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on vous invite à privilégier les fantômes et les petits humaiiiiiiins
nous sommes présentement en automne 2017 (septembre, octobre, novembre) I love you
RH célèbre ses deux ans ! merci à tous, on vous aime !

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 1454 | Italie - The call of the blood ♛ ft. Rodin.

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vampire ○ kill of the night
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MessageSujet: Re: 1454 | Italie - The call of the blood ♛ ft. Rodin.   Dim 10 Déc - 10:27

Il était impressionné par une telle ambition, d'autant plus qu'il n'était pas sûr de la comprendre complètement, il devait reconnaître qu'avoir un plan aussi important c'était une bonne manière d'utiliser son immortalité, mais il se rendait bien compte qu'il n'en aurait pas été capable, tenir la même ligne sur aussi longtemps, ce n'était pas pour lui, il se fatiguait trop vite, il n'aurait jamais amené un projet pareil à son terme et cela aurait été bien triste. Oui, il était impressionné par une telle volonté simplement parce que lui s'en savait incapable. Elio grimaça légèrement, contrairement à lui, la médiocrité lui allait très bien, vivre sa petite vie à lui, pour le moment, c'était satisfaisant, mais un but n'aurait sans doute pas été une mauvaise chose. Quant à cette capacité de s'occuper d'autant de nouveau né, ça lui prouvait bien qu'il n'était pas tombé sur n'importe qui, mais qui sait, c'était peut-être simplement leur différence de stature avant même leurs morts respectives, il n'était qu'un fils de marchant, pas un aristocrate, c'était évident que ce qu'ils voulaient été différent. Le vampire eut un sourire amusé, presque moqueur, il parlait de ses enfants, mais à ses yeux, ils ressemblaient plus à des esclaves, à une petite armée personnelle. Il était bien content de ne pas en faire partie, avec amertume cela dit, il avait beau aimé son indépendance, il lui manquait clairement quelque chose. Une occupation, un but, une raison de continuer à fouler cette terre autre que la simple envie d'exister . Un air déçu apparut sur son visage, pas de sang maintenant donc ? C'était un peu dommage, il était toujours attiré par les endroits où l'action était au rendez-vous.

Oui, il était littéralement du genre à faire tomber des têtes, Elio était bien placé pour s'en souvenir. C'était presque dommage qu'il se soit apparemment calmé sur le sujet, mais vu ce qu'il comptait faire ce n'était sans doute pas plus mal pour lui, même si Elio, lui-même, n'aurait pas été contre arriver en pleine tornade plutôt qu'en son centre, c'était presque dommage que tout soi si calme. Il hocha la tête, oui, toutes leurs petites guerres intestines entre humain étaient bel et bien une aubaine pour eux, se nourrir n'en était que plus facile et en même temps, quand le jeu perdait de sa complexité, c'était aussi moins facile de le trouver intéressant. Enfin l'ironie de voir les humains s'entre-déchirer entre eux et de ne pas faire attention aux autres créatures, rendait l'image assez amusante. « D'une certaine manière, les chasseurs nous oppriment » ajouta t'il avec un sourire en coin. Ce n'était pas faux pour la généralité, mais personnellement il attendait encore le chasseur qui l'aurait et vu la petite communauté de Thaddeus, lui aussi ne semblait pas vraiment les craindre, donc jouer les opprimés étaient plus qu'ironique. « C'est loin d'être de l'inquiétude » il trouva l'idée suffisamment ridicule pour lui tirer un léger rire. « Vous n'avez pas l'air faible, loin de là » il parlait spécifiquement du vampire en face de lui, mais une cinquantaine c'était pas mal, il imaginait mal le même chiffre de chasseurs débarquaient ici, non, ils avaient clairement l'avantage du nombre. « Mais encore une fois, tout ça ne me semble être qu'une quête de pouvoir, je me trompe ? » Il examina trait pour trait Thaddeus, il ne comprenait toujours pas ce qui le poussait à ce point à vouloir être au-dessus des autres, il aimait contrôler son petit monde, ses victimes, mais jamais à une échelle pareille .

« Ne pas vouloir de la médiocrité, être en haut de la sphère de pouvoir, vous vivez pour satisfaire votre ego » conclut t'il avec une insolence sans borne, ne cherchant même pas à s'en cacher, plus que tout son empire en devenir, c'était le vampire lui-même qui l'intéressait, bien loin du simple passant qu'il était, bien loin de tous ses petits vampires sans avenir qu'il avait croisé, Elio se savait plus vieux que lui, mais était bien persuadé que c'était bien Thaddeus qui avait des choses à lui apprendre et non l'inverse. Et il espérait voir plus clair dans son jeu en le poussant un peu plus dans ses retranchements, c'était un jeu comme un autre. « Vous vous servez de la bêtise humaine, de celle des nouveaux nés aussi pour vous faire sacrez roi, peut-être ? » Seigneur ? Peu importe comment il comptait se faire nommer , mais du point de vue d'Elio, il voulait être au sommet. Point. Par contre, il était curieux de savoir ce qu'il devait arriver dans les semaines à venir, mais il attendait d'abord la réaction de Thad avant de pousser sa propre curiosité plus loin. Il avait volontairement éclipsé la question de ce dernier, bien plus intéressé par celui-ci que par sa propre éternité pour l'instant totalement dénué de charme et ce n'est pas parce que celui-ci se faisait un plaisir de lui raconter sa vie, qu'il comptait en faire autant, pas pour l'instant en tout cas.
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vampire ○ kill of the night
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MessageSujet: Re: 1454 | Italie - The call of the blood ♛ ft. Rodin.   Dim 10 Déc - 17:17


