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on vous invite à privilégier les fantômes et les petits humaiiiiiiins
nous sommes présentement en automne 2017 (septembre, octobre, novembre) I love you
RH célèbre ses deux ans ! merci à tous, on vous aime !

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 Run, baby, run, run (Johann & Ange)

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MessageSujet: Re: Run, baby, run, run (Johann & Ange)   Dim 6 Mai - 7:30



Smell like teen spirit ω
Il hésite et je le comprends. Quel homme censé irait parler de fantôme ? Et quel homme irait répondre par la positive sans passer pour un cinglé ? Et ce gosse, je sais qu’il ne l’est pas. Il a trop de peur, trop d’angoisse dans ses yeux pour n’être que porteur de mensonge. Ou de folie. Alors quand il me répond, ces questions sont légitimes. Je l’écoute attentivement, comprenant assez bien ce qu’il a pu vivre, à force de s’entendre répondre des insultes ou pires, des demandes d’internements. J’ai eu la chance de ne jamais avoir vécu ce genre de situation, ayant été élevé dans un clan qui croit plus au surnaturel qu’au gagnant d’une loterie. Au final, dans mon malheur, c’est moi qui ai tiré le gros lot, à ne pas devoir trouver des réponses insensés, des réponses pour une vérité que peu auraient cru.
Le gosse se lève, du moins, il essaye. Le tronc d’à côté lui sert de béquille et je sens que je vais rapidement prendre ce rôle si on veut rentrer en un morceau.

Je jette un regard au loup alors qu’il me parle à nouveau. Encore des questions, mais ma tête est trop accaparée par la carcasse canine. Je ne peux pas la laisser choir comme ça. Première règle des chasseurs, ne pas laisser une preuve de l’existence de notre monde. Et quand le petit, il me coupe dans mes réflexions, je ne peux qu’acquiescer face à cette vérité qu’il a vite assimilé.

« Mmmh…C’est un loup-garou.

De but en blanc, histoire de l’effrayer encore un peu plus. Bravo Johann. Ma réponse fut aussi directe que réfléchie : s’il voit des fantômes, autant qu’il soit conscient que ce n’est rien comparé a la réalité qui l’entoure. Pour sa propre protection.

« Et on ne peut pas le laisser ici.

Je farfouille dans mes poches, attrape un briquet de la main droite et une fiole dans la main gauche. Le whisky que je me réservais pour la fin de soirée. Il servira à autre chose qu’a me saouler.

« Tu n’irais pas en cure de désintox’ petit. Ou alors, on sera compagnons de chambrée.

J’m’essaye à l’humour, pour détendre l’atmosphère avant de faire ce que je déteste par dessus tout : faire disparaitre la vérité. Le cadavre du loup, je le badigeonne d’alcool. Après tuer, il faut détruire, il faut cacher.

« Et je veux bien t’aider à une condition…

J’allume le briquet, fait flamber une branche qui traine à nos pieds et la jette sur le cadavre qui s’enflamme en une seconde. Brasier surnaturel, rougeoyant. Funeste.

« Oublie ta fierté et grimpe sur mon dos pour qu’on rentre. Je ne veux pas qu’on passe 3h à rejoindre le centre.


mwahaha:
 

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MessageSujet: Re: Run, baby, run, run (Johann & Ange)   Dim 6 Mai - 8:43

Ange s’attend à une réponse étrange. C’est une nouvelle espèce de loup. C’est une bête malade. Mais non. Ce n’est pas cela qu’il dit. Il ne parle pas d’une nouvelle espèce. Il parle. De cet espèce mythique. De cette blague qu’on voit dans les séries fantastiques. Le loup-garou du campus. Twilight. Ces conneries. Ange reste figé, à regarder l’homme. Un loup-garou ? C’est une blague. Non. C’est trop réel pour une blague. Il a entendu les dents claquer à côté de son pied. Sur sa chaussure. Il a vu. Il ne peut pas nier. Il ne peut pas se dire qu’il a halluciné ce soir.

Génial… Le loup-garou… ça manquait à ma… à ma gallerie de trucs bizarres…” ironise-t-il pour ne pas flipper plus.

Pour se donner une contenance. Les fantômes, c’était déjà pas mal comme bizarrerie. Mais l’avantage des fantômes, c’est qu’ils vous passent au travers. Ils ne sont pas de ce monde. Ils sont entre deux. Ils sont presque innoffensif. Presque. Là… Il regarde la dépouille de l’animal. Du loup-garou. Un frisson lui parcourt l’échine. Il regarde la suite du manège. L’alcool, le briquet.

Visiblement… Je sais pas si ça me rassure de savoir qu’on serait deux à y finir.

