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 (hellfire), ezek.

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MessageSujet: (hellfire), ezek.    Lun 7 Mai - 18:29

« T’as eu des nouvelles du patron ? » Dalton, bien sûr, ne déroge pas de sa position derrière l’ordinateur. C’est un non sec et exaspéré qui vient comme réponse. Blair ne s’en formalise pas, bien habituée déjà à l’attitude de Dalton à son égard. Cette dernière n’a pas changée depuis le premier jour où elle a passé le cap de la porte, et ce malgré les mois à travailler ensemble. Le jeune homme semble ressentir une exaspération constante, que ce soit envers Blair ou envers le monde, mais ça fait partie de lui et la rouquine l’accepte. Elle a tout de même remarqué que les choses se sont calmées depuis quelques temps, peut-être que c’est du à son attitude un peu plus discrète. Quelques temps que Blair est silencieuse, ou tout du moins silencieuse en comparaison à d’habitude. L’incident avec Ichabod ne semble pas vouloir quitter son esprit, et le sommeil se révèle dur à obtenir. C’est difficile de concilier son quotidien avec ce qu’elle a appris, surtout au travail. Il faut quand même avouer que travailler avec des morts ne l’aide pas particulièrement. La rouquine relève cependant ses manches et continue sa vie, malgré les nuits courtes et les regards nerveux. C’est la bonne chose à faire, la seule chose qu’elle sache faire. Elle retourne à son cadavre, une autopsie facile d’une vieille dame ayant fait une crise de coeur. Cependant, son esprit est préoccupé par Ezekiel plus qu’autre chose aujourd’hui, elle se demande ce qui a bien pu arriver à son patron. Ça fait quelques jours qu’il semble avoir disparu de la carte. Personne n’a de nouvelles, personne ne comprend, mais personne ne semble vouloir poser des questions non plus. Comme si les gens avaient appris à ne pas embêter le médecin - ce qui n’est pas encore le cas de Blair. Alors que la rouquine accroche son blouson à la fin de la journée, elle décide qu’elle ira lui rendre visite. Peu importe s’il râle et si on lui déconseille - les récents événements lui ont appris à être méfiante, et la roche dans son estomac ne diminue pas. Autant s’alléger la conscience avec ce qu’elle peut. Au moins juste s’assurer qu’il n’est pas mort - après ça ira mieux. Dalton hausse les épaules quand elle lui annonce son intention, alors qu’ils marchent dans le stationnement de l’hôpital. Il lui indique qu’elle devrait juste laisser Ezekiel tranquille - mais Blair reste déterminée. De toute façon, Dalton sait qu’il est inutile de discuter, alors il disparaît sans demander son reste. Blair se dit bien que quelque chose cloche, le médecin aurait au moins donné des instructions sur le travail s’il était pour partir en vacances - et depuis quelques temps, ce n’est pas difficile pour Blair de sauter aux pires conclusions et d’imaginer les scénarios les plus glauques.

La rouquine embarque dans sa voiture et quitte le stationnement, direction l’immeuble d’Ezekiel. Elle sait où il habite, pour l’avoir ramené un soir, et l’immeuble n’est pas difficile à retrouver. Elle possède un bon sens de l’orientation, après tout. Elle gare sa Fiat un peu plus loin dans la rue, et sort dehors. L’été est déjà presque terminé, trop court, beaucoup trop cout. Le vent est frais et Blair resserre sa veste autour d’elle, se dirigeant vers l’immeuble à appartements. La boule dans la gorge, elle se demande pourquoi elle s’en fait autant. Conséquence de tout le reste, sans doute. Avec un peu de chance, elle trouvera Ezekiel dans son canapé, avec une pizza et un film, et il lui dira qu’il a perdu la notion du temps en écoutant une nouvelle série, ou un truc du genre. Elle aurait peut-être du emmener quelque chose en gage de bonne foi. Les pensées et les idées se bousculent dans sa tête alors qu’elle entre dans l’immeuble, soupirant doucement. Calme-toi, Blair. Ce n’est probablement rien. Inspirant et expirant doucement, elle tente de trouver le sourire alors qu’elle s’arrête devant la bonne porte, et toque trois fois. Quelques secondes passent, sans aucune réponse, et Blair hésite. Il n’est sans doute même pas chez lui. Ça serait bien logique, après tout. Cependant, son instinct la pousse à toquer à nouveau. « Docteur Barnes ? » Elle aime bien l’appeler comme ça, au départ c’était pour s’amuser mais c’est rapidement devenu une habitude. Elle attend, ouvrant l’oreille. Il lui semble entendre du bruit de l’autre côté de la porte, mais c’est peut-être juste une illusion. Ou alors il y a un chat, ou un chien. Qui sait, après tout. « C’est Blair. Je… je venais juste voir si tout allait bien. » Elle se tait, s’empêchant de continuer davantage et de commencer à faire la conversation à la porte. S’il est là, elle lui dira bonjour et le laissera tranquille. C’est tout. Et s’il n’est pas là ? Elle lâchera l’affaire. Peut-être. Si elle y arrive. Rien n’est moins sûr.

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MessageSujet: Re: (hellfire), ezek.    Lun 14 Mai - 10:39

hellfire
Un énième soupir dépité s’échappe des lèvres du démon. Qu’est ce qu’il avait bien pu faire au monde pour se retrouver dans ce genre de situation ? Pourquoi est-ce-que rien ne se passait jamais normalement, avec lui ? Comment avait-il fait pour devenir le bouc émissaire de cet exorciste, au juste ? A quel moment est-ce qu’il avait été assez stupide pour se faire piéger comme un débutant ? Au sixième ou septième verre, sûrement. En se disant qu’il allait juste rentrer chez lui et s’écrouler dans son lit jusqu’à ce que le réveil du travail sonne. Il y repense, maintenant, assis en plein milieu du piège à démon, en tailleur, avec un seul livre pour lui tenir compagnie. A quel point c’était idiot. A quel point il devrait certainement avoir honte. Plus de six siècles et il marchait droit dans un piège dans sa propre maison. Et bien évidemment la semaine où son colocataire avait décidé de rester cloîtré dans sa boutique. Bien évidemment une des nombreuses fois où il avait jugé que se promener avec son portable était inutile. Nouveau soupir. Le millième, peut être, depuis qu’il était entré dedans.

Combien de temps était passé, au juste ? Des heures ? Des jours ? Des semaines ? A en juger par le soleil qui s’était levé et couché plusieurs fois, au moins des jours. Des jours qu’il lisait et relisait les mêmes pages en s’estimant heureux que Janek ait décidé de tracer le piège autour. Des jours et des jours qu’il le récitait presque les yeux fermés, chaque mot gravé dans son cerveau pour chasser l’ennui qui avait élit domicile dans la pièce. Sans whisky. Quelle tristesse. Ses yeux se reposent sur l’horloge de la cuisine alors qu’il commence à mordiller la couverture du pauvre livre maltraité, faute de mieux. Est-ce qu’il va finir par revenir ? Est-ce que s’il le fait ce sera pour le renvoyer en Enfer ? Probablement pas. Il l’aurait déjà fait, s’il l’avait voulu. Mais tout de même, mieux vaut rester sur ses gardes. Mieux vaut espérer que quelqu’un d’autre entre avant lui. Quelqu’un d’utile. Quelqu’un de confiance. Si quelqu’un rentre un jour, chose dont il commence à douter.

Alors quand son oreille se tend subitement en captant des bruits de pas, il a presque l’impression d’entendre la voix de dieu. Il ouvre même la bouche, prêt à stopper un passant qui n’a rien demandé pour qu’il entre et qu’il efface enfin un bout de ce stupide pentacle. Mais quand la voix s’élève derrière la porte, sa bouche se referme aussitôt, et son cerveau manque de court-circuiter. « Docteur Barnes ? » Il déglutit. Blair. C’est Blair qui est venue. Le choc lui fait faire retomber le livre au sol, et il jure entre ses dents face à sa propre maladresse. Parce qu’il ne faut pas qu’elle entre. Parce qu’elle ne comprendrait pas. Parce qu’il ne peut pas lui faire ça. Ou si ? « C’est Blair. Je… je venais juste voir si tout allait bien. » Ses paupières se ferment alors qu’il réfléchit à toute allure à la meilleure manière de se sortir de cette situation. Ca doit faire des jours qu’il n’a pas été au travail. Blair étant Blair, elle doit s’inquiéter. « Oui oui ! » Il lui faut tout son self-control pour ne pas se frapper la tête sur le sol. Oui oui. Oui oui. Donc maintenant, non seulement elle savait qu’il était là, mais en plus elle avait entendu le « oui oui » le moins crédible de l’univers, sa voix étant cassée par le temps sans l’utiliser, et son ton plus ennuyé encore que d’habitude. Sombre idiot.

Dans un espoir vain, il essaie de souffler sur les marques de craies qui lui font face, une dernière fois, au cas où après plusieurs jours le piège ait enfin décidé d’être cassable autrement que par une main qui n’était pas la sienne. Un piège à la craie. Il ne savait même plus si c’était insultant ou amusant, comme jeu. Et quel jeu. Un dernier soupir venant directement de son âme s’échappe de ses lèvres, alors qu’il a pleinement conscience que si elle est inquiète, ce n’est pas sa réponse peu crédible qui changera l’idée de Blair – si tant est que quoique ce soit soit capable de ce miracle – et il se résout. Peut être qu’il pourrait inventer un mensonge absurde. Il dira qu’il est allergique à la craie. Mais oui, bien entendu. « C’est ouvert. Entre. » Quelques secondes, ils se demande s’il ne devrait pas au moins se relever, mais en jugeant du temps qu’il a passé assis, il se dit que les fourmis dans ses jambes l’en dissuaderont certainement s’il venait à bouger ne serais-ce qu’un peu. Alors il regarde la porte s’ouvrir en essayant d’égayer sa mine dépitée. Sans succès.

