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 sincerely, (ellis)

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MessageSujet: sincerely, (ellis)   Lun 26 Mar - 19:39

D'un geste mécanique, Sylvia coupa le moteur et referma le dossier posé sur le siège passager. Elle ouvrit la portière et sortit sans plus attendre. Destination atteinte. La maison n'était pas très grande, mais son agencement et ses dimensions semblaient parfaites pour un père célibataire, sa fille et son chien. Remontant la petite allée pour s'approcher de la porte d'entrée, Sylvia ouvrit l'oreille. Guettant la bête, prête à rester stoïque face à tout éventuel aboiement. Cependant, rien ne vint. Ni alors qu'elle marchait, ni lorsqu'elle enfonça la sonnette pour signaler sa présence. Selon les horaires indiqués dans le dossier, il était censé être chez lui à cette heure de la journée. Son restaurant n'ouvrait qu'aux alentours de midi, et l'horaire éventuel de mettre sa fille en camp de jour était passé.

Un coup d'oeil à sa montre, alors qu'elle attend — rien ne se produit. Pas de mouvement apparent dans la maison, pas de sons pour confirmer une éventuelle présence. Et elle se souvient que c'est samedi, se souvient que la gamine n'est probablement pas en camp. Incapable de se prononcer, ceci étant. Les horaires des enfants n'étaient pas sa spécialité. Ne l'avaient jamais été — et ne le seraient sûrement jamais.

Une nouvelle fois, elle enfonça la sonnette. Attendit une minute. Recula de quelques pas, jeta un coup d'oeil à la fenêtre. Les rideaux presque opaques ne laissaient pas apercevoir grand-chose, mais elle devina l'immobilité des lieux. Peut-être était-il sorti. Ou pas encore réveillé. Elle était venue tôt, après tout. Il y avait des chances pour que ce soit le cas. Et les hypothèses continuaient de tourner, alors qu'elle soupirait. Elle pourrait repartir. Lui téléphoner, une fois au poste, pour lui dire de la rappeler et de prendre rendez-vous à un moment où il serait disponible. Ou elle pourrait retourner dans la voiture et attendre qu'il ne rentre chez lui. Attendre qu'un éventuel mouvement dans la maison ne se fasse apercevoir, et qu'elle puisse revenir signaler sa présence en espérant avoir un peu plus de chance.

Les options lui tournent en tête, et c'est avec un nouveau soupir qu'elle se décide à retourner attendre dans le véhicule. Elle ne peut pas partir. Pas vraiment. C'était sa principale tâche de la journée, et le reste des dossiers qu'elle traitait en ce moment pouvaient patienter quelques heures de plus. La priorité, c'était de se signaler. La priorité, c'était d'assurer la liaison qu'on lui avait transmise. Et quelque chose, au fond d'elle, préférait guetter la demeure que s'en aller. Juste au cas où le silence ne serait pas normal, et où elle aurait dû intervenir. Le manquement au devoir n'était pas son genre, et elle refusait de s'y prêter par pure lassitude. Elle attendrait.

Décidée, elle tourna les talons et redescendit les trois marches du perrons. Ce fut alors que son deuxième pied allait quitter la dernière des petites marches en béton qu'elle entendit les pas résonner, de l'autre côté de la porte d'entrée. Le corps qui se fige, la partie supérieure qui se tourne. Et le battant qui s'ouvre finalement, alors qu'elle se tourne entièrement vers l'homme qu'il lui ouvre. L'espace d'un instant, elle ne sait pas quoi lui dire. Ne sait pas par où commencer. Peut-être l'a-t-elle réveillé. Le mieux serait alors de s'excuser. Mais elle n'est pas désolée d'être là. C'est son boulot, c'est comme ça. Alors les mots s'emmêlent dans sa gorge. Aucun ne sort. Et son visage reste aussi fermé qu'à l'ordinaire, alors que, tout au fond de ses yeux, son indécision se joue. Et qu'elle prononce finalement quelques mots. « Are you Ellis Katsaros ? » Elle s'applique à bien le prononcer. Se trompe sûrement. S'en moque comme de sa première dent de lait. Pas là pour s'attarder sur ce genre de futilités. « I'm sorry if I woke you up. » Et c'est sincère, même si c'est expédié. Les excuses, c'est vraiment pas sa tasse de thé. Les présentations non plus. Et le contact humain encore moins. À se demander pourquoi c'était à elle qu'on confiait cette tâche, au lieu de le mettre entre les mains de quelqu'un de plus habitué à ce genre de dossier.

