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 Love, hate and alcohol • Ezekiel&Alrune

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MessageSujet: Love, hate and alcohol • Ezekiel&Alrune   Sam 20 Jan - 17:04


my sober drinking mate
Ezesky & Champalrune





L’abus, la profusion, l’exagération, la surconsommation. Oui, j’étais de nouveau tombée dans une bassine de champagne cette nuit. Mais je ne m’en voulais pas, je ne pouvais pas m’en vouloir. Pourquoi le ferais je seulement ? En tant que Démon, c’était presque mon métier d’agir de la sorte... Parfois même,je venais à penser que les péchés avaient été directement inspirés par l’homme aux démons. Et non l’inverse. 
C’était seule que je rentrais en flânant gaiement avec en tête l’idée que j’allais certainement avoir une gueule de bois terrible le lendemain. La nuit avait déjà été assez bien agitée et si ma faim de chaire n’était jamais totalement rassasiée, elle avait au moins été bien calmée. J’adorais ce genre de soirée, gorgée de luxure et d’alcool, je les répétais souvent. Mais j’avais la vague impression qu’elles me suffisaient de moins en moins... Mon esprit se perdit un moment en pensées vers Bélial et lorsque je repris le contrôle de mes songes, j’étais devant la porte de mon appartement. 
La clef tournant dans la serrure fut immédiatement accompagnée de piétinements impatients de l’autre côté de la porte. Entrant rapidement en refermant derrière moi, je fus gaiment accueillie par un Roverandom ravi et qui avait besoin de se dégourdir les pattes. Prenant avec moi uniquement mes clefs, mon portable et mon chien, je retrouvais l’air de Blackwater Falls qui commençait doucement à se faire moins mordant. 
La balade dura une heure, enfin c’est ce qu’il me sembla, dans mon esprit encore embrumé par les effets de l’alcool. Mais peut être que je me laissai inviter par quelqu’un sur le chemin du retour chez qui j’aurais prit quelques verres de plus et une ou deux étreintes... 

Lorsque j’atteins à nouveau mon appartement, il me fallut un certain moment avant de réussir à entrer la clef dans la serrure et je ris toute seule à l’idée de la tonne d’anti-cernes que j’allais devoir mettre demain pour avoir l’air aussi fraîche qu’une fleur dans la rosée du matin, en allant à la mairie. Entrant chez moi, je vis Rover s’installer confortablement dans son panier trop grand. M’étirant d’aise, je me préparais à me déshabiller pour me glisser, moi aussi, dans les bras de Morphée - à défaut d’avoir d’autres bras à occuper. J’avais déjà enlevé mon haut pour n’être plus que couverte de mon sous vêtement quand l’interphone sonna.
Il me fallut un certain temps pour décider de traverser la pièce et de répondre, pour entendre une voix parfaitement connue de l’autre côté. Ezekiel ! À la bonne heure ! Appuyant sur le déverrouillage automatique, j’ouvris ma porte et attendis le charmant brun, appuyée contre l’embrasure, vêtue toujours uniquement d’un jean, d’un soutien-gorge et de talons hauts.


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MessageSujet: Re: Love, hate and alcohol • Ezekiel&Alrune   Mer 31 Jan - 12:30

love, hate and alcohol
Il avait essayé de faire sans, il avait vraiment essayé. Deux jours étaient passés, deux jours pendant lesquels il avait dû grommeler dans sa barbe que non, il n’avait pas oublié, il n’avait juste jamais reçu le rappel des rendez-vous, il avait dû mentir pour ne pas avouer qu’il avait été suffisamment stupide pour oublier quelque chose d’aussi nécessaire qu’un portable dans l’appartement d’une femme qu’il méprisait la moitié du temps, qu’il n’avait pas quitté les lieux aussi vite que possible en y laissant la seule chose qui pouvait le forcer à y retourner. Mais deux jours, parfois, c’était déjà trop. Parfois, on n’avait plus le choix. Alors il s’était mis dans la tête d’y passer après le travail, de prier pour qu’elle ne soit pas là pour se contenter de forcer l’entrée, récupérer son dû, et repartir sans avoir à la voir. Même s’il était conscient qu’il n’y avait aucun moyen de forcer ladite entrée.

Le travail avait traîné aussi longtemps que possible, ses collègues quittant les lieux les uns après les autres alors qu’il faisait tout de plus en plus lentement, essayant de repousser le moment fatidique où il devrait se rendre à l’évidence et accomplir son but. Il avait même pris un détour, sans penser une seule seconde que la nuit noire n’était pas le bon moment pour sonner chez quelqu’un. Et après tout, Alrune ne dormait sûrement pas. Elle était probablement en train de danser dans le sous-sol mal famé d’un bar avec sa victime de la soirée. Oui, il n’y avait aucune chance qu’elle soit chez elle si tôt. Il pourrait toujours repasser demain. C’est en se répétant cela en boucle qu’il appuie sur l’interphone et se prépare aussitôt à faire demi-tour, mais le sort, une fois de plus, est contre lui. Le bruit mécanique lui indique qu’on l’écoute, et il soupire en grommelant son nom et la raison de sa visite tout en étant profondément conscient qu’un mot sur trois est inintelligible quand il parle comme ça. La porte s’ouvre, et il n’a plus le choix.

Ce n’est pas tellement qu’il s’attendait à la voir en pyjama, les cheveux en désordre et prête à lui lancer son portable en plein visage, mais le scénario aurait au moins eu le mérite d’être à la fois justifié et amusant. Ce qui est loin d’être le cas de la vérité. Après avoir retrouvé son chemin en se disant qu’il paraissait tout de même bien plus court que d’habitude, d’en déduire que c’était uniquement parce qu’il était sobre, et d’enfouir ses mains dans ses poches en maudissant ses ancêtres pour tous ses malheurs, ses yeux se retrouvent à buter sur des talons hauts, et remontent lentement jusqu’au visage de la démone. « T’es au courant qu’un soutien-gorge c’est pas un haut, pas vrai ? » Le sentiment de haine reprend rapidement le dessus sur l’admiration que provoque à coup sûr la vision d’Alrune, et il vient lui faire face sans lâcher son regard. « Désolé de te déranger, je viens juste récupérer mon portable et tu peux retourner jouer la succube juste après, promis. » Un simple coup d’œil par-dessus son épaule suffit à comprendre que l’appartement est vide, et il fronce légèrement le nez en réalisant que l’odeur d’alcool se dégage uniquement de la jeune femme à ses côtés. « T’es vraiment une alcoolique, Alrune. » Un sourire mi-amusé mi-moqueur vient appuyer ses propos, et il recule à peine pour éviter de se retrouver à réaliser sa beauté et à devoir rester bouche-bée, persuadé qu’elle est comme une sorcière à qui personne ne peut résister longtemps. « Tu comptes me le passer ou je vais devoir entrer de force ? »
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MessageSujet: Re: Love, hate and alcohol • Ezekiel&Alrune   Mer 7 Fév - 15:17


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Lorsque le brun apparut dans les escaliers, le sourire collé à mes lèvres s’élargit un peu plus. C’était une relation bien compliquée qu’il y avait entre Ezekiel et moi, mais lorsque je n’étais plus sobre, je ne voyais plus que son corps, ses mains, ses lèvres et le reste n’avait plus d’importance, ni nos mésententes, ni nos caractères parfaitement opposés et conflictuels... Et cette nuit, j'étais loin de pouvoir passer un éthylotest avec brio.

 « T’es au courant qu’un soutien-gorge c’est pas un haut, pas vrai ? »

Ne pouvant retenir un soudain excès de malice, toujours immobile sur le seuil, je lâchai : 

‹‹ La plupart du temps ce genre de tenue ne te dérange pas.  ››

Non en général c’était même de trop. 

