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 If you could see me now [Joaquin]

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paranormal ○ walk the line
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MessageSujet: If you could see me now [Joaquin]   Mer 8 Nov - 8:41


La porte claqua derrière lui. La journée avait été crevante, épuisante vraiment. Il aurait dû sortir ce soir, mais il n'en avait ni vraiment l'envie ni l'énergie. Non, il allait rester ici, tranquille, sans personne pour l'emmerder. A croire qu'il attirait les gens chiants en ce moment, l'autre fois il s'était pris la tête avec un lycéen et là, un vieux avait commencé à l'agresser sur le mauvais état d'un des livres en exposition. Oh, il n'était que guide lui, il s'occupait pas de rénover le matériel, il n'y était pour rien bordel. Franchement entre jouer les guides et être vraiment sur un terrain archéologique, son choix aurait été vite fait, mais il ne l'avait pas. Il avait besoin de job et peut-être, qui sait, il finirait par avoir un stage ou un job d'été avec un de ses profs de fac, mais ce n'était pas pour maintenant. Donc aucune raison de se faire de fausses joies pour l'instant. Non pour l'instant il était coincé dans cette ville de merde, dans cette putain de maison à l'abandon et puis c'est tout ! Enfin à l'abandon fallait pas pousser non plus, il avait cette impression mais à part prendre la poussière, elle tenait bon la maison ; et il comptait bien que ça reste ainsi, c'était la dernière chose qu'il possédait vraiment et il ne comptait pas la perdre. C'était un peu sa seule famille en quelque sorte.

Il jeta son sac à dos sur le sol, au milieu de nulle part, de toute manière personne ne viendrait le faire chier avec le ménage si ? Il n'y avait que lui ici, il avait quand même le droit de prendre ses aises. Et puis si oncle passait, s'l passait un jour, il ne dirait rien ; il s'en voulait trop de le laisser seul pour faire le moindre commentaire négatif. De toute manière ça avait toujours été comme ça, des limites ? Pas vraiment, c'était plus facile de lui donner ce qu'il voulait, plus rapide surtout, ça demandait moins d'attention. En voulant enlever sa veste, il prit conscience du froid à l'intérieur. Et merde, il avait dû oublier de fermer une fenêtre. Il faudrait aussi qu'il se refasse une réserve de sel aussi, c'était un peu sa seule manière d'être tranquille… Pourtant ça lui arrivait assez souvent d'en enlever des pans entiers, comme si finalement la présence de certains esprits le rassurait. Chose qu'il n'avouerait probablement jamais.

Il alluma la lumière dans la cuisine et ferma la fenêtre en question, espérant ne pas avoir attiré tout les moustiques à l'intérieur. Puis il se laissa tomber sur une chaise, fatigué. Aucune chance qu'il ressorte ce soir. Il ferma les yeux pour les reposer un peu, puis fronça les sourcils. Et merde … Il les ouvrit en soupirant. « Pas maintenant, je suis pas dispo là » Vachement crédible. Et tout à fait normal de parler à une pièce vide. Pourtant il n'avait pas de doute possible, il n'était plus tout seul ; ou alors quelqu'un était entré dans sa cuisine pour fumer une cigarette avant qu'il n'arrive. Vu la sensation qui accompagnait l'odeur ce n'était pas ça. Il se leva pour sortir de la pièce comme si le problème venait simplement de là, qui sait, il allait peut-être le lâcher. « J'ai besoin de personne ce soir donc j'aimerais bien avoir un peu d'intimité merci » Quelqu'un l'aurait vu, on l'aurait pris pour un dingue, parlé comme ça, tout seul. Même lui parfois douter vraiment, est-ce que son cerveau disjonctait ? Ou bien est-ce que les fantômes étaient bien réels ? Après tout vu qu'il ne les voyait pas vraiment, tout se passait peut-être dans sa tête. Il eut un rictus blessé, ça l'agaçait de penser comme ça, mais son humeur ne le rendait pas emprunt à penser à des choses agréables. « Le rendez-vous pour fantômes c'est la maison voisine » Allez continues de parler tout seul surtout, t'auras l'air vachement plus malin comme ça …
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MessageSujet: Re: If you could see me now [Joaquin]   Ven 10 Nov - 6:30

