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 when things go wrong, (blair)

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MessageSujet: when things go wrong, (blair)   Mer 8 Nov - 22:24


when things go wrong
dex et blair / Can you feel where the wind is? Can you feel it through All of the windows Inside this room? But you'll never be alone, I'll be with you from dusk till dawn. Baby, I'm right here. I'll hold you when things go wrong, I'll be with you from dusk till dawn. – ZAYN & SIA.

Il avait beau essayer, il ne pouvait pas arrêter d’y penser. Arrêter de se remémorer les mots de Papa King, alors qu’il ramassait sa veste et se préparer à quitter le restaurant pour rentrer. T’as beau essayer, ça marchera jamais. Une fois qu’t’as mis les pieds dans c’monde-là, il t’laissera plus jamais t’en tirer. Ça fait trop longtemps que t’y traînes, gamin. Pour toi, les carottes sont cuites depuis longtemps. Tu f’rais mieux d’l’accepter, histoire que ça devienne moins douloureux avec le temps. La voix, aussi douce et paternelle qu’à l’ordinaire, lui avait tiré une sensation désagréable dans la nuque — une sensation qu’il n’avait pas voulue. Et il avait dévisagé Papa, l’espace de quelques instants. Il savait que le vieil homme avait raison. Et il savait aussi ce que son petit sourire en coin et sa mine triste voulaient dire. Quoi qu’il s’passe, t’es pas seul gamin. T’es pas seul. Mais il n’avait pas réussi à lui répondre. Il s’était contenté de le saluer et de s’en aller, ignorant les propos pourtant sages qu’on lui avait adressés. Ses yeux n’avaient pourtant pas menti : il avait compris. Il savait que c’était vrai, savait que les mots avaient fait mouche. Il savait que, tôt ou tard, il replongerait de lui-même dans la chasse. Incapable de vraiment arrêter — et c’était pas faute d’avoir essayé.

Arrivé chez lui, il avait suspendu sa veste au crochet et s’était débarrassé de ses chaussures sans plus tarder. En montant les escaliers, il était passé par le palier de l’étage du dessous. Blair était visiblement chez elle, mais il n’avait pas osé frappé. L’idée lui avait traversé l’esprit, pourtant. Besoin de parler, besoin de se changer les idées. Mais que lui aurait-il dit ? Qu’aurait-il bien plus lui confier, sans être obligé de révéler l’existence de ce monde terrible qu’il s’efforçait à grand peine de lui cacher ? Non. Non — mieux valait ne pas lui parler. Pas ce soir. Si elle venait, il ne lui claquerait pas la porte au nez. Mais il n’irait pas la voir de son plein gré. Sa tête était remplie de choses qu’il ne pouvait partager, et il n’avait pas envie de devoir tourner autour du pot toute la soirée, se murant dans le silence pour la protéger. Elle allait le remarquer. Elle allait sûrement s’en inquiéter. Et s’il y avait bien une chose qu’il n’avait pas envie de gérer, c’était ce genre de tracas face auquel le secret le laissait muet.

Il ouvrit le frigo, attrapa une bière sans trop y penser. Il sentit son téléphone vibrer au fond de sa poche ; lorsqu’il le sortit, ce fut pour voir l’écran clignoter, indiquant que la batterie était désormais trop faible pour que l’appareil reste allumé. Sans grande conviction, il le jeta sur le canapé. Le cellulaire allait sûrement se perdre entre les coussins, quand il s’assiérait pour regarder la télé — mais, à cet instant précis, c’était bien le cadet de ses soucis. Il ouvrit la chaîne Hi-Fi sur le dernier disque qu’il avait écouté — une vieille compilation des morceaux de rock préférés du père de Bella, que la blondinette lui avait cédé par désintérêt — et s’approcha de la fenêtre. Il l’ouvrit et posa sa bière sur le rebord, prenant place face à la petite bouteille, et veillant à ne pas la faire tomber. Puis il sortit son paquet de cigarettes de sa poche, et en alluma une d’un geste distrait. L’air tiède du dehors emmena le nuage de nicotine lorsqu’il l’expira. Par réflexe, il maintint le bâtonnet vers l’extérieur, laissant le vent arracher quelques cendres à son bout fumant.

