chamboulée à jamais le jour où elle s'est retrouvée coincée avec Isaac. Un fait dont il ne s'en préoccupait pas vraiment. Après tout c'était elle qui lui avait proposé d'elle-même de l'héberger. Il n'avait pas eu dix mille options devant lui. En gros, soit il allait vivre avec elle, soit retour à la case hôpital psychiatrique. Le choix avait été rapidement fait. Isaac avait beau en avoir voulu à Orphée les premiers jours suivants leur escapade, il avait fini par changer d'avis sur le sujet. Réapprenant petit à petit à reprendre gout à la vie normale. Aussi normale qu'elle pouvait être avec un don comme le sien.

Même si sa tante ignorait surement tout de la façon dont on élève un jeune homme qui a passé la majorité de sa vie en hôpital psychiatrique, elle ne faisait pas les choses à moitié. En effet, à peine avait-elle décider d’accueillir Isaac qu’elle décida de vendre son appartement, afin d’acheter  cette immense baraque et engagé l’un des meilleurs décorateurs du coin pour aménager sa chambre. Outre l’essentiel – un lit, une commode, un bureau –, il y avait aussi une télé à écran plat, un immense dressing, une salle de bains gigantesque avec Jacuzzi et douche, un balcon avec une vue sensationnelle sur le lac Coldlake, sans oublier son repaire : une salle de jeu équipée d’un deuxième écran plat, un bar avec évier, une micro-onde, un mini-frigo, un lave-vaisselle, une chaîne hi-fi, des fauteuils, des tables, des poufs… la totale, quoi. Comme sa tante passait sa vie avec ses confrères avocats et leurs clients VIP, elle se figurait peut-être que tout ce luxe était nécessaire. Chose dont laquelle Isaac n’allait pas se plaindre, oh que non jamais. Il l’avait presque oublié ce gout qu’il avait eu pour le luxe. Il n’avait jamais su si elle n’avait pas eu d’enfant parce que son travail ne lui en avait pas laissé le loisir, parce qu’elle n’avait pas encore rencontré l’homme de sa vie ou bien parce qu’elle n’avait jamais voulu en avoir par principe. Peut-être un mélange des trois. 

Pénétrant dans sa chambre, Isaac pu entendre distinctement le son de sa douche. Ce n’était quand même pas sa tante, à l’intérieur ? Pourquoi irait-elle dans sa salle de bain alors qu’elle-même en disposait d’une ? Sa douche était-elle cassée ? Non… Il aurait vu ses affaires en-bas. Mais alors qui était-ce ? Un soupire s’échappa discrètement de ses lèves alors qu’il s’avançait d’un pas las, jusqu’à la salle d’eau. Une hallucination… C’était surement une putain d’hallucination qui allait se dresser devant lui, il en était certain. Il en était tellement persuadée que même en apercevant ce visage familier dans son plus simple appareil, il ne put croire une seule seconde qu’elle était bien réelle.

- Putain… J’me met à m’imaginer des personnes que je connais maintenant…

C'était tout simplement de pire en pire… Était-ce réellement une bonne idée d'avoir quitter cet hôpital finalement ? Il avait beau encore prendre ses médocs pour calmer ses hallucinations, ils étaient beaucoup moins fort que là-bas. S'éloignant de cette hallucination des plus surprenante, il tourna les talons pour rejoindre sa salle de jeu. Il se dirigea vers le bar, pour prendre troquer finalement sa bouteille d'eau pour une bouteille de whisky afin de s'en servir un verre pour ensuite s'asseoir sur un fauteuil pour s'occuper l'esprit avec un jeu vidéo tout en buvant. Espérant profondément que cette hallucination ne perdure pas. Imaginer Orphée, c'était comme lui planter une aiguille dans le coeur. Cette gamine pour laquelle il s'était pris d'affection après tout ce temps passé avec elle, pour finalement ne plus avoir de nouvelles d'elle.
date du RP
⇜ code by bat'phanie ⇝
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
shapeshifter ○ leave my body
○ messages : 8
○ double-compte(s) : Violante
○ crédits : (c) faust
MessageSujet: Re: wicked game † Isaac   Ven 6 Oct - 22:48


wicked game
It's the wrong time but he's pulling me through It's a small c r i m e and I've got no e x c u s e. Is that alright ? Give my gun away when it's loaded, is that alright ? If you don't shoot when it's loaded it how am I supposed to hold it …

