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n'oubliez pas que les humains, les fantômes et les polymorphes ont besoin d'amour, eux aussi.
nous sommes présentement en mai 2017. le printemps est doux et ensoleillé

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 wicked game † Isaac

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MessageSujet: wicked game † Isaac   Dim 1 Oct - 23:26


wicked game
It's the wrong time but he's pulling me through It's a small c r i m e and I've got no e x c u s e. Is that alright ? Give my gun away when it's loaded, is that alright ? If you don't shoot when it's loaded it how am I supposed to hold it …

Poupée aux grands yeux écarquillés qui a le regard figé, la capuche bien affutée. Prisonnière de l’attention des étrangers, captive de son propre échappée. Elle est cachée, son corps entrelacé par l’obscurité d’une ruelle reculée. Elle scrute sans pousser à la curiosité, juste en retrait en train de grignoter ses ongles abîmés. Pauvre gamine laissée de côté qui a l’air malade ou simplement fatiguée. Elle se retrouve dans ces quartiers bien friqués, ceux qu’elle ne pourra jamais rêver. Eux et leurs conforts bien ancrés, eux et leurs richesses insensées. Elle est à l’extreme opposé et pourtant elle reste bien paralysée dans le noir complet. Attendant simplement une opportunité, une chance de pouvoir se réfugier dans une de ces bâtisses bien décorées. Elle attendait simplement de voir sa proie apeurée, cette victime parfaite qui se découpait doucement à l’entrée pour détaler. Pauvre gars paumé, pauvre gars qui se mélangeait dans ses souvenirs entremêlés, entre la mélancolie et la folie. Petite étrangeté qu’elle avait sauvée des couloirs morbides de cette prison de tarés. Par affection ou par refus d’abandon. Mais dont elle avait perdu les traces suite à leur fuite. Elle le regardait doucement Orphée de son regard ambré, le palpitant détaché et le sourire discret. Et pourtant elle se cachait lorsque cette silhouette passait à ses côtés sans se soucier des enjeux à proximité. Car elle ne pouvait lui parler, par sécurité. Car elle ne pouvait lui infliger sa familiarité de peur qu’il ne la laisse plus s’éloigner. Alors elle l’observait dans sa démarche décontractée juste s’échapper face à elle. Une pointe au coeur, la cage thoracique compressée. Puis lorsque son corps se laissait dévorer dans la nuit pleine, elle fonçait se cachant des moindres lampadaires bipolaires pour faire le tour de sa maison en toute discrétion. Il ne semblait pas avoir la moindre présence à l’intérieur alors elle se ruait trouvant une entrée au travers d’une fenêtre mal fermée, elle remontait celle ci pour s’y glisser et enfin elle soupirait. Crachant son anxiété en une expiration longue, elle regardait son environnement avec une certaine fascination. Ses doigts venant jouer avec le moindre objet pour le reposer à la même place, elle essayait de trouver des photos ou bien des souvenirs, mais vite elle se laissait tomber dans les draps du pauvre garçon paumé pour sentir ce parfum si acidulé. Poupée qui ne savait se contenir, ou mentir, il lui manquait ce gars. Lui qui la comprenait toujours malgré ses dégâts, malgré ses fracas. Il lui manquait énormément tout simplement. Alors elle s’accrochait à ces détails, cette saveur dans son nez, la propreté de cette chambre où il avait du s’acharner à ranger. Elle s’attachait à la moindre petite chose qui pourrait lui rappeler la douceur qu’il avait su lui porter dans leur enfer commun.

Puis elle se relevait, ne pouvant se permettre de trop tarder, car elle le connaissait, et surtout elle l’avait observé depuis un mois, elle avait calculé chacun de ces horaires, chacune de ces sorties pour se rendre ici. Chaque délai qu’il lui offrait pour se noyer dans ce confort particulier. Alors elle se bougeait sachant que sa sortie n’était que de courte durée. Elle s’enfouissait dans la salle de bain avec une discrétion béante, laissant les lumières éteintes puis elle se déshabillait, virant ses fringues malfamées pour se réfugier sous le jet d’eau bien trop chaud. Son corps se décontractant immédiatement, elle laissait les gouttes se perdre sur son corps marqué, nettoyant chaque trace de saleté avec une étrange douceur, puis elle attrapait le savon pour s’embaumer et respirer ce parfum sucré. Et le temps s’écoulait et elle s’abandonnait la poupée à ce réconfort entier. Oubliant pendant un instant son errance, elle effaçait les plaies et l’horreur de ses banalités alors que le tintement des gouttes rythmaient à ses tympans. Et que rien d’autre ne l’importait que cette douce mélodie à cet instant…
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MessageSujet: Re: wicked game † Isaac   Ven 6 Oct - 17:27


wicked game.
orphée moriarty & isaac lewis
Rentrant à la maison, après une de ses séances habituelles avec son psy, Isaac attrapait une bouteille d'eau dans le frigo et monta directement dans sa chambre. Il n'avait pas besoin d'inspecter les lieux pour savoir que sa tante était encore au bureau. Cette dernière était un bourreau de travail, de sorte que, la plupart du temps, il avait cette immense maison pour lui tout seul. Cependant, il préférait rester dans sa chambre.

Sans doute que la vie de sa tante ait été chamboulée à jamais le jour où elle s'est retrouvée coincée avec Isaac. Un fait dont il ne s'en préoccupait pas vraiment. Après tout c'était elle qui lui avait proposé d'elle-même de l'héberger. Il n'avait pas eu dix mille options devant lui. En gros, soit il allait vivre avec elle, soit retour à la case hôpital psychiatrique. Le choix avait été rapidement fait. Isaac avait beau en avoir voulu à Orphée les premiers jours suivants leur escapade, il avait fini par changer d'avis sur le sujet. Réapprenant petit à petit à reprendre gout à la vie normale. Aussi normale qu'elle pouvait être avec un don comme le sien.

Même si sa tante ignorait surement tout de la façon dont on élève un jeune homme qui a passé la majorité de sa vie en hôpital psychiatrique, elle ne faisait pas les choses à moitié. En effet, à peine avait-elle décider d’accueillir Isaac qu’elle décida de vendre son appartement, afin d’acheter  cette immense baraque et engagé l’un des meilleurs décorateurs du coin pour aménager sa chambre. Outre l’essentiel – un lit, une commode, un bureau –, il y avait aussi une télé à écran plat, un immense dressing, une salle de bains gigantesque avec Jacuzzi et douche, un balcon avec une vue sensationnelle sur le lac Coldlake, sans oublier son repaire : une salle de jeu équipée d’un deuxième écran plat, un bar avec évier, une micro-onde, un mini-frigo, un lave-vaisselle, une chaîne hi-fi, des fauteuils, des tables, des poufs… la totale, quoi. Comme sa tante passait sa vie avec ses confrères avocats et leurs clients VIP, elle se figurait peut-être que tout ce luxe était nécessaire. Chose dont laquelle Isaac n’allait pas se plaindre, oh que non jamais. Il l’avait presque oublié ce gout qu’il avait eu pour le luxe. Il n’avait jamais su si elle n’avait pas eu d’enfant parce que son travail ne lui en avait pas laissé le loisir, parce qu’elle n’avait pas encore rencontré l’homme de sa vie ou bien parce qu’elle n’avait jamais voulu en avoir par principe. Peut-être un mélange des trois. 

