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on vous invite à privilégier les fantômes, les médiums et les immunisés psychiques
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 Fired Up • Asmodée&Alrune

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MessageSujet: Fired Up • Asmodée&Alrune    Mer 24 Jan - 22:18


time to settle the scores
Asmodée & Alrune





Était ce de la colère, de la peine ou de la déception ? Je n’en savais trop rien. Peut-être un cocktail de tout cela qui avait créer en moi une révolte incontrôlable.
Quoi qu’il en soit, en quittant Simone, j’avais abandonné tous mes plans pour prendre la direction de la maison d’Asmodée. J’aurais cru la marche bénéfique à ma mauvaise humeur soudaine et pourtant, je ne décolérais pas, je n’en avais pas envie et si je faisais l’erreur de compatir ne serait-ce qu’un instant alors que mon esprit s’occupait à tenter de résoudre ou de résonner toute la situation, je m’imaginais la scène que m’avait suffisamment bien dépeinte Simone et le feu de rage reprenait de plus belle. 
Comment avait-il pu ? Comment avait-il osé ? A quoi pensait cet imbécile ? Si je ne me retenais pas, sa tête allait voler de son cou dans la seconde de mon arrivée. 

Le chemin passa dans un éclair de dangereux ruminements et quand j’arrivai a la porte, il me sembla bien que ce fut mon poing qui s’abattit sur l’interphone. Au moins ma présence était elle annoncée. Mais il était fini le temps de la politesse et des bien séances. Avec une facilité presque frustrante - comme elle ne me permettait pas d’évacuer ma colère - je poussai les portes du portail avant de traverser à grand pas l’allée et d’ouvrir à son tour, la porte d’entrée à la volée, laissant derrière moi deux serrures brisées et un interphone éventré. 
Inutile de l’appeler, je rencontrai bientôt Asmodée qui avait assurément dû entendre le vacarme que j’avais fait, ou peu importe pourquoi il était là de toute manière. L'importance était qu’il était bien chez lui, car je n’aurais assurément pas supporté de l’attendre ou de devoir partir à sa recherche. Alors bien que ce n’était de loin pas dans mes habitudes - tout comme casser les portes, en général - j’aurais assurément fait des puzzle de quelques uns de ses meubles pour ronger mon frein. 
Sur mon visage, la colère était évidente, trahie plus encore par des yeux d’un noir profond si seulement c’était encore nécessaire. 

‹‹ Qu’est ce qui t’es passé par la tête, Asmodée ?  ››

Sans présentation, sans bonjour, sans plus de manières, juste en le lui hurlant au visage, les poings serrés tout prêts à la bataille s’il le fallait et en l’appelant par son prénom, ce que je ne faisais quasiment jamais. 

‹‹ À quel moment est ce que tu as cru que tu avais le droit de vouloir faire ça ?  ››

Des phrases longues pour quelqu’un qui voulait juste lancer des insultes poignantes et hurlant à tout va. Mais j’avais été trop bien élevé et il me fallait exprimer ma frustration en phrases un minimum construites pour m’assurer qu’il mesurait l’ampleur des dégâts et la teneur du sujet. 
Je parlais avec des gestes larges, froidement hystérique si seulement c'était possible, me sentant à deux doigts d'en venir aux mains juste pour pouvoir physiquement évacuer toute cette colère qui ne semblait pas s'évaporer par mes lèvres de façon assez satisfaisante.

‹‹ Tu te rend compte de ce que ça aurait fait si elle avait accepté ? Est ce que tu imagines seulement ce que tu aurais laissé derrière toi ?  ››

Moi. Moi il m’aurait laissée. Moi qui le connaissait depuis trop longtemps, qui avait passé l’équivalent d’années avec lui, qui m’étais installé dans ce pays trop froid parce que lui y était - bon, Bélial aussi, ça avait aidé. 
Et pourtant, malgré tout mon désir de clarté, je n’arrivais pas à formuler clairement mon accusation. Il devait savoir de quoi je parlais. Il devait avoir compris pour son exorcisme. Il fallait qu'il l'ait compris, car je craignais que le prononcer risquait de provoquer définitivement le séisme et ça n'aurait vraiment pas été beau à voir...

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MessageSujet: Re: Fired Up • Asmodée&Alrune    Ven 2 Fév - 13:24

Une furie.

Y a une furie dans mon salon. Une furie très mécontente, très très très mécontente. Et moi, je la regarde, comme un con, sans comprendre. Je cligne des yeux ma manette de jeu en main - bien sur que je joue aux jeux-vidéo, qu'est-ce que vous croyez? - et l'air bovin. Je me penche en arrière pour regarder ma porte d'entrée. Elle est éventrée et si elle pouvait pleurer, elle chialerait plus fort qu'un gamin en bas-âge. J'imagine que mon portail est décédé et vu les clignotements épileptiques de mon interphone, je suppose qu'il a grillé plus fort et plus vite que la lumière.

ok...
J'ai raté un épisode, là, non?

Récapitulons... Ce matin, j'ai simplement envoyé un message pour avoir des documents. Depuis j'ai littéralement rien fait à part remettre de l'ordre dans le Eden's Rest et son petit frère, le Before the Fall. Je m'étais également penché sur le cas du Brotherhood of Freaks et de son détestable gérant... J'avais également pris le temps de déjeuner dans un restaurant absolument délicieux et j'avais fini par rentrer après le boulot pour me poser un peu, décompresser.
Depuis que j'avais réglé mon problème Tobias en le rayant de la surface du globe, la vie reprenait un train-train plus tranquille. En tout cas pour moi. C'est a dire plein de travail, de manipulation dans l'ombre, de soirées festives (et plus complètement dépressives) ainsi que des diverses activités qu'entrainaient ma fille adoptive et la fille biologique de mon frère...

Pas de quoi fouetter un chat, quoi.

Pendant ce temps-là, Alrune dans sa fureur est à deux doigts de me prendre pour un punching ball alors que je n'ai aucune putain d'idées de ce qui est en train de se passer. C'est magique. Vous savez cette sensation d'être dans une caméra cachée? Là, elle est très vivace. Je regarde autour de moi à la recherche -j'avoue- de caméras. Y en a pas. Pas une seule... Je plisse les yeux et regarde à nouveau Alrune avec la bouche légèrement entre-ouverte. Mais... Je dors ou bien? Non parce que si je dors, il faut me dire. J'ai l'impression de débarquer de Pluton. Ce qu'elle me dit ne fait pas sens du tout. Je la regarde parfaitement désoeuvré et plus le temps passe et plus la situation devient absurde et plus j'ai envie de rire. Une envie de rire qui va devenir incontrôlable. Qui est cette "elle" dont elle me parle? Accepter quoi exactement? Qu'est-ce que je suis pas en droit de faire? Bordel, mais je suis devenu con en l'espace d'une nuit? Qu'est-ce que j'aurais laissé derrière moi? Ben, ça, si j'savais de quoi on m'accusait, je serais ravis d'y répondre.
J'ai pas la moindre idée. Pas la moindre.

Clignements d'yeux de gros débile. Silence pressant, regard noir.... Ah ouais. Regard noir quand même. Celui avec un N majuscules, des lampions et tout le toutim. Elle est pas en colère, elle est FURIEUSE. L'envie de rire revient, je la contiens comme je peux et me calme.

-....Je....

Je renifle, me gratte le nez et me recoiffe. J'ai pas la moindre idée de ce que j'ai à dire, là. J'ai un peu l'impression que quoique je dise, je prendrais une claque. Par principe. Vu le sort qu'elle a fait à ma porte d'entrée et mon interphone, c'est pas ma jolie gueule qui va la retenir.

-C'était obligé, la porte? Non parce que bon. Je vois bien : la colère, les yeux noirs et tout... Mais ma porte. Elle a rien fait, ma porte...

Je me mords un peu les lèvres et hausse les sourcils. Oooooh! Est-ce que c'était à propos de la performeuse? Celle avec qui je me suis un peu oublié la semaine dernière? Belle brune au style incroyable et aux pratiques... Spéciales. Elle avait finit par me proposer un sacré truc. J'avais failli accepter avant de me retracter. J'avais testé la suspension à une époque mais pas par là et j'en avais pas gardé un sentiment impérissable. Très honnêtement, une fois l'alcool dissipé, j'avais été moyen tenté.

-Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah! Mais c'est à propos de çaaaa! Mais, princesse! Jamais j'aurais accepté! Voyons! C'était sous le coup de l'alcool.

Je souris et croise les jambes. Je suis absolument convaincu que le malentendu était désormais derrière nous.

-Tu t'imagines, toi? Refaire de la suspension? C'était chiant comme la mort. Alors oui, j'ai envisagé de le faire quelques minutes. Peut-être une heure, tout au plus. Mais je ne suis pas con à ce point là. Surtout par les testicules, à un moment donné, faut se respecter.

Je tapote à coté de moi, avec un grand sourire.

-Alors, princesse, qu'est-ce que tu racontes de neuf, sinon?

