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on vous invite à privilégier les fantômes et les petits humaiiiiiiins
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 Impress me, Moon child [PV] Primrose.

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MessageSujet: Impress me, Moon child [PV] Primrose.   Sam 7 Avr - 2:51


– impress me, moon child–
Dorian ET Primrose / 'Cause I know you're no good for me, but you've become a part of me. Ev'rywhere I go, your face I see, ev'ry step I take, you take with me yeah. Nowhere to run to, baby, nowhere to hide. Got nowhere to run to, baby, nowhere to hide (juillet 2017) – Martha and the Vandellas.




La lumière fut coupée et un bruit sourd envahit la pièce. L’enfant coyote avait fui le nid, discrétion vaine. Son absence embaumait l’air et Crow en avala l’obscurité toute entière. Deux serres crochetés dans les plis du volet. Contemplation silencieuse. La lune était ronde et pleine comme un sein nourricier.

Au hasard sur la roue des identités, le doigt se fige, le doigt s’arrête. Le choix semble crier sous sa peau. Mélodie osseuse et scandaleuse.  Le rituel macabre à l’oeuvre. Ode à la monstruosité.

L’étrange dans les gestes, la fausseté dans la probe palabre. On ne dupe pas un tueur de vérité. Un faciès coutumier du leurre aux troubles intentions. L’autre corps ne joue plus la partition, la froide illusion. Morphée agonise de les savoir tant insomniaques. La traque en sourdine, l’azurite oscille sous la lueur électrique, une trace lactescente sur la cornée. Pour être dans le tombeau des ombres, le témoin d’une erreur. D’une faute calamiteuse pour peindre dans le caveau qui les lie, l’écheveau d’un nouveau désastre. Prière à l’imbécile et ses sacerdoces douteux, que la bête épie comme une proie martyr menée jusqu’à l’autel.

Où vogues-tu comme une âme en peine ?

L’intérêt piqué, supplante l’indifférence. Le faisceau d’une lampe faiblarde taillade les arbustes. Plus la course progresse, plus l’immondice se vautre dans les ténèbres. Les forteresses humaines s’effacent, les fauves basanés retrouvent leur fief.  Entrelacs difformes que tissent les feuillus inhospitaliers. L’intrus cogne aux portes d’une demeure hostile, Dame nature impose sa suprématie. Le gosse des villes insalubres perdu en territoire inconnu.

La courbe féminine tanne l’écorce de sa présence, un souffle en écho. Le flegme qu’il ajuste n’est qu’une belle devanture, patience d’un orage pour y voir les tuiles gondolées et dénicher les muettes appréhensions. Le trouble serpente, inverse la tendance d’un allochtone déboussolé par un biotope étranger. Dorian voudrait hurler le pseudo de la fugueuse et balayer la mascarade de cette chasse confuse. Chose que le voyeur ne parvient pas à confesser. Concéder.

Il lui connaît des exubérances à faire pâlir la raison, une inconscience brutale. Elle esquinte son être, lui resquilleur invaincu. Il veut une vérité crue qui n’explose jamais à ses pupilles maraudeuses, honteuse d’une vicissitude dissimulée.  Souhait inespérée, l’étau se resserre, la cadence de l’agneau esseulé interrompue. Du haut d’une abîme encore indécelable où la silhouette vacille contre le rebord, la lugubre corneille se délecte. D’une peur encensant l’atmosphère et venant se nicher dans les naseaux railleurs. Prêt à fendre l’air, hors de la canopée pour éviscérer la brume et l’intumescence de son mystère.

La gueule muselée et l’oeil sentinelle impatient d’y goûter l’ultime dénouement. La traque nocturne  aux allures interminables en valait-elle suffisamment la chandelle. La menteuse somnambule aurait des comptes à rendre, des faits à dévoiler ou bien repartirait-il comme Orphée sans son Eurydice, cependant contenté de son dû ? L’idée même de ne pas déranger a flingué son esprit. Ambiance ennuyeuse d’une gamine trop indécise. L’attente insoutenable fait maugréer l’affidé dans son habitacle sommaire. Rien ne se passe, tant qu’elle n’aura rien décidé. Guetteur aux mouvances furtives sous un reflet de nacre, insensible à la fraîcheur ambiante d’une végétation toute aussi assoupie. L’astre livide et lui comme seuls témoins.

Montre donc ce que tu t’acharnes à cacher.


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MessageSujet: Re: Impress me, Moon child [PV] Primrose.   Ven 25 Mai - 9:49


– impress me, moon child –
DORIAN ET PRIMROSE / Tout le monde dort. Rien entre la lune et moi    – SEIFUJO .


Dans les ténèbres elle s’enfonçait. Primrose courait, ses poumons cherchant l’air à s’en rompre les côtes. Son cœur martelant sa poitrine, comme essayant d’échapper en avance au sort qui l’attendait.

Elle savait parfaitement ce qu’il se passait en cet instant, elle ne le savait que trop bien. Et c’est ce qui lui faisait peur, ce qui l’effrayait. Ce n’était pas sa première fois mais on ne s’habitue pas à ce genre de chose. Cette douleur… insoutenable. Elle ne se souvient jamais de ce qu’il se passe après, de cette nuit. Mais son corps garde en mémoire chaque seconde qui la précède. La moindre fêlure, la moindre écorchure est encrée en elle. Cette peur… de la souffrance certes, mais aussi de commettre l’irréparable. Jusqu’à présent elle n’a jamais entendu parlé de cadavre humain sans cœur après une transformation.