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MessageSujet: Re: sincerely, (ellis)   Mer 4 Avr - 23:00

Samedi matin. Matinée tranquille. Zena dort chez une amie, le sleep-over du vendredi qu'il a autorisé une semaine sur deux. Son petit singe qui a passé la soirée à manger des jujubes en regardant le dernier Disney, à échanger des potins avec son amie. Et Ellis, qui a travaillé tard, qui a fermé le restaurant passé minuit. Qui est rentré, qui s'est écroulé dans son lit sans demander son reste. Zena n'a pas besoin qu'il vienne la chercher avant midi et le resto n'ouvre qu'à seize heures. La matinée entière pour dormir, regarder la télé et peut-être préparer le dessert préféré de sa princesse. Une grasse matinée, la première qu'il a eu depuis des lustres, avec l'été qui l'attend à son réveil.

Ou pas.

Ellis ouvre un oeil quand il entend la sonnette retentir dans la maison. Il se réveille en sursaut, et regarde autour de lui d'un oeil un peu paniqué. Rien. Personne. Mais quelqu'un à la porte, ça c'est certain. Grognant, Ellis se redresse dans son lit, le dos un peu bloqué et surtout, la migraine derrière les yeux. Bordel. Il jette un coup d'oeil au cadran, il est à peine huit heures passé. Ça ne peut pas être Zena, à moins qu'il se soit passé quelque chose et qu'il n'ait pas entendu son téléphone. Le coeur battant, Ellis se lève et va chercher son téléphone, posé sur la commode. Aucun message. Il pousse un soupir. C'est bon. Ça doit être un vendeur ou un truc du genre, ou alors peut-être autre chose. Non. Ça se peut pas. Relaxe, Ellis. Si c'était vraiment eux, ils ne prendraient pas la peine de sonner à la porte, et ils ne se pointeraient surtout pas en plein jour. Se grattant la tête, Ellis enfile le premier pantalon qui lui vient sous la main, un jogging noir, et quitte la chambre pour descendre les escaliers. Peut-être que la personne est déjà repartie, il doit avoir mis dix minutes à juste se lever - mais bon, autant aller voir tant qu'à être levé. Il empoigne sa casquette et la glisse à l'envers sur ses cheveux sales avant de se diriger vers la porte. Pas du tout un attirail pour accueillir des visiteurs, mais alors il s'excusera en disant que voilà deux minutes il dormait encore.

Ellis ouvre la porte, et ses yeux se posent sur la femme qui est un peu éloignée du perron, clairement en train de tourner les talons. Elle s'est tournée, un peu surprise, et il la regarde, yeux plissés, un peu aveuglé par le soleil matinal. Grande, athlétique, cheveux bruns, bien habillée - pas l'air d'une vendeuse ou d'une dealeuse. Il lui rend son regard, elle a l'air de ne pas trop savoir quoi dire alors il lui laisse le temps, croisant les bras et s'accoudant au rebord de la porte. « Can I help you ? » qu'il dit finalement, fixant la brune. Elle est magnifique, avec des yeux à faire tomber, et le sourire vient naturellement sur le visage du grec. « Are you Ellis Katsaros ? » Sa prononciation est presque parfaite, et le sourire d'Ellis remonte un peu plus. « In the flesh. » C'est à la bonne porte qu'elle a frappé - mais il se demande simplement pourquoi.

« I'm sorry if I woke you up. » Ça doit être écrit partout sur son visage qu'il vient tout juste d'émerger - en même temps il est tôt et c'est samedi matin. Et il n'a pas de t-shirt. Pas gêné, pas embêté, Ellis hausse les épaules. Y'a pire que de se faire réveiller par une belle femme comme elle. « Don't worry about it. It's probably best I don't sleep all mornin'. » Il lui sourit, restant bien accoudé à la porte. Il a bien envie de lui dire de rentrer, mais il n'a toujours aucune idée de qui elle est et il a appris à être sage, quand même. Flirt, mais pas inconscient. « May I know who I'm speaking to ? » Toute en élégance, tout en classe - peu importe qu'il soit huit heures du matin ou dix heures du soir, Ellis ne se gêne pas pour flirter.