« Désolé de te déranger, je viens juste récupérer mon portable et tu peux retourner jouer la succube juste après, promis. » 

Son portable... Oui je me souvenais bien d’avoir repéré cet objet dans un coin de mon canapé il y avait de ça quelques jours. Peut être l’avais je déplacé depuis. En tout cas je me rappelais m’être dit que je devais le garder en monnaie d’échange, avant, sobre, d’envisager de le vendre ou de le jeter dans un canal. Mais trop occupée je n’avais malheureusement rien eu le temps de faire de tout ça. Toujours était il que l’ayant déplacé encore sous les effets de l’alcool, je ne me souvenais plus de l’endroit où je l’avais mit. Ce que, bien sûr, je me gardais bien de dire à mon invité surprise, pour le moment. 
Je ne répondis donc pas au charmant brun, me contentant de le décrire sans aucune gêne, sans discrétion non plus, comme si je me demandais ce que j’allais bien pouvoir faire de lui. 

« T’es vraiment une alcoolique, Alrune. » 

Un petit rire s’échappa de mes lèvres. Avais-je déjà remarqué à quel point Ezekiel était amusant ou n'avions nous en général pas assez de temps pour bavarder pour que j'en prenne note ?

‹‹ Est ce que j’ai le droit de trouver ça drôle venant de toi ?  ››

Ce n’était pas vraiment une demande d’autorisation : je trouvais ça drôle. Lui qui semblait prendre un grand plaisir à fréquenter les bars et à boire quelques verres avec moi une fois que l’alcool lui était un peu monté à la tête...

« Tu comptes me le passer ou je vais devoir entrer de force ? »

Ni l’un ni l’autre, beau gosse. Son effronterie m’amusait beaucoup, aussi je me décalais pour lui laisser juste la place de passer entre moi et l’embrasure de la porte. 

‹‹ Entre je t’en prie, pas besoin d’utiliser la force avec moi.  ››

Pas dans ces moments là en tout cas... Mes yeux rendus brillants par mon état trop joyeux le déshabillaient littéralement sans aucune gêne tandis que j’abordais toujours une position lascive et clairement subjective. 
Puis me redressant enfin du cadre de la porte, je me dirigeai vers la cuisine pour sortir avec des gestes un peu trop rapides mais calculés, deux verres et une vieille bouteille de whisky qui se couvrait de poussière dans mes placards. Ce n’était pas que je n’aimais pas ce genre d’alcool, juste que dans la mesure du possible, je ne buvais que du pétillant. Mais il fallait parfois savoir varier les plaisirs.
Du coin de l’œil, je vis Rover saluer gaiement le nouveau venu dont il semblait reconnaître l’odeur, bien qu’elle soit généralement plus alcoolisée...
Remplissant les deux verres à un tiers (ou était ce à moitié ?), j’en tendis un vers Ezekiel. 

‹‹ Ce n’est pas négociable si tu veux retrouver ton portable. Et je te déconseille d’essayer de fouiller.  ››

Avec une voix un poil plus menaçante cette fois, mais toujours sans me départir de mon sourire ravi.

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MessageSujet: Re: Love, hate and alcohol • Ezekiel&Alrune   Jeu 15 Fév - 18:28

love, hate and alcohol
Le regard de la blonde lui donne à la fois envie de détourner le sien et de le soutenir pour lui montrer qu’il est plus fort que ça, mais il n’y a rien à faire, quand on est sobre, c’est plutôt difficile de paraître à l’aise avec ce genre de choses. Alors il essaie de ne pas penser aux souvenirs flous de l’appartement les fois où ils y étaient tous les deux, de ne pas laisser ses yeux quitter le regard de la démone, et de se concentrer sur un seul objectif : récupérer son portable. Il ne se ferait pas avoir. Pas alors qu’il était en pleine possession de ses moyens, pour une fois. Même s’il avait bien conscience que la personne responsable pour tous les dérapages était l’Alcool, pas Alrune, ni même lui. Traître alcool.

Son rire vient agresser ses tympans et il hésite une dernière fois à juste soupirer, l’insulter, et tourner les talons en attendant de pouvoir trouver un moment où elle est sobre pour revenir. ‹‹ Est ce que j’ai le droit de trouver ça drôle venant de toi ? ›› Le sourire qui lui répond se veut méprisant mais trahit rapidement son amusement. Sur ce point, ils risquaient d’avoir beaucoup de mal à s’insulter sérieusement, c’est vrai. Après tout, c’était bien la cause de tous leurs problèmes. Ils auraient pu continuer tranquillement à se détester et se mépriser publiquement, sans cette saleté d’alcool. ‹‹  Entre je t’en prie, pas besoin d’utiliser la force avec moi. ›› Toute remarque désobligeante ne prend pas la peine de passer ses lèvres, trop occupé qu’il est à passer en se collant le plus possible à l’embrasure de la porte pour éviter de la toucher par inadvertance, comme si un simple contact pouvait suffire, trop concentré sur le fait d’ignorer la position qu’elle avait prise et qui avait envoyé des frissons dans son corps qui, lui, refusait de faire semblant de ne se souvenir de rien.

Ses pas le mènent dans chaque coin de pièces dont il se souvient vaguement, et il sursaute clairement quand une forme difforme s’approche de lui. Il lui faut quelques secondes pour réaliser qu’il s’agit de Rover, quelques secondes avant de se demander s’il n’avait pas un peu peur des chiens, parce que tout de même, ça avait de grandes dents, et puis pourquoi est ce qu’il avait l’air aussi content de le voir ? Peut être qu’il aimait bien les chiens quand il était ivre. Probablement. Ca n’aurait rien d’étonnant, vraiment. ‹‹ Ce n’est pas négociable si tu veux retrouver ton portable. Et je te déconseille d’essayer de fouiller. ›› Le bruit de verres qui tapent l’un contre l’autre suffit à lui mettre la puce à l’oreille, et ses yeux se mettent à scanner la pièce le plus vite possible, à la recherche du portable pour fuir directement. Parce que ce n’est jamais qu’un verre, avec eux, n’est ce pas ?

Un soupir clairement agacé s’échappe de ses lèvres alors qu’il s’avance à grands pas vers Alrune pour récupérer le verre et le boire d’une traite, venant de nouveau reprendre la bataille de regards juste après. Tous les deux savent que des siècles et des siècles passés dans les bars ont rôdé leurs foies et qu’il leur faut plus d’un verre pour se laisser aller à faire n’importe quoi – comme, par exemple, s’adresser la parole. Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est que le whisky était étonnement fort. « Heureuse ? Tu me fais pas peur, Princesse. » Sur ces mots, il se détourne pour retourner les fauteuils du canapé, son cerveau se disant probablement instinctivement qu’il est censé être là. Mais il reste sur ses gardes. C’est, après tout, une démone. « Alleeeeez. Donne-le moi, enfin, ce sera mieux pour tout le monde, je pars et on a plus besoin de se supporter. Je suis sûr que t’en meurs d’envie plus encore que de me voir galérer. » Quoiqu’il n’a jamais vraiment été capable de comprendre ce qu’Alrune voulait.

