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on vous invite à privilégier les fantômes, les médiums et les immunisés psychiques
nous sommes présentement en août 2017. c'est pluvieux et humide, prévoyez vos cirés.
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 /!\ Too close... ~ AsPercy [Pegi 18, possibility of sexual content]

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vampire ○ kill of the night
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MessageSujet: /! Too close... ~ AsPercy [Pegi 18, possibility of sexual content]   Ven 27 Avr - 8:25

C'est trop récent pour que tu oublies aussi facilement. C'était plus fort que toi. Du manière ou d'un autre il fallait que tu le fasses. Que tu agisses comme ça. Avec le temps tu en avais marre de passer chaque tranche de soixante-dix ans à essayer de tourner la page quand quelqu'un vole ton coeur avec une simple rapidité. Peut-être que c'était toi qui manquait d'affection pour balayer tout ceci d'une main, mais tout de même. Tu pouvais montrer un peu d'empathie envers les gens faut pas rêver… Puis tu venais à peine d'arriver dans une nouvelle ville. C'est fatiguant. Mais au final tu ne mérites pas d'être heureux. Tu as juste le droit de permettre aux autres, aux gens de ton entourage d'avoir leur part de bonheur pendant que toi, dans l'ombre, tu restes seul. C’est ta rédemption pour tout ce que tu as fait.

C'est comme ça. Tu fuis aussi quand la situation devient ingérable. Mais cette fois tu t'étais jeté dans la gueule du loup. En plein territoire Harker. Tu t'étais glissé dans sa demeure tel le serpent qui orne le sceau familial qui trône sur ta chevalière. Tu es là, prêt à jeter ton poison dans ses veines. Ou alors le vider, lui trancher la gorge, l'étouffer dans son sommeil. Tu voulais te venger. Te venger de l'affront qu'il t''avait fait dans l' ancien hôpital psychiatrique. Te venger des questions idiotes qu'il avait posées à Caleb quand ce dernier lui avait donné son argent. Comment il va… Sérieusement ? Il lui a demandé comment tu allais ? C'était limite de l'affront et tu n'aimais pas ça. Et puis il avait été faible alors que tu ne t'étais même pas débattu…

Arrivé près de la demeure, il suffisait juste d'entrer par une fenêtre pour y parvenir, à ton but… Mais c'était bien trop facile. Tu revenais presque chaque soir vu qu'à chaque fois tu te trompais de chambre. La première fois, tu avais juste visiter le salon à pas de loup. Tu avais ainsi pu voir les multiples photos qui traînaient, reconnaissant facilement les membres de cette famille nombreuse. L'une d'entre elle avait rapidement fait tourné ton regard. Avec la lumière de la lune, tu pouvais y voir Aser. Ta cible. Il devait tous juste sortir de l'université. Tu reposes délicatement le cadre avant de continuer ta visite. Même si cette photo t'as tapé dans l'oeil disons le. Peut-être que tu la voleras pour en faire un copie la prochaine fois que tu passeras… ou pas..

Bref… Revenons à nos moutons, et à la petite visite de la maison mère des Harker. En poussant certaines portes, tu as failli ouvrir un sorte de bureau jusqu'à ce que tu te rende compte que le père était encore debout. Tu avais donc décidé de t'arrêter là ce fameux soir. La nuit suivant, tu étais directement monté à l'étage et avait ouvert les chambres une par une… Tu étais donc tombé sur la chambre vide de la seule fille. Mais tu étais sorti pour aller voir les deux chambres en face… Non sans tomber sur une bagarre de jumeau basique sur le lit à coup de coussin. Ah… Loupé. Tous le monde semble être nocturne décidément.

Et c'était non sans être à deux doigts de tomber sur la chère sœur en serviette dans le couloir. Heureusement que tu es habile avec ta vitesse. Faute de temps tu étais reparti chez toi et pour le lendemain, tu t'étais dis que venir beaucoup tard pouvait aider cette fois. Et il te restait deux chambres à visiter. Tu avais limite prier pour que les autres membres soient absent au moment où tu serais dans la maison. Ou juste endormis bien trop profondément pour entendre quoi que ce soit. Cette fois tu étais tombé sur un jeune homme de presque vingt ans donc non. C'était sûrement Charlie. Tu avais grogné silencieusement pour visiter la dernière chambre. Bien trop peu décoré à ton goût. La fenêtre était encore ouverte d'ailleurs. Vive l'été.

Mais non. Un rapide mouvement de la personne dans le lit t’empêche de t'approcher en faisant plus de bruit. Mais non. Toujours pas de chasseur. Du moins cette personne était inconnue dans tes dossiers. Tu grimaces en te disant que les Harker avait recueillit une personne de plus. Tu étais donc passé par la fenêtre pour rejoindre le jardin. Un immense jardin même. Mal occupé, du moins la fin. Quelqu'un semblait avoir eu l'idée de s'en charger pour le rendre agréable à la vue. Mais qu'importe. Tu avais couru assez vite pour disparaître du champ de vision derrière un sorte de cabanon caché derrière les fourrés.

Il avait fallu que tu t'arrêtes, et prendre le temps de tourner la tête et d'y apercevoir encore quelqu'un, à l'intérieur. Cette fois qui dormait. La curiosité est trop grande bien sûr et tu avais ouvert la fenêtre presque aussi facilement que tu pouvais arracher la vie. Dans un silence olympien, tu t'étais approché de ce corps respirant encore la joie de vivre, alors que cette personne semblait dans un profond sommeil. Avant de pouvoir t'approcher, tu avais ainsi observer les alentours. Précieuse idée d'avoir emménager une maison annexe dans ce cabanon. Mais il ne fallait pas que tu t'éloignes de ton objectif. C'est l'odeur qui t'a guidé pour le coup. Odeur qui jamais ne se retirera de ta douce mémoire.

Un rapide coup d’œil en arrière, vers le lit et ton sourire carnassier se fait grand. Trouvé. Enfin, au bout de quatre jours à revenir tu l'avais trouvé. Tu te mets alors à l'approcher, griffes sortante et près à attraper une coussin pour étouffer dans son sommeil. Plus simple, efficace et sans risque de laisser des traces. C'est si proche… Mais… Quelque chose te bloque. Comme lui ce fameux soir alors qu'il avait ses lames sur ton cou. Tu grognes doucement et recule dans un coin caché de la cabane alors qu'il se réveille d'un coup. Tu ne fais que l'observer… Ta mâchoire se serre d'un coup et tu grimaces. Tu attends qu'il se recouche pour pouvoir sortir d'ici. Raté… C'est raté. IL faut que tu t'en ailles... Et pourtant tu reviendras…

Et cela ne manque pas. La semaine suivante tu t'es mis à revenir le soir, s'il dormait. C'est étrange. Tu passais maintenant tes nuits à l'observer dormir. Quelques heures avant de rentrer chez toi pour finir ta nuit. C'est idiot… Puis ce soir.. tout bascule.. Alors que tu étais tranquillement poser, dans un coin, tu le regardes… En grognant un moment tu lèves les yeux vers le ciel et.. et merde. Tu flanches et entre de plus belle dans ce petit cercle d'intimité. Et tu t'approches du chasseur. Tu t’assois à ses côté et ose.. ose jouer avec ses mèches de cheveux. Tu te surprends à sourire devant tant… d'innocence… Tu caresses alors sa joue, délicatement… Et un mouvement brusque te surprend. Par réflexe tu bloques ses poignets et pose ta main gauche sur sa bouche, lui laissant la possibilité de respirer par le nez.

-Shh… ne bouges pas Aser… je n'ai pas spécialement envie de te faire mal, ne m'y oblige pas.

Tu viens à califourchon sur lui, histoire de garder le totale contrôle de la situation, il ne faut pas qu'il bouge. L'inquiétude empli ton regard, la peur. Pas la colère ou l'envie de meurtre… non la peur… et la surprise.
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MessageSujet: Re: /!\ Too close... ~ AsPercy [Pegi 18, possibility of sexual content]   Ven 27 Avr - 13:52

"I want to reconcile the violence in your heart"
ft. percy & aser


« Dis-moi. Dis-moi comment il est, comment il va.» T'as lâché ça au chien de garde, à ce colosse appelé Caleb, qui te regardait d'un mauvais œil à chaque fois que vos chemins se croisaient. Le mec ne te portait clairement pas dans son cœur, et t'as ta petite idée du pourquoi et du comment. La dernière fois que t'as croisé Perceval Rosenwald, c'était avec deux lames blanches plantées dans le sol, prêt à lui faire péter la tête. C'est pas trop la situation parfaite qu'on souhaite faire vivre à un ami, aussi dangereux et suicidaire puisse-t-il être. A ta question, la montagne tatouée t'a répondu dans un grognement indistincte, laissant apparaître le blanc de ses dents. Et tu t'es automatiquement renfrogné sous la menace avant que la honte ne t'envahisse entièrement. Tu fous quoi ici? Tu lui dis quoi là? À quoi tu joues? Et pourquoi tu veux savoir ça? Toutes ses questions ont mis le feu à tes joues et t'ont obligé à faire marche arrière, l'enveloppe écrasée contre ta poitrine. L'argent n'a plus aucun goût à ce stade. Seul le souvenir du vampire pèse dans ton cœur, ton esprit et sur tes épaules. Tu ne penses (presque) qu'à lui depuis un mois et c'en est fatiguant. Difficile d'y résister. Alors t'as fais le con, plus d'une fois. Un comportement irresponsable qui ne te ressemble pas du tout, et qui pourtant t'a poussé à acheter une Harley-Davidson sur un coup de tête, appuyer la gâchette sur un jeunot de seize ans, te battre à main nue avec un mec dont la tête "ne te revient pas". On ne parlera même pas des conquêtes que t'as ramené dans tes draps, le temps d'une nuit. Tout est bon pour l'oublier, l'éradiquer de tes pensées, et avoir un peu de répits.
Il t'arrive les soirs de revenir complètement imbibé d'alcool, tituber jusqu'à chez toi, puis de tomber sur ton lit comme un cadavre. La bouche pâteuse, le sommeil fiévreux, tu t'enfonce dans des rêves sans nom, sans histoire, sans queue ni tête. Parfois, tu dois travailler le lendemain alors le sens du devoir te permet de retrouver une sensation de contrôle sur la vie que tu mènes. Ces veilles là, tu tentes tant bien que mal de t'endormir de bonne heure. Soixante minutes les yeux ouverts, les bras croisés sur la couette douillette, des écouteurs dans les oreilles. T'attends de sentir la vague de fatigue t'endiguer dans un sommeil profond... quoique agité.

Il est là, comme dans l'hôpital désaffecté, comme dans tes souvenirs. Tu ne te lasses pas d'observer les traits de son visage. Il dégage une aura incroyable et t'en frissonne sous le coup. Putain, c'est presque palpable. Le décor change et tu te retrouves à terre, comme si vos places se sont inversées. Perceval est assis sur toi et tu sens directement une pointe chaleureuse naître au niveau du bassin. Tu te mords la lèvre et tu sens ses pouces caresser tes poignées. C'est doux, c'est bon, c'est... tu lâches un soupire d'aise. Tu veux qu'il s'approche encore un peu plus. Comme par magie, ton vœu se réalise et tu sens ses lèvres cueillir les tiennes dans un doux baiser. T'es ailleurs, dans un autre monde. T'es dans un nuage, dans un fichu mirage. Tu goûtes à ses pulpeuses sans vraiment réfléchir. Tu veux juste les apprécier, prendre un peu de plaisir, et te laisser aller.
La lame tinte dans un bruit cristallin et ton cerveau se remet rapidement en marche. Tous les sens acérés, tu aperçois, le cœur battant, un sourire mauvais déformer la bouche de Perceval. Et plus bas, sa main droite joue avec un rasoir affuté qui brille sous la faible lumière de la pièce. Tu frissonnes, cette fois de peur. Avant que tu ne puisses comprendre quoique ce soit, le vampire vient couper ta gorge dans un geste carnassier et lent. Un beau sourire sur ton cou d'où s'échappe une marre de sang que tu tentes désespérément de contenir entre tes doigts. La panique prend le dessus et tu sens la vie te quitter, le visage de Perceval se flouter.

Les puissants battements de ton myocarde te réveillent et t'as l'impression de tomber dans un trou alors même tu es allongé. La respiration rapide et tu t'accoudes sur le matelas, la sueur perlant déjà de ton front. Tu l'essuies du revers de la main et souffles pour calmer les sursauts de ton cœur. Les images te reviennent rapidement, flash par flash, et tu sens inextricablement ta gorge se serrer jusqu'à t'en faire mal. Tu grommelles une insulte indistincte, t'asseyant au bord du lit et réfugiant ton visage entre tes mains, le dos arqué sous la douleur du cauchemars et les sentiments qui font tempête. Encore une nuit spoliée que tu peux jeter à la poubelle avec les précédentes.

(...)

