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on vous invite à privilégier les fantômes et les petits humaiiiiiiins
nous sommes présentement en automne 2017 (septembre, octobre, novembre) I love you
RH célèbre ses deux ans ! merci à tous, on vous aime !

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 Rencontre sauvage ft. Ciulin

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MessageSujet: Rencontre sauvage ft. Ciulin   Mer 23 Mai - 16:53

Posé au carré VIP, profitant de l’ambiance de folie que créait un des Dj les plus en vogue de New York, je sirote tranquillement un verre. J’en ai chié pour faire venir ce petit con mais il est là, le club est plein à craquer et le nombre de bouteilles de champagne que je vois s’écouler me réconforte quant à la rentabilité de la soirée. Après des semaines à bosser sur les dernières avancées de certains groupuscules de la ville, j’avais enfin suffisamment d’informations pour me déstresser un peu. En fait, j’avais complètement envie de décompresser. Je lorgne sur la piste de danse, rien n’attire mon regard dans la foule, personne d’amusant. Des petits groupes de jeunes hommes pas déplaisants à la vue, des minettes prêtes pour Hollywood. Rien d’inhabituel, rien qui ne vaille vraiment le coup. J’ai envie de quelque chose de plus incongru, de plus sauvage. Une échappée ridiculement spontanée. J’ai envie de pouvoir me focaliser complètement sur une personne étonnante, quelqu’un de jamais vu, jamais croisé. Quelqu’un qui dénoterait parmi la flopée de « fils et fille de ». Je me lève et réponds poliment à quelques minettes demandeuses, je les flatte, en bon patron. Comble de l’extase pour elles, je leur offre un verre. Je leur souhaite une bonne soirée et m’éloigne tranquillement. Un éclat de voix se fait entendre et me fait lever le nez. Je cherche l’origine, je vois mes vigiles sortir quelqu’un, Simone prend sous son aile une des filles qui bossent ici. Elle a l’air de pleurer, mon assistante me lance un coup d’œil et me fait signe qu’elle gère la situation.

Tant mieux, j’ai aucune envie de me prendre la tête. Je vide mon verre cul-sec et j’accueille avec une joie à peine dissimulée la brulure délicieuse de l’alcool. Je me dirige hors du carré VIP en saluant les habitués, les coups d’un soir et les aventures. Je me souviens d’eux, de leurs noms, de ce qu’ils ont aimés et des détails qu’ils ont pu me raconter. Le Eden’s rest vibre au rythme des basses assourdissantes de DJ mon cul, je sais même pas comment il s’appelle. Ça m’a pas intéressé plus que ça, sa musique ne ravit pas mes oreilles mais par contre elle me donne envie de bouger.

Je glisse entre les gens, je rejoins la piste de danse et au milieu, comme un miracle : ma rencontre incongrue de la soirée. Ma future rencontre danse comme si sa vie en dépendait et se fout tellement de qui l’entourre qu’un cercle s’est formé tout autour d’elle. Un énorme sourire s’épanouit sur ma tronche tandis que je hoche la tête en rythme en détaillant les mouvements énergiques. Je m’avance un peu, juste de quoi être plus en vue et de quoi mieux voir. Je ne sais pas qui est ce mec mais il bouge avec une énergie electrisante. Je me joins à la danse sans vraiment m’approcher de trop. Juste assez, juste assez pour signifier mon intention de jouer. Pas besoin de beaucoup. Il m’intrigue, j’espère l’intriguer. Si ça ne fonctionne pas comme ça alors j’essaierais autrement. Cette danse est envoutante et j’ai très envie d’être envouté. Bonjour échappée ridiculement spontanée, moi, c’est Baltasar.
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MessageSujet: Re: Rencontre sauvage ft. Ciulin   Mer 23 Mai - 18:06



La dalle.
La dalle à en avoir la gerbe.

La vie c’est quoi, à part rassasier cette Faim infernale ? Bouffer, baiser, buter. Recommencer. Chais rien faire d'autre. J'veux rien faire d'autre. Et je fuis tête en avant. Rien à carrer de ce que tu penses, gueule de gorille. Vide-moi le cul si tu l'oses, j'ai l'oseille, ce soir je flambe et demain je meurs. Ai înțeles?