« Salut ! » Salut ? Décidément. Passer trop de temps à faire la même chose ne lui réussissait pas. Les yeux du démon dévisagent rapidement la jeune fille de la tête aux pieds, vérifiant presque mécaniquement qu’elle va bien, puis essayant d’évaluer son niveau de confusion. Vraiment, il n’avait aucune idée de comment se sortir de cette situation, maintenant. Saleté d’exorciste. « Hum. Je peux te demander un service ? » Le raclement de gorge a au moins eu le mérite de libérer sa voix. Maintenant, il ne reste plus qu’à prier pour que Blair puisse lui donner une excuse crédible. Chose qui, il le sait, est totalement impossible. « Ca te dérangerait de prendre une éponge ou quelque chose comme ça et d’effacer un petit bout de ce truc ? C’est ... compliqué. » Son doigt pointe le piège qui l’entoure, alors qu’un minuscule sourire presque gêné vient flotter sur ses lèvres. Peut être qu’il pourrait se faire passer pour un sataniste. Après tout, pourquoi pas ?
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MessageSujet: Re: (hellfire), ezek.    Sam 26 Mai - 23:32

Les secondes passent. On dirait qu’elle retient son souffle, en entendant de voir s’il y a une réponse de l’autre côté de la porte. Il lui semble bien avoir entendu du bruit, mais c’est peut-être son imagination, ou alors juste sa volonté de bien vouloir entendre son patron chez lui, en sécurité. Avec ce qu’elle a appris récemment, elle a bien le droit de s’en faire, après tout. Et finalement, après quelques secondes seulement, qui ont plus semblées durer une éternité, la voix franchit la porte. « Oui oui ! » Un noeud se délie dans la poitrine de Blair. Au moins, il est pas mort. Il est assez en vie pour parler, et pour répondre à la positive à sa question. Cependant y’a quelque chose dans son ton qui intrigue fortement la rouquine, et elle fronce les sourcils de son côté de la porte. Toute cette histoire lui semble vraiment bizarre. Blair hésite, debout devant la porte. Ezekiel ne l’a pas invitée à entrer, mais il ne vient pas lui ouvrir la porte non plus. Peut-être devrait-elle juste partir, rassurée de le savoir en vie ? Mais son instinct lui dit de rester là, de ne pas s’arrêter juste à ça. Confuse, elle reste plantée là, comme prise d’un bug informatique. Les secondes passent, et elle n’entend rien de l’autre côté de la porte. Ezekiel peut être bien étrange parfois, peut-être qu’elle devrait juste s’en aller avant d’en apprendre un peu trop sur son patron. Pourtant elle ne bouge pas, que ce soit du à son humeur générale ou à la curiosité un peu maladive qu’elle sait avoir. Elle essaie de peser les options, mais franchement ça pourrait être n’importe quoi, venant d’Ezekiel. Et alors que Blair est plongée dans sa réflexion et son dilemme, la voix de son patron lui parvient à nouveau, un peu plus familière cette fois. « C’est ouvert. Entre. » La rouquine n’hésite pas vraiment plus, soulagée de l’invitation, et tourne la poignée. « D’accord. » Entre dans l’appartement, le dos un peu vouté, comme par peur de ce qu’il y aurait de l’autre côté. Elle referme la porte derrière elle, silencieuse, puis se dirige vers la pièce principale. « Je voulais pas vous - » Elle s’arrête. Paralysée sur le parquet, les mots qui meurent dans sa gorge.

Mais qu’est-ce que -

Ezekiel est là, il est bien en vie, même qu’il sourit. Gentiment assis au milieu de son salon, entouré par un genre de symbole géant. Blair ne le voit pas dans son entièreté, mais ça lui paraît satanique ou un truc du genre. Ezekiel est planté au beau milieu, un livre près de lui, l’air franchement pas top. Blair le fixe, éberluée, avec l’expression d’une fille qui vient de s’en prendre une en plein visage. « Salut ! » Elle dévisage Ezekiel, comme on le ferait à quelqu’un qui a perdu l’esprit. Ses yeux glissent du visage de son patron aux symboles, marqués à la craie sur le plancher. Ce n’est pas une hallucination. Blair est sans mot, et elle reste là à fixer la scène comme si c’était une blague. Habituellement elle aurait cherché les caméras - mais là, on dirait qu’elle sait que ce n’est pas un canular. Partagée entre l’horreur et le fou rire, elle préfère ne rien dire. Le silence s’installe. « Hum. Je peux te demander un service ? » Blair hausse les sourcils. Un service ? « Ça te dérangerait de prendre une éponge ou quelque chose comme ça et d’effacer un petit bout de ce truc ? C’est… compliqué. » Les yeux de Blair s’agrandissent encore plus - si c’est vraiment possible. Elle ouvre la bouche, lève le doigt, puis referme les lèvres. La surprise est complète, mais alors complète. « Une éponge. » C’est tout ce qu’elle trouve à dire, au final. Elle a envie de rire, et elle a envie de pleurer, et les deux envies sont tellement fortes qu’elle s’en retrouve paralysée. « Je...  » Elle plisse les yeux en fixant son patron. Essaie de trouver quelque chose à dire, mais rien ne lui vient. La situation est d’un ridicule sans nom. « D’accord. » Elle laisse le mot tomber, finalement. Peut-être que le mieux c’est juste de se remettre à bouger. Et alors Blair se tourne vers la cuisine, attrape un linge qui traîne et le passe sous l’eau du robinet. Essaie de comprendre ce qu’elle vient de voir, ce qu’elle est en train de vivre - sans grand succès. C’est iréel, et tout droit sorti d’un film. Ce genre de truc, ça arrive pas dans la vraie vie. Et pourtant.

Elle revient vers Ezekiel, linge mouillé à la main. « Vous voulez que j’efface ce truc ? » Elle demande, comme incertaine de ce qu’il est en train de lui demander. Et la prochaine question est sur ses lèvres. Pourquoi vous le faites par vous-même ? Mais elle se dit que s’il avait pu il l’aurait fait. Elle ne sait pas. Ne sait plus. Il y a quelques semaines elle aurait pu simplement en rire, et trouver tout ça vraiment bizarre sans trop s’y attarder. Mais alors là - maintenant, elle ne sait pas si elle en est capable. Pas en sachant tout ce qui existe dans le monde. « Qu’est-ce que ça va faire ? Y’a rien qui va me tomber sur la tête, si ? » Soudainement méfiante, presque apeurée. À fixer Ezekiel de yeux ronds, alors que ça commence à débloquer dans son esprit, et que les mots se mettent à couler. « J’y comprend rien. C’est à cause de ce truc que vous êtes pas au boulot depuis quelques jours ? C’est quoi, au juste ? On dirait un truc sataniste ou je sais pas. » Ça se pourrait bien, en plus. Les mots d’Ichabod lui reviennent en tête, chanson à répétition depuis quelques temps. « Je sais pas si c’est une bonne idée que je touche à ça. »

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MessageSujet: Re: (hellfire), ezek.    Sam 30 Juin - 10:01

hellfire
Au moins, elle ne se fait pas prier pour entrer. C’est la seule chose qu’il se dit en regardant la poignée se baisser, en apercevant la chevelure si familière qui s’approche innocemment. « Je voulais pas vous - » Déranger ? Si elle savait. Si elle savait que c’est lui qui risquait de déranger sa vision de la vie même. Et le choc qu’il lit sur son visage et qu’il essaie de dissiper à grands renforts d’enthousiasme feint et de mots qui n’ont absolument aucun sens ne lui laisse pas le bénéfice du doute : la curiosité de Blair l’empêchera d’obtempérer et partir sans demander son reste. Il allait soit devoir inventer un mensonge en béton, soit dire la vérité. Et si la vérité n’avait jamais été envisageable avec elle, s’il avait voulu la protéger de ça, au moins elle, au moins pour un temps, il ne trouve absolument aucune excuse qui tiendrait debout pour la situation dans laquelle il se retrouve. Saleté de Janek.

Alors il lui demande un service. Alors une moue de dépit, presque désolée, se dessine sur son visage en la voyant si confuse qu’elle n’essaie même pas de le cacher, alors qu’elle répète ses mots comme un automate, alors qu’il a conscience qu’il ne peut rien faire pour apaiser son air perdu. C’est tout de même ironique que ce genre de choses arrive avec une des seules personnes qu’il avait essayé de protéger. Peut être même la seule, d’ailleurs. « Oui. Une éponge. » Même sa propre voix paraît choquée face à l’absurde de la situation. En même temps, un piège à la craie. Il ne s’en remettrait probablement jamais. « Je...  » Veux disparaître ? Lui aussi. Et le fait que Blair parmi tant d’autres ne trouve pas ses mots n’est qu’un indice de plus de la gravité de la situation. « D’accord. » Un soupir soulagé s’échappe de ses lèvres. Ca ne sera probablement pas si facile que ça, mais si au moins il pouvait réfléchir en étant hors de ce piège maudit, ce serait tout de même plus agréable. Moins étrange. Moins absurde, en tout cas.

Alors il pousse l’espoir jusqu’à se relever, ou presque. Les fourmis prévisibles dans ses jambes n’étant pas d’accord, il se rassoit au moment même où son assistante revient dans la pièce avec un linge mouillé entre les doigts. L’image lui donne presque envie de rire, s’il oublie toutes les conséquences de l’acte pendant quelques secondes. Mais le temps n’est pas vraiment à la rigolade. Le temps est à l’observation de Blair, et à prier pour qu’elle ne lâche pas un flot de questions auxquelles il n’aura aucune réponse. Une petite voix sur son épaule lui murmure que de toute façon, la vérité n’est pas beaucoup plus crédible qu’une prétention au satanisme ou à l’allergie des craies, et il grimace un peu. Si elle n’était pas satisfaite de la réponse, elle ne lâcherait pas l’affaire. C’est Blair.  Et quelque chose semble déjà avoir changé chez elle, quelque chose qu’il n’arrive pas à identifier, quelque chose qui lui donne l’impression qu’elle appréhende un peu plus les réponses qu’avant. C’est bien sa veine.

« Vous voulez que j’efface ce truc ? » Il acquiesce, en commençant à se demander si elle compte le faire un jour. Parce que si elle part en courant sans obtempérer, il retourne à la case départ, et lui devra en plus des explications. Et là, ce serait tout de même un bon coup de claque du destin. « Qu’est-ce que ça va faire ? Y’a rien qui va me tomber sur la tête, si ? » Ses sourcils se froncent. Il y a véritablement quelque chose qui cloche. Blair qui s’inquiète des conséquences, qui perd ses mots. Le monde ne tourne plus rond. « Bien sûr que non, c’est juste de la craie. » De nouveau, une furieuse envie de se frapper le crâne contre le sol le prend. Répondre avec autant de nonchalance ne lui fait qu’un peu plus perdre en crédibilité. Sombre crétin. « J’y comprend rien. C’est à cause de ce truc que vous êtes pas au boulot depuis quelques jours ? C’est quoi, au juste ? On dirait un truc sataniste ou je sais pas. » Il ouvre la bouche, puis la referme. Les mots lui manquent. Elle a peur. Il n’était pas vraiment préparé à ce qu’elle ait peur. Il n’aime pas beaucoup l’idée qu’elle ait peur. L’odeur familière de la peur vient agacer ses narines, et il se mord un peu la lèvre à la recherche de mots qui pourraient chasser ses doutes. Mais il n’y en a aucun, n’est ce pas ?

« Je sais pas si c’est une bonne idée que je touche à ça. » Ses yeux se plantent dans les siens, alors qu’il réfléchit à toute allure, et un silence plein de malaise s’installe entre eux. Il n’a pas vraiment le choix. Même s’il la laisse partir et qu’il attend que quelqu’un d’autre vienne le libérer, il lui devra des explications. Et quelque chose lui dit qu’il n’en aura pas plus dans une semaine que maintenant. Qu’il est bien trop embourbé dans l’absurde depuis qu’elle a ouvert la porte pour pouvoir dire quoique ce soit qui tient debout. Qu’elle mérite de comprendre. Qu’elle ne doit pas avoir peur. Alors un dernier soupir quitte ses lèvres, et il passe une main sur son visage dans l’espoir d’en chasser le dépit. Chienne de vie. « C’est compliqué. » Ah ça, elle avait bien dû le comprendre. « Disons qu’il y a certains trucs que tu peux pas vraiment comprendre, et ça en fait partie. » Voilà qui rend tout plus clair. Bravo Ezekiel, vraiment.

