Revenir en haut Aller en bas



 
AccueilAccueil  TWITTERTWITTER  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

on vous invite à privilégier les fantômes et les petits humaiiiiiiins
nous sommes présentement en automne 2017 (septembre, octobre, novembre) I love you
RH célèbre ses deux ans ! merci à tous, on vous aime !

Partagez | .
 

 1454 | Italie - The call of the blood ♛ ft. Rodin.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
Auteur
Message
avatar
vampire ○ kill of the night
messages : 1224
double-compte(s) : Hunter - L'exécuteur
crédits : (c) (vava +gif moi / sign wiise)
MessageSujet: 1454 | Italie - The call of the blood ♛ ft. Rodin.   Ven 17 Nov - 14:11


The call of the blood
Rodin & Thaddeus



Depuis l'incident tragique du 27 septembre 1405, je n'avais cessé de traquer ceux qui m'avait attaqué cette nuit-là.

Ce ne fût pas toujours chose aisée, ces vampires avaient de l'expérience dès qu'il s'agissait de se fondre dans la pénombre et disparaître. Malgré la difficulté de la tâche, je m'y étais tenu. Si j'avais pris de mon plein grès la décision de devenir l'un d'entre-eux, et encore cela demeurait assez discutable vu que personne n'était vraiment prêt à mourir, il m'était impossible de ne pas les tenir responsables de l'horrible fin que connue ma pauvre mère. Sans ce guet-apens, toutes les horreurs que je lui avais fais subir n'auraient pas eues lieu et aujourd'hui, celle-ci aurait rejoint les Cieux dans des conditions beaucoup plus sereines. Tandis que moi, je n'aurait pas eu à supporter ce poids, cette culpabilité qui même après quarante-cinq ans paraissait ne  disparaître qu'uniquement lorsque je dépeçais les cadavres de mes ennemis. Devenir un être de la nuit animé par la vengeance et l'appel du sang, ce n'était pas forcément quelque chose qui ne m'apportait aucun remord ni crise de conscience, pas seulement parce que je m'attaquais à des êtres qui méritaient la mort. Non, c'était beaucoup plus viscéral que ça.

Céder à ses penchants meurtrier, ne connaître aucune limite de conscience ou de moral...Autant de barrières qui se levaient et de nouvelles portes se présenter. Sans parler des amélioration physique qui s'étaient manifestée juste après ma transformation. Plus rapide, plus puissant; je récupérais enfin ces prédispositions dont Dieu m'avait exclu. Certes, ma jambe n'avait pas grandie ni même mon pied développer, mais cela restait de l'ordre de l'acceptable. Si tout cela valait bien la vie de la seule personne qui m'avait jamais aimé ? A chaque pas, à chaque litre de sang ingurgité, cette pensée devenait de plus en plus réelle. N'avait-elle pas toujours souhaité me voir épanoui ? De là où elle était, devait savoir à quel point j'avais exulté en tuant le paternel et ses fils modèles. Je suis conscient que cela puisse être paradoxal, mais tout en moi l'était et ce depuis mon premier souffle. A force de siècles, j'imaginais que la plaie finirait par se refermer complètement sans complètement oublier ce que ces malheurs m'avaient apporté. Pour le moment, je me conduisais en enfant ingrat et revanchard.   

La justice devait être rendue et aussi bien pour ma santé mentale que pour m'imposer dans cet autre monde, je comptais remonter jusqu'au chef de ce nid pour l'exécuter en bonne et dues formes; il me fallait d'abord exterminer tous les vampires qui lui étaient fidèles. Et je n'étais seul dans cette tâche, dans ma grande générosité, j'avais octroyé à quelques personnalités trillées sur le volet la chance de connaître une renaissance. Ce n'était pas forcément simple de conserver un groupe de vampire sous ses ordres surtout lorsque le but vers lequel vous les poussez ne les concerne pas. Mais enfin, après quelques ratés, deux hommes s'étaient avérés loyaux et particulièrement docile; suffisamment en tout cas pour m'escorter dans mes missions punitives. Et si durant quelques années, nos ennemis s'étaient joués de nous, en nous baladant de cité en cité; j'avais fini par retrouver la trace de l'un d'eux et voilà pas loin de deux heures que nous le suivions à bonne distance, attendant le moment propice pour nous signaler à lui.

Les rues de Florence n'étaient jamais tout à fait déserte, même de nuit; mais cette ville possédait un nombre incalculable de petites ruelles sombres, parfaites pour commettre ses forfaits. Par chance, il était quasiment impossible de ne pas en empruntée une. Il fallait seulement patienter. Notre cible finit par quitter la rue principale pour s'engouffrer dans l'obscurité. Sans attendre, nous lui emboîtâmes le pas. Mes deux compagnons, se mirent en position pour guetter l'arrivée éventuel d'un villageois perdu.

- Arrêtes toi ! hurlai-je en direction de la silhouette juvénile qui me tournait le dos, je sais qui tu es et mieux encore, ce que tu es. Aussi, comprends bien une chose; ta mort sera rapide et sans douleur si tu daignes n'opposer aucune résistance.

Ma voix était grave et sans même me connaître, on comprenait sans peine en m'entendant que je n'étais pas de ceux à revenir sur leurs paroles. Puisqu'il ne bougeait pas, j'entrepris de m'avancer vers lui, lorsque le bras de Marcello m'arrêta.

- Maître, vous ne devriez pas...

Mon sang ne fit qu'un tour. Je le regardai droit dans les yeux avant de sortir mon épée de son fourreaux et laissai la lame s'introduire entre sa troisième et quatrième vertèbres. D'un seul coup sec, sa tête s'était détachée de son corps et avait roulée jusqu'aux pieds du jeune homme. Ne jamais sous-estimer le savoir faire d'un bon forgeron ! Pourquoi l'avoir sacrifié ? Personne n'était en position de me contredire devant un ennemi. Et puis, ça donnait le ton à ma cible.

- Les laquais; ça ne parlent pas, dis-je en soupirant, maintenant retournes toi car je ne suis pas un lâche, je veux voir tes yeux quand ta tête quittera ton corps; ainsi retrouvera-t-elle celle de ce pauvre Marcello.

L'épée tendue en direction de mon adversaire, j'étais prêt à lui faire face.



(c) blue walrus
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
vampire ○ kill of the night
messages : 1229
double-compte(s) : Seth ,Emrys
crédits : cheschirecat/tumblr
MessageSujet: Re: 1454 | Italie - The call of the blood ♛ ft. Rodin.   Sam 18 Nov - 9:31

Une petite centaine d'année, c'était à la fois long et pas tant que ça ; il en avait vu des choses, mais il savait qu'il y en avait tout autant, plus, même . Quant à sa situation propre, il en avait fait le tour. Il ne mourrait pas, ne vieillissait pas et n'était pas capable de tenir bien longtemps sans se nourrir ; une petite centaine d'année qui lui avait semblé durer bien plus. C'était trop long, il commençait déjà à s'ennuyer trop souvent à son goût, trouver quelque chose digne d'intérêt, c'était de plus en plus difficile. S'il en était là après un siècle, qu'est-ce que ce serait s'il continuait ? Est-ce qu'il avait même envie d'aller plus loin ? Il avait testé un nid une fois, trop tôt après sa transformation selon lui, ça n'avait pas marché, mais au moins il avait appris des choses. Ce nid qui apparemment disparaissait petit à petit. Il avait beau apprécier leur aide, il ne les avait jamais pris pour des génies, sinon il ne serait pas parti voir ailleurs, il avait dû oublier que rester discret pouvait avoir du bon et un chasseur les avait trouvés. Tant pis pour eux. Le vampire n'avait pas assez d'information, juste certains oui-dires, le genre d'informations qui arrivaient toujours déformés. Un chasseur ? Non, il savait que c'était faux. Pas sur une telle durée de temps, une lignée peut être ? Pour le peu qu'il savait, même cette théorie lui semblait bancale. Non, c'était autre chose ; pourquoi s'en prendre à ce nid là ? Vu l'acharnement, c'était forcement personnel.

Il n'était pas resté longtemps avec eux, mais est ce qu'il était le prochain sur la liste ? Dans l'obscurité, il haussa les épaules pour lui même, comme pour extérioriser qu'il s'en fichait. Est-ce qu'il résisterait s'il venait à mourir ? Là tout de suite, il n'en était même pas sûr, l'ennuie le dévorait de l'intérieur et à force de tourner en rond, il allait finir par craquer. Peut-être qu'un bon massacre, attirerait suffisamment les chasseurs pour qu'il l'attrape ? Il fronça soudain les sourcils. Pas sûr qu'il en ait besoin en fin de compte. Il était suivi, ça ne faisait pas de doute. Cette sensation d'être observé. Par qui ? Par quoi ? Le vampire tourna volontairement dans une ruelle plus exiguë, s'il avait l'avantage du nombre, le manque de place jouerais en leurs défaveurs. Il n'eut pas attendre longtemps. Autoritaire en plus. Peut-être bien trop pour de simples brigands. Sans doute trop détendu pour quelqu'un prêt à être détroussé ou pire, il s'arrêta, presque sagement. Ce qu'il était ? Pas de simple voleur donc. Il ne remit pas en doute une seule seconde la voix, il ne sentait pas la moindre trace de mensonge, juste de la détermination. Une mort rapide ? Il soupira doucement. Non, finalement pas sûr qu'il sache si bien ce qu'il était. Ou alors il parlait de lui. Mais là encore, c'était raté pour le rapide. Il n'eut pas à se retourner pour imaginer le reste de sa scène, il connaissait très bien ce genre de son, mais s'il pensait lui faire peur en tuant les siens, c'était un échec . Le vampire baissa les yeux sur la petite tête qui avait roulé jusqu'à ses pieds . Finalement, qui que ce soit, il connaissait bien sa nature.

