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on vous invite à privilégier les fantômes, les médiums et les immunisés psychiques
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 oh gimme that fire, (lenny)

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hunter ○ ultraviolence
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MessageSujet: oh gimme that fire, (lenny)   Lun 29 Jan - 3:47


oh gimme that fire
tj et lenny / Lonely shadows following me. Lonely ghosts come a-calling. Lonely voices talking to me. Sold my soul to the calling. Sold my soul to a sweet melody. Thousand times I've fallen, Thousand voices dead at my feet. – BARNS COURTNEY.

Y avait quelque chose qui clochait, avec celui-là. TJ le sentait, mais il n'aurait su dire quoi. Il se retrouvait pris au piège dans sa chasse, engoncé dans le seul objectif qu'il était capable de se donner : trouver ce qui motivait cet esprit à rester sur Terre, et être capable de l'exterminer. Y avait pas d'entre-deux, y avait pas de raisons de réfléchir à l'épargner. Aux dernières nouvelles, il n'était pourtant même pas certain que l'esprit ait fait de mal à qui que ce soit. Tout ce qu'il savait, c'était qu'il existait. Et rien que pour cela, toute rationalité s'était effacée de sa raison. Les fantômes, ils étaient fait pour rester dans l'Au-Delà, pas pour en sortir. Et c'était son boulot à lui de s'assurer qu'ils y retournent sans faire chier qui que ce soit. Alors quand la rumeur était parvenue à ses oreilles, il avait remonté la piste sans rien dire à personne. Il n'avait pas mêlé Simon, il avait habilement caché à Leia la raison pour laquelle il devrait retarder un peu leur souper spaghetti. Il fallait qu'il règle ça avant - ou au moins en partie. Ça ne pouvait pas attendre. Avec TJ, ça n'attendait jamais.

Il scrute un instant la maison abandonnée. Petit portillon rouillé, sortant à moitié de ses gonds. Un vieil arbre presque mort, planté au milieu du jardin dans la cour. Quand il pousse la petite grille, elle grince à en réveiller le voisinage entier. Ça lui fait serrer des dents, ça le force à vérifier que personne, dans la rue, n'est en train de l'espionner. Mais il est seul. La fin d'après-midi est passée, l'heure du souper approche. Tous doivent être comme Leia - en train de préparer le repas. Lentement, il entre dans le jardin. Il y a tous ses sens qui lui hurlent de se retourner et de s'en aller, il y a son instinct de survie qui essaie de l'étriper. C'est le seul avertissement qu'il trouve pour lui faire comprendre que tout ça, c'est une mauvaise idée. Mais TJ l'ignore, TJ avance dans le jardin sans réfléchir. TJ va se faire tuer, c'est ça que ses tripes lui disent, et c'est ce qu'il refuse d'écouter. C'est pas la première fois qu'elles lui hurlent ça, et jusqu'à présent il s'en est toujours tiré. Pourquoi ce serait différent, cette fois-ci ?

Ses pas le font remonter l'allée, alors qu'il regarde les fenêtres brisées et les planches qui les barrent. Y a quelque chose de sinistre qui s'élève de la maison. Quelque chose qu'il n'arrive pas à identifier, et qui laisse une ligne de frissons tomber le long de son échine. Et si c'était vrai ? Et si, cette fois-ci, c'était vraiment une mauvaise idée ? Il balaye pourtant la pensée, et sa main se pose sur la poignée de la porte. Bien sûr, c'est ouvert, et il entre sans avoir à frapper ou à enfoncer le battant. C'est un bon début, que certains diraient. Ça sent mauvais, que d'autres se méfieraient. Mais TJ, il n'y pense pas. TJ, tout ce qu'il voit, c'est que ça lui fait perdre moins de temps, et qu'il arrivera plus rapidement chez Leia pour bouffer des spaghettis devant un film qu'elle aura choisi. Ignorant. Naïf. Innocent.

Il fait quelques pas dans la maison, son shotgun finalement sorti de son sac, et chargé au gros sel. La dernière fois que le fantôme a fait des siennes, c'était dans ce voisinage. Toutes les maisons situées autour de celles-ci, pour être plus précis. Il était donc logique de commencer par là. C'était le seul truc que toutes les victimes de ces phénomènes paranormaux avaient en commun : leur terrain donnait sur celui-ci. Il essayait de se retourner les éléments de l'affaire dans la tête, TJ. Mais à part ça, il n'avait rien. Personne n'avait vu cet esprit. Personne n'avait été capable de dire ce qu'il voulait, ou d'affirmer qu'il avait blessé quiconque. Il était venu là la tête vide, un simple shotgun entre les mains. Dans une maison qui ne lui disait rien qui vaille, il fallait bien l'admettre. Son cœur continuait de tambouriner davantage qu'à l'accoutumée, et il commençait à s'inquiéter de l'atmosphère lourde qui resserrait son étau autour de lui à chaque seconde.

Ce ne fut qu'au bout de quelques minutes que les peurs flottantes qui l'entouraient devinrent réalité. Alors qu'il avait posé le pied sur la huitième marche de l'escalier pourri qui montait au premier étage, après avoir soigneusement inspecté le rez-de-chaussée, le choc le cueillit au creux de l'estomac sans crier gare. Et il vola à bas des marches, tombant sur le dos. Le choc lui coupa le souffle, et le shotgun dégringola entre les piliers de la rampe, tombant à plusieurs mètres de lui. Aucune marche n'avait craqué, et il ne s'était pas emmêlé les pieds - il le savait. Quelque chose l'avait poussé, violemment. Quelque chose avait voulu le faire tomber, et ce quelque chose avait réussi.