_________________


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Oh, there ain't no rest for the wicked. Money don't grow on trees. I got bills to pay. I got mouths to feed and ain't nothing in this world for free.
No, I can't slow down. I can't hold back though you know I wish I could. No, there ain't no rest for the wicked until we close our eyes for good.– Cage the elephant.

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MessageSujet: Re: Fired Up • Asmodée&Alrune    Mer 7 Fév - 21:45


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Il était là, tranquillement assis dans son canapé à jouer aux jeux vidéos alors que le monde avait commencé à tourner à l’envers et que sa porte d’entrée ne tenait plus sur ses gonds. A le voir comme ça, j’aurais pu parier qu’il ne m’aurait jamais rien dit sur l’incident avec Simone. Cette pensée m’enflamma.
Pire encore : à mesure que les mots chargés de colère s'échappaient de mes lèvres, je voyais l’incompréhension puis une envie de rire à peine contenue monter au visage d’Asmodée, je sentais la furie se manifester à nouveau. Diable, j’allais éclater sa tête contre sa console jusqu’à ce que l’une soit encastrée dans l’autre. 

‹‹ C'était obligé, la porte? Non parce que bon. Je vois bien : la colère, les yeux noirs et tout... Mais ma porte. Elle a rien fait, ma porte... ››

Un grognement de colère presque animal s’échappa d’entre mes lèvres. J’étais sérieuse. Peut être même que je n’avais jamais été aussi sérieuse de ma vie en sa présence. J’étais blessée, déçue, hors de moi. Il avait osé et il se permettait encore de plaisanter ou de faire mine de ne rien comprendre ? Sa tentative de disparaître de la surface de la terre lui semblait elle si futile qu’il l’avait déjà sortie de sa mémoire ? 

Pourtant, soudain, un espoir et comme illuminé par la lumière au bout du tunnel, le visage du blond s’éclaira. Il avait compris. Quelque part, cela me rasséréna, de me dire que ça avait eu de l’importance pour lui, de me dire aussi qu’il avait saisi l’importance que ça avait pour moi. Qu'il n'avait pas juste relégué tout ça à une petite déprime passagère de laquelle il pouvait espéré se sortir dans encombres.

‹‹ Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah! Mais c'est à propos de çaaaa! Mais, princesse! Jamais j'aurais accepté! Voyons! C'était sous le coup de l'alcool. ››

L’alcool ? Simone ne m’avait pas parlé d’alcool. Mes traits de tintèrent d’incompréhension, de doute peut être, tandis que la pensée me traversait que Simone aurait pu moduler l’histoire, l’arranger à sa manière en espérant, d’une manière ou d’une autre, créer un cataclysme qui lui serait profitable. En était elle arrivé là ? Ça ne m’aurait pas beaucoup étonné. En revanche ça aurait parfaitement changé la cible de ma colère.

‹‹ Tu t'imagines, toi? Refaire de la suspension? C'était chiant comme la mort. Alors oui, j'ai envisagé de le faire quelques minutes. Peut-être une heure, tout au plus. Mais je ne suis pas con à ce point là. Surtout par les testicules, à un moment donné, faut se respecter. ››

A ses mots, le doute se transforma en une déception pire encore qu’avant. Il n’avait rien compris du tout, et si mes yeux avaient perdu un peu de leur noirceur avec le court regain d'espoir, ils avaient maintenant de nouveau retrouvé toute leur obscurité.

‹‹  Ne te fous pas de moi ! ››

Le ton était donné. Je n’avais pas hurlé, je n'en avais pas besoin pour me faire entendre, mais ma voix était plus crue que jamais. 
Mon envie de violence prenait des airs de folie, si je ne me retenais pas j’allais bientôt avoir l’air d’une hystérique et la casse ne se limiterait pas au chemin d’entrée. Le reste de ses paroles ne parvint même pas à mes oreilles, ça n’avait plus d'importance, la colère inhibait tout. En un mouvement j’avais saisi la manette de la console, pour être certaine qu’il ne soit pas distrait, pour être certaine qu’il comprenne la gravité de la situation... Peut être aussi parce que j’avais besoin de casser quelque chose... Aussi trivial que ça pouvait paraître pour une personne comme moi, née dans la haute société et ayant gardé des traces d'aristocratie, mais là sauvagerie maîtrisée n’était elle pas le propre des sangs nobles ? Toutes ces guerres, tous ces massacres calculés, n’avaient ils pas tous été perpétrés par des seigneurs se tamponnant les lèvres avec des serviettes de soie ? Dans ma main, le bout de plastique se retrouva bientôt à exploser en miettes, ne laissant pendre à mes doigts repliés qu’un bouquet de fils que j’eus tôt fait de laisser, eux aussi, tomber au sol. 

‹‹  Je parle de ton exorcisme.  ››

Je finis par lâcher à demi mots, car je craignais que parler trop fort ne déchaîne ma rage dans de plus amples mesures et de faire quelque chose que je pourrais regretter plus tard... Mes mains étaient serrées en deux poings alors que mes ongles s’enfonçaient bien trop loin dans ma chaire. Et je restais là, debout devant lui, incapable de savoir ce qu’il fallait réellement faire devant l’inédit de la situation. 
Jamais Asmodée ne m'avait mise dans un état pareil. J'étais perdue. Ne sachant pas si je devais le prendre dans mes bras parce que j'étais heureuse qu'il soit resté sur terre ou si je devais lui coller la raclée de sa vie pour lui enlever définitivement l'idée même de recommencer.

‹‹ Tu sais, la fois où tu as supplié ton assistante de te faire disparaître de la surface de la planète sans demander l'avis de personne.   ››

Encore un murmure, une colère sombre mélangée à une dangereuse peine qui ne faisait de ma voix qu’un souffle, presque un sifflement reptilien. Rien que le formuler me remuait, me dégoûtait.
Ce n'était pas moi qu'il était venu voir, il n'avait même pas essayé de s'en tirer et était directement passé à la solution de facilité. J'aurais pu le sauver. Je l'avais d'ailleurs aidé à la seconde même où j'avais remarqué sa détresse, en participant à la traque de Tobias dont j'étais à l'origine. S'il était venu plus tôt encore j'aurais remué ciel et terre pour sortir mon meilleur ami de sa torpeur. Alors pourquoi m'avait-il fait ça ? Pourquoi s'était-il fait ça ?

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MessageSujet: Re: Fired Up • Asmodée&Alrune    Ven 16 Mar - 22:41

Je sursaute quand elle hurle. Je la dévisage, offusqué comme une petite grand-mère à qui on aurait fait une proposition indécente. Ma manette part en miette ainsi que ma certitude que j'avais cerné le problème. Mon visage est toujours une peinture burlesque du choc guindé de vieils gens. Mais pourquoi elle crie comme ça, lààààà ! Et ma manette, làààààà ! J'étais si près du high score ! C'est indécent de faire des trucs pareils ! Je suis sure que c'est interdit dans les lois démoniaques ! Donnez moi dix secondes, je vérifie.

Mon cerveau dédramatise la situation et tente de reprendre le pouvoir sur une situation qui lui paraît absurde et démesurée. Mais bordel de merde, est-ce que quelqu'un peut m'envoyer un masque pour que je comprenne ce qu'il se passe à la fin ? Non parce que la furie de mon salon n'est pas doué du fabuleux don d'expliciter la situation. Elle a surtout le super pouvoir de tout pété de mon salon et j'ai l'impression que plus je parle et plus elle casse des trucs.

Dans l'expectative, je vais me taire, voir ce que ça donne.

En fait, ça calme rien. Alrune ne parle pas. Elle me fusille du regard. Je me demande si elle va oser me sauter dessus. Un bref sourire étire mes lèvres, j'aimerais bien qu'elle essaie. Juste pour voir, vous savez... Je me demande si sa colère la rend imprudente. Impudente, même. Haha... J'espère qu'elle va essayer.

‹‹  Je parle de ton exorcisme.  ››


Mes yeux se plissent. Ok. Ca me plait moyen, ça. Mon attitude change, je suis beaucoup plus calme, beaucoup plus attentif et je la détaille intensément. Mon exorcisme.

-Est-ce que quelqu'un pourrait rajouter « demande d'exorcisme » dans cette phrase ? A ce que je sache : je n'ai pas été exorcisé.

Je me relève, droit comme un i et je ne la quitte pas des yeux. Je prends à peine le temps de remettre ma veste en place et de passer les mains dans mes cheveux, par réflexe. Simone... Simone a parlé à Alrune. Comment ça se fait ? La dernière fois que j'ai vérifié, ces deux là se détestaient cordialement et, c'est pas que ça m'allait mais ça ne m'inquiétait pas non plus, en fait. Est-ce que ma meilleur amie s'était amusée à en parler à d'autres personnes... A Bélial, par exemple...