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MessageSujet: Re: sincerely, (ellis)   Mer 4 Avr - 23:38

Il est loin d'être présentable. Pantalon de jogging et casquette sur la tête pour retenir ses cheveux gras — cheveux qu'elle aperçoit tout de même, et qu'elle devine sans peine. Il n'a même pas pris la peine de mettre un t-shirt pour ouvrir, et elle ne sait pas vraiment comment réagir. Ses traits restent aussi impassibles qu'à l'ordinaire, alors qu'elle le dévisage. Visage symétrique, sourire charmant. En voilà un qui doit faire un malheur auprès des mères de l'école. En voilà un qui ne lui fait rien.

Et pourtant, il sourit. De toutes ces dents, et un peu plus à chaque mot qu'elle prononce. À croire que ce qu'elle dit est drôle. À croire qu'elle lui tend des perches qu'il invente de toutes pièces. Et elle sent son échine se raidir doucement. Restant pourtant des plus immobiles, les dents pas plus serrées que quelques secondes auparavant. Elle se force à rester calme, se force à ne pas lui demander de ranger ses sourires. Ça me met mal à l'aise, vous voyez. C'était la seule justification qu'elle aurait pu lui donner, et elle n'était pas là pour ça. Elle était là parce qu'on lui avait refilé ce dossier. Elle était là parce qu'il fallait qu'elle lui parle. Et malgré son envie de tourner les talons et de le laisser retourner se coucher, son devoir l'obligeait à rester plantée là et à répondre à sa question. Légitime, ceci étant. « Detective Sylvia Cohle. » qu'elle pose. Un ton simple, une présentation sans fioritures. Elle ne s'embarrasse pas de commenter ses autres mots, n'accordant pas la moindre importance à la manière dont il occupe ses matinées. C'est votre problème, Monsieur Katsaros. Lentement, comme pour ponctuer ses paroles, elle repousse sa veste pour laisser voir sa plaque, accrochée à son pantalon. « Blackwater Falls P.D. » Calme. Elle laisse sa veste retomber sur la plaque, et remonte les quelques marches du perron pour s'approcher. Inutile de rester dans le passage, alors qu'elle allait avoir besoin de lui parler plus sincèrement. Quelque chose, pourtant, l'irritait à l'idée de lui demander si elle pouvait entrer. Une impression que le sourire stupide qu'il avait arboré en la voyant ne se calmerait pas. Une intuition que les regards charmeurs ne feraient que gagner en ampleur, si elle se prêtait de la moindre manière que ce soit au jeu qu'il semblait vouloir jouer. Mais elle le sait : elle n'a pas le choix. Elle doit lui parler, et elle ne le fera pas là.

Elle prend une brève inspiration, gardant ses yeux froids vrillés sur lui. Il n'y a rien à voir ailleurs — pas la peine d'essayer de se défiler. La rue est vide, et elle le sait. Trop tôt pour le commun des mortels. Pour lui aussi, visiblement. Mais elle, elle n'a nulle part ailleurs où aller. Elle a besoin de lui parler, et les excuses de l'avoir réveillé s'arrêtent là. « I just need to talk to you. If this is a bad time, let me know. I know I'm early. I can come back later in the morning. » Il n'y a pas d'urgence, et la manière dont elle aborde le sujet en témoigne parfaitement. Personne après vous, Monsieur Katsaros. Nul besoin d'un regard inquiet, ou d'un fond de panique bien dosé. Mais entre les mots, la vérité ne prend pas la peine de se cacher : s'ils pouvaient régler ça tout de suite, ça l'aurait arrangée. Pas besoin de deux doses de sourires un peu trop charmants, lorsqu'on pouvait s'en débarrasser avant dix heures et continuer la journée dans le silence et la tranquillité. N'est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: sincerely, (ellis)   Jeu 12 Avr - 0:20