Il lui faut toute son énergie pour se relever et réussir à tenir debout, chassant les fourmis dans ses jambes en piétinant un peu, jusqu’à ce qu’il puisse de nouveau la regarder, jusqu’à ce qu’il puisse tendre un peu la main pour se retrouver visiblement bloqué par le piège de craie. « C’est pour ça que je pouvais pas venir, oui. C’est … tu vas avoir du mal à le croire, mais c’est un piège, ce truc. Je suis bloqué dedans. Et si t’effaces pas un bout, je pourrais pas en sortir. » La vérité est absurde, de toute façon. Une nouvelle grimace de désespoir vient s’acheminer sur son visage, et il hausse les épaules avec un petit sourire dépité. « On a qu’à dire que c’est une superstition idiote, non ? » Sauf qu’elle sait très bien qu’il est tout sauf superstitieux. Alors il faudra dire la vérité. Mais repousser le moment en ne lui offrant que des bribes d’information semble tellement plus simple, pourtant.
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MessageSujet: Re: (hellfire), ezek.    Mar 24 Juil - 14:41

C’est surréaliste. On dirait le genre de rêve complètement absurde qui fait rigoler quand on se réveille. Sauf que ce n’est pas du tout un rêve - elle est vraiment là, chez son patron, un linge à la main, en train de l’observer assis au milieu d’un symbole tracé à la craie qui n’a franchement rien de rassurant. L’appréhension de Blair l’empêche de se remettre à bouger - elle vient d’apprendre trop de choses sur le monde pour ne pas avoir peur de ce genre de trucs. Ichabod qui est mort, Ichabod qui est revenu, et voilà son patron mêlé à un truc franchement pas net. Si c’est de la sorcellerie ou du vaudou ou elle ne sait pas trop quoi, qui sait ce qui peut lui arriver ? Elle n’a franchement pas envie de s’attirer une malédiction sur la tête, pas après tout ce qu’elle a entendu, pas après tout ce qu’elle a vu. Ezekiel paraît particulièrement emmerdé, les traits un peu pâles. C’est évident qu’il aimerait être partout sauf là, et Blair ne peut pas trop le blâmer - elle aussi. Elle n’aime pas du tout ça, et elle essaie de calmer tous les scénarios qui se dessinent dans sa tête, son imagination beaucoup trop fertile, encouragée par tout ce qu’Ichabod ne cesse de lui révéler sur le monde depuis cette fameuse nuit où elle l’a vu mourir. Mourir, puis revenir. Ça a encore du mal à faire du sens dans son esprit scientifique, mais elle n’a pas eu le choix de l’accepter - car Ichabod est toujours là. « Bien sûr que non, c’est juste de la craie. » Blair arque un sourcil. Oui mais quand même, tu dois avouer que c’est franchement bizarre. Mais la rouquine continue, exprime ses doutes et ses craintes - et Ezekiel paraît franchement emmerdé. Peut-être un peu suspect, même. Mais Blair n’ose pas s’avancer, pas tant qu’on va lui assurer qu’il n’y a rien à craindre. Un silence s’installe entre eux. Blair reste là, linge à la main, attendant le verdict. « C’est compliqué. » Elle ouvre les yeux un peu plus grands, avec presque l’envie de rigoler. Pour être compliqué, ça l’est. « Disons qu’il y a certains trucs que tu peux pas vraiment comprendre, et ça en fait partie. » Blair plisse légèrement des yeux. Ça n’explique absolument rien, mais ça lui met la puce à l’oreille. Surtout maintenant qu’elle sait. Est-ce que ça aurait quelque chose à voir avec tout ce que Ichabod lui a dit ? Avec le - le surnaturel ? Ça en a tout l’air, du moins.

Elle observe Ezekiel se remettre debout, le regard un peu méfiant, la peur dans les veines. Il tend la main, comme pour venir la toucher - et sa main se bloque, quelque part dans les airs. Comme par un mur invisible. Blair dévisage la main, légèrement effrayée, mais surtout fascinée. « Mais comment est-ce que - » « C’est pour ça que je pouvais pas venir, oui. C’est… tu vas avoir du mal à le croire, mais c’est un piège, ce truc. Je suis bloqué dedans. Et si t’effaces pas un bout, je pourrais pas en sortir. » Blair relève les yeux vers Ezekiel. Plus de doute à présent - tout ça faisait partie de ce monde qui échappait encore à la rouquine. Et son patron - médecin légiste - avait les deux pieds dedans. Ça en était presque étourdissant. « On a qu’à dire que c’est une superstition idiote, non ? » Blair ferme les yeux, un instant. Ça en fait beaucoup. Un piège. Un piège dont il ne peut sortir - un piège de craie. Ichabod ne lui avait pas parlé de ça. Mais il avait aussi dit qu’il y avait beaucoup de choses qu’elle ne savait pas encore. Que c’était un monde vaste, avec des recoins sombres. Blair inspire profondément, rouvre les yeux. « Ok. D’accord. » Elle expire d’un coup. « Je vais effacer le truc, mais je veux que vous m’expliquiez. Pour de vrai. Je veux tout savoir. Tout. » Tant qu’à perdre pied dans les trucs qui ne font aucun sens, autant se plonger dedans au complet, et avoir toutes les informations. Blair qui regarde Ezekiel. « Je sais que c’est pas une superstition. Je veux comprendre comment ça marche. Deal ? » La voix ferme, Blair qui met pied pied à terre. Sans être trop directe, sans être trop tranchante. Mais elle en a marre de ne rien comprendre - Ezekiel n’aura pas le choix de lui expliquer.

La rouquine se penche donc, et efface un bout du symbole tracé à la craie. Ça disparaît facilement - et elle relève rapidement les yeux, pour voir si ça a fait une différence dans l’air. Mais rien. Absolument rien. Elle se redresse, et recule un peu. « Ça a marché ? C’est censé faire quelque chose ? » Les grands yeux, toujours un peu innocents, qui se posent sur Ezekiel. Blair qui fait un pas pour pénétrer elle même dans le petit symbole - son pied qui s’engouffre et qui ressort sans problème. « Ok. Je crois que c’est bon. » La tête qui acquiesce, le sourire qui apparaît tout de même sur son visage - automatique, instinctif.

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MessageSujet: Re: (hellfire), ezek.    Jeu 2 Aoû - 16:14

hellfire
Il sait très bien qu’il va devoir finir par dire la vérité, mais il ne sait même pas par où commencer. Il ne sait même pas comment aborder les choses sans qu’elle ne pense qu’il fait une dépression nerveuse et qu’elle appelle les services psychiatriques. Ce serait bien amusant, ça, tiens. Devoir expliquer à des médecins du cerveau qu’il n’est pas fou, juste un démon qui s’est retrouvé bloqué dans un piège de craie par un imbécile et qui n’a pas réussi à expliquer à son assistante qu’il voulait juste pouvoir retourner travailler et faire comme si de rien n’était, histoire de ne pas retourner en enfer et de pouvoir continuer de se balader entre les peurs des autres êtres vivants. Non vraiment, ce n’est rien de plus que ça docteur, il faut la comprendre, elle est jeune, elle ne sait rien, j’ai eu du mal à lui faire comprendre que j’étais juste mort et devenu démon. C’est pas forcément simple, hein, figurez-vous. Il la voit se questionner, et ce scénario se déroule dans sa tête comme si c’était la seule chose qui pouvait ressortir de cette entrevue. Vraiment, il est dans le pétrin.

Il touche le piège, et grimace un peu en voyant l’expression de Blair. Non, il ne peut sûrement pas lui faire ça. Elle verrait son monde s’écrouler. Elle serait obligée de repenser la mort de sa famille, de réaliser qu’il y a sûrement bien plus là-dessous que ce qu’elle sait. Elle serait obligée de se méfier de tous ceux qu’elle connaît, de regarder les gens dans la rue différemment. Il n’avait jamais vraiment compris pourquoi elle était si pleine de vie et avait si facilement confiance en tout le monde, mais c’était une part d’elle qu’il appréciait énormément, même s’il ne l’avouerait jamais. Alors il parle à demi-mots, il prie pour qu’elle s’en contente, il désespère en sachant qu’elle est la curiosité même et qu’elle ne lâchera pas l’affaire avant d’avoir tous les détails. « Mais comment est-ce que - » Il l’interrompt. Non. Pas tout de suite. Chut. Le déni, juste un tout petit peu plus longtemps.

C’est elle qui parle d’habitude. C’est ce qu’une petite voix dans sa tête murmure, pour pointer un peu plus l’absurdité de la situation. Il a dit bien plus de mots que d’habitude, et elle pas assez. Ils sont nerveux. Le non-dit entre eux remplit toute la pièce. Elle ferme les yeux, et il l’imite, par dépit. Peut être qu’elle ne le fera pas. Peut être qu’il devrait quitter la ville, une fois libre. Pour qu’elle n’entende plus jamais parler de tout ça. Mais elle se questionnerait toute sa vie. Vraiment injuste. « Ok. D’accord. » Un soupir de soulagement s’échappe de ses lèvres. C’est tout ? « Je vais effacer le truc, mais je veux que vous m’expliquiez. Pour de vrai. Je veux tout savoir. Tout. » C’était trop beau pour être vrai. Il grimace, et il acquiesce, doucement. En se demandant une dernière fois si son cerveau compte inventer un mensonge digne de ce nom. En grommelant une insulte ou deux entre ses lèvres en prenant conscience qu’il a court-circuité quand il a entendu sa voix derrière la porte.

« Je sais que c’est pas une superstition. Je veux comprendre comment ça marche. Deal ? » C’est à son tour de froncer les sourcils. Comment ça marche ? Ce n’est pas le genre de questions qu’elle est censée poser, si ? Ce n’est pas plutôt censé être « ce que c’est » ou « depuis quand t’es fou » ? Comment ça, comment ça marche ? Comment quoi marche ? La craie ? « Deal ? » Son ton est déjà plus hésitant. Quelque chose clochait dans cette question. Quelque chose cloche, de toute façon. En plus de toute cette situation, en tout cas. Il n’a pas vraiment le temps d’y penser plus, en la voyant se pencher, en sentant sa gorge se serrer un peu d’anticipation. Enfin. Marcher autrement que sur place. Boire un café. Fumer une cigarette. Peut être même lire enfin un autre livre. Quelques secondes, son cerveau inutile oublie la merde dans laquelle il s’est mis en disant à la jeune légiste d’entrer. Quelques secondes seulement. « Ça a marché ? C’est censé faire quelque chose ? » Il ouvre la bouche pour répondre, mais déjà, elle est avec lui, alors il recule, en même temps qu’elle. Il met un pied dehors, et un petit sourire satisfait vient se placer sur ses lèvres, en réponse à celui qui est si naturel sur celles de sa compagne d’infortune. « Ah putain enfin ! Merci bien ! Café ? » Il tuerait pour un café.

