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n'oubliez pas que les fantômes et les polymorphes ont besoin d'amour, eux aussi.
nous sommes présentement en juin 2017. l'été arrive en ville, sortez la crème solaire

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 you know that i'll find you, (sylade ; noël 2017)

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MessageSujet: you know that i'll find you, (sylade ; noël 2017)   Mer 27 Déc - 21:26


you know that i'll find you
slade et sylvia / Come on, carry your flame, Carry it higher. Even in the darkness, Carry your torches. Come on, carry your flame, Set the night on fire. Even in the darkness, Carry your torches. Cause if you get lost in the shadows, There's a fire inside you, And you know that I'll find you. – X AMBASSADORS.

Les circonstances étaient étranges. Le genre à forcer Sylvia à regarder d’un autre œil ce qu’elle avait, ici, dans cette ville. En ce moment, dans cette vie. Le genre qui la poussaient à réfléchir à cette petite boîte qu’elle gardait dans un tiroir depuis deux semaines déjà. Peut-être aurait-elle dû l’emballer. Elle y avait pensé, des jours durant. Et maintenant qu’elle était assise là, seule dans ce fauteuil, en ce jour où tout le monde célébrait, le doute revenait. Ce fut finalement son instinct qu’elle décida d’écouter. Son instinct, qui lui soufflait que Slade n’aurait pas besoin des fioritures de papier aux flocons et aux petits sapins pour apprécier le geste. Slade, qui aurait sûrement le réflexe de vouloir prendre sa température s’il trouvait une boîte emballée auprès de ce microscopique sapin que son cousin l’avait forcée à installer. Et à raison, peut-être.

Elle n’avait jamais vraiment eu l’esprit de Noël. Jamais vraiment ressenti le besoin de fêter. Offrir des cadeaux lui plaisait, occasionnellement. Mais elle n’en donnait jamais à quiconque d’autre qu’à sa famille. Habitude solidement ancrée dans sa vie, depuis toutes ces années. Habitude qu’elle venait de rompre, pour la première fois depuis une vingtaine d’années. Pour lui. Elle ne savait pas trop ce qui lui avait pris. En passant devant la vitrine, elle avait pensé à lui. Et sans plus réfléchir, elle était entrée, avait payé, et était ressortie avec la petite boîte. Pas de paquet-cadeau. Merci. Pas besoin. C’est juste pour lui. C’est juste pour son cœur meurtri.

La nuit est tombée depuis plusieurs heures déjà. Minuit approche, et Slade n’est toujours pas là. Le front dans le creux de la main, elle a laissé l’air de jazz la bercer. Ses paupières se sont alourdies lorsqu’elle a refermé son livre. Et depuis, elle attend. En silence, sans rien faire. Noyée dans ses pensées. Elle l’ attend.

Peur de s’endormir. Peur d’être assoupie là, dans le fauteuil, jusqu’au lendemain. Y aucune garantie qu’il va arriver. Aucune garantie que c’est chez elle qui décidera finalement de passer la soirée. Alors, elle finit par se lever. Doucement. Lentement. La musique s’est terminée. Elle s’approche de la chaîne hi-fi et la coupe. Elle relève ses cheveux en un chignon, se frotte les yeux. Et alors qu’elle s’approche de la lampe et l'éteint, avant de filer dans la cuisine. Elle se sert un verre d'eau. Commence à le boire. Se fige.

Une seconde. Une deuxième. Le verrou tourne, la porte de l’appartement s’ouvre. Elle tourne la tête vers le salon, attendant d'entrevoir la silhouette s'avancer dans l'obscurité.

Ça y est.
Il est là.

Joyeux Noël, Sylvia.

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MessageSujet: Re: you know that i'll find you, (sylade ; noël 2017)   Jeu 28 Déc - 19:13

Noël. Les cadeaux, les festins, les rassemblements. Toutes des choses qui n’ont jamais été le grand fort de Slade – la période du temps des fêtes n’a donc jamais été sa préférée. Plutôt du genre à l’éviter comme la peste, en fait, ou tout simplement à prétendre que Noël n’existe pas. Le 25 décembre n’est qu’une date parmi tant d’autres, une journée parmi tant d’autres. Ça n’a jamais rien voulu dire pour lui – enfin peut-être que si, à une époque lointaine où il était encore gamin, mais ça fait bien des années qu’il ne fête plus Noël. Qu’il n’offre plus de cadeaux, qu’il ne monte pas de sapin. Souvent il est seul pour Noël, alors c’est plus facile de faire comme si de rien était, d’ignorer les décorations qui adornent chaque maison qu’il passe et de juste fermer les yeux en attendant que janvier arriver. Y’a eu quelques années où c’était différent, quand il était avec Miranda et que cette dernière était émerveillée par le temps de Noël, la neige, les lumières, l’amour. Alors il avait fait des efforts, parce qu’il l’aimait et qu’il voulait la voir heureuse, et il avait accepté les cadeaux, il lui en avait offert. Mais une fois Miranda partie tout ça, ça avait disparu, et c’était le retour dans la noirceur. Dans le déni, dans l’absence.

Jusqu’à cette année. Parce que les choses étaient un peu différentes. Parce que pour une fois, quand il entrait, il n’était pas accueilli par le silence et le vide. Parce que pour une fois, il ne se couchait pas dans un lit rigide et froid. Parce qu’il y avait Sylvia dans sa vie, peu importe ce qu’ils étaient, ce qu’elle était pour lui, ce qu’il était pour elle. Parce qu’ils partageaient leurs repas et leurs matins et leurs soirées et leurs nuits. Parce qu’il ne serait pas seul à Noël. Déjà qu’Ichabod n’était pas loin, il y avait Sylvia à la maison.

Il n’avait pas su comment négocier cette nouveauté, alors il n’avait rien préparé. De toute façon, elle n’avait pas montré un quelconque signe de vouloir fêter Noël. Elle était tellement comme lui sur plusieurs choses, ils n’en avaient même pas parlés. Alors quand Slade rentre, et qu’il presque minuit, ou minuit passé, il ne sait pas trop, c’est les mains et les poches vident. Il fait noir dans l’appartement, et le silence règne. Peut-être qu’elle est partie se coucher. Qu’il la trouvera sous les draps, et qu’il la rejoindra et qu’elle se collera contre lui. Slade dépose ses clés, enlève ses chaussures et entre dans la cuisine pour boire un verre d’eau.

Et elle est là. Cheveux relevés, mine un peu fatiguée. Le cœur de Slade se serre. Quelque chose chauffe autour de son doigt sur sa main droite. Elle est belle. « Hey. Sorry it’s so late. » Il ne sait pas pourquoi il s’excuse. Après tout ce n’est pas rare qu’il rentre à cette heure, ou même plus tard. Mais quelque chose semble se tramer dans l’air. Il n’aurait su l’expliquer. Peut-être que c’était ça, Noël. Cet électricité, cette poussière. Peut-être que c’était juste ça. « Were you heading to bed ? » Qu’il lui demande en s’approchant tranquillement, calme. Il ne l'arrêtera pas si elle veut aller dormir. Mais dans sa voix, quelque chose tremble. Reste, s'te plaît. Reste avec moi. C'est Noël.

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MessageSujet: Re: you know that i'll find you, (sylade ; noël 2017)   Jeu 28 Déc - 21:19

C’était presque étrange, de le voir rentrer et ainsi s’excuser de l’heure avancée. Étrange, qu’elle l’ait attendu sur le fauteuil pendant plusieurs heures — étrange qu’elle l’ait attendu, tout court. Étrange qu’ils soient là, à se regarder. Les yeux débordant de toutes ces émotions que leurs traits fermés, eux, semblaient bien incapables de véhiculer. La présence de Slade est calme, et Sylvia se sent soudainement bien plus apaisée. Il est là. Il est entier. Il est là et il lui parle. Il est là et il la regarde. Il est enfin rentré, et elle ne comprend pas pourquoi elle en est aussi soulagée. Tout ce qu’elle sait, c’est que son cœur bat à un rythme différent lorsqu’il est là. Peut-être que c’est parce qu’il s’accorde au sien. Peut-être que ça a toujours été ça, Slade et elle. Deux vies si différentes, et pourtant si semblables. Trouvant un même rythme sur lequel battre, lorsqu’elles étaient finalement portées côte à côte.

