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nous sommes présentement en juin 2017. l'été arrive en ville, sortez la crème solaire

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 when things go wrong, (blair)

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MessageSujet: when things go wrong, (blair)   Mer 8 Nov - 22:24


when things go wrong
dex et blair / Can you feel where the wind is? Can you feel it through All of the windows Inside this room? But you'll never be alone, I'll be with you from dusk till dawn. Baby, I'm right here. I'll hold you when things go wrong, I'll be with you from dusk till dawn. – ZAYN & SIA.

Il avait beau essayer, il ne pouvait pas arrêter d’y penser. Arrêter de se remémorer les mots de Papa King, alors qu’il ramassait sa veste et se préparer à quitter le restaurant pour rentrer. T’as beau essayer, ça marchera jamais. Une fois qu’t’as mis les pieds dans c’monde-là, il t’laissera plus jamais t’en tirer. Ça fait trop longtemps que t’y traînes, gamin. Pour toi, les carottes sont cuites depuis longtemps. Tu f’rais mieux d’l’accepter, histoire que ça devienne moins douloureux avec le temps. La voix, aussi douce et paternelle qu’à l’ordinaire, lui avait tiré une sensation désagréable dans la nuque — une sensation qu’il n’avait pas voulue. Et il avait dévisagé Papa, l’espace de quelques instants. Il savait que le vieil homme avait raison. Et il savait aussi ce que son petit sourire en coin et sa mine triste voulaient dire. Quoi qu’il s’passe, t’es pas seul gamin. T’es pas seul. Mais il n’avait pas réussi à lui répondre. Il s’était contenté de le saluer et de s’en aller, ignorant les propos pourtant sages qu’on lui avait adressés. Ses yeux n’avaient pourtant pas menti : il avait compris. Il savait que c’était vrai, savait que les mots avaient fait mouche. Il savait que, tôt ou tard, il replongerait de lui-même dans la chasse. Incapable de vraiment arrêter — et c’était pas faute d’avoir essayé.

Arrivé chez lui, il avait suspendu sa veste au crochet et s’était débarrassé de ses chaussures sans plus tarder. En montant les escaliers, il était passé par le palier de l’étage du dessous. Blair était visiblement chez elle, mais il n’avait pas osé frappé. L’idée lui avait traversé l’esprit, pourtant. Besoin de parler, besoin de se changer les idées. Mais que lui aurait-il dit ? Qu’aurait-il bien plus lui confier, sans être obligé de révéler l’existence de ce monde terrible qu’il s’efforçait à grand peine de lui cacher ? Non. Non — mieux valait ne pas lui parler. Pas ce soir. Si elle venait, il ne lui claquerait pas la porte au nez. Mais il n’irait pas la voir de son plein gré. Sa tête était remplie de choses qu’il ne pouvait partager, et il n’avait pas envie de devoir tourner autour du pot toute la soirée, se murant dans le silence pour la protéger. Elle allait le remarquer. Elle allait sûrement s’en inquiéter. Et s’il y avait bien une chose qu’il n’avait pas envie de gérer, c’était ce genre de tracas face auquel le secret le laissait muet.

Il ouvrit le frigo, attrapa une bière sans trop y penser. Il sentit son téléphone vibrer au fond de sa poche ; lorsqu’il le sortit, ce fut pour voir l’écran clignoter, indiquant que la batterie était désormais trop faible pour que l’appareil reste allumé. Sans grande conviction, il le jeta sur le canapé. Le cellulaire allait sûrement se perdre entre les coussins, quand il s’assiérait pour regarder la télé — mais, à cet instant précis, c’était bien le cadet de ses soucis. Il ouvrit la chaîne Hi-Fi sur le dernier disque qu’il avait écouté — une vieille compilation des morceaux de rock préférés du père de Bella, que la blondinette lui avait cédé par désintérêt — et s’approcha de la fenêtre. Il l’ouvrit et posa sa bière sur le rebord, prenant place face à la petite bouteille, et veillant à ne pas la faire tomber. Puis il sortit son paquet de cigarettes de sa poche, et en alluma une d’un geste distrait. L’air tiède du dehors emmena le nuage de nicotine lorsqu’il l’expira. Par réflexe, il maintint le bâtonnet vers l’extérieur, laissant le vent arracher quelques cendres à son bout fumant.

Fallait qu’il essaie de se détendre. Fallait qu’il essaie d’oublier. Qu’il se concentre sur ce qu’il avait, aujourd’hui. Ce qu’il était en train de faire de sa vie, et ce que ralentir sur la chasse lui avait apporté — une sœur, une nièce, un fils, le tout à quelques minutes à peine de la porte de son appartement. Un boulot, aussi. Et puis, une voisine. Une voisine qu’il entendait s’agiter, à l’étage du dessous — même si elle avait la fenêtre fermée, et même si sa musique à lui l’empêchait d’entendre ce qui se tramait. Peut-être quelqu’un était-il venu lui rendre visite. Ou peut-être avait-elle encore inventé quelque chose à tramer. Qu’en savait-il, après tout ? Il porta à nouveau la cigarette à ses lèvres, laissant son regard s’égarer aux fenêtres des immeubles d’en face. Il voulait aller la voir, autant qu’il se l’interdisait. Mieux valait, peut-être, s’éloigner de la fenêtre. Baisser le volume de la musique, et faire comme s’il n’était pas là. Peut-être serait-ce mieux ainsi. Ce soir, il n’était pas certain de pouvoir tenir le genre de conversation légère et enjouée que Blair savait pourtant si bien lui apporter. Mieux valait alors éviter de la tenter, autant qu’il le pouvait. Car si elle débarquait, il n’aurait pas le cœur de la repousser — et ça, il le savait.