‹‹ Tu sais, la fois où tu as supplié ton assistante de te faire disparaître de la surface de la planète sans demander l'avis de personne.   ››

Un léger sourire étire mon visage tandis que je penche la tête, le sourire n'a pas grand chose de charmant, si ça n'est qu'il se trouve sur mon visage. Je n'aime pas ce qu'elle insinue. Elle ne peut pas avoir le beurre, l'argent du beurre et mon cul en prime. Elle a beau l'avoir dit doucement, je le prends comme un affront. Demander l'avis de quelqu'un... ? Pourquoi faire ? Est-ce qu'elle me demandait à chaque fois qu'elle tombait dans le plumard de mon frère ? A chaque fois qu'elle tuait quelqu'un, rapprochant les chasseurs d'elle ? Est-ce qu'elle y réfléchissait seulement... ? Non. Je ne devais rien à personne. Elle comprise dans le lot.

-Pourquoi est-ce que j'aurais demandé ? C'est mon âme, ma descente potentielle en Enfer. Mon choix. Ma décision. Tu t'imagines que je vais venir demander une permission ?

J'ai un rire légèrement agacé et m'approche d'elle. Sa colère a beau  irradiée d'elle et m'avoir scotché au début, elle ne me fait pas peur. Je ne suis pas à un ou deux petits coups près.

-Alrune. Oui, j'ai demandé ça à Simone. Oui, je l'ai envisagé très clairement et pendant de très longues minutes. Que ça ne te plaise pas, je l'entends. Que tu t'imagines que je mettrais tous mes plans à mal, plans qui concernent quelques centaines de démons, parce que ça ne te plait, ça, je ne l'entends pas. Tu sais plutôt bien que je joue à un jeu d'équilibriste, très précis, très sensible et si je le fais, c'est également en sachant parfaitement que je n'ai pas le droit à l'erreur.

Je passe la main dans ses cheveux et plante mon regard azuré dans le sien.

-Et au moment de ma demande, cette soirée devenait la plus monumentale erreur de toute. Elle aurait couté tout ce que j'ai construit et il n'est pas question que ça arrive, princesse. Jamais. Pas pour toi, pas pour moi, pas pour Bélial. Pour personne. J'ai un certain nombre de responsabilités qui exigent que je sois prêt à faire ce genre de sacrifice, que je sois prêt à reconnaître que c'est nécéssaire. Simone a réussi à me calmer, certes et je l'en remercie comme je te remercie de m'avoir fait sortir de mon état larvaire mais, princesse, si je me retrouve dans une situation similaire, aussi dangereuse pour ceux pour qui je travaille, ceux que je protège, je n'hésiterais pas à un seul instant à redemander exactement la même chose.

Je dépose un léger baiser sur ses lèvres. Elle le prendra bien comme elle voudra : une insulte, une preuve de ma dévotion, une attention gentille après des mots durs... Comme elle veut, parce que c'est un peu tout ça à la fois. Je me dirige doucement vers la porte et la remets en place. Elle tient à peu près. Ca fera l'affaire jusqu'au matin. Je lui lance un regard avant de retourner m'asseoir et de la regarder, calmement, fièrement. J'ai la fierté d'un viking et le sens du devoir qui va avec, un sens de l'honneur qui l'accompagne et j'imagine qu'Alrune n'a qu'une vague idée de son étendu parce qu'elle ne sait pas tout et pour le moment, ça n'est pas très grave. Elle n'a pas à savoir, pas tant que l'emprise de Bélial est si grande sur elle. Pas tant qu'il suffit d'un claquement de doigt de la part de mon frère pour la faire chanter, parler, baiser, danser...

-Ce n'était contre personne. Ce n'était pas une lubie. Ce n'était pas non plus un coup de tête. C'était précis, c'était calculé. C'était simplement stratégique. Et oui. Je me souviens de ce que c'est l'Enfer et oui encore, je suis prêt à en passer par là pourvu que ceux sur qui je veille ne subissent pas une erreur stupide de ma part.

Tout à coup, je me détends. Je la regarde, tapote à coté de moi.

-Alors. Est-ce que tu vas faire ta mauvaise tête encore longtemps, princesse, ou bien vas-tu venir boire un verre avec ton vieux poto Asmodée, toujours des votres,  hmmm ? J'ai un excellent Chianti qui devrait te surprendre.

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MessageSujet: Re: Fired Up • Asmodée&Alrune    Lun 19 Mar - 21:31


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Asmodée & Alrune





A l’évocation claire de la raison de ma venue, Asmodée sembla enfin prendre toute cette affaire au sérieux. Peut être soudain trop au sérieux, au vue de la gravité de son visage. Car il avait l’air grave, presque en colère, mais absolument pas désolé. Il n’en avait pas un trait, pas un éclat. 

« Est-ce que quelqu'un pourrait rajouter « demande d'exorcisme » dans cette phrase ? A ce que je sache : je n'ai pas été exorcisé. » 

‹‹  Mais encore heureux !   ››

Pas rassurée : menaçante, parce que si ça avait été le cas je serais venue le chercher par la peau des fesses en Enfer rien que pour l’exorciser moi même une deuxième fois. 
Je suivais mon ami des yeux alors qu’il se relevait de son canapé. Droit, bouillonnant, enfin un reflet - bien que plus maîtrisé - de mon état. Qu’il se rapproche encore et je serais à distance pour lui coller un pain. 

‹‹ Pourquoi est-ce que j'aurais demandé ? C'est mon âme, ma descente potentielle en Enfer. Mon choix. Ma décision. Tu t'imagines que je vais venir demander une permission ? ››

Mon regard se fit presque outré.

‹‹  Bien sur que tu aurais du venir m’en parler ! Asmo on aurait réglé ça ensemble, on peut tout régler ensemble !   ››

Mes paroles avaient perdues quelque peu des accents de colère, pas l’intonation de ma voix, pas mes traits. J’avais envie de le déchirer en petits morceaux à la force de mes mains. Comment osait me balancer ces mots au visage comme si j’étais moins pour lui que sa conseillère bancaire ? 

‹‹  Si les positions avaient été échangées, comment aurais-tu réagis au fait que je demande mon exorcisme à quelqu’un sans même t’en avoir dit un mot ?   ››

Je soutenais son regard, avec dans les yeux comme une lueur de défi. 

« Alrune. Oui j’ai demandé ça à Simone... » 

Asmodée l’humaniste, Asmodée le héros. J’adorais et je détestais cet aspect de lui. Il était à la fois admirable et parfaitement suicidaire. Et je ne pouvais pas supporter le risque de le perdre. Ce « jeu d’équilibriste » comme il disait... J’avais le sentiment d’avoir déjà perdu trop de monde. Trop de personnes que j’aimais. Je retins ma main de se lever à mon ventre. Vers l’enfant que j’aurais du avoir, que j’avais perdu, que je n’aurais plus jamais. Moi qui ne craignais que trop rarement pour ma vie mais qui ne supportait pas que les rares personnes que je portais en mon cœur (et elles étaient vraiment rares) risquent la leur. Ca devenait dramatique, s'en était exaspérant.
Heureusement l'ensemble de ses mots m'énervait trop pour que je continue à sombre dans mes réminiscences. Il était exaspérant, débordant d'un flot continu d'humanité pour un Démon de son âge. N'aurait-il pas dû, depuis le temps, à savoir correctement détester son prochain ? Plutôt qu'à se lancer dans le caritatif intéressé ?
J'allais avancer vers lui pour le faire taire quand il me devança en s'approchant encore.  Un pas de plus et je pourrais lui remettre manuellement les idées en place. Il réduisit la distance et avant que ma main n’ait eu le temps de faire la moitié du chemin, les lèvres de mon ami saisirent les miennes.
Mes doigts retombèrent, ma bouche se retrouva close, réduite au silence. Puis il s’écarta et alla remettre la porte en place. 
Bravo pour le fairplay... Asmodée n’avait pas le droit de m’attendrir, il savait comment je fonctionnais et ne s’en privait pas de l’utiliser à sa faveur et s'il n'était en général pas le seul à jouer sur ce terrain là, j'étais encore trop agitée pour reprendre aussi rapidement mes douces habitudes. J’étais une enfant en colère, une enfant qui n’avait pas eu ce qu’elle voulait, une princesse sans son suffisant d’attention.  Que ce soit en sa présence ou en celle de son frère il m’arrivait de perdre le contrôle, la notion de cohérence ou de retenue. En présence des deux frères je ne savais plus me tenir. Mais si Bélial faisait bien volontairement ce qu’il voulait de moi, je n’allais pas me laisser faire par Asmodée.

‹‹ Ce n'était contre personne. Ce n'était pas une lubie. Ce n'était pas non plus un coup de tête. C'était précis, c'était calculé. C'était simplement stratégique. Et oui. Je me souviens de ce que c'est l'Enfer et oui encore, je suis prêt à en passer par là pourvu que ceux sur qui je veille ne subissent pas une erreur stupide de ma part. ››

Prenant une inspiration, je me mît à afficher un air suffisant, presque froid. 

‹‹  Eh bien la prochaine fois que tu as une lubie comme ça, viens me voir moi !   ››

Encore une saleté qui aurait dû être sifflée du bout de ma langue pour venir frapper comme un poing dans son ventre et qui ne se répercutait finalement que comme l’amie fidèle que j’étais pour lui. Lui seule. 
J’allais dire qu’il aurait dû venir chez moi pour que je lui remette les idées en place, pour lui asséner un coup de pied bien placé pour faire remonter la raison jusqu’à son cerveau, mais à vraiment y réfléchir, ce n’était pas ça. Je poussai un soupire, hésitai un instant, mais les mots étaient déjà sur mes lèvres. Mes yeux cherchèrent les siens, bien que les paroles auraient été plus facilement prononcés si je n’avais pas eu a le regarder en face. 