« Hey. Sorry it’s so late. » La voix de Slade est aussi douce que les pas qu’il fait vers elle. Et elle ne peut s’empêcher de lui donner un tout petit sourire, haussant des épaules. Elle se tourne vers lui, laisse son verre d’eau sur le comptoir. « It’s ok. It’s still Christmas Eve. » C’est la vérité. C’est la raison pour laquelle elle est encore debout à cette heure, malgré la fatigue évidente qui lui gonfle les yeux et lui tire les traits. Et elle le sait, Sylvia : c’est aussi pour ça que Slade s’excuse. Mais ils n’avaient rien prévu, après tout. Ni l’un, ni l’autre. Alors qu’y avait-il bien à pardonner ? Le principal, c’était qu’il soit entier. Le principal, c’était qu’il soit rentré. « Were you heading to bed ? » D’ordinaire, ça ne le gênerait pas. Mais ce soir, il a beau faire comme si tout était normal, elle ne peut s’empêcher de percevoir le trémolo dans sa voix. Ce léger tremblement, qu’elle ignore comment interpréter. Tout ce qu’elle sait, c’est qu’elle ne partira pas se coucher. Pas maintenant qu’il est arrivé. « Yah. No. I just… » Fatiguée. Elle soupire, sourit. Sa main se pose sur son front, doucement, avant qu’elle ne la laisse retomber et se reposer sur le comptoir. « I was waiting for you. But I started falling asleep so… Yah. I thought that I would wait for you in the bed. » Mais maintenant, il était là. Maintenant, elle n’avait plus l’intention de se glisser sous les draps. Pas si lui ne le voulait pas.

Et alors qu’elle cherche la réponse dans ses yeux, alors que ses pensées s’égarent sur la petite boîte qu’elle a à lui donner, elle sent son cœur dérailler à nouveau. L’espace d’une seconde. Si petite seconde. Si brève seconde. Et elle se racle la gorge, avalant de quelques pas lents la distance qui les sépare. « Are you ok? » D’you want to go to bed? D’you want this day to end? Elle est face à lui, désormais. À quelques centimètres à peine. Capable de le toucher. Comme de fait, sa paume se pose sur la joue de Slade. Douce. « D’you want something to eat? Something to drink? » Sa voix est basse, et jamais ne le presse. Jamais ne l’oppresse. Tu peux te détendre, maintenant.

Tu peux arrêter de te cacher. Arrêter de prétendre.
T’es rentré.

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MessageSujet: Re: you know that i'll find you, (sylade ; noël 2017)   Dim 31 Déc - 10:00

Il ne savait pas trop d’où ça venait, ce trémolo dans sa voix. Ce soudain désir de ne pas être seul à Noël, de ne pas regarder minuit passer dans le froid de la solitude. Non, il voulait savoir qu’il y avait quelqu’un tout près, ou plutôt qu’elle était tout près. Qu’elle serait là pour lui donner un de ses petits sourires quand ce serait vraiment Noël. C’était ça qu’il voulait, rien d’autre, pas de frivolités ou de festivités, juste une présence, sa présence. Parce qu’elle avait ce genre d’effet sur lui, de le faire sentir lui-même tout en effaçant sa solitude. Elle ne lui demandait rien, elle n’exigeait rien, sinon qu’il soit présent, et c’était tout ce qu’il lui demandait aussi. Être là. Ensemble. Pour Noël. Et elle aussi semblait y avoir pensé, malgré les apparences, malgré le fait que le simple mot « Noël » n’ait jamais apparu dans aucune conversation qu’ils avaient échangé. Malgré tout ça elle y avait pensé, c’était toujours la veille de Noël qu’elle disait, encore temps d’être ensemble pour quand minuit allait sonner. Et il n’aurait pas su l’expliquer, Slade, mais ça lui réchauffait le cœur de savoir qu’elle avait bien envie d’être avec lui, de partager ce moment avec lui.

Il regarde Sylvia soupirer un peu, sourire un peu. Et elle est belle, faiblement éclairée par la lumière de la cuisine, ses cheveux en bataille, ses yeux qui brillent. « Yah. No. I just… » Il la laisse balbutier, il la regarde juste. « I was waiting for you. But I started falling asleep so… Yah. I thought that I would wait for you in the bed. » Il acquiesce, si c’est toujours le plan ça lui va. Après tout il la suivrait partout. C’était comme ça entre eux maintenant. Même si en fait, c’était un peu comme ça depuis le premier jour. Et elle continue de se rapprocher de lui, et Slade continue de la regarder, mais ses yeux sont doux, presque tendre, alors qu’ils parcourent ce petit visage qu’il a appris à aimer avec tant de force. « Are you ok? » Il acquiesce simplement, alors qu’elle vient poser sa main contre sa joue. Le contact semble apaiser les battements de cœur de Slade, dont les épaules se détendent doucement. « D’you want something to eat ? Something to drink ? » Cette voix si douce. Slade s’y plonge, dans son contact aussi.

« Nah, I’m all right » dit-il d’abord, ses yeux dans ceux de la brune qui lui fait face. Il lève sa main et vient tendrement glisser une mèche derrière son oreille. « But I don’t wanna go to bed. » Les mots se posent calmement dans l’air, il sait qu’il peut être honnête, se détendre. Ses doigts montent dans les cheveux de Sylvia, les caressant doucement. Il vient tirer sur l’élastique qui tiennent ses cheveux, les laissent retomber en cascades, puis il y glisse ses doigts pour de bon. Il l’aime bien comme ça. « Well, come to think of it, I… How ‘bout a bottle of wine ? If y’want. »

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MessageSujet: Re: you know that i'll find you, (sylade ; noël 2017)   Dim 7 Jan - 14:15

C’était parfois compliqué, de parler. Plus compliqué que de se regarder, plus compliqué que de se toucher. C’était pour cette raison que le silence était, entre eux, plus souvent de coutume que les mots. Les mots s’emmêlaient, les mots dérapaient. Ils ne tombaient jamais dans le vide, mais ne savaient pas non plus comment atterrir habilement dans les oreilles de l’autre. Les mots étaient douteux, butaient contre la langue et contre le tympan. Le silence, lui, avait tous les droits sur leur vie. Tous les droits sur cette relation que les paroles compliquaient inutilement. Et Sylvia le savait. Malgré les trémolos dans la voix de Slade, malgré sa propre difficulté à aligner les phrases pour exprimer le fond de sa pensée. Ça ne prend qu’un contact pour apaiser l’étrange ambiance qui menaçait. Ça ne prend que le calme qui abaisse les épaules de Slade, que la manière dont il reste proche d’elle pour l’observer. Et Sylvia s’en sent immédiatement calmée. Au diable les mots, au diable les moyens normaux de s’exprimer. Ils n’avaient de toute manière jamais été doués, ni l’un ni l’autre, pour la normalité.

