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on vous invite à privilégier les fantômes, les médiums et les immunisés psychiques
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 (cringe), gene

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MessageSujet: (cringe), gene   Ven 22 Déc - 22:51

Boire. Boire, jusqu’à ne plus rien ressentir, boire, jusqu’à oublier le reste du monde. Boire jusqu’à oublier son nom, jusqu’à ce qu’on lui refuse le prochain verre. Puis il se traînerait jusque chez lui, appartement miteux, et il se laisserait tomber contre le matelas et attendrait que les rayons du soleil ou le prochain cauchemar ne le réveille. Rien de plus, rien de moins. Ça faisait quelques temps que Slade vivait dans cette routine, au grand désespoir de son frère. Mais depuis qu’il était revenu des États-Unis, Slade ne savait plus trop quelle genre de personne être – ou même qui il voulait être. Il devait se reprendre en main, faire quelque chose de lui-même, mais c’était plus facile à dire qu’à faire. Trouver un boulot, qu’on lui disait. Mais il n’avait aucune expérience – sauf en tant que mercenaire, bien sûr. S’il s’y mettait il pourrait probablement trouver quelque chose. Mais pour l’instant il voulait boire un peu, oublier un peu. Et qu’on le laisse tranquille – c’était surtout ça. Ce soir il était venu pour qu’on lui foute la paix, qu’on le laisse boire en silence, qu’on ne l’embête pas. Il avait décidé d’essayer un endroit nouveau, là où il était jamais allé. Là où on lui poserait pas de questions, là où ne reconnaitrait pas son visage. Alors il avait repéré cet endroit, qui avait l’air de rien à l’extérieur. Juste un bar bien ordinaire, où on passait de la musique un peu nulle, mais Slade ça le dérangeait pas plus que ça. Il était entré et s’était assis au bar, commanda un verre et commença sa beuverie tranquille. Les gens avaient l’air un peu bizarres mais ils se tenaient tranquille, et du coup Slade se plaisait bien. Chacun à ses affaires. Personne pour le déranger. Parfait.

Un peu passé minuit, cependant, il releva la tête quand une scène s’illumina à l’autre bout du bar. Il observa ce nouvel élément quelques secondes, un peu intrigué mais souvent énervé, jusqu’à ce que le barman empoigne un micro et fasse une annonce au reste du bar. « Votre attention, s’il vous plaît. La performance va bientôt commencer. Si vous voulez vous approchez de la scène, libre à vous. » Slade le toisa, sourcils froncés. La performance ? C’était une blague ? Dans quel genre de bar il était tombé, au juste ? Slade observa son verre, qu’il venait tout juste de faire remplir – il allait pas partir en laissant presque huit dollars derrière. Et il avait la tête qui tournait, pas certain de vouloir tout avaler d’un coup. Bon. Peut-être qu’il pourrait rester et voir c’était quoi, cette performance, au juste. Peut-être que c’était rien de grave. Des strip-teases, peut-être, ou une genre de pièce de théâtre. Peu importe. Tant qu’on le laissait tranquille.

Il avala une gorgée de son verre, surveillant le barman qui semblait vérifier quelques truc sous le bar. Quelques silhouettes s’approchèrent de la scène, qui était totalement dénudée – juste un rideau noir, avec une table. Quelques chandelles dessus, rien de plus. Slade soupira, et alla pour boire à nouveau quand la musique changea drastiquement, laissant place à une genre de chorale pour enfants. Le genre qu’on entendait dans les églises. Slade plissa des yeux. Bordel. On aurait dit une musique satanique. Un grognement s’échappa de ses lèvres, et il tenta de regarder autour de lui, voir s’il était le seul à trouver ça bizarre ou s’il était vraiment le seul à ne pas être là pour la performance. Il croisa finalement le regard d’une gamine aux cheveux bruns, assise à quelques bancs de distance de lui, qui semblait tout aussi troublé que lui. « Vous savez c’est quoi cette merde, au juste ? » demanda-t’il, ses mots facilités par l’alcool qu’il avait déjà ingéré.