Voilà que mes godasses de poux foulent le "Eden’s rest".

Un nom pompeux pour un ramassis de sardines friquées empilées dans leurs huiles. Clope au bec, paire de lunettes vissée sur le pif -ce cap, cette péninsule-, désinvolture dans les poches, j'hume l'odeur de la maison. Ça tortille, ça boit, ça vocifère. Ça vrombit, ça vitupère. Tringler l'un de ces saumons pourrait faire ma soirée, mais je suis là pour le son.
Rire. M'en foutre. Me fondre dans la chair des autres.
Laisser ma sève un peu partout.


Et oublier.


La musique étourdit et martèle le pas. Le sang bat aux tempes comme autant de coup de lard dans la gueule. J'en résonne de l'intérieur. Une harangueuse anonyme se dresse sur une des baffles et commence à vomir la poésie de ses courbes. Son déhanché rageur galvanise un groupe de danseurs qui gesticulent comme des pantins dépourvus de fil. L'envie de me joindre à la transe m'étreint. Déjà mon corps subit les secousses d'un plaisir antique et viscérale. Bouger. Bouger. Bouger. Mes épaules se nouent, opèrent une rebuffade à contre-temps de ma tête qui roule sur ses vertèbres. Mes panards solidement ancrés sur l'asphalte, les bras parcourus de vagues électriques, je laisse mon bassin opérer des contorsions de ballerines. Contraction des cuisses.
Communion avec la piste.

Boom boom boom.
Je suis à toi !
Boom boom boom.
Oublie-moi !
Je rigole fort et vif en tournoyant.


Le rythme court le long de mes vertèbres. Ça craque, ça grince, ça couine d'un plaisir indicible. La sueur empoisse mon dos sans entraver ma danse. Une pirouette de trop me fait presque perdre l'équilibre. Je rajuste mon assise à quelques degrés de la chute. Tout en m'essuyant le visage d'un revers de main, mon esprit se met à l'arrêt, mon coeur se tend sous la pression du cordon invisible. Mes poumons épongent l'oxygène en pompant trop sur leurs alvéoles, l'adrénaline aiguillonne encore mes nerfs, et pourtant je distingue son appel entre les murmures et l'inaudible.

L'appel de la Faim.

Intime prédation.
Pupilles révolver.

Il est là, il m'approche.
Boom boom boom.
Il me veut. Je sais. Je sens. C’est comme ça.
Boom boom boom.
Ça me tire sur l'estomac.

Passement de langue sur lèvres arides. Viens, viens, viens... Prouve-moi que t'as les reins assez solide ! Le DJ exulte, la musique crash et brûle ses notes à vif. Mon Prédateur et moi, on s'harponnent pour la prendre de vitesse, cette salope.

On va lui faire bouffer ses platines.
Boom boom boom.
On relève le défi !
Boom boom boom.
Mon rire éclate en lames de couteaux.
Boom boom boom.
Viens, viens, viens...
Boom boom boom.

On en crèvera, s'il le faut.
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MessageSujet: Re: Rencontre sauvage ft. Ciulin   Jeu 24 Mai - 13:13

On le croirait envouté mon nouvel amusement. Il se déchaine. Chaque mouvement se dessine comme si c'était le dernier. Il rit et crie. Son regard croise le mien et un sourire entendu se dessine sur ma gueule.

Ok, t'as envie de jouer. Pas de soucis,on va jouer.

Je brise les distances, j'approche et me joint à cet étrange célébration. Ca ressemble à des rites païens que j'ai connue il y a bien longtemps. Ils sont simplement dévoués à un autre dieu. Sa langue dessine le contour de ses lèvres et me donne une soif de tout les diables.

Nos corps résonnent au son du beat endiablé. Ils s'accrochent et se détachent, se frottent et s'expulsent.
La musique peine à nous suivre et ça lui plait à mon danseur possédé. Il rit au éclat, je mèle mon rire au sien.

J'attire. Il joue. Je rend la pareil. Je me fais séducteur, serpent, félin. Je laisse mais mains suivre ses formes. J'exulte en des mouvements de danse frénétique. Lui et moi, on est mué par la même énergie, par le même but. On a la dalle et le DJ ne va jamais assez vite.