« Pas un lâche ? » Il se retourna, l'air moqueur. « Pourtant vous tendez une épée face à un homme désarmé non ? » Il haussa un sourcil, son expression très loin de la peur qu'il aurait sans doute dû ressentir face à un cadavre et une arme pointée dans sa direction. « Ce n'est pas vraiment la représentation qu'on puisse se faire d'un gentilhomme » Ce n'était clairement pas un bandit de grand chemin, il n'en avait pas la manière de parler, ni la prestance ; donc il n'était pas là pour les trois pièces dans sa bourse, pas un chasseur non plus sinon cette histoire de lâcheté n'aurait même pas eu sa place dans la conversation. « Et je dois dire que j'aime ma tête, où elle ait, donc si vous pouviez simplement baisser votre truc pointu là » Il n'était pas en position de demander quoi que ce soit, mais c'était plus fort que lui, il ne ressentait plus vraiment la peur même dans les pires situations, ou bien est ce qu'il cherchait simplement la mort ? Il n'en savait rien. Les deux peut-être, le sentiment de ne jamais pouvoir passer de l'autre côté, tout en tentant le diable dès que l'occasion se présentait … « Vous avez sans doute d'autres laquais à aller assassiner, si c'est votre passion, mais je ne pense pas avoir fait quoi que ce soit pour être de ce côté si de la lame. » Rien fait pour mériter de mourir, c'était un sacré mensonge, on ne pouvait pas dire que c'était un sain loin de là, mais cet inconnu n'avait pas besoin de le savoir. Et le fait de jouer les innocents allait sans doute le forcer à révéler les griefs qu'il pouvait bien avoir. Parce que pour l'instant, ce n'était rien d'autre qu'un inconnu en face lui.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
vampire ○ kill of the night
messages : 1224
double-compte(s) : Hunter - L'exécuteur
crédits : (c) (vava +gif moi / sign wiise)
MessageSujet: Re: 1454 | Italie - The call of the blood ♛ ft. Rodin.   Dim 19 Nov - 11:58


The call of the blood
Rodin & Thaddeus



Lorsque son visage émergea de la pénombre, je me surpris à être troublé. Non pas que j'eu des doutes sur son identité ou quelque chose comme ça. Les différentes sources qui m'avaient mené jusqu'à lui, m'avait donné un portrait relativement proche de la réalité, alors quoi ? Je ne saurais le dire ni l'expliquer de façon claire et précise. Peut-être que je m'étais attendu à une figure moins juvénile, moins délicate, aussi. Il fallait dire que je n'avais que très rarement croisé des vampires dont l'allure était si peu bestiale et trapue. Non pas que l'on aurait pu le confondre avec une damoiselle, mais il ressortait de la pureté. Être emprisonné pour toujours dans une si gracieuse silhouette, cela ne m'aurait pas déplu. Cependant, nulle méprise; j'aimais ma patte trop courtes et mon visage trop anguleux. Ce petit là ne devait pas avoir du mal à user de sa prestance pour flairer ses proies. Sûr que moi de ce coté, j'étais quelque peu désavantagé. Ce pourquoi j'avais des laquais...enfin, au rythme où je les passais au fil de l'épée, bientôt il me faudrait en trouver des nouveaux. Demeurait qu'il s'agissait d'un mal nécessaire; on ne pouvait respecter un boiteux miséricordieux...Et puis, c'était beaucoup moins divertissant comme rôle à jouer. Si pour le moment, j'avais fais parler de moi qu'en Ireland et dans Nord de l'Italie, je préparais l'avenir avec grand soin. J'admettais assez facilement qu'il me serait sans doute plus difficile de trouver des alliés - volontaires - si l'ont venait à connaître la longue liste de cadavres de vampires que je laissais derrière moi.

Quoi qu'il en soit, Marcello avait fait son temps et j'avais pensé qu'une démonstration de mon impulsivité meurtrière, saurait faire frémir mon adversaire. Étonnement, celui-ci ne parut pas le moins du monde effrayé ni même impressionné. Et bien que je ne le montrais pas, je bouillais à l'intérieur. Je ne regrettais pas mon geste, les remords ne faisaient pas parti de mon vocabulaire; non si je ravalais ma rage, c'était essentiellement parce que je n'aimais pas que l'on me tienne tête alors que la situation était à mon avantage. Elle l'était toujours ! Je voulais que l'on me jette ce regard suppliant, l’œil humide tandis que l'on implorait mon pardon. Si parfois, il arrivait que certains étaient réfractaires de prime abord, ils finissaient tous par le faire. D'ailleurs, tous les autres vampires de son nid avait démontré une certaine propension à se métamorphoser en jouvencelle lorsqu'ils avaient compris à qui ils avaient affaire. Ca avait été assez plaisant à voir, sans compter les confessions qu'ils n'avaient pas hésité à faire pour essayer de sauver leur peau. La peur de la mort, pendant longtemps j'avais cru qu'il s'agissait essentiellement de quelque chose d'humain. Mais non, les vampires n'échappaient pas à la règle et même pire, s'abaissaient à des bassesses si honteuse que leur exécution était acte de pitié. Comme quoi, même si je m'en défendais, j'étais un être pleins de bons sentiments.

Aussi, lorsque le jeune homme me parla de lâcheté; je ne pus m'empêcher de ricaner. Sans même forcer, mon rire résonna dans la ruelle. Il était vrai, qu'une pointe d'irritation se dissimulait derrière cette démonstration sonore.

- En tant que fils de marchand, il est normal que tu n'aies pas le droit de porter l'épée. Alors, je ne vois pas en quoi je fais montre de ma lâcheté, dis-je en souriant, ce n'est juste qu'une confrontation entre un notable et un homme du peuple, selon les règles édictées par la société qui est la notre.

Malgré sa demande concernant mon épée, je la conservait tendue vers lui et m'en approchais un peu plus. A cette distance, je parvenais à mieux appréhender son visage; il était vrai qu'ôter cette si jolie tête était criminel, mais les griefs étaient les griefs. A force de pourchasser tout son nid, le chef allait bien finir par se manifester; au fond, c'était de lui qu'il avait reçu sa nouvelle nature. Le géniteur se devait d'être tué pour permettre à l'enfant de réellement s'émanciper. Je ne faisais que reproduire un schéma élémentaire.

- Tu es fort divertissant, mais je ne crois pas que je souffrirais plus d’effronterie. Je sais qui tu es et ce que tu es, et à l'instar de celle de tous tes compagnons, ta mort va faire passer un message à votre maître. Vois ça comme une chance d'être autre chose qu'un vampire dont l'existence se résume à survivre.

Une fois encore, je lui adressais un sourire satisfait.

- J'ignore où vont les vampires dans l'au-delà, mais tu pourras remercier tes frères de sang pour leurs nombreuses dénonciations, saluer bien bas leur profonde lâcheté, je laissais un court silence, peut-être aurais-tu quelques déclarations à faire avant que tu ne perdes la tête ? Ferais-tu honneur à la race ou t'enfonceras-tu dans la fange ?         



(c) blue walrus
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
vampire ○ kill of the night
messages : 1229
double-compte(s) : Seth ,Emrys
crédits : cheschirecat/tumblr
MessageSujet: Re: 1454 | Italie - The call of the blood ♛ ft. Rodin.   Lun 20 Nov - 4:38

Fils de marchant ? Il ne put s'empêcher de sourire, autant amusé que nostalgique. Ce n'était plus vraiment son cas depuis un bon moment maintenant, mais l'entendre se le rappeler était étonnant. Même lui commençait petit à petit à l'oublier, alors qu'un inconnu lui en parler, c'était surprenant. Est-ce que son apparence le vendait encore ? Ou alors ce type avait fait de sacré rechercher et donc ce n'était pas un hasard s'il se retrouvait de ce côté de la lame. Enfin de son point de vue, se cacher derrière une arme en face d'un ennemi sans rien n'était absolument pas juste, peut importe le statut social de l'un ou de l'autre, non c'était de la lâcheté et une non confiance absolu dans sa propre force. Mais bon vu ce qu'il était, peut être que ce n'était pas si anormal que ça. Enfin les règles de la société érigée par de simple humain pour de simple humain, pas sûr que ça s'applique à lui et qui sait peut-être pas à son interlocuteur non plus. Il l'observa, curieux, un simple humain ? Un de ses chasseurs là ? Non, non, il n'y avait pas de peur chez cet homme là, ce n'était pas un simple mortel. Malgré sa curiosité, il soupira en voyant que l'épée ne bougeait pas d'un pouce. Ça allait être plus compliqué que prévu. Divertissant ? Il eu un sourire en coin, il n'était pas bien difficile alors, mais même si c'était sans intérêt, il pris quand même le compliment. Le vampire pris un air hésitant ? Est-ce qu'il comptait arrêter ses effronteries sur sa simple demande ? Hum peut être, hum non en fait, aucune chance.

« Mes compagnons ? » il y avait un peu de surprise dans sa voix ? Quels compagnons ? Non parce qu'il n'avait pas grand monde dans son entourage, actuellement il voyageait bien avec un ami, mais aussi intéressant soit t'il, sa personnalité ne faisait pas de lui plusieurs personnes. Est-ce qu'il s'était trompé de vampire ? « Attendez un peu là, je n'ai aucun maître » Là, c'était clairement de l'incompréhension sur son visage, ce n'était pas une manière de chercher à rester en vie, il ne comprenait juste pas, comment ça un maître ? Il fronça les sourcils et son visage finit par s'éclairer. Oh, ça alors. Il secoua la tête, un fin sourire sur les lèvres, il l'avait pourtant vu venir, mais son propre temps de compréhension le déçu un peu lui même. « Alors pour mon maître et mes frères de sang, on peut oublier » Non parce qu'il n'était pas un membre officiel de ce nid là, il était reconnaissant de leurs aide, de l'avoir accepté un temps, mais il n'avait pas plus de lien avec eux qu'avec les mauvaises herbes au pied de ce mur là. « Quant à honorer quoi que ce soit, c'est raté aussi, je ne parle qu'en mon nom, c'était déjà suffisant. Je ne sais pas qui vous êtes, ni pourquoi on vous a envoyé à moi, mais me tuer n'enverra de message à personne. Soit on s'est moqué de vous, soit vous vous trompez sur toute la ligne » Son sourire se fit légèrement moqueur, sans doute pas la meilleure façon de se mettre ce noble dans la poche, mais c'était son attitude habituelle.

« Et survivre me va très bien pour le moment » vrai et faux, à la fois, mais il n'avait pas prévu de le laisser le tuer si facilement, ni d'avouer à un parfait étranger, un peu trop hautain à son goût qu'il aurait voulu plus, que l'ennui commençait peu à peu à faire sa place et que c'était la pire chose à laquelle il ait eu affaire, y compris ses menaces de morts. « Je n'ai aucune envie de me faire embrocher pour une simple erreur » Il avait bien compris quel était son rapport avec cet homme, indirectement en tout cas, il ne savait pas pourquoi il en voulait à ce nid mais il en avait fait parti, peut être qu'il lui en voulait pour association de malfaiteur tout simplement. « Quoi que vous n'avez pas l'air d'être homme à tuer difficilement » Il baissa les yeux sur la tête encore à ses pieds, il ne donnait pas l'impression de ne tuer que si la raison était suffisante, cet homme là n'avait fait que prononcer que deux syllabes, peu importe, il n'allait pas être triste pour un parfait inconnu, il avait mieux à penser. « Mais j'aimerais bien avoir une vraie raison, savoir pourquoi je suis censé mourir » Il n'avait pas prévu de se laisser faire, mais avoir une raison lui permettrait de savoir pourquoi, parce que là tout de suite, c'était la seule chose qui l'intéressait. Qu'est ce qui pouvait bien pousser cet homme à vouloir se venger ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
vampire ○ kill of the night
messages : 1224
double-compte(s) : Hunter - L'exécuteur
crédits : (c) (vava +gif moi / sign wiise)
MessageSujet: Re: 1454 | Italie - The call of the blood ♛ ft. Rodin.   Lun 20 Nov - 10:33


The call of the blood
Rodin & Thaddeus



S'il existait quelque chose qui m'insupportait le plus après l'insubordination et la trahison, c'était que l'on insulte mon intelligence en essayant de se jouer de moi.