Ça ne le dérange pas tant que ça, Ellis, de se faire tirer de son sommeil ainsi. Habitué de n’avoir que quelques heures de sommeil dans le corps, à fonctionner avec la fatigue dans les os. Insomniaque et ce depuis bien trop longtemps pour se rappeler d’une époque où il arrivait à dormir des nuits complètes. À quelque part, c’est pratique de ne pas beaucoup dormir, ça donne plus de temps pour faire les choses, mais bon, ça vient avec la conséquence de se balader avec des cernes de trente pieds de long en permanence. Et puis ce n’est pas comme s’il se faisait dérangé par un vendeur d’aspirateur ou un indésirable, c’est une magnifique brune qui se tient de l’autre côté de sa porte. Elle n’a pas l’air impressionnée par sa dégaine, et il ne peut pas trop la blamer, après tout ça n’a rien de chic. Bien qu’il saurait en nommer quelques unes à qui ça plairait. Il garde son sourire, cependant, pas du genre à se laisser abattre par un manque de réaction. Il sent Frankie approcher derrière lui, le museau qui se montre en se frottant à sa jambe droite, et qui observe l’inconnue de yeux larmoyants. « Detective Sylvia Cohle. » Le nom, c’est chouette - le detective, un peu moins. Ça ne réussit pas à totalement effacer son sourire, mais il réduit considérablement. La police. Merde. Immédiatement, le pouls d’Ellis accélère. Qu’est-ce qui s’est passé ? C’est eux ? C’est Zena ? Frankie semble sentir la soudaine nervosité de son maître, sa queue commence à rapidement fouetter l’air. « Blackwater Falls P. D. » Son sourire fond complètement, alors qu’il fixe l’inconnu, attendant des explications. Il cherche son regard, y cherchant un indice, un quelconque indice. Mais l’heure n’a pas l’air grave, elle n’a pas l’air d’être là pour lui annoncer une mauvaise nouvelle. Elle est juste calme - juste calme.

Elle s’approche, revient vers la porte d’entrée. « I just need to talk to you. If this is a bad time, let me know. I know I’m early. I can com back later in the morning. » Ellis se retient de soupirer de soulagement. Ce n’est qu’une visite de courtoisie, Dieu sait pourquoi, mais au moins il peut se rassurer. Si c’était grave, elle ne proposerait pas de revenir plus tard. Son sourire revient donc sur ses lèvres, un peu moins grand que tout à l’heure, mais charmant quand même. « No, no, come in, detective. » Son sourire s’étire le temps qu’il prononce le dernier mot, sans arrogance, mais il aime comment ça lui glisse sur la langue. Il ouvre la porte un plus grande, tapote la tête de Frankie qui surveille la nouvelle arrivante sans malice. « Sorry ‘bout the mess. » Ce n’est pas si mal, mais y’a des trucs qui traînent. Le résultat d’avoir une gamine, y’a des crayons de couleur et des dessins qui traîne, le DVD du dernier Disney sur la télévision. Peut-être s’excuse-t’il de son propre attirail en même temps. Il la laisse rentrer, et fait quelques pas dans le salon, replace sa casquette sur sa tête. « Can I get you anything ? Coffee, maybe ? » demande-t’il en se frottant les yeux encore toujours un peu collés de sommeil. Lui sait qu’il en aura besoin d’un, probablement même deux, alors autant étirer la politesse. Il lui désigne le salon. « Make yourself comfortable. I’ll just… get a t-shirt. » Pas impoli non plus, surtout pas devant la police. Get your act together, Ellis. Il ne sait pas du tout ce que la détective lui veut, mais dans sa position il ne devrait plus trop s’étonner des visites de la police. En autant que ça ne soit rien de grave - en autant que sa présence n’égale pas la retour de certains visages en ville.

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MessageSujet: Re: sincerely, (ellis)   Ven 13 Avr - 23:57

L'annonce de son titre lui a fait perdre son sourire. Un effet étrange, mais pas inhabituel. Le genre dont elle se satisfaisait sans jamais le montrer, profitant seulement de l'ouverture que cela lui donnait pour continuer dans sa lancée et rentrer dans le vif du sujet. Mais sitôt qu'il se rendit compte que ce n'était probablement rien de grave, le sourire revint de plus belle. Et c'est reparti.