1572 | France



Il n'était pas dans mes habitudes de cacher l'exaltation que provoquait en moi toutes mes réussites, bien au contraire; j'aimais pouvoir observer les réactions de mes interlocuteurs. Je me souvenais parfaitement de la première fois où j'avais accompli quelque chose d'envergure mais qui désormais semblait fort dérisoire. Cela étant, quand j'étais revenu au pays avec mon diplôme de docteur en droit romain, à l'époque ma fierté n'avait jamais été aussi importante. Premier de la lignée à suivre des études et s'en sortir avec brio. Sûr que ce n'étaient pas mes abrutis de frères qui auraient pu réussir un pareil exploit. Eux préféraient muscler leurs biceps à force d'entraînement à la mise à mort de vampire et autres créatures qu'ils redoutaient bien plus que la Peste. Au fond, ils étaient le produit de leur temps; les hommes de la haute noblesse n'avaient nullement besoin d'être malins car sur le champ de bataille on ne demandait pas de réfléchir mais d'agir sans faire preuve de discernement. Il ne fallait pas s'étonner que beaucoup tombait sans avoir accompli de hauts-faits. Mais tous se trompait sur l'importance à observer et réfléchir avec rigueur sur des plans stratégiques...Non, tous aussi primaire qu'un troupeau de mouton, s'élançaient sur les ennemis avec la ferme conviction que Dieu saurait les protéger. Les croyances ne remplaceraient jamais l'intelligence, et cette évidence ne leur vinrent à l'esprit seulement à l'instant où je leur avait prouvé ma supériorité en acquérant le titre de Docteur. J'avais vu un bon nombre de sentiment traverser leur visages, tous étaient selon leur religion autant de péché qui les enverraient en Enfer. L'envie, la colère...Ils se haïssaient d'être capables de m'envier, moi le dégénéré.

Aussi, à compter de ce jour; j'appréciais exposer mes œuvres et même si avec le temps j'avais fini par m'en enorgueillir bien plus facilement, cela ne changeait rien au fait que l'espace d'un court moment, je devenais spectateur de mon propre succès et de son effet sur les autres. Et aujourd'hui, Elio faisait office de sujet bien que je ne cherchais pas la même chose chez lui que chez ceux qui l'avaient précédé. Au fond, vu la personnalité de ce dernier, je ne m'attendais pas à apercevoir de la jalousie ou des sentiments s'y approchant. Une seule grimace, vint trahir une certaine gêne. Il ne remettait absolument pas en doute mon entreprise car sa première réaction continuait à illuminer son visage. Non, c'était autre chose. Cependant, j'imaginais qu'il ne serait pas franchement ouvert à m'en parler alors même que de mon coté, je me faisais une joie de me livrer à lui...Dans la limite du raisonnable, toujours. Si son expression de trouble ne dura que l'espace d'un court instant, juste assez furtif pour échapper à un œil qui n'aurait pas passer ces dernières années à scruter chaque mouvement des personnes qu'il avait en face de lui. Désormais, c'était un sourire narquois qui avait prit place sur ses lèvres. Ce petit air devait être sa signature, il l'arborait si souvent que je venais à le croire. A moins qu'il s'y essayait seulement avec moi. Il fallait dire que nous n'avions pas d'identiques aspirations et à bien des égards, Elio devait trouver toutes mes ambitions non pas entièrement ridicules mais pas loin. Sûr que lorsque l'on se contentait d'une existence humble, solitaire et totalement improvisée; il était difficile de ne pas juger tous mes efforts sans se dire que beaucoup était fait pour bien peu d'effet...A moins que cela n'eut seulement à voir qu'avec mes jeunes enfants qui se conduisaient en fervents disciples de ma personne.

Peut-être un peu des deux. Dans tous les cas, son rictus fit naître un rire sonore qui s'échappa de ma gorge. Il n'y avait rien à faire, j'aimais beaucoup ce petit; il était vraiment de l'école des francs parleurs et dans mon monde, ou seuls les faux-semblants prévalaient; il apportait une bouffée d'oxygène si agréable.  

- Tout n'est qu'une quête d'influence, de pouvoir, mon cher. Aujourd'hui, nous vivons une période dont le calme est relatif et il faut en profiter pour imposer nos vues avant que les chasseurs ne reprennent leurs chasses. La clef de notre survie réside dans l'infiltration des différents pouvoirs, les cours princières sont les lieux où se fait l'avenir du pays et si nous ne possédons aucun représentant à l'intérieur, crois-tu que les chasseurs vont se gêner pour s'accaparer des oreilles complaisantes de ces souverains qui ne doivent leur place qu'à leur sang vicié, déclarai-je avec mépris, je ne fais que préparer le futur de notre race et du monde surnaturel. Un jour, nous serons majoritaire et notre volonté fera loi.

Mon discours pouvait paraître fort vague et presque simpliste, mais je savais pertinemment que je parviendrais à mes fins. Cependant, je ne me faisais guère d'illusion; ce siècle ne serait pas celui où nous prendrions le pouvoir. Il n'en avait jamais été vraiment question, il s'agissait surtout de paroles galvanisantes pour la foule, celles-là mêmes qui les avait fait me rejoindre. Je ne transformais pas tous ces gens avec la ferme intention de les garder jusqu'au bout car j'étais conscients que certains n'auront pas la patience nécessaire pour connaître le dénouement. D'autres périront par souci de conservation tandis que le reste, les plus importants à mes yeux, seront sauvegardés. Toutes les armées avaient leurs pions, leur cavaliers et leur tours; je me contentais juste pour le moment d'avoir toutes les pièces de l'échiquier. En toute honnêteté, j'ignorais encore combien de temps il me faudrait pour réussir et si j'avais fais le choix de vouloir infiltré les rangs de la monarchie française, c'était essentiellement parce que je la savais plus ouverte que les autres et avait ce petit coté naïf tout à fait charmant. Il suffisait savoir bien s'exprimer pour s'attirer les plus grands protecteurs et amis. Pourquoi me contentais-je alors de vivre en modeste prêcheur alors que je paraissais si bien connaître mes homologues français ? La sélection de ma suite devait être parfaite, tout autant que mon entrée et celle-ci se devait être remarqué et non pas relégué à des rencontres clandestines dans des églises abandonnées. De toute façon, la première étape consistait à installer le frère Silas dans les salons et faire immergé son neveu Thaddeus quelques années plus tard. La tromperie, une capacité que j'avais élevé au rang d'art. Et si vous demeurez circonspects, vous serez étonnés de nombre de fois où j'ai su duper mon monde.