Clairement, cela ne sonne pas comme une nouvelle rassurante. Youpi, encore plus de gens bizarres. Comme s’ils n’étaient pas assez nombreux dans sa vie. Ange ne réalise pas encore vraiment tout ce que cela implique. Peut-être que son cerveau préfère minimiser l’importance de ces informations. Parce qu’il ne veut pas sombrer dans une peur panique qui lui ferait complètement perdre ses moyens.

L’image du brasier s’ancre dans son regard bleu. C’est affreux. Cet animal était aussi un homme ? Et on le brûle ainsi ? Est-ce qu’il avait une famille ? Des proches ? Des enfants ? Et on l’achève ainsi ? Ange a un haut le coeur. Il se retient de vomir. Mais le dégoût est présent. L’horreur de la chose s’impose à lui comme un coup violent. Cette douleur là fait presque plus mal que celle de son corps endolori. Tué comme un animal. A cause de sa différence. Ce loup-garou, qu’est-ce qui le différencie de lui ? N’était-il pas anormal aussi à communiquer avec l’au-delà ?

Il regarde l’homme quand il lui parle à nouveau. Une part de lui-même abdique, mais sa foutue fierté se trouve humiliée. Il soupire. Il n’est pas réjoui à l’idée de grimper sur son dos. Il n’est pas un gamin et n’a pas spécialement envie de se faire porter comme une pauvre victime. Mais il faut se rendre à l’évidence, il ne pourra pas marcher longtemps et encore moins rapidement. Il s’avance vers lui. Et péniblement, il se hisse sur son dos, même ça, il a du mal à le faire.

Vous en parlerez pas de ça… J’tiens… à mon peu de dignité…” marmonne-t-il perché sur le dos de l’homme.
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MessageSujet: Re: Run, baby, run, run (Johann & Ange)   Dim 6 Mai - 9:04



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En parler ? À qui ? Sans le vouloir, j’arque un sourcil, interloqué par sa simple demande. L’idée même d’aller raconter que j'ai du porter un gosse par une nuit pluvieuse en pleine forêt me ferait passer pour un pervers aux goûts saugrenus. Et qui dit parler, dit expliquer ce que je foutais là, en pleine forêt, avec un fusil. Et qu’est ce que ce gosse a fait pour se retrouver avec un pied transpercé. Alors non, aucune raison que j’aille en parler, la pub, les chasseurs, c’n’est pas trop leur délire.
Le petit essaye de se cramponner à moi, comme un singe sur le dos de son parent. Parent. Mia. Sur mon dos. Riant comme un chimpanzé. J’y pense quelques instants, peut-être une fraction de seconde. Assez pour avoir l’effet d’un coup de poignard en plein coeur. Un coup de lame bien aiguisée.

« Promis. 

Je clos la conversation, trop piqué par la violence du souvenir qui vient de me frapper en plein coeur. J’attrape ses jambes avec mes bras, pour le hisser plus haut, pour le maintenir en position. Mia et ses jambes fluettes, ses pieds menus, ses mains qui serrait ma nuque . « Ne me lâche pas Papa. » Je commence à marcher, j’accélère la cadence, pour que ce moment se finisse. C’est fou à quel point des situations peuvent être accolées à des souvenirs, des gestes, des mots, devenir de véritables blessures quand ils sont réitérés. Je marche plus vite, encore. Je ne parle pas, je tente de garder une respiration normale mais je sais qu’elle est de plus en plus saccadée. Pas parce qu’il est lourd, le gosse il est aussi léger qu’une branche qui se briserait si je le laissais tomber. « Ne me lâche pas papa ». Ça tambourine, partout. Dans mon crâne, dans mon coeur, là où la plaie est encore béante, malgré tout ce que je peux penser. La pluie recommence sa chanson, plus légère, plus douce. Comme une aide du ciel pour cacher l’infime larme qui perle le long de ma joue. « Ne me lâche pas papa. »

« Jamais… »

Je murmure, à peine s’il m’entend. Je l’espère au fond. Je l’espère ardemment.

« Tu t’appelles comment aufait ?


bohuhu:
 

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MessageSujet: Re: Run, baby, run, run (Johann & Ange)   Dim 6 Mai - 9:58

La position n’a rien de commun. Ange se sent comme un gamin. Un tout petit enfant. Pas le jeune adulte qu’il devrait être. Il s’accroche aux épaules, les bras douloureux, les mains ensanglantées. Mais vu l’état de l’homme… Ils sont tous les deux aussi crasseux. Sanglants. Il s’accroche. Sa tête tombe sur son épaule. Trop fatigué pour lutter contre la gravité, contre ses muscles qui demandent une trève. Il se sent balloté. Il a fermé les yeux. Peut-être pour essayer de se faire croire que tout ça n’était qu’un mauvais rêve. Ce serait tellement plus simple si tout ça n’était qu’un rêve. Pourquoi ne se réveillerait-il pas à New York ? A peine âgé de 15 ans ? Pourquoi pas ? Pourtant, il sait que ce n’est pas un rêve. L’image du loup tambourine sur ses paupières. Les crocs. L’air enragé. Il s’accroche un peu plus, ses doigts serrés sur le tissu mouillé de son sweater. Ange rouvre les yeux. L’homme marche vite, est-ce ça qui rend sa respiration saccadée ? Ou son poids sur son dos ? Non, il ne pèse rien. Ohanzee n’avait pas eu plus de mal à le soulever. Ce n’est pas ça. Il fronce les sourcils, se demandant ce qui se passe dans sa tête.