Mais cette fois, il garde les éventuels commentaires pour lui. Il garde la malice de ses yeux à peu près dissimulée, et il se contente de lui ouvrir la porte en grand pour la laisser entrer. Elle le remercie d'un signe de tête et accepte l'invitation. Quelques pas, et elle y est. Ses yeux attirés par le chien, calme, qui l'observe en retour. Des yeux larmoyants, une petite queue battant tranquillement. Elle le sonde et elle sait que c'est une bonne bête. Qu'il aime son maître, qu'il aime sa famille — mais qu'il ne serait pas de ceux à l'agresser pour les protéger. Elle ne lui tend pas la main, se contentant de reposer ses yeux sur l'homme. Et tandis qu'il s'excuse du bazar ambiant, elle laisse son regard dérivé sur ce qu'il tente de défendre. Y a des jouets d'enfant, des affaires qui traînent çà et là. Autant du père que de la fille, à première vue — voire davantage du père. Mais elle n'est pas là pour juger, et ne le fait pas. Se contente de mettre ses mains dans ses poches, tranquillement, et le guetter. Il replace sa casquette, lui propose du café, et elle hoche la tête. « Coffee would be great. Thank you. » Elle force les mots à sortir en phrases complètes, force sa sauvagerie à se calmer. Elle déploie ses facultés les plus sociables et elle s'applique à être professionnelle, sans pour autant se dénaturer. Inutile de lui faire croire qu'elle est son amie, ou qu'elle pourrait le devenir. Ça ne se produira jamais — et il n'y a qu'à voir ses traits sérieux et son regard franc pour s'en douter.

« Make yourself comfortable. I’ll just… get a t-shirt. » Et elle le toise sans ciller, les yeux qui disent oui, bonne idée. Ne se formalisant pourtant plus de son comportement. Il a retrouvé suffisamment de sérieux pour que l'éventuelle hostilité qu'elle avait commencé à ressentir ne s'apaise, et elle ne voyait nulle raison de paraître plus mal-aimable qu'elle ne devait sûrement l'être. Ce dossier risquait de lui coller aux pattes durant quelque temps, et mieux valait partir du bon pied. Ou du moins, essayer. « I'll wait here. » Elle garde les mains dans les poches, lui signifie d'un regard qu'elle apprécie sa politesse d'hôte, et qu'elle n'hésitera pas au besoin. Qu'elle apprécie simplement l'idée de rester là et de l'attendre, avec pour seule compagnie le chien.

Il ne tarde pas à monter, et les yeux de Sylvia se promènent à nouveau sur le salon, et le reste de la maison laissé à sa vue, de là où elle se tient. Elle aperçoit l'entrée de la cuisine. Repère les accès, les détails laissés à traîner. Le gentil désordre ne la gêne pas. Pas plus que le chien, qui se décide finalement à l'approcher pour la renifler. Elle le laisse faire, et attend qu'il ne lève la tête vers elle pour finalement se décider à sortir la main de sa poche. Elle le voit tendre le cou, et daigne baisser suffisamment la main pour le caresser. Calme, attentive à son comportement et à ses réactions. L'espace d'un instant, elle avait songé attendre le retour du maître pour lui demander si elle pouvait toucher l'animal. Une réaction qui aurait pu s'imposer, si elle ne s'était pas d'ores et déjà trouvée sur le territoire du chien. Et si le chien lui-même n'était pas venu chercher la tendresse qu'elle était en train de lui prodiguer.

Ses doigts qui grattent les oreilles de l'animal, quelques secondes. Et lorsque les pas de l'homme se font à nouveau entendre en haut de l'escalier, elle se redresse. Le chien ne s'éloigne pas — pas vraiment. Reste assis là, à ses pieds, tandis qu'elle le regarde reparaître au bas des marches. Comme promis, il s'est un peu plus habillé — et comme promis, elle n'a pas bougé. Les a simplement attendus, lui et sa promesse de café. Mais son visage s'est détendu. Elle s'est habitué à l'espace, et la présence de l'animal l'a finalement déridée. Prête à affronter le sourire qu'il lui servira avec le café. Prête à accepter la courtoisie, et à lui faire comprendre aimablement que leur relation s'en tiendrait à la supervision et à la protection qu'elle avait à lui offrir.