Je ne disais pas que jamais cela ne m'était arrivé; les jeunes années et l'arrogance qui allait de paire, m'avait parfois jouer des tours. Cependant, j'avais fini par comprendre qu'il était nécessaire de prendre du recul pour analyser les choses et les gens. Aussi, je ne prenais rien pour argent comptant lorsque les enjeux étaient beaucoup trop importants. Oui, je savais mettre mon impétuosité au placard quand il fallait. De fait, quand les vampires m'avaient dit renseigner sur le jeune homme qui me faisait face, je n'avais pas laissé parler mon empressement ni ma rage. Cela n'avait pas été facile, mais au fond j'étais conscient que parfois il était conseillé de réfléchir et vérifier ses sources avant de foncer tête baissée. D'autant que vu les spécimens qui m'avaient conduit à lui, et avec si peu de difficulté, je m'étais refréné instinctivement. Si j'avais recueilli beaucoup de confession avant la mise à mort, certaines d'entres-elles étaient des ramassis de ragots ou même des mensonges éhontés. A force de se confronter à des mystificateurs de plus ou moins bon niveau, j'avais cru avoir développé un sens plus aiguë pour détecter les menteurs. Naturellement, les signes habituels des gens se préparant à mentir étaient très difficile à retrouver chez les vampires; pas de battement de cœur anormalement rapide ni de perles de sueur sur le visage, encore que cela était déjà arrivé. Face à mes semblables, j'étais tout sens en alerte, distinguant le moindre vibrato dans la voix ou gestuelle indiquant un certain malaise.

Or, le jeune homme avait paru véritablement surpris lorsque j'avais évoqué ces compagnons de nid. Ces derniers m'auraient-ils fait l'affront de me tromper ? Aurais-je vraiment été dupé par des décérébrés ? Rien que l'imaginer me rendait d'autant plus enragé. Je n'appréciais pas le moins du monde la tournure de cette confrontation. Bien que pour le moment, je gardais encore toute ma contenance, un vague sentiment d'humiliation commençait à monter en moi. Sûr que si je fermais les paupières plus d'une demi-seconde, mon cerveau me retransmettrait mon échec...Non. J'avais été très précautionneux; ce n'était pas moi qui avait fauté, c'était lui qui essayait de me déstabiliser. Oui, pas d'autres scénario possible. Thaddeus Knox ne saurait être abusé ! Et pourtant, dans sa déraison le jeune vampire vint appuyer sur cette ineptie avec un dédain qui me fit grincer des dents.

- Cesse de me prendre pour un idiot, je sais de source sûr que tu es le dernier à avoir vu le chef de ton nid ! m'exclamai-je, je ne suis pas le genre d'homme à qui l'on ment ni même à qui l'on tient tête; ce que je désire, je l'obtiens et nul n'échappe à ma vengeance.

Malgré son imprudente désinvolture, je devais reconnaître au jeune homme un certain panache. Peu de personne dans sa situation aurait continué à nier son implication et aurait répondu avec autant de flegme qu'il était satisfait de son existence de vampire vagabond. D'ailleurs, j'avais même du mal à admettre qu'on pût être aussi peu ambitieux. Sans doute était-ce une chance puisque le contraire m'aurait donné du fil à retordre. Néanmoins, je me demandais bien pourquoi il persistait à se dire victime d'une erreur de jugement de ma part. Mise à part jouer avec mes nerfs...bien évidemment. Dans tous les cas, lorsqu'il souligna ma capacité à tuer pour un peu qu'on m'apparaissait suspect, je ressentis la pression redescendre d'un cran. Oui, dès que l'on me reconnaissait un tant soit de peu d'autorité, et ce par n'importe quel façon que ce soit, je regardais mon adversaire autrement. Cependant, cette accalmie ne dura qu'un temps puisqu'il reprit sa rengaine tout à fait vexante...Il voulait savoir pourquoi le décapiter allait faire avancer mes plans. Soit il était un excellent comédien, soit il...Non, il n'existait pas d'autre conclusion.

- J'ignore si tu cherches à gagner du temps ou si tu es aussi sot que tu le semble, mais en raison du fait que je suis un homme de principe, je vais t'accorder quelques explications avant ta mise à mort.

Était-ce surtout un moyen pour moi d'être parfaitement sûr que mes recherches ne m'avaient pas mené dans une impasse ? En effet. Plus j'observais le jeune homme et plus je sentais quelque chose dans cette histoire clochait.

- Nuit du 27 septembre 1405, Florence; à quelques dizaines de rues de l'endroit où nous nous tenons, un guet-apens et un cadavre. Quatre vampires, ton chef et trois autres dont les noms importent peu puisque je les ai néantisé. Cela n'évoque toujours aucun souvenir en toi ? insistai-je en plissant les yeux, eh bien ce même gentilhomme laissé pour mort, se tient à présent devant toi avec l'ardeur de l'Enfer dans son cœur.

Mon visage se dépouilla de toute émotion.

- Maintenant, comprends-tu les raisons pour lesquelles tu te trouve de ce coté de l'épée ou comptes-tu persévérer dans ta folle hardiesse ? J'ignore s'il tient autant à toi qu'à ses lieutenants récemment écorché vifs, mais il me tarde de le savoir.          



(c) blue walrus
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
vampire ○ kill of the night
messages : 1229
double-compte(s) : Seth ,Emrys
crédits : cheschirecat/tumblr
MessageSujet: Re: 1454 | Italie - The call of the blood ♛ ft. Rodin.   Mar 21 Nov - 14:35

Non pas qu'il ait spécialement envie de mourir, ou même de supplier qui que ce soit, mais il ne comprenait pas trop ce que cet homme voulait, son visage ne lui disait rien, son ancien laquais non plus mais il avait sans doute tué le précédent sans plus de réflexion, ça n'avait donc rien de surprenant. Le chef de son nid ? Ça faisait un moment qu'il ne faisait plus vraiment partie d'un nid, mais au moins, il commençait à mettre les pièces ensemble, à voir les liens ici. Mais s'il voyait de qui il parlait, le vampire était toujours persuadé qu'il y avait erreur sur la personne. Parce que si, il était la dernière personne à l'avoir vu, c'était un peu triste , parce que ça remontait quand même à un bon moment. Ça ne c'était d'ailleurs pas très bien passé, parce que même s'il ne l'avait pas transformé, voir quelqu'un quitté son nid ne lui avait pas vraiment plus. Malgré lui, Il secoua la tête doucement devant la certitude de cet inconnu qu'on ne pouvait pas lui mentir, il se retint de lui dire que la naïveté n'était pas le pire des défauts, se contentant de secouer la tête. Il aurait du avoir peur, cet homme semblait bien décidé à mettre fin à ses jours, mais non, rien à faire et pour tout dire, il commençait même à l'énerver un peu avec son histoire de vengeance . S'il désirait sa mort,  il n'avait qu'à le tuer, point, pas la peine de palabrer pendant des heures.

Sot ? Merci bien. Il comptait vraiment le mettre en rogne avant de l'achever ? « Trop aimable » Il ne savait pas trop si c'était pour l'insulte ou pour le droit de comprendre, l'un dans l'autre, ça revenait au même. Son agacement diminua fortement quand il en sut plus, 1405 … Il fronça les sourcils, tentant de se souvenir. Pour le coup, un cadavre, cette année là, il en avait vu des tas, c'était difficile de vraiment se rappeler de quoi que ce soit. Quoi qu'un guet-apens, c'était moins courant. Ah donc, c'était bien un vampire, il en avait enfin confirmation. Là tout de suite, il n'avait que deux envies, répéter que ce n'était pas son chef, plus en tout cas et simplement lui répondre et ? . Non parce que ça n'expliquait pas pourquoi il voulait sa mort ? Il ne commenta pas, mais l'attente de la suite sur son visage, était flagrante. Et alors ? Quel rapport avec lui ? Il finit par comprendre ce qu'espérer obtenir cet homme en le tuant, ça n'avait toujours aucune utilité, mais apparemment il comptait le faire sortir de sa cachette. Pour quelle raison, ça par contre.

« Non, je ne comprends toujours pas. » Il n'avait pas l'air ahuri ou surpris, c'était juste honnête. Non, il ne voyait pas pourquoi il voudrait sa mort, même s'il avait été là, de ce qu'il se rappelait vaguement, le jour où justement lui était décédé. Au contraire, ça faisait une cinquantaine d'année qu'il marchait sur terre, sans la peur d'attraper une maladie ou de vieillir, il avait tout gagné dans cette histoire non ? Oui et non … il ne savait plus trop quoi en penser. « J'étais là c'est vrai » Il n'allait pas mentir là-dessus, c'était vrai finalement. « Mais me tuer ou comment vous avez dit … hum m'écorchez vif pardon » Il grimaça légèrement, non merci, ce n'était toujours pas de la peur, juste du dégoût, non franchement, ça ne le tentait pas. « Cela ne servira à rien, je n'ai plus le moindre lien avec eux depuis longtemps ; Et puis je pense qu'on vous a envoyé à moi, justement pour vous éloignez de leur chef » Non parce que sinon, le chef devait être bien seul depuis une bonne quarantaine d'année, voir plus. C'était peu crédible. « Vu que je ne suis certainement pas le dernier à l'avoir vu. » Il aurait sans doute du s'excuser d'avoir participer à la fin de sa vie humaine, mais il ne se rappelait pas de lui, il était dans un moment de sa vie où tuer était devenu systématique et il ne contrôlait rien. « Pourquoi lui en vouloir autant ? » ça l'intriguait tiens, vouloir tuer le responsable de sa transformation était quelque chose qu'il ne pouvait pas comprendre, vu qu'il n'aurait jamais cette possibilité de toute façon. « Il n'y a rien de mal dans cette vie là » Rien, rien, c'était vite dit, on finissait quand même par perdre envie de tout à la longue …
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
vampire ○ kill of the night
messages : 1224
double-compte(s) : Hunter - L'exécuteur
crédits : (c) (vava +gif moi / sign wiise)
MessageSujet: Re: 1454 | Italie - The call of the blood ♛ ft. Rodin.   Mer 22 Nov - 16:11


The call of the blood
Rodin & Thaddeus



Il persistait et pire encore, il parvenait à se frayer un chemin dans mon esprit.