Lorsqu’il repousse une mèche brune derrière l’oreille de la jeune femme, un frisson lui tombe le long de l’échine. Elle sent les poils de sa nuque s’y dresser lentement, bercée par la tendresse de sa voix, la lenteur de ses mots. Et lorsqu’il exprime finalement son désir de rester levé, elle sent son cœur se retourner doucement au fond de sa poitrine. Calme, apaisé. Finalement rassuré par la présence de Slade. « Ok. » Elle murmure, n’épilogue pas. Elle laisse ses yeux observer le visage du Conway, et laisse les doigts de ce dernier tirer l’élastique de ses cheveux pour les laisser retomber. Elle lève instinctivement la main, lui prend l’élastique des doigts et le glisse autour de son poignet. Ça ne la dérange pas. Pas plus que lorsqu’il enfouit finalement sa main dans ses cheveux ainsi libéré. Pas plus que lorsqu’il ne change d’avis, et se met à parler d’une bouteille de vin pour finir la soirée. « Sure. Sounds good. » Et tu sais que j’peux pas dire non à un verre de vin, de toute façon.

Elle ne se décolle pas tout de suite, pourtant. Elle reste là, un petit instant. À l’observer. À laisser la chaleur se répandre à l’intérieur d’elle. Chaleur provoquée par la sensation douce des doigts de Slade dans ses cheveux. Par la délicatesse du regard qu’il pose sur elle. Par sa simple présence, imposante mais rassurante. Et finalement, elle se hisse sur la pointe des pieds. Sa main glisse le long de la joue de l’homme, jusqu’à sa mâchoire. Et sur la commissure de ses lèvres, à l’opposé de ses doigts, elle dépose un baiser simple, mais sincère. Retombant à plat sur ses deux pieds, noyant à nouveau ses yeux dans les siens. « I’ll get the glasses. Red wine? » Elle se décolle, doucement. Lui tourne le dos, le laisse respirer et s’installer dans l’appartement après cette fin de journée. Il est tard. L’horloge continue de tourner. Mais ils resteront encore debout quelque temps, et elle le sait.

Retour dans la cuisine. Elle attrape la bouteille qu’elle gardait pour l’occasion, et se saisit du tire-bouchon. Mécaniquement, elle ramène le tout dans le salon, les dépose sur la table basse, et retourne chercher les verres. Le cristal tinte, lorsqu’elle les heurte doucement en les manipulant. Son familier. Son rassurant. Ses pas la ramènent dans le salon, et ses yeux s’attardent quelques instants sur Slade alors qu’elle va pour s’asseoir sur le canapé. Il est là. Il est là, et il ne partira pas. Elle n’est plus seule. N’a plus besoin de se cacher. Plus besoin de se transformer pour fêter Noël en compagnie d’un entourage qu’elle ne connaît pas. Plus besoin d’autre chose que d’être elle-même. Plus besoin d’autre chose que de lui.

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MessageSujet: Re: you know that i'll find you, (sylade ; noël 2017)   Dim 21 Jan - 19:40

Il aime jouer dans ses cheveux. Ses mèches foncées, épaisses, lourdes, mais douces, soyeuses. Comme de la soie qui glisse entre ses doigts. C’est étrange, ça ne lui est jamais arrivé avant, même avec Miranda, il n’était pas du genre à jouer dans les cheveux des femmes, mais ceux de Sylvia sont différents. Ça le rassure, on dirait, ça l’adoucit, elle, lui aussi. Alors il ne se gêne pas pour les lui détacher quand l’envie lui prends, elle ne s’est jamais plainte et il sait qu’elle le ferait si ça l’embêtait. Alors il le fait sans demander, sans aviser, il tire sur l’élastique, la pince, la barrette, peu importe, et il laisse les cascades retomber pour y plonger les doigts. Et ce sont des caresses un peu maladroites, comme un gamin qui découvre quelque chose, mais c’est comme ça. Il aime la sentir proche de lui comme ça, là où il peut la regarder, la protéger. Louve au regard sauvage, à la peau pâle, à la voix veloutée. Et il laisse sa voix proposer la bouteille de vin, pourquoi pas de toute façon, elle l’a attendu, et il est là, autant rester ensemble un peu. Pas besoin de prétendre être des gens qu’ils ne sont pas, ce n’est pas leur genre de toute façon, pourquoi pas fêter Noël comme eux seuls peuvent le faire.

Elle accepte, et il acquiesce, mais elle ne bouge pas tout de suite. Et il est heureux de ce petit moment de répit, où ils se regardent juste, où ses mains s’activent dans sa crinière. Le baiser au coin des lèvres suit de près, et il sent un léger frisson le parcourir, les lèvres de Sylvia, ces lèvres qui savent l’apaiser. Leurs regards se retrouvent peu de temps après, alors qu’il sent encore la chaleur de la brunette contre lui, une de ses mains descend pour se poser dans le creux de sa hanche, la belle et svelte. Et il n’a pas besoin de rien dire, ni même de sourire, ni même de lui rendre un baiser, elle sait tout, ça se lit dans les yeux de Slade, cette petite lumière, elle est bien là, grâce à elle. « I’ll get the glasses. Red wine ? » Un petit mouvement de tête, à peine perceptible. Il la laisse se décoller pour chercher ce qu’il faut, et Slade enlève sa veste d’un geste calme. Il la dépose sur le crochet à l’entrée, par respect pour elle, il vide ses poches et va se laisser retomber dans le fauteuil du salon, se frottant les yeux d’une main. La fatigue est bien présente mais pas assez écrasante pour qu’il laisse son lit l’appeler.

Il attend la belle brune, écoutant le bruit de ses pas, furtifs, et le bruit des verres et de la bouteille, mélodieux. Et elle réapparaît rapidement dans la pièce, et il la regarde tranquillement approcher. Il aime comment elle se déplace, et c’est avec un plaisir non-feint qu’il la regarde s’installer. Il acquiesce, c’est son merci, elle le connaît depuis le temps. « Let me » dit-il en tendant la main pour avoir la bouteille. Ce n’est pas qu’il la croit incapable, mais il a envie de la servir, de prendre soin d’elle un peu, juste un peu. Alors sa main se referme autour de la bouteille et il jette un regard bref à l’étiquette. Son œil tique alors qu’il parcoure les mots, et c’est presqu’un sourire qui se dessine sur ses lèvres alors qu’il relève des yeux doux vers la belle. « Damn. Been saving that, have you ? » Taquin, il aime comment elle est Sylvia. Quelques mouvements et la bouteille s’ouvre d’un pop familier et il sert le liquide rouge dans les verres. Dépose la bouteille, lève son propre verre. Regarde Sylvia. Et finalement les mots s’arrachent de sa gorge, étrangement naturels, pas forcés du tout. « Merry Christmas. »  

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MessageSujet: Re: you know that i'll find you, (sylade ; noël 2017)   Dim 28 Jan - 9:17

Parfois, Sylvia se demandait comment les choses avaient pu s'aligner de la sorte. C'était pas le genre à se faire des amis, encore moins le genre à laisser qui que ce soit rentrer dans son intimité. Elle avait eu quelques amants par le passé, mais les relations étaient toujours trop courtes pour être réellement considéré. Y avait personne qui avait su accorder suffisamment ses violons avec les siens pour qu'elle se sente bien. On lui reprochait d'être trop froide, ou trop distante. On lui reprochait de ne pas assez parler, et de n'instaurer que trop de distance entre les affaires dont elle s'occupait et sa vie privée. Les reproches étaient constants, jusqu'à ce qu'elle ne décide d'indiquer calmement la sortie. Pas faite pour les relations humaines, c'était un fait - une tare que ses cousins et sa tante avaient très rapidement nommée, et qu'ils avaient essayé de l'aider à surmonter. Mais dès l'instant où elle s'était retrouvée dans la nature, tous les enseignements s'étaient envolés. Y avait plus qu'elle et sa sauvagerie, elle et son regard constamment interprété comme méprisant par ceux qui l'entouraient. Elle l'avait accepté, et n'avait jamais rien attendu des lendemains qui se présentaient. Jusqu'à Slade.