Pénétrant dans sa chambre, Isaac pu entendre distinctement le son de sa douche. Ce n’était quand même pas sa tante, à l’intérieur ? Pourquoi irait-elle dans sa salle de bain alors qu’elle-même en disposait d’une ? Sa douche était-elle cassée ? Non… Il aurait vu ses affaires en-bas. Mais alors qui était-ce ? Un soupire s’échappa discrètement de ses lèves alors qu’il s’avançait d’un pas las, jusqu’à la salle d’eau. Une hallucination… C’était surement une putain d’hallucination qui allait se dresser devant lui, il en était certain. Il en était tellement persuadée que même en apercevant ce visage familier dans son plus simple appareil, il ne put croire une seule seconde qu’elle était bien réelle.

- Putain… J’me met à m’imaginer des personnes que je connais maintenant…

C'était tout simplement de pire en pire… Était-ce réellement une bonne idée d'avoir quitter cet hôpital finalement ? Il avait beau encore prendre ses médocs pour calmer ses hallucinations, ils étaient beaucoup moins fort que là-bas. S'éloignant de cette hallucination des plus surprenante, il tourna les talons pour rejoindre sa salle de jeu. Il se dirigea vers le bar, pour prendre troquer finalement sa bouteille d'eau pour une bouteille de whisky afin de s'en servir un verre pour ensuite s'asseoir sur un fauteuil pour s'occuper l'esprit avec un jeu vidéo tout en buvant. Espérant profondément que cette hallucination ne perdure pas. Imaginer Orphée, c'était comme lui planter une aiguille dans le coeur. Cette gamine pour laquelle il s'était pris d'affection après tout ce temps passé avec elle, pour finalement ne plus avoir de nouvelles d'elle.
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MessageSujet: Re: wicked game † Isaac   Ven 6 Oct - 22:48


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Le confort. Ce besoin insatiable de se prélasser dans un sentiment de facilité. Cette envie insensée de gagner des billets pour étaler sa carcasse sur quelque chose de douillet. Poupée qui ne comprenait pas cette notion, qui ne pouvait même toucher du bout de ses phalanges glacées cet idéal banalisé. Elle se laisse bercer par ce fantasme lorsque l’eau s’écoulait sur son corps rouillé, sachant pertinemment que ce ne serait jamais à elle. Cette richesse, cette sensation agréable, ce bien matériel qui vous rend si superficiel, si artificiel. Orphée elle était faite de dentelle, elle tissait les toiles de sa vie en luttant en permanence contre la précarité, ne cherchant plus un moyen d’exister dans cette société mais bien de persister. De survivre contre les aléas qui s’abattent avec fracas contre ses os las. Et cet instant là, elle ne devrait pas. Elle ne devrait pas être là. Juste profiter de ça, de cette douche fauve, de cette maison chaude. Elle n’en avait aucunement le droit, car cela ne lui appartenait pas. Et pourtant, elle restait immobilisée sous la chaleur des gouttes contre sa peau veloutée. Elle restait paralysée rien qu’à l’idée de se faire chopper, de devoir retourner dans cet enfer carnassier, derrière ses barreaux rouillés. Souvenirs prématurés qui reviennent l’érafler, qui ne cessent de la hanter jusqu’à la pétrifier. Tout comme le visage de celui qu’elle a abandonné avec regrets. Celui qui devait se noyer chaque soir sous cette pluie fiévreuse pour effacer l’horreur du passé. Elle l’imaginait Orphée, ce gars qui se prélassait à présent dans ce confort qu’elle ne peut même espérer. Et sans doute qu’elle l’enviait, oui elle l’enviait démesurément d’avoir ce qu’elle ne pourrait jamais escompter et en même temps elle était heureuse de le savoir en sécurité, bien logé, bien nourri, bien en vie. Loin de cette folie permanente de la fuite. Courir toujours loin de toute société, ne plus parler, voler, dormir dans des ruelles d’obscurité. Il ne le méritait de subir ce calvaire insipide. Car il n’avait rien demandé, il ne voulait pas partir lui, il voulait rester là bas dans cette prison pour les tarés. Mais Orphée elle avait été égoïste elle avait pensé à le sauver plutôt qu’à l’abandonner. Mais elle savait pertinemment que ce n’était qu’un caprice de sa part, un besoin évident de le garder à proximité, de pouvoir le voir encore malgré les conditions damnées. Mais qu’importait à présent, car elle ne pouvait pas même lui parler. Elle devait simplement profiter de ces moments là, où elle s’immisçait dans son foyer, pour se nourrir de son quotidien. Pour sentir son parfum, ou pour le scruter derrière des photos figés. Poupée c’est de la folie. Poupée tu risques ta vie. Elle n’écoute plus Orphée ses pensées d’insécurité, elle se prélasse dans son audace. Et de ses doigts elle efface la crasse. La pauvreté de sa carcasse fatiguée, l’odeur de sa précarité. Elle s’imprègne de cette effluve dans un réconfort sans remords. Jusqu’à comprendre ses torts. Jusqu’à entendre cette voix qui la fout en éclats. Jusqu’à scruter cette ambre dorée qui l’observe dans sa nudité. Jusqu’à reconnaitre ce visage qui avait trop de fois était déformé par des larmes incontrôlables.

Putain… J’me met à m’imaginer des personnes que je connais maintenant…

Isaac. Son coeur manque un raté à Orphée. Et pourtant poupée elle n’ose bouger, elle n’ose se manifester, elle le laisse dans sa confusion entière pour essayer de fuir par l’arrière. Mais il s’échappe Ie brun sous ses grands yeux écarquillés, ne décelant plus la réalité face à ces illusions délabrées. Et elle écoute ces pas la jolie, attendant ainsi une opportunité, une chance pour repartir et le laisser en paix. Puis enfin elle s’agite lorsque le bruit devient discret. Elle éteint l’eau pour attraper une serviette au plus vite mais dans son agitation, elle s’étale au sol dans un brouhaha impressionnant. Ses pieds glissants l’empêchant de garder un équilibre constant. Elle ne pense plus à se sécher, mais bien à détaler. A juste fuir vite pour qu’il ne puisse plus l’atteindre. Pauvre poupée qui ne peut affronter ce gars paumé, qui refuse de voir la vérité. Elle attrape ses vêtements sans songer, son corps encore mouillé, et elle se met à courir vers la fenêtre vers laquelle elle était entrée. Laissant ses empreintes sur le plancher, elle ne pense plus à rien, ni même au froid à l’extérieur qui la laissera sans doute pétrifiée de froid, ni même à sa sécurité. Elle ne peut juste pas l’affronter. Alors elle continue de s’agiter, d’essayer d’ouvrir cette putain de fenêtre qui glisse entre ses phalanges glacées.
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MessageSujet: Re: wicked game † Isaac   Sam 14 Oct - 21:44