Quelques secondes après, le fameux Rover revient traîner autour de lui, et il manque de tomber en essayant de l’éviter, puis de le faire déguerpir en courant grâce à son don avant de se souvenir que la démone était tout de même capable de faire pas mal de dégâts et de soupirer de nouveau en revenant vers elle lui arracher la bouteille des mains pour re-remplir les verres. « Très bien, donne-moi ça. Trois verres, parce que j’ai plus de whisky chez moi, et que je suis agacé. Après tu me rend ce qui est à moi et on en reparle plus jamais. »
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MessageSujet: Re: Love, hate and alcohol • Ezekiel&Alrune   Dim 25 Fév - 15:38


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En tendant le verre vers mon visiteur, je m'étais attendue à ce qu'il refuse net et que je doivent me battre férocement dès le début de la partie, mais ce fut surprise que je vis Ezekiel accepter le verre sans se défendre. Intéressant... Et alors qu'il descendait la boisson d'un geste habitué, je laissai mes yeux courir le long de sa mâchoire anguleuse, puis sur son torse jusqu'à un certain point de son pantalon qui attirait tout particulièrement mon attention... Il était fou comme déjà affamée de chaire sobre, j'étais plus avide que jamais lorsqu'un peu d'alcool venait se mêler à mon sang chaud. Peut-être qu'Ezekiel pensait qu'en acceptant ce verre je le laisserai partir plus facilement. Il pouvait rêver. L'homme ne partirait pas avant que j'ai pu parcourir son corps tout entier de mes mains ou de mes lèvres.

« Heureuse ? Tu me fais pas peur, Princesse. »

Un air faussement étonné se peint sur mon visage ravi.

‹‹ Je ne te fais pas peur ? ››

Descendant mon propre verre comme si ce n'était que de l'eau, je m'avançai d'un pas de plus vers le brun, instaurant une proximité trop intime, inconfortable si elle n'avait pas été aussi délicieuse, je plongeai mon regard dans ses iris sombres avant de poser mes doigts sur la peau de l'homme puis de les laisser glisser en une caresse le long de son poignet, à sa main, jusqu'à ses doigts, en un mouvement exagérément lent, pour venir enfin arracher le verre de sa prise, rompant enfin le contact visuel et m'en retournant à ma cuisine.

‹‹ Alors tu ne craindras pas un deuxième verre. ››

J'ouvrai à nouveau la bouteille pour emplir encore une fois les deux récipients sans plus un regard à mon invité surprise, avant de m'arrêter en plein geste. Il était entrain de commencer une fouille méthodique de mon appartement. Ne lui avais-je pas conseillé de se tenir tranquille ?

‹‹ On sait tous les deux que ce n'est pas ça qui te feras du mal. Qu'es-tu entrain de faire Ezekiel ? ››

On en reparlerait certainement dans quatre ou cinq verres de plus de ce qui pourrait lui faire mal...

« Alleeeeez. Donne-le moi, enfin, ce sera mieux pour tout le monde, je pars et on a plus besoin de se supporter. Je suis sûr que t’en meurs d’envie plus encore que de me voir galérer. »

Le considérant, accrochée au bord de ma cuisine avec toujours plus d'alcool dans mon corps, j'étudiais sa demande. Réflexion faite, j'aimais beaucoup le voir galérer, comme il disait. Je secouai négativement la tête, pour signifier que je n'accéderai pas à sa requête et en un instant, ce fut lui qui se retrouva à m'arracher l'alcool des mains.

« Très bien, donne-moi ça. Trois verres, parce que j’ai plus de whisky chez moi, et que je suis agacé. Après tu me rend ce qui est à moi et on en reparle plus jamais. »

Trois verres... Je ne dis plus rien, laissa l'homme faire et prit le second verre quand il fut plein, puis le troisième quand vint son tour. Plongeant à nouveau mes yeux dans ceux d'Ezekiel, je dis après m'être passé la langue sur les lèvres pour en enlever les restes de whisky.

‹‹ Trois verres. C'est tout ce que tu peux supporter en ma présence ? ››

Faisant un pas de côté, je m'adossai au bord du plan de travail, tout près de lui – loin de moi l'envie de lui donner des idées charnelles sur le bout de ma cuisine, évidemment.

‹‹ Je croyais que tu disais ne pas avoir peur de moi et voilà que tu limite mon apéritif de bienvenue à trois malheureux verres. On dirait que tu n'as aucune envie de sortir d'ici avec ton portable... ››

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MessageSujet: Re: Love, hate and alcohol • Ezekiel&Alrune   Dim 18 Mar - 20:09

love, hate and alcohol
Il se fige pour ne pas faire un pas en arrière quand elle franchit sa zone de confort, celle qui est bien trop large et bien trop facile à violer, celle à laquelle il tient presque autant qu’au fait de lui montrer qu’il n’était pas du genre à se faire avoir comme un débutant, mais pas tout à fait. Alors il soutient son regard, jusqu’au moment où il ne le fait plus, jusqu’au moment où il louche sur le doigt qui prend ses aises sur son bras, jusqu’au moment où il se demande s’il préfèrerait le couper ou en profiter pour se laisser aller à boire jusqu’à pas d’heure. Heureusement, il n’a pas le temps de pencher pour l’une ou l’autre action qu’elle a déjà pris le verre pour s’éloigner avec, et il lève les yeux au ciel. Pas qu’il ne s’y attendait pas : son regard valait toutes les explications du monde, et ses envies ne laissaient donc aucun doute. « Je veux rentrer chez moi, Alrune. J’ai une vie, je te signale. » Notamment boire chez lui-même et lire l’équivalent d’une encyclopédie au lieu de dormir.

« Tu sais très bien ce que je suis en train de faire. » Un pas, deux pas, le verre dans le gosier. Trois verres c’est raisonnable, il le sait. Leur organisme est devenu imperméable aux premiers verres, de toute façon. Ils s’enchaînent, sans qu’elle ne dise rien, sans qu’il ne dise rien. L’électricité dans l’air est presque palpable. C’est fou comme il la déteste, c’est fou comme quelques verres effacent ce fait comme un détail pour ne laisser plus que la palpabilité sans l’électricité. C’est fou comme le corps humain est faible, même une fois mort. Même si ça vaut le coup. Largement. « Trois verres. C’est tout ce que tu peux supporter en ma présence ? » Le « Oui. » franchit ses lèvres sans même qu’il ne prenne le temps d’y réfléchir. De toute façon, ils n’étaient plus vraiment au stade de la politesse.

Son regard la suit, traître, et il fait un pas de côté à son tour pour retrouver un semblant de distance entre eux – minuscule distance, ridicule distance, franchie si rapidement, si seulement sa volonté le lâche. Ses yeux se lèvent au ciel de nouveau, et un soupir dépité franchit ses lèvres. Il n’arrêtera probablement jamais de tout trouver épuisant. Mais au moins, avec Alrune et le semblant de haine qui lui tord les entrailles qu’elle lui fait ressentir, l’indifférence n’est pas de mise. La colère non plus, elle l’a quitté depuis bien trop longtemps. C’est autre chose, une froideur plus simple, plus pure, presque. « Fous moi la paix, Alrune. Si tu veux baiser t’as juste à franchir le pas de la porte et frapper à la porte de ton voisin, je suis sûr. Tout le monde doit te connaître. Alors rend moi mon portable, et je me casse. T’as peut être trop bu pour t’en souvenir, mais on peut pas se voir, à la base. »

Le tact, c’était surestimé. Rien de tel qu’une bonne vieille vérité. Ses yeux font le tour de la pièce une dernière fois, s’arrêtent sur le chien bien trop content, le fusillent une nouvelle fois, comme si la situation était entièrement de sa faute, et reviennent sur la démone. « T’as pas envie de dormir, plutôt ? Ton lit est confortable. Pense à ton lit. File moi mon portable et t’es libre de rejoindre ton lit. » Il sait que ce ne sera jamais aussi simple, qu’une fois qu’elle a quelque chose dans la tête, elle est plus têtue que n’importe qui, et qu’il est l’opposé de têtu. Il sait que le whisky est bien plus fort que sa fierté, si tant est qu’on puisse appeler son envie de ne pas craquer une fierté, tout comme il sait qu’il a bien plus facilement tendance à abandonner plutôt que de se battre.