Il était entré dans sa vie comme on entre chez quelqu'un. Un peu par surprise, et quelque peu brutalement. Mais contre toute attente, ça ne l'avait jamais gêné. Slade, il n'avait jamais eu besoin d'accorder ses violons aux siens. Fallait croire que tout était déjà prêt avant même que le destin ne les fasse se croiser. Elle n'avait pas remarqué son entrée fracassante, et n'avait noté que le vide étrange et innommable qu'il avait laissé derrière lui en repartant. Quand il était revenu, le vide s'était comblé. Il avait accroché sa veste dans l'entrée, laissé ses chaussures sur le paillasson, et il n'était jamais vraiment reparti. Parfois quand elle y repensait, ça l'étonnait. La simplicité avec laquelle ils s'étaient trouvés, retrouvés. La facilité avec laquelle elle lui avait ouvert la porte et l'avait refermée pour de bon derrière lui, sans poser de question. Elle peinait à se remémorer le moment où tout avait basculé. Comme si les choses étaient destinées à se jouer ainsi. Comme si tout avait été, depuis le début, naturel et accepté.

Sa main dans ses cheveux, dans le creux de sa hanche. Ses manières à lui de répondre, imperceptibles petits signes de tête, rictus quasi invisibles sur le coin de ses lèvres. Son regard, changeant pour s'accorder à la situation et à la réaction qu'elle exigeait de lui. Tout ça, Sylvia savait le déchiffrer. Elle l'avait toujours su, et ne lui avait jamais demandé de poser un mot de plus. Ceux qu'il lui offrait étaient suffisants. Accordés à son propre calme, et à son besoin de naviguer dans un silence mesuré.

Elle sent son regard sur elle tandis qu'elle prend place sur le canapé. Elle entend le son de sa voix, et lui tend la bouteille sans protester. Elle est capable de l'ouvrir, et il le sait ; mais elle est capable d'apprécier le geste qu'il est en train de poser. Elle place les verres sur la table, tandis qu'il inspecte l'étiquette. Et à ses mots, elle ne peut empêcher un léger sourire de se déposer sur ses lèvres. Aussitôt, il est souligné par un petit haussement d'épaules. «  Maybe. I wanted to drink it for a while. » Elle avait de bons goûts, qu'il n'aurait jamais eu l'idée de contester. Les alcools forts, ce n'était pas ce qu'elle préférait ; le vin, par contre, c'était une autre histoire. Elle avait faille ouvrir celui-ci la semaine passée, et s'était ravisée en se disant qu'à l'approche des fêtes de fin d'années, qu'ils décident ou non de célébrer, ils trouveraient sans aucun doute une occasion plus appropriée. Et elle avait finalement pointé le bout de son nez.

Elle attrape délicatement son verre, une fraction de secondes après lui, et le lève. Et quand elle entend les mots sortir de sa bouche, elle ne peut empêcher le sourire de revenir. Elle le sent prendre un peu plus de place sur son visage, doux et paisible. Inattendu, malgré la présence de Slade, malgré la situation. Un sourire qui veut tout dire. Merry Christmas. Le cristal tinte, et elle porte le verre à ses lèvres. Une gorgée de vin qu'elle savoure, fait tourner dans sa bouche et avale. Ça valait le coup.

Doucement, ses yeux se détachent du verre pour retourner vers Slade. Elle l'observe, sourire quelque peu retombé, dans un silence apaisé. Et alors qu'une pensée lui traverse l'esprit, sa main se pose instinctivement sur sa cuisse, juste au-dessus de son genou. Le geste qui murmure, I almost forgot, alors qu'elle dépose le verre sur la table et se relève du canapé. Elle ramène ses cheveux derrière son oreille, s'éloigne de quelques pas pour s'engouffrer dans la petite pièce qui lui sert de bureau. Elle ouvre un tiroir, et en sort la petite boîte, lentement. Pas de papier cadeau, pas de sac. Pas de fioritures - rien que l'écrin noir, simple et élégant, qu'elle rapporte avec elle dans le salon. Elle revient s'installer, le lui tendant presque immédiatement, d'un geste lent et mesuré. « Here. » Elle murmure, doucement. Pas besoin d'en dire plus pour que sa pensée passe. Pas besoin d'en dire plus pour que Slade ne comprenne, dans ses yeux et dans son calme, qu'il n'y avait besoin d'aucune réciproque. Qu'elle avait usé le prétexte de Noël pour lui offrir cette pensée, qui lui trottait dans la tête depuis quelque temps déjà.

hors rp:
 

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MessageSujet: Re: you know that i'll find you, (sylade ; noël 2017)   Mer 31 Jan - 16:20

Il était venu voir Sylvia et il n’était jamais vraiment reparti. Il ne sait pas trop comment ça s’est passé, comment les choses ont déroulées pour devenir ce qu’elles sont maintenant, pourquoi sa veste n’a fait que quitter le crochet pour y revenir pendant la journée, comment ses maigres possessions sont à présent répandues dans l’appartement. Il avait juste su, cette journée-là, lorsqu’il l’avait trouvée en plein combat contre une vampire féroce, et qu’il lui avait soigné la main dans la cuisine, qu’il n’avait pas envie de repartir. Qu’il n’avait pas envie de repartir dans l’incertitude de la revoir. Alors la solution avait été simple à trouver. Il n’était jamais reparti. Et alors qu’il trinque son verre avec la brune, Slade se surprends à être calme, plus calme qu’il ne l’a été depuis longtemps. Un calme sincère, son esprit paisible, ses pensées tranquilles. Pour la première fois depuis la mort de Miranda, il se sent respirer à nouveau, vivre à nouveau. Et tout est grâce à elle, par sa présence qui n’est jamais insistance, par ses tendresses jamais exagérées, par son respect et son indulgence. Le fait qu’il n’a pas besoin de parler, que les mots peuvent être évités, que les regards suffisent, et que les baisers ponctuent les non-dits. Tout ce qu’il y a dire peut se faire par les gestes, Slade le sait, Sylvia le sait, et ils ne s’embarrassent pas d’autres choses.

Le vin est délicieux contre sa langue et son palais, et il avale la première gorgée avec un hochement de tête d’appréciation. Il n’a jamais été un grand fanatique de vin, il a plutôt l’habitude d’aller vers les boissons plus radicales, et même Miranda n’en buvait pas beaucoup – mais c’est un des plaisirs de Sylvia et il ne veut pas lui en priver. De plus, elle sait choisir les bonnes bouteilles, tellement qu’il sent que ses goûts changent, peut-être. Du moins ce qui est certain c’est qu’il sait à présent apprécier un bon vin, contrairement à avant.

Il sursaute presque lorsqu’elle pose une main sur sa cuisse, et il la regarde simplement s’éloigner, le regard un peu curieux. Une autre gorgée avalée, il se laisse retomber contre le fauteuil, son regard vagabondant vers la fenêtre la plus proche. Une petite neige virevolte à l’extérieur. Slade entends Sylvia dans la chambre, des bruits sourds, rassurants. Il n’est pas seul. C’est Noël et il n’est pas seul. Elle revient rapidement, et elle n’a pas les mains vides – Slade aperçoit la petite boîte entre ses doigts avant qu’elle ne lui tende. Lorsqu’elle le fait, il se crispe légèrement, son œil tique à nouveau. Il a la phrase au bout des lèvres, but I’ve got nothing for you, mais il la retient, parce qu’il le sait au fond, que ce n’est pas grave, que ce n’est pas pour ça que Sylvia lui offre quelque chose.

