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on vous invite à privilégier les fantômes, les médiums et les immunisés psychiques
nous sommes présentement en août 2017. c'est pluvieux et humide, prévoyez vos cirés.
n'oubliez pas qu'un recensement est en cours par ici vous avez jusqu'au 22/06 pour vous manifester !

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 What would your mama say? (pv Cristian)

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paranormal ○ walk the line
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crédits : (c) Nexus
MessageSujet: What would your mama say? (pv Cristian)   Mar 15 Mai - 12:10

Milieu d'après-midi, soleil brûlant et chaleur suffocante. On sort les débardeurs, les jupes et on se laisse aller. Au milieu de cette marée de gens cherchant la fraîcheur en pleine zone piétonne, il y a cette femme tout de noir vêtu avec une élégance rare. Jupe crayon, chemisier de satin noir, veste chic par dessus et une chevelure argentée qui flotte dans l'air. Sourire accroché au visage, son regard perçant reste caché derrière de large lunette de soleil alors que ses talons aiguilles résonnent durement sur la pierre. On l'observe du coin de l’œil, cette femme tout droit sortit d'un magazine et à qui il est difficile de donner un âge. On la jurerait grand-mère mais ses mollets fins et ses cuisses galbés dans sa jupe bien trop serrée laissent présager une femme qui entame la trentaine. Vile tentatrice qui se pavane dans les rues sans la moindre honte, le menton hautain et le sac à main sur l'épaule.

Vipère.

Elle s'arrête net. Là comme ça, figée sur le trottoir. Quelque chose la tire de ses rêveries alors que la sexagénaire abaisse lentement ses lunettes de soleil sur son nez, baissant le visage alors qu'elle observe une vitrine. Couinements, jappements... Justes là sous ses yeux, les chiots jouent avec une tendresse incroyable. Émue ? Oh non, il lui en faudrait plus et pourtant le sourire gourmand de Rhiannon s'étire et qui en dit long sur ses intentions. Cristian pouvait bien attendre quelques minutes de plus, de toute façon, il ignorait sa venue... En moins de temps qu'il n'en faut, la Mère des sangs-coureurs a sorti sa carte de crédit, a fait irruption dans l'animalerie avant d'en repartir comme un coup de vent, filant droit vers les logis du quartier. Pas de marches pour elle, ses talons ne le lui permettent pas. Et la voilà dans un ascenseur étroit en compagnie d'une femme âgée de quelques années de plus qu'elle. La bigote lui lance un regard en coin, méfiant, presque scandalisé de voir cette femme ainsi vêtu.

« Z'êtes pas un peu vieille pour vous habiller comme une jeunette ? »

« Et vous, vous n'êtes pas une vieille pour ouvrir vos escalopes avec si peu de politesse ? Espèce de vieille radasse. »

La mégère s'offusque alors que l'ascenseur s'ouvre dans un tintement mélodieux. Souriante plus que jamais, Rhiannon sort de cette boîte de métal, ajustant sa prise sur le chiot dans ses bras qui couine de maladresse. Relevant le menton, la femme longe le couloir avec un gloussement sinistre dans la gorge. Elle n'en a cure, de l'avis des autres, tant que Kaelig continue de poser sur elle un regard amoureux et incandescent. Et puis qui a dit que les tailleurs étaient pour les petites jeunes ? Et qui a décrété que Rhiannon n'était plus jeune ?! Alors qu'elle s'arrête devant une porte de bois, la Mère Taur se racle la gorge avant de cogner à trois reprises, ses jointures heurtant le bois doucement. Lorsque la porte s'ouvre enfin et que la frimousse de son fils adoré s'affiche à ses yeux, la bouche de Rhiannon s'étire en un sourire radieux.

« Prezentul meu de Crăciun ! Mon chéri, mon amour, mon adoré, mon préféré ! »

Chantonne-t-elle avant de pousser la porte, faisant irruption dans ce petit nid qui ne lui appartient guère. Elle tend l'animal qu'elle fourre dans les bras de son rejeton avant de retirer ses lunettes de soleil qu'elle glisse dans son sac à main.

« Prends ça, c'est un cadeau, d'après la vendeuse c'est un Corgi ! Tout ce que je retiens c'est que cette chose bave sur mon chemisier, c'est infect. »

Une vague grimace de dégoût et la voilà qui sort un mouchoir de soie avec lequel elle frotte son décolleté plongeant mais pas indécent. Finalement Rhiannon fixe son fils, sourit de plus belle et vient coller ses lèvres sur sa joue.