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Pourquoi ne pouvait-il pas être normal ? Pourquoi il fallait qu'il ait ces constantes apparitions ? Il ne comprenait pas. Il ne comprenait pas du tout. Pendant des années, il était resté dans un établissement spécialisé et pourtant rien n'avait changé. Toutes ces années gâchées pour rien... Ou presque rien. Il avait au moins apprit à comment se débarrasser de ses hallucinations pour l'espace de quelques instants. Les médocs... Il n'avait qu'à en prendre une grosse dose et il était tranquille pour quelques heures. Malheureusement, Isaac ne pouvait pas succomber à cette méthode régulièrement. Pas si il voulait sortir et il ne pouvait pas non plus se laisser tenter par cette facilité lorsque sa tante était dans les environs. Pas si il voulait rester dans cette maison. Pas si il ne voulait pas se faire renvoyer à l'asile. Qui sait combien de chances elle pourrait lui accorder ? Après tout jusque là, sa famille ne lui avait pas vraiment accordé le bénéfice du doute. À chaque incident ils en avaient profité pour l'envoyer à l'hôpital. Jamais ils n'avaient cherché, à tenter de comprendre Isaac. Songer ne serait-ce qu'un petit moment que le jeune Lewis était lucide. Non, ils n'avaient fait que se reposer sur les antécédents de la famille, à toutes les tares qui leurs étaient tombés dessus. Considérant la cas Isaac comme l'une d'entre-elles.

Cependant, Isaac n'était pas normal. Et ce fait s'imposait une nouvelle fois à lui de plein fouet lorsqu'il se retrouva face à face dans la salle de bain avec Orphée. Ou plutôt ce qui croyait être le fruit de son imagination. Cela ne pouvait être qu'une illusion. Qu'est ce qu'elle foutrait là chez lui ? Il n'avait plus eu de nouvelles d'elle depuis leur séparation. Elle avait tout simplement disparu de la circulation. Il lui était arrivé souvent de souhaiter la revoir. Mais de là, à se la projeter ? C'était une première. Et s'imaginer quelqu'un complètement nu, c'était une première également. Une preuve que son esprit allait de plus en plus mal. Alors comme il le faisait souvent dans des cas similaires, il se réfugiait dans l'alcool, entre autre. Mais quelque chose n'allait pas. Il le sentait. Tout cela ne coïncidait en rien avec toutes les autres apparitions qu'il avait pu avoir. Celle-ci était trop différente. Sous le brouhaha qui vint jusqu'à ses oreilles, Isaac finit par retourner dans la salle de bain. La scène qu'il avait devant lui, le rendait encore plus perplexe.

- Pourquoi tu ne traverses pas le mur ? Pourquoi tu ne disparais pas tout simplement ?

D'habitude, ses hallucinations se contentaient de disparaitre en un clin d'œil. Jamais, elles se donnaient de mal pour sortir comme une personne normale. Isaac était tout simplement perdu. Soupirant quelque peu, Feliks finit par s'approcher de la fausse Orphée. Lasse de ce manège, il tente de l'aider à ouvrir la fenêtre. Cependant, son bras frôla le sien. Ce qui eut pour effet de l'arrêter complètement. Ce n'était pas normal.

- T'es réelle ?

Le doute s'éprenait de lui alors que sa main finit par longer le bras d'Orphée jusqu'à sa main. Elle était réelle, il ne pouvait pas en être possible autrement. Jamais, auparavant, il n'avait réussi à toucher les personnes qui lui apparaissaient. Ça a toujours été que du vent, il avait toujours brassé l'air, sauf cette fois-ci.

- Orphée ?

Il avait du mal à le croire. Son regard se plongeait dans le sien, alors qu’il recherchait une réponse à ses interrogations. Était-elle vraiment réelle ou son esprit se jouait une nouvelle fois de lui ? Cela faisait-il de lui un fou, de vouloir croire absolument que cette fois-ci il ne se faisait pas d’illusions ? Même si cela lui paraissait improbable ? Même si aucune raison poussait Orphée à être là, en ce moment-même. Il était tellement perturbé qu’à vrai dire il ne faisait même plus tenu à sa petite tenue ou même au fait qu'il lui tenait toujours main. Que ses doigts étaient toujours glissés entre les siens. Il hésitait encore entre le fait de partir ou lui tourner le dos pour lui laisser un peu plus d’intimité afin de s’habiller. Même si dans ce doute certain, Isaac aurait pu le faire, il craignait qu’elle disparaisse en un claquement de doigt. Découvrir que tout cela n’était que le fruit de son imagination une nouvelle fois, ne ferait que le rendre malade un peu plus.  
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MessageSujet: Re: wicked game † Isaac   Dim 15 Oct - 1:11


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Danger environnant, souffle insuffisant. Poupée qui chute de son équilibre futile, qui tente encore de se libérer de tout son passé. Elle a le coeur en apnée, les paupières écarquillées, et le corps alerté. Panique dense qui se répand dans son sang en un instant. Elle lutte difficilement quand elle comprend lentement que s’il la trouve là, elle pourra sans doute s’accrocher à lui comme elle l’a toujours fait. Mais elle ne peut lui offrir sa médiocrité, lui montrer toute sa fragilité. Pauvre poupée qui se bat contre ses propres dégâts, elle ne peut pas lui infliger cela. Ses fracas intérieurs, sa nature d’horreur. Monstre en cage, créature si peu sage… Et si elle se transformait sous son regard terrifié, sous le flot d’émotions en ébullition. Orphée elle a la peur dans les entrailles, et elle se fait la malle. Sous les questions sans conclusions, sous sa hantise de l’affront. Elle s’égare, elle s’emmêle dans sa maladresse ne pouvant plus gérer sa détresse. Et les secondes s’écoulent lentement sous ses erreurs à répétition alors qu’elle se trouve face à cette fenêtre, seule échappatoire à son désespoir. Et que ses doigts ricochent contre le loquet bloqué et qu’elle perd sa rationalité. Elle voudrait hurler, ou juste fracasser le verre pour s’échapper. Mais la discrétion reste sa seule solution. Alors ses phalanges glacées continuent de s’animer sous son anxiété. Puis les pas reviennent sonner sous le silence entier. Danger qui se rapproche précipitamment, qui la pousse à s’activer plus furieusement. Et le jugement qui tombe soudainement…

Pourquoi tu ne traverses pas le mur ? Pourquoi tu ne disparais pas tout simplement ?