Une chatouille. Une caresse. Ta madeleine de Proust. La silhouette de ta mère prend forme dans les tréfonds de ton subconscient et un sourire évasif se colle à tes lèvres lorsque tu aperçois clairement son visage. Ta douce et tendre mère. Perle de tes yeux. Celle qui t'a accompagné dans toutes les étapes de ton enfance et adolescence. Celle que tu a perdu aussi, mais que tu viens de retrouver dans un sommeil de plomb. Elle est aussi belle que tu puisses te le remémorer, ses cheveux trainant sur ses épaules, ses yeux de biche capables de faire douter le plus mauvais des hommes. Rêve lumineux parmi les ténèbres, ça fait longtemps que tu ressens autant de bonheur et de tranquillité. « Maman... », marmonnes-tu. Une sensation de bien-être, comme dans un havre ou un cocon laineux, te transporte jusqu'au réveil. Puis la caresse sur ta joue s'arrête net et tu ne peux émerger correctement avant qu'une main puissante vienne te bâillonner. Surprise. Frayeur. Panique. T'as les yeux grands ouverts maintenant, révulsés, et les muscles contractés prêts à riposter contre cette présence étrangère. Tu ne vois de l'assaillant qu'une silhouette noire informe. C'est qui putain? Qui ose s'assoir prêt de toi, à même ton lit? Qui ose entrer chez toi, en toute impunité? Un monstre? Quelqu'un qui t'en veux? Tu n'as pas le temps de répondre à toutes ces questions, car déjà tes poignées sont plaqués au lit, t'obligeant à rester piégé. T'essayes de riposter et d'émettre un son, conscient que tes proches ne sont pas si loin que ça. Mais la main de l'inconnu et sa force exemplaire te contraignent à te taire et ne pas bouger. La peur grandie encore plus. J'peux pas mourir comme ça. C'est trop con. Si tu dois clamser, ce sera sur le champs de bataille, comme dans les légendes dignes des plus grands poètes grecs.  « Shh... ne bouges pas Aser... je n'ai pas spécialement envie de te faire mal, ne m'y oblige pas. » Son souffle te parvient et tu hoquètes sous la surprise. Cette voix... tu la connais bien. Un peu trop même, à ton goût. Mais, ce soir, elle ne prodigue pas mille et un frissons inconfortables. Ce soir, elle est posée, presque attentionnée et attendrie. Tu stoppes net les mouvements de ton corps et décontractes chacun de tes muscles en essayant, en vain, de pousser un soupire, rassuré. Rassuré, vraiment? Qu'est-ce que le vampire fait-il dans ta chambre en pleine nuit? Le doute germe dans un coin de ton esprit, mais est totalement balayé lorsque tu sens Perceval se mettre à califourchon sur toi. Son poids t'écrase dans la mousse du matelas et, comme dans tes cauchemars, tu sens l'agréable chaleur monter doucement. Et si... et si ton rêve était prophétie? Ton corps est parcouru d'un frisson, et tu décides de reprendre le contrôle de la situation. Tu ne peux pas te laisser faire, aussi tentant que cela puisse l'être. D'abord, récupérer ta voix. Les mains liées de part et d'autre de ta tête, tu ne peux faire aucun signe, alors ta langue sort de son fourreau et vient titiller la peau sensible de Perceval. « Mmh. », tentes-tu de lui expliquer, calmement. Dans une situation différente, on pourrait croire à de l'espièglerie coquine. Un coup de langue, puis tu mordilles la phalanges avec les dents, assez pour qu'il comprenne et te libère de son emprise. Tu évites de te tortiller en attendant sa réponse, car sa présence sur toi devient un peu trop agréable.
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MessageSujet: Re: /!\ Too close... ~ AsPercy [Pegi 18, possibility of sexual content]   Ven 27 Avr - 17:03

Tu as passé ta vie d'humain à être plus ou moins soumis aux situations qui t'étaient offertes, toujours dire oui, faire ce qu'on te demander sans rien dire. Ton paternel qui a commencé ce cercle vicieux avec ton éducation, les Jeunesses prenant le relais sur ton adolescence avec ton entraînement pour entrer dans la SD. Mauvais souvenirs. Tu as passé ensuite une vie d'immortel a tenté de croire un instant avoir un contrôle sur ta vie. Juste un instant, juste pour espérer avoir la force d'être quelqu'un. Et là… Tu perds tout… dans ses yeux. Tout… Tu ne sais même pas quoi faire maintenant qu'il est à ta merci. Tu n'as pas la force de faire un geste, pour tuer ou… autre. Non..

Tu es comme happé par son regard, ton esprits divague ailleurs. Ailleurs… bien trop loin pour revenir à la réalité de la situation des plus étranges. Milles questions doivent parvenir à l'esprit du jeune homme, tu le sais. Y répondras-tu seulement ? Ou es-tu trop lâche pour assumer pleinement ton attirances maladroite et sordide pour ce chasseur ? Quoi ? C'est quoi l'excuse que tu t'offres ? Le flirt avec la mort qui te tends les bras comme une amie ? Non, non. Tu avais dis… tu avais promis… Promis de ne plus sombrer dans le passé pour avancer..

-Mmh.

Quoi ? Oh merde. Aser oui. Tu tentes de te ressaisir, mais te mords la lèvre un instant alors que tu sens sa langue sur tes doigts. Tu desserres doucement ton emprise. Mais c'était sans compter sur le fait qu'il use de ses dents pour que tu t'enlèves. Tu t'es mis à grogner et sans vraiment le vouloir à plaquer de plus belle ta main sur sa bouche. Réflexe. Mauvais réflexe. Et tu te reprends rapidement en voyant son regard apeuré. Non.. Tu grognes et recule pour de bon, debout au milieu de sa chambre. Mais qu'est-ce que tu fous ? Tu es complètement désorienté… Ta seule option valable ? Avant même qu'il puisse dire un truc tu passes par la fenêtre ouverte et disparaît dans la nuit sans demander ton reste. C'était sans compter sur le fait que ta chevalière était restée sur sa table de nuit…

~*~

Grincement de la lourde porte en fer. Tu laisses entrer la lumière du jour dans cet entrepôt désaffecté. Mine de rien, il te sert bien plus que prévu. Mais pas pour y garder de la mauvaises marchandises. Non… pour y garder les nuits de pleine lune quelque chose de bien plus dangereux. Tu t'approches doucement, à l'odeur du sang qui traîne, tu cherches ton ami.

-Caleb ?

Un grognement plaintif se fait entendre. Entouré de ses chaînes, il est là. Allongé et faible. Avec les années il se relevait plus facilement, mais son état restait le même le lendemain. Une vrai loque. Pire que les matins où tu devais le faire décuver de ses bières irlandaises. Dans un geste amical tu lui donnes une couette et l'aide à monter dans ta voiture. Tu roules ensuite jusqu'à chez toi.

-T'as la tête d'un zombie, Rosie…
-J'ai… eu une mauvaise nuit…
-On est deux alors...

Il ne te dis rien de plus… et c'est tant mieux. Le chemin est rapide, mais au moins bénéfique pour que ton ami se ressource assez rapidement pour monter lui même les escaliers, prendre une douche et s'habiller pour manger un truc bien lourd et plein d'énergie pour la journée qu'il l'attendait. Vive le dimanche… Au moins tu n'aurais pas à y aller pour le croiser… Lui...

~*~

Malgré l'interdiction que tu t'étais formulé sous le coup de l'émotion et de la douleur, tu étais revenu sur tes pas le lendemain soir. A la fenêtre de ce cabanon au fond d'un jardin beaucoup trop grand. Ton chien, ton loup, ami de toujours n'était pas au courant, mais il n'est pas si idiot pour croire un seul instant que tu allais juste dehors pour faire je ne sais quoi. Pas avec ce regard. Il le dit lui même. Il est un peu lent, mais faut pas trop le prendre pour un con. Enfin bref. Puis tu t'étais rendu compte trop tard que tu avais laissé ton héritage familial là-bas. Raison de plus pour aller la chercher. Cette fois sans le réveiller.

Passage rapide à travers ta porte d'entrée favorite et un rapide coup d’œil pour voir qu'il n'y avait personne. Mieux. Tu commences alors tes fouilles. S'il l'avait vu, il en aurait fait quoi ? Il l'aurait expertisé ? Pff… Or véritable des années lointaines, créer durant le seizième siècles sous ordre de ton ancêtres. Le R des Rosenwald, le Cobra ailé allemand… Une chevalière qui se passait de père en fils. Maudit héritage qui te pèse d'une certaines manière sur les épaules. Stupide titre que tu ne revendiques pas, stupide signe d'une richesse passée.

Et elle n'est pas là. Tu es pourtant sûr d'avoir au moins visité toutes les pièces, chaque recoin. Tu y vois assez bien dans le noir pour ne pas alerter les alentours. Tu soupires avant de te dire que tu chercheras demain, mais.. la lumière s'allume d'un coup. Merde… Tu disparais dans un coin de la pièce, mal éclairé, angle mort. Oui ce fameux que tu usais pendant tes visites nocturnes. Tu vérifies ainsi qui vient donc déranger ton inspection. Pour une fois tu n'étais pas armé de Son couteau. Et… tu te détends un peu en voyant le propriétaire des lieux.

Il n'est pas seul. Et cela ne manque pas de t'arracher un certain pincement au cœur. Mais tant pis, maudit. Tu es maudit. Tu attends que les ''tourtereaux'' soient ailleurs, dans un bulle de bonheur pour t'enfuir de plus belle…

~*~

Enfin elle est de nouveau à tes doigts. Il a bien fallu deux nuits à revenir chez lui pour la retrouver. Tu n'aimes pas plus l'avoir à ta main, mais as-tu vraiment le choix ? Qu'importe. Tu hésites à repartir comme un voleur. Tu entends son cœur qui bat dans son sommeil. Tu te retournes vers lui. Encore… Encore… Idiot. Tu es un idiot. Tu es idiot d'y croire un seul instant… Tes pas sont délibérément contre toi. Tu t'approches. Un peu trop. Tu peux sentir son souffle chaud sur ta peau. Tu te mords la lèvre avant de faire ce geste qui te condamne. Tu poses tes lèvres sur les siennes. L'espace d'un instant. Tu recules ensuite, simplement, pour repartir, comme tu le voulais.. Mais un CLIC distinctif se fait entendre. La lumière tape d'un coup sur les murs de cabanon. Tu soupires… et tu te retournes… mais aucun sourire orne tes lèvres.

-Bonsoir Aser...
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MessageSujet: Re: /!\ Too close... ~ AsPercy [Pegi 18, possibility of sexual content]   Dim 29 Avr - 8:24

Tu lui fais des yeux équivoques, essayant tant bien que mal de te faire comprendre alors que sa main te bâillonne. Un son inaudible transperce sa peau et tu n'as d'autre choix que d'attendre qu'il te redonne la liberté de parole. T'as plein de choses à lui dire, à lui demander, des piques à lui envoyer. Tu t'imagines déjà le bombarder de questions et lui rire au nez dans un bruit cristallin et amusé. Mais ton petit manège ne fait que raffermir son emprise sur toi, t'enfonçant un peu plus dans le matelas. Tu pourrais rester comme ça pendant plusieurs minutes, ne t'en déplaise. C'est assez agréable comme sentiment, et la vue te donne un peu chaud, mais malheureusement ça ne te suffit pas pour ce soir. T'as d'autres préoccupations en tête et tu es déterminé à obtenir des réponses de la part de Perceval. Enfin, il enlève sa main de ta bouche et t'inspires une grande bouchée d'air frais avant de sceller tes lèvres et d'observer plus méticuleusement le vampire. Tu le vois un peu plus clairement maintenant que la peur s'est dissipée et que tu ne te sens plus entravé. Son visage n'a pas changé d'un trait, évidemment, et t'es prêt à lui lancer une injective des plus sarcastiques quand il se retire à une vitesse vertigineuse. Tu fronces des sourcils et avant même que tu n'aies le temps de dire quoique ce soit, pas même un "attend", il enjambe la fenêtre et s'enfuit. Tu restes coi, allongé sur ton lit, le cœur endolori de l'avoir manqué. « Putain de... pfff. » Tu te redresses un peu, toujours le regard fixé vers la fenêtre, comme si t'espérai qu'il revienne d'une minute à l'autre. Mais non, il est bel et bien parti. Envolé. Tu ne te lèves même pas, car il est inutile de courir après lui. A cette heure là, il doit être déjà chez lui, en train de... Tu sais pas ce qu'il fout. Tu sais même pas ce qu'il lui est passé par la tête. Tu sais rien et ça te dévore l'intérieur des boyaux. Tu voudrais savoir un jour le fond de ses pensées et ses motivations à agir de cette façon. Mais le sauras-tu un jour? S'il s'enfuie à chaque fois, t'en perdras la tête. Tu te laisses retomber sur la couette dans un couinement chevronné et tu profites un peu de la caresse des draps sur ta peau. Un ronronnement gronde de ta gorge et tu tournes la tête sur le côté, chassant les images de tes pensées. Pas maintenant. C'est là que tu aperçois la bague que tu prends rapidement dans tes mains. Tu la mets au niveau de tes yeux et l'auscultes en détail. Un bel "R" s'étale sur la chevalière et tu souris, satisfait, vainqueur. Tu tiens entre tes doigts un héritage de Perceval, ce qui fait toute sa valeur. Il a du l'oublier alors qu'il tentait vainement de te tuer ou qu'il venait simplement te regarder. Cela veut dire qu'il reviendra. Tu souris de plus belle à la bonne nouvelle.

(...)

Toujours plus de soirées. Toujours plus d'achats impulsifs. De bastons désordonnées. Toujours plus de sexe. T'essayes de remplir tes journées et tes nuits comme tu peux avant qu'il n'ose se montrer à nouveau. Le soir, quand t'es enfin seul, tu te fous en pyjama (même si tu sais que t'enlèveras sûrement le haut au bout de trente minutes sous ta couette) et tu poses délicatement la chevalière sur la table de chevet. Bien en évidence, pour qu'il ne voit que ça. La première nuit après son apparition, tu n'avais pas pu fermer de l'œil jusqu'à ce que la fatigue t'assomme à quatre heures et demi du matin. Puis, au fur-et-à mesure, la frustration et la pression s'étaient dissipées pour laisser place à une mélancolie monotone. Ce soir-là, tu te bordes et regarde le plafond, avec la même patience et la même indifférence. Tu n'es plus à un jour près, t'attendras le temps qu'il faudra. Tu t'imagines un instant les premiers mots que tu pourrais lui lancer, et la discussion qui se poursuivrait ensuite, mais le vampire est si imprédictible que tu n'oses pas te faire trop de films. Tu soupires en essayant de ne plus y penser, te retournant sur le côté en grognant. Ça ne sert à rien, de rêver. Puis, rêver de quoi? T'es même pas supposé attirer son attention et désirer sa présence. T'es censé le maudire et dédaigner le genre de son espèce de tout ton être. C'est sur ces sombres pensées que tu t'endors.
Une présence au dessus de toi. Une caresse sur tes lèvres. Tu te réveilles rapidement sous le contact et aperçois la silhouette noire juste en face de ton lit. Ton cœur bondit dans sa loge et tes oreilles bourdonnent sous le réveil brusque et la pression que tu te mets. Vite, vite. T'as jamais été aussi réactionnaire, aussi rapide alors que tu viens à peine d'ouvrir les yeux. Tu trouves l'interrupteur de ta lampe de chevet et tu l'allumes sans faire aucun bruit, tes yeux parcourant juste la pièce pour se poser sur lui. Perceval. Il est bel et bien là et tu t'agites dans les draps pour sortir du lit le plus rapidement possible. Tu veux pas le rater cette fois, mais tes muscles se décontractent lorsque tu le vois se retourner. Ca y est, il prend enfin compte de ta présence. Il te regarde avec cet air grave qui le suit partout où il va. « Bonsoir Aser... » Il laisse en suspension sa phrase, comme s'il regrette de te devoir te parler, comme s'il doit rester ici contre son gré. Tu fronces des sourcils sous l'incompréhension. Tu ne le comprendras donc jamais? T'es sorti du lit, entièrement, et tu te rends compte que t'es torse nu, alors tu ramasses ton haut par terre et tu l'enfiles fébrilement et rapidement. Tu n'oses pas détourner des yeux, au risque de ne plus voir Perceval après coup. Tu le regardes, circonspect et inquiet. « Perceval. Je vois que tu as retrouvé ta chevalière. C'était ballot de l'avoir oubliée la dernière fois. » Tu commences tout doucement à le taquiner. Tu veux voir comment il réagira sous tes sous-entendus. Parce qu'il est maintenant clair et net dans ta tête qu'il n'était pas venu pour te tuer toutes ces nuits là, sinon tu serais déjà six pieds sous terre. D'un pas léger, tu t'avances centimètre par centimètre vers lui. « T'abuses n'empêche, de me réveiller à des heures pareilles.» Un sourire amusé naît sur tes lèvres et tu te frottes les yeux pour mieux te réveiller. « Si tu veux me voir tant que ça, tu peux juste m'appeler un jour de la semaine... ou venir me donner l'argent en personne. » Au lieu d'envoyer son loup poilu faire le job.
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MessageSujet: Re: /!\ Too close... ~ AsPercy [Pegi 18, possibility of sexual content]   Dim 29 Avr - 8:32

Cœur qui bat trop fort dans le silence imposant de la nuit. Ca cogne. Tes oreilles perçoivent ce rythme incessant. Ca te perce le tympan et résonne dans ta poitrine, dans les veines. Tu as l'impression que le tien essaye de se synchroniser avec le sien. Il essaye alors que Dieu sait que c'est impossible, tu es mort. Ton corps est mort depuis des années, bien trop d'année. Alors c'est quoi cette horrible sensation ? C'est quoi cette douleur qui frappe ta poitrine ? Non. Il ne faut pas… Tu veux qu'il ne dise rien, qu'il n'ouvre pas la bouche, qu'il te laisse partir de nouveau dans la nuit. Mais c'est sans compter sur le fait qu'il se lève. Tu détournes le regard en le voyant torse nu. Il ne manque pas de temps pour s'habiller d'ailleurs. Conscient peut-être que ce n'était pas la tenue adéquate pour parler. Il te regarde. Oui il t'observe, te surveille. Comme s'il craignait que tu disparaisses encore une fois. Tu le sens.