Toute cette situation me rend beaucoup moins sage. Cet état est jubilatoire. J'éclate d'un rire spontanée alors que je chope la nuque de mon danseur endiablé. Je plante un long et sauvage baiser sur cette bouche qui m'invite et m'intrigue depuis tout à l'heure. Je l'écarte presque aussi vite et continue la danse endiablée. Pendant ce temps, une des filles monte sur la scène et se déhanche, elle est magnifique mais rien à voir avec mon petit diable sorti de sa boite. J'ai des flashbacks d'orgie, de soirées de débauches comme on en fait plus. Putain, ce mec me fout une dalle de tout les diables. Pas le genre sage, pas le genre où j'ai envie de parler mille ans. Le genre violent, le genre où lui et moi, on ressort avec des traces. Le genre de marques qui te fait sourire trois semaines après.
Le rythme cardiaque que m'impose la vision de ma rencontre spontanée défonce complètement celui que le DJ plaque sur ses platines. Ca me donne presque envie de l'engueuler et d'un coté cette sensation est la plus joussive de toute.

Tu vois, ils peuvent pas nous suivre. On est haut dessus.

Le beat s'accélère et j'invite ma rencontre sauvage à s'approcher si elle l'ose et j'ai aucun doute sur sa réponse. Aucune chance de mater une énergie pareille, aucune envie de le faire.

Laisse moi surfer sur ta vague.

Une ultime accélération plus tard, la musique s'arrête à mon grand désespoir. Je lance un regard furibond au DJ. Il est l'heure pile à laquelle il avait décidé d'arrêter son set. C't'enfoiré de New Yorkais de merde. Autour de nous, des gens crient et applaudissent. Certains sont tourné vers le DJ mais apparemment on a été très remarqué, mon danseur sauvage et moi. J'ai les yeux rivés sur lui, j'ai aucune envie de parler. Aucune envie de m'arrêter là. Malgré les tapes sur l'épaules et les invectives, mon regard reste fixé sur le sien. J'ignore complètement le monde qui m'entourre. Ce mec a ma complète et totale attention. Je décide que c'est trop calme, ici. Je sais où trouver de la hard tek qui décoiffe. Je sais où continuer la fête.

Ma main agrippe la sienne et l’entraîne. Je lui lance un demi sourire entendu. A quelques minutes y a un hangar et y a une boite et dans cette boite clandestine, y a toute la musique et tout les basses qu'on veut. De quoi s'envoyer en l'air jusqu'au petit matin, de quoi exulter jusqu'à plus soif. Je passe vite fait derrière le bar et récupère une bouteille de wiskey. Il est cher mais j'm'en contre fous. Je le débouche en allant vers la sortie, bois au goulot et lui tend la bouteille en l'entrainant vers notre prochaine destination.
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MessageSujet: Re: Rencontre sauvage ft. Ciulin   Jeu 24 Mai - 18:17

La musique essaie de rattraper nos pas.
Elle ne peut pas. On a le Diable au corps !

Mon partenaire  porte un costard de bourge qui l'entrave. Je l'en déleste en trois accrochages sulfureux. Bam ! Bam ! Bam ! Sens mes hanches t’applaudir au plus près de ta peau. La veste s'envole  avec  mes lunettes au dessus de la foule en délire. Des jeunes filles s'écharpent déjà sur le butin. Nous on s'en branle.

On danse.

Sa chemise est en sueur, poisse, me donne des envies de l'écailler. Viens, petit poisson frais ! Viens, que je te dépiaute de cette peau qui ne te contient plus !  T'as pas besoin de toute cette clinque, t'as juste envie de vivre sauvage. Je te sens dans mes veines ! Ton rire est grandiose. Il vibre en apothéose avec le mien.
T'as faim ? Bouffe-moi !
Echange de salive, de sel, de musc. Vortex!

J'oublie.

Le DJ tente de mettre la gomme, mais on est des Valkyries, mec ! Regarde-moi chevaucher et pleure : je viens ramasser ton âme ! Mon acolyte n'a  pas besoin de nom, ni d'histoire. On s'en cogne ! Ces yeux là pourraient couper des gorges et ça me suffit.
T'as soif ? Bois à la mienne !
Ma langue se régale de sa joue bordée d'herbe.
Sillon humide sur ton pelage !
Tu piques !
Rire gamin.