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MessageSujet: Re: (cringe), gene   Lun 25 Déc - 20:48


CRINGE
GENE & SLADE


« Sors un peu » qu’il disait, « on se retrouve là-bas ce soir » qu’il disait, « ça va te faire du bien de sortir de chez toi » qu’il disait. Le « il » en question s’appelle Asmodée Hallsonar et ses délicates bouclettes blondes vont souffrir quand je le reverrai. Nous devions nous retrouver dans un petit bar discret du centre ville. Le problème est que je ne savais pas du tout à quoi m’attendre puisqu’effectivement je ne sors jamais. Je n’aime pas ça : j’ai déjà du mal à supporter la foule en temps normal, et encore plus maintenant que mon cher mentor m’a avoué que mon grand frère était toujours bien vivant et très en colère contre moi. Je n’ai pas spécialement envie de me prendre une balle entre les deux yeux ou de me retrouver avec un couteau planté dans le dos en plein jour, aussi j’essaye d’être encore plus discrète que d’ordinaire – ce qui serait un peu compliqué quand on sait à quel point je rase les murs en temps normal. Mais à force d’insistance et de persuasion, Asmodée avait fini par me convaincre d’aller faire un petit tour avec lui. J’avais longtemps hésité à annuler avant de finalement me décider à sortir malgré tout. Je ne suis pas sur mon  trente-et-un, loin de là, mais j’ai quand même mis un peu de couleur pour une fois – certes, c’est un chemisier rouge sombre au milieu d’un océan de noir mais eh, ça change de l’ordinaire. J’étais donc arrivée à l’heure dite devant l’endroit où nous devions nous retrouver et j’avais attendu. J’avais attendu et personne n’était venue. L’idée de rester plantée dehors pendant je ne sais combien de temps ne m’ayant pas spécialement plu, j’avais fini par rentrer dans le bar et à me cacher dans un coin le plus discrètement possible – à savoir une des extrémités du comptoir moins exposée que le reste de la salle.
Et c’est ainsi que j’en suis arrivée à siroter un jus de fruit sous l’œil curieux et un peu moqueur du barman tout en envoyant des messages un chouïa énervés à mon coach bien-aimé. Je n’aime pas du tout être dans la foule, encore moins quand je suis seule et qui plus est dans un endroit que je ne connais absolument pas. Je regarde les minutes passer et finis par décider que si je n’ai pas de nouvelles à 00h30, je prends mes cliques et mes claques et je file d’ici retrouver la quiétude de mon chez-moi. Il n’empêche que ce n’est pas dans les habitudes d’Asmodée d’être si en retard, et ça commence à m’inquiéter. Il ne me tient pas au courant de ses affaires mais je sais parfaitement qu’entre sa nature, son statut et ses mauvaises habitudes, il risque à tout instant de se retrouver le bec dans l’eau ; je sais bien qu’il fait tout pour toujours être en contrôle mais on ne sait jamais ce qu’il peut se passer. Surtout avec lui, surtout dans une ville comme Blackwater Falls. J’ai bien l’impression d’avoir réussi l’exploit de m’inquiéter toute seule. En soupirant, je bois une gorgée de jus en considérant cette absence de réponses d’un nouvel œil. 00h30 : dès que les aiguilles de l’horloge tombent juste, je file d’ici en courant et je vais voir chez lui s’il va bien. Et tant pis si je l’interromps en pleine action : je préfère être sûre qu’il est sain et sauf.
Machinalement, j’ai déjà commencé à rassembler mes affaires lorsque soudainement une scène à l’autre bout de la salle s’illumine. Allons bon, qu’est-ce que c’est que ça encore ? Inconsciemment je me suis tendue, sur le qui-vive.

« Votre attention, s’il vous plaît. La performance va bientôt commencer. Si vous voulez vous approchez de la scène, libre à vous. »

Ah … C’est inattendu, c’est le moins qu’on puisse dire. J’ai un gros problème avec les performances artistiques : j’ai tendance à les trouver, au mieux, bizarres, au pire, nulles à chier. Aussi, la perspective de rester plantée là à regarder des gens se tordre dans tous les sens en gémissant me laisse de glace.
Sauf que … Sauf que ce ne sont pas des gémissements presque orgasmiques qui s’élèvent de la petite scène, mais des chants d’enfants qui me glacent le sang. Il y a comme une dissonance dans ce chœur invisible qui me met parfaitement mal à l’aise, à tel point qu’un frisson me dégringole le long du dos. Tout à coup, je me sens piégée. Je ne sais pas d’où vient ce sentiment ni s’il est justifié mais j’ai vraiment envie de partir maintenant.
Je suis tellement prise par cette angoisse que je fais un bond sur ma chaise quand quelqu’un m’adresse la parole. C’est un homme à l’air un peu éméché, pas particulièrement aimable et certainement pas content de la tournure des évènements.

- Absolument aucune idée, je n’avais pas prévu ça.