Quelques mots qui lui font fermer les yeux. Quelques mots qui lui rappellent leurs conditions, leurs maux. Leur fragilité et leur particularité. Leur don que tous deux avaient hérité sans rien demander. Leur malédiction aux airs de condamnation. Ils avaient fuit, mais ils n’étaient en rien guéris. Et elle était partie, le laissant ainsi. Dans cette folie constante, oppressante. Puis elle l’entend le brun qui se rapproche lentement, qui va se rendre compte à tout moment qu’elle n’est pas une illusion. Il s’approche et elle se décroche. Les lèvres pincées, les paupières fermées. Elle prie poupée. Elle supplie poupée. Pour qu’il puisse encore se bercer de son utopie d’hérésie. Mais elle le sent doucement, quand leurs bras se touchent soudainement sous le silence béant. Et qu’elle perd soudainement tout contrôle, tout équilibre et qu’elle tombe en chute libre.

T'es réelle ?

Elle ne veut pas, elle ne peut pas lui infliger ça. Poupée qui se renferme totalement, qui s’inflige tous les tourments. Elle s’insulte silencieusement comme une enfant. Se maudissant simplement d’avoir mal calculé son temps. Et le toucher continue de l’électriser la poupée, quand les doigts glissent lentement le long de son bras pour ne lui offrir que ses frissons, ses électrochocs virulents qui ravivent peu à peu ses sentiments. Elle voudrait lui dire d’arrêter, qu’elle n’appartient pas à sa réalité mais les mots restent bloqués quand ses phalanges viennent enlacer les siennes dans une douceur rêvée.

Orphée ?

Elle ne peut plus s’échapper poupée, il faut qu’elle fasse face à la vérité. Et sous l’énonciation de son identité, elle ouvre enfin ses grands yeux écarquillés pour plonger dans l’ambre de ce regard magnétique, électrique. Et Orphée elle se sent toute petite quand il la regarde comme ça. Quand il lui donne l’impression qu’elle est quelqu’un d’important. Quand il lui donne l’impression qu’il bouillonne de ressentiments. Elle n’arrive plus vraiment à bouger poupée, car elle a rêvé de cet instant depuis bien trop longtemps. De le revoir ainsi, aussi proche d’elle, de pouvoir le toucher, de pouvoir lui parler. Il était le seul à qui elle pouvait encore accorder sa confiance délabrée, le seul qui pouvait encore lui décrocher un sourire guilleret sur ses lèvres rosées. Et elle avait envie de pleurer poupée sous les émotions qui la torpillaient. Alors enfin sa carcasse bougeait, tandis qu’elle abandonnait la lutte, contre son anxiété et ses terreurs cachées, et qu’elle se jetait sur lui pour l’enlacer. Ses bras venant s’accrocher à sa nuque, ses jambes venant se coller à son bassin, elle était agile la poupée et elle ne voulait plus le lâcher. Petite araignée qui créait sa toile. Elle serrait son corps nu contre le sien, comme si on allait lui enlever à chaque instant. Oubliant l’ambiguïté, se noyant dans son innocence, elle ne pensait plus à rien qu’à ce réconfort. Cette impression d’être vivante bien que suffocante. Elle glissait sa tête dans la base de son cou pour se nicher dans la chaleur de ce dernier, et elle lâchait enfin tous ses sentiments. Quand de ses yeux de poupée s’écoulaient quelques larmes salées. Sous le bonheur de juste pouvoir le sentir contre elle. Sa main quand à elle venait se glisser dans les mèches entremêlées du brun qu’elle caressait silencieusement. Il lui avait tellement manqué…
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MessageSujet: Re: wicked game † Isaac   Mar 17 Oct - 16:48


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Plus les minutes s'écoulaient et plus les certitudes d'Isaac s'écroulaient. Quelque chose n'allait pas. Tout lui criait que tout ceci n'était pas le fruit de son imagination. Pour une fois. Les indices tombaient un à un. Ne cessant de lui prouver que cette fois-ci était différente. Mais il n'y croyait tellement pas… Tout cela semblait tellement irréel… Les chances n'étaient que minime. Quelques doutes subsistaient, des doutes qu'il exprima à voix haute par des questions. Pourquoi ne disparaissait-elle pas comme toutes les autres ? Il avait beau poser cette question, au fond de lui il ne tenait pas tant que ça, à ce qu'elle s'évapore, réelle ou non. Mais il savait très bien que plus tôt elle disparaitra de son champ de vision, moins ça le chamboulera. Cependant, toutes ces pensées s'envolèrent à l'instant même où sa peau frôla la sienne. Ce n'était pas une illusion, ça ne pouvait pas… Jamais, le jeune homme n'était parvenu à toucher les apparitions qui se faisaient devant lui. Pourtant, ce n'était pas faute d'avoir essayé…

Que ses doigts ne rencontrent pas le vent, c'était une première. Alors, Isaac continue. Il continue de la toucher comme il le faisait, doucement, surement le long de son bras. Comme pour se faire à l'idée qu'elle était bien là, que tout ceci n'était pas uniquement qu'un rêve. Doigts entrelacés, Isaac ne pouvait plus se leurrer. Elle était bien là sa Orphée, en chair et en os. Il ne savait ni comment, ni pourquoi mais il s'en fichait à cet instant présent. Tout ce qui comptait c'était qu'elle était là devant lui. Ils avaient fini par se retrouver. Enfin leurs regards se recroisaient à nouveau. Orphée fut la première à bouger, se retrouvant rapidement sur Isaac. Ce dernier chancela quelque peu jusqu'à se retrouver dos contre le mur afin d'améliorer sa stabilité et éviter de les faire tomber tous les deux. Durant les premiers instant, il oublia complètement la nudité d'Orphée, la serrant tout contre elle. Ses mains passant de la taille de la brune à son dos où ruisselait toujours des gouttes d'eau dégoulinant de ses cheveux mouillés. Son souffle devint court alors qu'il sentait la respiration d'Orphée glisser le long de son cou. Et c'est son esprit qui se retrouvait dans une délicieuse torpeur lorsque les doigts de la jeune femme se glissèrent entre ses cheveux. Jamais ils n'avaient été aussi proche, pas même lors des quelques mois passé seuls tous les deux. Leur situation ne s'en était surement pas prêté. Surtout le comportement d'Isaac qui à l'époque n'avait pas vraiment été enclin à la chose. L'acceptation difficile de cette liberté. Le reconditionnement à la vie extérieur. La découverte d'une vie dans la précarité. Tellement de choses, dont il n'avait pas été habitué et autant dire qu'il avait été complètement dépendant d'Orphée.

- Je suis tellement content de te revoir.