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MessageSujet: Re: when things go wrong, (blair)   Ven 10 Nov - 16:55

Ce n’était pas normal. Blair ne comprenait pas grand-chose à ce qui se passait, mais elle comprenait au moins ça – ça n’avait rien de normal. Des lumières qui grésillent, et qui continuent de le faire après qu’elle ait changé les ampoules trois fois. Des objets qu’elle avait posé à un endroit pour les retrouver à un autre. Elle n’était pas assez tête en l’air pour le faire inconsciemment. Tous les petits bruits. Tous les courants d’air inexplicables. Tous ces petits incidents qui la laissait souvent incapable de fermer l’œil en pleine nuit. Elle avait essayé d’être rationnelle. De trouver une explication. Ou de juste ne pas en trouver. Faire comme si ça n’arrivait pas. Mais c’était rendu trop. Hier soir, alors qu’elle somnolait sur son canapé, un épais livre entre les mains, elle avait entendu un murmure. Juste là, dans son oreille. Ça l’avait fait sursauté. Le livre avait atterri sur le sol avec un lourd bang – mais ça n’avait même pas été assez fort pour couvrir le son fracassant de ses battements de cœur. La nuit avait été longue, glaciale et brûlante, cauchemardesque et insomniaque. Elle n’avait pas compris ce que le murmure avait dit. Mais elle l’avait entendu tout de même. Elle en était certaine.

Elle était plongée en plein film d’horreur. Et bientôt elle serait en première page du journal. Mort étrange. Disparition suspecte. Inexplicable. Non. Elle devenait dingue. Le murmure avait été de trop. Les lumières, ça va. C’était probablement juste l’immeuble et les vieux fils électriques. Même les objets. Elle était probablement plus tête en l’air qu’elle ne le pensait. Mais le murmure. Ça, ça n’était pas naturel. Ça, y’avait pas d’explication.

La journée aussi avait été longue. Épuisée, elle avait somnolé en cours, puis elle avait somnolé dans la morgue. Ezekiel avait soupiré, lui avait dit de rentrer et dormir un peu. Elle avait appelé Ichabod. Je peux pas rentrer ce soir. Elle voulait s’enrouler dans une couverture et dormir. Mais elle ne voulait pas être là. Pas dans cet appartement qui la terrifiait à présent. Comment pourrait-elle y fermer l’œil ? Et si le murmure revenait ? Non, c’était hors de question. Blair jeta un coup d’œil à son téléphone. Il n’était pas très tard. Elle attendait. Attendait quoi ? Elle n’était pas certaine. Mais quand elle entendit des bruits de pas en haut, elle comprit – Dex. C’était Dex qu’elle attendait. Levant les yeux au plafond, Blair se leva et empoigna un pull. Elle irait se réfugier là. Avec lui, contre lui. Dex saurait lui changer les idées. Elle lui raconterait quelque chose, n’importe quoi. Ils mettraient un bon film. Elle lui cuisinerait quelque chose. Peu importe, n’importe quoi pour pas penser à ce foutu appartement et ce murmure. Ce murmure.

Et pourtant, elle tourna en rond pendant une vingtaine de minutes sans être capable de se rendre à l’étage du dessus. Prenant Clémentine dans ses bras, elle lui caressa doucement les oreilles. Elle n’était pas certaine d’avoir l’énergie d’être elle-même ce soir. De sourire et de parler. Pas ce soir. Pas alors qu’elle était incapable de se débarrasser de cette peur latente dans ses veines. Il faudrait qu’elle lui parle. Comment pourrait-il réagir ? Il la croirait folle. Elle se faisait des films. Sans doute. Se mordillant la lèvre, Blair débattit la question. Et si ? Et si elle lui en parlait ? Peut-être saurait-il la rationaliser. Lui dire les mots qu’il fallait. Lui offrir des options. T’étais fatiguée. C’est la télé. C’est le vent. Peu importe. Elle avait juste besoin qu’on lui dise que ce n’était pas réel. Dex pourrait le faire. Dex ne la jugerait pas. Dex comprendrait. Il comprenait toujours.

Le cœur gros, Blair ouvrit sa fenêtre et leva les yeux. En apercevant la silhouette accoudée un peu plus haut, un sourire se forma naturellement sur ses lèvres. Cet effet que Dex avait sur elle. Le beau voisin du dessus, avec ses yeux doux et son sourire adorable. Elle ne savait pas ce que c’était – mais quelque chose la liait à lui. Blair se glissa habilement à travers la fenêtre, toujours Clémentine dans le creux de l'épaule, comme elle l’avait si souvent fait au cours des derniers mois. Une drôle d’habitude, qui avait été plus difficile à réaliser en hiver mais qui avait tout de même tenue jusque là. Elle referma la fenêtre derrière elle et gravit quelques marches de l’escalier à incendie, ses pas faisant trembler le fer sous ses pieds. « Hey » dit-elle avec un sourire, terminant de gravir les marches jusqu’à être à la hauteur de Dex. Il paraissait fatigué, lui aussi. Et songeur. Peut-être avait-il entendu le murmure aussi. « Dure journée ? » demanda-t’elle, s’approchant de la fenêtre où il fumait tranquillement sa cigarette. Elle entendit la musique qui jouait à l’intérieur, et tendit des yeux tranquilles à Dex. Le cœur lourd, la gorge sèche. Clémentine lâcha un petit miaulement, et Blair répondit en lui déposant un baiser sur le nez. « J’peux venir te déranger un peu ? »

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MessageSujet: Re: when things go wrong, (blair)   Ven 10 Nov - 17:23


when things go wrong
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Il n’en avait pas eu le courage. S’éloigner de la fenêtre, éteindre les lumières et s’affaler devant la télé — ç’avait été trop pour lui. Il était resté là, immobile sur le rebord de la fenêtre. À inspirer la nicotine aussi régulièrement qu’il ne l’expirait — et, de temps à autre, à avaler une gorgée de bière fraîche. Il avait essayé de se convaincre qu’il n’avait pas envie de voir Blair ce soir. Il avait tenté, bien franchement, de faire comme si de rien n’était et de retourner s’enfermer dans sa solitude. Et lorsqu’il avait entendu les petits pas de la rouquine dans l’escalier grinçant, le pincement qui lui avait serré le cœur avait été presque étouffé par les battements frénétiques qui lui avaient répondu. Il ne voulait pas voir Blair, qu’il disait ; ne voulait pas avoir à l’écouter ou à lui répondre, qu’il pensait. Et pourtant, au moment où ses grands yeux apparurent dans son champ de vision, il ne put s’empêcher de laisser un sourire se poser sur ses lèvres. Fausse volonté. Foutu mensonge qu’il tentait de se répéter.