Je regarde autour de moi et je constate, à ma grande surprise, qu’une partie de la foule a les yeux rivés sur la scène et ne bouge plus d’un cil tandis que les autres continuent à discuter, commenter et vivre comme si l’immobilisme de leurs voisins de table n’était pas étrange.

- C’est … bizarre comme soirée, non ? Les gens ont l’air ailleurs. Ou peut-être que c’est moi qui extrapole, je ne sais pas.

Un signe flagrant d’anxiété chez moi est le débit de mots que je peux produire à la seconde. Plus je vais paniquer, plus je vais parler beaucoup et vite.
Je ne parle pas encore trop vite, mais j’ai la désagréable impression que ça ne saurait tarder …


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MessageSujet: Re: (cringe), gene   Sam 6 Jan - 16:04

Y’avait juste pas moyen de passer une soirée ordinaire dans cette ville, c’était maintenant une certitude. Pas moyen de juste sortir dans un bar et boire un coup en paix, sans avoir à se faire déranger par des imbéciles ou un truc pas du tout net. Pas moyen de se perdre dans la couleur ambrée de la boisson, de se faire un peu mal avec nos souvenirs, et de juste tout oublier en enfilant un verre après l’autre. Slade en avait marre, il voulait juste qu’on lui foute la paix. Il était fatigué, il avait déjà un peu trop bu et il avait l’œil qui lui piquait – un œil au beurre noir relativement récent qui lui donnait des allures d’un boxeur amateur – alors il n’avait vraiment mais alors vraiment pas envie d’avoir à gérer ce genre de merde ce soir. Les chants sataniques lui emplissaient les oreilles et il avait déjà envie de saccager tout le bar, de prendre un de ces bâtons de billards pour l’enfoncer dans les amplis qui répandait la musique pour faire taire tout le monde. Respire, Slade. Il pouvait entendre la voix de Miranda dans sa tête, qui lui disait de se calmer un peu, de pas voir rouge, de juste prendre ses cliques et ses claques et de foutre le camp avant que ça ne devienne trop bizarre. Mais pourtant, Slade arrivait pas à bouger le cul de sa chaise et tout ce qu’il avait trouvé à faire, c’était de s’adresser à une fille pas trop loin. Elle était tellement petite qu’on aurait dit une gamine, qu’est-ce qu’elle foutait dans un bar Slade en savait rien mais il était un peu trop saoul pour vraiment s’en préoccuper. Il était pas de nature sociable, alors qu’est-ce qui lui prenait de s’adresser à des inconnus comme ça ? Mais bon, le mal était fait.

La petite brune semblait tout aussi troublée par les chants sataniques que lui, à voir sa tête. Ses grands yeux se posèrent sur lui avec surprise. « Absolument aucune idée, je n’avais pas prévu ça » qu’elle répondit, l’air complètement perdue. Elle n’avait pas l’air énervée, pas comme lui, juste un peu troublée et peut-être même apeurée. En même temps, toute cette histoire c’était vraiment bizarre alors Slade ne pouvait pas vraiment la blâmer. « C’est… bizarre comme soirée, non ? Les gens ont l’air ailleurs. Ou peut-être que c’est moi qui extrapole, je ne sais pas. » Slade suivit son regard, observant les gens autour d’eux. Il constata qu’en effet, la plupart des gens étaient devenus comme transis par la musique, leurs grands yeux tournés vers la scène. « Non, j’pense pas que ce soit toi » lâcha-t’il en terminant son verre d’une traite. Peu importe ce qui se passerait, il sentait qu’il aurait besoin de ce fameux liquid courage.

Soudainement, la scène s’illumina, et quelques silhouettes firent leur entrée, portant de longues capes noires. Un d’eux alla allumer les chandelles sur la table. « Bordel mais c’est quoi cette merde » grogna Slade. Il se tourna vers la fille, voyant sa propre confusion de reflétée dans son regard. « J’pense que ça serait p’t’être mieux qu’on foute le camp » avoua-t’il simplement, désignant la porte d’un signe de tête. Qu’elle fasse ce qu’elle veut, mais lui n’allait certainement pas rester là en attendant d’être spectateur d’un genre de rituel. Alors il déposa un billet de vingt sur la table et se dirigea vers la porte sans demander son reste – sauf que bien sûr, en donnant un coup sur la poignée, il réalisa que cette dernière était verrouillée. Un juron s’échappa de ses lèvres et s’acharna un peu sur la porte avant de finalement se tourner pour tomber nez à nez avec la petite brune. « J’crois qu’on est dans la merde, petite » dit-il alors que la musique semblait augmenter de volume à chaque seconde.  