Il prend donc la petite boîte, toisant la brune d’un regard un peu curieux, un peu attendri, un peu surpris. Il ne s’attendait pas à ça, c’est certain. Sans un mot – il n’en a aucun – il ouvre la boîte sur ses genoux et aperçoit le contenu à l’intérieur. Une simple chaîne, modeste, mais la manière qu’elle reflète la lumière témoigne de sa qualité. Slade observe le bijou quelques secondes et lève le regard vers Sylvia, les mots lui manquent, il ne sait pas quoi dire, quoi faire. Et alors il rejette la panique et calme son esprit, il n’a pas besoin de mots, il ne fait que tendre la main et la déposer sur la cuisse de Sylvia, la serrant doucement, geste tendre, geste qui dit tout. Et il tends légèrement la boîte vers elle, lui demandant, par les yeux et par e coeur, tu me la mets ?

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MessageSujet: Re: you know that i'll find you, (sylade ; noël 2017)   Jeu 1 Fév - 14:45

C'était inattendu, et elle le savait. Ils n'avaient rien convenu pour cette soirée, ne s'étaient jamais entendus sur un quelconque présent à s'échanger. Il n'y avait rien de fixé, rien qui ne fut discuté, et Sylvia savait qu'arriver de la sorte avec quelque chose à lui donner aurait pu le déranger. Elle avait pourtant misé sur ce qu'elle savait de Slade. Sur ce qu'ils partageaient, depuis le début. Une relation d'une simplicité hors normes, que rien ne semblait pouvoir remuer. Il y avait bien eu un passage mouvementé, au tout début. Ce jour où elle l'avait pris pour l'assassin de Miranda, avant qu'il ne lui explique qu'il était en réalité ce défunt mari. Ce jour où elle l'avait poignardé sans crier gare, et où il avait dû développer toute la force qu'il avait pour la maîtriser. Mais rapidement après cela, les choses avaient changé. Elles s'étaient stabilisées, et leur lien s'était consolidé sans jamais déborder. Y avait pas eu à s'expliquer. Pas besoin de se mettre les tripes sur la table ou de s'excuser. Ils avaient simplement redémarré d'un meilleur pied, sans jamais se remettre en question. Et à en juger par la simplicité poignante de ce qu'ils partageaient aujourd'hui, Sylvia se serait risquée à dire que c'était peut-être pour le mieux. Elle avait aimé le voir revenir, avait aimé le voir rester. Elle appréciait sa compagnie calme depuis, et se sentait à l'aise dans l'aura qu'il répandait dans l'appartement. Ç'aurait été n'importe qui d'autre, elle aurait douté - sûrement refusé qu'il s'installe. Mais Slade était Slade. Sylvia n'avait pas eu besoin d'y penser avant d'accepter qu'il ne pose sa veste sur le porte-manteau et ne laisse ses chaussures dans l'entrée. Pas eu besoin d'y penser avant de l'autoriser à laisser sa trace dans sa vie, pour finalement ne plus la quitter.

Et c'était pour cela qu'elle s'était permise d'entrer dans le magasin et d'acheter la chaîne d'argent qu'il venait de découvrir dans l'écrin. Ç'avait été un geste spontané. Elle n'y avait pas pensé plus de quelques secondes avant de sortir sa carte de crédit de son portefeuille. Et même en sentant la panique légère qui agitait Slade face à la réaction qu'il se devait de présenter, elle ne regretta pas. Elle le sentit se calmer bien vite, et ses yeux trouvèrent les siens lorsqu'il se détourna du cadeau qu'il venait d'ouvrir. Elle sent la main du Conway se déposer sur sa cuisse, et elle ne peut empêcher un léger sourire d'étirer ses lèvres. Simple. Calme. Heureux qu'il ne repousse pas le présent qu'elle lui faisait. Apaisée par le regard qu'il lui servait.

Sentant l'envie qui le traversait, elle tendit la main pour attraper le bijou. Ses yeux quittèrent ceux de Slade pour surveiller les gestes de ses doigts. Et, doucement, elle murmura. « I was thinking that… The day you'll be ready to take your wedding ring off, you'll need to keep it close to your heart, as much as possible. » Elle défait la petite attache de la chaîne de ses doigts fins, et en écarte doucement les deux extrémités. Un bijou d'homme, simple et passe-partout. Suffisamment fin pour ne pas le gêner, suffisamment élégant pour être digne d'accueillir l'alliance que Miranda lui avait donnée des années plus tôt. Ou, à tout le moins, elle l'espérait. « I hope I wasn't wrong. » Elle relève doucement le bijou, pose ses yeux sur Slade. S'il voulait se tourner pour qu'elle le lui mette, elle était prête. Mais s'il considérait que le temps était venu, s'il était prêt à finalement enlever la bague de son annulaire, elle attendrait. Nullement pressée, nullement autoritaire dans sa manière de se comporter. I'm here, murmuraient ses yeux clairs. I'm here and I'll always be. It is and it will always be whenever you're ready.

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MessageSujet: Re: you know that i'll find you, (sylade ; noël 2017)   Jeu 1 Fév - 21:31

Slade, il est pas un habitué des cadeaux. Pas habitué d’en donner, pas habitué d’en recevoir. Que ce soit pour Noël ou les anniversaires, ça n’a jamais été son fort, et il a longtemps vécu sans se faire offrir quoi que ce soit, et sans offrir quoi que ce soit. Y’avait bien eu des petits trucs avec Ichabod, au cours des années, mais ce n’était jamais officiel, jamais comme ça. Puis y’avait eu Miranda, où il avait dû apprendre à intégrer ça dans sa vie, et il avait connu le plaisir d’offrir, de faire plaisir. Il avait tellement voulu la faire sourire, lui montrer qu’il pensait à elle et qu’il pouvait s’occuper d’elle. Et il l’avait bien fait. Et elle le gâtait aussi, doucement, sachant qu’il n’était que très peu à l’aise avec tout ça, mais elle l’avait toujours fait avec grâce. Une énième qualité que Sylvia partageait, c’est évident maintenant. Car elle lui offre sans en faire une cérémonie, c’est une pensée tout simplement, rien de plus. Et Slade, bien que surpris, bien que déboussolé, ne peut que suivre le courant qu’elle donne doucement au moment, un courant qui n’est pas étranger à leur relation, un courant dans lequel il est capable de se plonger sans difficulté.

Sans surprise, elle comprend son geste, et prends le bijou entre ses doigts délicats. Des doigts que Slade aime regarder, lorsqu’elle s’affaire à quelque chose, lorsqu’elle travaille. Des doigts gracieux mais forts, à l’image de leur propriétaire. « I was thinking that… The day you’ll be ready to take your wedding ring off, you’ll need to keep it close to your heart, as much as possible. » L’explication le prends encore plus au dépourvu que le cadeau en lui-même. Il la regarde, la belle brune, alors qu’elle ouvre l’attache sans difficulté. Et les tripes de Slade se resserrent, son regard se perds soudainement, dans les souvenirs et dans le présent. Sylvia. Il ne sait pas ce qu’il a fait pour la mériter, pour qu’elle accepte comme il est. Il ne comprend pas, après la trahison qu’il a fait à Miranda, après les bains de sang, qu’elle soit toujours là, et qu’elle pense à des choses comme ça. Les mots lui manquent, au Conway, et il ne peut rien dire, même pas bouger, il reste juste là, comme frappé par la foudre. « I hope I wasn’t wrong. » Il déglutit, regarde le bijou qu’elle tient. Cette chaîne où il pourrait glisser la bague qu’il n’avait jamais été capable d’enlever, pour la garder près de lui tout en tournant la page.

« You weren’t. » Sa voix brise finalement le silence, après des longues secondes. Elle est rauque, basse, il est secoué jusque dans ses os, comment tu fais pour aimer un monstre, Sylvia ? Mais il ne pose pas la question, il connaît déjà la réponse. Il sait qu’il pourrait la glisser maintenant, la bague, alors que ses yeux glissent vers ses mains, mais tout est trop confus dans son esprit. Alors il se tourne silencieusement, près à ce qu’elle lui glisse la chaîne autour du cou. Il sait qu’elle ne sera pas vexée, qu’elle acceptera son choix. Un choix qu’il n’a pas encore vraiment fait, qu’il est incapable de faire à présent, alors que la tempête gronde dans sa tête et dans ses tripes.