Immobile et grinçant, le souffle toujours coupé par la douleur et les yeux un peu écarquillés, TJ essaya de tourner la tête. Ses yeux virent le fusil posé un peu plus loin, qui oscillait doucement du choc qu'il avait lui aussi subi. Il essaya de se relever, essaya de rouler vers son arme pour retourner s'en emparer. Parce que maintenant, il le savait : quel que soit l'esprit qui l'avait attiré ici, il était capable de blesser. Et bien que sa raison était en train de chercher toutes les explications plausibles à la situation dans laquelle il se trouvait, il lui fallait commencer à envisager celle qui lui déplaisait. Il t'a piégé, TJ. Il t'a piégé, et t'as tout fait pour l'aider.

(c) blue walrus

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MessageSujet: Re: oh gimme that fire, (lenny)   Jeu 1 Fév - 2:36

OH, GIMME THAT FIRE
lenny & TJ
Y’a quelque chose de louche dans cette histoire, et Lenny le sent. Y’a un truc pas naturel, comme un gros nuage noir au-dessus de leurs têtes, qui menace de faire déferler la tempête, un nuage qui annonce quelque chose de gros et de dévastateur. Dans l’air, une drôle d’odeur, comme cette fameuse odeur qu’on sent avant un orage. Quelque chose semble se préparer. Cette affaire n’est pas comme les autres, y’a quelque chose qui cloche, c’est plus gros qu’elle se l’imagine et elle ne devrait pas foncer tête baissée, mais elle ne peut pas s’en empêcher. On dirait qu’il y a un compte à rebours dans sa tête, qu’elle ne peut pas attendre, sinon la bombe va exploser, c’est une question de vie ou de mort, il faut qu’elle se grouille et qu’elle reste à l’affut. Si elle baisse ses gardes ça sera trop tard. Non, y’a quelque chose de pas normal et Lenny le sent jusque dans ses os. Même Eli semble le sentir, il sent la tension, il sent qu’elle s’inquiète, que cette fois ce n’est pas comme d’habitude. Et elle essaie de le rassurer avec des sourires et des haussements d’épaule, mais l’ancien soldat n’est pas dupe, et il est là à chaque détour pour l’accueillir si elle est pour tomber. Mais y’a un bout du chemin qu’elle va devoir faire seule, elle le sait, il le sait. Et il l’accepte. Tout comme elle, malgré la peur qui lui broie les pensées, malgré l’anticipation qui la fait frissonner la nuit dans ses rêves. Pour une fois c’est elle qui fait les cauchemars, elle qui se réveille en sueurs, elle qui est comme un chien à l’approche de la tempête.

Elle a laissé Eli à l’appartement, un livre à la main, pour aller jeter un coup d’œil à cette fameuse maison qui semblait constamment revenir dans ses recherches. Elle a dû le convaincre de ne pas venir, qu’elle y allait juste pour faire du repérage, qu’elle s’armait juste par précaution et qu’elle n’entrerait probablement même pas. Juste pour se préparer au pire, pour tâter le terrain avant de se lancer. Et elle est sincère, c’est vraiment ce qu’elle planifie alors qu’elle referme la porte de l’appartement pour se rendre dans le quartier résidentiel de la ville. Elle a son shotgun dissimulé dans sa veste alors qu’elle se dirige vers l’adresse, en plus de ses autres armes, elle ne sait pas pourquoi elle s’est autant armée pour juste aller faire du repérage, mais elle a ce mauvais pressentiment qui lui colle à la peau. Et alors qu’elle arrive près de la maison, elle l’aperçoit, ce gamin qui n’en est pas vraiment un. Un blond qu’elle a déjà croisé auparavant, et avec lequel elle ne s’entends pas très bien, et y’a un instinct qui lui hurle dans l’estomac que les choses vont mal se passer, pourquoi est-ce qu’ils se retrouvent au même endroit à nouveau ? Et puis y’a le fait qu’elle sait juste que ça va mal tourner, parce que ça peut juste mal tourner avec ce type. Il va tout gâcher, il va se faire tuer, bordel, et Lenny se mets à marmonner en l’observant s’approcher de la porte d’entrée. Elle espère juste qu’il est venu avec les mêmes intentions qu’elle, qu’il vient juste observer, et qu’il va pas entrer dans la maison…

Il entre dans la maison. Lenny se retient de jurer à voix haute, se contente d’un goddamnit bien senti, sifflé entre ses dents. Maintenant, plus trop le choix, elle ne veut pas qu’il fasse de conneries, la dernière fois ça s’est tellement mal passé. Elle reste là à débattre intérieurement, la Morland, tout en s’approchant tout de même de la maison, et elle se dit que peut-être au fond, qu’elle devrait juste partir et le laisser se débrouiller, c’est son problème après tout à ce crétin. Puis un juron lui échappe à nouveau des lèvres quand elle réalise que non, elle ne peut pas juste tourner les talons, envoie quelques dizaines de malédictions en direction de Jones et se dirige vers la porte de la maison. Elle tourne la poignée et ouvre la porte juste au moment où elle voit un corps se faire pousser du haut des escaliers jusqu’en bas. Pas de doute, il s’agit du chasseur – et il s’écroule assez brutalement, son arme volant hors de sa main. Lenny lève aussitôt son shotgun alors que la porte se referme brutalement derrière elle – par elle-même, bien sûr. Et là, elle sait qu’elle vient de se jeter dans la gueule de loup et que sa soirée vient de prendre un tout autre tournant. Goddamnit.

