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on vous invite à privilégier les fantômes, les médiums et les immunisés psychiques
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 (carry the sun), cece.

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MessageSujet: (carry the sun), cece.    Ven 13 Avr - 23:44

Besoin de parler.
Trop besoin de parler.

Tout est différent. Le monde entier est différent. Les fondations ont craquées, les pilliers sont tombés. Il faut juste apprendre à gérer tout ça, à continuer d’avancer en sachant ce qui existe dans les ombres. C’est comme si tout lui échappait, à présent, comme si tout n’était que de la brume - les questions ne cessent de l’assaillir, ne cessent d’aller et venir. Si elle s’écoutait, elle serait constamment au téléphone avec Ichabod, à lui demander ci, à lui demander ça. Mais il faut le laisser tranquille, le laisser respirer un peu. Elle doit apprendre à vivre avec tout ça par elle-même, à accepter que ça fait partie de sa vie à présent. Que le monde ne sera plus jamais le même. C’est étrange, à quel point ça rend soudainement le monde plus menaçant et dangereux, tout autant que ça le rend plus clair et moins mystérieux. Tout a une explication, après tout, mais d’un tout autre ordre à ce que Blair est habituée - la science n’a pas toutes les réponses, c’est certain à présent. Et les questions sont nombreuses, trop nombreuses. Inspirer, expirer. Continuer la routine, ne pas se laisser abattre. C’est difficile pour Blair de ne pas avoir de nouvelles d’Ichabod depuis cette nuit-là. À chaque instant, ça lui arrive de se demander s’il est en vie, à se demander ce qui est vrai, ce qui s’est vraiment passé ce soir-là. Les secrets échangés, les aveux faits. Ichabod est en vie, il va bien. Il ne peut pas mourir. Il ne peut pas mourir. Et pourtant elle n’arrête pas de le revoir mort, dans ses pensées les plus sombres et dans ses rêves. Des nuits difficiles qu’elle vient de passer, à scruter les ombres et à revivre la douleur de cette nuit-là.

Besoin de parler. Besoin d’évacuer tout ça, de tout rien sans ne rien dire. Blair, les traits tirés et le corps endolori des nuits à s’agiter, décide d’aller rendre visite à Cece. Un visage familier, une voix qu’elle connaît, des bras dans lesquels elle s’est réfugiés plus d’une fois dans le passé. Cece avait toujours eu les bons mots pour elle, elle ne verrait pas pourquoi ça changerait à présent. Blair a besoin de trouver sa meilleure amie, d’être en sa présence familière et rassurante. Alors elle empoigne ses clés et conduit jusque chez elle, les mains  un peu tremblantes alors qu’elle conduit. Les souvenirs lui reviennent en bribes, on dirait qu’elle peut presque voir le sang sur le volant à nouveau, sentir l’odeur à nouveau. Calme-toi, Blair. Ichabod est en vie. Il ne peut pas mourir. Elle s’arrête au dépanneur du coin pour emmener du réconfort, et prend la route de l’immeuble à Cece. Elle n’habite pas loin, et Blair se gare devant l’immeuble. En plein après-midi comme ça, Noam doit être au camp de jour - du moins, elle pense. Ça ne le dérangerait pas que le petit garçon soit là, bien au contraire. Ça pourrait lui changer les idées. 14:34, ça se pourrait bien que son amie ne soit pas là, qu’elle ait un cours le mercredi, qu’elle soit déjà occupée, qui sait ? Mais Blair tente sa chance tout de même, trop fatiguée, trop besoin d’au moins essayer. Elle arrive devant la porte de l’appartement, yeux rouges et mine basse. Frappe - et à son grand bonheur, elle entend des pas de l’autre côté de la porte. Cece est là. Blair ferme les yeux, inspire. Déjà, elle se sent mieux, en attendant que la porte ouvre. Et finalement, le visage de la rouquine apparaît, et Blair sourit malgré tout. « Je dérange pas, j’espère ? » Elle soulève le sac de M&Ms dans ses mains, le secoue un petit peu. « J’ai emmené du chocolat... »

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MessageSujet: Re: (carry the sun), cece.    Mer 18 Avr - 23:18

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Drôle de journée. Trop longue et trop courte à la fois. Elle avait emmené Noam au camp de jour, avait attendu d'y voir Ellis, attendu d'y croiser Zena. Ni l'un ni l'autre n'était arrivé, et elle avait finalement tourné les talons avec une petite pointe de déception au fond du coeur. Pointe qu'elle ne s'expliquait pas. S'être arrêté une fois chez lui ne voulait pas dire que cela se reproduirait et, sur l'instant, elle s'était sentie idiote d'avoir pu y penser. Elle était rentrée chez elle, s'était appliquée à exécuter les tâches ménagères, tâches que son rôle de bonne mère incombait. Les cours de zumba du jour avaient été annulés, en raison d'un événement exceptionnel se tenant dans les locaux. Elle se retrouvait donc au chômage technique pour la journée, avec pour seul objectif le nettoyage de l'appartement, la lessive des vêtements, et la préparation des repas des prochains jours. Elle avait tenté de s'y soumettre, tant bien que mal. Les pensées occupées par les trois derniers jours, où ni Ellis ni Zena ne s'étaient présentés au camp de jour. Une des mères lui avait même demandé si elle avait eu des nouvelles, et Cece n'avait su quoi répondre. Inquiète à sa manière, mais trop fière pour l'appeler.