« Sinon je peux toujours te filer une peur du sexe. Quoique je suis pas sûr que je puisse faire ça, ça irait un peu à l’encontre de ta nature. Une peur des hommes, peut être. Ou de la nudité. Ou des portables, que t’aies envie de t’en débarrasser. On essaie ? » Peu probable, et il le sait. Au mieux, s’il y arrive, elle risquerait de casser ledit portable. Et avoir fait tout ça pour ça, très peu pour lui. Non, ce n’était pas un risque à prendre. Mais une menace est toujours mieux que rien du tout.
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MessageSujet: Re: Love, hate and alcohol • Ezekiel&Alrune   Sam 24 Mar - 17:59


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Il allait bien falloir que je me rende à l'évident un jour : j'avais une affection particulièrement forte pour l'alcool. S'il me semblait difficile de vivre une vie sans ces effets délicieusement grisants, qu'en était-il de plusieurs ? Il me semblait parfaitement légitime de boire proportionnellement à mon âge. De toute manière, je ne risquais plus de cirrhose depuis bien longtemps... Quelque part, il me semblait que l'alcool et le sexe se ressemblaient sur bien des effets. Cette perte de contrôle, les émotions décuplées tout en étant difficilement saisissables...
Alors les deux me collaient à la peaux et malgré les protestations impatientes d'Ezekiel, je comptais bien à ce que ces deux délices viennent à le coller aussi.

« Tu sais très bien ce que je suis en train de faire. » 

Un sourire vogua sur mes lèvres. Disait-il ça pour moi ou pour lui même ? Je croyais connaître la réponse, c'était ça qui me faisait sourire et mes lèvres s'étirèrent plus encore quand le jeune homme avoua qu'il ne saurait supporter plus d'alcool en ma présence.

‹‹ Vraiment M Barnes ? ››

Je chuchotais presque dans un air parfaitement provocateur.

‹‹ Je vous croyais plus fort que ça... ››

Faussement déçue en haussant les épaules et en sirotant une gorgée de mon verre. Il me fallait entretenir un taux stable d'alcool voir une légère croissance.

« Fous moi la paix, Alrune. Si tu veux baiser t’as juste à franchir le pas de la porte et frapper à la porte de ton voisin, je suis sûr. Tout le monde doit te connaître. Alors rend moi mon portable, et je me casse. T’as peut être trop bu pour t’en souvenir, mais on peut pas se voir, à la base. »

Pendant un moment, j'observai le brun. Peut-être un moment un peu trop long parce que l'alcool ralentissait considérablement mon esprit à cet état là de la chose... Encore une fois, je m'attardais volontairement sur ses lèvres, avant de détourner le regard comme si je n'étais soudainement plus intéressée du tout.

 « T’as pas envie de dormir, plutôt ? Ton lit est confortable. Pense à ton lit. File moi mon portable et t’es libre de rejoindre ton lit. » 

Mon lit était confortable, il en savait quelque chose. Je lui lançai un regard en coin à ces mots.

‹‹ Je n'aime pas beaucoup dormir. Toi non plus de ce que j'en sais. ››

Je m'étirai lentement, bras au dessus de la tête. Ma tenue toujours trop légère se tendit sous la tension que je lui imposais. Incroyablement, je réussis dans le protocole à ne rien renverser du verre que je tenais avec une grande fermeté pour mon état avancé.

« Sinon je peux toujours te filer une peur du sexe. Quoique je suis pas sûr que je puisse faire ça, ça irait un peu à l’encontre de ta nature. Une peur des hommes, peut être. Ou de la nudité. Ou des portables, que t’aies envie de t’en débarrasser. On essaie ? »

Mes yeux se firent plus sombres alors que mon regard s'accrochait de nouveau à ses propres iris.
Décollant mon dos du plan de travail j'attrapai au passage la bouteille de whisky avant de me rapprocher de mon invité.

‹‹ Je te déconseille fortement de faire ça. Si tu veux jouer à utiliser tes pouvoirs, je le ferais aussi. Tu n'imagines même pas ce que je pourrais te faire faire... ››

Il n'imaginait pas, moi en revanche mon esprit semblait soudain aller bien plus vite. Un instant de lucidité dans l'agréable brouillard qui m'entourait. Un brouillard de coton, un brouillard grisant.
Débouchant la bouteille avec ma main qui tenait mon verre, je laissai tomber le bouchon au sol avant de remplir le verre d'Ezekiel bien plus qu'un verre devrait normalement être comblé, sans lui demander son avis.

‹‹ Je vais te proposer quelque chose... ››

Tout en me resservant moi-même. Proche de lui, mais sans le regarder, trop concentrée sur ma tâche.

‹‹ Je vais t'aider à trouver ton portable. Mais pas te le donner. Ce serait trop facile. ››

La main tenant la bouteille vint pendre le long de ma hanche tandis que mes lèvres trempaient doucement dans le liquide sombre. Une chose était certaine : je n'aurais clairement plus le droit de rouler pendant des heures...

‹‹ Jouons à chaud/froid. ››

Contournant mon invité, je vins poser le whisky sur la table basse puis m'allonger nonchalamment dans mon canapé, une jambe posée au sol.

‹‹ Avec un peu de chance tu trouveras très vite l'endroit le plus chaud de la pièce et tu pourras rentrer très vite chez toi... De toute manière, c'est la meilleure chance que tu as de récupérer ton portable rapidement et sans encombres. ››

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MessageSujet: Re: Love, hate and alcohol • Ezekiel&Alrune   Lun 9 Avr - 17:17

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« Je vous croyais plus fort que ça … » Il hausse les épaules. Ca fait bien longtemps qu’il ne s’encombre pas d’une fierté quelconque, après tout. Et il est bien conscient de ne pas l’être. Pas avec elle. Pas dans cette situation. Et certainement pas avec une quantité supérieure d’alcool dans le sang. Ca va trop vite, après, pour être fort pour quoique ce soit. Ses grands yeux bloqués sur lui lui font pencher la tête, comme un chat qui aurait vu quelque chose d’inhabituel, plantant à son tour son regard sur son visage, analysant chaque trait, chaque impression. L’ivresse est si forte que ça ? Probablement. Elle doit avoir commencé à boire il y a des lustres. Des jours, peut être. Ce n’est pas comme si ça ne leur était jamais arrivé.

« Je n’aime pas beaucoup dormir. Toi non plus de ce que j’en sais. » Un petit tic nerveux passe au coin de ses lèvres. Ce n’est pas tellement qu’il appréciait mal les remarques pleines de sous-entendus, c’est surtout que le fait que ce soit elle qui les dise lui donne l’étrange impression qu’il est le seul à regretter tout. Ce n’est pas vrai, bien entendu. Elle lance le premier coup la moitié du temps, quand ils sont sobres tous les deux. Mais il n’était encore jamais arrivé que l’un soit ivre et l’autre non, et étonnamment, la position de l’ivrogne du jeu était probablement la plus agréable. Il pouvait critiquer tout sans risquer de s’en vouloir à soi même, ce qui était loin d’être le cas d’Ezekiel. Ezekiel qui se retrouvait à détourner le regard le plus vite possible du corps qu’Alrune avait décidé de mettre encore plus en avant à ce moment précis. Et un petit rire menace de s’échapper de ses lèvres alors qu’il imagine à quel point il doit passer pour un prude à ce moment précis et à quel point c’est ridicule étant donné les situations dans lesquelles ils se sont retrouvés jusque là.