Elle se dirige vers le chasseur, attrapant son shotgun au passage pour lui tendre. « Are you trying to get yourself killed ? » qu’elle lui dit en lui lançan sans considération, sans vraiment l’aider à se relever non plus, c’est un grand garçon, et surtout sans aucune trace d’amusement dans sa voix. Son shotgun est prêt à être tiré, elle regarde autour d’elle avec des yeux anxieux. « Do you deliberately put yourself in the shittiest situations possible ? Do you even know what you walked into getting through that front door alone ? » Elle lui crache au visage, aucune politesse de la part de la Morland ce soir, avec ce gars le pire côté d’elle ressort à puissance mille. « Pull yourself together, for Christ’s sake. We need to get out of here before we get ourselves killed. » Les mots sortent de sa bouche, agressifs, crus, mais elle s’en fiche, elle ne veut pas être là et voilà qu’il ne lui a pas vraiment laissé le choix. La colère et la peur – car oui, il y avait de la peur – l’empêchent de penser clairement. Elle se tourne alors vers la porte et ne prends même pas la peine d’essayer de l’ouvrir avec ses mains – elle sait déjà qu’elle sera verrouillée. Alors elle vise son shotgun et tire sur la porte – mais le coup semble s’évaporer, car aucune marque n’est par la suite visible sur la porte. « What the f - » Et alors elle sent quelque chose l'attraper par les cheveux et la tirer violemment vers l'arrière. Un cri de surprise et de douleur lui échappe.

Do something, Jones. Or I'll kill you myself.

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MessageSujet: Re: oh gimme that fire, (lenny)   Mer 21 Fév - 20:31

Tout allait trop vite. Il avait été jeté à bas des escaliers, et son shotgun était désormais hors de portée. Mais avant qu'il n'ait pu tendre la main pour essayer de l'attraper, il s'était rendu compte qu'il n'était pas seul. Les premiers mots avaient résonné — crachés, méprisants. Il avait voulu lui répondre, soudainement animé d'une rage sourde pour le minois qui venait d'attraper son fusil pour le lui balancer dans les mains. La porte avait claqué derrière elle quand elle était entrée. Ils étaient coincés. Et tout ce qu'elle trouvait à faire, c'était lui crier dessus. Comme si ça allait arranger quoi que ce soit. Comme si c'était derrière lui, que la porte s'était refermée.

« Fuck you ! » qu'il crie, en réponse aux infamies qu'elle lui balance. Il n'a aucun autre mot à l'esprit. Rien envie de lui dire d'autre, non plus. Il se relève, sans se soucier de la douleur qui résonne déjà dans son corps. La chute a été plus dure à accuser qu'il ne le laisse voir, et il serre son shotgun entre ses mains. Pas question de faiblir devant cette pétasse. « I never asked for your help, ok ?! » Il crie, comme un gamin de quatre ans à qui on aurait piqué son goûter. Pas question de se laisser marcher sur les pieds par cette petite chose trop têtue pour reconnaître qu'elle aussi a eu un petit problème d'instinct de survie en choisissant de rentrer ici.

Il veut faire un pas vers elle, mais sa jambe ne suit pas vraiment. Sa hanche le fait souffrir, et c'est en boîtant qu'il avance d'un demi-mètre, vers la porte qu'elle s'apprête à faire exploser d'un coup de fusil. Il a envie de la gifler, de la bousculer. De lui dire d'aller se faire voir, et de lui foutre la paix. Mais il est trop faible pour se déplacer jusqu'à elle — et de toute façon, il n'est pas certain que ce soit une bonne idée. Autant la laisser gâcher ses munitions sur la porte, puisque ça l'amusait. « Fuck you. There's no we. » Pas question que j'prenne ton aide. Et de toute façon, j'en ai pas terminé avec cette piaule.

Elle tire, et il doit s'avouer aussi surpris qu'elle en constatant que la porte n'en montre aucune trace. Il bat des cils, un instant. L'air ahuri, les mots ôtés de la bouche par la gêneuse. What the fuck ? Mais elle n'a pas le temps de terminer sa phrase, la brunette. Pas le temps, puisqu'une poigne invisible se referme sur ses cheveux pour la tirer brusquement vers l'arrière. Elle lâche un cri, et TJ recule d'un pas, surpris. Sa jambe manque de lâcher sous son poids, et c'est sans trop y penser qu'il finit la phrase qu'elle avait commencée. « Fuck, fuck... WHAT THE FUCK ! » L'adrénaline lui fait oublier la douleur, et il arme son fusil. Sans hésiter, il tire. Là où quelqu'un ou quelque chose aurait dû se trouver, pour tenir ainsi les cheveux de Lenny. Il ne sait pas si c'est une bonne idée, mais c'est la seule chose à laquelle il peut penser. Et quand le chaos cesse, temporairement, il sait qu'il a bien fait. Il reste une faible seconde planté là, avant d'accourir vers le fusil qu'elle a à son tour lâché. Il le lui balance dans les mains — tiens, attrape ça, débrouille-toi. « I hate ghosts, qu'il marmonne. I fuckin' hate ghosts. » C'est bien tout ce qu'il peut dire. Une main crispée sur son fusil, l'autre attrapant un lourd bibelot poussiéreux, abandonné sur un buffet. That should do. Et il se dirige vers la fenêtre. Prêt à y balancer le truc, prêt à péter le verre pour s'en tirer et s'échapper. Peut-être qu'elle avait raison, finalement. Peut-être qu'il n'était pas prêt pour ça.

Mais alors qu'il arme son bras, alors qu'il est prêt à balancer l'objet sans gâcher un coup de fusil, l'éclair d'un visage apparaît devant lui. Déformé. Immonde. De l'eau boueuse qui coule d'entre ses lèvres, les dents pourries qui dessinent un rictus de haine. Ça ne dure qu'une fraction de seconde, durant laquelle le fantôme se rue sur lui. Et TJ lâche un cri. Le bibelot tombe, le poids lui fait perdre l'équilibre. Et quand il sent la force surnaturelle le percuter de plein fouet, y a plus rien qu'il peut faire pour lui échapper — et il le sait.