Combien de fois m'étais-je promis de ne plus douter de mon instinct ? Déjà à l'époque où je n'étais pas vampire, je m'étais efforcé à ne croire qu'en moi et mes capacités. Ne pouvant compter sur la force brute, j'avais assimilé l'importance de se connaître et savoir ne jamais remettre en cause ses agissements. Sûr que si nous étions tous ainsi forgés, le monde aurait des allures d'apocalypse, mais je n'attendais pas à ce que les autres prennent exemples sur moi. Un être aussi teigneux et impulsif que moi, il n'en fallait qu'un pour l'histoire de l'Humanité. Et si tant est qu'il eut un Dieu, j'osais espéré qu'il avait compris son erreur et ne chercherait pas à la réitérer avec l'espoir que son environnement aura un meilleur impact sur lui. Mais cette nuit, dans cette ruelle, devant ses yeux cristallins, sa voix et son apparente honnêteté. Le cours des choses paraissait connaître un revirement inattendu et non espéré...Non, ce n'était pas le moment de céder à la faiblesse. A force de m'avoir assuré son innocence et ses multiples questions; les certitudes avaient fait place aux doutes et leurs terribles pouvoirs. Une fois le serpent infiltré, difficile de le déloger. On savait tous comment sa ruse avait eu raison d'Adam et Ève ! Pourquoi ne lui avais-je pas trancher la tête avant qu'il ne se mette à parler et à m'embrouiller ? Bon sang ! N'existait-il pas rien qu'une infime part de moi qui souhaitait croire à ce qu'il me disait ? Sans doute, vu la manière dont ma main desserrait lentement le manche de mon épée. Malgré des signes évidents du reste de mon corps, ma tête demeurait encore très réticente à entièrement abandonner cette mise à mort. Cela tenait de l'honneur; on ne menaçait pas un adversaire sans au moins le blesser.        

- Vous ne niez pas votre implication mais ne comprenez pas le sort que je veux vous réserver ? N'est-ce pas quelque peu paradoxal ?

Je plissai les yeux avant de reprendre.

- J'ignore depuis quand vous avez été transformé, cela étant je doute que vous n'ayez plus de nid; rare sont les vampires qui refuse d'appartenir à une famille de substitution...Auriez-vous agis de telle sorte que votre chef vous ait exclu ?

Je ne savais pas vraiment si mon but en lui posant ces questions était d'en apprendre d'avantage sur ce groupe de vampires ou si inconsciemment je donnais au jeune homme des pistes à explorer pour s'éviter la décapitation. Habituellement, mes phrases étaient construites de façon à ce que personne pût s'en servir contre moi, mais manifestement, je voulais essayer une autre manière de procéder. Si je mettais de coté un pan important de l'histoire ? Ne pas souligner que j'eus pu être dupé. Néanmoins, s'il s'avérait qu'en effet il avait été contraint à quitter son nid, alors cela signifiait qu'il pouvait être plus utile vivant que mort. Aussi, je rejoignais son objection, tout en évitant de perdre totalement la face et ainsi préserver le peu d'ego qui me restait. Dans le cas contraire, il me faudrait ravaler mon humiliation tout en abaissant mon épée...Encore qu'il était bien plus honorable pour moi de feindre la miséricorde que toute autre geste aussi chevaleresque qu'il fût. Aussi lorsqu'il suggéra ne pas être le dernier à avoir vu son chef, je pris sa déclaration comme un prétexte à démontrer une certaine chute dans ma colère, pas au point d'ôter ma lame de son giron, mais juste assez relâchée pour lui faire comprendre que je pouvais peut-être me laisser convaincre de lui laisser la vie sauve à condition qu'il se décide à parler. Très sincèrement, je ne savais pas si je saurais être convainquant dans mon rôle de seigneur magnanime, néanmoins si j'épargnais l'estime que j'avais de moi-même tout en avançant dans ma quête, alors je serais bien stupide de ne pas profiter de l'occasion.

- Si vous n'êtes pas le dernier, quels membres de votre nid n'ai-je pas encore découvert ? lui demandai-je en le fixant droit dans les yeux, j'imagine que vous même si vous ne faites plus parti de ce nid, avez du avoir vent des dizaines de vos congénères qui ont connu la mort. Surtout, n'oubliez personne.

Je lui adressai un large sourire, lequel disparu quand il poursuivit ses investigations dans ma tête et me demanda pourquoi j'en voulais autant à ce vampire; arguant qu'il n'y avait rien dans cette vie qui était déplaisant. Je n'avais jamais parlé de la mort de ma mère à personne, ni même à mes laquais qui me connaissait depuis presque cinquante ans, alors ce n'était pas un vampire que je venais seulement de rencontrer qui allait être le premier à entendre mes confessions. Personne n'en saurait rien, jamais. En parler revenait à exposer mes faiblesses...Malgré tout ce sang versé, je conservais sentiments et une partie de moi m'en voulait tandis que l'autre m'embrouillait. Pourquoi lui en voulais-je tant ? Je n'étais même pas complètement sûr de savoir l'expliquer. Les années avaient beau faire leurs effets, le brouillard ne semblait pas vouloir s'affiner; pas tant que je ne me repassais pas de ce liquide vermillon qui m'enivrait bien plus qu'aucun vin ne saurait capable de faire. Bien que je ne souhaitais pas partager mes états d'âmes avec ce jeune homme, je me fendis d'une réponse sobre et relativement formelle afin de couper court à ses interrogations.

- Ma forme importe peu dans cette histoire, et oui, je ne suis pas malheureux d'être vampire. Seulement, je ne suis pas homme à aimer les lâches attaques. Je suis mort, je l'ai dépassée et suis devenu autre être, plus vaillant et fort; néanmoins mes principes m'empêche de compléter ma transformation. Le bourreau devient victime et la victime devient bourreau.

Je fis gigoter ma jambe atrophiée en grimaçant.

- Cette nuit-là, ma jambe m'a valu ce don; j'aime à penser que sans le savoir il m'a offert l'éternité pour me venger de cette faiblesse. Je laissai un court silence, bien sûr vous ne pouvez pas comprendre ni même me prendre en pitié. Vous avez sans doute compris que depuis toutes ces années, j'ai su m'imposer avec cette épée...mais surtout ce qu'il y a là dedans.

Mon index vint pointer ma tempe tandis qu'un rictus prenait place sur mes lèvres.         



(c) blue walrus
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
vampire ○ kill of the night
messages : 1229
double-compte(s) : Seth ,Emrys
crédits : cheschirecat/tumblr
MessageSujet: Re: 1454 | Italie - The call of the blood ♛ ft. Rodin.   Jeu 23 Nov - 16:15

Paradoxal ? Pas de son point de vue, il était là, cette nuit là, mais vu que l'homme était en un seul moreau en face de lui, il ne voyait pas du tout le problème, pas plus qu'il ne comprenait son envie de tous les tuer ; quitte à vouloir tuer des gens, il y avait suffisamment de population dans le coin pour qu'il fasse son choix. Est-ce qu'il était vexé de s'être fait prendre dans une embuscade cette fois là ? Il devrait être sacrément rancunier pour continuer à leur en vouloir, mais encore une fois, il ne se sentait pas plus coupable pour autant. Le vampire secoua la tête, une famille de substitution ? Oui, c'était une bonne façon de définir un nid, mais celle ci ne lui avait pas plus et vu qu'il n'avait aucun lien du sang avec eux, partir n'avait pas été si difficile, pas plus que continuer à vivre au jour le jour sans en rejoindre un nouveau. Il eut un sourire amusé, exclu ? « Non, je n'ai pas été vilain à ce point » répliqua t'il moqueur. Non, il n'avait rien fait de la sorte, il avait juste décidé que de vivre avec eux, ce n'était pas pour lui, il était bien plus libre en étant tout seul. « J'ai juste dit que je n'étais pas le dernier à l'avoir vu, pas que je n'étais pas le dernier, sans compter que vous êtes sans doute plus à même de me dire qui n'a pas encore finir embrocher par votre lame » De toute manière, même s'il n'avait plus de vrai contact avec eux et qu'il ne faisait plus partie de ce nid, il ne les aurait jamais vendus, ça ne lui aurait rien apporté ; la preuve, il disait avoir tué ceux qui l'avait amené ici, mais surtout s'il y avait bien une qualité qu'il se savait posséder, c'était bien la loyauté. « Vous devrez faire sans moi pour les retrouver » il lui rendit son sourire, sans faillir, non, il ne dirait rien , peut importe les menaces.

Il n'aimait pas les lâches attaques ? Il ne put s'empêcher de soupirer, eut importe leur différent statut, il l'avait bien attaqué dans une petite ruelle, de nuit, armé, avec de la compagnie à la base d'ailleurs, pas la chose la plus courageuse qu'il eut vu jusque là. Mais il se retint de faire un commentaire là -essus, apparemment son statut de fils de marchant, autorisé les pleins pouvoirs à monsieur. Il posa un regard détaché sur sa jambe, comme si ça lui importait peu, maintenant qu'il était vampire, ça ne le gênait sûrement plus vraiment, ou différemment. Enfin dans tout les cas, il s'en fichait un peu, ce n'était qu'un détail, ça ne lui inspirait ni pitié, ni moquerie. « Donc tout va bien non ? » Il secoua la tête à nouveau, toujours aussi perplexe. « Vous êtes plus fort et vous vous dites intelligent, pourquoi tuer vos semblables ? Pour vous le prouver ? Vous avez déjà l'air sacrément sûr de vous » C'était plus un constat qu'autre chose, être intelligent n'était pas si répandu chez les vampires malheureusement, devenir immortel ne faisait pas augmenter ces capacités là, les physiques oui, mais pas ce qu'il se passait là haut, donc s'il avait déjà du potentiel avant, tant mieux pour lui, il avait tout gagné. Mais encore une fois, il ne voyait pas son rapport avec tout ça.

« Vous pensez qu'en le tuant vous allez prendre sa place ? » Il pencha légèrement la tête sur le côté, tout aussi curieux que perplexe. Est-ce que c'était une question de pouvoir ? C'était vraiment quelque chose qui lui échappait. Il ne regardait même pas l'épée, il l'avait senti se relâcher, mais malgré son calme apparent, il restait sur ses gardes, ça ne se voyait pas, il paraissait toujours détendu et il n'avait pas peur ; si sa mort devait arriver, elle viendrait, point. Mais il n'avait jamais dit qu'il se laisserait embrocher si facilement, non, non, il était déjà prêt à prendre la tangente, à reculer rapidement s'il le fallait. Mais il espérait sincèrement ne pas avoir à le faire, cette histoire l'intriguait profondément et vu qu'il ne comprenait pas la manière de penser de cet inconnu, il était plutôt curieux de savoir justement comment ça pouvait bien fonctionner là dedans. La vengeance, le pouvoir, le genre de choses qu'il n'était pas sûr de comprendre un jour.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
vampire ○ kill of the night
messages : 1224
double-compte(s) : Hunter - L'exécuteur
crédits : (c) (vava +gif moi / sign wiise)
MessageSujet: Re: 1454 | Italie - The call of the blood ♛ ft. Rodin.   Dim 26 Nov - 16:56


The call of the blood
Rodin & Thaddeus



Ma vengeance m'avait fait rencontrer de nombreux vampires et pourtant, jamais aucun d'eux n'avait réussi à susciter le moindre intérêt à mes yeux. En quelques décennies, j'avais croisé des destins différents mais dont je m'étais éperdument moqués. Sans doute parce que ces créatures que j'avais raccourcis d'une tête avaient tous eu une vie avant d'être transformé. Bien qu'il était difficile de se faire une idée de l'ensemble de la population de vampire, je ne croyais pas trop m'avancer en affirmant que les jeunes de son âge n'étaient pas les plus nombreux. Dans un sens, déjà en tant qu'être humain, cette frange de la population était instable et j'étais relativement bien renseigner sur cet aspect. Il ne devait pas avoir plus de vingt ans et à cet âge là, je puis vous affirmer que de mon coté, c'était un peu les études de droit romain mais surtout les tavernes...Une proie facile, justement à cause d'un état d'ébriété trop avancé ? Une victime d'opportunité et non un choix réfléchis ? D'ailleurs, était-ce le chef de son nid qui l'avait forcément transformé ? En toute honnêteté, je ne saurais le dire avec certitude. Au fond, n'étais-je pas la preuve que tous les vampires n'étaient pas obligatoirement affilié à leur transformateur - oui, je venais d'inventer ce terme. Dans un sens, j'avais beau faire parti de cette famille des vampires, j'ignorais encore beaucoup de chose sur le fonctionnement primordial de cette espèce ou essayait de me l'approprier de façon à ne pas y être totalement soumis. Une perte de temps ? Probablement, mais je ne cesserais de le répéter, j'aimais quand j'exerçais un contrôle total. Administration, Vampirisme; même idéal.        