‹‹  Si tu veux vraiment retourner en Enfer, je préfère que ce soit par mes mains.  ››

Ensuite, j’attendrais le moins de temps possible tout en restant raisonnable, avant de le récupérer. Mais bien sûr, j’osais espérer que cette situation n’aurait jamais lieu. Je ne voulais pas avoir à faire ça, je ne voulais pas vivre en sachant qu’il mourrait à petit feu sans pouvoir réellement rendre l’âme. Je réprimais une nouvelle vague de colère en l'éloignant dans un souffle.

‹‹  Il y a encore quelque chose que je ne comprends pas : pourquoi est ce que j’ai l’impression que je ne sais pas la moitié de ce qui t’a obligé à vouloir ça ? Pourquoi tu me tiens à l’écart ?   ››

Et de quoi... Quelque chose me disait que ça avait un rapport avec Bélial. Si ça ne le concernait pas directement ce serait à cause de ma relation avec lui. Il semblait bien que c’était la seule chose qui pouvait nous séparer Asmodée et moi. Leurs caractères opposés, leurs idéaux contradictoires me mettaient souvent dans des positions bien inconfortables dont je ne voulais pas...

Encore debout mais les poings maintenant relâchés, je vis mon meilleur ami m’indiquer la place à côté de lui. 

« Alors. Est-ce que tu vas faire ta mauvaise tête encore longtemps, princesse, ou bien vas-tu venir boire un verre avec ton vieux poto Asmodée, toujours des votres,  hmmm ? J'ai un excellent Chianti qui devrait te surprendre. » 

Alors ça y était ? La discussion était close pour lui ? Il pourrait bien se donner un semblant de mort quand il voudrait sans même s’en excuser pour les dommages causés ? 
Je m’approchai de lui, lentement. J’aurais pu m’asseoir à ses côtés mais accrochant ses épaules de mes mains, je me glissai à califourchon sur ses cuisses. 
Mes yeux clairs sondant les siens, j’étais trop proche pour parler alors mes mots ne furent qu’un murmure. 

‹‹  Je crois que tu ne te rends pas compte du mal ça me ferait de te perdre, même si ce n’était que pour un moment...   ››

Il était celui qui m’avait sauvé tant de fois, il avait représenté ma famille et ce que j’avais de plus cher dans les pires moments. Peut être lui avait il plus de gens importants que moi à ses côtés. Peut être que ça ne le dérangeait pas de blesser son amie parce qu’elle était bien moins importante que tout le reste, que tous ses idéaux. 
Ce mélange de sentiment m’avait rendue las, mais même la, alors que j’avais réduis à néant la distance entre nous, je continuais à lui tenir fièrement tête sans le quitter du regard. Qu’il essaie seulement encore une fois d’échapper à ma surveillance s’il l’osait !
Glissant doucement mes mains derrière sa nuque je vint déposer un baiser rapide sur sa joue. Parce que c’était comme ça que je m’exprimais le mieux, parce que le toucher, les caresses étaient mon meilleur moyen d’expression 
Peu importait tout ça à la fin, il n’y avait pas grand monde pour qui j’aurais donné de moi, mais pour Asmodée, quoi qu’il fasse je serais toujours là. 

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MessageSujet: Re: Fired Up • Asmodée&Alrune    Ven 23 Mar - 13:52


‹ Mais encore heureux ! ››


Plus je la vois s'énerver, taper du pied et criser, plus je comprends ce qu'il se passe. Elle a la réaction la plus enfantine du monde à une sensation coriace et terrifiante : l'abandon. Cependant, je ne plie pas. Je ne peux pas me permettre de courber l'échine. Pas sur ce sujet. Pas sur la survie de milliers contre le confort d'une seule, quand bien même il s'agisse d'Alrune. Quand bien même je l'aime à en crever. Alors mes yeux se plissent un peu, juste un peu, pour montrer mon agacement à son incompréhension totale de la situation, de ce qu'il s'est passé, ce soir-là, dans la cave.

‹‹ Bien sur que tu aurais du venir m’en parler ! Asmo on aurait réglé ça ensemble, on peut tout régler ensemble ! ››

Vous voyez, c'est ce que je disais. Elle ne sait pas. Comment pourrait-elle? Je suis bien plus son ami qu'elle n'est le mien et ça n'a rien d'un reproche. C'est un simple fait et c'est moi qui ai dû poser ces limites. L'admiration totale qu'elle a pour Bélial est dangereuse. Pour moi, pour elle et même pour lui. Un jour, il la poussera à faire la bêtise de trop, celle pour laquelle je ne pourrais absolument rien faire. En attendant, elle s'imagine me connaitre. Elle s'imagine que la situation était contrôlable, que c'était simplement une petite colère où je n'avais qu'à taper du poing sur la table pour exorciser la grosse méchante ire qui me bouffait petit à petit. Sa phrase tout droit sortie d'un sitcom me fait pouffer de rire et secouer la tête bien malgré moi. Je regarde le plafond et soupire. Je suis déjà fatigué d'expliquer et je n'ai pas encore commencé. Mes yeux ont la couleur de la colère, de la fatigue et de l'ennui. Est-ce qu'il va falloir que j'explique encore une fois que cette colère est incontrôlable? Qu'on ne peut pas me demander quoique ce soit? Je suis agacé par son idée que tout se règle par la force de l'amitié, je reconnais bien là les idées romantiques franco-française de son époque. Et cette époque est très loin et diverge beaucoup de la mienne.

‹‹ Si les positions avaient été échangées, comment aurais-tu réagis au fait que je demande mon exorcisme à quelqu’un sans même t’en avoir dit un mot ? ››

Je la détaille et je me rends compte qu'elle nous croit beaucoup plus semblable que nous ne le sommes en réalité. Un sourire dur sur le visage, je lui réponds avec toute la patience du monde mais je sens bien que la pression monte et que cette discussion va très vite m'agacer.

-J'aurais commencé par me demander si tu avais eu la possibilité de venir me voir. Et je te le dis tout net, Alrune, histoire que tu comprennes parfaitement la situation. Je ne sortais pas de cette cave avec l'intention de venir te voir. Je ne sortais pas en me disant que tu pourrais m'aider. Je n'avais pas besoin d'aide. J'étais furieux, c'était jouissif, délicieux et je n'avais aucune envie que ça s'arrête. Aucune. Les rares moments de lucidité que j'ai eu ont été mis à profit en demandant Simone pour qu'elle se mette en sécurité, fasse en sorte que je ne sois pas un danger pendant le temps où j'avais encore assez de contrôle pour ne pas bouger le temps qu'elle m'exorcise. Je crois que tu ne comprends pas ce que ça signifie chez moi "être en colère", tu m'as à peine vu agacé, Alrune. Si les positions avaient été échangées et que tu avais été à ma place, avec ce petit cadeau de l'Enfer, j'aurais compris ta demande. J'aurais été en colère, certes. Mais j'aurais compris.

Et je continue ma longue diatribe d'explications, encore et encore. Je vois bien qu'elle est inutile, qu'Alrune n'écoute pas. Elle est juste mécontente que je n'ai pas pensé à elle, qu'à cet instant, j'ai préféré prendre une décision qui ne l'incluait pas, qui la laissait en dehors. Le fait est que je l'aime profondément, sans doute plus que ma propre vie, mais il y a des choses contre lesquelles elle ne gagne pas. Le devoir de protection que j'ai envers mes protégés passe avant tout et ce même si j'aimerais qu'il en soit autrement. Je m'astreins à cette règle absolue parce que sans elle, ce que j'ai entrepris n'a aucun sens, je suis un autre Thaddeus et ça ne me convient pas.
Je décide de l'embrasser, pourvu que ça ai un quelconque effet et visiblement, la colère retombe mais Alrune prend son air suffisant et mon sourire grave se transforme en un sourire crispé, agacé. Je suis pas loin d'avoir envie de la mettre dehors. Elle se conduit comme une enfant qui a décidé que la réalité ne lui allait pas et je n'ai pas la patience, ni la possibilité de lui expliquer pourquoi c'est comme ça et pas autrement. Pas sans trahir mon plus grand secret. Pas sans être sûr que Bélial en entendra parler. Parce que je sais qu'il verra ça comme une trahison, là où je vois la suite de son enseignement, de nos rêves de liberté... Il y du travail et une periode de haine inévitable avant qu'il ne voit mes agissements du bon angle et pour ça, j'ai besoin qu'il se rapproche d'Elehiel. J'ai besoin qu'il s'en approche suffisamment pour regretter sa descente en Enfer, pour s'attrister de sa condition. J'ai besoin qu'il vive au première loge ce que les démons et créatures ou parents de créatures vivent lorsqu'ils viennent me voir pour trouver un refuge, disparaitre et être protéger le plus longtemps possible.