La pluie revient. Ange n’y fait même plus attention. Il entend le murmure. Il n’en dit rien. Il n’est pas sûr que ce mot soit pour lui. Il n’a pas vraiment de sens… Il préfère ne rien dire. Il n’est pas dans la position de poser des questions, non ? Et puis en a-t-il envie ? Non. Chacun ses secrets. La question est pour lui par contre. Il le sait.

Ange.” répond-il à son oreille dans un souffle. “Et vous ?

Il marque une pause. Il s’en fait quand même un peu pour lui.

Vous… Vous voulez pas faire une pause ?... Vous respirez fort… Vous avez pris des coups vous aussi…

Pas qu’il remette les capacités de l’homme à jauger ses propres besoins. Mais… Il avait pas forcément l’air d’être dans un super état. C’était étrange. Ange n’arrivait pas à comprendre. Et son cerveau était trop choqué pour réussir à bien analyser. Il était un peu paumé par tout ça.

Merci au fait…” Il marque une pause. “J’avais pas envie de mourir… Pas ce soir…
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MessageSujet: Re: Run, baby, run, run (Johann & Ange)   Dim 6 Mai - 12:36



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Il vient de m’arracher un sourire le petit. Ange. Si ça ce n’est pas un signe de là-haut, je ne sais pas ce que c’est. Et cette information céleste, elle me coupe dans ma réflexion, verrouille à nouveau les souvenirs et m’aide à reprendre pleinement conscience du moment. De l’instant. Je marque une pause face à sa demande. Ouais, je respire trop fort, je dois me calmer. Me détendre.

« Ne t’inquiètes pas, à côté de ce que je me prend dans la figure, ça, c’n’était rien. »

Et c’est bien vrai. J’affiche peut-être une certaine carrure mais à côté  de la majorité des chasseurs, je fais office de gringalet. Et même si je n’ai jamais rechigné sur un combat, il y avait mes frères pour prendre en premier. Et elle. Maintenant, je suis la seule chaire à canon, le seul Kilik a pouvoir laver notre nom.
Je tourne mon visage vers lui, un léger sourire se dessine sur mon visage trempé, de sueur et de pluie.

« C’est normal… Ange. Donc ne me remercie pas.

Je jette un coup d’oeil à son pied qui pend sur mon flanc certainement tuméfié et je me remet à marcher, plus lentement.

« Tu me remercieras si tu ne finis pas estropié ! Et je m’appelle Johann.

Regard bien haut, pieds qui avancent, au bout de cinq grosses minutes, j’aperçois sur le bas côté la devanture de ma voiture. C’est là que la partie difficile de la mission commence : que faire d’un môme au pied sanglant sans éveiller les soupçons ?
Je me stoppe en face de la portière et détend mes muscles qui le retenaient quelques secondes auparavant.

« Tu vis chez tes parents ? Ou… Avec quelqu’un ?

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MessageSujet: Re: Run, baby, run, run (Johann & Ange)   Dim 6 Mai - 14:37

En entendant cet homme, sa vie avait l’air vraiment merdique. Le coup qu’il l’avait vu prendre avait l’air vraiment rude alors… S’il avait l’habitude d’encaisser plus que ça, sa vie devait vraiment être difficile. Ange ne comprenait vraiment pas ce qui poussait cet homme à faire des trucs de ce genre. C’était vraiment chelou.

J’veux pas voir quand c’est pas rien alors…” chuchote le blondinet.

Il est étonné de voir finalement un sourire sur le visage de l’homme. Il est bien moins effrayant avec un sourire sur les lèvres. Il paraîtrait presque sympathique. C’est étrange. Parce qu’ils sont toujours deux dans une forêt pas franchement hospitalière. Il a le pied détruit. Pourtant, il se sent presque en confiance sur son dos. Sans doute parce qu’un serial killer se serait pas autant fait chier.

Ça a rien de normal… De risquer sa vie pour un petit con comme moi…

Johann ? C’était pas un prénom si courant. Ça lui plaisait bien. Il regarda aussi son pied. Il espérait que ça soit pas si grave. Au pire, il ferait venir un médecin. Il inventerait bien un truc. S’il laissait une liasse de billet au médecin, il poserait pas trop de questions.