C’est la tentative d’attaque qui fait probablement tout déraper. Un démon qui menace un autre démon. Quelle idée absurde. Le combat dont personne ne sortait gagnant. « Je te déconseille fortement de faire ça. Si tu veux jouer à utiliser tes pouvoirs, je le ferais aussi. Tu n’imagines même pas ce que je pourrais te faire faire … » Il vient soutenir son regard, défiant, courageux, puis son visage se décompose quand une goutte déborde du verre pour atterrir sur sa main. Ca ne sent pas très bon, ce ton clair et articulé là. « Je vais te proposer quelque chose … » Son nez se fronce. Il faut dire non. Tout simplement. Il repose le verre brusquement sur la table, essayant de paraître agacé, mais se retrouve vite à lécher le whisky qui a débordé sur sa peau. Pas de gâchis d’alcool. On ne perd jamais les bons réflexes. « Je vais t’aider à trouver ton portable. Mais pas te le donner. Ce serait trop facile. » Un juron maugréé passe ses lèvres alors que ses yeux se lèvent au ciel. Dieu qu’il a envie d’un whisky. Mais pas sans partir. Ne pas oublier qu’il la déteste toujours. « Jouons à chaud/froid. » Un soupir de dépit lu échappe alors que ses yeux ne la quittent pas du regard. Saleté de démone.

Son corps s’étend et ses yeux ne se détournent plus. Peu importe. Il est plus fort que ça, n’est ce pas ? N’est ce pas ? « Avec un peu de chance tu trouveras très vite l’endroit le plus chaud de la pièce et tu pourras rentrer très vite chez toi … De toute manière, c’est la meilleure chance que tu as de récupérer ton portable rapidement et sans encombres. » Nouveau soupir. Mais le dernier, cette fois. Trop vite pour qu’il y pense vraiment, sa main a agrippé le verre pour verser une longue gorgée directement dans sa gorge. Du courage en liquide. Un pas, deux, trois. Quand il est au dessus du canapé, ses mains se mettent à fouiller dans les interstices des coussins. La logique veut que pour qu’elle se soit allongée là, c’est qu’il y a une raison très simple. Il la touche même, le plus brusquement possible, mais en échouant à être vraiment brusque, pour regarder entre les coussins qu’elle écrase. Puis il abandonne. Parce que la persévérance et ne pas choisir la solution de facilité n’a jamais vraiment été dans ses cordes.

« Ca suffit. On est pas des gamins, la journée a déjà été assez longue comme ça. Tu l’auras voulu. » Ni une, ni deux, ses pupilles disparaissent parce qu’il les laisse faire, trop occupé à fouiller en elle pour déclencher une phobie soudaine et absurde des outils technologiques modernes. Si le portable est vraiment sur le canapé, il le saura vite. Elle sautera. Elle pleurera, peut être. Ou elle hurlera. Tout le monde réagit différemment sous la peur. « Les portables, alors. »

Il fait tout de même un pas en arrière. Puis deux. Parce qu’il y a toujours le risque que la peur la rende agressive, et que se battre contre un autre démon ne fait pas vraiment partie de son champ d’expertise. Et parce que ça ne l’empêchera pas forcément d’utiliser son pouvoir à elle. Ce qui ne serait pas très bon pour  lui. Parce qu’au final il n’a aucune idée de l’ampleur qu’il peut prendre. De ce qu’elle peut lui faire faire, justement. Tout comme elle n’a aucune idée d’à quel point la peur peut être une arme efficace, probablement. Le seul problème étant que lui non plus.
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MessageSujet: Re: Love, hate and alcohol • Ezekiel&Alrune   Ven 20 Avr - 14:17


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Un solution de facilité, voilà ce que je lui avais offert. Un vrai jeu d’enfant, dans tous les sens du terme. Mais Ezekiel semblait hésiter, penchait, tanguait vers le bord, sans jamais finir par plonger. Et moi, installée depuis mon nouveau point de vue, j’observais ses expressions témoignant de sa grande résistance avec l’impression que je percevais tout dans le moindre détail alors même que je n’aurais pu répéter exactement ma phrase précédente. 
Et puis soudain le démon s’approcha sous mon regard enflammé. Je voyais bien sur ses traits qu’il n’avait pas encore cédé, qu’il ne comptait pas le faire, et pourtant bientôt ses mains exploraient le canapé autour de moi, sans que je fasse le moindre effort pour me dégager quand ses doigts venaient à me frôler. Il avait du croire que je m’étais intentionnellement couchée sur le meuble pour protéger son portable et sa méprise m’arrangeait grandement tandis que je n’avais de cesse de sonder son visage, ses yeux, ses lèvres, trop proches de moi. Pourtant je ne me permis aucun mouvement en sa direction, le laissant être le seul responsable de nos contacts physiques. Jusqu’à ce qu’il se lève avec une expression sur ses traits qui ne me plaisait pas beaucoup. 

« Ca suffit. On est pas des gamins, la journée a déjà été assez longue comme ça. Tu l’auras voulu. »

Sûrement dans d’autres conditions aurais je pu réagir à temps, me défendre de cette attaque évidente. Mais j’étais beaucoup trop alcoolisée et mes pensées déjà trop agitées n’avaient su traiter les signes d’alerte en priorité. 

« Les portables, alors. »

En un instant, je sentis s’éveiller en moi une peur panique, de la même manière que si on m’avait dit qu’une tarentule venimeuse pouvait se cacher n’importe où dans mon appartement. En l’espace d’une seconde je fus sur mes pieds, puis acculée dans un coin de la pièce. Je savais cette peur irrationnelle, je la savais artificielle et pourtant, je ne pouvais m’en débarrasser. Me faisant presque trembler, les yeux écarquillés, incapable pendant quelques moments encore de dire ou de penser quoi que ce soit. Elle était là, la crainte, présente, étouffante et en même temps... en même temps je n’avais aucune idée d’où était son portable mais une chose était certaine : là où j’étais, reculée dans un coin vide de la pièce : il ne pouvait pas être. Donc j’étais sauve. Alors à l’image d’un enfant jouant à chat perché et s’estimant hors d’atteinte, je récupérais un sentiment de sécurité. 

‹‹ Tu...  ››

Ma voix se perdit dans un souffle. A priori, je n’étais pas encore totalement rassurée non plus. Depuis que la peur était née, je ne quittais plus Ezekiel des yeux. Peut être qu’il songerait que ça ne lui donnerait aucune indication sur l’endroit où était le portable mais si je le fixais c’était car il était pour moi maintenant la pire menace de la pièce. Le portable ne pouvait pas venir à moi. En revanche, lui pouvait se déplacer et trouver l’objet de toutes mes frayeurs. En attendant, tant qu’il ne le trouvait pas, j’étais hors de danger. Tentant de m’accrocher à mes propres pensées pour fuir la panique, mon corps toujours prêt à s’encastrer dans le mur et le regard plus sombre qu’auparavant, je repris. 

‹‹ Tu n’aurais pas dû faire ça... ››

Normalement, mes pouvoirs étaient plus facilement utilisables avec un contact physique, mais j’osais espérer qu’avec la dose d’alcool que mon invité surprise avait déjà ingéré, l’hypnose que je savais influencer serait facilitée. 
Ma voix prit soudain d’autres accents, plus irréels, plus doux, ensorcelants. J’aurais sûrement dû commencer par le faire me libérer de cette inquiétude qui me tordait le ventre, mais il semblait que le whisky avait changé l’ordre de mes priorités. 

‹‹ Tu as soif. Extrêmement soif. ››

Dans une influence irrésistible. Chaque mot était une nouvelle vérité qui heurtait l’esprit dans ses impressions, le trompaient, le perdaient jusqu’à lui faire croire uniquement les paroles. J’avais une grande confiance en mes pouvoirs, malgré mon état, surtout après une demande aussi simple. Faire naître l’impression de soif était simple, plus simple encore chez un amateur d’alcool. Tout le monde savait ce que c’était de ressentir ce besoin la. Ça ne me rendait la tâche que plus aisée. 