Alors, ses tâches s'étaient mal déroulées. Elle avait mélangé les couleurs, et s'était retrouvée avec un t-shirt blanc nouvellement rosé. Le pantalon noir de Noam avait déteint sur ses sous-vêtements de dentelle, et le rouge était devenu bourgogne. Elle avait manqué de tout envoyer par la fenêtre et ne s'était retenue qu'à grand-peine. Le dîner avait cramé, et une coupure d'eau chaude l'avait empêchée de prendre sa douche lorsqu'elle avait décidé que le ménage attendrait. Elle avait donc décidé de tout abandonner là et de se coucher. Rideaux fermés, pelotonnée sous les draps, les yeux fermés, elle ne parvenait pourtant pas à s'assoupir. Aurait espéré pouvoir, à son âge, être capable de faire la sieste improvisée dont n'importe quelle mère rêvait. Elle aurait voulu pouvoir sortir le soir, faire la fête comme elle avait coutume de le faire. Abandonner ses responsabilités plus souvent, laisser Noam aux mains de sa soeur, aux mains de ses voisines, aux mains de Blair. Sortir dans les bars, boire. Trouver Ellis, l'embrasser, l'inviter. Mais plus son fils grandissait, plus les responsabilités semblaient l'étouffer. Elle se souvenait de ses premières années à l'avoir, de ses demandes incessantes d'aide et de son besoin de continuer de sortir et de se défouler. Elle s'en souvenait et, aujourd'hui, elle s'en voulait. Elle souhaitait se rattraper. Lui donner la présence adulte qu'il n'avait pas eue. Et ce, même si des journées comme celles-ci arrivaient où elle avait envie de tout abandonner et d'aller se coucher. Au bout du compte, le sommeil ne venait même plus. Piégée à l'âge adulte. Plus rien à faire. Super.

On frappe à la porte. Elle l'entend de loin, et elle se lève d'un bond. Elle enfile un short en jean, conserve le t-shirt ample qu'elle porte sur les épaules, et se dirige vers l'entrée de l'appartement. Décoiffée, la mine défaite et les traits tirés. Fatiguée d'une journée qui n'en finissait plus de se dérouler en imprévus. Et lorsqu'elle tourne la poignée et ouvre le battant, elle ne s'attend pas une seconde à trouver le petit visage qui y paraît. Ses traits se détendent et elle bat des cils. Surprise. Agréablement surprise. « Blair ? » C'est une question stupide. Bien sûr que c'est Blair. Elle la reconnaîtrait entre mille. Incapable de les manquer, avec son visage doux et ses grands yeux. Mais il y a quelque chose, cette fois. Quelque chose au fond de ses yeux. Préoccupée. « Je dérange pas, j’espère ? » Elle secoue la tête, parvient même à lui donner un sourire. Elle a jeté un coup d'oeil à l'horloge digitale en sortant du lit, et elle sait qu'elle a encore près de deux heures avant de devoir aller chercher Noam au camp. Elle a du temps à lui consacrer. Du temps pour lui demander ce qui l'agite. « J’ai emmené du chocolat... » Et Cece sourit en voyant le paquet de M&M's. Sourire doux, rassurant. De ces sourires qui ne veulent pas inquiéter. Quoi qui se passe dans la vie de Blair, ç'a l'air plus compliqué qu'un repas cramé et une coupure d'eau chaude. Pas de quoi lui faire tirer la tronche à un chaton dans le besoin. « Bien. » Elle approuve la méthode chocolat, comme elle l'a toujours fait. Et elle lui cède la place pour la faire entrer. « J'ai même de quoi faire un chocolat chaud pour les accompagner. » On est en plein été, mais Cece s'en fout. Ce qui importe, c'est de faire apparaître un vrai sourire sur le visage à Blair.

Et elle referme la porte derrière son amie, attrapant au passage Moustache qui avait essayé de s'enfuir. Ramène ses cheveux derrière son oreille en observant Blair, le chat toujours dans les bras. La petite a l'air perdue. Fatiguée. Des mauvaises nuits, une mauvaise vie. « T'as vraiment pas bonne mine. Qu'est-ce qui se passe ? Tes morts se sont mis à faire le party en pleine nuit ? » Sa blague est loin d'être drôle, mais elle n'en a alors aucune idée. Et ça la fait même sourire, d'imaginer les cadavres et les ossements dont Blair s'occuper se mettre à boire et à danser. Un spectacle qui aurait stupéfié même les anciens chasseurs de surnaturels comme elle. Ou du moins, c'était ce qu'elle croyait.