Manifestement, Elio était quant à lui difficile à berner. Et si sa remarque semblait être faite pour me faire sortir de mes gonds ou au moins m'irriter; elle eut l'effet totalement inverse. Une fois encore, je lui adressais un grand sourire. Vivre pour satisfaire mon ego. Ce petit avait le sens de la formule autant que celui des réalités. Cela étant, je ne voyais pas en quoi était-ce une mauvaise chose...

- Que tu es perspicace, mon garçon ! m'exclamai-je rieur, en effet il se peut que l'ensemble de mes actions soient tournées vers cette seule vérité. Mais est-ce véritablement important ? Mes intentions restent pures; je ne souhaite que le bien des miens et en toute impartialité, je sais que je suis le seul capable d'y parvenir. Alors oui, je veux être roi, empereur; ou n'importe quel titre me permettant d'acquérir suffisamment de pouvoir pour que le monde s’exécute selon mon bon vouloir. Ne serait-ce pas le meilleur que toute la création surnaturelle puisse espérer ? La suprématie à travers ma personne.

Mes premiers enfants commençaient à réémerger de leur mort, je les fixais et comme si j'eus été à l'intérieur d'eux, je profitais avec avidité de leur première gorgée de sang ingurgitée. Bientôt, les premiers cadavres des sacrifiés tombèrent sur le sol...Un bruit sourd qui résonnait en moi comme une mélodie enivrante. Si quelques uns de nouveaux nés, paraissaient parfaitement calmes d'autres donnaient du fil à retordre à mes hommes qui avaient pour ordre les enchaîner le temps de l'apprentissage. Par petit groupe, ils furent conduit au presbytère là ou ils demeureraient jusqu'au moment de leur entière domestication. Une fois qu'ils eurent tous disparus, je me retournais vers Elio qui avait habilement éviter de répondre à ma question. Dans un sens, avais-je vraiment besoin d'une réponse ? Au vu de la façon dont il était fagoté, il n'était pas difficile de constater que son éternité se déroulait selon une ligne directrice des plus hasardeuses...Si cela lui convenait, que pouvais-je bien y faire ? C'était dommage, un affreux gâchis.

- Si tu refuses de me dire comment se passe ton existence de vampire, j'imagine que les choses n'ont pas changées depuis Florence. Pourquoi te contenter de survivre ? lui demandai-je avant de lui donner une bourse, voici ma façon de te garder ici jusqu'au moment où le sang coulera car je vois bien dans ton regard que tu n'attends que ça. Vas donc t'acheter de quoi te vêtir et reviens, ainsi je t'expliquerais ce que j'ai en tête.

Étais-je totalement désintéressé ? Peut-être.  


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vampire ○ kill of the night
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MessageSujet: Re: 1454 | Italie - The call of the blood ♛ ft. Rodin.   Dim 17 Déc - 9:11

Le vampire ne savait pas vraiment ce qu'il cherchait à faire en se montrant insolent, c'était plus fort que lui de toute façon, mais il était curieux de voir la réaction de Thaddeus, est-ce qu'il gardait toujours cet air supérieur, presque naturel sur son visage d'ailleurs. Il s'était bien rendu compte que ce côté maitrisé qu'il semblait gardé maintenant, n'était que façade, il l'avait vu tuer son … enfin il avait vu la tête de son valet une centaine d'année plus tôt, autant dire qu'il était sans doute bien plus impulsif qu'il ne le laissait paraitre. Alors quoi, il essayait de l'énerver pour se faire décapiter à son tour ? Non, mais c'est vrai que le vampire ne savait pas vraiment pourquoi il agissait ainsi, l'envie de lui faire quitter son masque ? Ou simplement parce qu'il ne comptait pas agir différemment avec lui qu'avec n'importe qui ? Peu importe les airs importants que Thaddeus se donnait. Ou justement à cause de ses airs là… Son garçon ? Autant le perspicace aurait pu lui faire plaisir, autant être jugé comme un gamin, ça ne lui plaisait pas vraiment. Enfin, il ne devait pas juger grand monde supérieur à lui de toute manière, ces envies de grandeurs étaient impressionnantes en elle-même mais allait à un niveau bien trop large pour Elio qui ne s'intéressait majoritairement qu'à sa petite personne ou son entourage proche. Enfin au moins, il voulait bien lui reconnaitre ça, il était honnête et ne se voiler pas la face sur le sujet.

Elio eut un sourire amusé, c'était le seul à pouvoir faire ça ? Peut-être, il y croyait tellement que c'était presque contagieux. Le vampire n'était pas certain d'être intéressé par toutes ses idées, mais le personnage lui était loin de lui déplaire, oui, il était vraiment plus à se concentrer sur les choses qu'il avait sur les yeux que sur un futur grandiose et à choisir, Thaddeus l'intéressait bien plus. Roi et Empereur ? Un nouveau rire lui échappa, tant d'ambition dans une seule et même personne, est-ce que c'était possible ? Non, vraiment, il voulait voir où tout ça allait finir, parce qu'il voyait bien que ce vampire en avait les compétences, tout finissait à un moment ou un autre, mais d'ici là, il savait que c'était une histoire qu'il allait suivre de près. Du mouvement chez les humains il y en avait, chez les vampires c'étaient plus rare, pas sous cette forme là en tout cas. « Parce qu'elle serait moins bien à travers la personne de quelqu'un d'autre cette suprématie ? » Ce n'était même pas une vraie question, elle était simplement là pour le couper dans son élan théâtrale. Insolence encore et toujours. En soi, le vampire n'était même pas certain de vouloir une suprématie des siens, enfin des siens, des vampires en général. Tout deviendrait facile, trop ennuyeux, enfin ils n'en étaient pas encore là. Il suivit calmement des yeux, les nouveaux vampires qui quittaient les lieux, sans réel intérêt pour le moment.