« Bonjour mon chéri, comment vas-tu ? Oh, j'allais oublier... » Elle range le mouchoir et sort un papier rectangulaire où une écrire fine et élégante se lisent. « Tiens, un chèque pour t'aider, prends-le, cela fait plaisir à maman ! » Elle s'éloigne puis reviens. « Ah euh... mais si tu pouvais éviter de dire à ton père que les trois mille dollars qui manquent sur notre compte viennent de moi, j'apprécierais. » Sourire gêné, Rhiannon s'excuse du regard.
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paranormal ○ walk the line
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MessageSujet: Re: What would your mama say? (pv Cristian)   Dim 20 Mai - 22:15

La désagréable sensation des coups sur sa porte, est le même effet qu'un glaçon que l'on dépose sans préavis dans le col de son t-shirt. T-shirt qu'il ne porte pas présentement -détail. Cristian n'aime pas vraiment les visites, et tout ce qui peut éclater la bulle dans laquelle il se love pour faire ses affaires. La moindre attaque extérieure qui se heurte aux parois de son antre le gêne. Aussi bien, il lui arrive de faire la sourde oreille, et de ne pas répondre aux assauts de la réalité autour de lui. Mais ce coup-ci, il se sent bien obligé : son chien vient d'aboyer, trahissant sa présence ici. Le jeune roumain jeta un bref regard à son animal, qui n'affichait pas grand chose, mais qui dans son fort intérieur, pouvait se traduire par : 'Comment oses-tu espèce de traître?'

Johnny n'était pas très éloquent quand ils avaient des visites impromptus. Le chien n'était plus vraiment tout jeune, et mise à part les promenades qui le mettaient dans une excellente humeur, il aimait aussi le silence, et bronzer sur la terrasse, ventre à l'air et langue pendante. Mais là il s'est dressé, oreilles aux aguets et suppliant son maître d'ouvrir la porte à coup de jappements sonores. Cristian finit par y consentir, sans prendre la peine d'enfiler un t-shirt, uniquement vêtu d'un vieux pantalon pas vraiment rutilant.

Son soulagement en découvrant que derrière la porte, l'intrus n'était autre que sa mère n'est que courte durée : Voilà qu'elle lui colle le chiot dans les bras d'un geste beaucoup trop naturel à son goût.

« Bonjour M'm... » A-t-il a peine le temps de baragouiner à son élégante génitrice avant de récupérer maladroitement le petit animal dans ses bras. « ...M'man. » Conclue-t-il en regardant le pauvre Corgi lui renvoyer son regard hagard en poussant des jappements pathétiques.

Et c'est la panique. Un chiot? C'était presque aussi dur à gérer qu'un bébé. Il fallait le rassurer, l'éduquer, le dresser, le laver, lui trouver un nom, lui faire des examens, le vacciner... tant de choses à gérer quand on avait déjà de la misère à se souvenir de dormir la nuit. Oh bordel. Si il le doutait pas de la tendresse de sa mère à son égard, il aurait presque cru que c'était une vaste machination pour le pousser dans la folie.

Mais soudainement cela expliquait l'enthousiasme de son bouledogue, qui avait d'or et déjà posé ses deux pattes sur la jambe de son maître dans une tentative d’apercevoir le nouveau venu dans la famille du haut de sa petite taille. Considérant que Johnny ferrait office de nounou, Cristian posa délicatement le corgi au sol non loin de Johnny qui s'aventurait déjà à le renifler pour faire plus ample connaissance.

Mais à peine as-t-il le temps de se mettre debout que sa mère lui agita sous le nez un chéquier qu'il saisit entre ses mains avec un certain détachement. En effet : trois milles dollars, c'est non négligeable comme un argent de poche. Si on élude que toute la fortune indécente de la famille avait été battit sur certes l'héritage de sa mère, mais que lui avait fructifié avec des actions en bourses extrêmement bien placée. Sans oublier que son travail et ses propres manœuvres de son côté lui avait offert une somme fort coquette sur son propre compte. Mais avait-il envie de ruiner son enthousiasme en lui rappelant la réalité? Certes non.

« Merci, mama. C'est très gentil. J'dirais rien à tatà. »
Dit-il sobrement avec un furtif sourire, en pliant impeccablement son billet en deux, puis en quatre, pour le mettre dans la poche de son jean. Il se dirigea ensuite vers le salon, invitant sa mère à le suivre dans son humble demeure, impeccablement bien rangée, bien que sobrement décorée. En parfait décalage avec son propriétaire, sans t-shirt, à la coupe de cheveux de celui qui vient de se réveiller.

Il saisit un des nombreux joints qu'il entreposait dans une sobre boite en fer blanc dans un des tiroir de sa table basse en bois, et le tendit machinalement à sa mère, avant d'en coincer un entre ses lèvres.

« J'ai parlé à Ciulin par sms, y'a deux jours. » Il alluma sa cigarette de fortune avec un simple briquet, avant de faire de même avec celui de Rhiannon, et tira une bouffée avant de hausser les épaules. Il ajouta d'un don badin derrière son fort accent roumain, en se grattant machinalement le coin de l’œil avec l'ongle de son pouce. « J'pense que ça s'est bien passé. »

Si on omettait le fait qu'elle avait probablement sauté à pied joints sur son téléphone en hurlant des jurons fleuris dans leur verbiage natal. Genre 'Rahat' ou 'Du-te în pizda matii'. C'était à peu près le truc le plus aimable qu'il pouvait tirer de sa sœur ainé en l'état.

« Elle va moyen en ce moment, j'ai pas trop insisté pour lui dire qu'on était là. »
Il n'était pas très doué en relation social. Mais il connaissait sa sœur. Le temps ne l'avait pas trop changé. Meurtrie, endurcie, renfermée, prostrée, mais quelque part, malgré le pronom et l'identité changée, Ciulin demeurait. Difficile de l'appeler étrangère dans ces circonstances. Malgré les années et la distance.
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What would your mama say? (pv Cristian)

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