-Perceval.

Ton nom siffle entre ses dents, ses lèvres bougent d'elle même, si attirante et tout ceci chante dans sa voix. Tu n'arrives plus à bouger. C'est comme s'il avait réussi à planter tes pieds dans le sol alors que ton cerveau, ta raison te hurlait de passer encore une fois par cette foutue fenêtre et de ne plus jamais, jamais… JAMAIS revenir. Mais non. Sa voix te transperce. Tu serres les poings et ne bouge pas. Figé, dans la pierre, le marbre. Qu'importe, tu es incapable de faire le moindre mouvement. Ton regard planté dans le sien, tu tiens le coup, tu le dois. Tu ne trembles pas, douce et grande maîtrise de toi-même.

-Je vois que tu as retrouvé ta chevalière. C'était ballot de l'avoir oubliée la dernière fois.

Tu grognes doucement entre tes crocs. Non. Efface donc ce maudit sourire, efface donc ça, Chasseur. Tu ne sais pas trop comment répondre, mais tu n'aimes pas ce ton. Tu le connais que trop bien. Tu sais qui l'utilise contre toi quand tu te retrouves au pied du mur. Il n'y a que deux personnes qui n'avaient pas peur des représailles alors qu'elles prenaient un malin plaisir à te ridiculiser quand il fallait te faire revenir sur terre. Stella et Caleb. Qu'on n'en rajoute pas un troisième. Ta vie était déjà assez bordélique comme ça… Tu recules alors qu'il s'avance vers toi. Non. Qu'il recule. Tu montres les crocs pour de bon, sans un bruit. Toujours silencieux, nerveux désormais. Tu as peur. Tu peux basculer à tout moment vers l'inconcevable. Vers l'interdit.

-T'abuses n'empêche, de me réveiller à des heures pareilles.

Il se frotte les yeux pour mieux te voir. Pour mieux se rendre compte que tu n'étais pas un mirage, un rêve parmi d'autre. C'est pourtant ce que tu aimerais faire croire. Une simple illusion de son esprit, de son subconscient qui a créé un souvenir à ses fantasmes. Attend quoi ? Mais qu'est-ce que tu racontes ? Tu recules de plus belle. Ta raison t'appelles à le faire. Ton corps… veut avancer, les toucher. Oui le toucher, l'espace d'un court instant, espérant que le temps se figera. Comme toutes ces fois, à la volée, entre deux nuits mal terminées. Il n'est pas eux, il n'est pas toi, il est… juste… humain. Oui humain. Et toi tu es maudis. Tu ne peux pas. Tu ne veux plus. Tu ne veux plus souffrir.

-Si tu veux me voir tant que ça, tu peux juste m'appeler un jour de la semaine...

Tu croises les bras sur ta poitrine, te mordant la joue intérieure. Tu ne sais même plus quoi répondre. Tu es juste… perdu. A nu. Incapable de remettre ce stupide masque de non empathie que tu pouvais avoir, ce masque de monstre sanguinaire, ce masque de tueur professionnel. Tu grinces des dents en l'entendant. Genre… comme si tu voulais entendre sa voix en semaine… ah.. ah.. ah.. Non. Tu avais hésité en effet, tu avais tenté de le faire déjà. Mais non. Déjà savoir que Caleb le suivait c'était beaucoup…

-Ou venir me donner l'argent en personne.

Tu grognes pour de bon. Il semble avoir oublié pourquoi tu avais demandé cette distance. Tu sors de tes gongs et fonce sur lui, main sur son cou. Tu es soudainement en colère et le plaque contre le mur, le soulevant du sol. Un instant, une seconde de plus… et tu pouvais serrer de toute tes forces, l’empêchant ainsi de respirer… Mais… Ses yeux...

~*~

-Lâche le Niko !! Lâche s'il te plaît !! Tu vas le tuer !!

Tu serres le cou de cet abruti qui a osé, osé frapper ton ami, alors qu'il devient rouge, qu'il suffoque. Il est coincé sous ton poids, incapable de se défendre. Ulrich tente désespérément de te faire lâcher prise, mais tu es plus grand que lui, plus fort, bien trop fort. Il n'arrive pas d'avoir une prise correcte sur tes épaules.

-Nikolaus !!

Un sifflement soudain se fait entendre lorsque tu entends ton nom et tu te relèves, laissant le soin à l'enfoiré de respirer. Il porte une de ses mains sur son cou, le massant un peu. Il te regarde avec peur, frayeur. Aucun adulte en témoin et personne ne viendra se plaindre. Tu es un Rosenwald… Ton nom fais peur, ton père fait peur… Tu laisses avec ton nom un foutu héritage morbide. Tu craches à sa figure, méprisant. Tu les surplombes alors que tu as tous juste quatorze ans. Il n'en n'ont que douze…. Mais c'est assez pour toi pour qu'ils comprennent...

-Le prochain qui s'avise de cogner Ul… je lui fais cracher du sang par le nez et les dents… pigé ?

Le petit garçon prend ses jambes à son cou, il a compris la leçon. Dans un grand soupir de soulagement, tu te retournes vers ton ami qui te cognes un peu sur la poitrine. Tu fais mine de le laisser faire. Tu sais qu'il a raison… Même s'il est incapable de te faire mal.

-Tu m'as fait peur Niko !! Tu n'étais pas obligé d'en venir aux mains !! Tu n'étais pas obligé…

~*~

Ulrich… Tu lâches Aser et tapes du poing contre le mur. Pourquoi ? Pourquoi tu revois ta vie dans ses yeux ? Pourquoi ? Tu hurles un peu et recule. Recule de l'autre côté… Tes ongles arrachent ta peau sur ta nuque alors que tu voulais te la masser… Le sang coule de lui même, l'odeur envahit la pièce. Pourquoi tout ça ressort ? Pourquoi ?

-Qui…

Tu essayes d'avoir un instant de lucidité… Un instant où tu arrives à former un phrase correcte. Ta demande risque d'être des plus étrange, c'est vrai mais tu as besoin de savoir, tu savoir ce qu'il se passe dans ta tête depuis que tu l'as laissé partir vivant de cette cabane dans les bois.

-Qui es-tu pour que je les revois… qui es-tu bordel ?!
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MessageSujet: Re: /!\ Too close... ~ AsPercy [Pegi 18, possibility of sexual content]   Dim 29 Avr - 11:21

T'abuses quand même... Lui parler sur ce ton, lui lancer ces sourires narquois et amusés, vouloir jouer avec lui. Vous vous étiez quittés sous un nuage menaçant la dernière fois, le vampire l'air brisé et toi énervé et humilié comme pas possible. Ce n'est pas nécessairement les premiers mots que tu aurais voulu lui lancer. Mais, il ne te donne pas le choix, à s'être immiscé dans ta cabane, dans ta vie privée. Tu sais qu'il est venu plusieurs fois ici, dans ta chambre, pour des raisons qui t'échappent même si tu as ta petite idée en tête. T'as essayé de finir ses jours il y a plus d'un mois et rien ne t'assure qu'il n'avait pas essayé d'attenter à ta vie en retour. Et cela voudrait dire qu'il n'avait pas réussi, sa main s'arrêtant au dernier moment à quelques millimètres de ta gorge, comme tu avais stoppé les lames jumelles sous son menton, prête à le décapiter. Tu te demandes si l'échec l'a irrité, ou s'il est passé à autre chose. Mais vu la gueule qu'il tire à cet instant même, tu optes pour la première explication. Peut-être qu'il peut enfin sentir le double goût de la colère et l'humiliation qui jaillissent en lui, comme tu avais pu y goûter dans l'hôpital désaffecté. Tu te prépares donc à l'entendre maugréer, à l'entendre te maudire pour ce que tu lui fais subir. Et tu ne pourras pas trop lui en vouloir. Ce serait humain de réagir ainsi, même s'il est vampire et qu'accessoirement son cœur ne bat plus dans sa poitrine. Tu fermes un instant les yeux pour mettre un peu plus d'ordre dans tes pensées. Il t'attire et tu l'attire, c'est indéniable et inexplicable à la fois. Ce n'est même pas physique (quoique...), c'est psychique. Tu vois en lui son côté humain et t'as envie de te rapprocher de lui, de savoir ce qui le rend ainsi. Pourtant, tu ne peux pas, ça t'y est interdit, ça ferait de toi un paria. Toutes ses longues semaines que tu as passé, en essayant de l'oublier, sont tombées à l'eau. Tu n'y arrivais pas, malgré toi, sa silhouette omniprésente dans ton esprit. Maintenant qu'il se tient devant toi, tu ne recules pas, t'avances. C'est une cause perdue d'essayer de le malmener, de lui résister, parce que tu sais que tu craqueras. Quand il partira de ta chambre, peut-être que t'arriveras à te sermonner pour ce que tu fais, mais là, tout de suite, tu ne peux pas. Dis quelque chose vampire. Parle-moi.
Tu n'obtiens de lui qu'un grognement et tes instincts prennent le dessus. Quelque chose cloche. Il n'a sûrement pas apprécié, comme tu le prédisais. Tu serres les poings et lève les yeux au ciel, prêt à te prendre la raclée du siècle. Tu sais qu'il ne te tuera pas, mais tu peux parier qu'il veuille bien jouer avec toi, comme il s'amuse lorsqu'il fait joujou avec ses proies. T'es prêt à endurer les mots, les coups. Gagné. Tu vois l'ombre de son ombre foncer sur toi et avant même que tu ne puisses inspirer à nouveau, tu te retrouves plaquer contre le mur de ta chambre, une mains te serrant la gorge. L'air s'est envolé de tes poumons et les doigts sur ta peau t'empêchent de respirer. Tu grimaces, à la recherche d'un peu d'oxygène et t'essayes de te débattre comme tu peux. Mais Perceval est un vampire et sa force est immuable. Comme à chaque fois que tu lui fais face, tu lis dans ses yeux la folie dévastatrice que tes mots ont provoqué et la peur vient brûler tes veines. Il en serait donc capable, ce con, de te terminer. Qu'est-ce que tu croyais en brisant votre éloignement? Qu'il te pardonnerait pour une raison qui t'es inconnu? Mais tu n'es qu'un humain, une vie qu'il peut écraser sans aucun soucis. Plus qu'un simple être vivant, tu es un chasseur, un mec qui chasse son espèce, raison de plus pour qu'il t'asphyxie. Qu'est-ce que tu croyais hein? Ce ne sont pas des mots, un pacte et des baisers qui scelleront ton destin. Tu vas crever Aser Harker, des mains du vampire que tu as laissé entrer dans ta vie. C'est con, tu ne trouves pas?
Pourtant, t'inspires et l'air remplit tes poumons avec surprise. Tu clignes des yeux, récupérant ainsi la vue, et ton cœur ralentit ses battements, t'empêchant de faire une crise cardiaque. Tu te calmes, et tu le regardes, le visage figé de stupeur. Ta main vient effleurer le cou encore marqué par la sienne. Il t'a lâché. Il t'a libéré. T'essayes de savoir pourquoi il l'a fait, mais la colère est plus que palpable sur son visage. Tu dégluties, non sans ressentir un feu doux dans le creux de ta poitrine. Pourquoi faut-il qu'il soit toujours aussi prêt de toi? Pourquoi t'épargne-t-il toujours quand tu t'y attends le moins? Ça t'intrigue et ça te flatte en même temps, mais les sentiments n'ont pas le temps de t'envahir complètement. Son poing vient taper le mur à ta gauche et le bruit et la violence du geste te tirent une grimace. Aurais-tu parlé trop vite? Ses yeux sont encore animés d'une folie désespérée. Tu es allé trop loin, tu t'es trop avancé, c'est évident maintenant. Tu as fait rejaillir en lui des souvenirs trop tranchants, des sentiments trop longtemps cachés. Tu te souviens alors à cet instant des mots qu'il avait prononcé : "Ce n'est juste qu'un client. Et il n'a aucun point commun avec lui.", et puis "Je les revois aussi...". Est-ce qu'il les revoie là, à l'instant? Perceval lâche un cri, rauque, empli de fatigue et de désespoir, qui te fout la chair de poule. Calme-toi, tout ton corps aspire à la tranquillité. Parce que ça te démanges de le voir dans cet état, et parce qu'il est aussi plus de trois heures du matin. Tu vois ses ongles abîmer sa nuque d'où sort des filets de sang pourpre. Grimace. Tu sens ton cœur chavirer sous la souffrance qu'endure le vampire. T'as compris à quel point il est malheureux, mais tu ne pensais pas qu'il se torturerait autant l'esprit. Et dire que tu penses, à cet instant précis, pouvoir y remédier...  « Qui… Qui es-tu pour que je les revois… qui es-tu bordel?!» Ouai t'es qui d'ailleurs? T'es qui pour recevoir un vampire chez toi? T'es qui pour le laisser t'attraper comme il le souhaite? T'es un Harker ou pas? Non, pas ce soir. T'as pas envie de te torturer aussi l'esprit pour des choses aussi futiles. Tu veux apaiser la tension, qu'il reste ou qu'il parte, tu veux dormir, être tranquille, ne pas crier, ne pas paniquer. T'essayes de structurer les phrases qui te viennent à l'esprit. Elles te percutent, te désorientent et tu tentes vainement d'y mettre un sens. Il les revoit, a-t-il dit. Mais qui donc? Et si seulement, tu sais, est-ce que tu t'y intéresses tant que ça? Tu voulais lui parler, avoir des réponses à tes questions et connaître un peu plus son passé. Maintenant, tu n'es plus tellement sûr de vouloir y jeter un coup d'œil. Le vampire est trop imprévisible, trop sentimental, trop brutal pour que tu veuilles bien t'y pencher ce soir. La première chose à laquelle il faut que tu remédies est son tempérament. Son hystérie allait réveiller tout le quartier et tu ne veux pas que la moitié des Harker accourt dans ta cabane. Ils y verraient un spectacle qu'ils pourraient faussement interpréter et tu n'est pas prêt à les confronter. « Sshhh. » T'as presque murmuré et tu lèves un bras dans sa direction comme pour le rassurer. Tu sais pas si ça va fonctionner, s'il comprendra le message que t'essayes de lui faire passer. Et alors que tu tentes désespérément de trouver une réponse à sa question, tu t'avances vers lui, n'en pouvant plus de le voir s'étriper. Ta main a déjà parcouru la moitié du chemin et tu fermes la distance. Elle vient effleurer la sienne d'où s'érigent des ongles effilés, tâchés de sang. Tes doigts la prennent comme pour l'aider à arrêter le massacre qu'il s'inflige à la nuque. Le toucher est froid, mais tu ne le lâches pas pour autant. « J'sais pas, mais calme-toi d'abord. J'ai vraiment pas envie que mon père accourt jusqu'ici. » Tu laisses échapper un petit rire nerveux à l'idée d'être découvert en compagnie d'un vampire, dans ta chambre de surcroît. Le message passé ne pourrait être plus clair. Un message erroné mais quand même. Tu n'es pas prêt de tenir tête à ton paternel, surtout à cette heure de la nuit et pour un malheureux malentendu. Tu lui caches des choses, c'est vrai, mais pour l'instant, tu n'y vois pas encore le Mal. « Tu sais qui j'suis Perceval. » Un silence s'allonge entre vous deux. Tu ne sais pas quoi lui dire d'autre, car après tout tu n'as aucune explication ou justification à lui donner. Cette souffrance, il se l'inflige à lui-même. Il n'a pas le choix, sa vie a été dramatique, mais tu n'y es pour rien. Pourtant, quelque chose te pousse à ne pas le laisser là, sans réponses, mais plutôt à le guider. Oui, c'est ça, tu veux enlever de ce regard le désespoir et la peur que tu y aperçois. Une caresse et tu soutiens son regard. « J'y peux rien, c'est comme ça. Tu veux que j'y fasse quoi? Tu m'as dis de m'éloigner, c'est ce que j'ai fais. C'est toi qui est revenu Perc-ceval, pas moi. » Tu ne hausses pas la voix ; cette dernière reste stable, grave et douce. Tu ne l'accuses pas. Tu veux juste l'aider à comprendre. « Peut-être que si tu parles d'eux... ça ira mieux? » Une proposition que tu regrettes aussitôt. Tu dois dormir, mais les mots se sont échappés de ta bouche sans que tu ne puisses les rattraper. Tu soupires et te résignes.
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MessageSujet: Re: /!\ Too close... ~ AsPercy [Pegi 18, possibility of sexual content]   Dim 29 Avr - 12:17