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MessageSujet: Re: sincerely, (ellis)   Mar 17 Avr - 21:46

La police. Ok. La police. C’est loin de la première fois que des enseignes viennent le visiter depuis son arrivée en ville. Après tout, il est là sous leur protection, et c’est leur présence qui est censée assurer la sécurité de Zena. Toujours une voiture de patrouille au coin de la rue, un policier dans le coin de l’oeil. Une présence qu’il avait demandée à être subtile pour ne pas attirer l’attention - mais qui était rassurante tout de même. Une présence qu’il avait presque appris à oublier au fil des années, une présence qu’il avait crue presque disparue depuis quelques temps. Après tout, ça commençait à faire pas mal de temps, peut-être que ça devenait plus ou moins nécessaire de l’avoir constamment dans le viseur. Mais on ne s’habituait jamais à recevoir la visite de la police chez soi, surtout pas après les horreurs qu’Ellis avait pu vivre, surtout pas après Lena, surtout pas après la prison. Un séjour qu’il n’avait pas du tout l’intention de répéter, il se battrait jusqu’à la mort pour rester avec Zena, et de toute façon y’avait aucune raison de l’y envoyer, il se tenait à carreaux depuis son arrivée en ville. I did my time. Maintenant sa vie était toute autre, il avait laissé le reste derrière tout en le transportant sur ses épaules tous les jours. Il tenait trop à Zena pour faire quoi que ce soit, c’était dingue ce qu’il serait prêt à faire pour cette petite, pas question de la laisser seule à nouveau, même en sachant que y’aurait du monde prêt à l’accueuillir, Ellis ne retounerait jamais en prison, c’était une chose certaine, il se l’était promis, et il l’avait promis à Zena.

La policière accepte le café, et Ellis acquiesce. Elle ne semble pas désagréable, mais pas particulièrement sociable non plus. Ça fait sans doute partie du boulot, et ça ne dérange pas Ellis le moins du monde. Elle a une présence assurée, une tête sur les épaules, et elle n’est pas là pour lui annoncer des mauvaises nouvelles - alors y’avait pas à s’en faire. « I’ll wait here. » Il acquiesce à ses paroles, comprenant qu’elle était probablement bien plus que d’accord pour qu’il aille s’habiller un peu, et Ellis tourne les talons avec un sourire, montant rapidement les escaliers pour aller jusqu’à la chambre. Là, il attrape un t-shirt qui traîne, s’assure qu’il est propre et l’enfile. Sans se presser particulièrement, Ellis reprend ensuite la direction des escaliers et les descend pour aperçevoir Frankie aux pieds de la brunette. Ça lui arrache un sourire. « His name’s Frankie. I think he likes you. » Après tout, le chien aime à peu près tout le monde, mais ça Ellis ne s’embarrasse pas de le remarquer. « Coffee, then. » Il acquiesce et s’en va vers la cuisine pour démarrer la machine, rangeant au passage une boîte de céréales qui traîne. Puis il revient vers le salon en attendant que le café ne se mette à couler. Autant faire un peu la conversation en attendant, après tout. « So. Blackwater Falls P. D. » Il l’observe, sans être trop insistant, c’est juste sans ses habitudes. Le sourire indécollable, position calme alors qu’il croise les bras et s’adosse au cadre de porte. « What did I do this time ? » Il s’aventure à faire une petite blague, conscient que la brunette est probablement au courant de tout son casier. Après tout, il ne garde pas le secret, pas fier de ses actions passées, mais ne regrettant rien non plus. « You can sit down, y’know. I’m just waiting on the coffee. What d’you take with it, by the way ? » Politesse toujours présente entre ses mots décontractés, la casquette toujours vissée sur la tête.