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MessageSujet: Re: (cringe), gene   Mer 24 Jan - 16:45


CRINGE
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Je n'aime pas spécialement la tournure que prend la soirée. Déjà que je n'étais pas très motivée à sortir et que je n'ai fini par le faire qu'à force d'insistance de la part d'Asmodée, je suis maintenant tout à fait convaincue que j'aurais dû jouer les recluses dans le confort de mon petit chez-moi au lieu de me retrouver piégée les dieux seuls savaient où. Ce qui avait l’air d’un petit bar discret se transformait en début de film d’horreur juste devant mes yeux – ou en tout cas, à quelque chose qui allait sans doute très mal se terminer. Le grand type buriné qui se tourne vers moi ne m’aide pas à me calmer – quoique … au moins maintenant, je suis sûre que je ne me monte pas la mayonnaise toute seule et que quelque chose cloche vraiment. Les bruits sur la scène s’accentuent et je vois un groupe tout de cape noir vêtu s’avancer en demi-cercle autour de la table. Ça s’apparente beaucoup trop à un culte prêt à faire un sacrifice ou une invocation pour que ça me plaise. Je tourne la tête vers l’inconnu du bar. Le voir se lever, payer et s’éloigner vers la sortie est le signal que j’attendais pour en faire de même ; je fouille dans mon sac, en sors un petit billet de dix dollars qui couvre très largement le prix de ma boisson, mais tant pis, pas le temps d’être pingre : j’attrape mes affaires, enfile ma veste et file vers la porte. Porte devant laquelle se trouve le géant au nez cassé. Je n’aime pas du tout le voir s’acharner comme ça sur la poignée – mais j’aime encore moins son air particulièrement sombre lorsqu’il me regarde.

- J’crois qu’on est dans la merde, petite.

Cette soirée est définitivement pourrie. Elle est pourrie et en plus, je commence à avoir peur que ce soit la dernière pour moi. Avec ma carrure tout sauf menaçante et mon incapacité notoire à me servir de mes mains, j’ai le profil typique de la première victime, celle qui est facile à attraper et qui n’opposera pas de résistance ou alors si peu. La seule arme dont je dispose, c’est mon pouvoir, et je rechigne à l’utiliser : je n’aime pas m’introduire dans la tête des autres sans leur accord, même lorsque nécessité fait loi. Pourtant, j’ai bien peur de ne pas avoir le choix. Les miracles peuvent toujours se produire, certes, mais dans mon cas, ils ont plutôt tendance à me fuir. Dans le cas présent, ils me fuient dans un chœur de psaumes angoissants chantés d’une même voix par une douzaine de cultistes qui ne sont certainement pas là pour tenter d’invoquer des papillons. Surtout qu’il n’y a presque plus personne qui ne soit pas complètement hypnotisé par ce qu’il se passe actuellement. Je glisse un coup d’œil au grand homme au nez cassé.

- Y a pas une sortie de secours ? Je n’ai pas trop envie de voir la suite du spectacle …

Les lampes électriques se mettent à grésiller et clignotent, les composants luttant pour rester allumés ; petit à petit pourtant, ils s’éteignent. Les uns après les autres, les luminions arrêtent de fonctionner, plongeant le bar dans l’obscurité. Une seule lueur persiste cependant : celle du petit chandelier posé sur la table drapée de noir installée sur la scène. D’habitude, je n’ai pas peur du noir, mais là … là, j’angoisse. Je jette un coup d’œil rapide à mon téléphone : il n’y a plus de réseau. Plus aucun moyen de contacter l’extérieur, plus aucun moyen de fuir.
Soudain, les chants s’arrêtent, et je les regrette déjà. Au moins, ils meublaient un peu : là, il n’y a plus qu’un silence assourdissant après tant de bruit. Plus loin dans la salle, j’entends quelqu’un dire :

- C’est quoi ce bordel .. ?

Dans la pénombre, je vois toutes les têtes ou presque se tourner en direction de cette voix. Je retiens mon souffle, ne sachant pas ce qu’il va arriver à cet inconnu dont je ne vois même pas le visage dans le lointain. Le seul que je discerne encore, c’est celui du géant à côté de moi. La seule chose sur laquelle je peux me reposer – et encore, qui sait s’il ne succombera pas au sortilège jeté sur la foule. Lui … ou bien moi.