La douleur qui ressort de ta nuque n'est en rien comparable avec celle qui te déchire la poitrine depuis plus de deux semaines. Rien. C'est physique et tu te fais ça tout seul, laissant le sang s'écouler sur tes mains, dans tes ongles. On peut le retirer, le laver, deux, trois ou quatre fois si l'on veut. Avoir une illusion de propreté, de netteté. Mais ta poitrine… c'est autre chose. Cela te lance comme cette fois dans l'antre du démon. C'est profond. C'est soudain. Et c’est désagréable. C’est sentimental, trop sentimental pour toi. Tu étais passé au dessus depuis de longues et lente années. Alors pourquoi ? Pourquoi sur cet humain en particulier ? Il est comme les autres. Un insecte sur ta route… Mais il faut que tu détournes cette rage sur toi, avant de te défouler sur autre chose. Il faut que tu retrouves la raison. Et tes ongles dans ta peau, c'est juste assez. Juste assez pour te garder présent, lucide. Tu en as besoin sinon tu as l'impression de devenir dingue. Tu avais besoin de hurler. Hurler une vieille douleur enfouie dans tes veines, enfouies dans ton cœur, dans tes souvenirs refoulés. Qu'importe si cela te mettait plus en danger qu'autre chose. Tu étais perdu. Encore une fois tu t'étais perdu. Perdu dans une situation que tu ne voulais pas. Caleb t'en voudras… encore une fois. Tu te demandes bien comment ce loup pouvait te supporter à force. Mais ce n'est pas le moment… Non.

-Sshhh.

Murmure… doux murmure venant de … Lui… Un souffle dans le silence du cabanon qui planait après ta crise. Tu continues un peu de trembler malgré tout ça. Tu lèves un peu les yeux vers lui, inquiet de savoir ce qu'il compte faire. S'il était assez… s'il avait assez de jugeote, il prendrait les armes et en finirait de suite, comme la dernière fois, quant il en avait encore l'occasion. Il tente de s'approcher, une main devant, une main qui semble bienveillante et qui vient vers toi. Instinct. Tu recules contre le mur, grognant un peu, montrant les crocs. Voilà ce que tu es. Un putain d'animal blessé, sauvage et dangereux. Tout le monde sait qu'un animal blessé peut être très violent et incapable de reconnaître ceux qui lui qui veut l'aider de celui qui lui a fait du mal. Dans ton cas, tu mélanges les deux. Le seul responsable est celui qui est devant toi. Ce chasseur imprudent, ce chasseur curieux… Ce maudit chasseur. Tu ne sais plus quoi penser de lui. Il a tenté à ta vie, tu as tenté à la sienne et pourtant. Aucun de vous n'est mort de ce tragique combat. Tu répliques à peine, juste en grognant. Même lorsque sa main touche la tienne. Tu n’arrives pas à le repousser.

-J'sais pas, mais calme-toi d'abord. J'ai vraiment pas envie que mon père accoure jusqu'ici.

Son père… les éléments reviennent à toi d'un coup. Oui merde. Tu baisses la tête, un peu plus calme… prêt à retirer lentement tes ongles de ta peau. Tu grimaces sous la douleur et les poses devant toi, sa main toujours dans la tienne. Tu ne croise pas son regard. Tu ne veux pas. Tu ne veux plus. Tu n'en peux plus. Pourquoi t'es revenu ? Pourquoi tu t'accroches comme ça ? Pourquoi t'es aussi naïf d'y croire ? Il faut encore que tu réussisses à balayer ce que tu es. Balayer d'un coup de main ton passé, être plus en harmonie avec, accepter tes erreurs. Tu as trop d'orgueil pour ça. C'est ton problème, ta fierté. Alala… l'orgueil masculin est une chose étrange, têtue.. Rare sont ceux qui s'en fiche. Rare sont ceux qui peuvent se permettre devant d'autre personne de s'ouvrir aussi facilement. Tu n'y arrives pas, ou peu. Et encore. Stella te pousser à bout pour que tu avoues ce qui clochait chez toi. Caleb… tu as l'impression qu'il lit dans ta tête sans même avoir des dons télépathique. Tu n'es pas un livre ouvert pourtant...

-Tu sais qui j'suis Perceval.

Non… Non tu ne sais pas. Du moins si. Mais seulement la théorie. La théorie, les bases. Sa famille, combien elle possède de membres, leurs nom et métier. Leur âges, les soucis qu'ils ont eu. Tu sais où il a étudié et dans quoi. Tu connais la liste des gens qu'il fréquente, les visages de ceux et celles avec qui il a pu avoir ce qu'on appelle de nos jours un coup d'un soir. Et encore, il t'en manque vu que tu ne suis pas. C'est ton chien Irlandais qui s'est mis en tête d'aller là où il allait. Ce qu'il disait aux Infidèles*, ce qu'il chassait avec les Fidèles*. Quelque fois, il changeait lui même ton dossier. Oui. Tu avais évité de le toucher depuis… Tu serres les dents et garde la tête baissée, les yeux dans le vide. Sa soudaine caresse t'arraches un frissons. Tu regardes vos mains avant de lever enfin les yeux vers lui. Presque en colère. Non… Me touche.. me touche pas… Tu n'arrives pas à détacher ta main. C'est chaud…

-J'y peux rien, c'est comme ça. Tu veux que j'y fasse quoi? Tu m'as dis de m'éloigner, c'est ce que j'ai fais. C'est toi qui est revenu Perc-ceval, pas moi.

Tu fronces les sourcils un instant. Il voulait t’appeler comment avant de se reprendre ? Tu grognes de nouveau et détourne le regard une nouvelle fois. Ta main ne suit pas le mouvement et au contraires, serre la sienne. Le sang a séché depuis, mais tu t'en fiches pas mal. Oui. C'est celui que tu sens sur ta nuque qui termine sa route sur ta clavicule le problème. Mais l'odeur de ton propre sang t'importe peu. Il est fade, empli d'une frustration immense, de sentiment refoulés. Tu n'es pas du genre à t'automutiler pourtant. Sûrement les mauvais traumatismes de l'enfance qui t'en empêches.

-Peut-être que si tu parles d'eux... ça ira mieux?

Non. Tu ne veux plus lui parler, pas comme ça. Ne me pousse pas encore à bout. Tu retires enfin ta main. Tu arrives à te relever et avance sans but dans la pièce. Loin. Encore. Tu tournes un peu en rond mine de rien et dieu sait que la lumière du cabanon a pu en avertir plus d'un. Tu ne sais pas combien de temps tu as avant que quelqu'un toque à la porte. Ou l'enfonce si c'est les jumeaux. Par chance, tu serais assez rapide pour passer par la fenêtre au dernier moment, encore une fois.

-Tais-toi..

C'est la seule chose que tu arrives à dire sans hausser la voix comme il le fait. Il ne crie pas. Tu t'en sens peu capable cependant. Tu peux te mettre à péter un câble à n’importe quel instant. Tu es trop imprévisible, même pour toi. Tu ne comprends qu'après coup ce que tu as pu dire et faire sous l'émotion.

-Ce n'est pas moi qui ai demandé à McSteen comment tu allais. J'ai fais sans. J'ai avancé comme je l'ai toujours fait…

Dos à lui, la rage monte en toi. Tu connais ça, ce maudit sentiment. Ce qu'il se passe dans ta tête. Tu es en auto-défense. Tu n'attaqueras que s'il s'approche. Tu es là, le dos rond, l'esprit violent.

-Tu devais te contenter de prendre ton argent et repartir ! C'est tout putain… Qu'est ce qui cloche c'est toi enfin ?!

Tes mains sur ta tête, tu t'arraches limite les cheveux. Tu te retournes vers lui, les yeux injectés de sang, les crocs sortant. Tu es un putain d'animal maintenant. Et pourtant tu as bu.. C'est juste la colère, la rage à l'état brut qui te fait agir ainsi. Tu comptes rajouter quelque chose de salé… provocateur… monstrueux mais…

BOUM BOUM

La porte… Tu réagis au quart de tour et passe dans un coin sombre, invisible de quiconque passera la porte. Oui. Tu n'existes pas, tu n'existes plus… Lame d'argent, son ancienne propriété, dans ta main… tu attends… Oui… patient, silencieux… tel un serpent… prêt à mordre…

*Noms donnés aux connaisseurs ou non de surnaturel entre Caleb et Perceval
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MessageSujet: Re: /!\ Too close... ~ AsPercy [Pegi 18, possibility of sexual content]   Lun 30 Avr - 7:05