Il est projeté au travers de la pièce, et s'écrase contre les escaliers pourris. Le bois se brise sous sa taille, sous son poids. La douleur de son dos lui rappelle celle de sa hanche. Il a le souffle coupé, l'impression qu'il ne va jamais recommencer à respirer. Il a enfoncé la porte du petit placard à balais, sous la cage d'escalier, et faut croire que ce dernier était trop fragile pour le supporter. Il ne s'effondre pas, pourtant. Pas avant que le Jones, les yeux ébahis, ne revoie la silhouette face à lui, et ne sente à nouveau sa poigne invisible le saisir. Il re-disparaît aussi rapidement qu'il n'est apparu, et le chasseur sent son poids soulevé dans les airs. Brusquement. Rapidement. Il cogne violemment le plafond de la cage d'escalier. Sonné par le choc, il ne sent qu'à peine qu'on le laisse retomber. Son poids mort défonce les planches pourries, et achève l'escalier. Sa conscience lutte pour ne pas être balayée par la douleur et les chocs répétés. Il se met à tousser, ne retrouvant toujours pas la respiration que les coups dans le dos lui ont arrachée. Et il s'agrippe, TJ. S'agrippe aux quelques marches qui tiennent encore le coup, pour ne pas tomber davantage dans les débris. Pour essayer de se relever.

Il n'est pas seul. Il le sait. Mais ce n'est pas à de l'aide qu'il pense, à cet instant précis. Ses yeux cherchent Lenny. Aveuglé par la poussière, par la douleur, par le choc, il ne la trouve pas. Il voudrait crier, mais il n'en a pas la force. Y a du sang qui coule dans son oeil. Sa tête qui résonne comme une cloche qu'on aurait trop secouée. Il voudrait crier, mais y a rien qui sort. Rien que des grognements d'effort et de douleur.

Il voudrait crier.
Tire-toi.

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MessageSujet: Re: oh gimme that fire, (lenny)   Dim 25 Fév - 5:13

OH, GIMME THAT FIRE
lenny & TJ
La douleur est cinglante, et Lenny se sent projetée en l'air. Pendant une fraction de seconde, elle est incapable de penser ou de respirer - elle ne ressent que la douleur et la peur, et n'entend que les exclamations paniqués du chasseur à quelques pas d'elle. Le coup de feu part rapidement par la suite - et la douleur réduit, alors qu'elle termine sa course par terre, heurtant brutalement un buffet. Sa tête cogne contre le coin, et elle est assommée, assez pour ne pas être en mesure de bouger. Shit, shit, shit. Elle s'est jetée dans la gueule du loup trop vite. Peut-être que cette fois, le loup sera trop fort pour elle. Pour elle et le blond - qui est aussi en bien mauvaise posture. Peut-être aurait-elle du rester en dehors de tout ça pour le laisser se débrouiller. Mais Lenny est incapable de regretter être entrée. Après tout, avec toute la violence dont cette chose est capable, c'est certain qu'il vaut mieux ne pas l'affronter seul. Peut-être qu'elle a sauvé la vie du chasseur en le suivant à l'intérieur. Ou peut-être qu'elle vient juste de sacrifier la sienne, et que c'est deux cadavres qu'ils trouveront une fois le travail terminé.

Son coeur bat la chamade, et elle ne voit pas clair, toujours assommée par le choc - que quelque chose lui atterrit entre les mains. Elle l'attrape maladroitement, réalisant qu'il s'agit de son fusil. Elle en aura besoin, ça c'est certain. Elle cligne des yeux, essayant de rétablir sa vision à la normale, et de remettre le monde à l'endroit, mais sa tête semble être coincée dans un étau. « Shit. » C'est tout ce qu'elle trouve à marmonner. L'autre chasseur, lui, marmonne dans sa barbe à quelques pas, et Lenny se redresse de peine et de misère le temps de lui jeter un regard. Elle n'a plus le coeur à lui hurler dessus, elle veut juste sortir, elle le tirera par les cheveux s'il le faut. Elle reprend juste son souffle, et le regarde attraper un bibelot qu'il compte clairement jeter sur la fenêtre la plus proche pour la briser - pour une fois, ils s'entendent.

Tout s'arrête.

Lenny n'a le temps d'apercevoir qu'une grande silhouette sombre avant que le blond ne soit projeté à travers la pièce. Lenny, sonnée, n'a pas le temps de lever son fusil que le chasseur se fait jeter à travers le hall de la maison comme une poupée de chiffon - et elle essaie désespérément de poser les yeux sur le fantôme assez longtemps pour pouvoir tirer. Mais dès qu'elle le voit, il s'évapore, et elle tire une fois ou deux sans atteindre aucune cible. Il faut dire qu'elle ne veut pas tirer accidentellement sur le chasseur - il en prend déjà assez cher comme ça. Et une drôle d'impression s'installe dans le creux de l'estomac de Lenny, qu'une telle violence n'est pas habituelle, que ce n'est pas le travail d'un simple esprit en colère, qu'il y a quelque chose de plus, quelque chose de personnel, de perfide dans ce qui est en train de se produire. Finalement le chaos semble cesser, et Lenny cherche le blond à travers la poussière et le bois. Une fois qu'elle le trouve, elle se rue vers lui, alors que ses pensées lui hurlent, il doit être mort, il doit être mort. Elle rejette la pensée et se penche au-dessus du blond. Elle l'attrape alors qu'il essaie de se relever, lui donne la poussée qu'il lui faut. « Ok, hm... » Les mots lui manquent, alors qu'elle regarde son visage couvert de sang. Quoi dire, quoi faire ? Elle ne sait pas s'il est blessé. Ce qu'il a de cassé. Mais il semble être encore capable de bouger et de marcher, alors elle le tient fermement contre elle. « Hold onto me. Let's go. » Les lèvres tremblantes, le corps endolori et l'esprit lourd, elle ne pense qu'à foutre le camp, le plus vite possible. Elle sait que ce ne sera pas aussi facile, mais elle sait qu'elle ne pourra rien contre ce qui vient de faire tout ça, qu'elle ne fera que crever, et que lui aussi.