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MessageSujet: Re: (cringe), gene   Mar 6 Fév - 15:26

Toute cette histoire ressemblait vraiment à une grosse blague. Peut-être que tout ça, c’était un coup monté de toutes pièces, et y’avait des caméras de cachées quelque part, ça ne pouvait être ça à voir la tournure que ça prenait. Ils avaient vraiment mal choisis leurs victimes, ça c’était certain, parce que Slade n’est vraiment pas d’humeur à gérer ce genre de conneries. Il veut juste foutre le camp et n’aime pas ça quand y’a quelque chose qui l’empêche d’aller là où il veut. Il est bien dégrisé et prêt à enfoncer des crânes s’il le faut, il veut juste sortir de cet endroit avant que ça ne tourne vraiment mal. Parce qu’après ça, il ne sait pas comment il va réagir, et il sait ce qu’il est capable de faire. Il sait qu’il est capable de repartir de cet endroit après avoir fait un bain de sang, et il aimerait bien éviter ça. Serrant les poings, Slade essaie de se résoudre au fait qu’il devra utiliser son pouvoir ce soir, cette malédiction qui lui a volé Miranda, faudrait qu’il se replonge à pleines dents dedans pour s’en sortir. Et ça lui pue au nez, de devoir faire ça, après tout il s’en sortait bien sans avoir à l’utiliser, à éviter au plus possible de faire du mal aux gens. C’est compliqué de mesurer la portée de ses paroles à présent, y’a comme une panique qui s’insinue dans ses veines quand il se mets à penser à tout ça, et si, et si, et si. Après tout il a tué Miranda, qui sait qui sera la prochaine personne à crever par sa faute, elle est inévitable et il le sait, mais autant repousser l’échéance le plus possible. Mais faut croire que ce soir, les ennuis sont venus le trouver d’eux-mêmes.

« Y a pas une sortie de secours ? Je n’ai pas trop envie de voir la suite du spectacle… » Il regarde la petite, elle est minuscule, mais malgré l’inquiétude dans son regard elle a l’air en contrôle d’elle-même, il ne saurait dire d’où lui vient l’impression mais ce n’est pas juste une gamine sans défense qu’il a devant lui. Et alors il se dit qu’avoir quelqu’un de son côté, c’est sans doute une bonne idée, surtout qu’il ne sait pas du tout dans quel genre de merde ils sont plongés. « Moi non plus » qu’il grogne alors que les lumières se mettent à grésiller, et Slade serre encore plus les poings. Tout ce qui se passe, ça a rapport avec le surnaturel et il le sent, après tout c’est à Blackwater Falls qu’ils se trouvent, cette ville maudite. Puis l’obscurité les enveloppe. Y’a que la chandelle qui brûle toujours, et les chants s’arrêtent, et Slade se tient immobile, prêt à réagir. Y’a quelque chose de bizarre dans l’air.

Puis y’a un gars qui se mets à parler, visiblement lui non plus ne comprend pas ce qui se passe. Slade plisse des yeux. Il semble il y avoir seulement quelques âmes qui réagissent aux événements, lui-même, puis la petite brunette, et ce gars un peu plus loin dans le bar. Ce qui les différencie des autres il en sait rien. « Hé, hé, lâchez-moi. Lâchez-moi, merde, qu’est-ce que vous faites, c’est - » La voix de l’inconnu s’arrête soudainement, étranglée, et les sons, Slade les reconnaît, c’est quelqu’un qui vient de se faire égorger. Il serre les dents, bordel de merde. « Fais pas un son » qu’il dit à la petite à ses côtés, discrètement mais fermement. Il ne faut pas qu’il se fasse repérer, clairement c’est mieux s’ils n’attirent pas l’attention sur eux. Il faut faire comme si on faisait partie de la foule. Mais déjà le murmure est de trop, c’est vers eux que les têtes se tournent soudainement.

Et alors il sent une présence pas loin, des pas furtifs, quelqu’un qui approche, et quelque chose qui vole dans l’air. « Stop » qu’il dit simplement, dirigeant sa voix droit devant lui. Et alors que y’a une lumière ou deux qui se rallument, et Slade prends son briquet pour l’allumer devant son visage. Et il voit l’homme, à quelques centimètres à peine de la petite brune, couteau en l’air, arrêté en plein mouvement, prêt à égorger. « Bouge » qu’il lui dit, qu’elle évite le mouvement, et qu’ils foutent le camp de cet endroit.

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MessageSujet: Re: (cringe), gene   

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