Même si je finis estropié, je serai en vie, c’est déjà bien…

Il aperçoit la voiture. C’est sans doute celle de Johann. Au moins, il n’aurait pas à le trinballler encore longtemps sur son dos. La fierté d’Ange se dit que c’est plutôt pas mal. Mais une part de lui commençait à bien aimer se percher là. Comme il le faisait sur le dos de ses copains au collège, en se marrant. Ouais. C’était une époque vachement plus sympa et beaucoup moins glauque. Il retrouve le sol, ne s’appuyant que sur son pied valide. La question lui fait relever la tête. Il a une seconde de silence.

Je vis tout seul… Y’aura personne pour trouver ça bizarre que ma jambe soit dans cet état…” finit-il par dire tête baissée.
Puis il a un petit ricanement.

Enfin personne de vivant. Chez moi, c’est plus le repaire de tous les fantômes du coin…

Il s’adosse à la voiture.

J’dois avoir ce qu’il faut pour… Au moins désinfecter le plus gros… Mais… Faut sans doute faire des points ? Ou un truc comme ça ?
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MessageSujet: Re: Run, baby, run, run (Johann & Ange)   Dim 6 Mai - 15:26



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Pas très chanceux le petit, mais pas con pour autant. Il a compris où je voulais en venir, à lui demander s’il vivait avec quelqu’un. Ça aurait été un peu plus compliqué d’expliquer à sa famille comment une branche lui avait transpercé le pied. Et pourquoi un inconnu avec une carabine la lui avait retiré. Je le regarde, sérieux, je réfléchis. Pas assez vite à mon goût, la douleur de mes côtes me remonte au crâne, tintant là-dedans comme si je m’étais pris un mur ou deux. Ou un loup.
Il se propose pour désinfecter sa plaie (la moindre des choses à faire) mais reste interrogatif sur la suite de l’affaire. Tout comme moi.

« Deux solutions. J’te dépose à l’hosto et tu essayes d’être le plus crédible possible en expliquant comment tu… t’aies fait ça.

Adossé à la voiture, j’avais pas bien regardé son visage, trop accaparé par la futilité de l’attaque et le loup de 100kg qui nous fonçait dessus. Plus que l’âge (il doit atteindre la vingtaine), il en a surtout les traits, de l’enfant. Un visage poupin, lisse, un peu creusé et fatigué mais… Rien a voir avec celui que j’arbore. Strié de rides, cerné, une barbe naissante et des prunelles qui en disaient long sur ce qu’elles avaient vu. Deux opposés, deux âges, deux hommes qui venaient d’être liés par un univers qui avait autant à prendre à l’autre qu’à l’autre.

« … Ou tu m’accompagnes à mon appart, je nettoie ça et je recouds ta plaie. Faudra juste voir avant si ce n’est pas cassé et… Ça risque d’être douloureux.

Je me pince l’arrête du nez en finissant mes mots, un peu honteux de lui proposer de le faire souffrir une seconde fois. Mais au fond, nous savons tous les deux que la deuxième solution est la plus fiable. Bien que suivre un inconnu chez lui n'ait rien de très réjouissant. Avouons-le, j’ai des airs de serial killer avec cette chemise rougeoyante, déchirée sur le côté.

« Mais j’ai de quoi calmer la douleur.

Du whisky. De la vodka. Une ceinture à mordre. Et de la pizza. Ouaip, un vrai serial killer Johann.

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MessageSujet: Re: Run, baby, run, run (Johann & Ange)   Dim 6 Mai - 16:38

Se faire déposer à l’hosto ? Hors de question. Avec son passif médical, il allait l’hospitaliser au moins deux ou trois semaines. Ou plus. Il ne voulait pas prendre le risque de se retrouver encore dans un hôpital. C’était beaucoup trop horrible. Il ne voulait pas. C’était catégorique.

Pas l’hôpital.

Sa voix était sans appel. Et il planta son regard dans celui de l’homme. Un regard déterminé, farouche, presque sauvage. Il n’aurait pas pu l’y emmener. Ange aurait préféré rester là que de finir à l’hôpital. C’était non négociable. Il y foutrait pas les pieds dans ce foutu endroit. Il avait assez vu de blouses blanches comme ça. Sans façon.

Si tu m’amènes dans un hosto, ils me laisseront plus sortir. J’ai pas testé la désintoxication. Mais je les connais bien quand même. Et je sais qu’en psy, y’a pas de compagnons de chambres.” ajoute-t-il nerveux pour que ce refus catégorique soit plus compréhensible.

Il a déjà pris sa décision. Qu’importe la douleur que ça lui occasionne d’être soigné de façon sauvage. Il préfère toute autre solution. Quitte à risquer la gangrène. C’était en plus sans doute ce qu’il risquait avec sa santé merdique. Mais c’était sans doute un risque qu’il voulait prendre. Plutôt que l’internement parce qu’il s’était trop fait remarqué.