« Parce que ce n'est pas si mal » C'était une certaine liberté, sans doute proche de beaucoup de poèmes de pouvoir vagabonder toute l'éternité sans attache. Elio posa un œil sur la bourse, levant un sourcil, légèrement méfiant. Puis son sourire revint, plus large qu'auparavant. Il était tout sauf matérialiste, avec une bonne promesse, il aurait pu le garder ici, une promesse de sang oui, ça lui tenait bien plus à cœur. Mais il la saisit quand même, comme pour signer un contrat, parce que s'il disait vrai, c'était bel et bien ici que le sang coulerait et que la curiosité l'empêcherait de toute manière de quitter les lieux avant d'en avoir plus. Par contre, il avait un petit problème sur un point. « Ce n'est pas comme si je me baladais sans rien sur le dos … c'est bien dommage que mes vêtements ne plaise guère à mon seigneur, mais que dois-je donc mettre sur le dos pour être à votre gout » Il se moquait clairement de lui, sans le cacher, mais cette fois-ci sans vraiment d'insolence, c'était plus sous le ton de l'humour. Non parce que franchement, il était censé avoir quoi sur le dos ? Il baissa les yeux sur sa tenue, non, vraiment, elle avait quoi de mal ? Oui, ces vêtements étaient vieux, mais il n'avait pas l'impression de se démarquer ici. Il était bien plus curieux de savoir en quoi il pouvait se rendre utile, être spectateur, c'était à sa portée, mais acteur bien plus encore.
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vampire ○ kill of the night
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MessageSujet: Re: 1454 | Italie - The call of the blood ♛ ft. Rodin.   Ven 22 Déc - 9:41


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Je voyais parfaitement ce que le petit Elio cherchait à faire, il voulait voir si j'avais vraiment abandonné mon impulsivité et si j'étais encore capable de découper des têtes et surtout, s'il avait toujours le droit au traitement de faveur qui l'avait épargné quelques centaines d'années plus tôt. Il était évident que si moi j'avais fini par combattre mes penchants capricieux pour me rendre capable de poursuivre des plans sur des décennies, lui de son coté n'avait pas vraiment changé. Sa désinvolture était sa signature et contrairement à la dernière fois où nous avions échangé, je ne qualifiais plus son attitude comme déplaisante. Si au détour de cette ruelle florentine je n'avais guère apprécié ses airs irrévérencieux; désormais j'avais saisi qu'il s'agissait avant tout d'une parade, d'une conduite visant à éloigner les questions le concernant pour mieux focaliser toute l'attention sur son interlocuteur. Je devais bien admettre que c'était une technique de diversion tout à fait pertinente et j'étais tombé dans son piège à l'époque. Sans doute lui donnais-je encore l'impression, mais en fin de compte je savais très bien ce que je faisais et si je lui offrais autant de données me concernant, ce n'était pas aussi arbitrairement qu'il pouvait le croire. Il y avait probablement beaucoup de narcissisme dans mes paroles et pour ma part je n'y voyais aucun mal, cela étant il était évident qu'Elio était le seul à qui je m'adressais de cette façon. Peut-être que j'appréciais me présenter sous mon meilleur jour lorsqu'il était là. Non pas que je ne le fasse pas avec les autres, mais disons que j'avais compris que ce jeune homme n'était pas de ceux à marcher à la menace ou à la peur à l'inverse de mes autres collaborateurs qui tremblaient dès que je manifestais le moindre sentiment de contrariété.

A Elio il fallait s'adresser autrement; il ne craignait rien ni personne mais demeurait tout de même à la recherche d'une figure rassurante et suffisamment puissante pour l'aider en cas de problème mais n'exiger rien en retour. Et sa propension à vouloir me sortir de mes gonds avait pour but de me tester. On ne construisait pas des empires lorsque l'on se conduisait en enfant gâté et j'en étais parfaitement conscient, cela ne m'empêcherait pas de craquer tôt ou tard. Aussi, fallait-il faire en sorte de provoquer des situations visant à extérioriser ce penchant naturel sans pour autant compromettre mes projets. On ne dira jamais assez qu'il est nécessaire de s'accorder des moments pour céder aux appels du sang et de la violence; seulement pour quelqu'un comme moi, les choses se devaient d'être préparée à l'avance et même si cela perdait un peu de spontanéité, c'était le prix à payer. J'avais des dizaines de vampires que je devais élevé et si je souhaitais les voir devenir de bons soldats, il me fallait montrer le bon exemple. Pas de meurtre impulsif ni de nouvelles recrues sauvages. Tout était parfaitement codifié...Il fallait imaginer cette histoire comme un commerce ou au moins la tenue d'un patrimoine. Si parfois je ne me sentais brimé ? Oui, mais je prenais sur moi car le jeu en valait la chandelle. Tout ces efforts se verraient couronnés, un jour ou l'autre; j'en étais convaincu. En attendant le triomphe, je mettais de cotés mes instincts primitifs pour me conduire en vampire tempérant. Aussi, quand mon jeune interlocuteur s'amusa à me couper dans mes rêves de grandeurs avec sa question qui n'en était pas vraiment une, je ne pus m'empêcher de rire une nouvelle fois.

- Oses me dire que le monde surnaturel n'a pas besoin d'un chef tel que moi; j'ai le statut et la race de mon coté. Je n'ai qu'à claquer des doigts pour entendre les os de mes ennemis trembler, déclarai-je en souriant, personne ne fait le poids et ne le fera jamais...et tu sais pourquoi ? parce que je suis né en perdant.