Le confort. Ce besoin insatiable de se prélasser dans un sentiment de facilité. Cette envie insensée de gagner des billets pour étaler sa carcasse sur quelque chose de douillet. Poupée qui ne comprenait pas cette notion, qui ne pouvait même toucher du bout de ses phalanges glacées cet idéal banalisé. Elle se laisse bercer par ce fantasme lorsque l’eau s’écoulait sur son corps rouillé, sachant pertinemment que ce ne serait jamais à elle. Cette richesse, cette sensation agréable, ce bien matériel qui vous rend si superficiel, si artificiel. Orphée elle était faite de dentelle, elle tissait les toiles de sa vie en luttant en permanence contre la précarité, ne cherchant plus un moyen d’exister dans cette société mais bien de persister. De survivre contre les aléas qui s’abattent avec fracas contre ses os las. Et cet instant là, elle ne devrait pas. Elle ne devrait pas être là. Juste profiter de ça, de cette douche fauve, de cette maison chaude. Elle n’en avait aucunement le droit, car cela ne lui appartenait pas. Et pourtant, elle restait immobilisée sous la chaleur des gouttes contre sa peau veloutée. Elle restait paralysée rien qu’à l’idée de se faire chopper, de devoir retourner dans cet enfer carnassier, derrière ses barreaux rouillés. Souvenirs prématurés qui reviennent l’érafler, qui ne cessent de la hanter jusqu’à la pétrifier. Tout comme le visage de celui qu’elle a abandonné avec regrets. Celui qui devait se noyer chaque soir sous cette pluie fiévreuse pour effacer l’horreur du passé. Elle l’imaginait Orphée, ce gars qui se prélassait à présent dans ce confort qu’elle ne peut même espérer. Et sans doute qu’elle l’enviait, oui elle l’enviait démesurément d’avoir ce qu’elle ne pourrait jamais escompter et en même temps elle était heureuse de le savoir en sécurité, bien logé, bien nourri, bien en vie. Loin de cette folie permanente de la fuite. Courir toujours loin de toute société, ne plus parler, voler, dormir dans des ruelles d’obscurité. Il ne le méritait de subir ce calvaire insipide. Car il n’avait rien demandé, il ne voulait pas partir lui, il voulait rester là bas dans cette prison pour les tarés. Mais Orphée elle avait été égoïste elle avait pensé à le sauver plutôt qu’à l’abandonner. Mais elle savait pertinemment que ce n’était qu’un caprice de sa part, un besoin évident de le garder à proximité, de pouvoir le voir encore malgré les conditions damnées. Mais qu’importait à présent, car elle ne pouvait pas même lui parler. Elle devait simplement profiter de ces moments là, où elle s’immisçait dans son foyer, pour se nourrir de son quotidien. Pour sentir son parfum, ou pour le scruter derrière des photos figés. Poupée c’est de la folie. Poupée tu risques ta vie. Elle n’écoute plus Orphée ses pensées d’insécurité, elle se prélasse dans son audace. Et de ses doigts elle efface la crasse. La pauvreté de sa carcasse fatiguée, l’odeur de sa précarité. Elle s’imprègne de cette effluve dans un réconfort sans remords. Jusqu’à comprendre ses torts. Jusqu’à entendre cette voix qui la fout en éclats. Jusqu’à scruter cette ambre dorée qui l’observe dans sa nudité. Jusqu’à reconnaitre ce visage qui avait trop de fois était déformé par des larmes incontrôlables.