- Tu disais ne représenter que ton propre nom, mais je peux te dire qu'en décidant à ne pas céder à la bassesse de la délation; tu honores la race.

Déclarai-je en opinant du chef, presque impressionné par sa droiture. Mine de rien, je trouvais ça relativement triste de voir que lui demeurait plongé dans une loyauté que ses compagnons n'avait pas été en mesure de conserver plus que quelques minutes. De son coté, il paraissait fort peu affecté par les dénonciations et sans doute n'était-ce pas aussi facile qu'il voulait bien l'admettre. Quand bien même on m'eut tendu un piège en m’emmenant sur ses traces, restait que son nom avait été prononcé...Et même si l'idée de le tuer m'avait quasiment quitté, cela en disait long sur l'homme que j'avais en face de moi. Quand on avait traqué autant d'hommes sans aucun honneur ni probité, on s'émerveillait lorsque l'on croisait ce qui pourtant devrait être la norme. Sûr que j'aurais aimé avoir une personnalité de cette trempe de mon coté et j'en regrettais presque le début agressif de notre rencontre. Et si je n'étais pas capable de revenir sur le passé, alors je ferais en sorte de modifier l'avenir; de fait je baissais mon épée. J'entendis Lorenzo tressaillir, totalement perdu mais suffisamment intelligent pour n'émettre aucune parole. Du coté du jeune homme, je ne vis pas le moindre changement dans son comportement, ce petit était vraiment impressionnant. Quoi ? Si je ne faisais que de parler de lui en bien ? En toute impartialité, il méritait ces petites remarques bienveillantes...Et non cela n'avait rien à voir avec le fait que je me sentais un peu troublé par son visage. Non. Rien. Aucun. Impartial. Total. Ou si cela avait à voir avec ces compliments qu'il me disait ? Intelligent, sûr de moi...Mon ego se régalait. Oui.

Tout flatteur vit au dépend de celui qui l'écoute...Il faudrait sans aucun doute figer une telle phrase dans une oeuvre, elle méritait d'être connue et retenue de tous.

- Je ne fais aucune différence entre les vampires et le reste de la population, tout le monde est logé à la même enseigne. Les êtres humains dont je devais me débarrasser ont été les premiers à être visés, désormais je m'en prend aux plus lâches d'entre-nous, dis-je dans un sourire carnassier, j'effectue seulement un nettoyage. Si à moi ils sont capables de raconter leurs moindre secret, je n'ai nul besoin d'aide pour imaginer ce dont ces êtres méprisables sont en mesure de dire aux chasseurs.

Si ce n'était qu'une facette de ma démarche ? Oui, mais elle existait. J'étais suffisamment conscient des armes et stratégies des chasseurs pour savoir qu'en ces temps difficile, il valait mieux pour notre race d'effectuer une épuration des éléments les plus faibles.

- Ton ancien chef de nid est une cible à atteindre mais pas le but final. J'ignore combien d'autres vampires vivent sur le continent mais il nous faudra tôt ou tard nous réunir pour prendre de vraies résolutions à propos des chasseurs...

Je rangeai mon épée dans son fourreau.

- D'accord, voir ce vampire me supplier de l'épargner serait une sorte de victoire mais je ne me contente pas du médiocre. La vengeance est une chose, importante à mes yeux, il est vrai. Cependant, il faut savoir plus loin. Ne vivons-nous pas dans la ville la plus influente en terme de pensée politique ? Il serait fort regrettable de ne pas apprendre des humains les plus intelligent de notre temps pour transposer cela à notre propre société.

Même si Lorenzo était à quelque dizaines de mètres de moi, je parvenais très bien à entendre ses muscles se tendre. Jamais avec lui je n'avais discuté de ce genre de chose et s'il s'agissait d'idées, d'utopie presque; il se sentait lésé. Avait-il raison de l'être ? Oui. Ce jeune homme méritait d'être à mes cotés.

- Je ne te ferais pas l'affront de te demander à te joindre à moi, me résignai-je après quelques minutes de silence, néanmoins, j'espère que nous aurons l'occasion de se recroiser.

Je lui tendis la main.

- En attendant, fais bien attention à toi.

Dans un claquement de doigt, je signifiai à Lorenzo que nous en avions fini; tournais donc les talons en espérant véritablement de revoir ce visage qui aurait sans doute beaucoup de difficulté à quitter mon esprit.   
  



(c) blue walrus
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
vampire ○ kill of the night
messages : 1229
double-compte(s) : Seth ,Emrys
crédits : cheschirecat/tumblr
MessageSujet: Re: 1454 | Italie - The call of the blood ♛ ft. Rodin.   Mer 29 Nov - 10:22

Honorer sa race ? En quoi ? Enfin, il n'allait pas cracher sur un compliment, même s'il n'était pas sûr de le mériter, surtout en ce moment où à part vagabonder, il ne faisait pas grand chose, enfin, il n'allait pas le lui dire, de un, ça ne le regardait pas et de deux, ça aurait été dommage qu'il décide à nouveau de le décapiter pour tel ou tel raison. Enfin si ne pas vendre quelqu'un était une bonne chose pour lui, tant mieux, finalement sa loyauté aurait eu une utilité après tout. Le vampire resta quand même sur ses gardes en le voyant baisser sa lame, ça aurait été étonnant qu'il le décapite après ce qu'il venait de dire, mais il n'était pas stupide au point de ne plus du tout se méfier. Mais encore une fois, il se contenta de la suivre des yeux, sans paraître plus inquiet que ça. Il lui tira un sourire, pas certain de partager ses pensées sur les humains, pendant un temps, oui, mais ça faisait longtemps qu'il ne les voyait plus à la même enseigne, ils étaient bien trop fragiles pour ça, les voir comme du bétail simplifié la vie sur bien des points. Mais sa logique sur la lâcheté de certains vampires se tenait et il opina, bien d'accord sur ce point, finalement que ce soit un vampire qui les tue ou un chasseur, autant que ce soit le premier en fin de compte.

Il leva un sourcil, soudain curieux, de vraies résolutions ? Pour l'instant les chasseurs ne semblaient pas si nombreux, quant aux vampires, il n'aurait su dire combien vivaient ici ou en dehors des frontières, mais est-ce qu'ils avaient le moindre intérêt à tout se regrouper ? Peut-être qui sait … mais que ce soit possible, lui paraissait bien optimiste. L'épée complètement disparu de sa vue, il se détendit réellement, la menace semblait définitivement écarté, sa curiosité, elle, par contre, était bien là. C'était un bien étrange personnage, même pour un vampire. Vouloir créer un nid était une chose, mais là, ces projets semblaient bien plus grands, un excès de confiance ? Dans tous les cas, ça promettait d'être intéressant, il faudrait qu'il laisse ses oreilles traîner dans les prochaines années. Par contre, il y avait une chose qu'il avait vraiment envie de comprendre, cette notion de vengeance … C'était compliqué à comprendre pour lui, malgré ses explications, à quoi est-ce que ça pouvait bien servir ? S'il avait de grands projets pourquoi perdre son temps sur un vulgaire vampire ? Et toute cette histoire de politique ? Peut-être que son passé de fils de marchand le rattrapait, mais là, par contre, ça n'avait plus tant d'attrait à ses yeux. La politique ? Quel rapport avec eux ? Il secoua la tête, comme pour montrer son peu d'intérêt pour ce sujet-ci, dommage le reste l'avait terriblement intéressé.

Se joindre à lui ? Non, aucune chance, il ne le connaissait pas et le fait qu'il ait tenté de le tuer n'était même pas le plus important. Cela dit, il était curieux, intéressé même, comme s'il sentait que cet homme, lui, était capable de faire partir l'ennui … ou bien est ce qu'il avait tellement envie de sortir de son état d'apathie qu'il se cherchait une excuse … Non, il n'était pas en état de faire confiance à qui que ce soit, ni même à suivre simplement un inconnu, ça aurait pu être amusant pourtant, mais pas maintenant, plus tard peut-être si aucun d'eux ne se faisait tuer d'ici là. « J'hésite encore sur ce point » Non, il espérait aussi que leurs chemins se recroiseraient, mais il préférait répondre de manière ironique, après tout il venait d'essayer de l'achever, il ne méritait peut-être pas tant de gentillesse. De même il ne fit que baisser les yeux sur sa main, un sourire en coin sur son visage. « Vous ne voudriez pas que quelqu'un d'un statut inférieur vous touche tout de même ? » Il tenait à garder son indépendance et garder ses distances pouvait se traduire par les garder physiquement. Pourtant lorsque ce dernier fit demi-tour, il ne put s'empêcher de le suivre et de lui couper le chemin, pas du tout gêner de gâcher sa sortie tout aussi dramatique que son entrée. « Est-ce que je peux obtenir un nom, histoire de savoir s'il sera connu dans les siècles à venir ? » Il était toujours un peu moqueur et avait dit siècle au lieu d'année comme pour se moquer un peu de ses envies de grandeurs, mais c'est une manière comme une autre d'obtenir une réponse. « Elio » annonça t'il en ayant un sourire un peu moins narquois. Lui ne faisait pas dans les longues phrases pour se présenter, mais il voulait tout de même laisser une trace de cette rencontre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
vampire ○ kill of the night
messages : 1224
double-compte(s) : Hunter - L'exécuteur
crédits : (c) (vava +gif moi / sign wiise)
MessageSujet: Re: 1454 | Italie - The call of the blood ♛ ft. Rodin.   Ven 1 Déc - 13:45


The call of the blood
Rodin & Thaddeus



Décidément ce jeune homme n'était pas tel que je l'avais imaginé de prime abord. Il n'y avait que voir le comportement qui était le sien lorsque je lui avais exposé mes projets. Même sans rentrer dans les détails, beaucoup, se seraient mis à me poser de multiples questions pour participer. Après tout, je faisais preuve de clémence en les laissant en vie, il fallait donc chercher n'importe quel moyen pour rendre cette décision valable jusqu'à la fin des temps. Aussi, on faisait des concessions; ployait le genoux et me jurait fidélité, tout en espérant pouvoir tirer son épingle du jeu et me planter un couteau dans le dos. Cyclique. Terriblement prévisible...Le spectacle était lassant mais il avait de ça de bien que je connaissais la danse et saurait en user à mon avantage. Or, avec ce jeune homme c'était une toute autre histoire. Il haussait les sourcils et même si aucune de ses pensées ne traversait la barrière de ses lèvres, je voyais bien qu'il n'était pas sûr de comprendre les raisons qui me poussaient sur cette route de la vengeance et de la politique. Sans doute que son éducation de fils de marchand ne l'avait pas prédisposé aux intrigues qui étaient si courantes chez les aristocrates, à moins que sa jeunesse eut avoir avec cette incompréhension. Ou mieux, peut-être s'enfichait-il. Pourquoi estimai-je qu'il était préférable qu'il n'y accorde aucune attention ? Tout leader avait besoin d'un personnage de ce genre et de nos jours, il était difficile de trouver des spécimens aussi rare. Finalement, son nid avait cru me piéger mais m'avait fait sûrement le plus beau cadeau que je pouvais espérer. Si je tirais des conclusions fort hâtives ? Possiblement, en effet. Néanmoins, son refus n'était pas aussi ferme que le restes de ses convictions. Quelques décennies ou plusieurs siècles ? Je ne saurais le dire, mais cela n'avait guère d'importance.