‹‹ Eh bien la prochaine fois que tu as une lubie comme ça, viens me voir moi ! ››

L'air s'electrise à sa petite sortie mais sa voix ne suit pas son attitude dénigrante, j'ai un sourire mauvais sur le visage. Elle n'a pas écouté et je n'ai pas le temps si elle refuse de dialoguer.

-Si tu n'écoutes pas ce que je te dis, ça ne sert à rien que nous discutions, Alrune.

‹‹ Si tu veux vraiment retourner en Enfer, je préfère que ce soit par mes mains. ››

Je m'écarte à nouveau et vais m'asseoir sur le canapé. Je ne réponds pas. Si après tout ça, elle ne comprend pas que c'était loin d'être une question de préférence alors je n'y peux plus rien. Elle est loin d'être bête, elle a simplement décidé qu'elle ne comprendrait pas. Je ne peux rien contre ça. Ma meilleur arme, c'est le silence.

‹‹ Il y a encore quelque chose que je ne comprends pas : pourquoi est ce que j’ai l’impression que je ne sais pas la moitié de ce qui t’a obligé à vouloir ça ? Pourquoi tu me tiens à l’écart ? ››

Je lui réponds par un haussement de sourcils vaguement amusé et décide de changer complètement de discussion. Qu'est-ce que je pourrais bien répondre à ça?... Sans me mettre dans une merde noire alors que ça n'est pas du tout le moment. Je lui parle de vin et je vois bien qu'elle n'est pas contente. Je la laisse approcher et je vois que sa démarche a changée. elle est sensuelle, lente. Je sais ce qu'elle va faire avant même que sa main vienne se loger sur mon épaule. Un demi-sourire s'affiche sur mon visage. Elle ne le sait pas encore mais j'ai gagné. Elle ressent le besoin d'être tactile pour se faire comprendre. Pour communiquer. C'est la preuve que j'ai déjà gagné. Je la laisse s'installer et pousse le vice jusqu'à poser les main sur ses cuisses. Mon pouce caressant délicatement sa peau, je ne cherche pas à échapper à son regard, bien au contraire. Je suis bien évidément échauffé par la posture de ma déesse mais à aucun moment je ne perds de vue ceci : elle ne sait plus quoi faire pour avoir mon attention. Cette position, calculée pour me mettre au supplice, n'est pas faite par stratégie. Elle est faite en désespoir de cause. Elle est là, assise sur mes genoux, séductrice, parce qu'elle ne sait plus quoi faire. Les mots à peine soufflés qui s'en suivent ne font qu'affirmer ce que je sais déjà.

‹‹ Je crois que tu ne te rends pas compte du mal ça me ferait de te perdre, même si ce n’était que pour un moment... ››

Mon sourire se fait plus doux, plus charmeur alors que je me décolle avec la lenteur du diable du dossier. J'embrasse doucement son poignet puis son bras et son avant bras. La remontée jusqu'à son cou est longue et calculée pour la mettre à bout de nerfs d'une manière différente. Arrivé à son oreille, je murmure d'une voix chaude.

-Et moi, je crois que tu ne te rends pas compte à quel point ça m'aurait peiné de te laisser derrière, princesse. Même si c'était pour les meilleurs raisons du monde.

Je m'écarte et pose la main sur son visage. Mon regard est fixé sur elle et omet tout le reste. Je lui donne ce qu'elle veut : mon attention inaltérable. Je lui souris doucement en laissant ma main glisser le long de sa mâchoire jusqu'à son cou avant de dessiner ses formes avec une lenteur inexorable. Ce n'est qu'arrivé à son flanc que je me redresse pour lui voler un baiser beaucoup plus sauvage que le premier. Je m'écarte au moment où elle me rend le baiser et lui souris à nouveau, joueur. J'ajoute simplement.

-Si tu dois retenir une chose : je n'irais jamais te faire de mal, princesse, sauf si cette douleur est la conséquence d'un devoir qu'il m'est tenu de remplir. A part cela, princesse, tu as ma complète et totale attention.

Je m'arrête là avant de trop en dire, avant d'être stupide et ridicule. Avant d'outre-passer la limite qui fait que cette relation m'est supportable. Je viens juste flatter son flanc, la flatter elle. Je traduis en action, utilisant son langage de prédilection pour lui démontrer ce que je viens de lui dire, mots pour mots, même ceux que j'ai tu.

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MessageSujet: Re: Fired Up • Asmodée&Alrune    Dim 25 Mar - 20:17


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Il était là, à parler, à juger, à s’agacer. Il me regardait de haut comme un adulte se serait adressé à un enfant qui ne comprenait rien. Mais comment pouvais je comprendre si on ne m’expliquait rien ? Qui était réellement l'enfant, entre celle qui s’exaspérait de ne pas se faire comprendre et celui qui cachait ses vilains petits secrets derrière des mots cassants et froids ? Et puis je me rendais à l'évidence : je ne pourrais jamais totalement le comprendre, car il y avait des points sur lesquels nous étions radicalement opposés et cela me semblait parfaitement immuable...
De toute manière, il était inutile d’insister, Asmodée ne me parlerait pas de la raison de sa volonté d’exorcisme, pas ce soir. Il préférait resté muré dans sa colère, après tout c’était son échappatoire à lui, tout comme la luxure était le mien. Alors comme continuer cette petite mésentente avec mon ami n’était plus dans mes plans de la soirée et qu’il était inutile de se battre contre le mufle borné qu’était Asmo, j’employais mes propres moyens pour calmer le jeu, pour m’expliquer à ma manière, réinstaurant une atmosphère plus respirable, plus proche de ce dont nous avions l’habitude. 
Cette bataille était perdue mais je n'allais pas arrêter la guerre. Ce n'était qu'une trêve je me disais, mais après tout je n'avais jamais été un Démon de la discorde, je n'avais jamais eu de tendances bagarreuses, j'avais beau être la plus égoïste de nous deux, j'étais plus pour le rassemblement des corps dans une danse bien plus sensuelle qu'agressive. Donc j'étais le Démon de la luxure égoïste et lui le Démon de la colère altruiste. Il y avait vraiment des choses qui ne tournaient pas rond en ce bas monde...

Me positionnant au dessus d'Asmodée je capitulai donc pour un contact plus charnel, plus doux qui me convenait bien mieux. M'abandonnant à sa réponse caressante, suivant des yeux le tracé insoutenablement délicieux de ses lèvres sur ma peau, bien que cela avait quelque chose de quelque peu inhabituel.

‹‹ Et moi, je crois que tu ne te rends pas compte à quel point ça m'aurait peiné de te laisser derrière, princesse. Même si c'était pour les meilleurs raisons du monde. ››

Une petite moue se dessina sur mes lèvres. Peut-être que je le croyais. Peut-être que je ne le croyais pas. Je ne l'avais pas encore décidé quand les lèvres d'Asmodée virent prendre les miennes. Ce n'était pas qu'une caresse rapide comme nous en avions l'habitude, c'était une étreinte plus forte, plus saisissante.
Il n’y avait jamais rien eu entre nous. Jamais plus que quelques embrassades innocentes et de la tendresse. Peut-être un peu de jeux de séduction de temps en temps, mais strictement rien de sérieux. Il était mon ami alors il n’y pouvait en être autrement. 
Je fut donc étonnée de sa réponse si ardente, fermant les yeux dans un automatisme incontrôlable alors que ses lèvres brûlaient les miennes. Ça devait être les restants de sa colère, ça devrait n’être qu’un mécanisme de distraction pour finir de me détourner de tout ce qu’il me cachait. Mais déjà il se détachait de moi, au moment même où je remarquais que mes mains étaient venues agripper sa nuque.

‹‹ Si tu dois retenir une chose : je n'irais jamais te faire de mal, princesse, sauf si cette douleur est la conséquence d'un devoir qu'il m'est tenu de remplir. A part cela, princesse, tu as ma complète et totale attention. ››

Mes sourcils se froncèrent un peu, l'espace d'un instant.

‹‹ Des paroles, des paroles... ››

Avant qu'un sourire amusée ne vienne se dessiner sur mes traits, ayant retrouvé quelque peu ma malice en sous-entendant qu'Asmodée pourrait me faire me faire du mal ou avoir de la peine de m'abandonner pour ses idéaux, peu importe ce qu'il comprendrait. De toute manière, il devait savoir que je n'étais pas sérieuse, il avait déjà tant fait pour moi et il savait que je lui en était éternellement reconnaissante. Ma fidélité n'allait pas à n'importe qui.
Puis retrouvant un semblant de sérieux.

‹‹ Un jour un faudra que tu me parles de tes « devoirs ». C'est un comble d'être une de tes meilleurs informatrices alors que tu es toi même un grand mystère pour moi. ››

Mes doigts se décrochèrent doucement de sa peau pour venir se reposer sagement sur ses épaules, non sans avoir caressé sa joue au passage. Dans ma poitrine, mon cœur battait encore trop fort – sûrement les restes de mon énervement. Me reculant un peu plus sur ses genoux, je considérai davantage mon ami.