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MessageSujet: Re: sincerely, (ellis)   Ven 4 Mai - 23:35

« His name’s Frankie. I think he likes you. » Bien entendu, le sourire est revenu. Et malgré sa promesse intérieure de se dérider, Sylvia n'est pas capable de le lui rendre. À peine capable de baisser les yeux vers le chien, qui ne semble pas comprendre pourquoi les caresses se sont arrêtées. « Coffee, then. » Et alors qu'il lui tourne le dos pour partir vers la cuisine, elle se permet de tendre à nouveau la main. La truffe humide de l'animal trouve sa paume et elle maintient un instant le contact, frottant paisiblement les poils drus de son crâne. Pas question de suivre l'homme jusqu'à la cuisine. Elle attendrait ici. Attendrait qu'il revienne avec le café, attendrait qu'il ne soit prêt à parler pour finalement daigner s'asseoir et se dérider.

Mais lorsqu'il revient, le café n'est pas encore prêt. Il ne fait que s'appuyer contre le cadre de la porte, cherchant simplement à faire naître la discussion entre eux. Une discussion dont elle se passerait bien, mais qu'elle se voyait bien en peine de lui refuser sachant qu'elle venait de le réveiller. « So. Blackwater Falls P. D. » Il n'y a pourtant rien à répondre à ça — alors elle se tait. Elle se tait, et elle laisse le temps s'égrener, ses yeux plantés dans ceux de son interlocuteur. Il n'y a rien à ajouter sur le sujet. Elle fait partie de la police, il le sait, il a vu son badge — et son regard froid suffit à témoigner du sérieux dont elle est pourvu. Alors, quoi ? « What did I do this time ? » Et elle manque de lever les yeux au ciel, Sylvia. La répartie cinglante reste pourtant bien enfoncée dans sa gorge, et ses lèvres restent scellées. Le soupir qui pourrait secouer sa cage thoracique est à peine perceptible, et ses yeux froids se contentent de détailler l'homme qui lui fait face. Le sourire trop joueur toujours collé aux lèvres, visiblement fier de sa petite blague. Blague qui tombe dans un trou noir, alors qu'elle se contente de se redresser pour rompre tout contact avec le chien. Celui-ci s'éloigne en trottinant, paisiblement. « Nothing. I'm just here on a courtesy visit. » La touche d'humour est évincée, comme chaque fois qu'on ose la confronter à l'une d'elle. S'il la connaissait, il le saurait — elle ne plaisante pas. Ne plaisante jamais. Comprend l'humour mais n'y voit aucun intérêt.

Le sérieux qui reste sur ses traits, alors qu'il poursuit pour l'inviter à s'installer dans le salon. Elle regarde le canapé, à quelques mètres de là, avant de reporter ses yeux sur lui. « I’m just waiting on the coffee. What d’you take with it, by the way ? » D'ordinaire, elle aurait pu demander un peu de lait. Un peu de sucre, parfois. Pour varier le goût, pour faire en sorte de ne pas toujours être confrontée à la même amertume lorsqu'il lui fallait travailler. Mais ce matin-là, il lui fallait se réveiller. D'autant qu'elle ignorait la qualité du café qu'on lui servirait. « I'll drink it black. But thanks. » Elle s'efforce de lui donner un peu de politesse, ses yeux plantés dans les siens. Attendant qu'il ne retourne dans la cuisine pour finalement se diriger vers le salon. S'attarder aux photos sur les étagères — lui et la gamine, principalement. Elle ne tarde pas avant de s'asseoir, et Frankie pointe à nouveau le bout de son museau dans la pièce. Trottine jusqu'à elle, lui réclame un peu d'attention. Il ferme les yeux lorsque les longs doigts de la policière viennent gratter son cou, et elle l'observe. Brave bête. Le genre qui lui faisait regretter, parfois, de ne pas faire mettre à jour son diplôme de maître-chien pour reprendre un animal à ses côtés.