Aucun paradoxe dans mes paroles; une simple énonciation de faits qui m'étaient connus depuis toujours et qui m'avaient que très peu intéressé de mon vivant mais qui depuis ma transformation était mon ultime but. Vaincre la fatalité. Oui, cela pouvait paraître fort mortel comme motivation car l'éternité faisait que l'on avait déjà outrepassé les affres de la fatalité, mais pour moi c'était insuffisant. Je voulais que chaque être sur Terre se laisse abuser par cette image que je renvoyais et se rendent compte qu'au dernier moment à quel point ils avaient été stupides; mais n'aient d'autres choix que qu'il ployer le genoux devant la véritable représentation du pouvoir et de la volonté. Si j'étais profondément revanchard ? Oui mais je voulais observer leurs visage terrifié devant le monstre que j'étais. Ma famille n'aura pas eu la chance d'assister à mon triomphe et même si je m'en désolais; j'aimais à penser qu'ils assistaient à tout de là où ils étaient. J’espérais sincèrement qu'ils ne rataient rien...car au fond, c'était un peu grâce à eux que j'en étais arrivé à focaliser mon esprit sur quelque chose d'autre que la violence irréfléchie. Et les siècles pouvaient bien passés, jamais je n'oublierais ça. Peut-être connaîtrai-je des hauts et des bas, des baisses d'attentions; mais j'étais sûr que je finirais par atteindre les sommets que je visais. Si je croyais ne jamais connaître l'échec ? dans le cas où par mésaventure j'y serais confronté, je me connaissais suffisamment pour savoir que je ne me laisserais pas à la décrépitude...mais en tout honnêteté, l'idée en elle même était tout à fait risible; au pire je pouvais connaître des revers et non des défaites. Chaque stratège s'y risquais et c'était probablement plus galvanisant qu'humiliant...Au fond, n'étais-je pas suffisamment familier de l'adversité pour en être conscient ?       

Dans tous les cas, pour l'instant j'avais mieux à faire que me concentrer sur d'hypothétiques incidents futurs; le temps présent devait toujours être au centre de toutes mes préoccupations. Aussi, quand Elio me répondit que son existence dont l'unique but était la survie ne lui déplaisait pas, je me contentais d'opiner du chef. Il affirmait cela mais en même temps, ne rechignais pas à prendre la bourse que je lui avais donné. Il n'avait pas été question d'observer sa réaction face aux largesses que l'on pouvait lui faire, mais en fin de compte, cela m'aidait à mieux appréhender sa personnalité. Oui, je n'avais pas beaucoup d'autres possibilités vu qu'il s'acharnait à demeurer vague dès qu'il était amené à parler de lui. Je ne le croyais pas spécialement vénal car si tel avait été le cas, celui-ci aurait déjà tenté quelques manœuvres pour entrer dans mes bonnes grâces et le moins que l'on puisse s'était qu'il faisait totalement l'inverse. Sûr qu'en se conduisant en courtisan, il aurait très mal joué ses atouts et cela me faisait croire qu'il était tout de même conscient d'avoir une place privilégié à mes yeux. Il fallait dire que je ne cherchais pas véritablement à le cacher et je ne croyais pas trop m'avancer en disant que cela ne lui déplaisait pas. J'imaginais sans grande peine qu'il n'avait pas souvent l'occasion de se livrer à ce genre d'exercice tous les jours, la vie de vampire vagabond avait beau lui convenir, ce n'était pas en l'étant que l'on devait le plus s'amuser; or son effronterie, c'était une seconde nature qu'il ne pouvait pas toujours utiliser avec autant de légèreté.   

- Personne ne devrait à déambuler avec des guenilles informes volées sur un pauvre bougre. Tu n'es peut-être pas un jeune noble mais rien ne t'empêche de te conduire comme tel, et crois moi, lorsque l'on sait donner le change alors les portes s'ouvrent...ou mieux encore, t'évites de finir sur le bûcher.

Je me levai et me dirigeai vers le presbytère; demandai à l'un de mes hommes de nous préparer un fiacre.

- Je sais que ton souhait est de vivre seul, mais permet moi de te dispenser quelques conseils afin d'être sûr de pouvoir te revoir.

Après lui avoir adressé un tendre sourire, je disparu dans le presbytère. Un à un j'enlevai les vêtements du frère Silas pour revêtir l'accoutrement du bourgeois François d'Ailie; personnage de substitution, en attendant d'enfin pouvoir interpréter mon propre rôle. J'étais presque prêt, il ne manquait plus qu'à corriger un seul détail: ma jambe. Soigneusement, j'enroulais dans un épais tissu qui venait compenser la différence de taille qui existait entre mes deux membres. Cette opération était affreusement douloureuse car je me devais de porter mon poids sur des os fragiles et des muscles beaucoup moins résistant. Mais il fallait savoir souffrir pour faire illusion. Une fois ma chausse enfilée et pris une profonde respiration; je retournais voir Elio. Dans une démarche assurée, je lui fis signe de me suivre jusqu'à l'extérieur du bâtiment où notre voiture nous attendait. Lorenzo nous ouvrit la porte et j'invitai le jeune homme à monter le premier.

- Je vais te conduire auprès du meilleur tailleur de la capitale, un homme aux doigts de fée qui saura rendre justice à cette silhouette que tu semble aimer bafouer, lui dis-je en me pinçant les lèvres, puis, nous irons ensuite écouter les rumeurs dans le ventre de la ville...je suis sûr que nous allons en apprendre beaucoup sur ce qui prévoit de se passer dans les prochains jours.      
 