J'esquissai un sourire lorsqu'il rappela nos états respectifs. Ce petit ne manquait pas de piquant, vraiment. J’espérais sincèrement que nos chemins se recroiseraient...J'y veillerais. J'ignorais encore comment j'allais réussir à garder un œil sur lui avec toutes les choses que j'aurais à faire pour les siècles prochains, mais même s'il ne le savait pas encore, cette rencontre ne saurait être qu'une péripétie dans sa longue existence. Voilà, que je me prendrais presque pour son protecteur alors que quelques minutes avant je m'étais juré de lui coupé la tête. La versatilité dont je souffrais n'était que très rarement réprimé et pour une fois, je croyais très franchement qu'il valait mieux la laissé commander. J'avais perdu Marcello pour acquérir une pièce bien plus estimable et désirable. Oui, le principe de l'équilibre, dirons-nous. Je faisais un pari sur l'avenir et l'idée me plaisait beaucoup. Si je n'étais pas capable de me faire visionnaire et observateur, inutile de continuer les frais avec ce projet qui pourtant me tenait à cœur. Cœur ou ego ? Était-il nécessaire de jouer sur les mots ? Non. Dans tous les cas, j'eus déjà les prémisses de mon succès futur lorsque le jeune homme vint se mettre sur mon chemin et me demanda mon nom. Cette attention me fit sourire, une nouvelle fois, celui-ci agissait à l'inverse des autres êtres qui avaient peuplé mon existence. Sa curiosité sans aucune arrière pensée me faisait un drôle d'effet. J'ignorais comment on pouvait être aussi...candide? Certes, dans le fond de sa voix, j'avais presque pu percevoir une pointe d'impertinence. Et au lieu de me remplir de rage comme il aurait été pourtant de mise, je ricanais avec aise.  
  
- Thaddeus Silas Knox, Comte de Tyrone; Irlande, précisai-je par habitude et aussi un peu pour lui signifier qu'en ces terres là j'étais déjà maître, et je suis profondément convaincu que tu ne l'oubliera pas. Tout comme moi, Elio.

Je posai ma main sur son épaule avant de reprendre ma marche claudicante. Ainsi s'achevait le premier chapitre de notre histoire et j'étais persuadé qu'il y en aurait encore beaucoup jusqu'à l'épilogue si désiré.



1572 | France


Mes pérégrinations m'avaient menés à travers tout le continent européen et si j'avais beaucoup appris des us et coutumes de tous les pays. C'était avec un grand enthousiasme que j'étais revenu en France. Il fallait dire que mes dernières années en Italie m'avaient quelques peu secoué. La prise de Florence par Savonarole et ses partisans de l'ascétisme...Un vrai, malheur pour un être aussi épris de beauté et de festivités que moi. Leurs bûchers de vanités, ses appels à la rédemption à l'arrivée des temps; ce n'était pas spécialement le genre d'atmosphère que j'affectionnais particulièrement. Aussi, j'avais pris la fuite avant de voir cette si la belle cité sombrer complètement dans une période sombre où je ne saurais vivre. Et puis, il fallait admettre que ma capacité à me rendre si visible à toutes les réceptions des Médicis m'avait mis en première ligne. A cette époque, le peuple exalté ne faisait pas la différence entre les acteurs principaux et les pièces rapportés; nous étions tous à leurs yeux des personnages à éliminer car bourré de vices et qui par effet de transposition apportait le péché dans les enceintes de la ville mais pas seulement. Non leur propre Salut s'envoyait même menacé. Autant dire que nous étions assez mal perçu et s'ils n'avaient pas entrepris de nous poursuivre avec des fourches comme il l'aurait fait quelques décennies précédentes, j'avais préféré ne pas être présent s'ils se mettaient à changer d'avis. Surtout, que contrairement à beaucoup d'autre, j'étais sans doute la seule vraie menace qui avait sévit dans la cité. Ce pauvre Lorenzo, aveuglé qu'il était par son propre ego, n'y avait vu que du feu.

De l'année durant laquelle j'étais resté à Florence après la prise du pouvoir de ce moine fou, j'avais beaucoup appris. Le commun des mortels était apeuré par la Fin des Temps, il voulait quelqu'un pour les guider, les aider à traverses les vicissitudes du temps. Peu importait les pays, les gens avaient cette même frayeur cheviller au corps. En passant par les états du Saint-Empire, j'étais tombé sur plusieurs grands penseurs qui s'étaient érigés en figure d'autorité en matière de foi dissidente : le protestantisme. Je puis vous assurez que de leurs doctrines je me suis inspiré pour mieux l'utiliser à mes fins. Certes, mes discours n'avaient rien à voir avec ceux des autres prêcheurs, ils offraient beaucoup plus de possibilité; la vie éternelle; moi je l'offrais dans le présent. Pour mieux me fondre dans mon personnage mystique, j'avais investi un lieu de culte à l'abandon à la lisière de la capitale. Vêtu d'un habit des plus humble et d'un bâton de marche, je traînais ma jambe comme un signe Divin. Tout le monde me connaissait sous le nom du Frère Silas, oui exactement comme le fameux Saint du même nom. C'était à se demander si je n'avais pas été destiné à endosser un pareil rôle...J'en viendrais presque à croire mes propres mensonges. Quoi qu'il en soit, je pouvais compter sur une communauté relativement importante. Si certains étaient souvent destinés à servir de réservoir de sang à mes nouveaux convertis, je savais que je pouvais compter sur la foi exacerbé de mes fidèles pour qu'aucun d'eux ne transmette des informations compromettante sur notre culte et nos désirs de grandeurs.

Aussi, comme tous les jours depuis plus de cinq ans, j'entrai dans mon église en claudiquant, saluant mes enfants un par un, puis montai à la chaire et m'apprêtais à donner mon sermon lorsque je vis à la porte une silhouette que je n'avais pas oublié.       

- Toi, ici ? lui lançais-je en souriant, je m'impatientais de voir ce jour arriver.



(c) blue walrus
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
vampire ○ kill of the night
messages : 1229
double-compte(s) : Seth ,Emrys
crédits : cheschirecat/tumblr
MessageSujet: Re: 1454 | Italie - The call of the blood ♛ ft. Rodin.   Sam 2 Déc - 8:49

Le corps rencontra le mur avec violence et glissa jusqu'au sol sans la moindre réaction. Il n'en aurait plus aucune. Le vampire ne lui jeta pas un coup d'œil supplémentaire et s'essuya la bouche presque avec dédain comme s'il se fichait de laisser la moindre trace de son acte. C'était le cas. Il avait qu'à venir, il n'attendait que ça, il avait besoin d'un peu d'action, les guerres des humains ne le concernaient pas et il était devenu tellement facile de se nourrir que s'en était presque triste. Il avait besoin que certains chasseurs tombent sur sa piste, ils ne feraient pas le poids mais ça, ce n'était pas un problème . Il finit par reposer un œil sur le cadavre et haussa les épaules, avant de se pencher vers lui pour récupérer sa veste, elle ne lui servirait plus à rien de toute manière. Si quelqu'un lui tombait dessus, il se dirait sûrement que ce n'était qu'un protestant en moins et avec un peu de chance, ce serait un de ses chasseurs, mais ils étaient tellement peu nombreux, à croire que tous les humains préféraient se voiler la face sur ce qui les entouraient, pratique pour lui, mais terriblement ennuyeux aussi ...Il enfila sa veste, un peu grande pour lui, mais tant pis. Il ressortit rapidement dans la rue principale, bien trop vide à son goût, quoi que s'il continuait tout droit, il finirait bien par trouver plus de monde, c'était une capitale après tout, pas italienne, mais elle ne manquait pas de panache.

C'est sûr qu'en deux cents ans, le monde avait eu le temps d'évoluer et lui avec, l'Italie lui manquait parfois, mais le changement ça avait du bon. Enfin, il avait réussi à passer la barre du second siècle en étant moins déprimé, c'était tout de même plus agréable de se nourrir sans avoir un pincement au cœur sur sa condition, le monde évoluait et il avait la chance d'être là pour voir ça, le spectacle était un peu long mais il saurait se montrer patient. Quoi que patient c'était un bien grand mot, il avait tendance à tourner un peu en rond en ce moment, il avait vécu suffisamment de période d'ennui pour savoir qu'il y en avait une qui menaçait de se montrer, peut-être qu'il ferait voile vers une nouvelle contrée cette fois-ci. Il ne s'était pas encore décidé sur où . Mais pour l'instant, il prit la direction opposée au centre-ville, s'il avait fait un piètre repas, il avait eut la gentillesse de lui révéler une chose importante. Un rassemblement non loin de là, il avait cru comprendre qu'il s'agissait de protestant, c'était intéressant, pas pour leur religion, vraiment ça, ça ne l'intéressait plus depuis longtemps, non mais depuis Wassy, il avait compris que rester près de ces gens-là, ça pouvait amener un peu d'action et de quoi se nourrir assez facilement. C'était toujours intéressant quand un bon petit massacre risquait de pointer son nez.