Chuchota-t-il même s'ils n'étaient que tous les deux dans cette grande demeure. Garder ce moment intime. Reculant légèrement son visage afin de pouvoir la regarder, il finit par remarquer ses larmes. Larmes qu'il sécha délicatement du bout de ses doigts, comme s'il craignait de briser son visage de poupée par un geste trop brusque. Isaac avait totalement conscience qu'elle était sans doute plus forte que lui et pourtant elle paraissant toujours autant fragile. Une fragilité apparente attendrissante. Un charme particulier dont on ne pouvait échapper, succomber.

- Tu m'as manqué…

Toujours empruntant son ton doucereux, il posa le front contre le sien. Accentuant d'autant plus leur proximité. Ça se passait tellement naturellement que ce rapprochement s'effectuait sans qu'il n'en ait vraiment conscience. Sans doute se serait-il enfuit si cela avait été le cas. Lui le petit garçon craintif, appréhendant les contacts mais pourtant en raffolait au fond de lui. Une telle proximité, il ne pouvait l'avoir qu'avec Orphée. Venant d'autres personnes, cela le mettrait mal à l'aise.

- Par contre, ce serait vraiment dommage que tu tombes malade.

Oui, ce léger détail avait fini par clignoter dans son esprit. Un conseil qui même une fois énoncé, ne le fit pas bouger. Le seul mouvement, fut un léger sourire en coin qui s'était dressé sur ses lèvres. Isaac la laisserait d'elle-même s'éloigner de lui. Mais franchement, il n'était pas du tout pressé. Même si son cerveau était en état d'alerte face à la nudité d'Orphée mais son corps lui, voulait rester contre elle. 
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MessageSujet: Re: wicked game † Isaac   Lun 23 Oct - 21:39


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Bonheur excessive qui la rend excentrique. Joie insensée qui vient la torpiller de ces sentiments entremêlés. Orphée elle ne veut plus lâcher cette parenthèse dorée. Ne plus sentir glissé cet éphémère entre ses phalanges glacées. Elle veut juste se régaler de cette complicité qui lui a tellement manquée. Vide qu’elle même s’était infligée pour leurs sécurités. Pauvre poupée égoïste qui avait flirté avec la liberté pour se rapprocher de cet étranger. Elle l’avait perdu contre son gré. Et à cet instant, elle ne peut plus s’empêcher d’espérer. Espoir noir qui s’incruste dans sa chair, comme une lame de rasoir. Denrée qu’elle ne s’était plus permise depuis des mois, lorsque sa carcasse trainait dans l’obscurité de cette ville délabrée. Elle s’était renfermée dans cette noirceur sans penser aux lueurs. Eclats de clarté qui refont battre son coeur. Lumières particulières que dégageaient ce gars. Et elle ne retient pas Orphée, ses mouvements agités, ses sanglots étouffés, ses larmes éparpillées, elle lui saute dessus pour se l’accaparer, manquant de l’entrainer dans une chute désorganisée. Et elle se laisse amadouer par ce toucher, par ce corps contre lequel elle se repose dans une certaine osmose. Elle laisse tout tomber, sa fierté, sa sécurité, sa dignité pour apprécier ce moment figé. Et elle le sent qui vient l’encercler de ces mains agiles, de ses paumes douces qui caressent ses hanches pour remonter dans son dos où les gouttes glissent sur sa peau. Pour la tenir, pour la maintenir dans cet équilibre futile. Pour lui prouver qu’elle n’est plus seule. Qu’il la tient entre ses mains pour effacer son chagrin. Et poupée elle suffoque, elle se disloque. Elle rétorque avec sa douceur sans rancoeur, quand ses phalanges s’attachent à ces mèches entremêlées, quand son souffle vient s’exiler sur sa gorge libérée. Elle inspire la chaleur cette poupée, elle aspire toute cette proximité pour se sentir exister.

Je suis tellement content de te revoir.

Murmure tremblant. Mots réconfortants, béants qui la laisse pantelante. Ses babines venant se retrousser, elle a ce léger sourire Orphée, ce rictus guilleret qui ne risque pas de s’effacer. Bouffée d’air frais qui la fait briller de sa beauté. Et il se recule Isaac pour l’admirer dans son innocence, dans son ignorance. La confrontant à cette proximité qui dessine des rougeurs sur ses joues mouillées. Il efface les gouttes qui se découpent sur celles ci avec une délicatesse incroyable, tendresse qui la laisse à bout de souffle.

Tu m'as manqué…

Et l’aveu. Cette confession qui la réchauffe de l’intérieur. Puis le brasier lorsque ce dernier crève la distance de sécurité pour juxtaposer son front sur le sien et qu’elle se laisse charmer. Poupée qui a des flammes dansantes dans sa carcasse lasse. Elle l’entend son palpitant qui s’abat de battements. Mais elle fait taire la cohue de son coeur perdu, pour profiter de ce contact ingénu. Ses doigts continuant de voguer dans ces mèches brunes, elle a le sourire ancré, les lèvres retroussées et elle ferme ses paupières pour graver cet instant dans ses souvenirs entremêlés.

Par contre, ce serait vraiment dommage que tu tombes malade.

Mais la réalité retombe sur les deux esprits échauffés. Vérité de sa nudité qu’elle avait totalement zappée mais qui surtout à cet instant accentuer son rictus carnassier. Elle ouvre ses grands yeux écarquillés la poupée pour observer ce même sourire sur les lèvres de son taré. Et ses doigts perdus dans ces mèches viennent caresser la machoire de ce dernier. Toucher délicat pour ne pas perdre cette proximité.  Parce qu’Orphée elle veut pas s’éloigner, elle veut encore profiter de leurs corps entrelacés sans être gênée. Alors elle l’attire encore la poupée, pour se serrer encore contre lui, son nez revenant titiller sa gorge à découvert, elle dépose un petit baiser dans la base de celle ci, puis ses jambes viennent relâcher la prise de son bassin pour retrouver le sol tandis qu’elle continue de l’enlacer. Et enfin à contre coeur, après une minute trop courte, elle s’éloigne de lui pour aller récupérer  ses affaires à l’envers. Tissus imbibés de crasse à cause de sa vie lasse. Elle hésite Orphée, puis elle glisse vers les placards d’Isaac pour lui piquer un t-shirt trop large et un caleçon propre, elle les enfile sans songer puis une fois les vêtements trop amples sur elle, elle pose la question.

Ca te dérange pas ?

Orphée elle marchait à l’envers, elle agissait avant de demander. Elle n’avait jamais fonctionner comme tout le monde et peut être que cela faisait son attrait et sa particularité. Mais elle faisait un peu pitié dans ce caleçon trop grand, cependant elle s’en foutait. Et déjà elle attrapait la main d’Isaac pour l’attirer vers elle.