Ses pas l’entraînent jusqu’à la cuisine, et il doit prendre sur lui pour ne pas aller trop vite, histoire de ne pas l’inquiéter plus qu’elle ne l’est sûrement déjà. Par où commencer ? L’existence du surnaturel ? Ses yeux dévient vers elle, alors que le café coule. Probablement le surnaturel. En même temps, commencer par « alors je suis un démon » n’est sûrement pas le meilleur plan d’attaque. Annoncer que les sirènes existent est sûrement un meilleur début. Même si c’est loin d’être rassurant. Mais ça, elle ne le sait pas. N’est ce pas ? « Alors euh … Assied-toi, je t’en prie. » C’est étrange. L’avoir ici est déjà étrange en soit. Il est sûrement trop habitué à la voir dans la morgue. Tout de même ironique, comme réflexion.

Il pose les deux tasses sur la table basse, avant de récupérer la sienne aussitôt en s’asseyant, en la tripotant nerveusement. « Je savais pas si tu prenais du sucre alors … euh … Ben de toute façon j’en ai pas, je crois. » Merci Ezekiel. Un soupir dépité, un énième, lui échappe, et il prend une longue gorgée de café avant de s’enfoncer dans le canapé en priant pour qu’il l’avale. « Bon, euh. Je sais pas par où commencer, honnêtement. » Par la craie, sûrement. Oui. Sûrement. « Bon alors c’est très con, et franchement à ta place je me croirai pas, mais m’interne pas, s’il te plaît. Ce pentagramme, là bas, c’est une sorte de piège … magique ? surnaturel ? Je sais même pas quel mot utiliser. » Reprend-toi, Zek. Lui qui est si concis, d’habitude. C’est vraiment désespérant. Il n’arrive même pas à quitter son visage des yeux, à la recherche du moindre grain de doute quand à sa sanité. Ou à la peur. « En gros y’a des chasseurs qui veulent chasser le surnaturel, et ils ont trouvé ces pièges vachement bien fait pour les dé… biles qui se font prendre. » Comme moi. Il grimace un peu, de nouveau. C’est mal parti. C’est tellement mal parti.
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MessageSujet: Re: (hellfire), ezek.    Mer 8 Aoû - 20:21

« Ah putain enfin ! Merci bien ! Café ? » Blair toise le patron, yeux qui pétillent et sourire satisfait. Elle ne comprend rien à cette histoire de symbole, mais au moins, elle est parvenue à le rendre heureux. « D’accord. » Il est déjà éloigné, mais elle s’en fiche. Il était vraiment coincé là-dedans, c’est clair maintenant. Et malgré le fait qu’elle ne comprend toujours rien, et qu’elle veut comprendre, elle le regarde se diriger vers la cuisine avec un certain amusement. Il est comique à voir, aussi heureux de juste pouvoir enfin circuler dans son appartement à nouveau, et se faire un café. Blair le laisse faire, sachant qu’il n’aura pas trop le choix de tenir sa part du marché - elle ne le laissera pas filer, de toute façon. La rouquine en profite pour baisser les yeux vers le symbole et le regarder dans son entier, le nez légèrement plissé et les rouages de sa tête qui se mettent en marche. Elle n’a jamais vu ça auparavant, et elle est incapable de déchiffrer ce qui le compose - c’est un terrain complètement inconnu pour elle. Elle se détache finalement, se mordillant la lèvre, et va rejoindre Ezekiel. Le café est déjà en train de couler, et il a toujours cet air un peu emmerdé, comme s’il était en train de réfléchir à où commencer. Blair se sent soudainement un peu nerveuse - comme si ça n’allait pas lui plaire, ce qu’il va lui dire. Par contre, elle est prête à tout - après ce que Ichabod lui a dit, elle ne pourra plus vraiment être surprise par rien. Effrayée, c’est certain - mais surprise, non. Elle avait abandonné l’idée d’essayer de tout expliquer rationnellement. Le surnaturel existait. Elle devait se faire à l’idée. « Alors euh… Assied-toi, je t’en prie. » La rouquine réalise soudainement à quel point la situation est étrange, si on ne considérait pas le symbole satanique et l’espèce de magie qui avait tenue Ezekiel prisonnier. Elle était dans l’appartement de son patron, là où elle n’était jamais allé - un endroit qu’elle avait longtemps cru out of bounds. Voilà une frontière de franchie, à présent. Elle tente de ne pas être trop curieuse, de ne pas laisser son regard s’attarder trop longtemps sur son environnement, mais la curiosité est forte. Son patron est un homme mystérieux, après tout.

« Je savais pas si tu prenais du sucre alors… euh… Ben de toute façon j’en ai pas, je crois. » Blair regarde les tasses, puis celle qu’Ezekiel reprend entre ses doigts. Sourit, malgré elle - Ezekiel n’avait jamais été le pro des politesses. « C’est pas grave. Merci. » Elle tire la tasse vers elle, regarde Ezekiel se laisser retomber dans le canapé. Le soupir à s’en arracher les poumons. Blair l’observe sagement, prenant place sur le fauteuil à côté. « Bon, euh. Je sais pas par où commencer, honnêtement. Bon alors c’est très con, et franchement à ta place je me croirai pas, mais m’interne pas, s’il te plaît. » Blair déglutit, manque d’avaler le café de travers. Ok. Clairement, ça a rapport avec le surnaturel. Appréhensive, elle laisse cependant Ezekiel parler. « Ce pentagramme, là bas, c’est une sorte de piège… magique ? Surnaturel ? Je sais même pas quel mot utiliser. » Blair inspire profondément. Reste calme. T’es en sécurité. Les yeux qui s’agrandissent, et elle acquiesce lentement. « En gros y’a des chasseurs qui veulent chasser le surnaturel, et ils ont trouvé ces pièges vachement bien fait pour les dé… biles qui se font prendre. » Elle fronce des sourcils. Ichabod lui avait parlé de ces chasseurs - mais il avait dit qu’ils ne s’en prenaient qu’aux créatures. Comme les vampires et les loups-garous. Oh bon sang. Le sang de Blair ne fait qu’un tour, et elle sent son visage pâlir alors qu’elle observe Ezekiel avec des yeux ronds. Son esprit qui s’égare, alors qu’elle essaie de ne pas se mettre à paniquer. Ne saute pas aux conclusions, Blair. Ça, c’est un truc qu’on t’a appris. « Ok. » Elle expire, dépose sa tasse de café pour essayer d’assimiler tout ça. Elle lâche un petit rire nerveux, secouant la tête. « Désolé, c’est... » Elle hausse les épaules, d’un air un peu confus et perdu. « Je savais pas que tout ça existait y’a un mois, et maintenant - c’est juste partout. À croire que j’étais la seule pas au courant de tout ça. » C’est une impression qui ne fait que se renforcer alors qu’elle découvre de plus en plus ce monde qui côtoie son quotidien - les ombres remplies. Et maintenant, même son patron en faisait partie. Elle soupire à nouveau, Blair.

« Donc. C’est un piège magique utilisés par les chasseurs, c’est ça ? Pour emprisonner les gens. » Elle acquiesce. Besoin de répéter les éléments à voix haute, pour pouvoir mieux les comprendre. Comme n’importe quelle expérience scientifique. « Mais je - je comprends pas. Les chasseurs, ils s’attaquent pas aux… aux créatures ? Aux loups-garous et aux trucs du genre ? » Les yeux apeurés, certains aspects de ce monde qui la terrifient complètement. Savoir que ces choses-là existent, et pourraient l’attaquer à n’importe quel moment… Blair a encore du mal à s’habituer. « C’est un chasseur qui vous a fait ça ? Pourquoi ? » Et sa voix tremble un peu, alors qu’elle toise son patron d’un air prudent. Après tout, il devait bien avoir une motivation, personne n’a fait ça pour juste rigoler - ou peut-être que si ? Elle a franchement peur de savoir la réponse, mais elle n’a pas vraiment le choix de demander. En espérant que la réponse ne soit pas trop difficile à avaler.

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MessageSujet: Re: (hellfire), ezek.    Sam 11 Aoû - 12:25

hellfire
« Ok. » Il acquiesce en retour, comme pour dire que oui, c’est ok, c’est bon. Loin d’être fini, mais bon. Il essaie de ne pas trop la regarder, pour ne pas avoir à constater à quel point elle le pense fou, ou à quel point elle se demande si le monde continue de tourner rond. Il ne peut pas s’empêcher de constater qu’elle a drôlement pâli, mais ce n’est sûrement pas une information capitale. N’importe qui aurait pâli en entendant parler de surnaturel et de piège magique. Il lui aurait probablement ri au nez, si les situations avaient été inversées. Mais il se tait, au moins pour quelques minutes, pour lui laisser le temps de digérer l’information, si jamais c’est possible. Il joue avec sa tasse de café nerveusement en le sirotant pour faire passer le silence pour quelque chose de normal. Mais ce n’est pas normal. Pas avec Blair. Pas une minute de silence avec elle n’est normale. Calme-toi, Ezekiel. De toute façon, ce n’est rien de plus qu’une humaine parmi tant d’autres. Ca ne devrait pas changer son monde qu’elle ait peur. Ca devrait même lui faire plaisir. Et pourtant.

Le rire nerveux le fait presque sursauter, et il est bien obligé de reposer les yeux sur elle pour vérifier qu’elle n’est pas en train, elle, de perdre la raison. « Désolé, c’est... » N’importe quoi ? Oui, sûrement, il faut bien l’admettre. Il se mordille un peu l’intérieur de la joue pour se retenir de faire le moindre commentaire désobligeant, parce que le moment n’est probablement pas au sarcasme et à la dédramatisation. « Je savais pas que tout ça existait y’a un mois, et maintenant - c’est juste partout. À croire que j’étais la seule pas au courant de tout ça. » Sa bouche s’ouvre et se referme plusieurs fois, alors que l’information prend du temps à monter dans son cerveau. « Ah. » Il n’arrive pas à formuler un commentaire plus constructif, trop perturbé par le fait qu’il ne lui apprend pas l’existence du surnaturel. Qu’elle savait. Depuis un mois. Et qu’elle n’avait rien dit. En même temps, elle n’aurait eu aucune raison de lui en parler. Et elle avait certainement dû se dire qu’il l’aurait prise pour une folle. Ce qui dans une autre situation aurait été tout à fait exact. « Comment tu … Non laisse. » La question trop évidente reste en suspend. Comment l’avait-elle su ? Et surtout, est-ce que c’était dans de mauvaises conditions ? Il grimace un peu en l’imaginant se faire attaquer par un vampire ou tête à tête avec un esprit vengeur. Probablement pas. Sinon elle aurait sûrement quitté cette pièce en entendant le mot « surnaturel ». Mais quoi, alors ?

« Donc. C’est un piège magique utilisés par les chasseurs, c’est ça ? Pour emprisonner les gens. » Il acquiesce en même temps qu’elle. Oui. Après tout ce n’est pas à lui de poser les questions, c’est elle qui l’a trouvé assis dans un piège comme le dernier des imbéciles. « Mais je - je comprends pas. Les chasseurs, ils s’attaquent pas aux… aux créatures ? Aux loups-garous et aux trucs du genre ? » Il grimace, de nouveau. Un peu plus en voyant son regard apeuré. Un peu plus en sentant sa peur. « Euh … » Il était dans de beaux draps. Maintenant qu’il ne pouvait plus compter sur une réaction de déni d’existence d’un autre monde, il était au pied d’un mur bien trop grand pour être ignoré. « C’est un chasseur qui vous a fait ça ? Pourquoi ? » Ses yeux rencontrent ceux de son assistante, et il laisse planer un silence plein de sous-entendus qu’il n’arrive pas à chasser. Peut être qu’il pourrait utiliser son don pour calmer la peur qui semble s’être infiltré dans ses veines. En même temps, elle n’apprécierait probablement pas de savoir que les créatures sont capables de jouer avec des émotions. Il pourrait aussi dire la vérité, pour changer. Ca casserait bien la routine, ça.