Sa main dans la tienne, à peine serrer, tu la vois qui tressaille, témoignant alors de son rejet et de sa vulnérabilité. Jamais, tu n'aurais eu l'audace de dessiner dans ton esprit les sentiments et la vie d'un vampire. Jamais, car on t'avait appris à les considérer comme de la chair à canon, des bêtes qu'il faut exterminer. Ton père et ta mère avaient assemblé beaucoup d'efforts pour qu'aucun de leurs enfants n'hésite à exécuter, de la plus douce ou la plus cruelle des façons, les créatures qu'ils croiseraient sur leur chemin. Après tout, les Harker sont connus pour leur volonté d'acier et leurs méthodes assez barbares. Et pourtant, te voilà planté là, à essayer de délier la langue du serpent, à ressentir envers lui de la pitié et de la compassion et à aller jusqu'à prendre sa main. La caresser avec le bout de ton pouce pour qu'il arrête de s'infliger toute cette douleur qui te paraît désuète quand tu es à ses côtés. Il y a tant de choses que tu aimerai lui demander, mais il te coupe la parole, te rejette et se torture l'esprit. Ce n'est pas ce que tu souhaites. Qui ne serait pas gêné de voir quelqu'un souffrir ainsi et se saigner jusqu'à la moelle? Malgré les circonstances de votre rencontre, le buveur de sang s'est doucement transformé en un homme, un peu mort c'est vrai, mais un homme quand même. Tu avais essayé, de le calomnier, même de le tuer, mais ça t'étais impossible. Ton cœur avait stoppé net la haine insufflée par tes viles pensées. Tu avais beau t'empêtrer dans des cauchemars érotiques et dramatiques, tu avais beau t'écraser contre un mur de sainteté et de croyances bien enracinée, tu t'approches du vampire, irrémédiablement. Tu t'approches doucement et tu lui parles dans un ton velouté, comme si tu t'adresse à un enfant dérangé, sur le point de commettre une grave erreur. Tu tentes de la raisonner, et tu fais l'effort de comprendre la mécanique de son cœur et de son esprit. Le contact se rompt, par sa propre initiative. Ta gorge se serre en le voyant s'arracher de ta main, comme si cette dernière est souillée. Le rejet est plus difficile à endurer que tu ne le croyais. C'est toi le monstre à cet instant, celui qu'on montre du doigt, celui qu'on accable de toutes les bavures du monde, celui dont on trahit si facilement la confiance. « Tais-toi. » L'injonction détale de sa bouche et claque à ton oreille. Aussi calme soit-elle, elle est impérative, discordante et sèche. Elle vient tambouriner les cavités de ton myocarde avec puissance et tu te sens d'autant plus humilié. Ton bel ego est ruminé et ravalé comme un vulgaire chewing-gum. Tu sens un bouillonnement naître dans ta poitrine, à l'endroit même où ses mots t'ont percuté. C'est chaud et c'est lourd. Ça te martèle le cœur en même temps que ça te le serre. Comment ose-t-il me parler ainsi? Tu lui as tendu une main et il vient de cracher dessus. « Ce n'est pas moi qui ai demandé à McSteen comment tu allais. J'ai fais sans. J'ai avancé comme je l'ai toujours fait... » McSteen, son chien de compagnie qu'il semble garder au bout d'une laisse, assez longue pour ce dernier ne puisse pas la sentir. Tu fronces des sourcils et grimaces en entendant l'accusation de Perceval à ton encontre. C'est donc ça qui le dérange autant? Le fait que tu ai demandé de ses nouvelles? Dans toute la fureur qui naît en toi, tu regrettes amèrement de t'être laissé aller, cette journée là. Les semaines étaient passées et tu n'avais pas pu fermer l'oeil à cause du vampire. La dernière fois, tu avais essayé de le tuer et avais lâchement abandonné cette idée. Vous aviez partagé des caresses et un baiser, et tout avait alors changé, mais Perceval l'avait mal vécu et s'était volatilisé, te laissant culpabiliser. Avec l'irlandais, tu avais juste voulu te dédouaner de mauvais ressentiments... et voilà que le vampire t'accuse de le faire tanguer entre la raison et la folie, t'accuse même d'être ici, chez toi. Alors, ça, c'est abusé. Tu serres la mâchoire et les poings, n'osant pas regarder son visage au risque de vouloir le frapper. « Tu devais te contenter de prendre ton argent et repartir! C'est tout putain... Qu'est ce qui cloche c'est toi enfin?! » C'est trop pour que tu ne puisses plus t'empêcher de parler. Tu veux la jouer hard? On va la jouer hard. T'es prêt à lui crier dessus, désireux de faire entendre la raison à ton tour. T'es même prêt à te jeter sur lui tellement la colère empoisonne et brûle tes artères. L'empoigner et le plaquer violemment au mur, comme il l'avait fait quelques minutes plus tôt. Et puis, serrer. Serrer sur son cou et le cogner jusqu'à ce qu'il comprenne que t'as jamais demandé à le rencontrer, ni même à ressentir ce que tu ressens. Il se retourne, les yeux rouges vifs, les crocs acérés, et tu ne changes même pas d'avis. L'injustice est trop grande pour que tu puisses te calmer et t'écraser à ses pieds, le suppliant de t'épargner. Non, cette fois, tu vas te battre, faire entendre ta voix, pour une fois. T'en as marre de l'entendre se plaindre, de l'entendre pleurnicher, alors que tu te comportes civilement envers lui.

BOUM BOUM.

Les cognements sur la porte vous sauvent d'une baston qui s'apprêtait à dégénérer. L'oeil en alerte, tu aperçois Perceval aller se cacher dans un recoin sombre de ta chambre avec une vitesse éclair. Tu grognes un son indistincte, déjà énervé qu'on puisse vous interrompre en plein milieu de la nuit. Qui c'est putain? T'es de mauvaise humeur et tu vas rouspéter, c'est sûr et certain. Malheur à celui qui apparaîtra à l'entrée de ton cabanon. Inspiration. Expiration. Tu traverses la chambre avec résolution, mais t'arrêtes en plein chemin pour le sermonner. Parce que t'en as envie. Parce que tu peux et que ça te donne de la confiance pour ce qui suivra après l'interlude. Parce que tu veux te venger. « Bouge pas d'ici. Fais pas un bruit. », lâches-tu avec virulence dans un murmure, sans même lui accorder un regard. Tu sais qu'il a entendu, et sans plus attendre tu quittes la chambre et traverses le petit salon/cuisine alors que les coups reprennent. « J'arrive, j'arrive. », lances-tu sur un ton un peu plus bruyant et énervé. Putain, mais quelle soirée de merde... et Dieu sait que tu les as enchaîné dernièrement, alors c'est dire sur quelle échelle celle-ci s'inscrit. Tu ouvres la porte avec force, mais la laisse seulement entrouverte, assez pour que tu puisses voir qui c'est. Tu soupires, encore plus énervé de devoir t'écharper avec ton plus jeune frère. « Charlie. » Tu ne lui laisse cependant pas le temps de riposter. Tu as envie qu'il parte, rapidement, parce que tu as un vampire à mater. Mais ça, tu ne peux pas lui dire. « Qu'est-ce que tu fous ici Charlie? Pourquoi t'es pas au lit en train de dormir hein? » C'est une réprimande, pure et dure, tranchante. Tu ne veux pas être gentil, l'interlude se devant être des plus brève. « Aser... » Il semble un peu décontenancé. « Je viens voir si tout va bien. J'étais en train de lire et j'ai entendu du bruit. Ce n'est pas dans ton habitude d'être réveillé à cette heure de la nuit. » C'est vrai. Il a raison, et le mieux que tu puisses faire, c'est de râler et de lui fermer la porte au nez, en bon Harker que tu es. « Ecoute Charlie, c'est... c'est pas trop le moment de me déranger, si tu vois ce que j'veux dire. » Tu maugrées dans ta barbe sur un ton embarrassé et tu lui laisses croire que tu es en bonne compagnie, celle qui ne se refuse pas. Seulement, il ne semble pas piger et tu lâches le morceau en levant les yeux au ciel. « Pour l'Amour de Dieu, Charlie... laisse-moi baiser en paix. » Voilà, à la vue de ses joues qui rougissent, il a enfin compris. Une seconde plus tard, il s'excuse platement et recule de la porte en titubant presque, les mains devant lui, pour s'amender de ce qu'il vient d'interrompre. Tu ne refermes pas tout de suite, tu le regardes s'enfuir, un sourire amusé niché dans le coin des lèvres. C'était marrant, même si tu lui avais menti. Une fois que t'es sûr qu'il ne viendra plus t'embêter, tu refermes la porte et prend soin de la verrouiller. On ne sait jamais si un autre Harker avait la bonne idée de se pointer ici. Tu tournes les talons et arrive enfin à ta chambre, encore éclairée. Est-ce qu'il est parti, le temps que tu raisonnes ton petit frère? Ca ne te surprendrait pas. « T'es encore là? C'était mon petit-frère, rien de grave, il est parti. » Un silence et tu portes un regard vers l'alcôve où il s'était cachée toute à l'heure. « On reprend là où on s'est arrêté? Parce que ça me dirait bien de te botter le cul... Histoire que tu arrêtes de tout me foutre sur la gueule alors que tu m'as visité plusieurs nuits. » Voilà, au moins, ça a le don d'être simple et clair. Et percutant aussi. La colère s'est un peu envolée, mais tu restes quand même un poil vexé. Tu voudrais bien que Perceval arrête de te pointer du doigt alors que tu ne lui veux aucun mal (du moins, pas mortellement).
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MessageSujet: Re: /!\ Too close... ~ AsPercy [Pegi 18, possibility of sexual content]   Lun 30 Avr - 15:51

Rien ne va plus. Il faut que tu te calmes, que tu te reprennes. Il faut que tu ramènes doucement tes idées en place et que tu réalises ce que tu viens de lui cracher à la figure. Tu dois te ressaisir et reprendre le contrôle de la situation car tu viens d'abattre la carte du pire scénario possible qui pouvait se passer ce soir. Tu as juste montré avec férocité que t'étais qu'un sombre enfoiré et que sans la moindre vergogne, t'étais qu'un  simple buveur de sang. Il pouvait te cogner, ouais sans culpabilité. Avait-il le choix ? Peut-être. Mais tu ne lui donnes pas. Mais t'es en train de jouer à quoi avec lui ? Tu cherches quoi ? Tu veux quoi ? Non. Tu as juste les nerfs à vifs et tu es maintenant presque incapable de réfléchir.

-Bouge pas d'ici. Fais pas un bruit.

Il te le murmure. Dans un souffle. Tu te mords la lèvre. Genre… Tu lèves les yeux au ciel un instant et regardes du coin de l’œil la douce sortie. Ouais. Salaud. Tu l'enjambes alors qu'il a le dos tourné. Et si tu respectais un moment ton caractère, tu serais déjà loin, lui tapant un fuck en reculant tranquillement. Mais non. Contre toute attente, tu te hisses sur le toi et l'escalade sans bruit. Ouais tu joues les curieux. Tu veux savoir qui des Harker vient faire chier son grand frère. Si c'est le père, tu ne poseras pas de question et tu dégageras direct sans demander ton reste. Si c'est la frangine… tu sais pas. Quand au petit nouveau… tu t'en fiches un peu. Et puis tu veux aussi savoir comment Aser se démerdera pour le faire dégager. Tu ne peux qu'entendre de là où tu es, mais c'est déjà bien. Manquerais plus que tu montres ta tronche.

-Qu'est-ce que tu fous ici Charlie? Pourquoi t'es pas au lit en train de dormir hein?

Tu grimaces. Le ton qu'il porte à sa voix est grinçant, sec, violent, dogmatique. Possible que tu sois allé trop loin cette fois. Tu reconnais avoir du mal à retrouver ton chasseur dans ses mots. Tu fermes les yeux, te rappelant de la dernières fois où il t'avait adressé la parole comme ça. C'était… ouais c'était là-bas. Dans ce putain d’hôpital désaffecté. Vous vous rejetez la faute et l'envie de tuer l'autre en mode ping-pong. C'est pas bon. C'est corrosif, nocif. Tu grognes dans ta barbe pour te concentrer de nouveau et ne pas revenir dans un endroit que tu n'aimais guère.

-Je viens voir si tout va bien. J'étais en train de lire et j'ai entendu du bruit. Ce n'est pas dans ton habitude d'être réveillé à cette heure de la nuit.
-Ecoute Charlie, c'est... c'est pas trop le moment de me déranger, si tu vois ce que j'veux dire.


Tu fronces un instant les sourcils, ne voyant pas de suite le sous entendu. Et vu le silence du benjamin de la famille, lui non plus ne semble pas avoir saisi ce que voulait lui dire son aîné. Possible que la fatigue vous a retirez toute compréhension, le sens de la phrase vous échappe. Puis tu tiltes. Ton chasseur avait pris soudainement un ton plus… timide, embarrassé. Comme s'il était pressé de se retrouver de nouveau seul, comme s'il voulait que son frère reparte. Certes, en vérité, il voulait surtout reprendre cette putain de discussion avec toi, mais c'est quoi du coup son excuse ? Un sourie se forme sur ton visage. Possible que la solution soit venue d'elle même à ton esprit. On prend les paris..

-Pour l'Amour de Dieu, Charlie... laisse-moi baiser en paix.

Tu te pinces la lèvres inférieur pour ne pas éclater de rire. Possible que la honte d'avoir déranger son frère s'affiche sur le pauvre visage du benjamin, mais tu ne peux pas le voir du haut de ton perchoir. Qu'importe. Tu secoues la tête et restes en tailleurs sur le toit, à observer les étoiles le temps que le petit Harker s'en aille. Tu entends depuis la fenêtre ouverte qu'Aser revient enfin sur ses pas, dans la chambre. Tu soupires un peu, te masses la nuque et décides de t'allumer une clope pour te calmer. Mine de rien, ce qu'il a dit… Si seulement c'était vrai… Sors cette connerie de ton esprit mec… jamais… jamais ce sera possible… Tu secoues la tête entre deux bouffées de nicotine… Tu as l'esprit en vrac. Tu es beaucoup plus calme, c'est vrai. Tu sais pas trop où tu en es.. Le froid de la nuit te ramène à la réalité… et sa voix s'élève.

-T'es encore là? C'était mon petit-frère, rien de grave, il est parti.

S'il savait quelle nouvelle cachette tu avais trouvé. Bien plus grande et plus compliquée à chercher, même s'il suffisait de lever les yeux pour te voir. Tu écrases ton mégot sur les tuiles et soupires doucement. Les étoiles sont hautes dans le ciel. C'est joli. En souriant, tu remets des choses en place, mais est-ce que seulement ton esprit malade en est-il capable ? Tu soupires de plus belle.

-On reprend là où on s'est arrêté? Parce que ça me dirait bien de te botter le cul... Histoire que tu arrêtes de tout me foutre sur la gueule alors que tu m'as visité plusieurs nuits.

Simple, net, clair, précis. Aller… ne fuis plus. Fait face. Tu sautes du toit et passe par l'ouverture pour réapparaître dans sa chambre. Comme si de rien n'était. Ouais, tu pues la nicotine froide. Comptes-tu te battre contre lui ? Ouais, c'est possible. L'issue du combat ? Qu'importe. Tout sera en miette. Ton corps, ton âme… ton cœur. Tu en connais un qui prendra un malin plaisir à essayer de tout recoudre, regardant avec curiosité ton organe de ses yeux noirs… Tu es là, face à lui…

-Si tu veux… Je ne rendrais pas les coups. J'abandonne…

Tu lâches prise, tu ne souris pas. Tu fais tomber le masque et décide d'être sincère, d'être ce que tu devrais toujours être. Toi… Nikolaus Perceval Rosenwald. Tu croises son regard, alors que le tien pourrait paraître plus humain qu'autre chose. Tu tends les bras. Tu es prêt. Ouais t'es prêt à t'en prendre une.. et t'en rajoutes un couche… comme là-bas…

-Frappe moi si ça peut te soulager. Vas y. T'as le droit. J'suis qu'un connard sans empathie, un putain d’égoïste et un salaud incapable d'avoir les couilles d'avouer ce qu'il ressent. Incapable d'avouer que… ouais.. j'suis venu… je voulais t'étouffer. Te rendre la pareil…

Tu baisses la bras… mais ton regard n'est pas fuyant. Tu lui dit ta vérité… Tu es là… Encore…

-Je n'y suis pas arrivé. Je n'ai vu que le visage paisible d'un homme qui en méritait plus. J'ai cru… j'ai cru en toi. Je t'ai cru capable de quelque chose qui semble impossible pour nous deux. Pourquoi ?