Mais ce qui la terrorisait sans doute le plus, c’est cette excitation qui commençait à poindre. Le sang… badoum… Un cœur… Mais pas le sien. Le palpitant de quelqu’un d’autre, frétillant et dégoulinant d’hémoglobine. Juteux… badoum badoum… Non ! Cri tout droit sorti de ses tripes. Elle redoubla d’effort, si tant est que ce puisse être possible, s’engouffrant dans la forêt. ça venait, ça sortait. La bête à l’instinct primitif assoiffée, affamée. Mais comment avait-elle pu oublier ? Ce soir fatidique de la pleine lune. Quelle conne !. Elle filait entre les arbres, s’enfonçant le plus possible, ne sentant plus son corps, la vision floue. S’était-elle assez éloignée de la ville ? Elle n’en savait rien, il fallait continuer. Soudain…

Un hurlement dans la nuit. Cri strident sorti du tréfonds des ténèbres. Gémissement terrifiant de douleur d’une jeune femme dont le monstre est prêt à s’échapper. Prim s’écroule au sol. Le calvaire de la transformation. Torture de tout son être, pas un millimètre de son anatomie n’est épargné. Chaque os est fracturé pour se ressouder aussitôt, toutes les parcelles de sa peau se déchirent pour laisser place à son autre soit, sa substance se noie dans le rouge. Son agonie parue durer une éternité. Puis la fin. Un noir insondable mais pas inquiétant, une incroyable sensation d’apaisement, de liberté.

Le néant.

L’abomination déchiquette son corps de l’intérieur, s’extirpe de sa prison de chair. L’enveloppe de carne disloquée au pied de l’animal. La faim. La bête ne pense qu’au sang. Renifle son pelage. Le sol. Des restes happés , dévorés mais vite engloutis. Ça ne suffit pas.
Une présence. Cette odeur… ce rythme à la fois familier et étrange mais irrésistiblement alléchant. Lentement la bête se tourne vers lui, l’être dissimulé derrière ces buissons, déterminée, instinct bestial, vers sa proie.


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MessageSujet: Re: Impress me, Moon child [PV] Primrose.   Dim 10 Juin - 18:10


– impress me, moon child–
Dorian ET Primrose / 'Cause I know you're no good for me, but you've become a part of me. Ev'rywhere I go, your face I see, ev'ry step I take, you take with me yeah. Nowhere to run to, baby, nowhere to hide. Got nowhere to run to, baby, nowhere to hide  (juillet 2017) – Martha and the Vandellas.




La lune s’écriait, hymnes méphitiques.  Les ombres et les formes autour de lui s’écartelaient, volutes infernales, cernant l’horrible squelette. La corruption engloutissait son épiderme d’un appétit vorace. La nuit narrait chaque tabou, étalé comme un trophée clinquant et grotesque.

Holyshit.

Enfant de la lune, elle se révélait. Toujours le mépris sur le bout de la langue, la moquerie à vomir sur des plaies humaines. Certain que la bête aux crocs armés, lui ferait payer ses heures insolentes.

Pétrifié devant cette métamorphose inattendue. La violence d’un frisson qui claque contre ses cotes,  quand les iris de la créature percutent d'instinct les siennes. Fiévreuse d’une fringale à assouvir sur l’instant.

Le gamin devenu proie.
Pour sa propre survie, il se mit à courir.

Son visage entre en collision avec les branchages, la caresse glaciale du vent. Souffle court et battements de coeur effrénés. La peur s’immisce dans le flux nerveux de ses veines, infecte le flot continu de ses pensées.

A chaque mètre accompli, le lupus semble se rapprocher, vitesse inhumaine, dans une course pour la survie. L’argent tue les loups, c’est ce qu’on lui a enseigné. C’est lui contre elle, elle contre lui. En cavale, démuni dans les faits, se croyant battu avant la naissance de tout combat. Acharnés sont les monstres à l’écoute de leur constante famine. Prisonniers de leur malédiction.

Il trébuche dans sa fuite, a perdu le sentier qui menait à son véhicule, route dégagée vers celle de la mort. Ses poumons lui brûlent, la gorge en feu. Il bifurque dans les passages sinueux, tente de désorienter la bête, d’y tromper son odorat. Son seul espoir se confronte dans la duperie, à s'y croire trop ingénieux :  d’y chasser une autre proie facile, qu’elle prendrait pour cible à abattre, se désintéressant de la première. Mais la chienne de forêt semble désertique à l’heure où les nocturnes prétendent régner en maître.

Les ténèbres se resserrent sur son crâne,  violemment il piétine la terre sous ses pieds. Son coeur sous sa cage thoracique en furie menace d’exploser. Les mires s’accrochent à la noirceur du ciel, cherchant son salut dans la hauteur des cimes. Les mains s’accrochent à l’écorce rugueuse et indomptable, la griffe violemment pour accéder à son sommet.

Trop tard.

Le canidé est plus fort, plus obstiné et commandé par ses désirs inassouvis. Elle s’abat et l’entraîne dans sa démence. Respiration coupée à l’impact, le corps se renverse, son monde bascule brutalement. Face contre terre.

L’heure de la ripaille avait sonné.

Fuck.

― Va te faire foutre, Howe !

Il hurle, tel un damné. Corbeau insoumis.
Le rejet de la mort, la haine qui le poignarde sauvagement. Éternelle rébellion.



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MessageSujet: Re: Impress me, Moon child [PV] Primrose.   

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