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MessageSujet: Re: 1454 | Italie - The call of the blood ♛ ft. Rodin.   Ven 29 Déc - 11:29

Est-ce que le surnaturel avait vraiment besoin d'un chef ? Elio n'en était pas vraiment certain, mais qui il était pour donner son avis ? Franchement, ce n'était pas comme si ça allait lui changer grand chose si ? Dans tous les cas, il devait reconnaître que c'était amusant de voir quelqu'un avec autant d'ambition, il ne savait pas si cela arriverait à son terme, mais il était impressionné que quelqu'un arrive à voir si loin. Immortel ou non, le vampire n'était pas certain de vouloir imaginer si loin devant lui, le monde aurait encore sacrément changé d'ici là, pourquoi ne pas l'apprécier au jour le jour ? Parce que parfois ça devenait lassant sans doute … L'image suivante lui tira un sourire, parce qu'elle lui plaisait, mais aussi parce que ce côté presque théâtrale de cet homme était, lui, loin d'être ennuyant. Il pris un air plus sceptique sur la fin, un perdant ? Monsieur l'aristocrate là ? Ce n'était pas lui qui allait le plaindre, il ne s'était jamais compté comme un perdant ou un gagnant, se trouvant très vient sans étiquette, mais ça collait difficilement à l'homme qu'il avait en face de lui. Il prouva ses origines encore une fois en critiquant sa tenue, Elio baissa les yeux dessus et soupira profondément, non franchement, il était où le problème là, parce que lui n''était pas forcément mieux habillé qu'il sache.

Des guenilles volées en plus, mouais … peut-être après tout. « J'ai rien d'une sorcière ou d'un hérétique pourtant » répliqua t'il en détaillant toujours sa tenue, mouais elle était pas spécialement en bon état, mais de là, à finir sur l'échafaud … Déjà qu'il n'était pas toujours du genre discret, mais si en plus il s'habillait de manière à ce qu'on le remarque, il risquait forcément d'y passer. Quoi que si ça pouvait attirer un ou deux chasseurs après tout … Elio se laissa tomber sur le banc le plus proche en le voyant s'éloigner. Des conseils ? La dernière personne à avoir voulu l'aider avait fini tuer et même pas par lui, à voir ce que cela allait donner, la curiosité avait bien prévu de le garder ici, aucune chance qu'il parte avant d'en savoir plus. Même s'il n'était pas encore certain d'aimer cette impression d'être un enfant en apprentissage, il n'avait aucune envie d'être comme tout ses nouveaux nés à qui ils fallaient tout apprendre, il n'était pas complètement stupide, ni spécialement jeune … mais qui sait, ça lui simplifierait peut-être encore un peu la vie s'il ne faisait que suivre le courant. Est-ce qu'il souhaitait vraiment vivre seul ? C'était pas dit. En le voyant revenir, le vampire eut un sourire, ah voilà, là, ça correspondait plus au bribes de souvenir qu'il avait et là, il avait le droit de se plaindre de sa tenue. L'air nonchalant, il se releva doucement et le suivit en silence, un sourire en coin plaquait sur ses lèvres. Au moins, cette journée tournait à inattendue, c'était bon à prendre.

Le vampire rentra dans le véhicule et se laissa tomber sur le siège. « Ma silhouette que j'aime bafouer ? » répéta t'il, un peu incrédule. « Rien que ça ? » Ces tournures de phrase, tout ça, le surprenait autant que ça l'amusait. Peut-être s'était effectivement t'il trop contenter de la simplicité, comme quoi même en devenant immortel, sa condition n'avait pas forcément évolué, voir même le contraire en y repensant. C'est vrai qu'il passait plus qu'inaperçu avec ses vêtements là. Et il savait très bien que parfois plus quelque chose était voyant, plus on risquait de passer à côté. « Et bien justement, qu'est ce qu'y est censé se passer ses prochains jours ? Parce que ça paraît plus qu'intéressant» Impatient ? Parfois. Et vu son âge, c'était plutôt paradoxal. Mais si ces manières de parler l'amusait beaucoup, il n'était pas trop habitué aux ronds de jambe et il avait terriblement envie de savoir dans quoi il s'était aventuré. Non pas qu'il ait envie de fuir ou de changer d'avis, mais il avait envie de savoir en quoi il pourrait être utile. « Dites-moi donc, comment vous comptez faire trembler les os de vos ennemis exactement ?» demanda t'il reprenant volontairement ses propres paroles, avec un air effronté. Et qui était t'il surtout, les humains certainement, mais sans doute certains plus que d'autre pour commencer. Dans tous les cas, Elio savait qu'il avait déjà accepté, peut importe ce qu'il y aurait à faire, finalement, il avait trouvé quelque chose de plus intéressant que simplement vagabonder à son vouloir. Il finirait sûrement pas le faire, fatigué de rester ici, mais ce n'était absolument pas à l'ordre du jour.
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MessageSujet: Re: 1454 | Italie - The call of the blood ♛ ft. Rodin.   Lun 8 Jan - 10:01


1572 | France



Bien que légèrement décontenancé par mes remarques concernant ses habits, le jeune vampire m'avait suivi et s'était installer dans le fiacre et même s'il demeurait relativement circonspect à propos de plusieurs de mes paroles, il ne se permit de n'en souligner qu'une. En effet, je l'avais vu dans son regard qu'il était plus qu'étonné de m'entendre dire que j'étais un perdant. Sûr que de son point de vu, je n'en avais pas l'air et sans doute était-il l'unique personne que je croisais qui n'avait pas posé ses yeux avec insistance sur mon handicape. Aussi fallait-il croire que l'idée que les autres n'eurent pas toujours cette réaction aurait de quoi l'étonné. Peut-être sa condition lui avait donné une meilleure ouverture d'esprit ou tout simplement s'enfichait-il. Dans tous les cas, l'incompréhension qui l'avait traversé m'avait presque envie de sourire. L'insouciance, véritable ou feinte; dans tous les cas était rafraîchissante. Malgré tout, je n'allais pas non plus me poser en victime car de ma jambe je me servais avec délectation pour manipuler...pourquoi ne pas en user faute qu'elle soit utile à autre chose ? S'il n'y avait qu'elle. Tout mon être était proprement repoussant pour quiconque, alors je forçais le trait, toujours plus. Rien ne devait être laisser au hasard, on m'avait flanqué d'une trogne à en faire pleurer les corbeaux; beaucoup s'en serait désespéré car vivre l'éternité dans un corps aussi faible et peu avenant avait de quoi faire déprimé. Au lieu de ça, j'en avais fais une force. Comment exercer le pouvoir sans la peur ? Je n'avais que très rarement besoin d'exécution sommaire désormais pour imposer mes vues, ma seule présence faisait le travail. Ma légende et mon air malsain se chargeaient des éventuels désagréments qui auraient surgit si j'étais un jour entré dans les canons de beauté.