« Ben … » Les mots lui échappent. Il n’y a sûrement pas de manière douce de dire tout ça, de toute façon. « Techniquement, parce que c’est un petit con. Il est venu faire son truc pour s’amuser, il est parti, et il a sûrement oublié de revenir. Parce que tout le monde oublie quand ils enferment quelqu’un dans un piège, tu sais. C’est normal. » Le sarcasme suinte de sa voix. Après tout, il l’a encore en travers de la gorge. Même s’il ne risque pas de lui faire part de son opinion. « Ceci dit, c’est pas vraiment un chasseur. » La confiance en soi de quelques secondes auparavant disparaît très vite, alors qu’il fixe le fond de sa tasse comme s’il pouvait y trouver la solution pour faire avaler la pilule le plus doucement possible. « C’est un exorciste. Il s’occupe plus ou moins que des … » Nouvelle grimace. Le mot est trop plein de sous-entendus qui sonnent mal et qui sont trop mérités. « … démons. » C’est un murmure hésitant, maintenant. Il ne la regarde même plus. Pendant quelques secondes, en tout cas. Avant que son envie de la rassurer soit plus forte que l’impression qu’après une bombe comme ça, il ferait mieux de plier bagage ou trouver quelqu’un capable de lui effacer ses souvenirs.

« Ok je sais que ça pue un peu, comme révélation, mais c’est pas si mauvais que ça, promis. Je suis assez gentil, comme démon. Enfin. Si on veut, quoi. » Pas vraiment. C’est plus une question de manque d’envie de se fatiguer à semer la terreur. Mais ça, elle n’a pas forcément besoin de le savoir. « Et je compte pas te piquer ton âme, t’en fais pas. De toute façon il paraît que les roux en ont pas. » Il grimace presque aussitôt. Apprendre quand plaisanter serait un bon objectif de vie à développer. Doucement, ses yeux se relèvent vers le visage habituellement si joyeux de son assistante. Et quelque part, il se dit que si elle panique, il aura au moins une bonne raison d’utiliser son don. Même si la partie « capable de manipuler les sentiments » n’est toujours pas une très bonne partie. Ce sera toujours mieux que de la voir terrorisée. Not her.
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MessageSujet: Re: (hellfire), ezek.    Ven 31 Aoû - 19:07

« Ah. » C’est la seule réaction que le médecin légiste a, quand Blair lui fait comprendre qu’elle est au courant pour le surnaturel. Elle ne peut pas vraiment le blâmer - qu’est-ce qu’il y a à dire, de toute façon ? Elle était loin de pouvoir imaginer Ezekiel soudainement lui sourire et la réconforter. Pas son genre, et elle en certainement davantage troublée que par tout le reste. Il va pour lui demander comment - mais lui dit, non laisse. Blair est reconnaissante, quand même, qu’il n’insiste pas. Pas du tout envie d’aller revivre sa nuit infernale en compagnie d’Ichabod, où elle l’a vu mourir, puis revenir à la vie. Les aveux qu’il lui a fait - les monstres existent. Ça lui donne encore le tournis juste à y penser. Autant passer à autre chose, aux chats qui sont un peu plus urgents. Et ça, ça revient à toute cette histoire de symbole et de chasseurs. Blair peut bien voir qu’il est emmerdé par ses questions, qu’il semble essayer de trouver un moyen de les contourner, tout en sachant que c’est impossible. Mais Blair se raccroche, tient son bout - elle veut comprendre, peut comprendre. Malgré tout ça, elle est terrifiée. Terrifiée de ce que Ezekiel va lui avouer, de ce qu’elle va découvrir. Elle s’imagine déjà le pire, sans trop savoir ce qui pourrait être le pire. Il la regarde en retour, comme s’ils se trouvaient tous les deux sur une glace trop fine, le temps seul qui les menace de tomber dans l’eau glaciale. Mais Blair décide de lui faire confiance - de se jeter dans la gueule du loup, et de prendre le risque de regretter son affront aussi honnête. « Ben… Techniquement, parce que c’est un petit con. Il est venu faire son truc pour s’amuser, il est parti, et il a sûrement oublié de revenir. Parce que tout le monde oublie quand ils enferment quelqu’un dans un piège, tu sais. C’est normal. » Malgré l’absurdité de la situation et de la conversation, Blair ne peut réfréner un sourire. Le sarcasme d’Ezekiel, elle y est habituée, mais il est particulièrement salé aujourd’hui. Et puis ça lui fait penser à quelqu’un qu’elle connaît. « Ceci dit, c’est pas vraiment un chasseur. » Elle fronce des sourcils, la rouquine, ne pigeant plus trop - un chasseur qui n’en est pas un, et qui trace des pièges pour le plaisir. Oui, clairement, tout ce monde lui échappait encore dans les grandes longueurs. Elle toise son patron avec des points d’interrogation dans les yeux, mais choisissant de ne pas l’interrompre. Ezekiel, lui, choisi d’observer avec attention le fond de sa tasse. « C’est un exorciste. » Le mot la fait pâlir. Exorciste ? « Il s’occupe plus ou moins que des… démons. » Démons. Exorciste. Démons. Démons.

« Exorciste ? Comme le film ? » Elle ne peut s’en empêcher, de se raccrocher à ce qu’elle connaît, à ce qui fait du sens - sa voix aigüe. Ichabod lui avait parlé des démons, brièvement, mais ça lui avait fait trop peur pour qu’il continue. « Mais s’il s’occupe juste des - des - dé-démons, alors pourquoi - pourquoi est-ce que... » Si c’est physiquement possible, Blair pâlit davantage. Alors qu’elle comprend, alors que les pièces s’assemblent. « Oh. » Ezekiel. Un démon. Son patron. Un démon.

Un démon.

Un frisson la parcoure.

« Ok je sais que ça pue un peu, comme révélation, mais c’est pas si mauvais que ça, promis. Je suis assez gentil, comme démon. Enfin. Si on veut, quoi. » Blair se laisse retomber dans le canapé avec un long soupir. Les grands yeux perdus dans le vague, essayant d’assimiler ce qu’elle vietn de comprendre et entendre. Un démon. Un gentil démon. Ça existe, les gentils démons ? Dans sa tête, ce sont les pire films d’horreur, les cornes et les regards noirs. « Et je compte pas te piquer ton âme, t’en fais pas. De toute façon il paraît que les roux en ont pas. » Ça fait l’effet d’une claque en plein visage, cette touche d’humour. Mais le genre de claque qui ramène à la réalité, et qui fait aussi l’effet d’une soudaine dose d’adrénaline dans les veines. Blair tourne les yeux vers Ezekiel - des yeux plus grands que jamais, et un visage qui est tordu à moitié entre le sourire et la terreur. Au bout de longues secondes, c’est un rire qui lui échappe. Un genre de pouffement nerveux, un peu paniqué, un peu confus. « Oh bon sang. Oh bon sang. MERDE. »

Elle se relève d’un bond, la rouquine, secouant la tête. Levant les mains pour frotter son visage, les mains qui s’égarent dans ses cheveux. « Putain de merde. Un démon. Vous - vous êtes un - un démon. » Elle relève un doigt, le rire nerveux qui passe à nouveau ses lèvres. « Un gentil démon. » On dirait qu’elle est en train de devenir dingue, ou au minimum de passer au travers d’un choc nerveux - ce qui est sans doute le cas. « Dans ma tête, démon, c’est la tête qui tourne à 360 degrés et la petite fille qui marche sur les murs. » Les bras qui retombent, les genoux qui se plient. Les yeux qui se posent sur le patron. « Vous pouvez pas faire ça, hein ? Marcher sur le murs ? Et genre, parler en latin ? À l’envers ? Vous sacrifiez des chèvres ? » Et Blair se laisse à nouveau retomber dans le canapé, avec un long soupir. L’esprit complètement confus, ne sachant plus quoi penser, et encore moins quoi dire. Un rire un peu plus sincère qui passe ses lèvres. « Bon sang. Je… Je sais pas quoi dire. Je - je sais que je devrais être effrayée, mais je sais juste pas quoi penser de tout ça. » Ferme les yeux, se recroqueville sur le canapé. Le visage entre les mains, l’envie de pleurer, de rire et de hurler en même temps. « Ça fait longtemps que vous - que vous êtes ça ? Vous êtes nés comme ça, ou - ou alors pas ? » Elle demande entre ses doigts, le regard un peu timide, un peu effrayée. Ezekiel - un démon. Et pourtant, malgré la peur, elle n’arrive pas à avoir envie de fuir. Une certaine confiance qui demeure. C’est Ezekiel, après tout - il ne change pas. Enfin, elle espère que ça ne changera rien.

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MessageSujet: Re: (hellfire), ezek.    Mer 19 Sep - 13:10

hellfire
Oui, comme le film, oui. Enfin, sûrement. Ca le dépasse encore un peu, et ça n’a pas vraiment d’importance. Parce que la bombe est lâchée, et qu’il ne peut que la laisser se raccrocher à ce qu’elle connaît, à ce qui l’aide à trouver du sens dans cette situation qui doit lui sembler si absurde, qui l’aide à visualiser la vérité. Ou à la fuir, peut être. « Mais s’il s’occupe juste des - des - dé-démons, alors pourquoi - pourquoi est-ce que... » Il grimace, un peu. Le fond de sa tasse est décidément de plus en plus intéressant. Elle va comprendre toute seule, et il n’a pas la force de la brusquer encore plus en murmurant ces quelques mots. « Oh. » Il déglutit, à peine. Les neurones se sont connectés, ça y est. Il sent la peur le frôler de nouveau, avant de relever les yeux, avant de rouvrir la bouche, avant d’essayer de sauver les meubles. Sans grand espoir, parce que tout de même, une bombe comme celle là, même Blair ne doit pas pouvoir la gérer sur le prétexte d’une couleur de cheveux.

Il la regarde s’affaler en laissant planer entre eux cette blague qui n’a absolument rien à faire là, et il se demande si cette conversation est censée marquer la fin de leurs heures de travail en commun, de cette relation étrange mais agréable qu’ils ont fini par développer. Et l’idée le rend triste, un peu. Mais moins que celle de la laisser éternellement dans le doute, maintenant qu’elle sait que le surnaturel existe, maintenant qu’elle a compris qu’il y était lié. Quelque part, malgré la panique et l’incompréhension qui s’inscrivent sur le visage de la rousse, c’est presque rassurant, de le dire enfin. De savoir qu’elle comprendra mieux pourquoi tant de cadavres qui passent entre leurs mains sont victimes « d’attaque animale ». Qu’elle pourra avoir plus d’informations sur ce qui est réellement arrivé à sa famille. Et qu’elle le verra pour ce qu’il est, aussi, pour une fois.