Nos corps s’emmêlent. C'est un tel bordel. J'en viens à plus savoir ce qui est à lui ou à moi.  Exutoire, abandon et grand saut ! Les danseurs ont fait cercle autour de nous, mais j'm'en carre : Z'êtes que des péons ! Enviez Notre gloire !
La retenue ?
C’est pour les Morts !

Et soudain, soudain l'arrêt brutal. Le vide, le rien !  Coupure de la dose. Sans heurts, ni collision. Sans panache, enculé de DJ ! Je suis essoufflée, sourcils froncés, déjà en manque. La frustration grimpe en flèche et crispe ma mâchoire. Je vais cogner...
Je croise alors son regard qui piaffe de la même envie. J'ai un ricanement insolent tout en me mordant la lèvre. Pas un mot pour souiller nos bouches et l'instant.
Il veut, il vient.
Je veux, je prends.

On s'est compris.

Sa main s'empare de la mienne. On largue les amarres, on prend la fuite. Mon cerveau saturé d'adrénaline note, malgré tout, son accès aux réserves du bar sans se faire rembarrer. Ce gars est sans doute "quelqu'un". Quelqu'un dont je me fous du blase. Je suis juste aimantée à sa hargne. Je suis. Il sabre son whisky comme une bière, ça me fait marrer. J'accepte l'offrande volontiers ! La ligueur inonde mon gosier. La brûlure m'empêche de ressentir le froid humide qui nous fouette la tronche une fois dehors.
Deuxième lampée.
Celle là je la garde en bouche pour la lui insuffler, plaqué contre le mur de brique de la ruelle. L'alcool coule sur nos mentons. C'est délicieusement dégueulasse. Je lui rends sa bouteille. Haussement de sourcils provoquant, en lui retirant sa cravate pour me barrer avec.

Je n'ai pas grandi.

Il me rattrape et me pousse vers le rideau de fer d'un entrepôt sordide. On s'éscamotte vers des escaliers dérobés qui nous mènent en sous-sol. On en traverse des couloirs entre deux baisers rageux, alcoolisés et hilares. S'il veut m'assassiner là, sans un bruit, ce serait parfait ! (Qu'il essaie...).
Le sol vrombit de coups de reins martelés. Les basses, les sacro-saintes basses promises, d'une rave illégale. Ô mon beau salaud, tu sais comment t'amuser ! Les deux videurs nous laissent entrer comme dans du beurre. La cravate de Monsieur, entre les dents, je pousse les deux battants à hublots en grand ! La musique nous explose aux esgourdes et gifle les sangs !

Ivresse.

Je vrille sur moi même, bras en l'air, yeux mis clos. Fait trop chaud ! Je jette mon cuir dans un coin et mon T-shirt tant qu'à y être. Je les retrouverais jamais. M'en fous ! Je pivote vers mon acolyte. Je glisse lascivement sa cravate contre ma peau tatouée, avant de brusquement enlacer son cou avec et serrer. Presque jusqu’à chatouiller son souffle. Presque... Ma langue nargue son nez d'une lape animale. La cravate coulisse sur sa glotte pour me revenir de droits divins.
Je pars à reculons vers la fosse où le rythme bat son plein, bras levés, mains au clair ! Mon trophée ballote sur mes clavicules. Je ne l'ai pas quitté des yeux. Cri bestial de ralliement !

Viens me chasser si tu l'oses !
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MessageSujet: Re: Rencontre sauvage ft. Ciulin   Sam 2 Juin - 18:52

Ma veste et mon veston giclent comme s'ils étaient possédés. On se comprend. Je le regarde se coller, virer mes fringues jusqu'à me laisser en chemise, j'électrise mes doigts contre sa peau. Mon sourire s'aggrandit, l'ivresse sonne la charge. Ses lunettes partent en orbite et me laisse apprécier la foudre de ses yeux. Sauvage. Sauvage. Sauvage. Un rire profond me secoue, comme un tremblement de terre. J'entends des cris mais ils sont loins, tellement loins de nous qu'on est sur un autre continent. On danse sans plus chercher à croire que le monde réel existe. L'univers, c'est nous. Nos corps qui s'entrechoquent, sa langue contre la mienne, l'énergie furibonde qui parcourt nos salives entremêlées.