‹‹ Et tu ferais bien de ne pas me faire de mal. Tu sais que je peux mordre aussi, n'est-ce pas ? ››

Ca aurait pu être une menace si j'avais su être crédible, encore perchée au dessus de lui, les lèvres échauffées par sa fouge.
Mais encore une fois, ce n'était pas ce genre de relation que nous avions, ce n'était pas une situation normale, je le ressentais au fond de moi clairement.
Me décrochant donc parfaitement de lui, je me glissai à côté d'Asmodée sur le canapé, les jambes repliées sous moi, rompant ainsi tout contact.

‹‹ Maintenant que tout est dit... J'ai cru t'entendre dire quelque chose sur un certain Chianti dont j'adorerais faire la connaissance... ››


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MessageSujet: Re: Fired Up • Asmodée&Alrune    Mer 2 Mai - 16:36

On avait troqué la harpie contre Alrune la séductrice. C’était toujours aussi hallucinant quand ça arrivait. J’en suis satisfait. Je préfère ça même si plus tard, je vais morfler. .Bien évidemment, je craque et je l’embrasse. Je ne l’ai jamais embrassé comme ça et si je sens des mouvements de surprises, les mains qui s’agrippent à ma nuque me font autant d’effet qu’elles ne me font réaliser ce qui est en train de se passer. Je me suis bien laissé aller. C’était stupide et ça n’est pas non plus comme si Alrune risquait d’avoir envie de moi. Dans son esprit, tout ça est très clair et je le sais bien. Elle l’a longtemps répéter, encore et encore. Difficile de se faire longtemps des films dans ces cas-là. Bon, je suis perturbé par ses mains dans mon cou, c’est certain. Pourquoi a-t-elle réagi comme ça et non pas par un rejet pur et simple ? Mystère. Pendant que je me creuse la tête, je continue la conversation, l’air de rien et je lui précise le fond de ma pensée : elle passera toujours avant le tout-venant et un bon nombre de gens, en revanche mes devoirs passent avant tout.



‹‹  Des paroles, des paroles... ››





Elle ne pense pas un seul instant que je pourrais envisager de lui faire du mal et son sourire malicieux le montre, j’y réponds par un demi sourire et un haussement de sourcils entendus Je prends le temps de la rassurer, j’en ferais moins pour dompter un lion affamé mais c’est différent, c’est Alrune. J’ai encore l’impression que ses mains sont dans ma nuque. C’est ridicule… Je me prends à espérer qu’elle les remette, ses mains. Mais ça serait se complaire dans quelque chose qui n’existe pas et je le sais.

‹‹  Un jour un faudra que tu me parles de tes « devoirs ». C'est un comble d'être une de tes meilleurs informatrices alors que tu es toi même un grand mystère pour moi. ››

               Je la détaille un moment. Mes devoirs… C’est une longue histoire et c’est toujours compliqué. C’est contradictoire et ma volonté de les accomplir me vient d’un passé lointain, même pour une bicentenaire comme Alrune. Difficile d’expliquer à cette jeune femme éprise de celui qui pourchasse ceux que je protège que je ne suis pas aussi loyal qu’elle pourrait le vouloir envers l’Enfer, envers nos maîtres auto-proclamés et envers mon frère. C’est un pas que je ne suis pas prêt à franchir justement parce qu’il mettrait en danger ceux que j’ai promis de protéger. Ca ne me dérange pas qu’elle cherche à savoir, ça me flatte même un peu. Elle s’intéresse à ce que je fais et s’inquiète plus que ce que je pensais. On ne peut pas dire que je trouve ça désagréable. Je finis par lui sourire doucement et haussa les épaules.



-Hoho, madame pense que je vais livrer tous mes secrets comme ça ? Comment je reste ténébreux et mystérieux si j’ai plus de secrets ! Je le savais bien que tu voulais nuire à mon charisme, princesse !

Je ris un peu alors qu’elle rompt le contact. Elle se love dans le canapé, comme un chat, les genoux repliés sous elle. Une caresse et le charme est rompu. C’était agréable jusque-là mais c’est déplaisant maintenant, inquiétant, même. J’ai la sensation que je pourrais me pencher à nouveau et l’embrasser mais je sais que je récolterais un nouveau rejet. Pas la peine de m’infliger ça. J’inspire tranquillement les restes du parfum. Alrune est rassurée visiblement, c’est tout ce qui compte. La princesse est paisible désormais.



‹‹  Et tu ferais bien de ne pas me faire de mal. Tu sais que je peux mordre aussi, n'est-ce pas ? ››

J’éclate de rire et la détaille. Si je sais qu’elle mord ? Je l’ai vu arraché des lambeaux de peau entière à l’aide du fouet que je lui ai offert. C’était une blague à la base. Elle est devenue très forte à ce petit jeu, à tel point que les rares initiés qui la connaissent savent que c’est son arme de prédilection, celle avec laquelle elle a maté des rébellions entières quand son talent naturel ne suffisait pas. J’ai beau aimé la protéger, c’est une femme forte qui n’a pas spécialement besoin de qui que ce soit pour ça, pour peu qu’elle soit en rogne.



-Je ne sais pas si c’est toi ou ton fouet qui mord mais dans les deux cas, j’aime ma peau intacte, merci bien. Ou alors dans des conditions particulières. Tiens d’ailleurs, une fois, j’ai rencontré un jeune homme capable de faire des tracés remarquables rien qu’avec les dents. Sincèrement, c’était presque dommage de se soigner si vite. Bon accessoirement, il était capable de bien d’autres prouesses, on avait passé une sacrée cool semaine.

Alors qu’elle me rappelait qu’il y avait du Chianti, je me levais pour aller la chercher et la lui tendit tranquillement pour que ses yeux avertis puissent apprécier la cuvée. Elle m’avait couté un bras, elle avait intérêt à être délicieuse à défaut de quoi j’allais vite devenir morose.



-Dis-moi, princesse. Comment se fait-il que Simone et toi vous vous soyez retrouvées dans la même pièce suffisamment longtemps pour parler de tout ça ?

La colère initiale contre ma secretaire s’était transformé en une inquiétude empreinte de tendresse. Si Simone en était venu à parler de ça à ce qu’elle considérait comme sa pire ennemie, c’est qu’elle devait vraiment être à bout.
Il faudrait que je m’occupe de ça…
J’allais chercher deux verres à pied et la laissa servir. Continuant sur le ton de la conversation je finis par dire.



-Oh et j’ai entendu dire que tu étais partie en mission avec Bélial ? Alors dis-moi, comment ça s’est passé ?




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MessageSujet: Re: Fired Up • Asmodée&Alrune    Dim 6 Mai - 22:20


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Asmodée était comme mon frère. Il me semblait que ce soir je me devais de le répéter. Il savait tout de moi, sûrement plus encore que je n'en savais pour lui. Il était mon meilleur ami, mon conseiller, l'épaule sur laquelle il m'était arrivé de pleurer. Il connaissait ma vie sexuelle sûrement aussi bien que moi et je pouvais me venter d'avoir également accueillit un grand nombre de ses confidences. Et en échange de tout ce qu'il me donnait, je m'efforçais d'être une amie dévouée. Terriblement dévouée. Une informatrice hors paire et une alliée infaillible, en toutes circonstances. Quoi qu'il en soit, notre relation s'arrêtait là. Je n'avais jamais imaginé plus que cette formidable amitié que j'entretenais avec Asmo. Pour quoi faire ? De toute façon nous n'avions pas ce genre de lien là. Ni de son côté, ni du mien et c'était sûrement pour ça que cette entente fonctionnait si bien.

‹‹ Hoho, madame pense que je vais livrer tous mes secrets comme ça ? Comment je reste ténébreux et mystérieux si j’ai plus de secrets ! Je le savais bien que tu voulais nuire à mon charisme, princesse ! ››

Un rire s'échappa d'entre mes lèvres.

‹‹ Le jour où ton charisme aura arrêté de faire des ravages je pense que ça passera aux informations ! En attendant, tu as une meilleure amie qui aimerait bien être un peu moins mise de côté quand tu auras retrouvé de ton précieux temps pour lui faire à nouveau confiance... ››

Mais après tout, rien ne pressait, nous avions l'éternité devant nous. Moi je n'avais pas une éternité de patience devant moi, mais enfin ça, c'était une autre histoire... J'en profitais tout de même pour assener une petite menace, comme ça, mine de rien.

‹‹ Je ne sais pas si c’est toi ou ton fouet qui mord mais dans les deux cas, j’aime ma peau intacte, merci bien. Ou alors dans des conditions particulières. Tiens d’ailleurs, une fois, j’ai rencontré un jeune homme capable de faire des tracés remarquables rien qu’avec les dents. Sincèrement, c’était presque dommage de se soigner si vite. Bon accessoirement, il était capable de bien d’autres prouesses, on avait passé une sacrée cool semaine. ››

Et de nouveau ce sourire qui ne savait plus quitter mes lèvres dès lors que j'étais en compagnie de mon ami. Une seule petite discussion animée et nos conversations légères me manquaient comme si nous n'en avions pas eu depuis des mois. Une enfant, je n'étais rien d'autre et ça m'allait très bien.