Tu m’as vraiment manquée toi aussi.
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MessageSujet: Re: wicked game † Isaac   Mar 31 Oct - 16:22


wicked game.
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Maintenant qu’il la retrouvait, Isaac espérait ne plus jamais la revoir partir. C’est maintenant qu’il l’avait devant lui, qu’il se rendait de ce trou béant que leur séparation avait laissé au creux de sa poitrine. Un sentiment de vide dont il avait pourtant eu conscience quelque part au fond de lui. Revoir Orphée c’était un peu comme se sentir revivre. L’impression de ne plus être seul. Oui sa tante vivait avec lui, ce qui faisait qu’il n’était pas vraiment seul. Cependant, Orphée, elle, elle le comprenait. Ils avaient vécu tant de choses ensemble… Et Isaac, lui, ne pouvait se contenir de lui exprimer ce qu’il ressentait à ce moment-même. Sa joie de la retrouver, le manque de sa personne. Aucune raison de se cacher derrière un masque. Entre-eux, il n’y avait pas de faux-semblants. Et de toute manière pourquoi cacher ses ressentis alors que ses paroles avaient le don de faire sourire la jeune femme ? Ce sourire qui lui avait également tant manqué. Ce même sourire dont il lui était arrivé de rêver certaines fois. Un rappel de sa mémoire afin de ne pas risquer de l’oublier. Elle qui avait fait tant de choses pour lui. Qui l’avait sauvée de cette vie monotone, grise, dénué de sens. Elle lui avait montré qu’était la vraie vie. Lui avait prouvé que rester shooté au médocs ce n’était pas vivre. Et surtout, elle l’a toujours traité comme une personne normale.

En somme, Isaac tenait beaucoup à Orphée. Son esprit était totalement focalisé sur elle. Si bien qu'il avait finit par se rendre compte de cette situation complexe. De sa nudité complète alors qu'il la tenait entre ses bras. Pourtant, il se contentait de lui souligner ce détail subtilement. Sans pour autant s'empêcher un léger sourire se dresser sur ses lèvres. Mais il ne bougeait pas. Et Orphée ne semblait pas non plus de mettre à terme à leur proximité. Bien au contraire, des frissons naissants le long de sa mâchoire lui signalant les doigts de la brune parcourant sa peau délicieusement. Avec joie, de nouveau ils se retrouvent enlacés l'un contre l'autre. Isaac ne s'échappe pas de son emprise, comment le pourrait-il ? Cette chaleur humaine, il l'avait tellement quémandé durant des années sans jamais la recevoir. Ce n'est qu'avec Orphée qu'il eut le droit à de tels rapprochements. Cependant, avant cela avait uniquement pour but de le calmer durant ses crises. Le seul truc qui fonctionnait hormis les calmants administrés par les infirmiers.

Son coeur manqua un battement lorsqu'il sentit le baisé d'Orphée au creux de sa gorge. Le temps de s'en remettre, elle était déjà en train de fouiller dans ses affaires. Devant une telle scène Isaac ne put s'empêcher de douter l'espace d'un instant. Espérant qu'il n'avait pas mis de vêtements sales là-dedans. Cela pouvait lui arriver quelques fois, il est vrai. Cependant, apercevoir la jeune brune revenir avec des vêtements propres à lui, le visage dénué de tout écœurement, le rassura. C'est bon, il n'avait pas commis cette erreur suprême. Ce petit stress passé, il put à nouveau sourire.

- Non pas du tout. Ça te va très bien !

Son sourire était devenu légèrement moqueur, il est vrai. Mais ça n'empêchait pas Isaac de trouver ça mignon. Voir son petit corps à elle dans ses vêtements à lui trop grands, ne faisait qu'amplifier son apparence de petite poupée fragile. Pourtant, il le savait très bien qu'elle ne l'était pas. Cette fille était pleine de surprises. Tant de complexités dans un si petit corps. Des éléments contraires mais qui pourtant faisait tout son charme. Comment résister alors qu'une nouvelle fois, elle l'attirait vers elle. Isaac se laissait totalement transporté, laissant sa petite main l'entrainer vers elle. Il lui répond d'un sourire à sa confession, lui servant un regard pétillant. Il lui avait manqué à elle aussi. Un aveu qui lui fit chaud au coeur. De son pouce, il caressa le dessus de sa main, doucereusement.

- Comment tu t'es retrouvée ici ? Tu savais que j'habitais ici ?

Tant de questions lui brûlaient les lèvres. Cependant, il tentait de les contenir un maximum. Ne laissant échappé que les primordiales en premier. Il ne voulait pas gâcher ce moment, en embêtant Orphée avec des milliers de questions. Il ne voulait pas lui donner l'envie de fuir à nouveau. De s'échapper par la fenêtre comme elle avait voulu le faire il y a quelques minutes.
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MessageSujet: Re: wicked game † Isaac   Mar 7 Nov - 22:37


wicked game
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Rêve bien trop fantasmé, réalité qui semble faussée… Poupée elle ne peut plus lâcher, elle ne peut plus abandonner cette parenthèse dorée. Son palpitant ne cessant de paniquer, ses lèvres ne se démaquillant pas de ce sourire léger. Elle a oublié ce que ça faisait Orphée d’effacer la lutte perpétuelle, la fuite cruelle sans avoir quelqu’un à proximité. Vie de sursis. Vie sans aucun répit. Elle se battait pour une meilleure existence, pour une justice qu’elle pensait conséquente. Enfermée pour un crime qu’elle n’avait pas commis, elle s’était tournée vers la folie, vers lui. Gamin qui se reposait entre ses mains pour abriter son chagrin. Môme qui entendait des voix en subissant tout son effroi. Orphelin étiqueté de taré, incompris de cette humanité. Elle avait compris que ce serait lui, celui avec qui elle s’offrirait la liberté. Mais elle n’avait jamais calculé que deux errants, deux fuguants seraient bien trop importants. Bien trop difficile à gérer. Et elle avait du lui échapper à lui aussi, espérant qu’il est une bonne vie. Mais c’est elle qui est restée en arrière, c’est elle qui aujourd’hui est toujours aussi précaire. Enfant misérable et instable. Alors à présent, qu’elle peut se reposer encore sur lui, elle s’offre cet interdit. Cette insécurité qui ne cesse de la faire cogiter. Mais elle refuse d’y penser. De réfléchir aux conséquences de cette démence. Poupée qui s’accroche à ces bras musclés, qui se berce dans cette chaleur qui lui a tant manqué. Elle soupire sous le toucher de ces doigts, elle expire sous les battements infernaux de son palpitant. Pauvre gamine qui se laisse approcher, qui oublie l’ambiguïté pour ce réconfort particulier. Orpheline qui n’a plus l’impression d’être seule. Qui vogue dans cette joie éphémère, elle brille comme un astre dans ce ciel amer. Elle se fissure cette ordure.  Sous la douceur, sous le bonheur. Elle se crève le coeur pour cet âme soeur. Esprit contradictoire mais si complémentaire. Existences diamétralement opposées mais si bien emmêlées.