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MessageSujet: Re: (carry the sun), cece.    Sam 5 Mai - 21:08

Il fallait le dire, Cece non plus n’avait pas très bonne mine. On aurait dit qu’elle avait été dérangée en pleine sieste, et c’était peut-être vraiment le cas. Blair se senti un peu coupable, mais le sourire de son amie lui faisait trop de bien pour qu’elle ne se résoude à tourner les talons et la laisser dormir tranquille. Elle avait trop besoin de ne pas être seule, trop besoin de discuter ce qui lui était arrivé, de ce qu’elle avait découvert. Comment tout avait changé, comment plus rien ne serait pareil à présent. Blair avait toujours pu trouver du réconfort chez Cece, et la présence de la rousse était certainement une des choses qui lui avait le plus manqué quand elle était partie en Alaska. Heureusement, elle avait été ravie de constater que l’amitié n’avait pas changé d’une miette quand elle avait fait son retour à Blackwater Falls, et qu’elles s’étaient retrouvées comme si même pas un jour n’avait passé depuis leur séparation qui datait pourtant d’il y a si longtemps. Tout avait changé depuis, elles avaient vieillies, et Cece avait Noam. Leur enfance semblait appartenir à une autre vie complètement, une vie qui ne lui appartenait plus, l’enfance d’une autre petite fille. Et pourtant Cece était rassurante, familière. Elle était la famille qui lui restait, et c’était sans nul doute pour cette raison qu’elle avait décidé de venir vers elle. Les yeux encore remplis du traumatisme de cette nuit-là, le corps fatigué du manque de sommeil et l’esprit embrouillé par les cauchemars. « Bien » répondit Cece face au sac de friandises que Blair lui avait montré. Elle espérait sincèrement attraper son amie au bon moment, mais peu importe si Cece avait besoin de sortir - Blair l’accompagnerait. C’était une présence qu’elle désirait, ne pas être seule, surtout pas maintenant. « J’ai même de quoi faire un chocolat chaud pour les accompagner. » Blair eut un sourire, sincère. Double chocolat, c’est un plan qui lui plaît bien, et qui aura au moins le mérite de lui donner un peu de l’énergie dont elle a tant besoin.

Blair pénètre dans l’appartement, tranquille, bien plus silencieuse qu’à son habitude. Mais les mots lui viennent difficilement aujourd’hui, alors qu’elle n’est capable de véritablement penser qu’à une seule chose. Il est en vie. Il est mort, et il est revenu. Et le reste, inévitable. Toutes les histoires sont vraies. Les monstres sont réels. On est en plein jour et pourtant un frisson la parcoure, cherchant des ombres qui ne sont pas là. Le monde vient de changer. Complètement. « T’as vraiment pas bonne mine » lâche Cece. Blair glisse les yeux vers son amie, et s’attarde sur le chat entre ses mains. Le sourire est instinctif, alors qu’elle salue Moustache d’un petit geste. « Qu’est-ce qui se passe ? Tes morts se sont mis à faire le party en pleine nuit ? » « Hein ? » La réaction est automatique, alors que les maigres couleurs de son visage disparaisse en un coup de vent. Livide, Blair fixe son amie de yeux ronds. Comment elle peut savoir ? Est-ce que tout le monde est au courant ? Puis la panique passe, et Blair réalise que ce n’était qu’une blague. Elle cligne des yeux, secoue la tête, et tente de retrouver un sourire. Ce dernier est difficile, maigre, faux. « C’est presque ça, ouais » dit-elle avec un petit rire nerveux. Enlevant sa veste et ses chaussures, elle traverse l’appartement pour s’échouer sur le fauteuil de son amie, laissant tomber le sac de M&Ms sur la table basse. « Je sais pas trop, Cece. J’arrive plus à dormir. J’ai l’impression que le sol s’est dérobé sous mes pieds, et que j’ai rien auquel me raccrocher. » Elle sait que tout ce qu’elle dit ne fait aucun sens, mais elle sait aussi qu’elle peut être honnête avec son amie, qu’elle peut juste vider son sac, vider son coeur, l’ouvrir sur la table, et que Cece sera là pour lui tenir la main. Les larmes ne sont pas loin, témoins de sa fatigue et de sa confusion. Ses mains passent sur ses yeux fatigués, et elle hausse doucement les épaules. « Il est arrivé quelque chose, et... » Elle cherche ses mots. Après tout, elle ne sait pas si Cece sait. « Je ne sais pas comment l’expliquer. » Elle cherche quelque chose dans le regard de son amie, un indice, une piste. Ne veut pas être celle qui lui apprendra si Cece est dans l’ignorance, mais espère qu’elle n’aura pas à le faire. Aide-moi à comprendre, Cece. Ou alors, sois là pour moi. Écoute-moi. Tiens moi. Le monde est trop sombre aujourd’hui, j’ai besoin de ta lumière.

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