‹‹ ... Et il n’y a que l’alcool qui peut te désaltérer.  ››

Je dis en jetant un coup d'oeil à la bouteille de whisky que j'avais abandonné, un sourire faible sur mes lèvres encore tremblantes.

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MessageSujet: Re: Love, hate and alcohol • Ezekiel&Alrune   Lun 30 Avr - 13:11

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Le coup est lancé presque trop vite pour qu’il ne le comprenne, alors même qu’il en est originaire. La peur. La délicieuse peur. Un petit sourire vient s’étendre sur ses lèvres closes alors que son regard ne la quitte pas. Il profite de ses quelques secondes de répit. Parce qu’elle va contre-attaquer, il le sait, il en a bien conscience. Mais pour l’instant ça n’a aucune importance. Pour l’instant la seule chose qu’il veut bien accepter de sentir est la merveilleuse odeur de la peur. Ce n’est pas la même que quand la peur est naturelle, instinctive, non-crée par un évènement extérieur. Par lui. Elle est moins forte, moins agréable. Artificielle. Mais elle est bien là. Et il ose même rire un peu, du rire le plus discret possible, parce qu’il n’est pas dans ses habitudes de montrer un seul signe d’émotion trop forte, alors qu’il la voit se réfugier dans le coin de la pièce. Terrifiée. Elle est belle, terrifiée. Presque encore plus belle que normalement. Tous les goûts sont dans la nature, après tout.

Il profite du sentiment fugace de victoire qui le saisit parce qu’il est bien conscient qu’il ne durera pas, et parce qu’il ne l’a pas bien souvent avec Alrune. Aucun des deux ne gagne jamais, dans leurs jeux idiots. Duo de perdants face à l’alcool et aux instincts auxquels la haine les empêche de résister. Ses yeux la dévisagent alors qu’il garde le contrôle de son don autant que possible, analysent le moindre tremblement, le souffle qui diminue, les yeux qui cherchent autour d’eux le moindre danger, paranoïaques. Quelques secondes, il regarde de l’autre côté de la pièce, puisque la logique voudrait que le portable se retrouve à l’opposé d’elle, mais son nez se fronce quand rien ne semble attirer ni son regard, ni celui d’Alrune. Elle ne sait pas où il est. Et merde.

« Tu … » Un nouveau petit rire lui remonte le moral alors qu’il la regarde de nouveau, presque arrogant face au pouvoir qu’il a sur elle, pendant quelques secondes. Et il soutient son regard, celui qu’elle avait planté sur lui, comme une provocation. Comme une envie de dire « je ne suis pas celui dans une situation difficile ». Comme pour dire « je n’ai pas peur ». Et pourtant, quand son regard s’assombrit, quand elle murmure qu’il devrait regretter, il se surprend à le faire et à faire un pas en arrière. S’en prendre à un démon ne pouvait pas être un choix intelligent, de toute façon.

Puis ses yeux se font plus troubles alors que la voix semble venir directement dans son cerveau, caressante, envoûtante, et il n’a soudain plus qu’une envie : lui obéir. Sa mâchoire se serre un peu à son insu, seule preuve qu’il réalise un peu qu’Alrune est en train de l’attaquer, mais il ne le comprend même pas vraiment. « Espèce de … » C’est un murmure peu assuré, un dernier essai de résistance. C’est dit de telle sorte qu’on dirait qu’il a dit « oui madame ». Pathétique. Sa main vient se poser sur la bouteille qui traîne encore à ses côtés, comme une poupée de chiffon, sans qu’il ne le réalise, et quand sa bouche touche le goulot, il sait déjà qu’il a perdu la partie.

Faute de mieux, puisque c’est la seule chose qu’il est encore capable de faire, et certainement pas éternellement vu la vitesse, alors que l’alcool coule dans sa gorge en un flot presque interrompu, il se concentre sur la peur qu’il a planté en Alrune. Il fouille assez pour retirer la peur de la technologie, assez pour la remplacer par un autre genre de peur, une peur irrationnelle, une peur qui n’a pas de raison, une peur du monde, de la vie, de l’univers, du temps qui passe. Le genre de peur qui vous donne envie de mourir, si jamais vous le pouvez. Le genre de peur qui ne peut que rappeler l’enfer à un démon. Le genre de peur qui peut pousser quelqu’un de moins fort à se frapper la tête contre un mur, à s’arracher la peau, à pleurer toutes les larmes de son corps. Mais il sait déjà que l’illusion n’est pas aussi forte qu’elle aurait dû l’être, que ses sens perdent en réactivité, que le whisky fait son travail rapidement et efficacement. Qu’elle a juste un peu peur de tout.

« Ca … suffit … » C’est presque une admission de défaite. Il le sait. Mais le taux d’alcool a été largement atteint, et s’il continue de boire, il aura enfin une réponse à la question : est-ce que quelqu’un qui est techniquement mort peut encore vomir ? Il le sait, alors que le monde commence à tourner devant lui. Alors que ses yeux se reposent sur la démone et que ses pensées deviennent du coton. Alors qu’il n’utilise plus qu’une infime portion de son don qui ne peut que la faire frissonner un peu. Alors qu’il se dit qu’il a drôlement envie de l’embrasser. « Et merde. »
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MessageSujet: Re: Love, hate and alcohol • Ezekiel&Alrune   Mar 1 Mai - 9:18


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Ma vengeance était délicieuse et je n'aurais sut me lasser de la scène que m'offrait Ezekiel en obéissant à mon pouvoir, en cédant à mes ordres, tombant toujours plus dans le seul état qui savait nous rapprocher, l'attirant toujours plus à moi... C'était délicieux, je m'en délectais presque de le voir ainsi, perdant le contrôle qu'il avait sur lui même au profit de mon bon désir. Je savais quelle direction nous prenions et mon esprit alcoolisé s'en réjouissait terriblement.
Le voyant prendre la bouteille et la descendre comme de l'eau, un sourire ravi se dessina sur mes lèvres. J'était prête à me redresser quand une nouvelle peur me saisit. D'abord forte, trop forte, puis s'amoindrissant à mesure que l'alcool faisait son petit effet sur mon invité. Nous étions comme deux blessés de guerre, camps adverses qui se livraient une bataille à mort sans que l'un ou l'autre ne veuille céder. Et même si Ezekiel commençait doucement à faiblir alors que je gagnais du terrain, son attaque avait tout de même fait son effet et en un instant, je me retrouvais recroquevillée dans le coin, les larmes de peur débordant de mes yeux fermés, entourant mes genoux de mes bras comme une enfant, comme si ça avait pu me protéger de quoi que ce soit... Mais une peur irrationnelle me dévorait et je n'avais aucune idée de quoi faire d'autre que d'agir comme une petite fille. Les ténèbres m'entouraient, même s'ils n'étaient pas si épais que ça, sûrement aggravés par les effets du whisky, mon don ne sut plus faire effet : j'avais trop peur pour me concentrer.

« Ca … suffit … » 

Redressant soudain la tête, j'étais de nouveau débarrassée de toute peur. Un soupire de soulagement mourut sur mes lèvres alors que je reprenais doucement contrôle de mon corps tremblant, de ma tête et de ce qui se passait réellement autour de moi. Ezekiel avait assez bu. Il avait trop bu, et c'était une merveilleuse nouvelle pour moi ! J'avais réussis, j'avais gagné.