Mais elle doit se détacher Orphée, ne pas se fier à cette facilité. Car cet instant sera surement le dernier. Alors elle s’écarte la poupée, pauvre pantin désarticulé qui va profiter de cette soirée comme si c’était son dernier jour dans cet univers délabré. Demain elle devrait repartir comme si de rien n’était. Faire semblant que ces retrouvailles ne se soient jamais exaucées. Et rien qu’à ce songe, elle a le coeur qui se serre sous cette misère. Alors elle tente de faire semblant, elle se rhabille l’enfant sous les yeux pétillants de cet errant. Qui se moque sous son accoutrement. « Non pas du tout. Ça te va très bien ! » Sourire léger, babines aiguisées. Orphée elle le regarde de ses grands yeux écarquillés, mémorisant chaque seconde de cette vision idolâtrée. Puis elle le frappe doucement comme pour se venger de sa moquerie. Son rictus ne quittant plus ses lèvres rosées, elle ricane légèrement avant lui rattraper la main, pour se nourrir de ce contact entier. Et sous ses mots qui s’effilent, elle sent la tendresse de l’ignorance, de leur innocence. Phalanges glacées qui entament des caresses  particulières, qui lui font baisser son regard fier sous ce toucher de fer. « Comment tu t'es retrouvée ici ? Tu savais que j'habitais ici ? »

Puis la réalité qui retombe sur ses épaules recroquevillées. Cette lâcheté qu’elle a gardé pendant des mois, à se recroqueviller dans ces draps quand il n’était pas là. A survivre dans la chaleur de cette maison, à se nourrir des souvenirs de sa propre vie. Elle avait vécu dans le manque, dans son absence, et elle avait respiré chaque effluves de son quotidien pour se sentir bien. Pour ressentir quelque chose dans son corps las, de tous ses fracas. Un réconfort lointain, un mirage qui à présent lui semble bien trop malsain. Elle relève son regard poupée, dans ces prunelles injectées de bonheur, dans cette ambre magnétique qui l’a fait tant de fois doutée. Elle admire cette curiosité, ne voulant plus se combler de sa lâcheté, elle lui devait la vérité mais elle avait peur de le blesser. De juste le voir s’échapper encore.

« Je… » Elle tente une approche mais elle se décroche. Son coeur manquant un battement. Puis elle reprend plus lentement, ses doigts s’accrochant à cette paume doucereuse.  « C’est pas la première fois que je me retrouve dans cette chambre… Ca fait un mois que je me glisse chez toi en douce. » Elle n’abaisse pas son regard la poupée, elle guette chacun de ses traits, sa main de libre venant se déposer sur le ventre de ce dernier, comme pour créer ce lien qu’elle allait saccager. «  Eh oui je savais que tu habitais ici, je t’ai observé c’est juste que … On n’a pas vraiment le droit de faire ça. » Elle se recule un peu Orphée, délaissant le corps d’Isaac pour faire pointer de sa main leurs deux corps distancés. « De s’approcher, de se parler, tu t’en es sorti et pas moi. Si on me trouvait ici, ça ferait de toi un complice tu sais ? Complice de cacher une meurtrière et une échappée d’asile chez toi. » Elle se pince les lèvres Orphée, son sourire s’effaçant peu à peu de sa mâchoire serrée. Et son regard vient joncher le sol sous le danger qu’elle leur crée. Car poupée elle se rend compte dans quel merdier elle s’est empêtrée, et dans lequel elle venait de pousser Isaac sans penser.
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MessageSujet: Re: wicked game † Isaac   Mar 28 Nov - 15:16


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Depuis qu'il avait été embarqué dans cette nouvelle vie, Isaac ne savait pas trop comment avancer. C'était presque étrange pour lui de mener une vie dite normale. Voire même difficile. Il avait l'embarras du choix, des milliers de possibilités et pourtant la plupart du temps il restait chez lui. Il ne sortait que pour aller voir son psychologue. Heureusement, sa tante était patiente avec lui ou plutôt, elle avait un emploi du temps tellement chargé la plupart du temps qu'elle ne pouvait pas vraiment se permettre d'être tout le temps derrière lui. Elle en avait déjà assez fait, en le sortant de la galère et en plus elle avait pris quelques semaines de congés pour se consacrer à lui lorsqu'elle l'avait prit sous son aile. C'est dingue quand même que ce soit sa tante, qui soit obligée de s'occuper de lui. Ses parents étaient toujours en ville, en bonne santé et pourtant, ils n'ont même pas cherchés à reprendre contact avec Isaac. Pourtant, le jeune homme avait fini par aller les voir. Pensant innocemment que si réussissait à faire disparaitre un minimum ce qu'il s'était dit sur lui dans les archives de la ville, ils voudront bien le recueillir de nouveau. Malheureusement, ce n’était pas si facile. Cela n’avait fait qu’empirer les choses. Même sa tante qui l’avait accompagné à ce moment-là, s’était fait engueulé d’avoir pris en charge Isaac sans attendre leur bénédiction. À les écouter, on aurait pu croire que les parents du jeune homme avaient l’intention de le laisser à l’hôpital psychiatrique toute sa vie…

Mais maintenant qu’il avait Orphée devant lui, Isaac ne pensait plus à tout ça. Il était impossible pour lui de parvenir à garder des pensées sombres en présence de la jeune femme. Elle avait toujours eu ce pouvoir sur lui, celui de pouvoir l’apaiser. Il plaisante même avec elle, en la taquinant sur sa tenue. Son sourire moqueur finit même par se transformer en un léger rire lorsqu’elle le frappa. Malgré cette ambiance légère qu’il ne voulait pourtant pas voir se dissiper, il ne peut s’empêcher de commencer ses questions. Cette curiosité lui brulant les lèvres. C’était trop gros pour être une simple coïncidence.

Quelle fut la surprise d'Isaac lorsque les révélations tombèrent une à une. Tout ce temps passé sans elle, elle lui avait tellement manquée et pourtant chaque jour elle avait été près de lui sans qu'il le sache. Comment aurait-il pu se douter de ceci une seule seconde ? Le brun fronça les sourcils. À vrai dire, il ne savait pas vraiment comment réagir face à tout ça. Pourquoi se cacher ? Pourquoi n'être pas allé le voir dès le premier jour ? Il était certain que si Orphée avait été à ses côtés dans ce nouveau rythme de vie, il l'aurait mieux vécu. Il aurait eu moins de mal. Même aujourd'hui il n'y était pas encore fait totalement. Ne supportant pas de la voir s'éloigner, Isaac s'approche à nouveau d'elle, une main sur sa joue, tandis que l'autre plaçait une de ses mèches derrière son oreille.