Putain… J’me met à m’imaginer des personnes que je connais maintenant…

Isaac. Son coeur manque un raté à Orphée. Et pourtant poupée elle n’ose bouger, elle n’ose se manifester, elle le laisse dans sa confusion entière pour essayer de fuir par l’arrière. Mais il s’échappe Ie brun sous ses grands yeux écarquillés, ne décelant plus la réalité face à ces illusions délabrées. Et elle écoute ces pas la jolie, attendant ainsi une opportunité, une chance pour repartir et le laisser en paix. Puis enfin elle s’agite lorsque le bruit devient discret. Elle éteint l’eau pour attraper une serviette au plus vite mais dans son agitation, elle s’étale au sol dans un brouhaha impressionnant. Ses pieds glissants l’empêchant de garder un équilibre constant. Elle ne pense plus à se sécher, mais bien à détaler. A juste fuir vite pour qu’il ne puisse plus l’atteindre. Pauvre poupée qui ne peut affronter ce gars paumé, qui refuse de voir la vérité. Elle attrape ses vêtements sans songer, son corps encore mouillé, et elle se met à courir vers la fenêtre vers laquelle elle était entrée. Laissant ses empreintes sur le plancher, elle ne pense plus à rien, ni même au froid à l’extérieur qui la laissera sans doute pétrifiée de froid, ni même à sa sécurité. Elle ne peut juste pas l’affronter. Alors elle continue de s’agiter, d’essayer d’ouvrir cette putain de fenêtre qui glisse entre ses phalanges glacées.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
paranormal ○ walk the line
○ messages : 17
○ double-compte(s) : Ruth Akerman
○ crédits : avatar : milles rêves ; sign : ASTRA
MessageSujet: Re: wicked game † Isaac   Sam 14 Oct - 21:44


wicked game.
orphée moriarty & isaac lewis
Pourquoi ne pouvait-il pas être normal ? Pourquoi il fallait qu'il ait ces constantes apparitions ? Il ne comprenait pas. Il ne comprenait pas du tout. Pendant des années, il était resté dans un établissement spécialisé et pourtant rien n'avait changé. Toutes ces années gâchées pour rien... Ou presque rien. Il avait au moins apprit à comment se débarrasser de ses hallucinations pour l'espace de quelques instants. Les médocs... Il n'avait qu'à en prendre une grosse dose et il était tranquille pour quelques heures. Malheureusement, Isaac ne pouvait pas succomber à cette méthode régulièrement. Pas si il voulait sortir et il ne pouvait pas non plus se laisser tenter par cette facilité lorsque sa tante était dans les environs. Pas si il voulait rester dans cette maison. Pas si il ne voulait pas se faire renvoyer à l'asile. Qui sait combien de chances elle pourrait lui accorder ? Après tout jusque là, sa famille ne lui avait pas vraiment accordé le bénéfice du doute. À chaque incident ils en avaient profité pour l'envoyer à l'hôpital. Jamais ils n'avaient cherché, à tenter de comprendre Isaac. Songer ne serait-ce qu'un petit moment que le jeune Lewis était lucide. Non, ils n'avaient fait que se reposer sur les antécédents de la famille, à toutes les tares qui leurs étaient tombés dessus. Considérant la cas Isaac comme l'une d'entre-elles.

Cependant, Isaac n'était pas normal. Et ce fait s'imposait une nouvelle fois à lui de plein fouet lorsqu'il se retrouva face à face dans la salle de bain avec Orphée. Ou plutôt ce qui croyait être le fruit de son imagination. Cela ne pouvait être qu'une illusion. Qu'est ce qu'elle foutrait là chez lui ? Il n'avait plus eu de nouvelles d'elle depuis leur séparation. Elle avait tout simplement disparu de la circulation. Il lui était arrivé souvent de souhaiter la revoir. Mais de là, à se la projeter ? C'était une première. Et s'imaginer quelqu'un complètement nu, c'était une première également. Une preuve que son esprit allait de plus en plus mal. Alors comme il le faisait souvent dans des cas similaires, il se réfugiait dans l'alcool, entre autre. Mais quelque chose n'allait pas. Il le sentait. Tout cela ne coïncidait en rien avec toutes les autres apparitions qu'il avait pu avoir. Celle-ci était trop différente. Sous le brouhaha qui vint jusqu'à ses oreilles, Isaac finit par retourner dans la salle de bain. La scène qu'il avait devant lui, le rendait encore plus perplexe.

- Pourquoi tu ne traverses pas le mur ? Pourquoi tu ne disparais pas tout simplement ?