Elle le guide vers la porte, tenant son fusil de l'autre main. Et ils parviennent à faire quelques pas avant qu'une silhouette n'apparaisse devant la porte. Grande, imposante, sombre. Dégoulinante d'eau et de boue, le visage profondément malfaisant. Lenny s'arrête, la boule dans la gorge. « Let us go. » Et elle ne sait pas pourquoi elle essaie de négocier contre un fantôme, elle sait que c'est inutile. Et la silhouette ne fait que rire, un ricanement creux et moqueur. Elle est invisible, il ne regarde que le blond - que celui qu'elle tente de garder debout. Y'a que lui que le fantôme regarde, et Lenny ne peut rien faire, sinon essayer de ne pas lâcher, sinon espérer ne pas se faire tuer.

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MessageSujet: Re: oh gimme that fire, (lenny)   Sam 3 Mar - 4:08

Le chaos a cessé. Et au milieu des débris, au milieu de la poussière et du sang, des planches pourries et du plâtre brisé, TJ est vivant. Il peine à le croire. Peine à reprendre son souffle, peine à accepter l'idée qu'il puisse encore respirer. Le sang lui bat contre les tempes, et son regard accroche sans trop y penser celui de la petite brune qui l'accompagnait. Il ne sait s'il doit se réjouir de sa présence ou s'en inquiéter. Il a soudainement peur de lui attirer des ennuis, à elle aussi. Et il réalise, face à tant de violence, qu'elle ne mériterait sûrement pas ça. Qu'il a beau ne pas l'apprécier, il ne lui souhaite pas non plus la mort que cet esprit n'avait de cesse de lui faire frôler, depuis quelques minutes déjà. Il voudrait qu'elle s'en aille, et ses yeux le lui disent. Mais elle ne veut pas le voir. Elle ne veut pas l'entendre, elle ne veut pas s'exécuter. Peut-être que ses yeux implorent aussi à la pitié. Et peut-être que la pitié l'a emporté sur l'inquiétude, quand il a commencé à essayer de se sortir de la position délicate dans laquelle le fantôme l'avait laissé. Toujours est-il qu'elle ne fuit pas. Elle vient vers lui, bien au contraire. Vient vers lui et lui donne la poussée nécessaire à ce qu'il ne se tire de là. Elle vient vers lui, et TJ sent sa main l'aider à se tirer de cet escalier à moitié effondré.

Péniblement, il arrive à en sortir les pieds. Se roule sur les marches, se redresse maladroitement. La poussière le fait tousser, et un mince filet de sang s'échappe d'entre ses lèvres pour glisser sur le bois pourri. Fais chier. Quel que soit l'objectif de ce foutu fantôme, il l'avait bien amoché. Le Jones passe sa main sur son oeil pour en essuyer le sang qui continuait d'y couler. Il entend les mots de Lenny, passe son bras autour de son épaule lorsqu'elle s'agrippe à lui pour l'aider à se déplacer. Elle a raison. Faut sortir de là. Et c'est trop tard pour la fierté. Il a mal, et il n'arrivera pas à s'en sortir si elle ne l'aide pas. Nul besoin d'essayer. Nul besoin de geindre ou de protester. Accroche-toi, TJ.

Il en a oublié l'orgueil et la mauvaise volonté. Il en a oublié son obstination de vouloir à tout prix rester ici pour résoudre le cas qu'il était venu enquêter. Il est dans un état trop piteux pour ça, et il a peur que, s'il reste, le fantôme ne finisse ce qu'il a commencé. Qu'il ne le tue, pour de bon, et sans nullement retenir sa cruauté. Il a peur de ne jamais revoir Riley. Peur de ne jamais sortir d'ici. Peur d'avoir entraîné Lenny avec lui. Alors il se laisse faire, et il titube à ses côtés. Il se laisse guider vers la sortie, essayant tant bien que mal d'ignorer la douleur dans tous ses membres. Sa respiration courte et sifflante. Le sang qui coule sur son visage, et qui continue de tacher sa vision. Fuck.

Il peut voir la sortie. Il est prêt à mettre le pied dehors, prêt à s'en tirer. Mais alors qu'ils sont sur le point d'atteindre la porte, l'esprit se dresse soudainement entre eux et la sortie. Il se fige, TJ — et Lenny se fige avec lui. Elle essaie de négocier. Ordonne au fantôme de les laisser passer. Et l'irlandais, lui, ne fait rien. Crispé. Il voit le regard malfaisant e la créature, le sent posé sur lui. Le sent le transpercer — et alors, il commence à comprendre. Tout ça, c'était pour lui. Pour l'atteindre. Pour le blesser. Pour le tuer. Tout ça, c'était pour qu'il cesse de respirer. Et il était si prêt d'y parvenir. Si prêt. Alors pourquoi ne faisait-il rien ? Pourquoi regardait-il sa proie s'accrocher désespérément à un gibier qu'il ne voulait pas manger ? Il essaie de comprendre. Essaie de démêler ce puzzle bien trop compliqué pour lui. Cette énigme qui le dépasse, depuis la seconde où il lui a donné son intérêt. Il a peur, TJ. Il a peur de ne pas s'en tirer. Il a peur et il a le corps brisé. Du sang plein les yeux, l'empêchant de tout voir comme il le pourrait. Il a peur, et il veut passer. Il s'accroche à Lenny, comme jamais il n'aurait pensé le faire. Il sent que l'esprit qui leur fait face va bouger. Le voit relever la tête. Bientôt, tout sera fini. Et au moment où leur ennemi fonce sur eux, TJ se recroqueville contre Lenny. Sa silhouette faisant corps pour la protéger — sa silhouette se réfugiant contre la sienne, apeurée.