- Je m'en fous… Je m'en fous de tout ça. Orphée… Tu aurais dû venir me voir directement. On aurait pu trouver une solution. On peut toujours en trouver une. Ma tante peut t'aider. Elle est avocate. Toi aussi, tu pourrais mener une vie normale à nouveau… T'imagines ? Ne plus à avoir à te cacher… Tu pourrais même habiter ici, y a de la place !

Il y croyait réellement à tout ça. Comme si tout ça pouvait être si facile. Comme si il n'y avait pas des milliers de choses à prendre en compte. Mais si ça avait marché pour lui, pourquoi ça ne fonctionnerait pas pour la brune ? Après tout à l'hôpital, c'était elle qui lui avait toujours paru la plus normale dans le lot. Il n'avait même jamais compris pourquoi elle avait été enfermée là-bas tout ce temps. Il a toujours cru en son innocence. On l'avait juste accusé injustement. Elle s'était juste retrouvée au mauvais endroit, au mauvais moment. Si lui avait pu sortir plusieurs fois, pourquoi pas elle ? Mais surement qu'elle ne serait jamais revenue… Elle n'était pas comme lui, elle n'aurait jamais fais d'écarts qui l'auraient amené à nouveau dans l'établissement. Puis surtout, Orphée savait très bien se débrouiller au dehors par ses propres moyens. Elle était très intelligente.
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MessageSujet: Re: wicked game † Isaac   Sam 2 Déc - 22:23


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Mensonge qui se méprend, vérité qui se répand … La poupée elle ne fait plus semblant de se cacher derrière ses yeux béants. Elle affronte ce gars qui compte tellement, ce gamin qui arrive à évincer le chagrin dans son coeur malsain. Et il la fixe comme si elle venait de lui planter une âme rouillée dans son palpitant battant, comme si elle l’avait fuit ce dément, quand le temps n’était pas clément, quand les plaies saignaient encore furieusement. L’abandon comme pire condamnation. La frustration comme simple conclusion. Mais elle ne voulait pas Orphée, ouais elle ne voulait l’abandonner, le laisser derrière comme si de rien n’était. Dans sa tête tout était figé, tous les souvenirs qu’ils avaient partagé, tous les sourires qui avaient martelé leurs lèvres quand ils n’étaient que des martyrs. Martyrs d’une société qui se doit d’être banal, et pas bancal. Ils étaient différents, ils étaient convalescents mais ils étaient débordants de sentiments. Emotions contradictoires et espoir qui se fait la malle. Elle chute Orphée quand elle se rend compte qu’elle le met en danger, quand son coeur se met à valser à cause de ses erreurs répétées. Je voulais pas… Je comprends pas… Culpabilité qui l’envahit, qui la soumet face à son interdit. Lui, cet interdit qui ne lache pas le passé, qui s’y accroche pour évincer la douleur et la rancoeur envers cette vie d’horreur. Elle fuit la jolie, elle s’écarte de ce sursis. Car tout ça n’est qu’une utopie, tout ça n’est qu’un fantasme dégueulasse dans lequel elle oublie son mépris. Mais ce n’est pas sa vie, elle le briserait lui aussi… Comme chacun qui avait effleuré de loin ou de près la poupée. Elle était une malédiction, pas une bénédiction, mais lui il ne voit que la libération dans ses prunelles brillantes. Qu’une lueur d’espoir dans ce noir environnant, oppressant… Il ne comprend pas vraiment lui aussi. Qu’ils sont mauvais l’un pour l’autre, qu’ils vont finir par se condamner à deux. Fugitifs un jour, fugitifs toujours…

Et elle s’écarte, et il l’attrape. Ne pars pas qu’il lui dit au travers de ses yeux las. Reste avec moi qu’il lui murmure au creux de ses mouvements béats. Me laisse pas. Pas encore une fois. Elle se fissure Orphée, elle se creuse sous les meurtrissures. Qu’est ce que j’ai fait ? Petite pute égoïste fallait que tu l’attires lui aussi dans ta toile d’araignée. Fallait pas que tu sois la seule à sombrer. Les gestes délicats d’Isaac la sortent de son effroi, alors que son regard retourne au magnétisme de ces prunelles ambrées. Elle y plonge dedans comme fascinée, car elle est  attachée à son gars cette petite poupée. Paume qui réchauffe sa joue froide, et il évince cette mèche rebelle derrière son oreille, elle fond Orphée dans cette candeur enflammée, elle voudrait ne plus jamais le quitter. Lui et la putain d’addiction qu’il a crée.

« Je m'en fous… Je m'en fous de tout ça. Orphée… Tu aurais dû venir me voir directement. On aurait pu trouver une solution. On peut toujours en trouver une. Ma tante peut t'aider. Elle est avocate. Toi aussi, tu pourrais mener une vie normale à nouveau… T'imagines ? Ne plus à avoir à te cacher… Tu pourrais même habiter ici, y a de la place !»

Et cette naïveté. Ces mots d’une innocence si pure qu’elle fond cette usure. C’est beau l’espoir. Ca a quelque chose de planant, de plaisant. Et si on rêvait à deux contre le reste du monde comme on l’a toujours fait ? Elle n’y croit pas Orphée, elle sait que son attachement le fait parler. Car il ne veut plus l’abandonner, pas la laisser s’exilé dans sa précarité. Et elle s’accroche à sa paume, elle repose sa tête dessus avec douceur, appréciant toujours plus leurs touchers si particuliers. Puis à son tour c’est elle qui s’approche, qui s’accroche à ce visage charmant de ses paumes tremblantes, oubliant la notion de proximité, elle le regarde de ses grands yeux papillonnants et les mots tombent dans le silence pesant.

« Tu te berces d’espoir Isaac. Y a pas de solution. On a pas les mêmes conditions. Je voudrais y croire tu sais ? A ça, à vivre ici, à profiter de la vie. Mais il y a eu ce procès, je leur ai donné ce qu’ils voulaient. Je les ai tué à leurs yeux. Pour eux, j’ai tué mes propres parents. Et ça même ta tante ne pourra rien y faire. »

Elle se glisse sur la pointe des pieds pour l’enlacer tout doucement, comme un putain d’adieu. Mais elle reste accrochée, car y a que son corps sur lequel elle peut se reposer. Et elle dépose un baiser à la base de son cou, comme elle l’avait fait dans le passé, lâchant un simple désolé contre sa peau veloutée. Puis elle se retire lentement, pour à nouveau graver ses lèvres sur sa joue avec un sourire effacé. Et enfin elle s’écarte de lui alors que son coeur est sur le point d’imploser. Alors que tout son corps est en train de surchauffer.

« Ca marchera jamais.»

Petite gamine qui avait eu des rêves de grandeur, elle était bien loin de cette hauteur. A présent, sa carcasse était bien ancrée sur terre.
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wicked game † Isaac

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