Son regard soutient le sien alors qu’il ne trouve rien de mieux à faire que d’essayer de sourire, d’échouer lamentablement, et de se mordiller les lèvres en attendant que la bombe n’explose, comme trop conscient de ce que ce visage mi-amusé mi-terrifié promet. Et quand elle pouffe, sa grimace à lui devient plus naturelle. Oups. « Oh bon sang. Oh bon sang. MERDE. » Un petit « Mh. » perplexe lui répond, alors qu’il acquiesce doucement. Oui, c’est beaucoup à avaler. Ca excuse l’attitude de folle qui semble la prendre, alors que ses propres yeux suivent chacun de ses mouvements, alors qu’il continue à peser le pour et le contre de l’utilisation de son don pour la calmer. Si elle pleure, sûrement. Oui.

« Putain de merde. Un démon. Vous - vous êtes un - un démon. » Il acquiesce, de nouveau, sans bien savoir ce qu’il est censé répondre de plus. Le répéter aide peut être. « Un gentil démon. » Quelques micros secondes de silence, et un petit rire franchit ses lèvres pour répondre à la nervosité de l’autre. « Un assez gentil démon. » C’est important. Parce que rien que ça, c’est faux, alors un euphémisme plus grand encore serait un trop gros mensonge. « Dans ma tête, démon, c’est la tête qui tourne à 360 degrés et la petite fille qui marche sur les murs. » Sa bouche s’ouvre, puis se referme, et il fronce les sourcils en l’observant se pencher vers lui. Qu’est ce qu’elle dit ? « Vous pouvez pas faire ça, hein ? Marcher sur le murs ? Et genre, parler en latin ? À l’envers ? Vous sacrifiez des chèvres ? » La bouche reste entrouverte, quelques secondes. Alors là. Il n’a pas les mots. « Je … Non je marche par terre. Et je sacrifie rien du tout. Et je parle latin qu’à l’endroit, mais c’est parce que j’ai appris. Tu regardes vraiment des trucs bizarres, Blair. » C’est presque trop naturel. Presque trop eux comme conversation. Presque agréable et amusant.

Elle tombe à côté de lui à nouveau, et il la regarde, sans savoir quoi dire, sans savoir quoi faire. Avec une moue un peu perplexe sur le visage, comme s’il essayait de calculer ses chances de finir sa soirée en l’emmenant dans un asile psychiatrique – ce qu’il est probablement en train de faire. « Bon sang. Je… Je sais pas quoi dire. Je - je sais que je devrais être effrayée, mais je sais juste pas quoi penser de tout ça. » Une espèce de soulagement inattendu parcoure son esprit, alors qu’il s’avachit un peu plus sur le canapé, alors qu’il l’observe se recroqueviller. Sa main se lève, quelques secondes, comme s’il comptait essayer de la rassurer en lui tapotant la tête, ou le genou, mais il la baisse bien vite. Il n’a absolument aucune idée de comment ça marche, ça. « Oui, c’est pas vraiment surprenant. Ca … va aller ? » Ca semble idiot, de demander ça. Ca l’est sûrement.

« Ça fait longtemps que vous - que vous êtes ça ? Vous êtes nés comme ça, ou - ou alors pas ? » Sa moue perplexe revient, et comme s’il ne pouvait plus s’en empêcher, sa main vient frôler un peu le crâne roux, rapidement, comme une esquisse de caresse rassurante, avant qu’il ne se tourne un peu, pour lui faire plus directement face. De toute façon, maintenant que la vérité est lâchée, ils ne sont clairement plus à ça près. « Non, je suis né comme toi. Il y a longtemps. Très longtemps, genre, des siècles. Mais je suis mort. » Ce n’est probablement pas la meilleure manière d’aborder le sujet. La moue revient, tenace. « Enfin … Si tu veux, les démons, c’est soit des fantômes qui ont trop fait de dégâts après leurs morts, soit des humains qui ont été maudits quand ils étaient vivants. Moi j’ai été maudit, du coup quand je suis mort, boum, enfer, démon, damnation éternelle, tout ça. Mais c’est toujours un peu mérité, hein. » Ou même carrément mérité, d’ailleurs.

La tasse est enfin posée sur la table basse, et il fouille ses poches pour trouver une cigarette et l’allumer. La calmer. La calmer est plus important que de ne pas influencer ses émotions. Parce qu’elle a vraiment l’air de devenir folle. Parce qu’elle l’inquiète, un peu. Alors il se concentre sur la petite dose de peur qui se mêle à sa panique, pour l’amoindrir, pour calmer ce qu’il peut. Même si ce n’est pas vraiment la peur, son problème. Ca doit sûrement plus être le manque d’information. « Ca doit être compliqué, à comprendre, tout ça. Même nous on passe par là, t’en fais pas. Mais ça va aller. Je te ferai rien, et je pense pas que beaucoup de créatures aient le cœur de te faire quelque chose, à toi. » C’est peut être ce qui se rapproche le plus de mots d’affection qu’il lui a dit, jusque là. Mais c’est peut être aussi le moment de sortir un peu de sa coquille pour l’aider à redevenir elle-même. Parce que c’est Blair.
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MessageSujet: Re: (hellfire), ezek.    Lun 1 Oct - 15:08

Ça ne peut être qu’une blague - tout ça ne peut être qu’une très mauvaise blague pour lui faire peur. Peut-être que tout est un canular, calculé depuis cette nuit cauchemardesque avec Ichabod - et pourtant Blair sait que non. On ne lui ment pas, bien au contraire - pour la première fois, on lui dit la vérité. Sur le monde et sur les gens, sur leur nature et leurs aptitudes. Son patron est un démon. Ça explique beaucoup de choses, autant que ça fait naître au moins un million de questions dans sa tête - et Blair se sent un peu surchargée d’émotions. Incapable de vraiment rester calme, au bord de la véritable crise de nerfs. Et pourtant elle n’a pas envie de fuir devant lui, même alors qu’elle est à présent au courant de sa nature démoniaque. Qu’il n’est pas humain, mais alors pas du tout, même s’il l’a peut-être été. La rouquine qui fait ses premiers pas dans le monde surnaturel et qui est un peu dépassée par les événements. Aussi fascinée qu’apeurée, mais qui ose croire que le monde conserve sa lumière malgré la noirceur qui l’habite. Après tout, Ezekiel est un démon, mais il n’a pas essayé de la tuer, il ne lui a jamais fait de mal. Elle qui aurait cru que les démons étaient nécessairement tous mauvais, ça ne semblait pas être le cas. Ou du moins, son patron possédait assez de bonté pour ne pas vouloir la tuer. Et même, avoir la sensibilité de vouloir lui dire la vérité le plus doucement possible. Il ne devait pas avoir de bonne manière d’annoncer ça à quelqu’un. « Je… Non, je marche pas terre. Et je sacrifie rien du tout. Et je parle latin qu’à l’endroit, mais c’est parce que j’ai appris. Tu regardes vraiment des trucs bizarres, Blair. » Elle a presque envie de sourire, si son coeur ne battait pas aussi vite et faisait des échos dans sa tête. Après tout, c’est vrai qu’elle vient de déblatérer un peu n’importe quoi, mais ça a au moins le mérite de calmer la conversation. Et c’est étrangement rassurant, de voir qu’Ezekiel ne change pas, même après ça, même en sachant ça, il reste le même. Exactement le même. Peut-être que ça ne changerait rien. Autant que ça changerait tout. Mais Blair reste profondément adaptable comme personne, alors pas de raison que ça ne s’applique pas au surnaturel et ses secrets également.

« Oui, c’est pas vraiment surprenant. Ça… va aller ? » Il semble presque inquiet pour elle - ou au moins, inquiet qu’elle ne fasse pas une crise de nerfs dans son appartement. Blair le rassure d’un petit sourire, acquiescant à sa question. Oui, ça va aller. Il lui faudra quelques jours pour avaler la nouvelle, mais ça finira par aller - tout comme elle avait fini par accepter le reste. Elle reste là, recroquevillée, à poser ses questions, à essayer de se rassurer dans ce qu’elle connaît. Poser des questions. Comprendre. Y aller des fondations, jusqu’aux détails. Et la caresse sur sa tête lui fait du bien, et termine de la rassurer - Ezekiel ne changera pas, il reste toujours cette figure mystérieuse mais étrangement rassurante dans sa vie. Et leur complicité reste, aussi. Ça dénoue un peu le noeud dans son estomac, à la rouquine. « Non, je suis né comme toi. Il y a longtemps. Très longtemps, genre, des siècles. Mais je suis mort. » Les yeux ronds, comme une gamine écoutant une histoire avant d’aller dormir, Blair est attentive. « Enfin… Si tu veux, les démons, c’est soit des fantômes qui ont trop fait de dégâts après leurs morts, soit des humains qui ont été maudits quand ils étaient vivants. Moi j’ai été maudit, du coup quand je suis mort, boum, enfer, démon, damnation éternelle, tout ça. Mais c’est toujours un peu mérité, hein. » Bouche bée, Blair l’observe. Elle n’avait jamais cru tout ça possible. On dirait l’histoire d’un film - et pourtant Ezekiel était là, à ses côtés, bien en vie. Enfin. Presque. « Bon sang. » Elle murmure doucement, toujours attentive. Elle le regarde, alors qu’il s’allume une cigarette. Elle aurait presque envie de faire la même, si seulement c’était un de ses vices. Elle préférerait avoir un de ses chats sur les genoux. Et malgré tout ce qui se déferle dans sa poitrine, Blair se sent calme. Doucement, ses muscles se détendent. La peur se détend, l’anxiété aussi. Elle se sent presque bien - toujours inquiète, mais ses nerfs se sont largement calmés. « Ça doit être compliqué, à comprendre, tout ça. Même nous on passe par là, t’en fais pas. Mais ça va aller. Je te ferai rien, et je pense pas que beaucoup de créatures aient le coeur de te faire quelque chose, à toi. » Et alors, un sourire se glisse sur les lèvres de Blair. Le plus sincère depuis son arrivée, le moins inquiet. Celui qui trahit le baume qu’il vient de poser sur son coeur. Rares étaient les démonstrations d’affection d’Ezekiel, et elle aimait les entendre. Sans insister.

« C’est gentil. De me dire tout ça. » Sa voix tout de même calme, Blair est surprise de se sentir aussi détendue. Après toutes ces révélations, elle a vraiment cru se remettre à pleurer à chaudes larmes, comme elle avait pu le faire avec Ichabod. Mais elle se sentait bien. « Je… j’essaie encore de me faire à l’idée de tout ça. C’est effrayant, mais surtout parce que c’est de l’inconnu. » Et c’est toujours ça, qui fait le plus peur, n’est-ce pas ? Elle hausse lentement les épaules, pensive. « Et même si je n’aime pas trop l’idée qu’il y ait des monstres partout, je réalise qu’ils ne sont pas tous méchants. Pas complètement, du moins. Comme vous. » Petit sourire malicieux qui se dresse sur ses lèvres, caractéristique d’une petite Blair qui aime agacer les gens autour d’elle. Surtout son patron. « Quand même, c’est complètement dingue. Vous êtes super vieux, alors ? Vous avez quel âge, pour vrai ? » Petite étincelle dans le regard, et un presque sourire sur les lèvres. Et les pensées qui s’entrechoquent dans sa tête, et le sourire qui s’efface brièvement. « Ça veut dire que je peux devenir démon, moi aussi ? Quand je vais mourrir ? » L’esprit qui tourne à mille à l’heure, alors que les pièces s’assemblent et se désassemblent. « Il y en a beaucoup, des démons ? Ils ne sont pas tous assez gentils, n’est-ce pas ? » Et malgré la peur que cette pensée lui inspire, quelque chose semble l’empêcher d’y céder complètement, et de se sentir en certaine sécurité aux côtés d’Ezekiel. Il ne laissera rien lui arriver - tout comme Ichabod. Tu n’es pas seule dans le monde, Blair. Eux vont te protéger.