« I… dunno what to say. » Le grognement tombe une fois qu’il est de retour face à elle. Il hôche de la tête, la secoue, il ne sait plus trop. « Thank you. » Cette fois ça vaut la peine de le dire, cette fois il faut le dire, il y tient, plus que tout. Et sa main se glisse sur la joue de la brune – ses doigts caressent la peau satinée, vient toucher aux cheveux près de son oreille. Et alors il se penche vers elle et dépose un baiser sur ses lèvres, accrochant sa bouche à la sienne, pressant sa tête contre la sienne, laissant leurs lèvres danser, se fracasser, s’aimer. Et après le long et tendre baiser, il reste près, tout près, serrant sa main dans la sienne, respirant à ses côtés. Les mots lui manquent, mais pas besoin de mots. Écoute ma respiration, Sylvia. Elle dit tout ce qu’il y a à dire.

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MessageSujet: Re: you know that i'll find you, (sylade ; noël 2017)   Jeu 1 Fév - 23:27

Il ne bougeait plus. Il ne bougeait plus et, pendant un instant, Sylvia crut qu'elle l'avait perdu. Qu'elle avait fait une erreur, une erreur qu'elle n'avait pas voulu formuler, mais que ses mots avaient portée bien malgré elle. Comment lui expliquer ? Comment lui dire que jamais elle ne le forcerait ? Comment lui dire qu'elle respectait son passé, et que jamais il n'aurait à se justifier ? Elle ne voulait pas de compromis. Elle ne voulait pas qu'il gomme ses souvenirs pour lui faire une place en leur sein. Elle ne voulait pas qu'il oublie la douceur de Miranda, ni l'amour qu'il avait un jour eu pour elle. Cet amour qu'il avait toujours, elle le savait. Elle le voyait. Symbolisé par ce petit anneau à son doigt, cet anneau qu'elle l'avait finalement invité à retirer, lorsqu'il y serait prêt. Et elle avait peur que ses mots ne le poussent dans un retranchement où il ne voulait pas se retrouver. Elle avait peur que ses paroles, maladroites comme elle l'avait toujours été, ne portent le mauvais message. I don't want you to do it know. I'm not asking you. I never will.

« You weren't. » L'affirmation la percute, et elle se remet à son tour à bouger. Ses mains s'alourdissent et retombent de quelques centimètres, alors qu'elle se sent heurtée par l'intonation qu'il a empruntée. Heurtée par la lourdeur de ses mots et de son regard. Heurtée par la question qu'elle lit au fond de ses yeux, et qui remue quelque chose au fond d'elle. Une chose qui ne possède ni nom ni matière — une chose sur laquelle elle n'a pas d'emprise. Elle voit la culpabilité qui l'agite encore, plus d'un an après. Cette culpabilité qui ne le quittera jamais vraiment, elle le sait. Et elle comprend, la petite Cohle. Elle comprend. Comprend qu'elle a posé sur la table ce qu'il n'était pas prêt à affronter. Comprend que c'est trop tôt, peut-être. Sûrement. Elle sent son agitation, elle sent son indécision. Elle voit ses prunelles foncées fixer la bague à sa main, quelques instants, et elle sait. Elle sait qu'il ne l'enlèvera pas. Sait que ce soir n'est pas le soir, que maintenant n'est pas l'instant. Et quand il se tourne pour qu'elle lui attache le bijou autour du cou, elle s'exécute sans un mot. Quelque chose s'est tordu, au fond d'elle. Un je-ne-sais-quoi douloureux, malgré le fait qu'elle ne lui en veut pas. Une impression d'être allée trop vite en besogne, peut-être. Impression de lui avoir volé une décision qui ne lui revenait pas. Impression qu'au fond, tout ça n'était finalement pas une si bonne idée que cela.

Quand il se retourne, elle l'observe. Il la regarde, et la sensation au fond de ses tripes se calme. Comme s'il avait le pouvoir de la calmer. Le pouvoir de la rassurer. « I… dunno what to say. » Elle le détaille doucement. Elle voudrait sourire, mais elle n'y arrive pas. Pas du genre à forcer ces émotions-là quand elles ne viennent pas. Surtout pas pour Slade. Lui n'en avait pas besoin. Ni de sourires, ni de rires, ni de mots. Le reste de son corps suffisait. Ses yeux étaient suffisamment clairs pour pouvoir y lire, et ils ne s'en étaient jamais cachés. « You don't have to say anything. » Elle murmure. Elle sait que ses prunelles le disent, mais il lui fallait le répéter. You really don't have to. Et alors qu'elle voit sa tête dodeliner, elle sent son cœur s'emballer. Elle ressent les mots avant qu'ils ne sortent. Et pourtant, les entendre lui fait l'effet d'une caresse sur l'estomac. Contact direct. Inattendu. Sincère. « Thank you. » Elle voudrait répondre, mais c'est à son tour d'être privée de mots. Et le besoin de les trouver s'évapore quand elle sent la main de Slade se glisser sur sa joue pour attirer son visage vers le sien. Elle ferme les yeux lorsque leurs lèvres se trouvent. Sent les doigts du Conway flirter avec ses cheveux, son visage se presser contre le sien. Et elle ne se prive pas de tomber dans le baiser, la brunette. Rapprochant son corps de celui de Slade, glissant sa propre main sur sa mâchoire. Remontant, doucement. Le bout de ses phalanges effleurant son oreille, venant s'agripper doucement à sa tête. Elle lui rend son baiser sans avoir besoin d'y penser. Plus naturellement qu'elle n'a jamais embrassé quelqu'un. Comme chaque fois qu'il s'approche, comme chaque fois qu'il la touche. Il a ce truc qu'elle ne s'explique pas. Ce truc qui fait que, pour une fois, elle ne se sent plus seule ou différente.

Elle rouvre lentement les yeux lorsqu'il se décolle, serrant la main qu'il lui a donnée. Croisant leurs doigts, caressant sa peau du bout du pouce. Elle se noie dans ses yeux, sans pourtant suffoquer. Et après quelques secondes de silence, quelques secondes à l'écouter respirer et à l'observer être, elle lève sa seconde main vers lui. Elle la repose là où elle était encore quelques secondes plus tôt. Sur le côté de sa tête, proche de son oreille. Et elle caresse les cheveux courts, trop courts, qu'il ne laisse jamais pousser. Elle les effleure sans trop insister, son pouce contournant délicatement la courbe de son oreille. « Merry Christmas. » murmure-t-elle finalement. Cœur battant au fond des yeux. Tendresse sur le bord des lèvres. Verre de vin abandonné sur la table, et pouce oublié près de sa tempe — refusant de s'en éloigner. Merry Christmas, Slade.

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MessageSujet: Re: you know that i'll find you, (sylade ; noël 2017)   Ven 2 Fév - 12:28

Il sait, qu’il n’a besoin de rien dire. Que tout est là, dans son regard et dans ses gestes, que y’a pas autre chose à ajouter. Mais il aurait aimé pouvoir trouver les bons mots pour exprimer ce qu’il ressent, afin que Sylvia sache, afin que ce soit affirmé entre eux, afin que des mots ait rendu tout ça concret. Mais il n’y arrive pas, le Conway, alors il se réfugie dans ce qu’il connaît, dans ce qu’il sait bien faire, et c’est de s’exprimer par le corps et les regards. Et ça suffit à Sylvia, qui plonge dans le baiser qu’il lui donne, qui se laisse emporter dans la valse que mène leurs lèvres. Le baiser est enivrant, et il aimerait la savoir plus près, encore plus près de lui, parce qu’on dirait que ce soir quelque chose a changé, qu’un morceau de glace a fondu sans qu’ils n’aient eu à le provoquer. Qu’il réalise à quel point il aime avoir Sylvia dans sa vie, et que sans elle il serait perdu, qu’elle lui apporte les fondations qu’il a besoin pour se reconstruire, et qu’il n’a besoin que de la suivre pour trouver son chemin.