Elle avait Clémentine dans les bras, roulée dans le creux de son épaule. Et elle avait des cernes qui lui tombaient jusqu’aux joues, malgré la fine ligne de maquillage qu’elle avait appliquée pour tenter de les cacher. Comme d’ordinaire, elle n’eut besoin que de quelques mots pour qu’il ne comprenne que les choses n’allaient pas. Il n’était pas fou — il ne l’avait jamais été. Et si Blair était là, ce n’était pas pour lui raconter les exploits de sa journée, ni pour s’enthousiasmer sur un projet loufoque qui lui avait traversé les idées. Si Blair était là, c’était que quelque chose n’allait pas. Elle avait beau tenter le sourire, tenter le regard léger et la pointe de bonne humeur, il arrivait à voir la douleur jusque dans la forme de ses lèvres. La lueur qui dansait dans ses yeux était épuisée, inquiète. Et il n’eut alors pas le cœur de prétendre qu’il avait quelque chose de prévu, et qu’il ne pouvait l’accueillir. Pas le cœur de lui mentir. Blair avait besoin de lui. Et lorsque c’était le cas, il ne savait pas faire autre chose qu’ouvrir sa porte en grand, et la prendre dans ses bras.

« Bien sûr. » Il s’était peut-être contenté d’un sourire à son salut, et d’un haussement d’épaules à sa première question — mais la seconde, elle, avait mérité une implication émotionnelle qu’il n’avait pu diminuer. Elle avait besoin de lui. Besoin de venir le voir — de le déranger, comme elle disait. Il la regarda déposer un baiser sur le nez de son chat, et le sourire qui s’était posé sur ses traits ne fit que s’élargir davantage encore, malgré l’air fatigué que lui aussi se traînait. « Bière ? » Il lui tendit la petite bouteille, écrasant de l’autre main le mégot de cigarette qui lui restait. À moins qu’elle ne lui demande de rentrer, il savait qu’il en ressortait une autre dans les secondes qui suivraient. L’anxiété, la fatigue, le mal-être — l’inquiétude. Un mélange qui n’était d’aucune aide lorsqu’il s’agissait de garder ses vices à distance. « Sinon j’ai du jus de fruit. Du lait. Du whisky. » À nouveau, il eut un petit haussement d’épaules. Son regard s’était un peu égaré sur les alentours, avant de revenir sur Clémentine, puis sur Blair. « Tu veux rentrer ? » Si elle préférait rester dans les escaliers, il comprendrait. Mais quelque chose lui disait qu’elle avait besoin de se mettre au chaud. À l’abri du monde extérieur — loin de tout. « Viens. » Au diable la cigarette. Au diable la bière sur le bord de la fenêtre. La bouteille toujours entre ses doigts, il recula pour retomber sur ses pieds, à l’intérieur de l’appartement. Il se pencha, et tendit les doigts vers Clémentine, attrapant doucement le chat pour libérer les deux mains de sa voisine. Le petit animal lové contre lui, il recula d’un pas. La fenêtre était ouverte en grand, et Blair n’aurait aucun mal à rentrer. Aucun mal à venir le retrouver, dans cet appartement qu’elle avait visiblement choisi pour oublier le reste de sa journée — et le reste de sa vie.

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MessageSujet: Re: when things go wrong, (blair)   Mer 15 Nov - 17:38

La boule dans sa gorge était épaisse, pâteuse. C’était une sensation à laquelle Blair n’était pas trop habituée. Généralement, elle pouvait parler des heures sans même ressentir une quelconque sècheresse, une qualité qui avait eu le don d’exaspérer son entourage depuis son plus jeune âge. Blair, le moulin à paroles, Blair, la jasette incarnée, Blair, qui avait toujours quelque chose à dire, quelque chose à raconter. Mais ce soir, dans la fraîcheur de cette soirée de mai, les mots restaient coincés dans son estomac. Elle ne savait pas trop comment elle arriverait à raconter tout ça à Dex – elle savait qu’elle le ferait, au final. C’était trop lourd sur ses épaules pour qu’elle continue à isoler les récents événements. Et elle ne pourrait qu’être honnête avec ce brun qu’elle venait souvent visiter instinctivement ces derniers temps, retrouvant en lui un réconfort et une chaleur qu’elle ne saurait trop expliquer. Avec n’importe qui d’autre, elle serait capable de se taire, pour ne pas paraître cinglée ou vulnérable ou peu importe – mais avec Dex, elle savait qu’elle pourrait juste tout débiter sans qu’il ne l’interrompe. Et c’était tout ce dont la rousse avait besoin – d’une oreille, d’une présence.

Le sourire de Dex lui réchauffa immédiatement le cœur. Déjà, elle se sentait un peu mieux – de ne plus être dans son appartement, certes, mais aussi de ne plus être seule. Il parvenait à la faire sentir tellement entourée, comme un large filet qui l’accueillerait à chacune de ses chutes. Il avait l’air fatigué, Dex – ses yeux bruns, quoique toujours brillants, avaient une lueur de lassitude qu’elle attribua aux heures de boulot qu’il enchaînait sans plainte. « Bière ? » demanda-t’il, désignant la bouteille entre ses doigts, mais Blair secoua doucement la tête. Malgré sa lourdeur, elle souriait sans trop y penser, face à la présence rassurant de son voisin. « Sinon j’ai du jus de fruit. Du lait. Du whisky. » Son sourire s’élargit alors que la courte liste fut énoncée, ses doigts caressant toujours les oreilles du chaton entre ses mains. « Un peu d’eau chaude, ça serait super » décida-t’elle finalement. Elle n’était pas trop d’humeur à trop de sucre ou même de la caféine – l’alcool, ça ne serait pas pour ce soir. Enfin, pas pour l’instant. Ça dépendait toujours où les mènerait la conversation qu’elle voulait aborder, si jamais elle parvenait à rassembler son courage de prononcer les mots qui faisaient déjà accélérer les battements de son cœur – j’crois que mon appartement est hanté. Bon sang, que c’était ridicule. Mais elle les répéta dans son esprit, tentant d’y insérer du sens. Hanté. Mon appartement. Hanté.