Je m’en fiche si ça fait mal. J’ai probablement connu pire. T’en fais pas…

Le vouvoiement s’est tiré. Sans qu’il s’en rende compte. Peut-être parce qu’ils étaient en train de parler de le charcuter. Parce que ça n’avait rien de compatible avec sa bonne éducation. C’était même plutôt l’inverse. Il ouvre la portière et s’assoit à l’arrière. Parce qu’il n’a pas franchement envie de faire le tour de la voiture. Et puis comme ça, il peut poser son pied sur la banquette arrière. Il lance un regard à Johann.

Et puis, si t’essaies de me tuer, je te jure que je te hanterai pour le restant de ta vie. Et je te jure que les fantômes peuvent faire des trucs flippants.

La menace sonne presque comme une blague. Mais au fond, il sait que ça peut être vraiment flippant. Il ferme la portière. Son pied le lance. Il aimerait hurler. Il serre juste les dents. Il espère que Johann n’habite pas trop loin. Il appuie sa tête contre la portière. Il sent les larmes couler sur ses joues. Il n’essaie même pas de les retenir. Il sait plus vraiment pourquoi il pleure. Pour la douleur ? Ou pour le reste ?
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MessageSujet: Re: Run, baby, run, run (Johann & Ange)   Lun 7 Mai - 4:05



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Il m’est difficile de ne pas esquisser un sourire face à cette effronterie. Farouche le gamin, il n’a pas peur aux yeux de jouer sur l’humour alors qu’en deux coups de couteau, je pourrais en faire mon quatre heure. Façon de parler bien entendu. Ses réactions, ça montre qu’il en a vu des choses, Ange. Des choses vilaines, violentes sûrement, qui l’ont conduit dans des situations bien plus dangereuses. Alors bien que je l’entende sangloter sur le siège arrière, ce n’est ni du dégout ou de la colère que je ressens pour lui. Mais plus de la peine. De la peine et de la fierté. Peut-être qu’en fin de compte, un clan ne signifie pas obligatoirement un seul nom.

*ellipse de 15min*

Je n’ai pas conduit plus rapidement que la normale. Il souffre peut-être, mais ce serait pire de se faire arrêter pour excès de vitesse.

« On y est. »

Ma voix est monocorde, j’en ai vu d’autres. Mais malgré tout, y’a cette pointe de douleur, de colère envers moi-même qui me taille le coeur. Blesser quelqu’un qui n’en voulait pas de ce monde, ça me fout toujours dans un état incompréhensible. Moi je l’ai accepté cet univers, lui… Lui pas encore. Malédiction sur sa pauvre petite tête.
J’ouvre la portière, faufile ma carcasse dans la voiture et attrape le corps du petit. Une main derrière le dos, l’autre sous les genoux, le tenant fermement contre moi. Ne pas le lâcher. Jamais.
D’un coup de pied, je clos la portière et on se dirige vers le lieu qui me sert d’appartement.
Il est léger le marmot, la position est bien plus tenable que sur mon dos et je m’étonne moi-même de ne pas trop galèrer à attraper les clés dans ma poche arrière en le tenant que d’un seul bras. Visiblement, la boxe fait son effet....

« Tu peux ouvrir ? »

... A un certain point ! Je lui file les clés, première personne qui va s’engouffrer dans le petit logement de Johann Kilik. Y découvrant certainement… Un endroit bien trop aseptisé. Trop propre, trop bien rangé. Vide de tout sentiment, de toute famille. De toute humanité.
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MessageSujet: Re: Run, baby, run, run (Johann & Ange)   Mar 8 Mai - 15:13

Enfin arrivés. Ange avait serré les dents mais maintenant qu’il n’avait plus peur, il sentait la douleur plus encore. Ou son corps n’arrivait plus à se mentir. Ou alors, c’était simplement qu’il relâchait la pression ? Il se mordit les joues. Jusqu’à en saigner. Pour penser à une autre douleur que celle qui irradiait de son pied. Il se demandait pourquoi cela faisait si mal. Peut-être qu’il avait encore du bois dedans ? Il espérait que ce n’était “que” ça. Que ce n’était pas plus grave.

Une fois arrivé, il se demanda comment il allait faire pour marcher. Il était en train de réfléchir quand Johann l’interrompit. Woh. Il faisait quoi ? Oh. Ok. Pas le choix, hein ? Il s’accrocha plutôt que de se débattre. Pas la peine de rendre ça plus malaisant. Il grimace dès que son pied bouge. Le trajet a pas amoindri la douleur hélas. Il soupire dans les bras de Johann. Epuisé et les nerfs à vif tout à la fois. Princesse dans les bras d’un autre prince. Franchement, à force, il allait finir par passer pour une princesse pétasse. Il sort de ses pensées alors que le brun lui demande d’ouvrir la porte. Il chope les clefs, les mains encore un peu tremblantes.