Le baiser est trop court, bien sûr, et Slade se détache à contre cœur pour serrer sa main contre la sienne. C’est comme s’il peut ressentir les vibrations à l’intérieur de sa paume, les battements de son cœur et les ondes de ses pensées. Il va, tout comme elle, se perdre dans la couleur de ses yeux, détaillant les écailles de couleur, et espère qu’elle saura lire dans le sien tout ce qu’il a à lui dire. La main de Sylvia vient ensuite se poser dans le creux de sa tête, contre son oreille, caressant ses cheveux et sa peau, et Slade ne peut s’empêcher de fermer les yeux en ressentant la tendresse qu’elle lui donne. Il se relâche contre elle, quelque chose remue dans ses tripes, il n’avait jamais ressenti quelque chose comme ça, Miranda c’était différent, avec Sylvia ça vient d’autre part, ça vient de son estomac, il a besoin de la savoir là, de la savoir avec lui, de savoir qu’elle ne partira pas, qu’elle ne lui demandera pas de partir. Car il ne veut que rester avec elle, la sentir, la toucher. « Merry Christmas. » Le murmure l’effleure avec douceur, et il inspire profondément. Il sent la chaîne autour de son cou, froide dans trop l’être, elle touche sa peau, il aime ça, c’est comme avoir Sylvia autour du cou, c’est comme l’avoir contre sa chair en tout temps. Mais pour l’instant quelque chose clique dans sa tête et il ne pense plus à Noël et il ne pense plus à rien, il ne pense qu’à elle, elle et sa respiration, elle et son odeur, elle et ses flammes.

Sa bouche vient retrouver la sienne, il veut continuer de goûter à ses lèvres comme si c’était la première fois, et son bras vient entourer le corps athlétique de la brune pour la ramener contre lui, il ne veut plus de distance entre eux. Viens là, qu’il semble lui dire, alors qu’il colle son corps au sien tout en l’embrassant, et alors que sa main tient solidement sa taille, l’autre vient se réfugier à nouveau dans ses cheveux. Il est animé de quelque chose, sa respiration s’alourdit, il veut la ressentir tout près. Il se cale dans le canapé pour qu’elle puisse venir s’assoir contre lui, mais leurs corps ne se quittent pas, leurs lèvres non plus. Il lui laisse l’espace qu’il faut, qu’elle se recule si elle veut que ça s’arrête. Il reste attentif aux signes, mais il ne peut retenir sa main de se glisser sous le chandail de Sylvia, pour caresser la peau douce du bout des doigts, ressentir sa chaleur, il veut l’aimer, lui montrer qu’il l’aime, laisse-moi t’aimer, laisse-moi te dire ce que j’ai à te dire, de la seule manière que je sais vraiment faire.

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MessageSujet: Re: you know that i'll find you, (sylade ; noël 2017)   Ven 2 Fév - 22:33

Ce qui ne passe pas dans les yeux de Slade, son corps le traduit. Depuis le début, c'est ainsi. Sylvia l'a rapidement appris, et n'a jamais eu le moindre mal à s'habituer à cette manière de s'exprimer. Incongrue pour d'autres, elle lui a, à elle, toujours paru des plus naturelles. Et ce soir encore, comme tous les soirs depuis qu'il avait décidé de rester à ses côtés, Slade portait dans tous ses gestes ce que les mots n'arrivaient pas à transmettre. Sylvia ne lui en voulait pas, jamais. Elle avait appris à le connaître. Un regard avait suffi, lors de leur première conversation. Un regard qui murmurait, tu es comme moi. Un regard qui avait chuchoté, pourquoi parler quand on peut se regarder ? Puis, des mois plus tard, pourquoi te parler, quand je peux te toucher ?

Ces contacts, elle les chérissait. Elle n'avait jamais pris la peine de les analyser, ne s'était jamais rendu compte de la manière avec laquelle elle les créait, aérienne et gracieuse. Bien trop instinctive, la plupart du temps. Elle appréciait les mains de Slade sur elle, tout comme elle avait toujours aimé glisser ses doigts le long des irrégularités de sa peau à lui. Elle n'y pensait plus. N'avait plus besoin de le désirer pour s'exécuter, lorsqu'il était assis à proximité. Comme ce soir. Comme maintenant. Comme dans cet instant où elle vient caresser le côté de sa tête, et où il ferme les yeux pour se réfugier dans cette prise si légère sur la réalité. Elle le voit prendre une grande inspiration, alors que ses propres mots se meurent dans les airs. Et en moins de temps qu'il ne lui en faut pour le réaliser, leurs lèvres se sont à nouveau retrouvées.

Elle n'a pas le temps de reprendre son souffle, et ne le veut pas. Elle sent le bras de Slade s'enrouler autour d'elle, et elle se rapproche aussi près qu'il le désire. Aimantée, attirée sans pouvoir rien y faire contre ce corps brûlant. Le choc des températures - ses doigts à elle, froids, contre sa tempe, et sa main à lui, chaude, qui se fond dans ses cheveux. Elle sent qu'il lui tient la taille, sent sa respiration alourdie par le désir qui soudain les anime. Et il lui semble que ses propres poumons vont chercher davantage d'air, et n'en libèrent que plus encore lorsque vient le temps de se vider. Elle refuse de laisser leurs lèvres se quitter. Sa main relâche simplement le visage de Slade pour se glisser vers sa cuisse, d'où elle attrape l'écrin noir. Pas besoin de le regarder, pas besoin de se concentrer sur autre chose que les baisers qu'elle lui rend, et la proximité qu'elle essaie de conserver entre leurs deux torses. Elle sait ce qu'elle fait, et l'écrin se retrouve bien vite sur la table. Ne frappant aucun des deux verres à peine vidés, ne s'approchant pas même de la bouteille fraîchement ouverte pour une occasion qu'ils ont déjà oubliée. Elle sent les doigts du Conway se faufiler sous son t-shirt, elle le sent se caler au fond du canapé. Et alors, toujours collée à lui, elle enfourche ses cuisses pour s'y asseoir. Sa main débarrassée de l'écrin vient se poser sur la nuque de l'homme, tandis qu'elle continue de sombrer dans ces baisers que seul lui était capable de lui donner.

Elle reste quelques secondes ainsi installée, avant de finalement décoller ses lèvres des siennes. Sa tête bascule, ramenant la masse de cheveux noirs de l'autre côté de sa tête. Là où les doigts de Slade sont toujours. Là où elle les sent danser, s'accrocher, serrer. Ses yeux se sont rouverts, subtilement. Ce n'est qu'un regard. Qu'un coup d'œil, bref et enivré. Elle sait qu'il ne durera pas, mais l'intention n'y est pas. Elle sait que leurs corps n'ont pas fini de parler. Elle sait que leurs yeux ne font que s'échanger un interlude discret. Ses paupières battent. Sa main s'est décollée de la nuque de Slade pour descendre le long de son épaule, puis de sa poitrine. La deuxième avait déjà accroché le t-shirt de Slade de longues secondes auparavant, à l'instant même où leurs lèvres s'étaient rejointes. Lentement, elle laisse ses doigts se défaire. Les mains froides s'approchent du ventre chaud, et se glissent sous son t-shirt comme il l'avait fait avec elle. Lentement, frémissant sous le contact de sa peau contre la leur, elle remonte de quelques centimètres. Elle respecte la lenteur du temps, pourtant. Ne brusque rien, savourant la familiarité des flammèches qui remontaient petit à petit de ses intestins. Ses lèvres rejoignent à nouveau les siennes, et les yeux se referment. Son corps se presse contre le sien. Elle garde une main au chaud sur sa poitrine, mais l'autre ne peut se retenir de revenir attraper le visage de Slade. Paume sur sa mâchoire, bout des doigts sur sa nuque. Il avait été celui à se lancer, et elle avait décidé de le laisser mener. À toi de jouer, murmurent ses baisers. À ton tour de me dire ce que tes yeux ne pouvaient plus m'exprimer.