« Tu veux rentrer ? » La question de Dex lui attira un regard de gratitude – le printemps avait beau s’être installé à Blackwater Falls, les soirées étaient encore fraîches et le sweatshirt qu’elle avait enfilé, gratuité de l’université, n’était pas particulièrement épais. « Viens. » Elle lui tendit Clémentine alors qu’il tendait le bras, et s’enfila à travers l’ouverture de la fenêtre à la suite de Dex et du chaton. Ses jambes enjambèrent habilement la fenêtre et en moins de deux, elle était de retour à l’intérieur – dans un appartement en tout point semblable au sien, et pourtant si différent. La structure était relativement la même – elle avait déjà fait l’exercice de comparer – mais elle et Dex avaient des goûts de décorations assez différents. Mais ça lui plaisait, de se sentir autant chez elle qu’ailleurs. Et l’appartement du dessus s’était révélé devenir un véritable sanctuaire pour la rousse au cours des derniers mois. Particulièrement ce soir.

« Merci » dit-elle d’une voix douce, laissant les sandales rapidement enfilées avant de sortir près de la fenêtre. D’un pas feutré, elle s’approcha du fauteuil et s’y laissa retomber, reprenant au passage Clémentine. Se frottant doucement les yeux, elle remit ses cheveux derrière ses oreilles, laissant Dex s’affairer dans la cuisine. « J’ai juste… » Un petit soupir passa ses lèvres, alors que le chaton se débattit d’entre ses mains pour finalement sauter au sol, allant explorer les petits recoins de l’appartement. « J’crois bien que j’suis en train de devenir dingue, Dex. » Les mots sortirent d’une voix un peu nerveuse, et furent ponctués d’un léger rire. Rassemblant ses jambes sous elle, la rousse déposa son menton contre son genou droit. « J’avais juste besoin d’un peu d'air » laissa-t’elle finalement tomber, son regard glissant sur la pièce autour d’elle.

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MessageSujet: Re: when things go wrong, (blair)   Sam 2 Déc - 21:27


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En moins de temps qu’il ne fallut pour le dire, Blair avait enjambé le rebord de la fenêtre et était entrée dans l’appartement. Dex l’observa tandis qu’elle s’exécutait, attentif au moindre de ses mouvements — prêt à s’approcher et à lui prendre la main pour l’aider, si besoin était. Mais Blair se débrouilla, et le remercia. Il hocha la tête alors qu’elle passait à ses côtés, et la laissa reprendre Clémentine dans ses bras et se diriger vers un fauteuil. Sans un mot, il referma quelque peu la fenêtre, prenant soin de la conserver entrouverte pour aérer la pièce. Le printemps était finalement arrivé sur Blackwater Falls, et les températures permettaient depuis quelque temps ce genre de luxe. Un luxe sur lequel il sautait dès qu’il le pouvait, bien trop heureux que l’hiver soit finalement terminé.

Blair s’était assise sur le fauteuil, tandis qu’il se dirigeait vers la cuisine pour lui faire bouillir l’eau qu’elle avait demandée. La bouilloire en marche, il sortit une tasse avant de reprendre une gorgée de sa bière et de se tourner vers le salon. Il s’adossa au comptoir, observant de loin la silhouette de la petite rouquine. Le chat avait finalement sauté de ses genoux pour s’aventurer dans l’appartement, et renifler tout ce qui lui passait à portée de museau. Le regard de Dex suivit les péripéties olfactives de la petite bête d’un air absent, quelques secondes. Et puis, la voix de Blair s’éleva. Douce mais nerveuse, les mots ponctués d’un petit rire dans lequel il put facilement déceler l’inquiétude qui l’étreignait. Quelque chose n’allait pas. Il l’avait senti dès l’instant où elle s’était présentée à la fenêtre, et c’était la raison pour laquelle il l’avait laissée entrer. Entre autres.

Blair avait replié ses jambes sous elle lorsqu’elle poursuivit. Les yeux de Dex, eux, s’étaient reposés sur elle, et ses sourcils s’étaient froncés. Il n’imaginait pas la moindre raison pour laquelle elle aurait pu penser devenir folle. Elle était née ici, y avait grandi quelques années, et y était revenue près d’un an auparavant. Les choses folles se produisaient à des intervalles bien plus réguliers qu’on ne pouvait le penser, dans la région, et elle n’avait jamais eu particulièrement l’air de s’en inquiéter. Elle n’avait aucun souvenir du Croatoan, rationnalisait tous les événements étranges dont la ville était le théâtre. Alors cette phrase, cette simple petite phrase, avait le don d’inquiéter Dex plus qu’il ne le montrait à cet instant. Quelque chose, au fond de lui, remuait. Lentement, mais avec une insistance qu’il ne pouvait ignorer. Il s’était passé quelque chose. Quelque chose qui avait réussi à bousculer la forteresse de rationalité et d’entendement que Blair avait construit depuis sa naissance. Quelque chose que Dex ignorait, mais qu’il ne veillerait à découvrir à temps. T’en fais pas, Blair. Je suis là. « T’es pas dingue. Je sais pas ce qui se passe, mais je sais que t’es pas dingue. » Doucement, il lui sourit. La seule chose qu’il était capable de faire, tant et aussi longtemps qu’elle ne lui en disait pas davantage. « Et t’as bien fait de venir. La porte est toujours ouverte. Tu le sais. ... Ou la fenêtre. Pour ce que ça vaut. » Un sourire. Bref. Léger. Toujours.

Derrière lui, le petit claquement familier de la bouilloire se fit entendre. Il se retourna, déposa sa bière sur le comptoir et versa l’eau chaude dans la tasse sortie à cet effet. Puis il l’empoigna doucement, et retourna vers Blair d’un pas calme. « Tiens. » Il posa la tasse sur la table basse et s’installa dans le canapé, non loin d’elle. Ses coudes se calèrent sur ses cuisses, tandis qu’il reposait les yeux sur elle. Il réalisa qu’il avait oublié sa bière dans la cuisine, mais ne se releva pas pour aller la chercher. Ses doigts se tendirent vers Clémentine, qui était revenue vers eux, et qui se frottait contre sa jambe. Puis son regard retrouva celui de la jeune femme, alors qu’il prenait une inspiration un peu plus grande. « Qu’est-ce qui s’est passé ? Est-ce que… Est-ce que tu veux en parler ? » Sa voix résonna dans la pièce, basse et apaisante. Il ne l’obligerait pas à parler, et elle le savait. Mais quelque chose, au fond de lui, lui disait qu’elle était venue pour ça. Venue pour parler, venue pour s’épancher. Venue pour raconter à quelqu’un ce qui lui était arrivé. Quelqu’un qui ne la prendrait pas pour une folle. Quelqu’un qui l’écouterait jusqu’au bout, et sans broncher. Quelqu’un qui ne la laisserait pas repartir sans l’aider autant qu’il le pourrait.