Oui… Oui… Attends deux secondes…

Ce serait mentir que de dire qu’il n’avait pas galérer. Ses doigts étaient tremblants, plein de boue, de croûtes. Autant dire que ce n’était pas simple de faire une action aussi précise. Mais il y arrive. Il abaisse la poignée et ils entrent.

Il sourit en voyant la décoration. Ils ont presque la même. C’est propre. Presque vide. Aseptisé. Ils ont plus de points communs que ce qu’il aurait pensé. C’est presque rassurant. Ange n’est pas mécontent d’être déposé dans le canapé. Il va tout saloper. Franchement, ce sera pas propre avec ce qu’ils ont à faire.

T’as déjà fait ça ?” s’inquiète le blondinet. “Ou j’suis ta première fois…

Il plante son regard dans ses yeux.

Je te fais confiance… Mais essaie de pas me louper, hein.

Il a un rire un peu nerveux.

Et sympa ta déco… J’me crois chez moi, c’est cool…” qu’il plaisante pour dérider l’homme.
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MessageSujet: Re: Run, baby, run, run (Johann & Ange)   Mar 8 Mai - 17:01



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Il galère quelques instants avec les clés. Visiblement, c’est plus difficile de mettre des clés dans une serrure que je ne le pensais. La suite risque d’être difficile à ce rythme. Porte ouverte, appartement dévoilé, gamin qui brûle de douleur. Bordel, dans quoi je me suis encore embarqué. Son petit corps meurt, je le dépose lentement sur le canapé, avec douceur, par peur de lui arracher un nouveau soubresaut de douleur.
Je retire rapidement ma veste et reviens vers lui. Vers ce regard qui était avant effarouché, plein de colère, de provocation. Maintenant, y’a plus que de la peur, de celle qui t’ôte les mots de la bouche tant elle est compréhensible. Acceptable. Pauvre gosse, je vais le charcuter.

T’as déjà fait ça ? Ou j’suis ta première fois…

A vrai dire, sa réflexion me fait un peu rigoler. Surement la nervosité. D’un signe de tête, j’essaye de le rassurer. Il me fait confiance, il me l’a dit. Et avec ça dans la tête, je ne peux pas me rater.
Je retire ma veste, boueuse, trempée, d’un mélange de sang, de sueur et de pluie. Je me relève et vais chercher le matériel dans la salle de bain. La trousse est pleine, propre, servie à peine ce matin pour nettoyer une vilaine cicatrice d’une nuit passée à chasser. A côté de lui, j’viens allumer ma lumière, blanchâtre, puissante. Une vraie lampe de chirurgie.

« Si ça te fait te sentir plus en confiance… Je regarde autour, vers ce manque de décoration, ce blanc crémeux, ce manque de chaleur, d’humain. De vie. … c’est le principal.

Je prend une chaise pour m’y asseoir. J’attrape sa jambe, pour la placer sur ma cuisse.

« Prend ça et … bois. Juste bois.

Un mélange familial. De celui qui te tire les tripes du ventre mais surtout, qui te fait voir quelques papillons colorés. Il lui faudra bien ça le petit pour ne pas trop crier.
Je badigeonne son pied de désinfectant, puis mes mains. C’est rouge, ça suinte. Ça ne sent clairement pas bon. Alors avant qu’il s’ombre dans l’alcool, je darde mes prunelles glaciales dans les siennes. Autant ne pas y aller pas quatre chemins.

« Et… non ce n’est pas ma première fois. Mais ça risque de faire mal, de brûler. Tu vas avoir l’impression que je t’arrache le pied mais… je te promets que demain matin, ce ne sera qu’un vilain souvenir.

Le scalpel en main, je dois entailler. Pour retirer les échardes, le bois qui s’est immiscé dans la pied. Vérifier qu’aucun os n’a été touché. Ne crie pas petit Ange. Ne me transforme pas en bourreau, en ce monstre qu’on attache à mon identité.



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MessageSujet: Re: Run, baby, run, run (Johann & Ange)   Mer 9 Mai - 6:00

La déco le fait pas vraiment se sentir en confiance. Ils ont juste l’air d’avoir le même genre de vie. Le même genre que les sociopathes. Le même genre d’inadapté. Sans doute. Entre celui qui voit les morts et celui qui chasse les trucs bizarres qui rôdent la nuit. C’est pas si étonnant que leur vie familiale se ressemble en un sens.

“Je dirai pas “confiance”... Mais bon au moins je suis pas dépaysé… On a l’air d’avoir un peu la même vie finalement….”commente-t-il pour essayer de ne pas penser à la suite.