Fallait qu’il essaie de se détendre. Fallait qu’il essaie d’oublier. Qu’il se concentre sur ce qu’il avait, aujourd’hui. Ce qu’il était en train de faire de sa vie, et ce que ralentir sur la chasse lui avait apporté — une sœur, une nièce, un fils, le tout à quelques minutes à peine de la porte de son appartement. Un boulot, aussi. Et puis, une voisine. Une voisine qu’il entendait s’agiter, à l’étage du dessous — même si elle avait la fenêtre fermée, et même si sa musique à lui l’empêchait d’entendre ce qui se tramait. Peut-être quelqu’un était-il venu lui rendre visite. Ou peut-être avait-elle encore inventé quelque chose à tramer. Qu’en savait-il, après tout ? Il porta à nouveau la cigarette à ses lèvres, laissant son regard s’égarer aux fenêtres des immeubles d’en face. Il voulait aller la voir, autant qu’il se l’interdisait. Mieux valait, peut-être, s’éloigner de la fenêtre. Baisser le volume de la musique, et faire comme s’il n’était pas là. Peut-être serait-ce mieux ainsi. Ce soir, il n’était pas certain de pouvoir tenir le genre de conversation légère et enjouée que Blair savait pourtant si bien lui apporter. Mieux valait alors éviter de la tenter, autant qu’il le pouvait. Car si elle débarquait, il n’aurait pas le cœur de la repousser — et ça, il le savait.

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MessageSujet: Re: when things go wrong, (blair)   Ven 10 Nov - 16:55

Ce n’était pas normal. Blair ne comprenait pas grand-chose à ce qui se passait, mais elle comprenait au moins ça – ça n’avait rien de normal. Des lumières qui grésillent, et qui continuent de le faire après qu’elle ait changé les ampoules trois fois. Des objets qu’elle avait posé à un endroit pour les retrouver à un autre. Elle n’était pas assez tête en l’air pour le faire inconsciemment. Tous les petits bruits. Tous les courants d’air inexplicables. Tous ces petits incidents qui la laissait souvent incapable de fermer l’œil en pleine nuit. Elle avait essayé d’être rationnelle. De trouver une explication. Ou de juste ne pas en trouver. Faire comme si ça n’arrivait pas. Mais c’était rendu trop. Hier soir, alors qu’elle somnolait sur son canapé, un épais livre entre les mains, elle avait entendu un murmure. Juste là, dans son oreille. Ça l’avait fait sursauté. Le livre avait atterri sur le sol avec un lourd bang – mais ça n’avait même pas été assez fort pour couvrir le son fracassant de ses battements de cœur. La nuit avait été longue, glaciale et brûlante, cauchemardesque et insomniaque. Elle n’avait pas compris ce que le murmure avait dit. Mais elle l’avait entendu tout de même. Elle en était certaine.

Elle était plongée en plein film d’horreur. Et bientôt elle serait en première page du journal. Mort étrange. Disparition suspecte. Inexplicable. Non. Elle devenait dingue. Le murmure avait été de trop. Les lumières, ça va. C’était probablement juste l’immeuble et les vieux fils électriques. Même les objets. Elle était probablement plus tête en l’air qu’elle ne le pensait. Mais le murmure. Ça, ça n’était pas naturel. Ça, y’avait pas d’explication.

La journée aussi avait été longue. Épuisée, elle avait somnolé en cours, puis elle avait somnolé dans la morgue. Ezekiel avait soupiré, lui avait dit de rentrer et dormir un peu. Elle avait appelé Ichabod. Je peux pas rentrer ce soir. Elle voulait s’enrouler dans une couverture et dormir. Mais elle ne voulait pas être là. Pas dans cet appartement qui la terrifiait à présent. Comment pourrait-elle y fermer l’œil ? Et si le murmure revenait ? Non, c’était hors de question. Blair jeta un coup d’œil à son téléphone. Il n’était pas très tard. Elle attendait. Attendait quoi ? Elle n’était pas certaine. Mais quand elle entendit des bruits de pas en haut, elle comprit – Dex. C’était Dex qu’elle attendait. Levant les yeux au plafond, Blair se leva et empoigna un pull. Elle irait se réfugier là. Avec lui, contre lui. Dex saurait lui changer les idées. Elle lui raconterait quelque chose, n’importe quoi. Ils mettraient un bon film. Elle lui cuisinerait quelque chose. Peu importe, n’importe quoi pour pas penser à ce foutu appartement et ce murmure. Ce murmure.