Sa langue rape ma joue, il rit.

Un gamin.

Je l'attire par la taille, le plaque à moi comme si nos bassins avaient fusionnés et ne m'emmerde pas de bienséances absurdes. Elles n'ont pas court ici. On s'tourne pas autour, on se mélange, mes mains finissent son cou qui finit ma bouche dont mes dents viennent chercher sa lèvre. Sa bouche à lui, finit ailleurs, sa main contre mon corps. Eletrique, choc. Trou noir. On s'aspire l'un l'autre, on danse. On repousse ceux qui ne sont pas invité. Rien à foutre. Fallait penser à être aussi acéré que lui avant. Il a toute mon attention. On a plus de limites. Destination n'importe où du moment que ça dézingue.
Une fille tente de s'imposer entre nous, ma rencontre la dégage sans même la voir. En rythme, seuls au monde. Lui et moi, dans une tornade foudroyante. On est des putains de dieux, inarretables, merveilleux.

Silence.

Ma rencontre a l'air au bord de tout peter jusqu'à croiser mon regard, il éclate d'un rire sarcastique alors que je fulmine autant que lui. Il me tire une risette avant que l'idée lumineuse me frappe. Je l'entraine. Il me suit, la bouteille passe d'une main à l'autre jusqu'à ce qu'il me retourne pour m'insuffler une lampée. Ca coule partout et ça coule d'autant que je ricane comme un gamin. J'avale sans réfléchir à l'état de ma chemise, sans réfléchir à quoique ce soit. C'est juste fendard. Dégueulasse et fabuleux. Il s'écarte ma cravate dans ses mains. Mon sourcil se hausse en réponse aux siens.

T'es cap ou t'es pas cap ?

Il s'évade et je le rattrape, on glisse jusqu'à une entrée d'entrepôt. Je le plaque, je glisse mais mains contre sa peau, la tate, l'explore. J'y laisse glisser mes ongles à l'occasion. On verra bien si ça plait. On verra bien s'il est si sauvage que ça. On glisse doucement jusqu'à la Rave. Il exulte et j'en profite pour venir gouter son cou une nouvelle fois. On entre. Zéro difficulté. Il a ma cravate Dior entre les dents et j'éclate de rire. Qu'est-ce que j'm'en fous du prix de ce truc. C'est rien comparer aux promesses d'ivresse de ce bel inconnu.

La musique force mon cœur à un rythme cardiaque épileptique, ça tombe bien, on y était presque déjà. Il se déssape et j'profite du moment pour lui chourrer sa ceinture. Lui aussi s'en bat, ce qu'on va perdre dans cette rave sera probablement à jamais perdu. Rien à foutre. J'veux de la lave dans mes veines, la fusion complète. J'veux éclater, vriller jusqu'à ce que j'en puisse plus. C'est pas comme si je pouvais crever.

Les mouvements de ma cravate accrochent mon regard et me font monté encore plus haut. Il m'étrangle à peine, me nargue, reste juste à distance pour me rendre fou. Mon sourire se fait carnassier.

Ah ouais, tu veux jouer à ça ?

La soie glisse sur mon cou comme un rêve, j'm'en fous, j'veux qu'il l'habille, lui. Y a mille options pour ça et actuellement, elles me vont toutes. Je défais le bouton de mes manches, les remonte sèchement. Je le regarde reculer dans la foule, la cravate qui effleure sa peau au rythme effréné des basses. Nos regards sont verrouillés l'un sur l'autre. Son cri, je le perçois haut et clair et une risette bestiale se dessine sur ma trogne, je me mets en mouvement.

J'me rapproche, le laisse mener la danse et me laisse happer par la foule. Je louvoie. Je disparais, le regarde danser de loin pour réapparaitre dans son dos. Je l'attrappe et le plaque contre moi, me contente de gronder dans son oreille. Pas besoin de souiller notre communion de paroles inutiles. Je les mets dans son dos et mord sa clavicule juste ce qu'il faut pour laisser une belle marque de dents. Je lape son oreille. Éclats de rire. Je le retourne, plonge dans son regard à pieds joints.