Il grimace un peu en bougeant la jambe. Il attrape la bouteille tendue. Il ne tient pas bien l’alcool. Enfin, son diabète fait que tenir l’alcool tient du miracle. Mais au point où il en est, il peut difficilement faire le difficile ou prendre des précautions. Ce n’est pas le moment. Il boit quelques gorgées. Il s’étouffe à moitié tellement le liquide est fort, il lui brûle tout l’oesophage. C’est ignoble. Définitivement, il n’aime pas les alcools forts. Il toussote en grimaçant. Il ne veut pas savoir ce que c’était ce mélange infect. Il va probablement vomir dans les heures à suivre. Il se demande s’il doit le prévenir de ça. Il en boit une ou deux gorgées encore. C’est vraiment ignoble.

Ok… Tu m’aurais dit que ça allait me mener au 7eme ciel, je t’aurai pas cru…

Ok, l’alcool lui chauffe déjà les joues, il rougit, et rit de façon assez peu intelligente.

“Vas-y arrache-moi le pied… On peut pas faire autrement… Tu sais… Tu seras le premier mec à m’arracher le pied…” plaisante-t-il déjà un peu déphasé par l’alcool.

Il laisse sa tête basculer en arrière. Il sent la lame se planter dans sa peau. La coupure chirurgicale ne sera pas le plus douloureux. Il le sait, c’est la recherche des éclats qui sera douloureuse. Quand il écartera ses chairs. Ange met sa main devant sa bouche, étouffant les cris qu’il sent poindre. Il finit par mordre le tissus de son anorak. Tout pour ne pas crier. Il couine indisctinctement. L’alcool a beau être fort, il sent quand même la douleur. Il n’ose pas imaginer ce que cela aurait été sans ce tord-boyaux.
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MessageSujet: Re: Run, baby, run, run (Johann & Ange)   Mer 9 Mai - 18:11



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Je le regarde discrètement boire le petit, je l’entends avaler le liquide ambré, déluge dans son ventre et pansement sur la douleur. Un merveilleux mélange qui a le mérite de sauver des vies. Parfois. Souvent même. A vrai dire, je me refuse de prendre plus fort que de la morphine lors des blessures alors… Ce mélange de famille, il a le mérite d’agir sans trop de risque. A part celui de dégobiller quelques heures après.
Affairé sur son pied, je cisèle la peau en retirant la chaire trop abîmée. Un coup de désinfectant par-là, une pince à épiler qui s’ajoute à la chirurgie, quelques épines retirées. Avec la boue et le sang séché, je suis surpris de ne pas l’entendre crier plus que ça et… Je relève la tête, il mord sa veste à en déchirer le tissu. Ça me tord les émotions, de le voir souffrir autant le môme. Je pose mes outils du Dr Maboule, avant de décrocher la boucle de ma ceinture. Je la tire précipitamment et lui tend dans la même seconde.

« Mords ça, ça sera plus efficace.

Pour quoi ? Pas souffrir ? Ou ne pas réveiller les voisins ? A vrai dire, je n’en sais rien et je n’ai pas envie d’avoir de réponse immédiate. Je repars à la chasse morbide, retirant un a un les éclats de bois. Rien n’est cassé, je vois l’opale de l’os intacte. Dis comme ça, ça m’arrache un soubresaut à moi aussi.

« J’ai bientôt fini, tient bon petit.

Je nettoie encore, un pschitt par là, un coup de pince à épiler. Puis le dernier éclat. Tout est prêt pour être refermé. Une aiguille, un fil et allons-y que je me transforme en marraine la bonne fée !
Il me faut bien 5 minutes pour recoudre la plaie, je suis plus rapide sur moi, car je connais mon degré de douleur mais lui… Lui il a l’air de planer à mille pieds, alors je me permets d’y aller plus en douceur, pour lui éviter une vilaine cicatrice. Même si, soyons sérieux deux secondes : il peut oublier la délicatesse de son pied.

« Okey…C’est bon. File moi la bouteille.

A mon tour le tord-boyaux, pour oublier la douleur qui me lance dans les côtes, effusion chaude tout autours du sternum.


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MessageSujet: Re: Run, baby, run, run (Johann & Ange)   Jeu 10 Mai - 10:55

Ses dents lui font mal tellement il serre les muscles de ses mâchoires. Crier serait plus libérateur. Mais il se doute bien qu’il a des voisins. Une discrétion à maintenir. Comme avec les fantômes. Le même genre de quotidien à souffrir en silence. La pause se fait. Il ne comprend pas pourquoi ça s’arrête. Il halète. Inspirations saccadés. L’air arrive péniblement à ses poumons. Il aurait préféré qu’il ne s’arrête pas. La reprise de la douleur n’en sera que plus violente. Il le regarde interrogatif, le visage mouillé. Ses yeux descendent vers la ceinture. Il la prend entre ses doigts tremblants. Il va la flinguer. Mais il acquiesce. Il cale le cuir entre ses dents. Cela aurait pu avoir un sens bien plus sexuel. Il aurait aimé sourire à cette idée. Mais il n’en a même pas la force. Trop vaseux. Trop pétri par le rayonnement de la douleur.