Restait que j'aimais malgré tout parader. Et pour cela, il était nécessaire d'y mettre les moyens et à l'heure où les beaux tissus d'orient s'étaient implanté durablement dans la capitale, il aurait été criminel de ne pas en profiter. Vous avais-je déjà confié à quel point je pouvais être paradoxal ? Habillé le laid de magnifiques vêtements ne le rendait pas plus beau, seulement plus riche. Et dans cette société où l'argent équivalait à la puissance, il valait mieux jouer les princes byzantins que les éphèbes grecs ! Bien que les normes tendaient à changer depuis que la Renaissance avait touché le royaume de France, il était toujours important d'avoir quelques vêtements et puis, cela me faisait plaisir de me conduire en mécène. Je n'exigerais rien d'Elio, ni maintenant ni jamais. Des amis ou simplement des hommes de confiances, je n'en avais guère et vu le peu d'intérêt que nous avions en commun, je n'avais rien à craindre de lui. Et contrairement à moi, il n'avait pas encore trouvé sa voie et s'il pensait pouvoir continuer comme ça jusqu'à la fin des temps, je préférais le prévenir des dangers qu'il encourait en se comportant avec si peu de clairvoyance. Sans affirmer qu'il finirait pas commettre des erreurs, je disais simplement que des créatures dépourvu de scrupules il en existait suffisamment pour le faire tomber à leur place. Si pour le moment elles étaient rares dans les hautes sphère, cet aspect ne saurait tarder, aussi préférons-ils faire porter le chapeau de leurs crimes sur l'un des leurs mais que la destinée à fait naître moins aisé. Devenir vampire ou loup-garou voire démon, ne rendait pas les être bons et même pire exacerbait les tendances naturelles de l'homme.

Aussi, il serait la proie idéale. A un souci près, son délicat accent italien pouvait lui être d'une grande aide pour jouer un rôle autre que celui que le monde avait choisi pour lui.  

- En effet, de prime abord tu ne représente pas l'idée que le peuple assoiffé de sang se fait des hérétiques ou des sorcières, seulement; sache que des êtres humains il faut se méfier mais pire encore, de tes semblables. Je pense que j'ai nullement besoin de te rappeler que c'est à cause d'une vendetta personnelle que nos chemins se sont croisé, j'eus un petit ricanement, la lâcheté qui nous entoure est réelle et va tendre à s’amplifier avec la prolifération de notre race. Si je prend garde à choisir mes enfants avec soin, il n'en pas forcément de même chez les autres et si tu ne peux faire valoir un statut suffisant, le commun te rouera de coups tandis que tes congénères te prendront en bouc émissaire.

Dans un geste protecteur presque instinctif, je lui attrapais le genoux comme pour lui signifier que moi, je ne le lâcherais pas.

- Adaptes-toi, crée toi de multiples personnages; noble ou pas, juste ne te contente pas d'être une ombre car tôt ou tard, quelqu'un s'en servira contre toi. Que tu le veuilles ou non, cela arrivera et je ne dis pas simplement cela pour t'effrayer, je sais juste comment l'on se débarrasse de ses problèmes sans jamais se révéler.

Je haussais un sourcil en souriant devant sa réaction faisant réponse à mon compliment, subtilement camouflé.

- Cesses donc de jouer les modestes, déclarai-je en secouant doucement la tête, tu sais pertinemment qu'avec un visage si pure, tout t'es offert. Mince mais athlétique, regard cristallin, juste assez d'ingénuité et d'esprit pour séduire n'importe qui.

Laissant un court silence, relativement long pour qu'il commence à douter de mes intentions.

- Loin moi l'idée de te proposer d'entrer dans la courtisanerie, bien que je suis persuadé que tu aurais du succès, je fus pris d'un nouveau ricanement, disons simplement qu'il ne te manque que le titre pour te hisser au dessus du commun. Tu n'as qu'as t'en inventer un, qu'en penses-tu ? Si l'Italie fait rêver les français, ils ignorent bien comment fonctionne ce pays. Profites en pour commencer une existence différente, entouré des plus puissants tu sera sûr de survivre sans jamais manquer de quoi que ce soit.

Mon regard s'abaissa sur la bourse que je lui avais offerte.

- Avec une autre comme celle-ci, il te sera possible de goûter aux merveilles et participer à des desseins dont tu ignore encore les contours.

Son impatience concernant les prochains jours m'enchantait car je la partageais. En tant que François d'Ailie j'avais entendu beaucoup de rumeurs en traînant des nuits entières dans les tavernes de la capitale. Les protestants exerceraient les haines de l'ensemble de la population, tout le monde se mettait à colporter des ragots racontant des choses assez terrible sur ce culte et ce n'était plus qu'une question de semaine pour que l'on en vienne à s'y attaquer. Juste un événement...et j'avais déjà bien réfléchi à cela en observant les différentes figures en présence, le général de Coligny m'avait paru parfait. L'un des hommes les plus importants des huguenots, sa mort serait une aubaine; un événement que ses partisans ne laisseraient pas impunis et provoquerait une répercussion qui se verrait nécessairement recadré par le pouvoir royal. Le tout était de savoir si Charles IX saurait agir ou si sa mère devra une nouvelle fois intervenir pour imposer par la violence ses choix. Dans tous les cas, moi et mon culte trouvions de nouveaux partisans. Je devais bien admettre qu'il existait une grande partie d'incertain mais j'avais bon espoir. L'ampleur des répercussions méritaient que l'on y croit !