Mais rien.

Rien ne se passe, et lorsqu'il relève la tête, l'esprit a disparu. Il n'a pas touché un seul des cheveux de leur tête. Il n'y a qu'un courant d'air pour les effleurer — et alors, TJ la voit. La porte. Ouverte. Les verrous ont sauté, et leur adversaire diabolique a décidé de les laisser passer. Ça a fonctionné. Lenny a supplié, et ça a fonctionné. Il les a laissés passer.

Sans y réfléchir plus longtemps, TJ commence à tirer Lenny vers la sortie. « Go, qu'il murmure. Come on, let's go. » Il ne veut pas rester là. Pas alors qu'on leur offre la possibilité de s'éloigner pour ne plus remettre les pieds dans cette demeure barricadée. Il en oublie son shotgun derrière lui, mais ne s'en soucie pas. Trop obnubilé par l'air frais qui lui chatouille le visage. Et il en inspire une grande goulée, lorsqu'il passe finalement le pas de la porte. Persuadé qu'à tout instant, une main invisible se refermera sur lui pour le tirer en arrière. Attrapera les cheveux de Lenny, et l'arrachera à lui. Alors ses mains se resserrent sur elle, ignorant le sang qu'il laisse sur ses vêtements. La pression de ses bras est plus forte que jamais : il ne la laissera pas filer. Il ne laissera rien lui arriver. Même s'il tient à peine debout. Même si le sang dans ses yeux l'empêche de voir où il pose les pieds.

Même s'il s'accroche aussi pour la supplier de le tirer de ce mauvais pas dans lequel il s'est fourré.
Même si ses dents serrées et sa respiration haletante murmure, Help me.
Help me going back home alive.

Please, Lenny.
Help me.

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MessageSujet: Re: oh gimme that fire, (lenny)   Jeu 5 Avr - 5:27

Elle est terrifiée. Si elle n'était pas paralysée de peur, elle en tremblerait. Ses grands yeux fixés sur le fantôme qui les toise comme des morceaux de viande. Comme des morceaux de verre qu'il pourrait casser d'un geste - comme des vulgaires appâts, de simples pions qu'il peut manipuler du bout des doigts. Ce qu'elle voit dans le regard de cet esprit, ce n'est que le mal - que la malice, que le désir de faire souffrir, qu'une noirceur des plus profondes. Ce n'est pas le premier fantôme de Lenny. Ce n'est pas le premier esprit maléfique qu'elle croise. Mais c'est la première fois que ça la frissonner ainsi. Qu'elle a autant peur pour sa vie - que les armes et les connaissances ne suffiront pas. Elle a l'impression qu'il pourrait la tuer s'il le décidait. Qu'il réussirait certainement. Qu'elle n'y pourrait rien. Qu'elle serait entrée dans cette maison pour ne jamais en ressortir. Qu'Eli resterait à l'attendre à la maison - et l'attendre, et l'attendre, et l'attendre. Le coeur de Lenny se serre. Elle sait qu'il les tuera s'il le décide. Et ils n'auront aucune chance. Pas avec le blond dans cet état. Et pas elle seule. C'est foutu. C'est foutu. Le temps se suspend, alors que les deux chasseurs fixent le fantôme qui pourrait causer leur perte. Et Lenny essaie de ne pas succomber à la peur. De garder le menton relevé, d'affronter ce qu'il faut. De se battre jusqu'à la fin. Jusqu'au dernier souffle. Pour tous ceux qui étaient déjà partis. Pour ceux qui resteraient après elle.

Elle a à peine le temps de voir le fantôme bouger que le corps brisé du blond vient se glisser devant elle. Malgré tout, Lenny ferme les yeux. Prend une inspiration, une dernière peut-être, et laisse Jones tenter de la protéger. Un acte qu'elle ne comprend pas tout de suite, mais qui la secoue. Ils ont peur tous les deux, elle le sent, ils savent tout les deux ce qui foncent sur eux - et pourtant rien ne se produit. Bientôt ils ne restent que le bruit de leurs souffles, et Lenny finit par rouvrir les yeux. Quelque chose semble s'être évaporé dans l'air. On a décidé de les laisser tranquille. Le fantôme est parti. Le fantôme les a épargné. Le soulagement est trop grand pour s'attarder au mauvais pressentiment qui étreint toujours le coeur de Lenny. Elle lève les yeux vers Jones, qui fait une bonne tête et demi de plus qu'elle, et suit son regard. La porte est grande ouverte. Elle fixe l'extérieur, sans parvenir à bouger. « Go. Come on, let's go. » C'est lui qui finalement parvient à la faire bouger, et les muscles de Lenny s'activent peu à peu. Ils traînent les pieds jusqu'à la sortie, et Lenny reste muette. La gorge gonflée, elle ne parvient pas à articuler les inquiétudes qui la hantent. Que tout ça a été trop facile, beaucoup trop facile. Que ça n'augure rien de bon. Qu'ils ne sont pas en sécurité. Qu'il est pas en sécurité. Elle, s'en sort indemne. Lui, pas du tout. Elle l'entend dans sa respiration, l'entend dans son pas, le ressent à la manière qu'il s'agrippe à elle. Il est en mauvais état, il pourrait lui claquer dans les bras, alors Lenny chasse les pensées noires de son esprit. Elle doit se concentrer. Garder Jones en vie.