Tu t'avances vers lui, simplement, lentement. Tu n'as pas peur. Tu veux juste… rompre cette distance… Écoute ton cœur Nikolaus. Douce voix de ta mère qui résonne. Oui… Oui Mutter. Tu avances vers lui et tes mains rejoignent ses poignets, ton front se colle au siens.

-Est-ce qu'on est en train de faire une connerie Aser ? Hein ?
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MessageSujet: Re: /!\ Too close... ~ AsPercy [Pegi 18, possibility of sexual content]   Jeu 3 Mai - 6:44

Contre toutes attentes, l'ombre de Perceval ne se détache plus du coin qu'il a adopté il y a plusieurs minutes de ça. Ton coeur tambourine sa cage thoracique alors que l'idée du départ de Perceval germe petit-à-petit dans ton esprit. Une douleur nait et tu tentes de l'écraser avec la paume de ta main, mais rien n'y fait. Il est parti. Encore une fois. Ou bien, il se cache dans un autre recoin, mais cela te paraît impossible. Une fois que le vampire part, il n'y a aucun moyen de l'arrêter, pas même tes supplices et tes râlements. Il est si rapide qu'il ne te donne aucune chance de le retenir par le bras ou le plaquer au sol pour l'immobiliser. Toi aussi, t'aimerai bien t'immiscer dans sa maison, sa chambre et l'immobiliser en plein sommeil. T'aimerai bien le sentir tressaillir sous tout ton poids et plonger tes prunelles dans les siennes... Oulà, stop, tu vas pas un peu trop loin là? Peut-être. Sûrement, pour un chasseur comme toi, mais je ne fais que retranscrire le moindre de tes désirs. Tu soupires à la fois sous l'influence de la douleur au coeur, et des papillons qui se multiplient et brassent l'air dans ton bas-ventre. Tu ne piges rien à ce qui est en train de se passer... tu sais juste que t'aurais bien aimé que le vampire reste. Maintenant, tu es encore plus vexé qu'il ne te donne pas la chance de t'expliquer.
Pourtant, une odeur vient titiller les récepteurs sensoriels de ton nez. Une odeur que tu as déjà sentie quelque part. Comme si quelque chose brûle. Quelque chose qui te rappelle le goût du tabac. Tu fronces des sourcils en suivant les traces odoriférantes et ton regard se tourne vers la fenêtre de ta chambre. Tu sursautes en le voyant apparaître comme par magie et ton myocarde dévale la pente encore plus intensément. Il est si silencieux que tu ne l'entends même pas venir. Ça te fout un peu la frousse, faut bien l'avouer, et tu te demandes si t'auras toujours peur de lui, et s'il le fait exprès. Il vient te voir la nuit, peut-être pour te tuer, ou pour y contempler quelque chose d'autre que la vie quittant le noir de tes yeux. C'est presque excitant comme idée. Et pourtant, il se comporte de la façon la plus extrême avec toi. Tu voudrais profiter de sa présence, l'esprit calme et l'envie en alerte, mais il ne t'en donne pas l'occasion. Tu dois toujours être sur la défense et l'offensive en même temps. T'essayes difficilement de ravaler la surprise et la frayeur qu'il t'a causé, puis tu serres des poings, prêt à te battre pour obtenir ce que tu souhaites. Rien qu'un peu de tranquillité et de respect mutuel. « Si tu veux... Je ne rendrais pas les coups. J'abandonne... » Un haussement de sourcils vient décorer ton regard, sous celui plus posé et sincère de Perceval. Vraiment, tu ne te feras jamais à la rapidité de ses changements d'humeur. T'as l'impression de danser sur des braises froides et brûlantes à la fois. Ressaisis-toi, vite, avant qu'il ne change d'avis. Avant qu'il reparte dans ses retranchements et fuit. C'est ça, tu as une emprise sur le vampire. D'une certaine manière, tu le mets mal à l'aise, tu pousses ses limites, tu l'envoies émotionnellement sur le tapis. Finalement, peut-être que c'est toi l'offensive et qu'il ne fait que se défendre. Là, il t'offre son corps sur lequel te déchaîner. Un mois et quelques semaines plus tôt, tu n'aurais pas refuser l'invitation, mais aujourd'hui tant de choses ont changé entre vous. Tu ne peux t'empêcher d'être plus doux et prévenant en sa présence. Voir ses yeux rougis par la tristesse et des larmes prêtes à s'expulser de ses prunelles t'ont complètement chamboulé. Tu ne vois plus le vampire, mais l'humain qui a vécu des événements terribles et qui est contraint de vivre avec pour l'éternité. « Frappe moi si ça peut te soulager. Vas y. T'as le droit. J'suis qu'un connard sans empathie, un putain d’égoïste et un salaud incapable d'avoir les couilles d'avouer ce qu'il ressent. Incapable d'avouer que... ouais... j'suis venu... je voulais t'étouffer. Te rendre la pareil... » Vos yeux se sont capturés et tu ne peux plus t'en détacher. C'est comme si un fil invisible vous relie. T'en profites pour observer le moindre de ses traits, pour essayer de sonder ses pensées à cet instant précis. Il t'avoue qu'il est venu dans le seul but de t'ouvrir la gorge, mais ça ne te fout plus la chair de poule. Parce que t'es toujours vivant, il ne l'a pas fait. Est-il vraiment le connard antipathique qu'il prétend être? T'entrouvres légèrement la bouche, essayant tant bien que mal de lui botter les fesses verbalement. Tu laisses échapper un soupire et rigole nerveusement en baissant instinctivement la tête. « Mais tu ne l'as pas fait. » Apparemment, la joute n'est pas pour aujourd'hui, t'en es carrément incapable, surtout lorsqu'il ouvre ses bras et qu'il se donne complètement à toi, comme un martyr, comme un messie. A la place, un drôle de sentiment embourbe ton petit cœur à l'idée que Perceval est aussi incapable de lever la main sur toi. Un drôle de sentiment, en effet. « Je commence à me demander si tu es aussi horrible que tu ne le prétends... », murmures-tu, te rendant compte au dernier moment que tu avais trahi tes pensées les plus intimes. Tu fermes la bouche pour ne plus lâcher de bêtises. « Je n'y suis pas arrivé. Je n'ai vu que le visage paisible d'un homme qui en méritait plus. J'ai cru... j'ai cru en toi. Je t'ai cru capable de quelque chose qui semble impossible pour nous deux. Pourquoi? » T'es encore plus paumé. T'aurais jamais imaginé que Perceval puisse te dire ça un jour. Le vampire que tu as provoqué disparaissait et donnait naissance à seulement un homme avec ses faiblesses et ses qualités. Et puis, cette phrase qu'il t'a lancé. "Quelque chose qui semble impossible pour nous deux". T'ignores si t'as bien compris, si tu as entendu le bon message. Dans tous les cas, tu sens ton cœur s'électrifier pendant une demie-seconde et tu dégluties devant la vérité de tes sentiments. Qu'est-ce qu'il fout? Qu'est-ce qu'il dit? Et pourquoi tu ressens tout ça? Tu voudrais lui répondre, essayer de creuser le fond de ses pensées pour que ce soit un peu plus clair dans ta tête. Pourtant, tu n'as aucunement besoin de réfléchir à tout ça, car tes sentiments parlent d'eux-même. Tu le regardes s'avancer vers toi, lentement, et tu restes coi sous les battements ahurissants de ton coeur. Tu te laisses aller, tu te laisses faire. De toute façon, tu voudrais fuir que tu ne le pourrais pas. Tes jambes restent encrées dans le parquet et ton cerveau refuse de bouger le moindre muscle. C'est comme si la silhouette de plus en plus proche de Percy te paralyse. Et quand il te prend les poignées, le froid de ses doigts te fait frissonner. T'essayes d'étouffer le hoquet qui se coince dans ta gorge. Le vampire joue-t-il avec ton esprit? Son visage s'approche du tien et vos fronts se touchent. C'est encore mieux que dans tes rêves... Tu fermes un instant les yeux et les rouvres pour voir que tout ceci est bien réel. « Est-ce qu'on est en train de faire une connerie Aser? Hein? » Ses yeux sombres, ses joues inertes et sa bouche vermeille ne sont plus qu'à quelques centimètres des tiens. Lui et toi, pour lui, c'est une évidence. La tableau est assez tentant et tu te sens irrémédiablement attiré contre lui. Un pas suffit pour fermer l'espace qui séparait vos deux corps. T'as l'impression de flotter, conscient que tu n'oublieras jamais ce moment. La magie de l'instant fait son effet. Tu pensais vraiment pas qu'il était possible de l'entendre dire ça et de le sentir contre toi. Ta respiration s'intensifie sous l'onde irrésistible qui t'assaille. Tu voudrais le prévenir, mais tu n'es capable que de murmurer son prénom entre deux expirations. « Percy... » La chaleur te quitte pour réchauffer ses doigts et son front transis. T'as l'impression que ton cœur va exploser si tu ne fais pas quelque chose, si tu ne lui réponds pas. Vos nez s'effleurent et tu te lèches les lèvres avec envie.
Bouquet émotionnel.
C'est doux.
C'est cosy.
Un délice.
Ta bouche cueille un baiser sur la sienne. Vos lèvres se rejoignent, dérapent et s'alignent parfaitement. Toi, tu t'y noies, ne voulant terminer ce baiser pour rien au monde. Tu goûtes les pulpeuses de Perceval avec aisance et désir. Qui aurait cru succomber sous les attraits d'un vampire? Ton esprit balaye d'un coup de main ce dernier mot à proscrire. Tu n'en as cure, tu veux juste te laisser bercer au rythme de ses lèvres. Puis, n'y pouvant plus, tu lèves les bras et prends les siens dans tes mains. Tu veux le découvrir. Chaque parcelle de son corps. Tu veux le sentir pour t'assurer qu'il n'est pas le fruit de ton imagination. Il est bel et bien là. La révélation met fin au baiser et tu plantes tes iris dans les siens. Et maintenant, qu'est-ce que j'suis supposé lui dire?
T'as encore des étoiles plein les yeux. Et des papillons plein le ventre.
« Je. J'aimerai faire un peu plus de conneries de ce genre alors. » Tu te mords la lèvre. Est-ce bien toi qui parle là? Les mots n'ont jamais été ton fort. Tu préfères toujours les couvrir de gestes sulfureux et de caresses affectueuses.
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MessageSujet: Re: /!\ Too close... ~ AsPercy [Pegi 18, possibility of sexual content]   Jeu 3 Mai - 17:55

Un jour… un jour au hasard, au détour d'une boutique, au détour d'une discussion qui avait mal tournée... Un démon, maître des végétaux et de la maladie, t'as dit :

''L'amour, après tout, n'est qu'une curiosité supérieure, un appétit de l'inconnu qui vous pousse dans l'orage, poitrine ouverte et tête en avant. ''.

Tu ne l'avais pas cru à ce moment là, coincé dans sa boutique. Tu ne l'avais pas écouté, parce que ton esprit était faible et endormi. Tu aurais dû. Tu aurais dû le croire ce jour là. Tu aurais dû le laisser parler et écouter. Il risquerait de se moquer de toi la prochaine fois que tu iras à sa boutique parce qu'il aura besoin de toi et qu'il te tirera les vers du nez avec cette histoire. Avec ton ''Rien de Plus'' comme il l'avait appelé. Mais en attendant, tu es là. Avec le fameux chasseur. Ton Chasseur… Ce ''Rien de Plus '' qui s'est avéré être… autre chose. Tu es là devant lui et il rigole nerveusement lorsque tu lui dis que tu avais tenté… tenté de lui voler l'étincelle de vie qui avait au fond de son regard. Tenté de faire ce que tu aurais du faire ce soir là dans cette cabane perdue. Des fois tu y avais repensé. Maudit destin

-Mais tu ne l'as pas fait.

Non. Non tu n'as pas pu. Lui le premier. Pourquoi ? Parce que le cœur a des raisons que la raison ignore… Douce raison qui nous retire ce qui fait de nous des humains. Doux cœur qui nous pousse à l’extrême de nos sentiments. Qui faut-il écouter alors quant on est aussi perdu que toi ? Tu ne sais même pas, tu n'as pas appris avec les bonnes personne mine de rien. Même les meilleurs avaient tenté et avaient bloqué contre ton caractère trop imprévisible émotionnellement. Tu t'exprimes avec maladresse, violence quand tu ne contrôles rien. Tu ne sais pas le faire correctement en fait. Même en amour, ton romantisme est poussé dans une extrême tendresse et une douceur inouïe alors que ta rage possessive s'embrasse avec carnage et destruction. Tu n'es qu'un puzzle mal agencé. Les pièces s'imbriquent mal et tiennent par un maléfice éternel. Cadeau empoisonné. Personne ne te supporte assez longtemps. Et lui ?

-Je commence à me demander si tu es aussi horrible que tu ne le prétends...

Oui. Tiraillé entre deux masques. Prétendre est une chose, savoir que c'est vrai en est une autre, mais il y avait déjà assez de témoin pour être d'accord avec ça. Tu es un stupide monstre. Et il ne recule même pas alors que tu t'approches. Il ne bouge pas quand le contact se fait. Comme à chaque fois, alors qu'il devrait fuir, le fou. Vous reculez et avancez à chaque fois. Proie et prédateur qui s'échangent leurs places. C'est étrange. Le lien est si… puissant mais… incroyablement étrange. Repoussement et symbiose à la fois. Mais l'alchimie est là. Il se sent. N'importe qui entrant dans cette pièce pourrait voir ce qui se passe entre vous. La tension est… douce et agréable. La chaleur t'enveloppe, t'entoure doucement et tu sens une légère douleur à la poitrine. Tes mains sur ses poignets, tu apprécies ce doux contact. Fin. Tu ne veux pas plus. C'est déjà trop. Tu le sais. C'est dangereux. Et tu lui demandes si ce n'est pas une connerie. Vous êtes peut-être en train de vous maudire tous les deux. Non. Tu es déjà maudis, c'est lui qui te suit. Ou tu l'emportes.. tu ne sais pas. Après tout, la folie semble plus belle à deux. Non ? Surtout celle là.. Le silence règne quelque secondes.. et ton nom parvient à tes oreilles, au son de sa voix… comme… une permission...

-Percy...