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MessageSujet: Re: when things go wrong, (blair)   Mar 12 Déc - 17:14

Il faisait bon dans l’appartement de Dex – pas trop chaud, pas trop froid. Blair s’y sentait bien – elle s’y était toujours sentie bien. Pas parce que l’endroit ressemblait tellement à son propre appartement, mais plutôt parce que c’était tellement Dex, partout autour. Une chaleur réconfortante, une douceur apaisante. Elle y avait trouvé refuge de nombreuses fois depuis qu’ils se connaissaient – et encore une fois ce soir, c’était ici qu’elle venait se protéger du monde extérieur. Un endroit où elle pouvait finalement mettre des mots sur ce qui la travaillait depuis des semaines, sur ce qui l’empêchait de fermer l’œil. D’enfin pouvoir regarder quelqu’un et dire les vraies choses – et pas n’importe qui. Dex. Dex, qui s’était montré être une oreille extrêmement patiente pour Blair, qui était devenu presque essentiel à sa vie depuis quelques mois. Pas de doute – ça serait vers lui qu’elle se tournerait toujours en cas de besoin. Et c’était pour ça qu’elle était là ce soir. Et pourtant elle semblait incapable de le regarder en cet instant, alors que les premiers mots tremblant passaient le cap de ses lèvres. Je crois que mon appart est hanté. C’était tellement ridicule, tellement pathétique. Elle ferait mieux de se taire, et de raconter autre chose. Mais ça lui pourrissait la vie, et elle se doutait que Dex ne la jugerait pas. Enfin, elle croyait. Elle espérait. Mais elle pourrait tout à fait le comprendre s’il le faisait – après tout, elle-même le ferait probablement. Des fantômes. Ça n’existait que dans les films d’horreur, non ? Mais en parler à Dex, ça ouvrirait la possibilité de trouver une explication rationnelle, qu’elle n’était pas capable de se fournir à elle-même pour l’instant. Dex saurait, lui. Il saurait lui dire.

« T’es pas dingue. Je sais pas ce qui se passe, mais je sais que t’es pas dingue. » Les mots furent prononcés doucement, et Blair leva un instant les yeux pour croiser ceux de son voisin. Un petit sourire étira ses lèvres, reconnaissante de sa compréhension. « Et t’as bien fait de venir. La porte est toujours ouverte. Tu le sais… Ou la fenêtre. Pour ce que ça vaut. » Son propre sourire fit écho à celui de Dex, alors qu’elle sentait déjà l’étau autour de sa tête se desserrer. Dex avait ce don là. De la faire sentir calme. Écoutée. Comprise. Elle l’observa tranquillement verser l’eau chaude dans une tasse et lui apporter. « Merci » le remercia-t’elle doucement, dépliant un peu ses jambes pour s’asseoir à l’indienne sur le fauteuil. Elle observa la vapeur s’échapper de la tasse, alors qu’un léger silence s’installa. Dex était assis là, juste à côté, prêt à l’écouter, mais pour une fois, Blair semblait incapable de trouver les mots, ou du moins le courage pour les prononcer. « Qu’est-ce qui s’est passé ? » demanda-t’il finalement, sa voix comme un baume sur les plaies de Blair. « Est-ce que… Est-ce que tu veux en parler ? » Un petit sourire étira les lèvres de la rousse, alors qu’elle arracha son regard de la vapeur montant jusqu’au plafond pour jeter un bref coup d’œil à son voisin. « Oui » acquiesça-t’elle, nerveuse. « Oui, j’veux en parler. Mais… » Elle soupira légèrement. « J’sais pas comment. »

Son ton démontrait de son exaspération – de sa fatigue, de sa nervosité. Elle qui n’avait généralement aucun problème à s’exprimer, voilà qu’elle se retrouvait presque muette. Elle détestait ça. Elle détestait la sensation de ne pas être capable de trouver les mots à dire. Il fallait juste qu’elle plonge. Tête première. Même si y’avait le risque de se noyer. « Ok. » Elle inspira un grand coup et se tourna vers Dex, lui faisant presque face. « J’vais t’le dire. Mais promets-moi de pas rire. S’te plaît. J’suis sérieuse. » Ses grands yeux étaient posés dans les siens, brillants, apeurés. Une autre grande inspiration lui passa au travers de la gorge, et elle déglutit avant de se lancer. « J’crois que mon appart est hanté. »

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MessageSujet: Re: when things go wrong, (blair)   Jeu 14 Déc - 0:08


when things go wrong
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D’ordinaire, Blair ne demandait pas son reste pour parler. Les mots coulaient sans que Dex ne puisse les en empêcher — et sans qu’il ne puisse en placer une. Blair parlait, et Dex écoutait. Il souriait, riait quand il le fallait. Il prêtait une oreille attentive, et il répondait dès qu’elle avait besoin d’un retour. Il se prêtait à ce jeu si doux, cette petite activité qui animait de plus en plus de ces soirées depuis plus de six mois déjà. Et il ne se lassait pas de l’entendre bavarder. Même s’il avait parfois besoin de calme, même s’il restait parfois plus silencieux qu’elle ne l’aurait sûrement souhaité. Il ne se lassait pas, et jamais il ne lui aurait demandé d’arrêter.