Bientôt fini ? Ange a l’impression que ça dure depuis une éternité de toutes façons. Une éternité de plus ou de moins, hein. Il se sent au bord de l’évanouissement. Son corps a envie de partir. Son esprit lutte. Parce qu’il ne veut pas inquiéter Johann encore plus. Il se rend compte de tout ce que l’homme est en train de faire pour lui. Plus qu’à peu près tout ce qu’on a déjà fait pour l’aider dans sa vie. Il se sent submergé par ses attentions autant que par la douleur de celles-ci. Il sent le cuir se déliter sous ses dents. Empreinte dentaire.

La fin du processus est flou dans sa tête. Il ne regarde pas. Ses yeux sont à demi-clos. Il n’a plus de force. Plus la force de serrer entre ses dents la ceinture. Les gémissements passent plus aisément ses lèvres. Sa respiration sanglottante. Fragile petite chose trop secouée par une soirée beaucoup trop difficile. La voix de Johann le sort de sa transe, de sa perdition entre le conscient et l’inconscient. Il regarde vers l’homme. Il a l’impression de voir Anthony à côté d’eux. Mais sa vue se trouble, quand il ouvre les yeux, aucune trace du fantôme. Il avait espéré le voir… Il papillonne des yeux.

La bouteille ? Oh. La bouteille. Il tend le bras. Rate à deux reprise le goulot de la bouteille. Visiblement, il ne voit plus très clair. La troisième est la bonne. Il tend le contenant à Johann.

Hey…” sa voix vrille. “J’ai pas envie… d’une seconde fois… avec toi…

Qu’il essaie de plaisanter. C’est probablement pas sa meilleure blague. Il lui tend la ceinture.

Désolé… Y’a… mes dents dessus…

Il a la tête qui tourne…

Et toi… ça va ?... Tu m’en veux… si je vomis ?...

Ses mots s’emmêlent. Il a vraiment la gerbe.
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MessageSujet: Re: Run, baby, run, run (Johann & Ange)   Ven 11 Mai - 4:06



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Clairement, le rire ne devrait pas avoir sa place dans cette situation mais… Face à ce qu’il dit, sous le coup de l’adrénaline, de la douleur aussi, je ne peux m’empêcher de rigoler. Pas de seconde fois… Il a les mots justes le petit, de ceux qui te font sourire malgré la situation grotesque. Mon jean est taché de rouge, mes mains, sont de vrais toiles de maitre. Et son pied… Il a tout de la bête de Frankenstein. Mais qu’importe, il remarchera. Ils remarchent toujours.

Son pied, je le laisse sur la chaise quand je me relève. Pour le surélever, amoindrir la douleur, éviter que le sang s'y accumule. J’attrape la ceinture et la jette sur le lit au fond. La bouteille, par contre, j’en prend une grosse goulée. Ça me tort la gorge, ça m’échauffe le ventre, la tête. C’est ignoble mais ça fonctionne.

« Dommage…La seconde fois, c’est toujours la meilleure !

Je murmure, amusé face à ma propre connerie. Ça fait longtemps que je n’ai pas plaisanté sur ça. Sur ce domaine où mes frères s’amusaient à m’ennuyer quand j’étais gosse. Toujours le dernier le Kilik, à se décider. A faire le premier pas. A mettre la bague au doigt. Toujours le dernier.
Je l’abandonne quelques instants, posant la bouteille sur la table en face, pour me diriger vers la salle de bain. Je retire difficilement mon t-shirt, tissu qui colle à la peau. Sueur, pluie, sang, un subtil mélange de colle qui m’arrache un soubresaut de douleur. Dans le miroir, je vois le bleu qui s’étale sur mon flanc, remontant le long des côtes, vers le sternum. Il ne m’a pas raté le con… Peut-être une fracture. Peut-être aller à l’hosto en fin de compte… Merde.

“Et toi… ça va ?... Tu m’en veux… si je vomis ?...” 

Ah oui oui oui, ça me dérange. Pas par terre. J’attrape la cuvette qui git, pleine de bandages retirées le matin même et je la vide.

« Non.

Réponse simultanée pour les deux questions. La douleur, je peux la calmer. La gerbe par contre... Je ne peux pas l’empêcher Ange, vu ce que je lui ai servi. Vu ce qu’il a vu, entendu, vécu. Qu’il gerbe si ça lui fait du bien. Juste... Juste pas sur le sofa.
Je pose la cuvette à côté de lui, et l’attrape par dessous les bras pour aider à se relever et ne pas en foutre partout.

« Fais juste attention de ne pas te vomir dessus.



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Run, baby, run, run (Johann & Ange)

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