On glisse, on s'étreint. La chaleur est étouffante et je réalise en voulant l'enlever que j'ai déjà plus de chemise. J'me retrouve comme un con et rit comme un gamin. J'l'entraine doucement.

Tu veux du son ? Attends, t'inquiète, je gère.

On se retrouve face au mur de son. Temple d'enceintes, crachant des décibels comme les nuages de la pluie. Tout en haut, la prétresse de la soirée mixe enfin comme il faut pour qu'on se déchaine. Mon corps se meut presque contre la volonté de mon cerveau. Je danse, j'agrippe, j'glisse ma langue dans les moindres recoins que ma rencontre me tend. J'm'écarte, je la détaille et écarte les bras d'un air malicieux, bestial. Bah, alors... que je la nargue... C'est tout ce que t'as à me montrer... ?

Vitesse supérieur ? quand tu veux.
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MessageSujet: Re: Rencontre sauvage ft. Ciulin   Lun 4 Juin - 13:03

Souffle. Hargne. Rage.
Regarde-moi ! Regarde-moi j'te dis ! Tu peux plus rien voir d'autres, tu l'sais.
Il est là, il approche, panthère qui se délecte par avance de sa proie. Démarche féline qui me fout la grêle à fleur de derme. L'attente fait grimper l'envie. Collision ! Ses larges mains sur moi, j'en tremble ! Sa morsure m'exalte, me cambre. Couinement de plaisir, sans dignité aucune, déjà jetée aux orties.  Mes doigts partent à la renverse, attrape à pleine poigne sa chevelure trop bien peignée, tire. Violence.

Encore !

Son haleine alcoolisée contre mon lobe, son rire.... De délicieuses insultes qui font péter mon peu de charnières. Inondation. Je tourbillonne, m'arrime à cette saloperie de chemise de grand couturier. Je la déchire sans autre forme de procès. Elle pend en lambeaux misérables à sa ceinture. Tu n'a pas besoin soin de ça ! Tu as juste besoin de moi et des parures que je veux creuser dans ta peau.
Houle du bassin. Soubresauts à la lisière de chaque nerf.
Révolte du corps.
J'enfonce mes ongles profondément  la chair de ses omoplates. Le sang perle, trace des sillons. J'empoigne ses fesses sans douceur, en montrant les dents.

Je veux !
Je veux exploser, en million de particules, Pourrir le cosmos de ma carne, déstructuration cosmique. BIG BANG !
Je veux !
Je veux que tu appuies sur le détonateur, que tu m'écartèles, que je ne sente plus rien, juste la montée électrique de ta sève contre la mienne.
J'm'enfous.
Bouffe-moi !
Baise-moi !
Ne laisse-rien, même pas les os !

Le son des basses m’enivre, me porte à ébullition. Plus fort ! Plus fort ! Secoue-moi ! Rends moi à la poussière ! Mon danseur aux yeux de poignard écarte mes bras sur mon torse nu, lardé des marques qu'il m'a laissées, et de cicatrice plus anciennes, plus profondes sous les tatouages maintes fois redessinés.
Je me dégage, brusque, provocation à l'affût. Mon regard l'empale. Je me jette sur lui en charognarde, déboutonnant son pantalon. Les couture craquent et gémissent. Le voir dans son état me tire un rire de gorge malicieux. Ce ne sont pas ses clés. Je l'attire à moi. La musique nous malmène, nous pilonne, nous rend moins précis. Je fais glisser la fermeture éclair de mon jean, dévoilant l'inédit.

Surpris ?

Je ne lui laisse pas le temps de réfléchir : je me hisse à ses épaules, saute presque à le faire chavirer, mes cuisses serrées contre sa taille. Regard meurtrier. Il entre en moi sans manière et sans difficulté. A quoi bon les préliminaires ?
Une longue plainte filtre à mes lèvres, yeux mis clos, suivi d'un rire qui vrille nos tympans et couvre presque le beat.