Lorsqu'il trouva le lieu du culte, il n'hésita même pas à rentrer, jamais gêner pour rentrer dans des lieux où il n'avait pas sa place. Il avait toujours trouvé ironique en tant que mort de rentrer dans des lieux de ce genre, dire qu'il avait lui même croyant. Il s'arrêta pourtant un instant devant la porte, pas certain d'être au bon endroit, il n'y avait pas que des humains ici, c'était certain . C'était quasiment une certitude. Certitude confirmé quand une voix attira son attention, il lui fallut quelques secondes pour comprendre, il fronça les sourcils, est-ce qu'il y avait erreur sur la personne. Puis finalement ses souvenirs se remirent en place, suffisamment ancien pour que seule le ressenti et quelques brides soient assez claires, mais réussissant tout de même à lui tirer un léger sourire. Comme quoi il suffisait parfois d'attendre un peu pour avoir une surprise tant attendu. Sans se soucier du monde installé, il remonta l'allée et leva les yeux vers un souvenir en chair et en os. Apparemment, c'était lui qui était censé présider cette office mais il n'en avait que faire. « C'est donc ça la grandeur ? » il jeta un œil autour de lui, comme s'il jugeait l'endroit. « Je m'attendais à un peu mieux » Et encore moins à le trouver en France. C'était étonnant vraiment. D'autant qu'il lui était déjà arrivé de repenser à ce vampire, une simple rencontre mais qui avait quand même pris ses marques dans sa tête. « Quoi que vous avez bel et bien un sacré auditoire » Il n'était pas mal à l'aise d'interrompre ou d'empêcher de commencer ce … quoi d'ailleurs ? Il était devenu protestant Mr le comte ? Parce que pour un homme avec un titre, c'était un peu triste de se retrouvait là non ? Il fit quelques pas en arrière et s'assit sur le premier banc, prêt à assister à quoi que soit cette petite réunion.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
vampire ○ kill of the night
messages : 1224
double-compte(s) : Hunter - L'exécuteur
crédits : (c) (vava +gif moi / sign wiise)
MessageSujet: Re: 1454 | Italie - The call of the blood ♛ ft. Rodin.   Sam 2 Déc - 12:18


1572 | France



Ma décision de retourner en France n'avait pas été seulement motivée par le fait que j'aimais ce pays et y avait déjà mes petites habitudes, mais aussi un peu parce que des rumeurs avaient couru sur la présence d'un vampire vagabond. Et même si aucun nom n'avait été prononcé, une partie de moi savait que c'était Elio, qui pouvait bien encore refuser de se joindre à un nid à part lui ? Il s'était peut-être passé plus d'un siècle depuis notre dernière rencontre, mais j'étais convaincu qu'un homme tel que lui ne changeait pas d'avis en si peu de temps. D'ailleurs, il était fort probable qu'il fut si têtu que jamais ne serait-il amener à revoir ses décisions. Je trouvais ça admirable bien que j'étais plus septique sur la longévité d'une existence guidé avec cela pour seul principe. Non pas que je me faisais partisans des versatiles, néanmoins, parfois il fallait savoir mettre de l'eau dans son vin. Aucune lâcheté dedans, juste du pragmatisme politique, dirons-nous. Mais celui-là, ne le comprendrais pas ou ne chercherait pas à faire l'effort. Vivre pour ses propres désirs, envoyer balader les autres contraintes, c'était quelque chose qui marchait pendant un temps mais je doutais sincèrement que pour l'éternité cela était suffisant pour échapper à l'ennui. Malgré tout, j'étais heureux qu'il n'ait pas changé, autrement retrouvé sa trace aurait été beaucoup plus difficile. Certes, entre le moment où j'avais quitté l'Italie, appris des prêcheurs et installer mon culte, j'avais fini par mettre ma curiosité, presque malsaine, pour ce jeune homme de coté. Si je ne croyais nullement en l'existence d'un Dieu, mes décennies en tant que vampire semblaient m'avoir appris que ma vie avait été une série coïncidences plus ou moins bonnes, mais dont l'enchaînement me montrait une voie à la hauteur de mes ambitions. Ce qui expliquait aussi pourquoi j'avais depuis quelques années déjà, cesser de poursuivre le vampire qui m'avait transformé. Je ne pardonnais pas ni même remerciais; j'y voyais uniquement le premier pas vers une destinée des plus glorieuses.

En fin de compte Elio avait eu raison cette nuit à Florence lorsqu'il avait semblé troublé par ma soif de vengeance...

Il ne fallait pas croire pour autant que je m'étais entièrement assagis. Et pourtant, sa première remarque parut vouloir me faire passer ce message. Toujours avec cette pointe narquoise dans la voix, il me remettait devant mes insinuations faites quelques cent années auparavant. Je me contentais de sourire, amusé par sa démonstration et un peu aussi par la réaction de mes ouailles qui le regardaient avec des yeux ronds. Si les gourdes ne comprenaient pas vraiment, les autres, ceux qui avait été touché par la Grâce, savaient très bien reconnaître un vampire vieux de plusieurs siècles lorsqu'ils en croisaient un. Certains paraissaient aussi troublé qu'impressionné, cela étant aucun d'eux ne bougea ou ne prononça un mot. Leur asservissement à ma personne les empêchais de bouger sans que je leur en ait donner l'ordre express. Aucune magie derrière tout ça, juste une entière loyauté qui venait de mes largesses et de l'honneur que je leur avait fait. Et si Elio paraissait fort peu ébloui par l'assemblée que j'avais regroupé autour de ma personne, celui-ci avait tort de sous-estimé le pouvoir qui se dissimulait dans ces êtres qui d'apparence n'étaient rien d'autres que de bourgeois. J'avais suffisamment observé la foi des hommes pour savoir qu'il fallait frapper le bas-peuple pour attirer les couches les plus élevées. Oui, cela peut paraître paradoxal mais les aristocrates en mal de croyance et de démonstration de piété, veulent sans cesse s'approcher de l'ascétisme que seuls les pauvres ont puisqu'ils n'ont rien. Les êtres humains et leurs contradictions. Le protestantisme venait à toucher de plus en plus la noblesse et sous couvert de doctrine encore plus rigoriste, je saurais les attirer. Et c'était en profitant de la rumeur populaire attisé par mes enfants que j'allais atteindre la grandeur. Mais je n'étais pas persuadé que toutes ces choses puissent intéresser Elio, cependant j'espérais pouvoir l'entretenir là dessus; juste pour qu'il comprenne que je ne m'étais pas totalement fourvoyé.

En attendant, je lui adressai un regard affectueux lorsqu'il s'installa sur l'un des bancs. Je posais mes mains sur mon pupitre et d'une voix inspirée commençais mon sermon; tachant de ne pas laisser mes yeux être monopoliser par le jeune homme.

- Mes biens chers frères, mes biens chers sœurs; nous sommes réunis en ce jour, non pas pour prier Dieu ni même demander sa miséricorde mais pour repenser notre place, nous autres créatures Élues de l’Éternel, avons dans cette société. Vous n'êtes pas sans savoir que le monde tel que nous le connaissons est au bord du gouffre, au bord de l'explosion. La fin du monde arrive...La fin de leur monde arrive ! Notre destin n'est pas d'être de simples observateurs, nous sommes le futur de l'Humanité, m'exclamai-je avec ferveur, vous avez été choisis pour dispenser la Bonne Parole, la route sera longue et pleines d'épreuves; beaucoup chercherons à vous faire reculer ou pire, vous anéantir.

Je laissai un silence planer, mes auditeurs m'écoutaient patiemment. Mon discours n'était pas exactement dans la même veine que les précédents, ici je ne parlais pas des arguments de foi qu'ils leurs fallait exposer pour flairer les proies potentielles ou futurs convertis.

- Je sais que parmi vous, beaucoup aspirent à l’Éternité mais n'ont pour l'heure pas réussi à prouver par leurs actes leur entière abnégation à notre cause. Or, le temps est compté; bientôt il sera trop tard. Aussi, je vous invite à vous levez et à venir auprès de moi.

Hommes et femmes se levèrent d'un seul mouvement avant de se diriger en direction de ma chaire. Rangé en une ligne parfaitement droite et discipliné, les uns et les autres ployèrent le genoux lorsque je quittai mon pupitre et vint me placer à coté d'eux. Leur intronisation à la race aurait dû être faites plus tard, mais j'aimais l'idée qu'Elio puisse assister à une pareille cérémonie. Un peu pour lui montrer que j'étais à la tête d'une famille qui m'obéissait au doigt et à l’œil, et peut être aussi pour l'inciter inconsciemment à me rejoindre...Je pris l'un des calices sur l'autel puis d'un geste assuré, enfonçais mes canines dans mon poignet et y déversais mon sang. Malgré les idées qu'ils se faisaient, tous ne seraient pas élus...ceux qui resteraient servirait à compléter la transformation. Ainsi, sur la vingtaine des aspirants seulement une dix furent jugés dignes de rejoindre notre race. A peine ils eurent ingurgités le sang qu'ils se mirent à sentir les effets du poison qu'il était pour leur organisme humain. Un sourire satisfait se dessina sur mes lèvres.

- N'ayez crainte, cette douleur ne durera pas mais elle est importante, elle vous rappelle que jamais plus vous n'y serez confrontés.

J'eus à peine fini ma phrase que certains de mes plus fidèles enfants se chargèrent de leur briser la nuque pour accélérer le processus tandis que d'autres maîtrisaient leurs futurs victimes. Je vins à la hauteur d'Elio qui n'avait rien perdu du spectacle.

- Comme tu peux le constater, tout arrive à point qui sait attendre, mon cher ami. Aujourd'hui une cinquantaine d'enfants et demain une armée. Parfois, certaines choses méritent que l'on prennent du temps pour elles, lui dis-je presque sur le ton de la confidence, et puis, il est indéniable qu'une telle ambition occupe cette éternité qui parfois peut être si longue...      



(c) blue walrus
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
vampire ○ kill of the night
messages : 1229
double-compte(s) : Seth ,Emrys
crédits : cheschirecat/tumblr
MessageSujet: Re: 1454 | Italie - The call of the blood ♛ ft. Rodin.   Mar 5 Déc - 13:04

Un sacré auditoire, oui, mais pourquoi faire exactement, un vampire prêcheur c'était plutôt étonnant quand même. Et loin de l'image d'aristocrate qu'il lui avait montré la première fois, oui, étonnant vraiment. Il n'était pas certain d'où il était arrivé, pas plus que ce qu'allait raconter l'homme en face de lui, intéressant ? Ça par contre il n'en était pas encore sûr, déjà qu'il fuyait un peu ce genre de rassemblement s'il n'avait pas la certitude que ça finirait en massacre, mais ce prédicateur là avait le mérite d'attiser sa curiosité. La fin du monde, ce fut plus fort que lui et sans doute pas du tout à sa place dans un moment pareil, mais il ne pu s'empêcher de sourire, c'était une arnaque ? Une manière de leur faire peur ? Il aurait pu, vampire ou ou non, être contaminé par cette ambiance là, cette peur de la fin des temps, mais si ça devait arriver, ça arriverait, il n'allait pas ne penser plus qu'à ça ; de plus si l'enfer existait bel et bien vu tout ce qu'il avait fait jusque là, il y avait déjà une place réservée donc autant ne pas s'arrêter en si bon chemin. Le futur de l'humanité ? Il aimait bien l'idée et ça faisait déjà plusieurs années qu'il commençait à penser qu'il n'était qu'une espèce humaine plus forte, plus résistante, est-ce que ce n'était pas un peu trop narcissique de se voir comme le futur de l'humanité ? Sans doute, mais ça lui plaisait assez.