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MessageSujet: Re: (hellfire), ezek.    Mar 9 Oct - 18:02

hellfire
Elle sourit, un peu, et c’est tout ce qu’il lui faut pour arrêter de se forcer à être trop direct, trop humain, dans son inquiétude. Pour pouvoir juste la vivre tranquillement dans son coin sans s’épancher trop sur elle. Pour pouvoir simplement et purement avoir du mal avec l’idée qu’il n’aimerait pas qu’elle se sente mal, aussi étrange que cela puisse paraître. Alors il acquiesce, à son tour, en guise de réponse au sourire, avant de répondre aux questions. Parce que s’il y a bien une chose que Blair est, en plus d’être épuisante de bonne humeur, c’est adaptable. Parce qu’elle a pu vivre tout ce temps avec le mystère de la disparition de sa famille, et jusqu’à maintenant en plus avec la découverte du surnaturel, sans qu’il n’ait pu voir le moindre trouble évident chez elle. Parce que même les choses qui la surprenaient vraiment semblaient être assimilées peu à peu, scientifiquement, à partir du moment où elles faisaient sens, où elle avait des preuves. Alors peut être que la seule solution, c’était simplement de lui dire tout ce qu’elle voulait savoir. D’arrêter de la protéger en lui cachant tout, puisque le monde avait décidé de la mettre face à la vérité bien trop vite. D’être honnête, même si ça semblait aller contre sa propre nature à lui. Un peu de nouveauté pour tout le monde.

Ca aurait presque pu le faire rire, de regarder ses yeux ronds, sa bouche entrouverte, la surprise sur son visage, alors qu’il a véritablement l’impression qu’elle boit littéralement ses paroles. Alors il essaie d’être clair dans ce qui lui paraît maintenant relever de l’évidence, il essaie de ne pas lui parler comme si elle était totalement idiote, puisqu’il est conscient qu’elle est loin de l’être, qu’elle n’est que quelqu’un qui a été gardé trop longtemps dans l’ombre. Et avec sa participation active, de toute façon. « Bon sang. » Une légère grimace compréhensive se dessine sur ses lèvres, alors qu’il la laisse assimiler l’information. Oui, ça fait peut être beaucoup d’un coup, en même temps. Et encore, ce n’était que le début. Mais elle s’en remettrait. Parce qu’elle était adaptable. Parce qu’elle avait des questions à ses réponses. Parce qu’elle était forte.

Et la peur qui chatouille ses narines semble doucement perdre en force. Il sent le sourire avant même de poser ses yeux dessus, et presque par mimétisme, il se détend aussi. Oui, elle était véritablement forte. « C’est gentil. De me dire tout ça. » Son grommellement pourrait aussi bien être un « derien » qu’un « tais toi », et même lui ne sait pas vraiment l’interpréter, mais l’étrangeté de la conversation, de la situation, l’empêche de vraiment se refermer. Le pousse à simplement accepter en haussant les épaules, sans rien rajouter parce que ce serait sûrement trop lui en demander. « Je… j’essaie encore de me faire à l’idée de tout ça. C’est effrayant, mais surtout parce que c’est de l’inconnu. » Son regard rattrape le sien, doucement, et il sourit un peu. « Je comprends. C’est assez logique. Au moins t’as des sujets pour répondre à tes questions, eh, t’es assez chanceuse comme humaine. » Penser scientifiquement. C’est peut être le plus simple, pour qu’ils se comprennent. C’est ce qui leur a toujours réussi, après tout.

« Et même si je n’aime pas trop l’idée qu’il y ait des monstres partout, je réalise qu’ils ne sont pas tous méchants. Pas complètement, du moins. Comme vous. » Sa bouche s’ouvre et se referme, et il ne peut pas s’empêche de rire légèrement, à la fois touché par un commentaire si innocent, et bien trop conscient qu’elle est la seule à risquer de le faire un jour. « Quand même, c’est complètement dingue. Vous êtes super vieux, alors ? Vous avez quel âge, pour vrai ? » Un petit « Dis donc, c’est hyper malpoli ce que tu demandes, tu sais ? » amusé s’échappe de ses lèvres, alors qu’il pose ses yeux sur ses mains en essayant de calculer exactement. « Hmmmm. Attend, voyons. 2018. 2018 ? Oui. Quatre cent … Quatre cent soixante cinq ? Six ? Sept ? Six. Je crois. Il me semble. Peut être sept. » Il a perdu le compte. La plupart des créatures surnaturelles ont dû le faire, de toute façon. « En fait, t’es un peu un bébé agaçant, pour moi. » C’est si naturel, encore, avec elle. Elle ne cessera jamais de l’étonner.

« Ça veut dire que je peux devenir démon, moi aussi ? Quand je vais mourrir ? » Une légère moue, mais il secoue la tête presqu’aussitôt. « Ca m’étonnerai beaucoup. » Parce qu’elle était loin d’avoir ce qu’il faut. Parce que plus personne ne maudissait, et qu’il avait du mal à la voir en fantôme vengeur. Parce que son cœur était loin d’être assez noir. « Il y en a beaucoup, des démons ? Ils ne sont pas tous assez gentils, n’est-ce pas ? » Il la regarde, de nouveau, en essayant de sentir sa peur, alors qu’elle réalise peu à peu à quel point le monde qu’elle avait tant l’air d’aimer était dangereux. Mais elle est minime. Alors il rouvre la bouche, doucement. « Aucun démon n’est gentil, Blair. Même pas moi. Il faut vraiment avoir un mauvais fond pour le devenir, en dehors de tout ça. Alors non, tu le deviendras pas. T’es vraiment hors de danger, au moins pour ça. Mais si tu dois retenir un truc, c’est qu’il faut toujours, toujours se méfier des démons. Moi je t’aime bien, alors j’ai pas de raison d’être méchant, ça peut prêter à confusion, mais j’ai jamais nié que si ça tenait qu’à moi, on serait pas plus de cinq ou six sur cette planète. » Parce que tout le monde est insupportable. Il y a peut être une ligne fine entre l’asociabilité et le mépris démoniaque, après tout. « Par contre tu peux devenir vampire. C’est des sales bêtes. Ou fantôme. Méfie-toi des fantômes, aussi. C’est pas forcément dangereux, apparemment, mais c’est flippant. » Un léger frisson désagréable remonte son échine, et il la regarde le plus sérieusement du monde en lâchant un « C’est vraiment flippant. » plein d’un avertissement qui n’a pas vraiment lieu d’être.

Une légère moue, de nouveau, avant qu’il ne hausse les épaules. « Bon j’ai peut être juste peur pour rien, j’ai jamais trop aimé ça. » Parce qu’il y avait une différence entre une peur irrationnelle et une peur instinctive, et que c’était sa peur instinctive qu’il devait lui apprendre à développer pour qu’elle ne se mette pas stupidement en danger en se disant que le surnaturel était peuplé de gens pleins de bonnes intentions. Ca au moins, il était bien placé pour faire la différence. C’était probablement le seul avantage de sa spécialité, mais au moins après quatre cents ans, il en avait trouvé un. « Donc oui surtout les démons et les vampires. Ah et tu te souviens du cadavre bouffé par un animal sauvage inconnu ? Loup garou. Ca aussi, des sales bêtes. » Il aurait peut être dû y aller plus doucement. Il était passé trop vite d’accepter de répondre à ses questions à s’inquiéter de sa naïveté. « Mh. Y’en a sûrement d’autres mais le reste je connais moins. Pardon oui. Les questions. Vas-y. » Il hésite quelques secondes à lui proposer de la calmer si elle commence à paniquer, mais quelque part, ça semble n’être qu’une solution pour qu’elle se pose encore plus de questions. Et s’il continuait de lui en offrir de nouvelles sur un plateau au lieu de simplement répondre aux premières, ils risquaient de finir par faire une soirée pyjama.
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MessageSujet: Re: (hellfire), ezek.    Jeu 15 Nov - 20:51

« Dis donc, c’est hyper malpoli ce que tu demandes, tu sais ? » Et elle sourit, Blair, malgré ses nerfs en boule, malgré l’étrange adrénaline dans ses veines et l’espère de sensation d’être grisée par tout ce qu’elle apprend. Ça a des apparences de rêve, tout ça, de cauchemar, même - apprendre que son patron était un démon. Digne d’un film, ou au moins d’une bande-dessinée. Et pourtant c’était vrai, pourtant elle était là et lui aussi, et il lui expliquait tout comme à une enfant. Et c’était un peu ce qu’elle était, à quelque part. Elle se sentait comme ça du moins, avec ses questions et ses grands yeux perdus. Et alors qu’il compte, son sourire s’efface un peu, plus par surprise que par autre chose - et puis le verdict tombe. « Quatre cent soixante cinq ? Six ? Sept ? Six. Je crois. Il me semble. Peut-être sept. » La mâchoire qui se décroche légèrement, alors que le nombre se fraye un chemin dans son esprit pour pouvoir être vraiment compris. Quatre cent soixante six ans ?! Ça serait suffisant pour lui insuffler une autre crise de panique, mais Ezekiel rattrape le coup avec une autre de ses blagues pourries - et ça apaise les battements de coeur paniqués de Blair, qui peut esquisser à nouveau un sourire. « En fait, t’es un peu un bébé agaçant, pour moi. » Autant que la remarque est bizarre et un peu glauque, autant que ça rassure Blair davantage - Ezekiel ne change pas, Ezekiel reste le même. Et alors qu’elle exprime ses peurs sur la possibilité de devenir un démon, Ezekiel secoue la tête. Ça l’étonnerait. Ok. C’était déjà bon signe, et c’était déjà un peu rassurant. Pas de yeux noirs pour toi, Blair.

Malgré la peur qui est toujours là, au creux de son estomac, ça la rassure franchement d’avoir Ezekiel pour le lui expliquer - les démons, les âmes, les esprits. Ça fait peur, ça va dans une catégorie d’atrocité que Blair n’aurait jamais pensé explorer un jour. Mais elle n’avait pas le choix, si elle voulait apprendre à en être moins terrifiée, il fallait qu’elle comprenne comment ça fonctionnait. Et heureusement, miraculeusement même, Ezekiel possédait le même esprit scientifique et logique qu’elle - malgré toutes les circonstances. Alors elle boit ses paroles, alors qu’il lui présente les faits de la question. Si tu dois retenir un truc, c’est qu’il faut toujours, toujours se méfier des démons. Elle acquiesce, sourit à ses petits à côté. Prend mentalement des notes. Se méfier des démons. D’accord. « Par contre tu peux devenir vampire. C’est des sales bêtes. Ou fantôme. Méfie-toi des fantômes, aussi. C’est pas forcément dangereux apparemment, mais c’est flippant. C’est vraiment flippant. » Et elle acquiesce encore, toujours le petit sourire aux lèvres devant les expressions d’Ezekiel. Elle se disait bien qu’elle aurait pété un cable si ça avait été n’importe qui qui lui aurait dit tout ça. Lui et Ichabod - c’étaient bien les seules personnes qui y seraient parvenues.