« Dans la maison d'à côté ils sont d'un ennui mortel, » répondit Joaquin alors qu'il ramassait le sac à dos lâchement abandonné par terre dans l'entrée. Et par ennui mortel, il entendait qu'ils se débrouillaient très bien sans lui, qu'ils avaient autant de problèmes qu'ils voulaient bien le montrer ; aucun. Un papa et une maman qui s'aiment, une sage petite première de la classe en guise de fille, et un futur quarterback aux bonnes notes pour petit dernier. Une famille idyllique qui en ferait rêver plus d'un. Typiquement le genre de famille que Joaquin aurait aimé avoir, avec beaucoup de beaux enfants chrétiens et sages et intelligents et mignons.

Mais les familles parfaites ne sont intéressantes et le bonheur c'est chiant.

Au moins, avec Emrys, il y en avait du boulot. Un mélange de tristesse, de mélancolie, de colère et une solitude insondable, tellement profonde que l'on en venait à vouloir repousser tout le monde. Voilà ce qu'il se passe quand tout s'effondre et que l'on est persuadé que personne ne pourra nous venir en aide. Du moins tel était le diagnostic du cœur mort sur l'état cœur battant tant bien que mal.

« Et c'est pas parce que t'as envie d'être seul que j'ai pas envie de savoir comment tu vas. »

Le problème avec les médiums comme Emrys, c'était qu'il était impossible de leur rendre visite sans qu'ils ne s'en rendent compte. Impossible de venir les voir, les observer quand ils se croyaient seuls, parce qu'ils savait très bien quand ils étaient seuls. Et pourtant, on disait que les gens avaient trois visages ; celui qu'ils portaient en public, celui qu'ils portaient avec de vrais amis, et celui qu'ils portaient seuls. Ce dernier, c'était le plus intéressant, le plus révélateur des pensées de quelqu'un, de ce qu'il voulait faire et ne pas faire, compenser ou inhiber, parce qu'il n'y avait personne pour les juger dans ces moments-là. Ils étaient entièrement eux et abandonnaient la peau de celui qu'ils voulaient être face aux autres.

C'étaient ces moments-là qui étaient les plus instructifs, ceux qui permettaient le mieux d'apprendre et de tout comprendre sur quelqu'un. Parce qu'il est impossible d'aider quelqu'un sans s'intéresser à lui avant, pour savoir de quoi il a besoin. Cela coule de source.

« Si tu voulais vraiment être tranquille, tu ferrais plus attention à tes lignes de sel. »

Ces lignes de sel parfois ouverte, abandonnées, refaites de manière si incomplète qu'il ne fallait pas être un génie pour savoir la raison derrière tout cela. Mais ce n'était pas une raison pour mettre le sujet sur le tapis, cela énerverait certainement Emrys plus que nécessaire, il avait déjà suffisamment de mal à s'entourer sans que l'on commence à lui donner des raisons de s'isoler encore davantage.

Une fois le sac posé dans un coin, à côté du porte-manteau désespérément vide, Joaquin se tourna vers Emrys. Il était toujours plus grand que lui, le fantôme, sous ses bouclettes noires et son éternelle barbe. Comme toujours, les bouts des manches de sa veste étaient imbibés de sang, et les tâches grandissaient un peu, lentement, assez lentement pour que les couches de tissu absorbent tout au lieu de rejeter le liquide poisseux sur le sol.
Le fantôme ne se donnait pas la peine de se cacher, cela ne servait à rien et Emrys détestait avoir l'impression de parler seul, alors autant lui épargner la galère de ne pas savoir vers où tourner la tête. Joaquin avança de quelques pas pour s'appuyer sur la porte de la cuisine.