À ton tour de parler, de la manière dont tu l'as toujours fait.
À ton tour de m'aimer.

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MessageSujet: Re: you know that i'll find you, (sylade ; noël 2017)   Lun 5 Fév - 21:53

La douceur de la peau contre ses doigts, le temps s’écoule au rythme des flocons à l’extérieur. Doucement, un par un, se déposant délicatement dans la neige déjà au sol. Slade et Sylvia respirent l’un contre l’autre, et il se laisse entraîner par la mélodie, transit, amoureux. Elle est douce et solide, froide et tendre, ses doigts glissent et s’entremêlent, il ne veut rien dire, rien faire sauf exister avec elle. On dirait qu’il n’arrive pas encore à saisir la portée de son geste, comprend que ça a fait trembler quelque chose en lui, mais incapable de faire du sens de tout ce qui se fracasse dans son esprit, il préfère se tourner vers ce qu’il connaît, vers ce qu’elle accepte. Et elle le suit, entre dans le rythme avec lui aussi facilement qu’elle lui prend la main. Elle vient s’assoir contre lui, et Slade continue de l’embrasser, continue d’oublier le reste du monde pour se concentrer sur elle. Elle et ses lèvres, elle et son corps, elle et son âme. Le désir est là, il vibre dans le bout de ses doigts et dans ses baisers, après tout Sylvia elle a cette façon de faire remuer quelque chose en lui, il aime comment elle peut le suivre, l’équilibrer, le déstabiliser, l’empêcher de tomber, marcher à ses côtés. C’est une danse chaotique et calculée, enivrante et contrôlée.

Et l’espace d’un instant ils échangent un regard, et Slade observe son visage dans la pénombre, encadré par ces cheveux épais et sombres, il aime comment ses yeux luisent doucement, comment elle lui parle juste comme ça, comment le temps s’effile tout en ne se rallongeant pas, et ils replongent à cœurs ouverts. Slade sent les mains de Sylvia contre sa peau, sa fraîcheur lui fait du bien et il se redresse un peu pour mieux l’avoir contre lui, sa main qui vient se déposer derrière sa tête pour bien la tenir, pour bien la pousser tendrement mais franchement vers lui, que les baisers redoublent de leur ardeur, qu’elle puisse sentir tout ce qu’il a en lui, toute la brûlure de ce qu’il ressent, est-ce que tu m'entends ? Il sait que oui, alors il ne s’arrête pas. Son autre main vient soulever le t-shirt qu’elle porte pour le lancer à bout de bras, peu importe, et il enlève par la suite le sien, que leurs peaux puissent se toucher un peu. Des mains qui dansent, qui glissent et caressent, et Slade la fait bousculer sans un mot pour qu’elle se retrouve sur le dos, il la dépose dans le canapé qui est à peine assez large, il s’en fiche bien.

Les caresses succèdent aux baisers et il lui parle sans rien dire, l’aime sans le prononcer. Il veut l’entendre respirer, la faire bouger à la mélodie de leurs battements de cœur, la faire valser, c’est juste comme ça qu’il s’exprime. Et il l’aime, la belle Sylvia, il l’aime pour ce qu’elle est et pour ce qu’elle accepte. Il l’aime et il essaie de lui faire ressentir, en parlant plus sincèrement qu’il ne le fait jamais sur ce canapé, en bougeant son corps contre le sien pour tout lui dire, tendrement, franchement, honnêtement. Et bientôt le monde reprends ses couleurs, alors qu’ils s’essoufflent, alors qu’ils expirent, et le calme revient, mais la mélodie est toujours là, plus calme, plus douce. Et il la serre contre lui, fort, yeux clos, ce corps, cet âme, inspire l’odeur familière, la belle Sylvia.

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MessageSujet: Re: you know that i'll find you, (sylade ; noël 2017)   Mer 7 Fév - 9:11

Elle sent sa main dans ses cheveux. S'y glisser, s'y loger. L'attirer davantage contre lui, et la maintenir là. Elle sent son souffle, chaud et doux, légers effluves de vin. Elle sent son corps, si proche du sien. Je t'entends.

Leurs t-shirts se retrouvent rapidement à terre, et Sylvia revient se presser contre la chaleur de Slade. Sa peau est douce, son corps brûlant. Elle sent son cœur battre dans ses mouvements, dans la manière dont il la fait finalement basculer sur le canapé. C'est à peine assez large pour deux, mais ils n'en ont cure. Le silence se fait dans leurs souffles coupés et entremêlés. Silence des voix pour les mots des corps, ces corps qui s'entrechoquent et qui fusionnent. Ces corps qui se séparent pour mieux se retrouver. Le froid et la chaleur qui ne deviennent qu'un, la main de Slade qui se perd dans ses cheveux à elle, les doigts de Sylvia qui s'accrochent à son dos à lui. C'est une étreinte devenue si familière avec les jours, les semaines, les mois. C'est une brusque douceur dont elle ne saurait plus se passer, une tendresse dont elle n'avait jamais vraiment saisi la signification avant qu'il ne vienne lui en donner.

Lorsqu'ils se séparent finalement, il lui faut quelques secondes pour qu'elle ne desserre sa prise. Ses doigts se détendent petit à petit, en même temps que sa respiration retrouve un rythme plus régulier. Pourtant, elle ne bouge pas. Elle reste là, calme et apaisée, immobile dans le creux du corps du Conway. Elle sent Slade la serrer. Elle le sent respirer lourdement, toujours déposé sur elle à défaut d'avoir la place de se mettre à côté. Comme toujours, il trouve le moyen de ne pas l'écraser, malgré l'étroitesse de leur étreinte. Et comme toujours, elle finit par laisser glisser ses doigts contre sa peau. Dans son dos, traçant les petites irrégularités qu'elle sent, se contentant parfois d'inventer des lignes que rien ne prédestinait. Son autre main est remontée dans la nuque de Slade et s'est posée à l'arrière de son crâne. Les caresses qu'elle fait sont plus douces et plus espacées. Moins régulières, mais tout aussi tendre et attentionnées.

Ça lui prend quelques minutes pour rouvrir les yeux, là, contre lui. Elle sent la chaîne en argent posée contre le haut de sa poitrine à elle, glisser sur sa peau dès qu'il remue. Elle sent son cœur battre avec autant d'intensité qu'auparavant, bien que moins rapidement. Et elle continue ses caresses, sans pouvoir réellement les arrêter. Respiration lente, cachée sous la silhouette imposante de cet amant qui avait franchi le pas de sa porte pour ne plus jamais repartir, il y avait maintenant plus de six mois de cela.

Finalement, elle se décide à rompre la monotonie des caresses. Ses doigts ne cessent pas mais sa tête tourne, doucement. Elle dépose un long baiser sur l'angle de la mâchoire de Slade. Douce. Semblant lui murmurer, d'une voix plus douce encore, I'm here. I'm here, and I'm not going anywhere. Semblant lui dire, avec une délicate empathie, It's ok not to be ready. It's ok if you need some more time. It's ok if you still need it to remember how much you love her. And it's ok that you still do.

It's ok if I'm not her, and if she's not me.
It's ok if we're two in your heart.

And it's ok if things are meant to stay that way.

(c) blue walrus

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you know that i'll find you, (sylade ; noël 2017)

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