C'est un souffle qui te transporte. Toi qui longtemps détesté ce prénom… utilisé par ton Capitaine… et maintenant lui… Tu serres la mâchoire. Impossible de répondre, de bouger. Tu te contentes de fermer les yeux alors que tu sens ses lèvres sur les tiennes. C'est... Doux. Tendre. Tu ne bouges pas, le laissant faire et rend le baiser avec cette même candeur indescriptible. Le temps s'arrête un instant et tu sens ses mains sur tes bras. Il en veut plus, bien plus. Il veut le contact, rompre cette foutu distance entre vous. Il le cherche, du bout des dougts. Il te cherche. Il te veut. Et toi ? Tu veux quoi ? Tu désires quoi de se chasseur inconscient ? Ton Aser… Il recule et te regarde. Tu ouvres de nouveau les yeux et vos regards se croisent. Tu es incapable de rajouter quoi que ce soit.

-Je. J'aimerai faire un peu plus de conneries de ce genre alors.


Il se mord la lèvre. Gêné. Les mots ne semblent pas être son fort. Tu le sais mine de rien depuis. C'est un sanguin. Alors tu décides d'y mettre les forme et de jouer à son jeu. Tu recules un peu, assez pour que ses mains glissent sur le long de tes bras et s'arrêtent dans tes mains. Juste là. Pour ne pas briser tout ceci. Il pourrait mal le prendre et pourrait croire que tu fuis encore. Non. Ne pas faire passer le mauvais message. Tu les serres lentement dans les tiennent pour qu'il recule avec toi. Qu'il se laisse guider, qu'il te fasse tout juste confiance pour cela. Non. Les mots ne comptent plus. Il n'y aura que les regards… les gestes… tu t'arrêtes contre son lit et lâche ses mains quelques secondes pour faire quelque chose que tu pensais inimaginable encore il y a quelques minutes…

D'un geste simple, millimétré, tu retires ta veste et dégrafes ta chemise, sans mot, gardant ton regard rivé sur son visage. Tu les balances dans un coin. Qu'importe. Tu n'en n'auras plus besoin pour la suite. Tu continue de l'analyser malgré la situation qui semble des plus étrange. La surprise est palpable dans son regard. Tu veux mettre tout ça de côtés, tout ce qu'il a autour de vous, ce qui s'est passé avant tout ça, l'espace d'une nuit. Il n'y a que vous dans la nuit, dans le secret… lui… toi… Tu le ramène vers toi, alors que plus rien ne couvre ton buste. Tu ne lui laisseras pas le temps de toucher ton dos… tu lui prends les bras et vient l'embrasser sous son oreille, descendant sur son cou, juste en effleurant du bout des lèvres… c'est chaud… brûlant… Tu te perds, enivrer par son odeur et le rythme de son cœur qui te bercent dans ce silence… Oui… vous allez faire une connerie…

Tu sors doucement les crocs, titillant sa peau avec, mordillant sans percer. Doucement. Le cou, l'épaule… Tu ne sais pas s'il faut marquer son corps. Non.. Tu ne sais pas. Mais c'est terrible ce sentiment de possessivité qui naît en toi. Tu le veut pour toi, seul. Tu veux y poser une marque sur sa peau. Tu vient lui murmurer à l'oreille… doucement… langoureusement…

-Aser… depuis combien de temps… tu voulais ça ?

Question.. raison.. oublie… mais ça te trotte dans la tête… tu attends sa réponse en venant lui lécher la joue… à cet endroit… où sa propre lame lui avait laissé une petite cicatrice… en gage de bonne foi… par ta faute, de ta main.. oui.. cette cicatrice...
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MessageSujet: Re: /!\ Too close... ~ AsPercy [Pegi 18, possibility of sexual content]   Mer 9 Mai - 14:44

Tes lèvres ne sont pas les seuls à bouger, à chercher le goût de sa langue... celles du vampire se mouvent entre les tiennes et approfondisse le baiser. T'es au paradis. T'es aux anges. Tu ne penses plus à rien, seulement aux sentiments et aux sensations qui font rage dans ta poitrine, tes mains, ta tête, bref tout ton putain de corps. T'as l'impression de brûler de toute part, et ta respiration flambe sous le contact intime et dangereux. A cet instant là, tu comprends à quel point Perceval te rend faible. Tu te laisses faire, tu te laisses aller, tu goûtes à ses lèvres assassinées. T'es en train d'embrasser un mort et t'adores. C'est sûrement glauque, mais tu t'en rends pas compte sur le moment. Tu profites juste de lui, de cette accalmie. Et quand tu te retires pour le regarder, tu as déjà envie de recommencer. Maintenant que tu as cassé son cercle de sécurité, sa carapace de plomb, tu t'adonnes à toutes les possibilités qui s'offrent à toi et à lui. Sa bouche tout d'abord... puis viendra le tour de son corps que t'observeras à la lumière de ta lampe de chambre. Tu ne veux pas t'arrêter et tu le lui dis. Et le vampire suit tes désirs et t'amène jusqu'au lit, main dans la main. Ta chambre est soudainement devenue plus confortable, plus chaleureuse. Il faut dire que tu dégages une aura et une chaleur de malade. Au contraire, Perceval est aussi froid qu'un cadavre. Vos peaux en symbiose, la balance thermique est alors parfaite. Mais, pour l'instant, tu tentes tant bien que mal de ne pas rougir sous la cadence des battements de ton cœur. Le bruit porte écho dans chacune de tes veines, ce qui ne fait qu'empirer la situation. Une vague de chaleur se déverse dans ton abdomen quand tu contemples le vampire détacher avec précision chaque bouton de sa chemise qu'il jette ensuite à terre, comme un vulgaire chiffon. Vos vêtements font barrières. Les tissus vous gênent. Le désir s'agrandit. Celui de le toucher, de le sentir contre toi. Celui de goûter à sa peau porcelaine et de frissonner sous le froid de ses caresses. Le plaisir se fait attendre, plus grand et plus fort. Tu grognes d’appréhension lorsqu'il se rapproche, qu'il te prend contre lui et qu'il t'embrasse sous l'oreille. Un soupire s'évade d'entre tes lèvres et tu fermes les yeux pour mieux le sentir se promener le long de ton buste. C'est affectueux, possessif et transcendant. Tout ce que tu recherchais depuis plusieurs mois, mais qui te semblait impossible à saisir. Relation d'un soir après l'autre, à défaut de pouvoir aimer, tu te perdais dans le plaisir des chairs. T'en as presque oublié ce qu'est de faire l'amour, et Percy est là pour te le rappeler. Lui d'entre tous. Imprédictible.
« Une belle connerie... », murmures-tu, à peine audible, alors que tu te complais à lâcher un soupire sous les baisers et les mordillements du vampire.
Il a sorti ses crocs, tu les sens effleurer ta peau sans s'enfoncer. Il ne veut pas te faire du mal et ça te conforte à aller plus loin ce soir. Il te veut. Tu le veux. Tout est si simple à cet instant. Ton t-shirt vient bientôt gêner le chemin de ses lèvres sur ton corps, alors tu décides de l'enlever rapidement. Il rejoint alors son cousin par terre, sans plus de considération de ta part. Tu n'as d'yeux que pour Perceval qui fait naître le désir et qui mène la danse. Tu voudrais lui procurer autant de plaisir, mais t'es incapable de bouger. Seul tes mains caressent son buste alors qu'il te piège entièrement dans ses bras. Tu es bien là, comme ça. Pas question de bouger.
« Aser... depuis combien de temps... tu voulais ça? »
Pas de souffle contre ton oreille, mais sa voix te fait autant d'effet. Ta langue se coince entre tes lèvres alors que la sienne se délecte de la cicatrice qu'il t'a laissé sur la joue. Elle est toujours là, signe de votre toute première rencontre. Quand t'y repenses, ça te fous un sourire à la bouche.  Il y a plusieurs semaines, tu aurais nié tes pulsions sexuelles en bloc. Et dire que tu en avais fait des cauchemars après coup. Maintenant, tu peux enfin laisser parler le désir qui s'éveille en toi lorsque le vampire est tout prêt de toi. La question tournoie donc dans ta tête, sans y trouver la parfaite réponse.
« Tais-toi Perceval. », lâches-tu finalement dans un souffle.
Le ton reste bienveillant, presque taquin, comme si les mots n'ont pas leur place dans ce qui se passe. Pourtant, tu ne peux pas le nier, coucher avec lui ne te suffira pas. Il te faudra toujours plus. Plus fort. Tu cherches donc ses lèvres et les trouve enfin pour les lui arracher à nouveau. Cette fois, tu y mets un peu plus d'ardeur et de volonté, entrant en territoire étranger, perçant la frontière de sa bouche avec ta langue sirupeuse. Cette dernière danse autour de celle de Percy et tu t'entends gémir difficilement. Oui, tu veux plus. D'un pas en avant, tu l'incites alors à s'assoir sur le bord de ton lit, où la couette est déjà à moitié chiffonnée. Avec un sourire provocateur, tu viens le rejoindre, les jambes de part et d'autre de ses cuisses. Il est temps de passer aux choses sérieuses. Il est temps d'avancer. Tes mains quittent sa poitrine et descendent jusqu'à la ceinture de son pantalon. Là, sous la fabrique, se trouve l'objet de tes désirs les plus fous. Tu commences à la défaire en ne te détachant pas du regard de Perceval. Et puis, d'un coup, comme ça, tu flanches. Le trop plein d'émotions peut-être. Tu t'arrêtes et ébouriffes ses cheveux, comme si tu posais les yeux sur lui pour la première fois. Tu sais juste quoi lui répondre maintenant.
« J'le veux depuis le début, j'crois. Quand tu m'as attaché dans la cabane... mais j'l'ai vraiment voulu après que tu m'aies raconté qui t'étais. »
Tu caresses sa joue avec tendresse et ton cœur explose dans sa cage. Il avait découvert le véritable Percy ce jour-là et tout avait changé depuis. Le passé d'un homme avait remplacé l'abomination de la nature. Le sentiment est trop brûlant pour que tu restes sans rien faire, alors tu te mets à embrasser fiévreusement sa joue, son menton, puis le creux de son cou, en espérant le faire lever les yeux au ciel. Vos bas respectifs sont également de trop, alors tu continues de défaire ton vampire de son pantalon puis tu t'attaques au sien, et revient t'assoir sur ses cuisses. Un coup d'oeil sur son corps. Il est magnifique. Un miracle du surnaturel.
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MessageSujet: Re: /!\ Too close... ~ AsPercy [Pegi 18, possibility of sexual content]   Jeu 10 Mai - 16:02

-Une belle connerie…

Ouais. Possible. Trop belle pour être vrai en fait. Trop belle pour s'y attarder un instant et pour poser milles questions rationnelles. C'est possible en effet, c'est peut-être une grosse connerie que vous faites tous les deux ce soir, mais tu t'en fous pour le moment. C'est la vérité. Tu te contentes juste de te laisser faire, dans ses bras. Ce qui prend le dessus c'est juste l'instinct, ouais. Tu laisses ton corps parler, tu laisses juste le désir venir de lui même. Serais-tu prêt à assumer les conséquences de cet acte demain ? Au lever du jour, au réveil, dés qu'il faudra partir ?

Tu dis juste merde. Tu t'en fous. Pour ce soir tu veux goûter à sa peau, profiter d'être dans ses bras, enivrer par sa voix, prisonnier de ses draps, happé par ses lèvres… Ce chasseur te fait perdre la tête, te rend dingue. Et tu sais ce qui se passera ensuite. Mais tu ne veux pas y penser, non. Tu veux juste que les masques tombent, tu ne veux que lui, que cette nuit soit belle et tu veux lui offrir qui tu es réellement. Tes crocs mordillent doucement sa peau, chaque parcelle de son cou. Sans marqué. Non. S'il faut partir rapidement demain, les seul souvenir seront ceux de son esprit. Et c'est trop tôt pour y laisser des marques.

Le contact se rompt rapidement à ton goût. Tu grognes et montre tes canines, impatient. Que fait-il ? Oh. Un sourire étrange se trace sur ton visage en le voyant retirer son haut, douce frontière qui sépare vos corps brûlant de fantasme cachés. Tu reprends l'assaut de sa peau en passant une main sur son ventre. C'est agréable. Et pourtant, ta curiosité te pousse à poser cette question sur l'origine d'accepter un instant embrasser l'ennemi. La réponse ne se fait pas attendre. Elle est rapide, mais sur un ton bienveillant.

-Tais-toi Perceval.

Tu rigoles un peu en entendant cet ordre qu'il te donne. Ouais. C'est direct et pourtant plein de sous entendu que tu entends accompagné de son souffle. Tais-toi et touche moi, embrasser moi, baise moi… Coeur battant la chamade, il est soumis à tes morsures, tu es soumis à ses gémissements. Tu n'as pas le temps de lui répondre quelque chose que tes lèvres sentent les siennes, avec une certaine violence et ardeur qui te surprend autant qui t'excite de plus belle. Sa langue cherche désespérément sa jumelle. Tu lui offres sur un plateau d'argent, palais doré et tu approfondis le baiser. Fièvre et passion sont au rendez-vous ce soir.

Tu l'entends de nouveau gémir et cela devient presque jouissif à entendre que tu en grognes un peu, manquant presque de planter tes griffes. Mais non. Pas ce soir… Tu t'en lèches alors les babines tandis qu'il fait un pas vers toi, t'obligeant à reculer et à être assis sur le bord du lit. Tu ne peux qu'afficher un visage souriant devant son audace et son initiative. Il vient te surplomber, sourire carnassier sur les lèvres. Tu te redresses doucement, tes mains sur ses hanches. Les siennes descendent bien plus bas… attrapant ta ceinture avec conviction. Vos regards ne flanchent pas, gardant le contact coûte que coûte, alors qu'il s'affaire à briser les barrières de vos corps… Et soudain… il glisse une main dans tes cheveux.

-J'le veux depuis le début, j'crois. Quand tu m'as attaché dans la cabane... mais j'l'ai vraiment voulu après que tu m'aies raconté qui t'étais.

Tu ne sais pas quoi répondre. Tu ne t'y attendais pas. Non. Tu fermes un peu les yeux sous sa caresse et bascule la tête vers le côté. Tu te retournes ensuite, poser tes lèvres dans la paume de sa main. Et lui, il vient t'embrasser dans le cou. Tu serres les dents et ton emprise sur ses hanches. Tu te sens soudainement libéré d'une entraves. Tu recules alors que ton pantalon n'est qu'un lointain souvenir. Allongé sur le lit, une main tendue vers lui, douce invitation à la danse qui vous attend. Il revient sur toi, posant un regard sur toi.