Vampires, démons, fantômes, loups-garous. Le bestiaire commençait sérieusement à se remplir dans l’esprit de Blair, et ça faisait beaucoup de questions en même temps qui naissaient dans son esprit - qui étaient-ils ? Comment vivaient-ils ? Son intérêt anthropologique face au monde se fracassait contre l’idée d’apprendre les moeurs de des races qui n’étaient même pas humaines - quelque chose qu’elle n’aurait jamais pu croire possible. C’était incroyable, fascinant et effrayant à la fois. « Mh. Y’en a sûrement d’autres mais le reste je connais moins. Pardon oui. Les questions. Vas-y. » Et elle a cette expression pensive sur le visage, Blair. Elle réfléchit, elle réfléchit fort. « Oh la. Je sais même pas où commencer. » Elle lâche un petit rire nerveux, glissant ses cheveux derrière ses oreilles. L’esprit bourdonnant si fort que ça risque bien de lui donner la migraine. Mais il y a pourtant un petit quelque chose, dans le fond de sa tête, qui a germé et qui ne veut pas disparaître. Quelque chose à laquelle elle a instinctivement pensé, sans vraiment vouloir se l’avouer. Et elle hésite à en parler - mais Ezekiel sait déjà tout sur ses parents, sur sa soeur. Si quelqu’un peut t’aider, c’est lui. Et y’a des tonnes de questions qu’elle pourrait lui poser, mais c’est ça qu’elle veut savoir. D’abord et avant tout. « Ok. Les montagnes. » Le mot tremble un peu alors qu’elle le prononce, et elle relève les yeux vers son patron. Soudainement bien plus calme, appréhensive, marchant comme sur une glace trop fine. La peur de tomber dans un eau glaciale - de trouver des explications qu’elle n’aurait jamais cru possibles. « Y’a des trucs dans les montagnes ? » Elle déglutit, espérant qu’Ezekiel comprendrait sa question. Qu’il comprendrait de quoi elle veut parler - sans qu’elle ait à le dire explicitement elle-même. Des questions enfouies si profondément qu’elle avait du mal à se les poser à elle-même. « Et les fantômes ? N’importe qui peut devenir un fantôme ? Est-ce que… est-ce qu’on peut les voir ? Les… les invoquer ? » La bouche rendue sèche, les trémolos dans la voix. Toutes les possibilités qu’elle ne veut pas envisager - espérant à moitié qu’Ezekiel lui dise que c’est impossible, et à moitié qu’il acquiesce de la tête. Maman. Papa. Soeurette.

Peut-être que tout n’est pas perdu.

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MessageSujet: Re: (hellfire), ezek.    Dim 2 Déc - 11:09

hellfire
« Oh la. Je sais même pas où commencer. » Il sourit, alors qu’elle rit, Ezekiel. Parce que ce n’est pas surprenant. Parce que ça aurait été bien plus étonnant qu’elle enregistre les informations normalement, qu’elle ne se pose pas de questions, qu’elle accepte purement et bêtement les faits qu’on lui expose sur un plateau. Parce qu’elle est intelligente, et parce qu’elle aime savoir. C’est aussi pour ça qu’il l’apprécie. Et quelque part, il est reconnaissant au monde de ne pas être celui qui lui apprend l’existence même du surnaturel, que quelqu’un s’en soit chargé à sa place. Il espère juste que les circonstances de la découverte n’étaient pas traumatisantes. Mais puisqu’elle n’est pas encore partie, probablement pas. C’est rassurant, un peu. Triste, aussi. Parce que si elle avait continué à vivre dans l’ignorance, elle n’aurait pas eu à avoir peur de tout ça, il n’aurait pas eu à espérer que son instinct fasse le travail si elle se retrouvait face à une créature mal intentionnée. Mais au moins, elle saurait ce que c’est. Elle serait prête.

Ceci dit, ça la forçait à reconsidérer sa vision du monde. Ca la forçait surtout à revoir les vérités qu’elle pensait établies. Surtout ça. Ce qui vient trotter dans son esprit alors que lui a naïvement pensé que mentionner les fantômes serait comme mentionner le reste. Alors que pendant quelques secondes, il a oublié qui elle était vraiment, et ce que sa famille avait subi. Et le sujet vient sur le tapis, et il se souvient, et son sourire disparaît, un peu, pour se faire plus discret, plus triste pour elle. Parce qu’avoir une réponse claire devrait la soulager, mais que dans tous les cas, elle ne serait pas joyeuse. « Ok. Les montagnes. » Il acquiesce, en venant soutenir son regard. En comprenant, aussitôt, où elle veut en venir. Elle est humaine, après tout.

« Y’a des trucs dans les montagnes ? » Il grimace, à peine, aux trémolos dans sa voix. Ce n’est pas bon signe. C’est un terrain trop boueux, une route trop dangereuse, pour quelqu’un qui est investi si émotionnellement dans la question. Mais il ne peut pas vraiment se permettre de ne pas lui répondre. Parce que c’est aussi un peu de sa faute, si elle est dans cette situation. Parce qu’il est une des seules personnes qui pourraient lui donner des réponses aux questions qu’elle se pose depuis trop longtemps déjà. Parce qu’ironiquement, au moins, elle peut être certaine qu’il n’essaiera pas de prendre des pincettes pour lui expliquer, parce que ce n’est pas dans sa nature, parce que son niveau de compassion est trop bas, et parce qu’il ne peut que donner des faits établis. Alors il attend simplement, qu’elle finisse sa question, qu’elle aille au bout de son idée, même s’il sait très bien ce qui va suivre, et il écrase sa cigarette dans le cendrier le plus proche avant de lâcher un soupir pour se donner du courage. « Et les fantômes ? N’importe qui peut devenir un fantôme ? Est-ce que… est-ce qu’on peut les voir ? Les… les invoquer ? » On y est, alors.

« Alors. Y’a des trucs un peu partout, Blair. Blackwater c’est la ville où il y a la plus grande concentration de surnaturel où j’ai été, en tout cas. » Son regard récupère le sien, et son cerveau marche à cent à l’heure pour se souvenir de tous ceux qui avaient disparu, de tout ce qu’il avait compris qu’il s’était passé, dans ces montagnes. « Alors oui, y’a des trucs dans les montagnes. Quoi, je sais pas exactement. Pas mal de trucs. Même moi je m’en tiens éloigné alors que je peux techniquement pas mourir. » Probablement pas le meilleur choix de mots, mais au moins, l’idée est claire. « En tout cas il s’est passé trop de choses qui ont forcément un lien avec le surnaturel dans ces montagnes pour que ce ne soit pas peuplé de quelque chose de mauvais. Alors oui, je pense que pour ta famille aussi, y’a eu un truc. » C’est plus bas, pour ne pas la brusquer trop, mais c’est dit simplement. Parce que c’est certainement là où elle voulait en venir. Parce que c’est certainement ce qu’elle voulait savoir. Même si elle a dû très bien le comprendre.

« Et on devient fantôme que si on est bloquée dans l’Entre-Deux mondes. En gros, si tu meurs mais que quelque chose te rattache encore à la terre, comme une vengeance à accomplir ou une injustice à réparer, ou que tu veux veiller sur quelqu’un, tu peux pas trouver la paix, et tu restes là, mais sans pouvoir réellement agir sur le monde. » Il se mordille la lèvre, un peu, le cerveau tournant toujours trop vite, en allant dévisager Blair pour observer ses réactions. Pour se taire si elle venait à pleurer, ou à trouver ça trop dur. « Et dans ce cas, soit tu deviens un fantôme « gentil », qui attend juste de trouver la paix, soit tu deviens un esprit vengeur, et tu rend la vie des autres horribles. Mais dans tous les cas, les humains peuvent les voir que si eux le veulent bien. Tu peux pas juste débarquer et t’attendre à tomber face à face avec un fantôme. » Pas comme lui. Un nouveau frisson désagréable traverse son corps, à l’idée qu’un fantôme se pointe simplement devant ses yeux sans réaliser qu’il peut le voir, et il hausse les épaules pour chasser ce sentiment avant de reprendre. « Y’a que les démons et les humains avec un don bizarre qui peuvent les voir constamment. Mais tout le monde peut les invoquer. C’est juste compliqué, mais pas impossible. » Surtout si la théorie qui est née dans l’esprit de Blair et est en train de tourner dans le sien est vrai. Surtout si sa famille est bloquée.

Il se mordille la lèvre, de nouveau, en récupérant sa tasse pour faire tourner le liquide dedans, pour l’observer faire de minuscules vagues qui s’écrasent sur les rebords, puis il lâche l’affaire et arrête de réfléchir à comment peser ses mots. De toute façon, ça n’a jamais été son domaine. « A mon avis, ils peuvent être devenus fantômes. Ils ont sûrement pas eu une mort douce et calme, donc ça serait crédible. Au moins un d’eux. Et dans ce cas, toi t’aurais pas trop de mal à les invoquer, si tu trouves où ils pourraient être. Il suffirait de les appeler. Parce que je suppose que s’ils sont attachés à un truc, c’est à toi. » Ce serait logique. Ce serait même un schéma classique. Ca ferait de Blair la seule personne capable de les libérer, aussi. Mais ça, il vaut sûrement mieux qu’il le garde pour lui. Parce que toute cette histoire ne lui dise rien qui vaille pour la sécurité de Blair. Parce qu’au-delà de la peur des fantômes irrationnelle qui vit en lui, il y a surtout un problème avec l’endroit où ils risquent d’être, et Blair est bien placée pour le savoir.

Alors il pose ses yeux sur elle, pour voir à quelle conclusion elle est arrivée, et sa voix se fait plus ferme, plus autoritaire, à peine plus inquiète, aussi. Parce que Blair a toujours été un peu trop impulsive, et que la situation est bien trop bancale. « Blair. Je sais que ça doit te donner de l’espoir, mais n’oublie pas que c’est juste une possibilité. Peut être qu’ils ont simplement disparu. Peut être que ça n’a rien à voir. Peut être qu’ils reposent en paix. Ce serait mieux, pour eux. » Bien mieux que les mille scénarios possibles qui se créent quand on imagine qu’ils ont eu à faire à des créatures surnaturelles. Et bien mieux pour Blair si l’on prend en compte les scénarios qui pourraient suivre. « Je sais que je peux pas t’empêcher de chercher, mais dans tous les cas, ne va pas dans les montagnes. Pas toute seule, au moins. C’est trop dangereux. Peu importe ce que tu pourrais y gagner, ça vaut pas le coup. » Même avec quelqu’un. Même si elle est protégée par tout Blackwater Falls. S’il y a un millième de chance pour que le monde et lui ne doive se passer du soleil qu’emmène Blair partout où elle passe, rien ne vaut ce prix.
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