« Et merde. »

Il pouvait le dire, car même si je n'avais pas récupérer toute les facultés que m'auraient offrit un corps sobre, nous étions maintenant dans un même état d'alcoolémie avancée. C'était parfait !
Enfin parfaitement redressée, je me mis à avancer doucement vers le Démon, jubilant intérieurement de ma victoire alors que mon visage n'offrait qu'un doux sourire. Arrivée à son niveau, trop près et pas assez en même temps, je passai lentement une de mes mains le long de ses doigts serrés autour de ce qui restait de la bouteille de whisky tandis que mon autre main venait s'agripper au goulot pour récupérer l'alcool. Une fois que j'eus décroché la boisson de sa prise, je vins finir la bouteille d'une traite avant de la laisser le long de ma hanche, sans avoir lâché le beau brun du regard un seul instant. Il ne me mordrait plus maintenant, ou bien il le ferait et j'adorerais ça.
De ma main libre, je vins essuyer les larmes qu'il avait fait couler sur mon visage, avant d'aller caresser sa joue pour descendre en un lent mouvement jusqu'à sa mâchoire, effleurant intentionnellement ses lèvres au passage.

‹‹ J'apprécie beaucoup ta résistance, Ezekiel... ››

Mes doigts virent ensuite glisser sur son cou pour aller s'accrocher à sa nuque alors que j'avançai d'un pas de plus. Nos corps se frôlaient maintenant tandis que mes lèvres virent souffler au creux de son oreille :

‹‹ Mais tu m'as fait très peur. Peut-être que je n'ai plus tellement envie de toi maintenant... ››

Ma voix était presque rauque, chargée d'un désir que je peinais tout doucement à contrôler. Mais il le fallait, pour le jeu, pour voir ce dont il était capable pour moi, maintenant que je lui avais montré un peu ce dont moi, j'étais capable. Alors je me reculais soudainement, dans l'intention de chercher une nouvelle bouteille dans la cuisine.


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MessageSujet: Re: Love, hate and alcohol • Ezekiel&Alrune   Sam 5 Mai - 13:19

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Au moment où le don d’Alrune le libère enfin, il prend quelques secondes pour profiter de la vue, profiter de la voir recroquevillée sur elle-même, tremblante, les larmes aux yeux. Il boit sa peur comme un nectar. Elle est délicieuse, sa peur. Presqu’autant que celle des humains. Et elle adoucit un peu la brûlure du whisky dans sa gorge, alors qu’il a bien conscience qu’il voit de plus en plus flou et que le monde commence à tanguer devant ses yeux. Il a peut être perdu cette bataille, mais la vision de cette femme enfant terrifiée est une image qu’il chérira très longtemps dans son cerveau, et il le sait. Parce qu’Alrune est censée être forte. Parce que c’est le genre de démons que personne n’a envie d’avoir en travers de son chemin. Parce que même si ce n’était pas techniquement son ennemie, il venait de gagner une arme pour se moquer d’elle qu’elle n’aurait jamais l’occasion d’avoir. Parce qu’elle ne le verrait jamais aussi mort de peur qu’il ne venait de le faire. Le fait qu’elle ait pu prendre totalement le contrôle de son esprit et lui faire perdre son individualité à ce point, il essaie de le mettre de côté. Même si ça lui reste en travers de la gorge. Même si c’est un peu humiliant, comme idée. Ils ont tous deux perdu le contrôle, dans un sens. Mais lui n’a pas le pouvoir de manipuler ses actions, et il se dit que c’est quelque chose qu’il devrait retenir, au cas où un jour ils se retrouvent de deux côtés opposés d’un vrai champ de bataille.

Il la regarde s’approcher en essayant de garder le peu de fierté qu’il lui reste, en se tenant le plus droit possible, en gardant une infime pointe de défi dans son regard. Mais il sait qu’il a perdu. Il sait qu’il n’a aucune chance de lui résister, maintenant que le reste du monde est flou. D’ailleurs il n’a plus aucune envie de le faire. Ses yeux louchent sur le sourire doucereux et il lâche un soupir à fendre l’âme, comme si ça pouvait lui donner un semblant de crédibilité, alors que tout ce dont il rêve est d’embrasser ces lèvres courbées. Sa main sur la sienne lui envoie un frisson dans la colonne, et il la regarde finir la bouteille d’une traite avec un léger sourire moqueur. Elle se mettait dans le même état que lui. Ce qui veut dire que dans quelques minutes, ni l’un ni l’autre ne répondraient plus de rien.

Il a une petite moue alors qu’elle efface ses larmes, puis se retient de l’embrasser comme de mordre ses doigts alors qu’ils s’approchent bien trop près de ses lèvres. « J’apprécie beaucoup ta résistance, Ezekiel … » Il laisse échapper un minuscule rire alors qu’elle rapproche leurs corps, et il sent les battements de son cœur factice accélérer et un nouveau frisson parcourir tout son corps quand le murmure se fait entendre directement dans son oreille. « Mais tu m’as fait très peur. Peut-être que je n’ai plus tellement envie de toi maintenant … » Il lui faut quelques secondes pour enregistrer l’information, son cerveau ralenti par les effets du whisky, mais pas beaucoup plus pour comprendre qu’elle est en train de se détacher et de s’éloigner. Et encore moins de temps n’est nécessaire pour que son corps n’obéisse absolument par à sa raison et qu’il la rattrape pour lui couper la route, poser ses mains sur sa taille, et la rapprocher de lui. C’est là que ses lèvres se posent sur les siennes sans qu’il n’ait vraiment eu le temps de comprendre ce qu’il faisait, comme s’il avait attendu ça depuis le moment où il s’était planté devant la porte en arrivant. Et c’est probablement le cas, après tout. Tout ce qui leur manquait était un peu d’alcool.

Il n’a même pas pensé à se demander si c’était ce qu’elle voulait, à prendre son soudain refus en compte. Le baiser est passionné, plein d’un désir retenu trop longtemps, accentué par l’alcool et par le fait que ce soit elle. C’est un peu violent, aussi, même s’il ne le réalise pas. Parce que le fait qu’elle l’ait privé de ses capacités de choix est toujours en travers de sa gorge, parce qu’il a apprécié sa peur et qu’il voudrait y regoûter, comme une drogue, parce que c’est tout de même Alrune, et qu’il a beau avoir envie d’elle plus que de n’importe qui à ce moment précis, il la déteste de tout son cœur qui bat trop vite.

Et quand le baiser se rompt, il sait que son souffle est court, qu’il n’a aucune envie d’enlever ses mains de sa taille, même s’il la tient prisonnière. « C’est dommage, parce que moi oui. » Ca aurait pu être une menace, si ça avait été dans une autre situation, si elle avait été quelqu’un d’autre. Mais il sait qu’elle est loin d’être en danger, de toute façon. Que si elle veut l’envoyer à l’autre bout de la pièce, il lui suffit de le pousser un peu. Que si elle veut qu’il sorte de chez elle, il lui suffit de le lui dire clairement. Alors peu importe. « T’aurais dû laisser les larmes. Et la peur. J’aimais bien. » Un petit sourire moqueur vient appuyer ces mots, alors qu’il ne se détache toujours pas, alors qu’il laisse ses lèvres contre les siennes en se contentant de mordre un peu la lèvre inférieure de la jeune femme avant de les décoller enfin pour respirer correctement. En guise de vengeance pour tout ce qu’elle venait de faire, mais aussi parce qu’il en avait envie. Parfois, la défaite a un goût délicieux, comme celui des lèvres d’Alrune.
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MessageSujet: Re: Love, hate and alcohol • Ezekiel&Alrune   Sam 12 Mai - 17:44


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La nouvelle bouteille ne fut jamais atteinte.
En un instant j'avais été rattrapée, attrapée. Ses mains furent sur moi et puis ses lèvres contre les miennes. Enfin. J'avais attendu ça depuis son arrivée, depuis que j'avais entendu le son de sa voix, depuis que j'avais croisé son regard dans l'escalier. Mes lèvres s'ouvrirent comme par automatisme, incapables de résister plus longtemps sous sa pression. Et dans le goût de ce baiser qui m'embrasait, je sentais la colère de l'homme, une haine contre moi, sa haine naturelle qui ressortait quand son corps n'était pas contrôlé par les malices de l'alcool. Et ça m'enflammait plus encore.