‹‹ Tu aimes ta peau intacte... ››

J'étirais un peu les bras au dessus de ma tête.

‹‹ A d'autres ! ››

Comme si à notre niveau, nous n'avions pas déjà testé une myriades de choses parfois enflammées, parfois glacées, mêlant la souffrance au plaisir... Nous faisant subir des douleurs que seuls nos organismes démoniaques savaient supporter. Et pourtant je continuais à me délecter d'un simple baiser, d'une seule caresse. Je ne savais pas me lasser. Jamais.
Comme je ne savais pas me lasser de l'alcool ni de ses effets. A se demander si finalement, je n'étais pas le Démon de la boisson... A la vue de la bouteille que me présentait le beau blond, je me mis quasiment à frétiller d'impatience. C'était une sacrée bouteille... Asmodée devait vraiment avoir un paquet de choses à me cacher pour sortir une cuvée pareille.
Allais-je me laisser avoir par une bonne bouteille et ses jolis yeux ? Certainement pas, mais en revanche j'allais en profiter largement tout en gardant en tête qu'il me restait tout un tas de choses à apprendre de la part de mon acolyte cachotier.

‹‹ Dis-moi, princesse. Comment se fait-il que Simone et toi vous vous soyez retrouvées dans la même pièce suffisamment longtemps pour parler de tout ça ? ››

Observant attentionnement le Démon, je saisis la bouteille et les verrerie qu'il me tendait pour nous servir deux verres, remplis à la perfection. Un vieux réflexe français, il y avait des choses dont on ne se séparait pas facilement.

‹‹ L’ascenseur de la mairie, il est resté bloqué. ››

Tendant son verre à mon ami, je pris le mien avant de me laisser enlacer par le canapé.

‹‹ Ton assistante est vraiment magnifique. C'est un peu dommage qu'elle me déteste autant... ››

Quoi que je savais par expérience que les personnes qui se détestaient pouvaient faire de merveilleux amants... Surtout sous le coup du whisky. Ravie de cette pensée qui raviva quelques souvenirs encore brûlants, je pris une gorgée du breuvage aux notes sanguinaires. Fermant un instant les yeux sous le délice que me procurait la boisson.

‹‹ Oh et j’ai entendu dire que tu étais partie en mission avec Bélial ? Alors dis-moi, comment ça s’est passé ? ››

A ce moment là, je me redressai, mon verre à peine entamé en main. Oubliant momentanément le plaisir que je ressentais au contact du liquide pour sauter gaiement sur mon sujet préféré. Allant même jusqu'à poser le Chianti sur la table.
Me lançant alors comme un faon dans un champ de blé, je me laissai aller à raconter dans ses grandes lignes la mission à Asmodée. Et que son frère était toujours aussi froid, mais toujours aussi plaisant. Qu'il avait sourit à un moment. Je l'avais fait sourire. Et quand je voyais ce sourire là, il m'étais juste impossible de résister.

‹‹ Tu sais comment je suis quand il me regarde comme ça... ››

Un nouveau rire s'échappa d'entre mes lèvres alors que je m'étais mise en tailleur sur le canapé, face à mon meilleur ami.

‹‹ Tu as eu des nouvelles de Bélial d'ailleurs entre temps ? ››

Les yeux brillants d'impatience, mes doigts jouants distraitement avec une mèche de mes cheveux.


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MessageSujet: Re: Fired Up • Asmodée&Alrune    Dim 13 Mai - 11:56

‹‹ Le jour où ton charisme aura arrêté de faire des ravages je pense que ça passera aux informations ! En attendant, tu as une meilleure amie qui aimerait bien être un peu moins mise de côté quand tu auras retrouvé de ton précieux temps pour lui faire à nouveau confiance... ›

J'entends ce qu'elle me dit et elle est si persuadée que je peux lui faire confiance que j'ai envie de tout lui raconter, là, maintenant. Pourtant je sais qu'entre son allégeance à moi et son allégeance à Bélial, l'une prévaut sur l'autre et ça n'est pas moi qui risque de gagner. Dans la tête d'Alrune, je suis certes son meilleur ami mais je suis surtout le petit frère intello du grand et beau Bélial. Ce qui me fait une belle jambe, en plus de me faire complètement chier. Du coup, un peu malgré moi, je souris mais ne ris pas. Ma meilleure amie risquerait de me vendre en plus de s'attirer la colère de Bélial et je sais parfaitement qu'il ne sera pas tendre. Il ne prendra pas le risque, il sait que nous sommes proche et il ne laissera pas une personne possiblement infectée par mes idées dissidentes sans lui faire faire un petit tour en enfer pour la nettoyer un peu et ça, ça m'est intolérable.

-C'est moins une question de confiance qu'une question de sécurité, princesse. Je t'en demande beaucoup et je mets tes nerfs à rude épreuve, je sais bien. J'en suis désolé mais pour le moment, c'est mieux comme ça.

La réponse ne lui plait sans doute pas mais pour l'instant, c'est la seule que je peux lui apporter. Histoire de marquer le coup, Alrune me gratifie d'une petite menace à laquelle je réponds par une pirouette. Son grand sourire m'apprend qu'elle s'en fiche, sa réponse qu'elle marche et que les conversations sérieuses sont à peu près fini.

‹‹ Tu aimes ta peau intacte... ››


Je dodeline de la tête d'un air emprunté. Le visage grave alors que je la vois à deux doigts de se marrer.

‹‹ A d'autres ! ››

J'éclate de rire et hausse les épaules. C'est vrai que j'ai  eu mes heures et qu'à l'occasion ça ne me déplait pas. J'aime autant être le bourreau que la victime. Les changements de rapport de force, c'est toujours intéressant.

-Oh pitié, darling. Je cicatrise trop vite pour m'en soucier ! Cela étant dit, la peau de mes fesses est sacrée et ton petit instrument est très bien lorsqu'il s'occupe des fesses de quelqu'un d'autres.


Ca faisait beaucoup de « fesses » dans une seule phrase, ça. Enfin bon. Toujours est-il qu'avant de parler d'autre chose définitivement, j'aimerais savoir une petite chose. Pourquoi mon assistante a-t-elle raconter tout ça à Alrune, déjà ? Je laisse la Française servir le vin. De toute façon, si j'ai le malheur de le faire de travers, je vais me faire couper en deux et j'ai déjà éviter l’émasculation tout à l'heure. Je ne vais certainement pas risquer deux fois ma peau pour du vin. Pendant qu'elle verse et me répond, je ne peux m'empecher d'admirer sa posture, ses courbes, sa délicatesse, la façon dont elle porte la bouteille, verse le liquide avec concentration. Elle est diablement belle, ma déesse... En attendant, la réponse à mes questions est tellement simple que s'en est presque triste : Alrune et Simone coincées dans un ascenseur... Bien évidemment que le sujet qui finit par émerger porte mon nom... J'aurais dû y penser.

‹‹ Ton assistante est vraiment magnifique. C'est un peu dommage qu'elle me déteste autant... ››

Je prend le verre qu'elle me tend avant de la regarder, légèrement reculé, je la fixe en vrai. Je connais Alrune et je vois bien qu'elle se taperait bien une petite tranche de Simone. Bordel de merde, non. Je n'arrive pas à empecher mon cerveau de tourner la scène et j'ai autant envie d'éclater de rire que de sangloter comme un chérubin. Je bois tranquillement à mon verre avant de dire.

-Epargne toi un mouflet, princesse. N'essaie pas. Et accessoirement, j'aimerais ne pas imaginer mon assistante coucher avec ma meilleur amie, là j'avoue que c'est étrange. Et oui, mon assistante précédente, que tu t'es envoyé de noooombreuses fois, c'est différent. Et non, je ne saurais pas te dire pourquoi. Et oui, je suis sûre que votre relation haineuse ne finira pas dans un pieu, ou alors pas ce genre de pieu.

Je pouffe de rire et finis par la lancer sur Bélial. Bien entendu, elle est inextinguible sur le sujet. Je nous reverse verre sur verre pendant qu'elle me raconte l'énième regard sauvage que Bélial lui a lancé à ce moment précis et fait semblant de tomber raide endormi, j'émets même un ronflement sonore avant de les rouvrir et de lui lancer un clin d'oeil.

-Oui, je sais comment tu es quand il te regarde comme ça. Je suis aux premières loges, j'te rappelle. Alala, mais qu'est-ce qu'on va faire de toi ?

Ben moi, pas grand chose déjà. C'était une idée de merde ma question. J'ai sifflé la bouteille de pinard et j'ai très envie de sortir ce bon petit rhum récupéré dans les caves perso de Tobias que j'ai généreusement pillé. Je me lève donc et vais chercher ça. Je ne m’embarrasse pas de me servir un unique et malheureux verre: je ramène la bouteille et deux verres, je ne dévisserais pas mon cul de ce foutu canapé sans être fin bourré. Merci bien.