Ils parviennent finalement à l'extérieur, et l'air frais lui fait déjà du bien. Elle ne s'arrête pas là, cependant - elle veut mettre le plus de distance possible entre eux et cette maudite maison avant que le fantôme ne vienne changer d'avis. Elle ne relâche pas le blond une seule seconde, le serrant en retour pour lui montrer qu'elle est là. Qu'elle ne le laissera pas tomber. Qu'elle compte bien le surveiller de près jusqu'à s'assurer qu'il soit en sécurité. Finalement, ils arrivent à la voiture à Lenny, garée un peu plus loin. Elle ouvre la portière arrière. « Watch your head » qu'elle lui murmure en l'aidant à aller s'assoir. Il a du sang partout sur la figure. Lenny empoigne des mouchoirs et vient lui essuyer un peu de sang afin qu'il puisse au moins ouvrir les yeux. Elle essaie d'y aller doucement pour ne pas lui faire plus mal, mais le sang est épais, collant. Elle n'a rien d'autre dans la voiture. Son coeur bat fort dans sa poitrine, la peur toujours latente, la peur étranglante et suffocante. « Is the hospital an option ? » Elle demande. Elle connaît les chasseurs. Il en aurait besoin. Il a besoin de plus que quelques mouchoirs et un transport jusque chez lui. Elle ne sait pas ce qu'il a de cassé, mais il faut y remédier. « Or do I bring you back home ? » Là, elle s'occupera de lui. Le soignera. Un peu. Comme elle peut.

Elle ne peut pas oublier la manière que le fantôme l'a regardé. Toute cette histoire n'est pas terminée, et elle le sait. Elle est loin de l'être. Bien loin de l'être.

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MessageSujet: Re: oh gimme that fire, (lenny)   Jeu 19 Avr - 18:45

Elle le tient. De cette poigne assurée et forte, malgré sa petite taille et son petit gabarit. Malgré le fait que TJ la dépasse d'une tête et demie, et que son poids à moitié mort soit sûrement difficile à déplacer. Il essaie de se rendre plus léger, essaie de pousser sur ses jambes et de faire en sorte de l'aider. Il veut partir d'ici. Quitter cette propriété, et rentrer chez lui. Il veut trouver un moyen de balayer la peur qui lui serre l'estomac. Contacter Riley, et lui dire qu'elle est en danger. Car il a entendu les murmures de l'esprit. Senti son haleine glacée dans son cou, et la promesse de mort directement associée à l'image de la petite Mayfair. Trop peur pour s'en soucier, sur l'instant. Et encore trop choqué pour vraiment le réaliser, alors qu'il titube pour s'éloigner de la maison, affalé sur l'épaule de la Morland.

Il s'accroche à elle comme un noyé à une goulée d'air frais. Terrorisé à l'idée que le fantôme ne change d'avis, et ne décide finalement de les rattraper. De profiter de leurs dos tourné pour les tuer. Lui et elle. Elle et lui. Et l'espace d'une seconde, il est aussi inquiet pour Lenny que soulagé de la savoir à ses côtés. L'espace d'un instant, il oublie les rancunes, oublie les différends. Il a juste peur d'avoir condamné la chasseuse, et il ne pourrait se le pardonner. Ses doigts qui s'accrochent à son blouson, ses dents qui se serrent. Tire-moi de là, Lenny. Et tire-toi de là aussi. En vie. J't'en supplie.

« Watch your head. » Ils ont réussi à gagner la voiture. Ils se sont éloignés de la propriété, et l'esprit ne les a pas attaqués. Pourtant, TJ ne peut s'empêcher de se méfier. La peur qui lui tord encore les tripes, et la sensation que c'est loin d'être terminé. Il s'assied sur la banquette arrière quand la portière est ouverte, prenant garde à ne pas se cogner. La respiration sifflante, le sang dans les yeux. Il s'essuie péniblement le front, retient les gémissements de se glisser entre ses lèvres. Bon sang, TJ. Pourquoi il a fallu que tu fonces dans le tas comme ça ?

Lenny fait ce qu'elle peut. Les mouchoirs qu'elle lui tend pour essuyer le sang, et elle l'aide. Il a la respiration sifflante, et nullement la force de protester. Il essaie de ne pas laisser la douleur gagner. De s'accrocher à la conscience, de s'accrocher à l'espoir de s'en sortir vivant. Respire, TJ. Et accroche-toi. Accroche-toi. « Is the hospital an option ? » Il a du mal à comprendre qu'elle est en train de lui parler. Plongé dans ses pensées, plongé dans les méandres de sa confusion et de sa terreur. Il essaie de s'en tirer, essaie de respirer, essaie de frotter son oeil pour en chasser le sang au fur et à mesure qu'il y coule. « Or do I bring you back home ? » Et alors, il secoue la tête. Assimile tous les mots d'un coup, et peine à prendre assez d'air dans ses poumons pour répondre. « Home. Home. » C'est haché, soufflé. Il a peur de ne pas y arriver seul. Peur de ne pas s'en tirer. Et toutes les rancunes à l'encontre de Lenny ont soudain disparu, alors qu'il murmure. « Cobble Street. 818. » Et ses yeux se posent sur elle. Le sang qui y coule encore un peu, l'un qui se tient à demi fermé pour éviter d'être inondé. « Please, take me home... » Un autre chuchotis, coincé dans le fond de sa gorge, alors que son corps ne demande qu'à s'étendre. Être oublié sur la banquette arrière. Une veste sous la tête pour ne pas laisser de sang partout derrière lui. Please, Lenny. Take me home.