Des regrets ?
Moi, pas.
Et maintenant, bel enfoiré, tu danses ou tu meurs ?
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MessageSujet: Re: Rencontre sauvage ft. Ciulin   Sam 16 Juin - 13:19

C'est plus une danse, c'est une chasse. Une histoire de prédateurs. Un traque entre deux animaux dangereux, prêt à s'écharper de la meilleur des manières. J'arrête pas de sourire, mes canines pointent comme si j'étais un vampire. Je me rapproche de lui en cercles concentriques jusqu'à l'atteindre. Ma proie qui me prédate sans aucune retenue. Alors que je m'amuse bien à lui laisser quelques marques, elle se dégage en tirant mes cheveux, ça m'arrache un grondement et un sourire insolent, mon regard le cherche, le titille, tandis que j'occupe mes mains à lui rendre sa violence délicieuse. Ma chemise tombe en ruine, j'me fais la réflexion que c'est putain de sexy. J'ai pas envie qu'il s'arrête en si bon chemin. Je prend un faux air choqué, éclate de rire et le rapproche de moi, ses ongles laissent une sensation délicieuse dans ma peau. J'en frissonne, je vibre et lui rend ses caresses, sans retenue.

Il montre les dents, je viens bouffer ses lèvres, j'dévore encore et encore jusqu'à venir chercher son cou, son omoplate. Je laisse un sillon de taches sombres, un genre de chemin de plaisir débridé. Monsieur et Madame tout-le-monde sont en train de crevé tellement on est en orbite, tellement c'est bon.

Je le chope, l'immobilise sans grandes ambitions. Il se dégage, me toise et me saute dessus. Je le réceptionne in extremis, nous maintient dans un équilibre précaire, mon pantalon s'ouvre comme par magie et hurle son mécontentement et sa souffrance. Rire de mon beau. Un rire satisfait, amusé. Je le laisse faire en souriant. Il ouvre son fute et là.


Moment de flottement. Une seconde s'écoule. Un prince démon passe.

Je pars en fou rire presque immédiatement. Putain, je m'y attendais pas à celle-là. Je receptionne ma rencontre surprise et la maintiens. Le maintient ? J'ai des conversations avec ma nièce qui me reviennent, je les esquives. Je ris comme un gros con et j'arrive plus à m'arrêter, ça m'empèche pas d'en profiter pour me faufiller en elle. La longue plainte et le rire qui suivent ça me font cabaner encore plus. Je continue mon petit manège, la planquant contre une enceinte. J'y vais sans cérémonie, sans retenue. On est pas là pour se découvrir. On est là pour s'envoyer en orbite, se faire réduire en cendres encore et encore jusqu'à ce que mort s'en suive. Je multiplie les coups de reins, j'engage dans des caresses violentes, je laisse ma trace, mes griffes, mes dents.

Une troisieme main se glisse sur le corps de ma découverte. Mon regard s'électrise, menaçant. J'ai pas envie de partager. T'as pas voulu jouer, looser, t'as pas le droit d'y toucher. Ce soir, c'est moi et ma découverte. Moi et lui, elle, iel, comme il veut, j'suis prêt à l'appeler comme il veut. N'importe quand. Le mec qui se permet l'intrusion se prend un poing bien senti qui le sonne si fort qu'il se vautre. Mon sourire s'aggrandit. Putain, ça fait du bien. Je regarde ma découverte, le regard perçant, chope sa nuque et oblige son corps à des postures impossibles. J'envahis, je sais qu'on me rendra l'appareil. Je cherche pas la délicatesse, je violente, juste pour le jeu. J'insinue ma langue et ponctue chaques marques sur son corps d'un coup de rein appuyé. Je l'allonge pas. Je le cache pas. J'l'expose à la foule.

Regardez, bande de paysans. Regardez, putain, ce que c'est que la puissance, la sauvagerie. On se donne en spectacle et si on nous regarde, j'considère que personne n'a le droit à plus. Pour baiser comme ça, avec une découverte pareille faut avoir réussi à jongler pour trouver le parfait mélange : violence et folie. Séduction et sauvagerie. Alors pas touche parce que personne ne nous vaut.