D'habitude, ses hallucinations se contentaient de disparaitre en un clin d'œil. Jamais, elles se donnaient de mal pour sortir comme une personne normale. Isaac était tout simplement perdu. Soupirant quelque peu, Feliks finit par s'approcher de la fausse Orphée. Lasse de ce manège, il tente de l'aider à ouvrir la fenêtre. Cependant, son bras frôla le sien. Ce qui eut pour effet de l'arrêter complètement. Ce n'était pas normal.

- T'es réelle ?

Le doute s'éprenait de lui alors que sa main finit par longer le bras d'Orphée jusqu'à sa main. Elle était réelle, il ne pouvait pas en être possible autrement. Jamais, auparavant, il n'avait réussi à toucher les personnes qui lui apparaissaient. Ça a toujours été que du vent, il avait toujours brassé l'air, sauf cette fois-ci.

- Orphée ?

Il avait du mal à le croire. Son regard se plongeait dans le sien, alors qu’il recherchait une réponse à ses interrogations. Était-elle vraiment réelle ou son esprit se jouait une nouvelle fois de lui ? Cela faisait-il de lui un fou, de vouloir croire absolument que cette fois-ci il ne se faisait pas d’illusions ? Même si cela lui paraissait improbable ? Même si aucune raison poussait Orphée à être là, en ce moment-même. Il était tellement perturbé qu’à vrai dire il ne faisait même plus tenu à sa petite tenue ou même au fait qu'il lui tenait toujours main. Que ses doigts étaient toujours glissés entre les siens. Il hésitait encore entre le fait de partir ou lui tourner le dos pour lui laisser un peu plus d’intimité afin de s’habiller. Même si dans ce doute certain, Isaac aurait pu le faire, il craignait qu’elle disparaisse en un claquement de doigt. Découvrir que tout cela n’était que le fruit de son imagination une nouvelle fois, ne ferait que le rendre malade un peu plus.  
date du RP
⇜ code by bat'phanie ⇝
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
shapeshifter ○ leave my body
○ messages : 8
○ double-compte(s) : Violante
○ crédits : (c) faust
MessageSujet: Re: wicked game † Isaac   Dim 15 Oct - 1:11


wicked game
It's the wrong time but he's pulling me through It's a small c r i m e and I've got no e x c u s e. Is that alright ? Give my gun away when it's loaded, is that alright ? If you don't shoot when it's loaded it how am I supposed to hold it …

Danger environnant, souffle insuffisant. Poupée qui chute de son équilibre futile, qui tente encore de se libérer de tout son passé. Elle a le coeur en apnée, les paupières écarquillées, et le corps alerté. Panique dense qui se répand dans son sang en un instant. Elle lutte difficilement quand elle comprend lentement que s’il la trouve là, elle pourra sans doute s’accrocher à lui comme elle l’a toujours fait. Mais elle ne peut lui offrir sa médiocrité, lui montrer toute sa fragilité. Pauvre poupée qui se bat contre ses propres dégâts, elle ne peut pas lui infliger cela. Ses fracas intérieurs, sa nature d’horreur. Monstre en cage, créature si peu sage… Et si elle se transformait sous son regard terrifié, sous le flot d’émotions en ébullition. Orphée elle a la peur dans les entrailles, et elle se fait la malle. Sous les questions sans conclusions, sous sa hantise de l’affront. Elle s’égare, elle s’emmêle dans sa maladresse ne pouvant plus gérer sa détresse. Et les secondes s’écoulent lentement sous ses erreurs à répétition alors qu’elle se trouve face à cette fenêtre, seule échappatoire à son désespoir. Et que ses doigts ricochent contre le loquet bloqué et qu’elle perd sa rationalité. Elle voudrait hurler, ou juste fracasser le verre pour s’échapper. Mais la discrétion reste sa seule solution. Alors ses phalanges glacées continuent de s’animer sous son anxiété. Puis les pas reviennent sonner sous le silence entier. Danger qui se rapproche précipitamment, qui la pousse à s’activer plus furieusement. Et le jugement qui tombe soudainement…

Pourquoi tu ne traverses pas le mur ? Pourquoi tu ne disparais pas tout simplement ?