Lorsqu'Ellis revient finalement, Frankie s'est couché à ses pieds, et elle a cessé de le caresser. Elle le regarde apporter les tasses de café, mains calmement ramenées sur ses cuisses. « Thank you. » La politesse revient lorsque la tasse chaude trouve ses mains. Elle ne prend pas le risque de boire tout de suite, sachant qu'elle a plus de risques de se brûler la langue qu'autre chose pour le moment. La courtoisie attendra. Si le café vaut réellement la peine d'être complimenté, elle le fera lorsqu'elle sera certaine de ne pas se brûler en contrepartie. Il n'y avait de toute manière aucune saveur à tirer d'un liquide trop chaud — et d'expérience, elle le savait. Alors, elle attendrait. Attendrait que le café refroidisse, sans se presser. Il y avait de toute manière bien des choses à discuter d'ici là. Et lorsqu'il prit place sur un fauteuil face à elle, elle décida de passer tranquillement aux choses sérieuses. « I won't bother you for long. As I said, I'm only here on a courtesy visit. I was designated to be your new liaison officer now that Deputy's McCarthy's retired. » Ainsi, la plupart des questions seraient levées. Plus besoin de mystères — rien que des détails à régler. Rien qu'une familiarité à créer. Ça prendrait du temps, mais elle y parviendrait. Et rien ne l'obligeait, dans tous les cas, à tisser la moindre amitié. Si elle le pouvait, elle s'en passerait. Rester à l'écart lui convenait. Trop de risques, s'il lui fallait s'attacher. Trop de risques, si elle commençait à sourire et à laisser la complicité s'installer. Et elle n'était de toute manière pas certaine de vouloir côtoyer plus qu'il ne le fallait ce sourire dévastateur qu'il s'acharnait à lui adresser.

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MessageSujet: Re: sincerely, (ellis)   Lun 21 Mai - 23:13

Clairement, ils n’ont pas le même sens de l’humour. La blague d’Ellis glisse sur la policière, sans évoquer une quelconque réaction. Ce n’est même pas qu’elle ne le trouve pas drôle - du moins il lui semble - mais simplement qu’elle reste impassible. Son sourire se calme rapidement, ravalant le rire qui avait failli franchir ses lèvres. Ok. Pas de blagues, alors. Elle répète que ce n’est qu’une visite de courtoisie. Ellis se demande si c’est qu’elle n’a pas compris la blague ou si c’est juste qu’elle ne reconnaît pas son existence pour ne pas le vexer - il ne sait pas sur quel pied danser, alors il préfère se taire et passer à autre chose. Après tout, la policière semble pressée d’en finir, et même si Ellis apprécie la compagnie, peut-être que ça serait mieux de classer ça rapidement. Elle indique qu’elle boira le tout noir, et il acquiesce, tapant ses mains entre elles. « All right, then. » Il entend la machine se déclencher pour annoncer que le café est prêt, et il tourne les talons pour retourner en cuisine. Le pas léger, pas du tout écrasé par l’impassibilité de la policière, il se demande surtout en quoi consiste la visite de courtoisie. Il verse le café dans les tasses, puis les ramène au salon sans trop attarde, déposant le tout sur la table basse. Il est tout de même soulagé qu’elle ait pris place dans le canapé, et il dépose par terre un livre à Zena pour s’assoir dans le fauteuil. Elle le remercie, et il acquiesce, lâchant un sourire avant de souffler sur son propre café.

Elle prend la tasse entre ses mains mais ne boit pas - prudente, contrairement à Ellis qui prend une petite gorgée. Bien sûr, le liquide lui brûle le bout de la langue, mais il s’efforce de ne pas trop le montrer, gardant la face devant cette femme franchement impressionnante. « I won’t bother you for long. As I said, I’m only here on a courtesy visit. I was designated to be your new liaison officer now that Deputy McCarthy’s retired. » Oh. Ellis hausse les sourcils, voilà qui fait bien du sens. Les pièces de puzzle s’assemblent. Il lui semblait avoir entendu parler de cette retraite, mais il n’y avait pas trop fait attention. « I see. » Sérieux, sourcils froncés, il oublie le café entre ses doigts. « So if something’s up, it’s you I call now ? » Jamais auparavant il n’a eu recours à la police de Blackwater Falls, mais il ne faut jamais dire jamais. Ellis observe tranquillement la policière, comme pour assimiler le changement. « All right then. » Acquiesçant, se laissant retomber un peu dans la fauteuil. « So is there anything you need ? A signature, some info ? » Il n’est pas trop sûr de la manière d’agir, pas familier avec les procédures. Et ça vient tirer des cordes plus sensibles, cette surveillance, cette protection, cette présence de la police. Il a le sourire de sa fille en tête, qui se mélange à l’odeur de la fumée. Respire, Ellis. Ce ne sont que des procédures.  

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sincerely, (ellis)

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