« Je n'aime pas de voir ainsi. Raconte-moi ta journée. »

Il parlait toujours ainsi, Joaquin. Avec son anglais parfois d'un autre temps. Fort heureusement, son accent s'était effacé de son vivant, pour lui éviter de le traîner pendant toute une éternité. Et il était toujours ainsi, Joaquin, il incitait les gens à parler parce qu'ils avaient plus de choses à raconter que lui, ils en avaient sur le cœur, tirant le reste vers le bas.
Le fantôme, il savait ce que cela faisait d'avoir des milliers de choses à raconter, mais tellement personne à qui les dire que l'on n'avait même plus envie d'essayer d'en parler. Il était passé par là bien des fois avant sa mort et avait détesté cette impression d'être irrécupérable, un navire au bord du naufrage que l'on ne peut sauver. Alors, cet ordre en quatre mots, « Raconte-moi ta journée », il pouvait ouvrir bien des portes vers du secours simple mais efficace, une reddition et rédemption. Il ouvrait la conversation au lieu de l'interdire, et c'était un bon départ.
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paranormal ○ walk the line
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MessageSujet: Re: If you could see me now [Joaquin]   Lun 13 Nov - 8:28

Ennui mortel ou non, Emrys aurait quand même préféré qu'il choisisse cette maison-là, il n'était pas d'humeur a parlé au mieux à un fantôme, au pire à une totale hallucination, au choix. De tous les esprits qu'il était censé sentir, il n'y avait que Joaquin qu'il n'ait vu et vu le rattachement de celui-ci à sa mère, il commençait de plus en plus à se dire que tout ça n'était nulle part ailleurs que dans sa tête. Il se frotta le visage, non, non, il avait cette capacité, il n'avait aucune envie d'imaginer les choses autrement. « Comment je vais ? Nettement moins bien que ma tranquillité c'est envolé » C'était vrai. Et faux. Oui, il était convaincu de vouloir être seul, tranquille, sans personne pour lui faire la leçon ou quoi que ce soit d'autre. Mais c'est vrai qu'en vrai, plus qu'une envie, c'était juste devenu une habitude. Et merde, ça lui apprendrait de ne pas avoir fait plus attention à ses lignes de sel, après il s'étonnait que les fantômes voient ça comme une invitation …bien fais pour sa pomme tiens. « Je n'ai pas que ça à faire » pour être tranquille si, c'était bien la seule solution, faire attention à garder l'endroit fermé pour tout esprit. Mais c'était contraignant et la flemme l'emportait parfois sur le reste.

En entendant le sac retouchait le sol, il se retourna finalement, bon au moins il ne parlait plus vraiment tout seul, c’était un mieux, mais ça voulait aussi dire que sa mauvaise humeur n’avait pas déjà réussi à le faire partir ; Emrys soupira lourdement avant de lever les yeux au ciel, se tournant complètement dans sa direction. « C’est parce que tu peux entrer que tu dois le faire, ligne de sel ou non ; et t’es pas la femme de ménage, t’aurais pu laisser ce sac où il était, il gênait personne »  Il avait essayé de dire ça de manière calme, son agacement n’arrangeait rien et ne ferait que le maintenir ici. Il n’en avait tellement pas l’habitude que dès qu’on s’intéressait un tant soit peu à lui, il ne pouvait pas s’empêcher de repousser son petit monde, même si c’était un fantôme potentiellement sorti de son esprit.  

« Et ça te regarde pas ce que j'ai fait de ma journée, si j'avais envie de parler, j'irais voir un psy pas un fantôme qui n'a pas évolué avec son temps » Peut être que s'il se montrait assez désagréable, il s'en irait. Peut-être qu'il arriverait à être tranquille comme ça. Enfin ce n'est pas comme s'il avait besoin de faire beaucoup d'effort, rejeter les gens c'était plus qu'une seconde nature à ce niveau-là, même ses amis proches, il avait tendance à se montrer rude avec eux, à essayer de se faire rejeter. Au moins il ne serait pas surpris si ça venait de lui. Et merde pourquoi est-ce que les gens pensaient qu'être tout seul c'était forcément une mauvaise chose ? Il était très bien ici, tranquille, sans fantôme sur le dos qui l'obligeait à raconter ses malheurs, ce n'était qu'une journée comme une autre et franchement ça ne serait pas la dernière à le faire rentrer en rogne et fatigué. « Et si tu t'ennuies trop à vagabonder partout, te gênes pas pour faire la poussière finalement » Il fit un grand geste pour designer la baraque dans son ensemble, y avait de quoi faire. Avec un sourire forcé, il reprit le chemin du salon, espérant, ou voulant s'en convaincre, pouvoir profiter de ce calme tant attendu.
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MessageSujet: Re: If you could see me now [Joaquin]   

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If you could see me now [Joaquin]

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