Et pourtant, elle tourna en rond pendant une vingtaine de minutes sans être capable de se rendre à l’étage du dessus. Prenant Clémentine dans ses bras, elle lui caressa doucement les oreilles. Elle n’était pas certaine d’avoir l’énergie d’être elle-même ce soir. De sourire et de parler. Pas ce soir. Pas alors qu’elle était incapable de se débarrasser de cette peur latente dans ses veines. Il faudrait qu’elle lui parle. Comment pourrait-il réagir ? Il la croirait folle. Elle se faisait des films. Sans doute. Se mordillant la lèvre, Blair débattit la question. Et si ? Et si elle lui en parlait ? Peut-être saurait-il la rationaliser. Lui dire les mots qu’il fallait. Lui offrir des options. T’étais fatiguée. C’est la télé. C’est le vent. Peu importe. Elle avait juste besoin qu’on lui dise que ce n’était pas réel. Dex pourrait le faire. Dex ne la jugerait pas. Dex comprendrait. Il comprenait toujours.

Le cœur gros, Blair ouvrit sa fenêtre et leva les yeux. En apercevant la silhouette accoudée un peu plus haut, un sourire se forma naturellement sur ses lèvres. Cet effet que Dex avait sur elle. Le beau voisin du dessus, avec ses yeux doux et son sourire adorable. Elle ne savait pas ce que c’était – mais quelque chose la liait à lui. Blair se glissa habilement à travers la fenêtre, toujours Clémentine dans le creux de l'épaule, comme elle l’avait si souvent fait au cours des derniers mois. Une drôle d’habitude, qui avait été plus difficile à réaliser en hiver mais qui avait tout de même tenue jusque là. Elle referma la fenêtre derrière elle et gravit quelques marches de l’escalier à incendie, ses pas faisant trembler le fer sous ses pieds. « Hey » dit-elle avec un sourire, terminant de gravir les marches jusqu’à être à la hauteur de Dex. Il paraissait fatigué, lui aussi. Et songeur. Peut-être avait-il entendu le murmure aussi. « Dure journée ? » demanda-t’elle, s’approchant de la fenêtre où il fumait tranquillement sa cigarette. Elle entendit la musique qui jouait à l’intérieur, et tendit des yeux tranquilles à Dex. Le cœur lourd, la gorge sèche. Clémentine lâcha un petit miaulement, et Blair répondit en lui déposant un baiser sur le nez. « J’peux venir te déranger un peu ? »

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MessageSujet: Re: when things go wrong, (blair)   Ven 10 Nov - 17:23


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Il n’en avait pas eu le courage. S’éloigner de la fenêtre, éteindre les lumières et s’affaler devant la télé — ç’avait été trop pour lui. Il était resté là, immobile sur le rebord de la fenêtre. À inspirer la nicotine aussi régulièrement qu’il ne l’expirait — et, de temps à autre, à avaler une gorgée de bière fraîche. Il avait essayé de se convaincre qu’il n’avait pas envie de voir Blair ce soir. Il avait tenté, bien franchement, de faire comme si de rien n’était et de retourner s’enfermer dans sa solitude. Et lorsqu’il avait entendu les petits pas de la rouquine dans l’escalier grinçant, le pincement qui lui avait serré le cœur avait été presque étouffé par les battements frénétiques qui lui avaient répondu. Il ne voulait pas voir Blair, qu’il disait ; ne voulait pas avoir à l’écouter ou à lui répondre, qu’il pensait. Et pourtant, au moment où ses grands yeux apparurent dans son champ de vision, il ne put s’empêcher de laisser un sourire se poser sur ses lèvres. Fausse volonté. Foutu mensonge qu’il tentait de se répéter.