« C’est dommage, parce que moi oui. »

Notre baiser avait été rompu mais mes lèvres restèrent entrouvertes pour laisser passer l'air dont je manquais, dont il m'avait délicieusement privé.

 « T’aurais dû laisser les larmes. Et la peur. J’aimais bien. » 

Un sourire se dessina sur mes traits. Un sourire victorieux, un sourire satisfait. Il avait cédé, ses intentions, ses désirs, son être tout entier était dirigé vers moi et moi je ne lui appartenais pas moins.  Nous avions craqué une fois de plus, nous nous étions laissé dévorer par un jeu dangereux qu'il était trop bon de ne pas être joué. Et même si j'avais voulu partir, si j'avais encore voulu m'échapper je n'aurais pas pu, les mains du beau brun me serraient bien trop fort contre lui, et mon esprit comme mon corps ne voulaient plus que lui à ce moment.
Tout contre ses lèvres, trop proches, je murmurai :

‹‹ Tu es démoniaque. ››

Alors mes mains qui étaient jusqu'à maintenant restées le long du corps s'ouvrir pour laisser la bouteille voler en éclats au sol avant de rejoindre sa nuque, de m'accrocher à lui comme il l'était à moi, répondant à son étreinte.
Et puis mes lèvres brulée par sa morsure virent saisir à nouveau les siennes, décidée, pleine de désir, enivrée. Ignorant les bris de verre qui jonchaient le sol, les habits vinrent bientôt les rejoindre, laissant la peau échauffée nue et les caresses se faire plus violentes, plus intimes, plus grisantes encore pour achever une chute que nous finirions forcément par regretter...



Ce furent les rayons du soleils qui m'éveillèrent, puis les maux de tête qui finirent par me jeter hors du lit. Titubante, nauséeuse, je me dirigeai presque à l'aveugle dans la salle de bain, tâtonnant pour trouver un effervescent dans des armoires qui me semblaient mouvantes. Enfin je réussis à trouver le cachet nécessaire et entreprit de me diriger vers la cuisine pour trouver un verre d'eau tout en me tenant la tête. Mais qu'est-ce qui avait bien pu de nouveau se passer ? Mes pieds rencontrèrent soudain un objet qui me fit trébucher. Quelque peu sortie de ma léthargie par mon sursaut, je me retrouvais soudain à fixer une chaussure. Une chaussure d'homme. Et soudain tout me revint en mémoire.
Ezekiel.
Un juron s'échappa d'entre mes lèvres. Mais qu'est-ce que j'avais fait ? Foutu alcool. Satané alcool ! Combien de fois est-ce que ça devrait arriver pour que je comprenne que je devais me calmer sur le lever de coude ?
Nouveau juron alors que les idées au clair, je me mit à retourner l'appartement, ramassant au passage les habits de l'homme dont je voyais toujours la silhouette languie entre mes draps. Avec un peu de chance il était mort, mais je n'y croyais pas trop. Et puis soudain, sous le canapé où je me souvenais vaguement m'être allongée à un moment, je le trouvais.


En un mouvement, je lançai l'intégralité des affaires d'Ezekiel ainsi que son portable au visage du Démon dans un mouvement des plus dédaigneux. L'alcool s'en était allé, mon désir pour l'homme aussi et il ne restait plus que ma haine pour lui.

‹‹ Tu te lève et tu pars d'ici avec ton foutu portable. ››

D'une voix sèche, d'un air hautain. La princesse de la froideur avait de nouveau remplacé la princesse de la luxure.

‹‹ Assure toi de ne rien oublier cette fois. ››

Parce que je n'avais aucune envie que cette situation vienne à se reproduire. Plus jamais.

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MessageSujet: Re: Love, hate and alcohol • Ezekiel&Alrune   Lun 14 Mai - 11:51

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Une fois de plus, ils avaient perdu, tous les deux. Une fois de plus, l’instinct avait pris le dessus sur la raison, faussé par l’alcool, faussé par le désir. Une fois de plus, les baisers se volaient, les vêtements finissaient au sol. Une fois de plus, ils saccageaient l’appartement comme si leur vie en dépendait. Une fois de plus, ils s’abandonnaient au bras de l’autre. Une fois de plus, ils se réveilleraient avec un goût amer dans la gorge et un orchestre dans la boîte crânienne. Mais sur le moment, ça n’avait aucune importance. Sur le moment, tout ce qui comptait était les contacts, les baisers, les paroles, les gestes, les sensations. Sur le moment, ils avaient l’impression que l’immortalité avait un sens, et qu’ils étaient en train de le découvrir. Le corps est toujours faible.


Les bruits sourds qui s’élèvent à ses côtés ne lui servent qu’à attraper l’oreiller le plus proche pour l’enfoncer sur sa tête en essayant de protéger le silence qui prend la fuite. L’orchestre est présent, comme prévu. Pendant quelques secondes, tout ce à quoi il arrive à penser est à quel point son crâne le fait souffrir, à quel point il devrait arrêter de boire, et à quel point il doit être en retard au travail. Pendant quelques secondes, il refuse de se souvenir où il est, et surtout avec qui. Pendant quelques secondes, il reste dans le lit et il attend la mort.

Mais c’est le contact du métal froid de son portable lancé droit contre sa joue qui achève son doux rêve, et il maugrée des jurons tous plus agréables les uns que les autres en acceptant enfin de se souvenir. D’à quel point il avait lamentablement perdu. Et quelque part, alors qu’il rouvre enfin un œil pour jauger la démone, une pointe de satisfaction lui réchauffe le cœur. Parce qu’elle est presque encore plus dégoûtée de la situation que lui, puisqu’elle a été ivre plus longtemps. Ceci dit, la force de se moquer lui manque, trop occupé à s’apitoyer sur son propre sort, et il lève donc simplement les yeux au ciel en récupérant ses affaires pour les remettre sur son dos. « Oh la ferme. » Ca a au moins le mérite d’être sincère, puisqu’il s’est rarement habillé aussi vite, la vision de la morgue semblant soudain un paradis à côté de cet appartement maudit.

Quelques minutes après, il est debout, portable en main, et il récupère ses cigarettes qui trônent sur le sol en refusant de se souvenir de pourquoi tout ce qui leur appartient est éparpillé dans l’appartement. En refusant de regarder une seule fois de plus le bloc de glace qui a remplacé la flamme de la veille. La haine est bien suffisante. Et en quelques pas, il se retrouve devant la porte, évitant le chien au passage, récupérant automatiquement l’attitude la plus indifférente du monde alors qu’il a envie de lui lancer tout ce qui croise son chemin au visage. « Allez adieu ! » C’est sarcastique, et il claque la porte derrière lui pour couronner le tout avant de se diriger vers l’hôpital.

Au moins il a son portable. Il n’a plus aucune raison de revenir. Il n’a plus aucune raison de remettre les pieds dans cet appartement, de recroiser le visage de cette démone insupportable, de perdre une seule seconde de son temps de plus. Ou du moins, c’est ce qu’il se dit, alors que l’idée même qu’il ait replongé comme un imbécile lui donne envie de vomir presque autant que de la brûler vive une bonne fois pour toutes, juste pour le plaisir de l’entendre crier. Mais au fond, il sait qu’il se ment à lui-même. Au fond, il sait qu’il perdra encore. Parce que c’est tout ce qu’ils sont capables de faire, dans leur haine. S’embraser.
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Love, hate and alcohol • Ezekiel&Alrune

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