Mais ce soir, Blair ne parlait pas. Ce soir, les mots semblaient avoir du mal à se frayer un chemin hors de ses lèvres. Elle les cherchait, et elle se refusait à les lâcher. Y avait quelque chose qui la bloquait — quelque chose qui faisait remuer le cœur de Dex plus qu’il n’aurait pu se l’expliquer. Quoi qu’elle s’apprête à lui dire, ça lui pesait. Il ne savait pas s’il était dans de bonnes dispositions pour la soutenir comme elle en avait besoin. Mais au moins, il essaierait. Il le sut, au moment où elle lui confirma qu’elle désirait en parler, mais que les mots lui manquaient pour l’expliquer. Et il lui adressa le sourire le plus rassurant qu’il put, hochant la tête avec compréhension, puis haussant très légèrement les épaules. « Prends ton temps. On n’a toute la soirée. Toute la nuit, même, s’il le faut. » Il n’était pas pressé. Et si Blair devait finir par s’allonger et fermer les yeux quelques heures pour rassembler les mots et les pensées qu’il lui faudrait pour s’exprimer, qu’il en soit ainsi. Il lui laisserait volontiers le lit, ou même le canapé.

Elle se reprit pourtant plus vite qu’il ne l’aurait pensé. Un petit mot pour s’encourager, une grande inspiration, et elle lui fit face, la mine déterminée. Lorsqu’elle lui demanda de promettre de ne pas rire, il s’efforça de contenir son sourire. Il le réduisit en une petite expression rassurante et approbatrice, la ponctuant de quelques mots simples. « Je ne rirai pas. C’est promis. » Et son regard appuya ses propos. Calme, apaisant. N’aie pas peur, Blair. Je suis là.

Mais lorsque le couperet tomba, il n’était pas prêt. Il s’était bien douté que quelque chose se tramait, mais il ne s’attendait pas à ce qu’elle pose de tels mots pour lui en parler. Hanté. Hanté, comme fantôme. Fantôme, comme surnaturel. Il savait que Blair ne croyait pas à tout ça. Il en avait eu la démonstration durant l’épidémie de Croatoan. L’amnésie qui l’avait suivie était caractéristique de ceux et celles qui ne croyaient pas à ces choses-là. Alors pour que Blair n’en vienne à lui partager ce genre de craintes, c’était que quelque chose s’était produit.

« Hanté ? » Sa voix était douce, mais son ton était dénué de toute mauvaise accusation. Il la croyait — c’était écrit dans ses yeux, ça chantait dans ses mots. « Qu’est-ce qui te fait dire ça ? » Il ne voulait pas plonger à pieds joints dans les révélations. Il ne voulait pas être celui qui lui dirait que les créatures surnaturelles existaient. Il ne voulait pas que l’innocence de Blair ne s’envole à cause de ses mots — pas s’il pouvait encore l’éviter. « Il s’est passé quelque chose de particulier ? » Alors, il essayait de comprendre. Il essayait de lui faire dire ce qui avait fait naître cette pensée dans son esprit. Il essayait de contourner le sujet, aussi longtemps qu’il pouvait l’éviter. Pour la protéger. Tout ça, c’était simplement pour la protéger.

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MessageSujet: Re: when things go wrong, (blair)   Mer 20 Déc - 21:21

Ça y est. C’était dit, c’était lancé dans l’air. Les mots avaient franchi le cap de ses lèvres, et il restait plus qu’à attendre la réaction de son interlocuteur. Blair savait qu’elle n’avait pas à avoir peur – Dex le lui avait promis, il ne rirait pas. Et c’était plutôt rare qu’il ne tienne pas ses promesses, même que Blair n’aurait pas pu penser à une seule fois où il l’avait laissé tomber. Et pourtant quelque chose la faisait trembler, elle n’aurait pas pu l’expliquer mais elle était terrifiée des mots qu’elle venait de prononcer, comme si ça confirmait quelque chose, comme si c’était le premier pas dans un monde qu’elle n’était pas sûre de vouloir accepter. Elle espérait juste que Dex lui confirmerait que c’était son imagination, que c’était impossible – tout autant qu’elle voulait tellement qu’il la croit. Qu’il ne remette pas sa santé mentale en question, qu’il n’éclate pas de rire en lui disant qu’il ferait mieux qu’elle aille dormir un peu. Parce que Blair, malgré le fait qu’elle parlait sans cesse, n’était pas du genre à se laisser emporter dans des fantaisies, enfin pas des fantaisies de ce genre. Non, si elle en parlait, c’était que c’était assez important pour qu’elle ose formuler une telle chose à voix haute. Et maintenant que c’était fait, rester plus qu’à attendre, et à guetter les yeux et la voix de Dex pour sa réaction. Ce serait lui qui mènerait la danse maintenant, elle le savait. Et elle se sentait petite dans ses souliers, comme une gamine, prête qu’on lui annonce qu’elle devait grandir un peu et entrer dans le monde des adultes.

« Hanté ? » Le mot sortit finalement, sans trop d’hésitation, et sans trop de scepticisme, à la grande surprise de la rousse qui ne fit que soutenir le regard de Dex alors que ce dernier semblait se remettre de cette déclaration à laquelle il ne s’attendait visiblement pas. Fallait bien avouer que Blair parlait habituellement d’autre chose – de ses cours, de son job, des garçons, des filles, de tout sauf de fantômes quoi. « Qu’est-ce qui te fait dire ça ? » La question la prit au dépourvu un peu, alors qu’elle observa Dex avec une certaine surprise. Parce qu’à travers sa question, il y avait un autre sous-entendu – il la croyait. Elle n’était pas complètement dingue, il la croyait juste. Purement et simplement. « Il s’est passé quelque chose de particulier ? » Il semblait davantage vouloir comprendre ce qui lui faisait dire une chose pareille. Et Blair tenta de rassembler ses pensées, de rassembler tous ces petits événements qui s’étaient éparpillés dans son quotidien depuis des semaines et qui lui faisait dire une chose aussi dingue. Elle était incapable, pour l’instant, de trop s’attarder sur le comment Dex avait aussi bien accepté une telle déclaration. Car ça, c’était une toute autre histoire, elle le sentait.

