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 the sound of iron shots, (lenny)

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MessageSujet: the sound of iron shots, (lenny)   Ven 10 Nov - 16:59


the sound of iron shots
dex et lenny / A soldier on my own, I don't know the way. I'm riding up the heights of shame; I'm waiting for the call, the hand on the chest. I'm ready for the fight and fate. The sound of iron shots is stuck in my head. – WOODKID.

C’était étrange. Étrange d’attendre Lenny dans ces circonstances — étrange d’avoir dû lui envoyer un message aussi concis en espérant qu’elle réponde à l’appel sans faire de chichis. Mais la vérité, c’était qu’il n’avait pas trop su ce qu’il était supposé lui dire, ou lui demander. La vérité, c’était que depuis que son patron lui avait dit que Lenny était capable de reprendre cette affaire que lui avait choisi d’abandonner, il ne savait pas trop quoi penser. Papa avait l’air sûr de son affaire : Lenny était au courant du surnaturel. Elle savait aussi le traquer, le débusquer, et s’en débarrasser. Dex ne savait pas comment prendre l’idée. Une part de lui en était, peut-être, un peu soulagé. Si c’était vraiment le cas — si Lenny connaissait vraiment tout ça — alors ce serait moins compliqué de lui parler. Moins compliqué de lui expliquer tout ce qui lui était arrivé, durant toutes ces années. Tout serait plus simple. Mais la pensée qu’elle se soit retrouvée confronter à ce monde et à sa cruauté lui faisait froid dans le dos. Il le savait : elle n’avait pas toujours été au courant. Lorsqu’elle avait emménagé chez lui, à Salt Lake City, elle avait trouvé un livre sur les démons, qu’il avait laissé traîner sans y faire vraiment attention ; elle ne s’en était alors pas formalisée, se moquant de lui plus qu’autre chose. Il s’était réfugié dans l’excuse de ses études. Il avait dit qu’il s’était intéressé aux croyances entourant les démons, dans le cadre de son mémoire. Il avait dit qu’il ne s’était jamais débarrassé des livres — avait dit qu’il n’en avait pas le cœur. L’excuse était passée comme une lettre à la poste, et les moqueries avaient cessé. Jusqu’à aujourd’hui.

Aujourd’hui, il n’était plus question de moqueries. Aujourd’hui, Lenny était, selon Papa, une des mieux placées pour reprendre en place cette foutue histoire de mauvais esprit qui hantait le petit appartement d’une étudiante en basse-ville. Un appartement non loin de chez lui. Une gamine qu’il voyait passer de temps à autre, et qui s’était épanchée sur l’épaule de Papa, un soir que le grésillement ininterrompu des lampes s’était transformé en une avalanche de livres qui l’avait poussée à se réfugier dans le restaurant. Papa avait promis qu’il en parlerait à Dex ; Dex n’avait pas voulu de l’affaire, et s’était décidé à la donner à quelqu’un d’autre. Quelqu’un qui s’en occuperait bien, et qui ferait en sorte de ramener la paix dans l’esprit de la gamine. Quelqu’un à qui elle pourrait faire confiance. Quelqu’un comme ton amie Lenny, quoi, avait alors lâché Papa.

Mais non. Non. Lenny ne pouvait pas être au courant de tout ça. Lenny ne pouvait pas savoir chasser — Lenny devait encore être protégée de tout ça. Pourtant, à mesure que les minutes s’écoulaient, Dex commençait à en douter. Il avait senti la légère retenue dans leurs dernières conversations. Il avait compris qu’elle avait ses secrets, et n’avait pas cherché à insister. Mais si elle savait, cela pourrait alors tout expliquer. Et, même s’il n’avait pas envie de l’admettre, il en aurait été plus que soulagé. Plus besoin de lui mentir, plus besoin de se cacher. Plus besoin de marquer la moindre distance entre elle et lui. Il pourrait redevenir le gamin qu’elle avait rencontré il y avait bien des années. Ce gamin qui, heureux d’avoir finalement une amie, se prenait à parler d’un peu tout et rien, sans vraiment penser au poids des mots qui franchissaient ses lèvres. Si seulement.

« Ta p’tite copine est là. » Papa avait passé la tête au-dessus du comptoir sur lequel étaient d’ordinaire disposées les assiettes prêtes à être servies. Il tapota doucement la surface lisse, avant de retourner dans la salle principale du minuscule restaurant. Sûrement pour demander à Lenny ce qu’elle voulait boire, ou manger. Il passerait en cuisine s’il le fallait — Dex le savait. De toute manière, son quart de travail était pratiquement terminé. Il s’éloigna des fourneaux, mettant les chiffons qu’il avait utilisés pour nettoyer dans le bac rempli de sanitizer. Alors qu’il commençait à détacher son tablier, Papa poussa la porte de la cuisine et entra. « J’te libère, va. J’te sers un truc à manger, peut-être, pendant qu’j’y suis ? » « Le fond de gombo. Ce sera parfait. » « C’est noté. » L’ancien chasseur hocha rapidement la tête en un signe de remerciement silencieux. Puis il emprunta la même porte que Papa avait prise pour entrer, accrochant au passage son tablier, et sortant finalement de l’atmosphère étouffante de la petite cuisine.

Un rapide coup d’œil lui fut suffisant pour apercevoir Lenny, assise sur une petite table non loin. Il passa à côté du comptoir, filant directement vers la petite silhouette qui l’intéressait. Il prit place sur la banquette face à elle, lui lançant un petit sourire. « Hey. Salut. » Ses doigts passèrent brièvement dans ses cheveux, alors qu’il détaillait un peu la jeune femme assise face à lui. Il était loin, le temps des gloussements et des bavardages d’enfants. Pourtant, Lenny n’avait pas tant changé. Et peut-être que lui non plus, à tout bien y penser. « Merci d’être venue. Et désolé de t’avoir fait déplacer. » Il se racla doucement la gorge, grattant machinalement sa nuque. « Est-ce que t’as pu commander à boire ? À manger ? » Il s’était réfugié dans les formalités. Pourtant, il se doutait que Papa avait déjà pris sa commande, si commande il y avait. Il se doutait qu’elle était plus intriguée par la raison pour laquelle il l’avait fait venir qu’autre chose. Mais il n’arrivait tout simplement pas à se lancer. Il allait falloir qu’elle lui donne quelque chose — un sourire, un petit mot, un regard. Un truc qui lui donnerait le courage d’abattre ses cartes et d’attendre, avec anxiété, la réaction qu’elle aurait à lui donner.

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Seconds from my heart, A bullet from the dark. Helpless, I surrender. Only when it's over The silence hits so hard. When my skin grows old, When my breaths runs cold, I'll be thinking about you. ⚭ ⚭ ⚭
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