Tu te redresses rapidement pour empoigner sa nuque, l'obligeant à venir contre toi, allongé sur le lit. Et ta langues vient épouser sa peau. Douce balade sur son cou, tendre caresse de tes mains sur son dos, retraçant sa colonne vertébrales. Un baiser fiévreux vient joindre ses lèvres et ta main vient attraper son bouton de chair. Que fait donc sa jumelle ? Oh elle vient se glisser dans le bas du dos, entre l'élastique du boxer et la peau du chasseur. Les paroles s'envolent alors que, n'y tenait presque plus, tu claques des dents dans le vide, après avoir rompu brusquement le baiser. Tu le veux.

-Es-tu donc masochiste pour accepter les pulsions d'un prédateur envers sa proie ?

Un nouveau sourire se trace sur tes lèvres alors que tu le fais basculer pour inverser les positions, prenant entre tes crocs le téton durcit. Non tu ne mords pas plus. Tu veux juste offrir la plus douce des tortures à sa peau. Tu es guidé par sa voix, ses gestes. Il n'est que marionnette sous tes doigts. Et alors que ta langue torture le buste de ton partenaire, passant d'un bouton de chair à l'autre, tes mains lui retirent enfin le dernier vêtement qu'il portait. Il est temps pour toi d’accélérer les choses.… plus que temps… De passer à la vitesse supérieur. Lui, toi… Tu ne tiens plus. Tu veux le sentir contre toi. S'il n'est pas prêt pour te recevoir, ce n'est pas grave, qu'il vienne en toi. Pour toi le résultat sera le même. Vous serez unis pour la nuit.

-Qu'importe désormais… je vais te dévorer… Comptes-tu reculer ?

Une main qui empoigne sa virilité sans avertir, lui offrant d'un geste tendre un vas et vient plus que stimulant, un mordillement de sa peau. Possible que son cœur te berce, mais ses cris… ses gémissements, c'est au-delà. Cela t'excite plus que tout et t'oblige à perdre le contrôle. Il est pour toi… A ta merci..
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MessageSujet: Re: /!\ Too close... ~ AsPercy [Pegi 18, possibility of sexual content]   Lun 14 Mai - 9:18

Percy joue le jeu. Percy aime ça quand t'effleures sa joue du bout de tes doigts. Ton regard ne flanche pas parce que tu veux découvrir ce qui le fait vriller, le fait frissonner et soupirer d'aise. Une caresse, puis un baiser ça et là, éparpillé sur sa peau immaculée. Dans ta contemplation purement émerveillée, tu sens le désir remonter à nouveau dans ton bassin et tes tripes. C'est une douce et lancinante sensation qui t'arrache un souffle saccadé et t'amène à se débarrasser de vos pantalons. Ne restent sur vos corps dénudés que les boxers qui gonflent déjà sous le plaisir que vous vous offrez. Lui, à serrer tes hanches de façon possessive, et toi qui balades tes mains capricieuses sur sa poitrine musclée. Tu ne veux pas t'arrêter là, tes yeux contemplant son visage, son buste puis son bassin de manière équivoque. Oui, après l'avoir couvrir de baisers fiévreux, tu descendras doucement et joueras avec l'élastique de son slip. Tu veux le voir réagir sous les vas-et-viens de ta paume contre son bâton sensible. Tu voudrais bien, mais Percy change le rythme de la danse et te fais tomber contre lui sur le lit. Sa main s'accroche puissamment à ta nuque et vos peaux s'accouplent dans un souffle. La bouche entrouverte, tu te demandes ce qu'il conspire contre toi et à quelle sauce il veut te manger. Tu ne sais pas, tu ne le connais pas si bien après tout, et ça ne fait qu'augmenter l'excitation qui tape ton cœur et sonne les cloches dans ton bas-ventre. La ballade de sa langue et de ses mains sur ton corps te fait lâcher des soupires de plaisir et font exploser tous tes sens. T'en veux plus et tu le fais comprendre en étouffant un gémissement haletant. Tu profites de ce moment de liberté pour te frotter contre lui et réveiller la bête qui sommeil en lui. Vous ne voulez pas la même chose l'un de l'autre, et c'est pour cette raison même que tout se coordonne parfaitement entre vous. Perceval veut te dominer, faire de toi sa proie, son déjeuner. Toi, tu ne désires que le voir bouillir de plaisir. Son claquement de mâchoire ne fait que raffermir ton sentiment de victime. Victime bienheureuse. A ce rythme là, tu te serais porté volontaire pour qu'il soit ton geôlier.
« Es-tu donc masochiste pour accepter les pulsions d'un prédateur envers sa proie ? », te questionne-t-il alors qu'il joue avec ton bouton de chair.
Tu trembles sous les caresses circulaires de ses doigts. Tu croies que cette sensation brûlante continuera pour un moment encore et qu'il ne s'offrira à toi qu'au dernier moment, mais Percy est rapide et méthodique. Comme quand il tue sa marchandise. Sa phrase prend un peu plus de sens dans ton esprit. Tu le savais sadique, mais pas à ce point, pas dans le lit. Tu ne sais pas trop quoi en penser parce que t'as jamais eu l'occasion d'essayer ce genre de pratique sexuelle. Est-ce qu'il va t'habiller tout en cuir et te flageller l'antre de tes cuisses avant d'y goûter? Non, t'espères pas et tu prends un peu peur, maintenant que tu es bloqué sous lui. Mais tu découvres le véritable sens de sa question, alors qu'il prend ton téton entre ses crocs. Il le mordille, le titille et ça t'envoie automatiquement des charges électriques dans ta poitrine qui viennent mourir dans le creux de tes reins. Tu gémis, sans que tu ne puisses t'arrêter. Si le prédateur veut s'amuser de cette façon là, tu ne peux rien lui refuser.
« Percy... j'crois. J'crois bien qu'oui. », dis-tu en fourrant tes mains dans ses cheveux. Ils sont si doux que tu voudrais les caresser pour l'éternité. Ses mèches viennent naturellement se coincer entre tes doigts et tu tires un peu quand le vampire s'amuse avec ton autre téton.
« Bouffe-moi. »
Putain, c'est bon. N'arrête pas. Pour faire face au plaisir grandissant, t'enfonces ta tête dans la couette du lit et tu te mords les lèvres à intervalle régulier. Encore deux minutes et tu ne tiendras plus, le bassin en feu, la virilité durcie. Heureusement, le vampire t'arrache le boxer et te libère de l'horrible bagne. Ta respiration accélère encore plus sous l'évidente vérité qui explosera dans quelques secondes. Il va te toucher et t'as déjà l'impression de succomber en l'imaginant faire. Dieu... Même ton Dieu ne peut plus t'aider. Il est hors de portée. Si tu veux survivre, prendre ton pieds, tu dois le laisser faire et le sentir en toi jusqu'au bout de vos ébats.
« Qu'importe désormais... je vais te dévorer... Comptes-tu reculer ? »
Oui, dévore-moi. La réponse se forme dans ta tête, mais explose en mille morceaux lorsqu'il te prend à pleine main. Tu hoquètes et gémis de plus belle. T'as l'impression de miauler comme les grognasses qui se sont invitées dans ton lit cette année. C'est donc ça de se retrouver sous la coupe d'un homme. Tu comprends le sentiment maintenant et ça te grise l'esprit, ça te grille des neurones. Le plaisir est là, immense et vaste, et s'éteindrait en une seconde si Perceval n'était pas celui qui frotte ta queue. Tu le vois qui te dévisages alors que tu chantes sous ses vas-et-viens extraordinaires. C'est encore plus excitant, encore plus... une de tes mains descendent sur sa nuque et tu t'adosses un peu pour pouvoir cueillir un baiser des plus sensuels. Tu l'aimes putain à ce moment là. Enfin, j'l'aime pas dans ce sens là. J'aime ce qu'il est en train d'me faire, c'que sa main exerce lubriquement sur moi. Une fois de plus, tu ne peux pas t'empêcher de murmurer son prénom près de son oreille pour qu'il sache à quel point tu penses à lui. Le sexe est une chose, la personne avec qui tu couches en est une autre.
« T'arrêtes pas Percy... », lâches-tu, inconscient encore de ce qu'il désire te faire subir.
Ce rêve bien trop réel te fait frissonner de plaisir. Pourtant, tu ne veux pas éclater dans sa main, tu veux le sentir en toi. A la fin, c'est ensemble que vous finirez, imbriqué l'un dans l'autre, l'extase sur les lèvres. Tu t'en fous si ça fait mal un instant, tu veux le voir se libérer de son boxer et grogner de plaisir. Alors tu lui susurres à l'oreille tes fantasmes les plus fous.
« Viens. Viens s'te plait, j'te veux en moi. »
T'accoupler avec Perceval, te donner entièrement à lui, le laisser te dompter, c'est finalement ça le bouquet final que t'as jamais eu le courage d'entrevoir.
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MessageSujet: Re: /!\ Too close... ~ AsPercy [Pegi 18, possibility of sexual content]   Lun 21 Mai - 16:50

La damnation éternelle dans le sang, enivré de son odeur et soumis à ses cris lancinant dans la nuit, c'est comme si tu ne répondais plus de rien. Tes gestes sont millimétrés et pourtant si instinctifs... limite bestiaux. Et lui? Il ne se rebelle pas, ne te repousse pas, le fou. Non. Il est aussi en transe, il se laisse faire sous ta prise, le dingue. Il ne se défend même pas. Il reste victime de ta bêtise et assume de te voir le surplomber. Il trouve un malin plaisir à te voir avec tes crocs, te prendre pour un geôlier des plus bienveillant. Ouais, il te fait perdre la tête ce sacripant. Il prend un malin plaisir à gémir sous tes gestes, un malin plaisir à se frotter contre toi alors que vos corps brûlants réclament plus. Il tremble quelques fois, incontrôlable, fiévreux. Tes coups de langue sur sa peau l'oblige à se rattacher à quelque chose tant il perd pied. Ses doigts se glissent dans tes cheveux et t'arrache un nouveau frisson dans le bas du dos. Cela ne lui suffira pas pour se perdre complètement. Il est au bord du gouffre. Il est prêt à tomber, tomber sous tes crocs, dans tes bras, sous ta langues et plus… bien plus.

-Percy... j'crois. J'crois bien qu'oui.

Masochiste.

Un stupide animal chétif, craintif qui s'approche du gros prédateur sans se soucier de la mortalité de sa prise sur son cou, sur sa jugulaire. Inconscient et immature, tombé dans le piège de la bête, il la regarde avec fascination. Il ne se défend pas et se soumet, tête baissée et queue entre les jambes. Ouais. Il n'est qu'un vulgaire repas à tes yeux au départ, un vulgaire chasseur de passage.

Masochiste.

Fichue proie qui se laisse faire aux griffes du prédateur. Pourquoi elle ne montre pas simplement sa peur ce soir là alors? Pourquoi semble-t-elle si proche? Trop proche de toi, au point de te toucher là où tu aimes le plus ressentir la chaleur humaine? Oui. Il s'accroche à toi comme un agneau lécherait le museau du loup, par amour. Inconscient. Et toi ?

Sadique.

Le prédateur ne se jette même pas sur l'animal, non. Il le lèche, le borde de ses pattes immenses. Il le borde et l'allonge dans un coin chaud, prêt de lui. Il le garde jalousement, obsessivement pour lui. Possessif ce prédateur. Quelques fois, il mordille pour marquer son territoire. Et toi ?

Sadique.

Tu voudrais. Oh oui tu voudrais le marquer, laisser tes crocs sur cette peau qui t'appelle, qui te soumets à la tentation. Vil tentation. Maudite tentation. Tu ne le feras pas, maintes fois tu t'y obliges ce soir. Et cela te frustre. Tu en serres les poings à t'en faire saigner.

-Bouffe-moi.

Ouh…

Frisson qui te parcoure de nouveau l'échine, douce mélodie à tes oreilles qui s'engouffre dans ton esprit malade. La phrase y parvient avec une sonorité des plus érotiques et te fais déjà imaginé tous les scénarios possible. Quelques regards te permets de voir qu'il est complètement à ta merci. Son mordillement des lèvres te pousse à l’extrême, te faisant doucement grogner de plaisir. Tes crocs continuent d'effleurer sa peau alors que ta main avait décider d'aller titiller autre chose de bien plus brûlant. La respiration de ton partenaire est rapide, décalée, explosive. Sa main vient empoigner ta nuque et il vient cueillir à tes lèvres un nouveau baiser libérateur. Il sent tes canines, il pourrait s'y couper. Mais qu'importe. Tu viens mordiller la peau de son cou alors que tu l'entends murmurer ton prénom, encore et encore.

-T'arrêtes pas Percy… Viens. Viens s'te plait, j'te veux en moi.


Dangereuse demande que fait ton amant et le frisson qui s'en dégage te fait grogner en souriant. Tu ne réponds plus de rien, tu domineras tel est son péché. Tel est son péché. Stupide chasseur. Inconscient chasseur de ton cœur. Inconscient chasseur que tu mourrais d'envie de voir plier sous tes crocs. Désirs… L'esprit rapide, tu sais ce que tu dois faire. Ouais. Tu lâches ton emprise sur sa virilité, te léchant les lèvres. De ton pouce, tu caresses sa joue, ses lèvres, appuie un peu pour toucher ses dents. Regard bienveillant alors que tu caresses sa cuisses de ta mains libre, se déplaçant lentement vers son antre. Possiblement encore vierge de toute intrusion de la sorte. Toi qui as cette fichue tendance à y aller à sec, aussi sadique et violent que tu peux l'être, tu t'y opposes cette fois. Qu'il s'en souvienne à jamais. Marqué d'une autre façon. Sa joue et ses poignets sont déjà victimes de ta folie.

-Tu veux... Tu auras...

Un doigt tremblant de froid, préalablement enduit de salive, s’introduit avec le peu de douceur que tu peux faire preuve dans ces danses charnelles. Tu souris, le regard complètement ailleurs, tel un fou furieux qui regarde son œuvre se créer sous ses yeux. Tu reviens à la charge de ses lèvres avec tes crocs alors que tu t'efforces de le préparer à l'acte final. Lentement tu cherches ce point sensible qui le fera atteindre le septième ciel, lentement tu vient contre lui et observe chacune de ses réactions, prêt à t'arrêter, à demander... Bienveillant...

-Aser...

Un souffle... un nom qui se perd dans le flot de la nuit, dans le flot de vos gémissement, de vos râles. Tu l'embrasses avec tendresse... étrange tendresse... C'est avec cette même tendresse paradoxal que tu laisses ton majeur rejoindre son allié pour préparer ton amant. Mais tes vices pourraient vite revenir. Sous ses cris déchirant cette soirée éclairée par la lune et vos corps désireux d'aller au delà de vos espérances.
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