‹‹ Tu as eu des nouvelles de Bélial d'ailleurs entre temps ? ››

Si j'ai des nouvelles de Bélial... ? Bien sur que j'en ai. Je me verse un grand verre et fais tourner le liquide ambré tranquillement. Alrune ressemble à une droguée qui attend son fixe. Je soupire et hausse les épaules.

-Oui, j'en ai. Il est occupé, en ce moment. Il essaie de remonter la piste des démons renégats et de tuer sa fille aussi malgré ma demande de ne pas le faire. La semaine dernière, il l'a encastré dans un mur. Dans le mur de mon club, pour être exact. J'adore quand il me fait perdre de l'argent comme ça. Sinon, pas grand chose de différent de d'habitude pour lui. La routine. J'ai eu de ses nouvelles, il y a trois jours. Il voulait des renseignements sur un type.

Comme si il se pointait pour quoique ce soit d'autre que des faveurs, des informations ou un nouvel ordre de merde. C'est à croire que mon frère s'est transformé en bon petit soldat. Je pense que la lassitude s'entend dans ma voix mais je m'en fiche un peu. D'ici qu'Alrune ne la calcule pas de toute façon, trop contente qu'on parle de son beau Bélial. Je vide mon verre et putain qu'il est bon ce rhum.

-Pas mécontent de l'avoir récupéré, celui-là. Délicieux. Tu devrais gouter. Moi en tout cas, j'm'en ressers un verre.

J'attends pas la réponse et lui verse un verre avant de remplir le mien.

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MessageSujet: Re: Fired Up • Asmodée&Alrune    Jeu 24 Mai - 20:54


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« C'est moins une question de confiance qu'une question de sécurité, princesse. Je t'en demande beaucoup et je mets tes nerfs à rude épreuve, je sais bien. J'en suis désolé mais pour le moment, c'est mieux comme ça. »

« Pour le moment » je répétai. Je n’étais pas une grande fan de ce genre de formule ouverte a durée indéterminée qui promettait une attente à laquelle je ne pourrais même pas mettre de compte à rebours. 
Affichant une mine boudeuse, je fis ce qu’une princesse digne de ce nom savait faire : bouder pour ce qu’on ne lui donnait pas. Même si ça ne changeait rien, c’était pour le geste. De toute manière, je n’étais pas vraiment contrariée. Je savais que mon mal devrait être prit en patience et que rien de ce que j’y ferais ne pourrait changer ça. A la limite, je n’étais pas mauvaise en torture, mais Asmodée aimerait sûrement beaucoup, trop peu importait ce que je pourrais lui infliger et ça n’aurait strictement aucun effet. 

« Oh pitié, darling. Je cicatrise trop vite pour m'en soucier ! Cela étant dit, la peau de mes fesses est sacrée et ton petit instrument est très bien lorsqu'il s'occupe des fesses de quelqu'un d'autres. » 

Un regard malicieux se releva soudain vers mon ami.

‹‹ Hum, la peau de tes fesses. C’est donc ça le talon d’Achille du grand Asmodée ! Comment n’ai-je pas pu le découvrir avant ? ››

J'en aurais presque gloussé si le cri d'une oie avait été digne de franchir mes lèvres. Je me contentais donc d'un petit rire amusé en ne cessant plus d'observer Asmodée. Et le sujet suivant n'enleva rien à mon sourire. La belle Simone, la dangereuse et magnifique Simone.

‹‹ Epargne toi un mouflet, princesse. N'essaie pas. Et accessoirement, j'aimerais ne pas imaginer mon assistante coucher avec ma meilleur amie, là j'avoue que c'est étrange. Et oui, mon assistante précédente, que tu t'es envoyé de noooombreuses fois, c'est différent. Et non, je ne saurais pas te dire pourquoi. Et oui, je suis sûre que votre relation haineuse ne finira pas dans un pieu, ou alors pas ce genre de pieu. ››

Evidemment il n'y aurait rien. Et évidemment qu'elle préfèrerait me voir en Enfer et y rester... Alors j’aurais voulu répondre « je sais » mais c’est : 

‹‹ On ne sait jamais.  ››

Qui s’échappa de mes lèvres accompagné d’un clin d’œil. Mais le sujet de Simone ne pouvait pas rester une plaisanterie bien longtemps. Malgré tout...

‹‹ Mais enfin si c’est chasse gardée je te promets de ne plus jamais même envisager quoi que ce soit.  ››

Je n’avais pas pu m’empêcher, j’aimais trop jouer avec le feu, provoquer Asmo, voir sur quels terrains je pouvais aller avec lui. Bien sûr il m’avait déjà dit de nombreuses fois qu’il n’y avait rien avec sa secrétaire, et je le croyais. Mais Simone n’était pas non plus comme toutes les autres. Elle était spéciale. 
Et puis le sujet dériva. Tomba sur Bélial. Mon sujet préféré. J’en étais ravie, j’en étais souriante au possible. Et quasiment intarissable... jusqu’à ce que je vois Asmodée s’affaler sur le canapé et faire semblant de dormir profondément. Attrapant le coussin le plus proche, je le lançai dans sa direction en poussant un petit grognement farouche, avant de terminer mon éloge.

« Oui, je sais comment tu es quand il te regarde comme ça. Je suis aux premières loges, j'te rappelle. Alala, mais qu'est-ce qu'on va faire de toi ? »

En seule réponse un sourire ravi, complice, lourdement chargé en sous entendus. Oh je voulais qu’on fasse plein de choses de moi, surtout si c’était fait des mains de Bélial et Asmodée le savait, je n’avais rien à ajouter. 
En revanche il me tardait d’avoir des nouvelles du beau démon. Ce que je me pressais donc de demander alors que ma source d’informations préférée venait de se lever pour ramener ce qui semblait être une belle bouteille de rhum. Il fallait croire que le beau blond avait prévu un rythme bien plus cadencé que ce que j’avais imaginé et je finis donc mon verre, non sans en apprécier les dernières gouttes.
Je n’étais jamais contre le fait de boire, surtout pas à outrance, même si ça ne s’était toujours pas soldé en réussites. L’alcool avait tendance à me rendre plus gourmande encore que je ne l’étais déjà - si seulement c’était possible... Alors boire et parler de Bélial, ça promettait d'être passionnant.

« Oui, j'en ai. Il est occupé, en ce moment. Il essaie de remonter la piste des démons renégats et de tuer sa fille aussi malgré ma demande de ne pas le faire. La semaine dernière, il l'a encastré dans un mur. Dans le mur de mon club, pour être exact. J'adore quand il me fait perdre de l'argent comme ça. Sinon, pas grand chose de différent de d'habitude pour lui. La routine. J'ai eu de ses nouvelles, il y a trois jours. Il voulait des renseignements sur un type. » 

M'avançant encore un peu aux paroles de mon ami, je retins avec attention chacune de ses paroles. Deux points retinrent particulièrement mon attention : 

‹‹ Qu’est ce qui se passe avec Elehiel ?  ››

Pas que la bonne humeur et la sympathie de Bélial étaient légendaires, son instinct paternel assurément pas non plus,  mais je me demandais tout de même ce qu’il pouvait avoir contre elle pour vouloir tuer sa fille. 

‹‹ Et quel homme ?  ››

Redressée avec sur le canapé, plus intéressée que jamais. Tout ce qui obtenait l’attention du démon de la colère obtenait la mienne également. Et des renseignements, il semblait m'en manquer beaucoup les derniers temps. Moi qui avait l'habitude d'être aux sources des nouvelles, j'étais à présent dans une obscurité désagréable et rien savoir de Bélial n'était pas beaucoup mieux que rien savoir d'Asmodée.

‹‹ Désolée pour ton mur d’ailleurs. Moi c’est mon lit qui a beaucoup de mal à tenir. Ma table de cuisine également. Je songe à vivre à la japonaise, tu en penses quoi ?  ››

Avec un sourire, pour changer un peu de sujet, j’étais peut être hypnotisée par le sujet Bélial, mais tout en parlant, je n'avais pas pu m'empêcher de voir qu'Asmodée enchaînait les verres plus vite que d’habitude - et d’habitude c’était déjà rapide. 

‹‹ Pas mécontent de l'avoir récupéré, celui-là. Délicieux. Tu devrais gouter. Moi en tout cas, j'm'en ressers un verre. ››

Le liquide coula rapidement dans mon verre et je m'en saisis presque aussi rapidement. J'avais déjà quelques centilitres de retard sur mon ami et il était hors de question que je me laisse distancer davantage. Le rhum coula sur ma langue, brûla délicieusement ma gorge au passage et me laissa en bouche un goût puissant, comme une vanille brûlante.

‹‹ Tu as raison, il est délicieux ! ››

Un instant j'avais hésité à ne boire qu'une seule gorgée puis à reposer le verre - avec un goût pareil, ça aurait été une abomination que de ne pas en profiter sur plusieurs jours... Mais vu la descente de mon meilleur ami, il semblait bien parti pour liquider la bouteille.
L'alcool fut donc vidée d'une traite et je gardai un instant encore mon verre entre les mains, juste le temps de les faire tourner quelques fois entre mes doigts.

‹‹ On a quelque chose à fêter ? ››


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Fired Up • Asmodée&Alrune

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