Est-ce qu'il tentait d'effrayer et d'attirer des humains à devenir comme eux ? Lui qui n'avait jamais transformé personne n'était pas sûr de comprendre la raison, est-ce qu'il avait vraiment besoin d'être si nombreux ? Est-ce que transformer des gens volontaires rendait ça plus simple ? Est-ce qu'il se contrôlait plus rapidement sans la colère ou la haine ? Trop de questions pour lui, lui il finissait ses proies et ne cherchait pas à augmenter leurs rangs. Mais vu ce qu'il lui avait dit la première fois, ça ne le surprenait finalement pas tant que ça de le trouver là … Elio jeta un coup d'œil autour de lui, curieux de voir ce qu'en pensait les autres et fut impressionné par la sensation qui se dégageait de tous ses croyants, parce que là, il ne voyait pas d'autres termes. Ses paroles étaient intéressantes mais il n'avait jamais été du genre fanatique. Il resta seul assis sur son banc les regardant faire, il n'avait pu vraiment de souvenir de son temps à l'église mais est ce qu'il ressemblait à ce point à un mouton à l'époque ? Il n'espérait pas, mais bien peu d'espoir sûr le sujet. Il n'était pas sûr d'apprécier le spectacle par contre, c'était stupide vu qu'il approuvait l'idée qu'ils étaient meilleurs que les humains, mais il avait du mal à comprendre comment on pouvait transformer autant de monde, est-ce qu'il allait s'occuper d'eux ensuite ou simplement les laisser dans la nature. Ce n'était pas une responsabilité qu'il aurait voulu assumer. Son humeur s'améliora nettement lorsqu'ils le brisèrent la nuque, oui, ça, c'était déjà mieux ; même s'il ne pensait pas avoir eu lui le droit d'une mort si rapide. Enfin tout ça le laissait un peu partagé, bien plus intéressant que ce qu'il s'attendait à trouver ici, mais il ne savait pas non plus trop quoi en penser.

« Une cinquantaine ? » Il se montra plus impressionné qu'il ne l'aurait cru, le chiffre était loin d'être faible. « ça tiens plus du village que du nid » Il avait entendu un chasseur appelait les regroupements de vampire comme cela, à croire qu'ils les prenaient pour une volée de moineaux. « Enfin effectivement, ce n'est pas le temps qui nous manque » Il avait un sourire en coin, voulant plaisanter, mais ça sortie peut-être un peu plus ironique qu'il ne l'aurait voulu … finalement l'immortalité arrivait encore à lui peser de temps à autre, il enviait un peu Thaddeus, avoir un but, ça devait faciliter bien des choses. « C'est pour quoi tout ça exactement ? Une armée contre les humains ? » Qu'est ce qu'il cherchait à faire exactement ? Il se rappelait que déjà il y a de ça une bonne centaine d'année, il n'était pas certain de comprendre toutes ses motivations, c'était toujours le cas, mais c'était certain que ça ne paraissait pas ennuyant, loin de là ; et il n'en fallait pas plus pour attiser son intérêt. « Personne n'est sur vos traces ? » Se senti t'il obligé de rajouter , un peu déçu, tout ça sans attirer l'attention des chasseurs, c'était assez magistrale, un peu dommage aussi puisque ses derniers faisaient un très bon passe-temps.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
vampire ○ kill of the night
messages : 1224
double-compte(s) : Hunter - L'exécuteur
crédits : (c) (vava +gif moi / sign wiise)
MessageSujet: Re: 1454 | Italie - The call of the blood ♛ ft. Rodin.   Jeu 7 Déc - 6:51


1572 | France



Tout le cérémonial improvisé avait fait son petit effet sur le jeune Elio. Le temps qu'il avait duré, il n'avait rien raté du spectacle et même si j'avais perçu quelques interrogations dans son regard; je le sentais quelque peu impressionné. Il fallait admettre que même moi qui en avait l'habitude, étais toujours assez remué dès que j'engendrais des enfants. De toutes les sensations qui existait au monde, celle-ci était la plus viscérale. Et je disais en ayant presque tout fait dans ma vie y compris mit une femme enceinte et vu naître une fille. Certes, elle avait bénéficier du même sang que moi et pourtant, je n'avais rien ressenti quand on m'avait annoncer sa naissance et il en fut pareillement lorsque l'on m'appris sa mort quelques jours plus tard. A croire que mon moi mortel était presque plus insensible que ma version vampire...Incroyable, n'est-ce pas ? Dans un sens, je n'en avais pas voulu de cet enfant et peut-être qu'à chaque fois que je faisais un nouveau vampire, je redécouvrais la sensation qu'il m'aurait fallu ressentir la première fois. En toute honnêteté, j'ignorais le pourquoi du comment, ce qui m'importait était de constituer une famille qui une fois parfaitement domestiquée finirait en armée. Pour l'instant, j'en étais encore un peu loin. Si le nombre était tout à fait honorable, la position qu'ils occupaient tous dans la société ne me donnait pas toutes les latitudes que je cherchais. Je voulais avoir une armée mais conquérir le pouvoir par la ruse et un peu la peur. Naturellement, si je perdais le contrôle de la situation, j'avais un plan de secours et lançait tous mes enfants dans les rues pour terroriser mais dans l'absolu je préférais éviter...Cela saurait être pertinent à un moment, j'en étais convaincu, cela étant dit; valait mieux en garder sous le coude.

- Et ce n'est que le début, je ne me satisfait pas de la médiocrité; je veux infiltrer toutes les sphère de la société pour mieux la contrôler, fis-je en souriant fièrement, mais si je n'y parviens pas alors oui, je la ferais tomber. Cela étant, j'ai conscience du sacrifice qui résulterait de cette dernière option et en bon père de famille, je n'apprécie guère devoir user de mes fils et filles pour servir mes ambitions...Ou peut-être raisonnablement. Au fond, je les ai élevé au plus haut de la chaîne alimentaire avec pour but de m'être complètement dévoué, alors j'imagine qu'il sauront prêt à faire ce que je leur dirais. Pour autant, je ne compte pas faire dans le sang, pas tout de suite...

Dans tous les cas, je me tenais prêt à agir car si j'avais bien compris comment user de la religion pour piéger des âmes innocentes dans un culte dont elles ne sortiraient pas vivante, je savais aussi que les temps commençaient à changer et que les guerres qui s'étaient faites au nom de la religion ne tarderaient pas à reprendre. Et quand bien même celles-ci n'auraient rien à voir avec les Croisades et toutes ces autres entreprises militaires, j'avais le sentiment qu'on aurait le droit à autant d'exploits sanguinaires. Bon nombres de protestants s'étaient vus brûler en place de Grèves, et si je ne me faisais guère de souci sur le fait que les miens y finissent également; je n'aimais pas l'idée qu'on puisse nous associer à eux sur un malentendu. Et vu comment les rumeurs courraient depuis quelques semaines, je tenais à être le plus discret possible...Quelque chose de grandiose était entrain de se préparer, j'étais prêt à mettre ma main à couper. J'ignorais pour l'heure encore en quoi cette frénésie contre les protestants saurait être un bon marche-pied pour mes projets, mais je sentais que bientôt mes efforts seraient récompensés. L'Histoire m'avait appris que souvent les opprimés finissaient par prendre le contrôle en réussissant à trouver du soutiens auprès des plus grands. N'était-ce pas ainsi que le christianisme avait vu son hégémonie se constituer ? D'abord le bas peuple, puis les nobles femmes de l'Empire romain et pour finalement avoir un Empereur converti. Etant donné le caractère cyclique de l'histoire, je misais beaucoup sur ce schéma. Alors oui, il faudra s'en prendre à nous mais quand je l'aurais décidé, pas avant.
  
- Je sais que lorsque l'on s'est rencontré à Florence, j'avais l'air d'être une personne profondément sanguinaire et prête à faire tomber les têtes pour le simple fait que l'on m'avait déplu. Si j'apprécie toujours autant répandre le sang, je le fais plus intelligemment, me flattai-je, et oui les êtres humains sont une cible autant que les chasseurs pour la simple et bonne raison qu'ils sont les plus nombreux. Aussi, il faut savoir user de leurs faiblesses pour mieux les prendre de revers. Tu n'es pas sans savoir que les conflits religieux sont à leur comble depuis un petit moment le bûchers s’enchaîne et ils s'entretuent. Une véritable aubaine ! Je veux me servir de cela, je veux participer à leur chute tout en me faisant passé pour un opprimé pour mieux les apitoyer et endormir leur confiance.

C'était bien la première fois que je confiais ces brides de programme de domination à quelqu'un et cela me faisait un bien fou. Oui parce que malgré un réseau de fidèle très fourni, j'étais seul au sommet. Certes, je l'avais décidé car je n'avais aucune confiance en qui que soit...Du moins, je le croyais puisque je venais tout juste de me livrer à Elio sans même y réfléchir. Sans doute que cela était dû au fait je savais, ou espérais, qu'il n'était pas du tout intéressé par ces histoires de pouvoirs et qu'il était surtout curieux à mon propos. Mine de rien, j'étais assez peiné de voir que lui de son coté ne paraissait guère investi dans un projet de vie. Non pas que j'estimais que notre éternité était un don qu'il fallait user pour changer le monde, le faire à notre image; mais un peu tout de même. Il était clair que si je n'avais pas autant d'ambition, je me serais déjà perdu dans le néant. D'un certain coté, j'étais relativement admiratif de l'existence au jour le jour car au fond, j'en étais parfaitement incapable. Il fallait croire que tous les vampires avaient leur façon de fonctionner et si je ne me désespérais pas de voir Elio me rejoindre un jour, par décence je ne comptais plus l'y encourager; il viendra de lui même. 

- Pour le moment, les chasseurs ne se doutent pas de notre réelle nature; ils sont biens trop occupés à sauver des innocents des bûchers pour prêter oreilles aux rumeurs qui cours à notre sujet; nous ne sommes que des protestants, des hérétiques pour la foi mais pas pour les être humains, j'imposais un court silence, serais-tu inquiet pour nous ? Si tel et le cas, c'est tout à fait inutile. Bientôt, nous allons passer à l'action, ce n'est qu'une question de semaines...

Je lui adressai un sourire sincère.

- Mais toi, comment se déroule ton éternité ?



(c) blue walrus
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: 1454 | Italie - The call of the blood ♛ ft. Rodin.   

Revenir en haut Aller en bas
 

1454 | Italie - The call of the blood ♛ ft. Rodin.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» Call url?
» [RP] La Fronde de janvier de l'an de Pâques 1454
» Terrain de blood bowl
» Italie 1796
» [ARC]Vente et achat d'épées en BA - 22/10/1454

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
≡ RAISE HELL. :: FAR FROM ANY ROAD :: out of the furnace :: flashback-