Alors que le fiacre passait le péage à l'entrée de Paris, je sortis de mes pensées.

- Je prévois un assassinat manqué sur la personne de l'amiral de Coligny, déclarai-je simplement, j'ignore si ce nom t'évoques grand-chose, disons qu'il s'agit probablement de l'homme le plus redouté du pouvoir royal. Grande figure du protestantisme, il est l'homme à abattre pour Charles IX. Aussi j'apprécie l'idée qu'un homme que ce cher Gaspard s'en sorte et use de ses influences pour convertir bien malgré eux des gens à sa cause et foi. Après cela, on aura forcément un réponse royale, le contraire saurait faire preuve de faiblesse et aucun roi de France n'en a jamais fait.

Pris d'enthousiasme, je frappais dans les mains.

- Guerre civile ! m'écriai-je, courte certes, mais intense. Un bon moyen pour nettoyer le paysage tout en s'amusant un peu ! Une période troublée ou même rien qu'une nuit de massacre, je suis convaincu que tu ne raterais ça pour rien au monde, je me trompe ?

Je lui adressai un clin d’œil complice. 


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MessageSujet: Re: 1454 | Italie - The call of the blood ♛ ft. Rodin.   Dim 11 Fév - 10:04

Non, effectivement, il ne ressemblait certainement pas l'idée qu'on pouvait se faire d'une sorcière, là dessus, le vampire n'avait pas beaucoup de doute, par contre se méfier des autres vampires, il n'en avait encore jamais eu l'occasion, outre Thaddeus ici présent... Et vu comment ça c'était fini, il ne voyait toujours pas de raison de se méfier des autres. Mais qui vivra, verra comme on dit. « J'attends avec impatience le moment où quelqu'un me prendra en bouc émissaire » répliqua t'il avec un sourire mauvais. Il n'avait rien contre les vampires, au contraire, c'était un peu le siens, mais comme toutes personnes le mettant en danger, il ne comptait pas se laisser faire. Non aucune chance que cela arrive. Elio leva les yeux vers Thaddeus, toujours impatient d'en savoir plus, parce que tout cela était nouveau pour lui, et c'était loin d'être une mauvaise chose. La nouveauté, c'était toujours intéressant, ça changeait et il en avait besoin de changement justement même s'il aimait donner l'impression qu'il se satisfaisait très bien de sa condition. Une part de lui comprenait les paroles du vampire, mais pour lui, être une ombre, ça lui plaisait bien, ne pas tenir compte des règles, juste se glisser sans se faire remarquer, à part quand il en avait envie. Il ne voyait pas vraiment comment on aurait pu le retourner contre lui, mais ça ne l'empêchait pas d'être curieux de voir l'envers du décors. Curieux, pas effrayé, ce qui lui fit sourire, de manière ironique. Il n'était pas encore né celui qui lui ferait peur tiens.

Sa description lui tira un léger rire, amusé. Ah ouais, c'est comme ça qu'on pouvait le voir ? Il ne cherchait pas à faire son modeste, il ne s'était juste jamais attardé sur son physique, quoi qu'il s'en était pourtant déjà servi un peu pour attirer certaines victimes, mais la manière de dire de Thaddeus l'amusait encore beaucoup. La séduction, cette chose qu'il n'avait jamais réellement chercher à maîtriser, quoi qu'avec le temps qu'il avait devant lui, peut-être qu'il finirait bien par essayer. Il eut un soupir amusé. C'était peu probable, mais il ne s'en empêcherait certainement pas. « Je retiens l'idée, un titre donc, juste un faux nom et j'aurais accès à bien plus de chose ? Les humains sont vraiment stupides » Il secoua la tête, si seul un nom lui permettrait d'avoir accès à la cours des grands, alors oui, il y avait de la stupidité là dessous, mais ça ne tenait peut-être pas qu'aux humains finalement. Le vampire fit bondir la bourse dans ses mains. Aux merveilles ? Un sourire se dessina sur ses lèvres, c'était tentant tout de même et en même temps, tant qu'il n'en connaissait pas les contours, il s'en sortait tout aussi bien.

Elio leva un sourcil. Un assassinat manqué ? Ça devenait enfin intéressant à ses yeux, même si la partie manquée le chagriné un peu. Il en avait déjà entendu parler, effectivement, mais sans s'y intéresser de plus près, ce n'était pas des sujets qui l'intéressait autant que lui, il faut dire qu'il vivait sa vie à son échelle sans voir plus haut, c'était peut-être ça qui l'attirait chez Thaddeus, cette vision du monde différente. Un large sourire s'épanouit sur son visage. La guerre facilitait souvent les choses, rendant tout un peu trop facile, mais de temps à autre, c'était agréable de pouvoir se nourrir facilement, surtout que les regardait s'entre-tuer c'était amusant … Encore plus si tout cela avait été causé par un vampire sans qu'ils n'en sachent rien. « J'aimerais dire que oui, mais non, aucune erreur là dessus, je ne vois pas ce qui pourrait être plus intéressant que ça là tout de suite » Il hocha la tête, ne cachant pas le moins du monde son intérêt « Mais, comment est ce qu'on formente un attentat raté exactement ? Tuer quelqu'un, ça je peux le comprendre, mais ne pas y arriver volontairement, ça me paraît plus compliqué » Faut dire qu'il n'avait jamais essayé d'épargner qui que ce soit. Le seul vampire qu'il connaissait qui une fois avait prit pitié de sa victime, s'était retrouvé poursuivit par des chasseurs et n'y avait pas survécu, autant dire qu'il n'élit pas prêt de faire la même erreur. Et vu leur durée de vie, de toute manière ne pas les laisser vivre, ça ne changeait au fond pas grand chose.


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1454 | Italie - The call of the blood ♛ ft. Rodin.

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