Elle avait Clémentine dans les bras, roulée dans le creux de son épaule. Et elle avait des cernes qui lui tombaient jusqu’aux joues, malgré la fine ligne de maquillage qu’elle avait appliquée pour tenter de les cacher. Comme d’ordinaire, elle n’eut besoin que de quelques mots pour qu’il ne comprenne que les choses n’allaient pas. Il n’était pas fou — il ne l’avait jamais été. Et si Blair était là, ce n’était pas pour lui raconter les exploits de sa journée, ni pour s’enthousiasmer sur un projet loufoque qui lui avait traversé les idées. Si Blair était là, c’était que quelque chose n’allait pas. Elle avait beau tenter le sourire, tenter le regard léger et la pointe de bonne humeur, il arrivait à voir la douleur jusque dans la forme de ses lèvres. La lueur qui dansait dans ses yeux était épuisée, inquiète. Et il n’eut alors pas le cœur de prétendre qu’il avait quelque chose de prévu, et qu’il ne pouvait l’accueillir. Pas le cœur de lui mentir. Blair avait besoin de lui. Et lorsque c’était le cas, il ne savait pas faire autre chose qu’ouvrir sa porte en grand, et la prendre dans ses bras.

« Bien sûr. » Il s’était peut-être contenté d’un sourire à son salut, et d’un haussement d’épaules à sa première question — mais la seconde, elle, avait mérité une implication émotionnelle qu’il n’avait pu diminuer. Elle avait besoin de lui. Besoin de venir le voir — de le déranger, comme elle disait. Il la regarda déposer un baiser sur le nez de son chat, et le sourire qui s’était posé sur ses traits ne fit que s’élargir davantage encore, malgré l’air fatigué que lui aussi se traînait. « Bière ? » Il lui tendit la petite bouteille, écrasant de l’autre main le mégot de cigarette qui lui restait. À moins qu’elle ne lui demande de rentrer, il savait qu’il en ressortait une autre dans les secondes qui suivraient. L’anxiété, la fatigue, le mal-être — l’inquiétude. Un mélange qui n’était d’aucune aide lorsqu’il s’agissait de garder ses vices à distance. « Sinon j’ai du jus de fruit. Du lait. Du whisky. » À nouveau, il eut un petit haussement d’épaules. Son regard s’était un peu égaré sur les alentours, avant de revenir sur Clémentine, puis sur Blair. « Tu veux rentrer ? » Si elle préférait rester dans les escaliers, il comprendrait. Mais quelque chose lui disait qu’elle avait besoin de se mettre au chaud. À l’abri du monde extérieur — loin de tout. « Viens. » Au diable la cigarette. Au diable la bière sur le bord de la fenêtre. La bouteille toujours entre ses doigts, il recula pour retomber sur ses pieds, à l’intérieur de l’appartement. Il se pencha, et tendit les doigts vers Clémentine, attrapant doucement le chat pour libérer les deux mains de sa voisine. Le petit animal lové contre lui, il recula d’un pas. La fenêtre était ouverte en grand, et Blair n’aurait aucun mal à rentrer. Aucun mal à venir le retrouver, dans cet appartement qu’elle avait visiblement choisi pour oublier le reste de sa journée — et le reste de sa vie.

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MessageSujet: Re: when things go wrong, (blair)   Mer 15 Nov - 17:38

La boule dans sa gorge était épaisse, pâteuse. C’était une sensation à laquelle Blair n’était pas trop habituée. Généralement, elle pouvait parler des heures sans même ressentir une quelconque sècheresse, une qualité qui avait eu le don d’exaspérer son entourage depuis son plus jeune âge. Blair, le moulin à paroles, Blair, la jasette incarnée, Blair, qui avait toujours quelque chose à dire, quelque chose à raconter. Mais ce soir, dans la fraîcheur de cette soirée de mai, les mots restaient coincés dans son estomac. Elle ne savait pas trop comment elle arriverait à raconter tout ça à Dex – elle savait qu’elle le ferait, au final. C’était trop lourd sur ses épaules pour qu’elle continue à isoler les récents événements. Et elle ne pourrait qu’être honnête avec ce brun qu’elle venait souvent visiter instinctivement ces derniers temps, retrouvant en lui un réconfort et une chaleur qu’elle ne saurait trop expliquer. Avec n’importe qui d’autre, elle serait capable de se taire, pour ne pas paraître cinglée ou vulnérable ou peu importe – mais avec Dex, elle savait qu’elle pourrait juste tout débiter sans qu’il ne l’interrompe. Et c’était tout ce dont la rousse avait besoin – d’une oreille, d’une présence.