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MessageSujet: Re: oh gimme that fire, (lenny)   Sam 5 Mai - 6:25

Ça lui fout le frisson, à quel point TJ s’accroche à elle. Comment elle semble être le dernier rampart, comment il tomberait pour peut-être ne plus se relever si elle n’était pas là. Lenny ne peut pas chasser les idées sombres de son esprit, et surtout pas le visage machiavélique de l’esprit. Un mal perdu, bien au-delà d’une possible rédemption, un sourire tordu et un très simple désir de faire souffrir. Les fantômes les plus simples étaient souvent les plus dangereux. Elle observe TJ, mouchoirs ensanglantés en main, incertaine de quoi faire à présent. Il est terriblement mal en point, mais il devrait s’en sortir. Elle va lui prodiguer les soins qu’il faut, et l’emmener en sécurité, loin de cette maison, loin de l’atmosphère lourde et funeste qui y règne. Elle fera au moins ça pour lui, à défaut de pouvoir faire autre chose. À défaut de pouvoir lui promettre quelque chose sur lequel elle n’a aucun contrôle. La respiration du blond est sifflante, et Lenny a la panique qui colle à la peau. Elle est loin d’être médecin, ses connaissances en soin sont rudimentaires. Elle sait comment soigner les plaies simple, comme désinfecter, recoudre. Les bases importantes pour survivre aux chasses, et le reste qu’elle a appris sur le terrain. Pendant un instant, elle se demande si elle ne serait pas mieux d’emmener TJ à Eli, Eli qui saurait quoi faire. Mais l’idée passe rapidement, pas envie de mêler Eli à une autre de ses histoires, elle va au moins essayer de lui épargner ça. Et alors les questions fusent, et pendant quelques secondes, TJ ne répond pas. Elle reste là, patiente, le laissant reprendre ses esprits. Elle a peur qu’il ne perde connaissance et qu’elle ne puisse pas le ramener. L’odeur âcre de la mort qu’il y avait dans cette maison reste latente entre eux, et une terreur que le visage de l’esprit lui a inspirée. Ça faisait des années que Lenny n’avait pas eu aussi peur pendant une chasse, qu’elle n’avait pas autant craint pour sa vie ou pour celle d’une autre personne. Dire qu’elle lui avait gueulé dessus en arrivant, l’animosité qui existait entre eux s’est évaporé avec la rencontre trop juste avec la mort. Pendant quelques instants il ne répond pas, et Lenny se demande s’il l’a entendue, et finalement elle le voit secouer la tête. « Home. Home. » Elle acquiesce. Elle va pour lui demander l’adresse, mais il la devance. « Cobble Street. 818. » « Ok » souffle-t’elle doucement. Le regard de TJ la happe, et elle sent sa lèvre trembler doucement. « Please, take me home... » C’est une supplication, et Lenny ne peut qu’acquiescer à nouveau. Prendre une mouchoir et essuyer un peu le sang qui lui coule dans les yeux. Déglutissant face à la détresse du chasseur, qui lui serre les tripes et le coeur. « I will. Just hold on, ok ? Hold on ‘till we get there. » Elle plante ses yeux dans les siens, et lui fait un signe de tête, comme pour sceller le contrat. T’avise pas de crever sur ma banquette arrière.

Alors la Morland s’étire et attrape la ceinture de sécurité pour la glisser autour de blond, sécurisant sa place dans le véhicule. Elle referme la porte et se dépêche de rejoindre le siège conducteur, jetant les mouchoirs du côté passager. Ses mains tremblent alors qu’elle démarre la voiture, qui ne proteste pas devant l’insistance de la brune. Baissant le frein à main, Lenny jette un coup d’oeil rapide à TJ dans le rétroviseur. Elle voit à peine son visage derrière le sang qui le couvre. Inspirant doucement, elle place le levier de vitesse à “D” et appuie sur l’accélérateur. « Just breathe. We’re not far. » Elle sait qu’il le sait, après tout c’est chez lui qu’ils vont, mais elle sent le besoin de le lui dire. La route n’est pas longue, et heureusement les fenêtres sont teintées à l’arrière. Lenny continue de vérifier l’état de TJ sur la route, et insiste pour qu’il réponde, qu’il ne s’endorme pas. Personne pour jeter des regards trop curieux. Finalement la voiture tourne sur Cobble Street, et elle se gare tout près de l’immeuble qui porte le numéro 818. « Ok. We’re here. » Détache la ceinture et sort de la voiture, clés en poche. Elle contourne le véhicule et rouvre la portière arrière, détachant la ceinture de TJ. « C’mon. Can you help me ? » Il est trop grand et elle est trop petite pour parvenir à le soulever, il faudra donc que le blond y mette du sien. À grands efforts, ils parviennent à se redresser. Les passants sont peu nombreux, heureusement, à cette heure de la journée. Tout le monde est occupé à manger ou à travailler, et Lenny et TJ atteignent la porte de l’immeuble sans être arrêtés. Lenny mène la marche, et ouvre la porte de l’immeuble pour s’y immiscer. Cette dernière se referme derrière eux, et elle s’arrête, le bras de TJ autour de ses épaules, son propre bras autour de la taille du chasseur. Forte malgré sa petite taille, elle le supporte sans trop de mal. « Where do I go ? » Elle ne connaît pas le numéro d’appartement après tout, elle a toujours besoin de TJ. Ils y sont presque, le repos est tout près, bientôt ils pourront respirer et se calmer.

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oh gimme that fire, (lenny)

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