Quelques mots qui lui font fermer les yeux. Quelques mots qui lui rappellent leurs conditions, leurs maux. Leur fragilité et leur particularité. Leur don que tous deux avaient hérité sans rien demander. Leur malédiction aux airs de condamnation. Ils avaient fuit, mais ils n’étaient en rien guéris. Et elle était partie, le laissant ainsi. Dans cette folie constante, oppressante. Puis elle l’entend le brun qui se rapproche lentement, qui va se rendre compte à tout moment qu’elle n’est pas une illusion. Il s’approche et elle se décroche. Les lèvres pincées, les paupières fermées. Elle prie poupée. Elle supplie poupée. Pour qu’il puisse encore se bercer de son utopie d’hérésie. Mais elle le sent doucement, quand leurs bras se touchent soudainement sous le silence béant. Et qu’elle perd soudainement tout contrôle, tout équilibre et qu’elle tombe en chute libre.

T'es réelle ?

Elle ne veut pas, elle ne peut pas lui infliger ça. Poupée qui se renferme totalement, qui s’inflige tous les tourments. Elle s’insulte silencieusement comme une enfant. Se maudissant simplement d’avoir mal calculé son temps. Et le toucher continue de l’électriser la poupée, quand les doigts glissent lentement le long de son bras pour ne lui offrir que ses frissons, ses électrochocs virulents qui ravivent peu à peu ses sentiments. Elle voudrait lui dire d’arrêter, qu’elle n’appartient pas à sa réalité mais les mots restent bloqués quand ses phalanges viennent enlacer les siennes dans une douceur rêvée.

Orphée ?

Elle ne peut plus s’échapper poupée, il faut qu’elle fasse face à la vérité. Et sous l’énonciation de son identité, elle ouvre enfin ses grands yeux écarquillés pour plonger dans l’ambre de ce regard magnétique, électrique. Et Orphée elle se sent toute petite quand il la regarde comme ça. Quand il lui donne l’impression qu’elle est quelqu’un d’important. Quand il lui donne l’impression qu’il bouillonne de ressentiments. Elle n’arrive plus vraiment à bouger poupée, car elle a rêvé de cet instant depuis bien trop longtemps. De le revoir ainsi, aussi proche d’elle, de pouvoir le toucher, de pouvoir lui parler. Il était le seul à qui elle pouvait encore accorder sa confiance délabrée, le seul qui pouvait encore lui décrocher un sourire guilleret sur ses lèvres rosées. Et elle avait envie de pleurer poupée sous les émotions qui la torpillaient. Alors enfin sa carcasse bougeait, tandis qu’elle abandonnait la lutte, contre son anxiété et ses terreurs cachées, et qu’elle se jetait sur lui pour l’enlacer. Ses bras venant s’accrocher à sa nuque, ses jambes venant se coller à son bassin, elle était agile la poupée et elle ne voulait plus le lâcher. Petite araignée qui créait sa toile. Elle serrait son corps nu contre le sien, comme si on allait lui enlever à chaque instant. Oubliant l’ambiguïté, se noyant dans son innocence, elle ne pensait plus à rien qu’à ce réconfort. Cette impression d’être vivante bien que suffocante. Elle glissait sa tête dans la base de son cou pour se nicher dans la chaleur de ce dernier, et elle lâchait enfin tous ses sentiments. Quand de ses yeux de poupée s’écoulaient quelques larmes salées. Sous le bonheur de juste pouvoir le sentir contre elle. Sa main quand à elle venait se glisser dans les mèches entremêlées du brun qu’elle caressait silencieusement. Il lui avait tellement manqué…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: wicked game † Isaac   

Revenir en haut Aller en bas
 

wicked game † Isaac

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» [Bit TV] RETRO GAME TEST Super Mario 64.
» [Bit TV] RETRO GAME TEST Alex Kidd in Miracle World.
» [Bit TV] RETRO GAME TEST Super Mario World.
» [RPG] FFJ: Abandon du poste de Master Game
» [Software] Le jeu des Toa Mahri sera-t-il un Mahri Nui Online Game ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
≡ RAISE HELL. :: BLACKWATER FALLS :: upper town :: résidences-