Le sourire de Dex lui réchauffa immédiatement le cœur. Déjà, elle se sentait un peu mieux – de ne plus être dans son appartement, certes, mais aussi de ne plus être seule. Il parvenait à la faire sentir tellement entourée, comme un large filet qui l’accueillerait à chacune de ses chutes. Il avait l’air fatigué, Dex – ses yeux bruns, quoique toujours brillants, avaient une lueur de lassitude qu’elle attribua aux heures de boulot qu’il enchaînait sans plainte. « Bière ? » demanda-t’il, désignant la bouteille entre ses doigts, mais Blair secoua doucement la tête. Malgré sa lourdeur, elle souriait sans trop y penser, face à la présence rassurant de son voisin. « Sinon j’ai du jus de fruit. Du lait. Du whisky. » Son sourire s’élargit alors que la courte liste fut énoncée, ses doigts caressant toujours les oreilles du chaton entre ses mains. « Un peu d’eau chaude, ça serait super » décida-t’elle finalement. Elle n’était pas trop d’humeur à trop de sucre ou même de la caféine – l’alcool, ça ne serait pas pour ce soir. Enfin, pas pour l’instant. Ça dépendait toujours où les mènerait la conversation qu’elle voulait aborder, si jamais elle parvenait à rassembler son courage de prononcer les mots qui faisaient déjà accélérer les battements de son cœur – j’crois que mon appartement est hanté. Bon sang, que c’était ridicule. Mais elle les répéta dans son esprit, tentant d’y insérer du sens. Hanté. Mon appartement. Hanté.

« Tu veux rentrer ? » La question de Dex lui attira un regard de gratitude – le printemps avait beau s’être installé à Blackwater Falls, les soirées étaient encore fraîches et le sweatshirt qu’elle avait enfilé, gratuité de l’université, n’était pas particulièrement épais. « Viens. » Elle lui tendit Clémentine alors qu’il tendait le bras, et s’enfila à travers l’ouverture de la fenêtre à la suite de Dex et du chaton. Ses jambes enjambèrent habilement la fenêtre et en moins de deux, elle était de retour à l’intérieur – dans un appartement en tout point semblable au sien, et pourtant si différent. La structure était relativement la même – elle avait déjà fait l’exercice de comparer – mais elle et Dex avaient des goûts de décorations assez différents. Mais ça lui plaisait, de se sentir autant chez elle qu’ailleurs. Et l’appartement du dessus s’était révélé devenir un véritable sanctuaire pour la rousse au cours des derniers mois. Particulièrement ce soir.

« Merci » dit-elle d’une voix douce, laissant les sandales rapidement enfilées avant de sortir près de la fenêtre. D’un pas feutré, elle s’approcha du fauteuil et s’y laissa retomber, reprenant au passage Clémentine. Se frottant doucement les yeux, elle remit ses cheveux derrière ses oreilles, laissant Dex s’affairer dans la cuisine. « J’ai juste… » Un petit soupir passa ses lèvres, alors que le chaton se débattit d’entre ses mains pour finalement sauter au sol, allant explorer les petits recoins de l’appartement. « J’crois bien que j’suis en train de devenir dingue, Dex. » Les mots sortirent d’une voix un peu nerveuse, et furent ponctués d’un léger rire. Rassemblant ses jambes sous elle, la rousse déposa son menton contre son genou droit. « J’avais juste besoin d’un peu d'air » laissa-t’elle finalement tomber, son regard glissant sur la pièce autour d’elle.

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