« C’est plutôt plein de petites choses » dit-elle finalement, soutenant toujours le regard de son voisin. Elle était incapable de regarder ailleurs – les yeux de Dex étaient trop rassurants, trop sécurisants. Elle avait l’impression que tant et aussi longtemps qu’elle restait là, dans son regard, rien ne pourrait lui arriver. « Ça fait quelques semaines que ça dure. Au début, c’était pas grand-chose… Des fois je trouvais des trucs pas à la place où je les avais laissés. Mais ça, c’est peut-être juste moi qui est dans la lune… Des ampoules qui grésillent, aussi, ça arrive tout le temps, même si je les ai toutes changées deux fois chacune… Et des bruits bizarres, comme des grattements, des souffles… » Les mots s’échappèrent de ses lèvres en un chaos presque incompréhensible, alors qu’elle extériorisait tout ce qui la hantait – littéralement – depuis tout ce temps. « On dirait un mauvais film d’horreur » lâcha-t’elle avec un petit rire nerveux. « Et j’ai essayé de trouver des explications logiques, genre c’est la plomberie, c’est l’électricité, c’est le voisin du dessous… Mais c’est plus suffisant. Ça arrive plus à me rassurer. » Blair lâcha un soupir, se replaçant un peu sur le canapé, se rapprochant instinctivement de Dex. « Et puis hier soir, j’étais sur le canapé, j’étudiais, et puis j’te jure, j’ai entendu ce… ce murmure. J’ai pas compris les mots, mais j’ai entendu une voix, j’y mettrais ma main au feu. Juste là » dit-elle en pointant son oreille droite. « Comme si y’avait quelqu’un à côté de moi. Mais j’étais toute seule. » Un frisson parcourut son échine alors qu’elle se rappela l’épisode. Elle sentait les larmes dans ses yeux, souvenirs de sa peur, témoins de sa terreur. « J’arrive plus à dormir. J’ai trop peur de fermer les yeux. » Elle observa Dex, se mordillant un peu la lèvre inférieure. « J’ai peur, Dex. J’ai vraiment peur. »

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MessageSujet: Re: when things go wrong, (blair)   Dim 7 Jan - 15:14


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Le tout, c’était de ne pas paniquer. De ne pas se mettre à parler sans réfléchir. De ne pas lui dire toutes ces choses qu’elle n’était pas prête à entendre, et qui ne feraient que compliquer une vie déjà trop remuée par le passé. Le tout, c’était de se calmer. De penser. Le tout, c’était de respirer.

Dex avait tenté de réguler ses mots et son ton. Il avait tenté de lui dire ce qu’elle avait besoin d’entendre, sans s’enfoncer dans une direction qu’elle ne voulait pas prendre. Il la sentait perturbée, apeurée. Il voyait la terreur dans ses yeux, et l’incompréhension qui s’y mêlait. Il voyait qu’elle avait besoin de la vérité, mais qu’elle aurait préféré éviter d’avoir à l’affronter. Ce qu’il lui fallait, c’était de l’aide. Ses grands yeux ne mentaient pas. Ses lèvres tremblantes non plus. Et de l’aide, Dex pouvait lui en donner. Esquiver l’éléphant qui se dressait au milieu de la pièce ne serait pas une mince affaire, mais ce n’était pas la première fois que Dex avait à gérer avec ce genre de déni. Il saurait s’en tirer. Le tout, c’était simplement de respirer, et de ne pas se laisser emporter par toutes les émotions qui couraient dans son cœur, chaque fois que ses yeux croisaient ceux de Blair. Il aurait voulu lui parler, aurait voulu lui avouer. Partager son monde et se sentir, enfin, soulagé. S’ouvrir à elle. Qu’elle comprenne. Qu’elle se souvienne. De leur proximité durant l’épidémie, des battements conjoints de leurs cœurs dans le petit restaurant de Papa. Il aurait voulu. Tant voulu. Mais c’était impossible. Il le savait. Alors, il se contentait de balayer toute fébrilité de sa voix. Se contentait de respirer.

Sans un mot, il l’écouta lister toutes les petites occurrences surnaturelles qui s’étaient produites chez elle ces derniers temps. Et à mesure qu’elle avançait, il s’en voulait. Il aurait dû le sentir. Il aurait dû se douter que quelque chose se tramait. Se douter qu’elle ne fuyait pas son appartement pour le simple plaisir de la décoration dépouillée du sien. Il aurait dû voir ce fantôme, et faire des liens. Il était beau, le chasseur expérimenté. Après des années à attirer les cas comme un aimant, et à se retrouver nez à nez avec des affaires qu’il ne pouvait pas décliner, voilà que la seule qu’il aurait voulu traiter avait failli lui échapper. Voilà que la seule personne qu’il aurait voulu à tout prix protéger avait besoin de lui. Et il n’avait pas été foutu de s’en rendre compte avant qu’elle ne vienne toquer à sa fenêtre, son chat dans les bras et ses yeux gonflés d’autant de fatigue que de terreur. C’est quoi ton problème, Dex ?

Quand elle se mit finalement à parler de la voix qu’elle avait entendue, il sentit un frisson lui tomber le long de l’échine. Il n’aimait pas ça. L’esprit prenait visiblement des libertés qu’il ne pouvait tolérer, et si aucune violence n’avait jusqu’à lors été de mise, il craignait que les choses ne se gâtent rapidement. Il fallait trouver ce qu’il faisait là. Trouver comment le libérer, ou s’en débarrasser. Avant qu’il ne blesse Blair, ou qui que ce soit d’autre.

La terreur dans les yeux de la rouquine força finalement Dex à sortir de son mutisme. La peur suait dans sa voix, dans ses mots. Et, alors, il ne put retenir sa main. D’un mouvement ample, doux, il se rapprocha du bord du canapé, tendant la main pour venir la poser sur le genou de la jeune femme. « Hey. » Il le serra un instant, avant d’ouvrir sa paume vers le plafond, relevant ses doigts vers ceux de Blair. Prends ma main. Serre-la. Tu verras : je suis là, et je ne partirai pas. « Tu es en sécurité ici, ok ? » Il déglutit péniblement, mais chasse l’inquiétude de ses yeux et de sa voix. Et, finalement, il lui sourit’ « Essaie de respirer et de te calmer. Il ne va rien t’arriver. » J’le permettrais pas. Et je sais qu’on ne se connaît pas tant que ça, mais peut-être qu’un jour tu comprendras ce que ça veut dire. Peut-être qu’un jour, tu comprendras pourquoi je t’ai dit ça. « Tu peux rester ici aussi longtemps que tu le voudras. Le temps qu’on comprenne ce qui se passe et qu’on règle tout ça. D’accord ? » Le temps que j’aille faire un tour chez toi, et que je surprenne ta nuisance sur le fait. Le temps que je détermine s’il veut ta peau, ou la mienne pour être entré sans demander la permission. Le temps que je comprenne si ça a un rapport avec toi, ou si ça n’a rien à voir. Le temps que je sois sûr que rien ni personne ne te blessera jamais. « Tu peux dormir ici cette nuit. On peut retourner ensemble chercher ce dont tu as besoin chez toi, et tu peux rester là si tu as envie. » Avec moi, il t’arrivera rien. « T’es en sécurité ici. » Il se répète, mais il s’en fiche. Ses yeux sont plantés dans ceux de Blair, et ses mots tombent avec une assurance douce. Rassurante. Personne ne te touchera ici, Blair. Et si tu ne peux pas croire ce qui t’arrive, alors crois au moins ça.
Crois-moi.

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MessageSujet: Re: when things go wrong, (blair)   Mer 10 Jan - 23:31

Les mots s’emmêlaient, alors qu’elle essayait de rester claire tout en étant incapable de retenir l’émotion. Elle avait décidé de s’exposer totalement à lui, de tout lui déballer, du début à la fin. Ne rien retenir, ne rien censurer, et surtout ne pas prétendre. Ne pas prétendre que ça ne l’atteignait pas vraiment, ne pas prétendre qu’elle n’était pas morte de trouille. Parce qu’elle l’était – les cernes sous ses yeux en témoignaient, tout autant que les trémolos, tout autant que les tremblements de ses doigts. Aide-moi, Dex. Elle avait terriblement besoin que quelqu’un la regarde et lui dise que tout irait bien, qu’elle serait en sécurité, que tout ça n’était que dans sa tête, que ce n’était qu’une mauvaise blague, que ce n’était le produit que d’une imagination trop fertile. Et pourtant, elle savait au plus profond d’elle-même que ce ne serait que des excuses, parce que Blair n’avait jamais eu d’imagination fertile, elle était davantage rationnelle et attachée à la réalité. Inventer des histoires de fantôme, ce n’était pas son genre, mais alors pas du tout. Et pourtant cette fois ça lui ferait du bien, juste pour une fois, qu’on lui dise, mais non, c’est juste ton imagination. Enfin elle croyait. Elle n’était plus certaine de rien. Les derniers événements remettaient tout en doute dans sa vie, chamboulaient tout, elle était perchée sur un fil de fer et ne savait plus quelle direction prendre.

Et alors que Blair se sentait glisser, tomber dans la noirceur, sombrer dans sa peur, la main de Dex apparut, se déposant sur son genou. Le contact eut déjà l’effet d’un baume sur une plaie brûlante, et la jeune femme n’attendit pas bien longtemps avant d’attraper la paume tendue pour serrer les doigts de Dex entre les siens. Une étreinte à laquelle elle se rattacha, alors que les tremblements des derniers mots secouaient encore ses cordes vocales. J’ai peur, peur, peur, peur. La voix de Dex lui fit du bien, alors qu’il attira son attention tout en douceur, qu’il la ramena vers la lumière, qu’il la ramena dans ce petit appartement où elle avait passé tellement de temps ces derniers mois, un environnement où elle se sentait bien, ne l’oublie pas, c’est pas le monde entier qui est hostile. « Tu es en sécurité ici, ok ? » Blair leva les yeux vers lui juste à temps pour voir le sourire naître sur le visage de Dex, et ce simple fait parvint à calmer un peu son cœur tordu. Elle acquiesça, faiblement mais tout de même. Ok. Ok. « Essaie de respirer et de te calmer. Il ne va rien t’arriver. » Elle continua d’acquiescer un peu, gardant son regard dans le sien, serrant toujours ses doigts avec une certaine force, sans lui broyer les os bien sûr. Elle ouvrit les lèvres pour inspirer doucement, expirant de la même manière. Ok. Il avait les bons mots, le bon sourire, la bonne voix. « Tu peux rester ici aussi longtemps que tu le voudras. Le temps qu’on comprenne ce qui se passe et qu’on règle tout ça. D’accord ? » Elle l’observa, Dex, serrant toujours sa main, et elle se demande au juste comment il fait pour être aussi calme, pour ne pas lui dire qu’elle est complètement folle, ou même juste rigoler un peu, après tout à sa place c’est ce qu’elle aurait fait. Mais elle ne lit que du réconfort dans le regard du brun, et elle essaya de se concentre là-dessus.

« Tu peux dormir ici cette nuit. On peut retourner ensemble chercher ce dont tu as besoin chez toi, et tu peux rester là si tu as envie. » Elle acquiesça, faiblement. « T’es en sécurité ici. » Le contact direct du regard de Dex lui faisait du bien, et Blair parvint à lui accorder un petit sourire. « Ok. » Un simple mot, un peu étranglé, mais qui scellait le fait qu’elle l’écoutait, qu’elle le croyait, qu’elle lui faisait confiance. « Je veux bien… » murmura-t’elle, inspirant encore. « Je veux bien rester ici ce soir. » Elle n’y avait même pas pensé mais à présent ça faisait bien du sens, de trouver du réconfort ici, non seulement dans cet appartement, mais également auprès de Dex, qui lui faisait juste ce bien fou. « Si t’es sûr que je dérange pas » ajouta-t’elle avec un petit sourire, un petit haussement d’épaules. « Mais je crois pas que j’aurai le courage d’y retourner ce soir... Tu crois que… » Et elle savait qu’elle exagérait, mais elle ne faisait que réagir à l’instinct, qu’essayer de garder la tête hors de l’eau. « J’aurais juste besoin de ma brosse à dents… Et Haricot, il est tout seul... » Et soudainement elle sentit sa gorge se gonfler, ses yeux se remplir de larmes, c’était un peu comme le contre-choc du tremblement de terre, et elle serra les doigts de Dex un peu plus fort. « J’suis désolée… » Un petit rire nerveux s’échappa de sa gorge, et elle secoua un peu la tête. « T'es tellement calme. Tu crois pas que je deviens cinglée, peut-être ? Que je devrais arrêter d'agir comme une gamine ? » Elle l'observa un peu, Dex. Si c’est le cas dis-le moi, s’il te plaît. Mais dans tous les cas, ne lâche pas ma main. 

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