Ce soir, c'est nous les rois du mondes et vous êtes tous des putains de bouseux.
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MessageSujet: Re: Rencontre sauvage ft. Ciulin   Lun 18 Juin - 9:02

Ces pulsations, cette frénésie cardiaque ne sont pas miennes. Mon Danseur vibre en moi, au plus profond de mes chairs, sans se décontenancer le moins du monde de la surprise sous le papier cadeau. Son rire me fait vriller. Excitation sublime. L'enceinte me râpe le dos, y trouillote son empreinte, alors qu'il pilonne au marteau-piqueur. Prise en tenaille avec le martèlement des basses. Mec, depuis quand t'as pas tiré ton coup ? Chuis exceptionnelle, j'avoue !
Je plante mes ongles profond dans son dos, au harpon. Le sang coule, poisse. Poussée stratosphérique. Glapissements sans dignité. Ivresse. Je suis en train de monter trop vite.  Bref moment de panique. Mes dents déchirent le derme de son cou, je joue des poings, lui fait des bleus. Attends ! Attends ! J'veux pas que ça s'arrête !

Il ralentit la cadence.

Je distingue vaguement pourquoi lorsque son attention se détourne de moi pour fusiller un invité non désiré. Sa jalousie galvanise sa sanguinité. Le gnon file vers le pif du pauvre gars et je me renverse à demi sous la puissance d'un premier et primitif orgasme. J'ai un rire rauque en me rattrapant à mon beau salaud. Mes hanches tremblent entre ses mains. Je lui attrape la joue pour le ramener à moi, le verrouiller à mon regard. Seule douceur dans cet océan de brutalité
Sourire requin.
Oublie-le.
Je suis là, moi.
Tu m'as là !
Profite... Pour ce soir, t'as gagné le jackpot !


Je scelle le deal d'un baiser aqueux.

Je remonte à l'échafaud, ondule. Rictus carnassier. Baise-moi, rassasie-moi ou je te tue ! La cravate qui ballote toujours sur mes clavicules s’amarre à une poutre métallique au plafond où clignotent plusieurs spots colorés. Suspension. Mon prédateur me retourne avec entrain alors que mes poignets s'enlacent à la soie. Offrande à la foule. Picotement exquis du voyeurisme. J'en ai tellement rien à foutre de tous ces cons ! Je ris à gorge déployée.
Furie.
La Danse reprend. Cambrure de rein à chaque brusquerie. Gémissements et brûlure. Je perds l'équilibre. Je balance convulsivement un bras en arrière pour agripper son épaule, patauge dans la sueur, glisse. Je lacère sa joue de trois sillons rouge vif. Tête en arrière, ma langue agresse son lobe, taquine l'angle de sa mâchoire. Son poil dru gratte mes papilles. Sel, ripaille et adrénaline : c'est ça le gout des rois! Ma carcasse épouse ses coups de butoir à en crever. Je ris et je crie en même temps.
Me laisse pas ! Me laisse pas partir seule !
Envole-moi !


Qu'il ne reste rien de nous que cette image impériale !
Que l'on marque leurs faibles esprits du souffre des vainqueurs !

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MessageSujet: Re: Rencontre sauvage ft. Ciulin   Ven 29 Juin - 22:41

Violence et sexe. Délice et extase. Musique et cris. Ça continue d'exploser dans tous les sens. C'est plus un feu d'artifice, on est sur quelque chose de beaucoup plus gros. Des coups, des lacérations, des cris. Je les sens tous, au plus profond de moi. Des plaques tectoniques d'un désir subterrestre. Il s'impatiente, me frappe encore, mon coup du soir, mon rendez vous dans l'inconnu. Il est pas content, ça mord fort et ça me fait grogner de plaisir. Je ralentis le temps de chasser le manant. J'ai pas envie de briser notre alchimie. Elle est trop belle, trop sauvage. Elle engourdit mon cerveau habitué à tourner à plusieurs étages, à gérer tout en même temps. Je redeviens primaire, primale. Je redécouvre le sexe d'antan – violence, sans révérence, délicieusement consentie, délicieusement brutale. Y a comme un goût de maison dans le sel de sa peau, dans ses cris dépourvus de honte. Ma belle découverte a des airs de shamans en plein rituel, entre esprit et animal.
On ruisselle de partout, les fluides se mélangent pendant que je reprend mon empalement consciencieux. Je fais pas dans la dentelle et vu les dents qu'on me montre, je sais que c'est pas ce que tu cherches. T'attends que ça qu'on te violentes.

Grognements satisfaits, envie de plus. Les basses se font l'écho de mes coups de boutoir. Quand je frappe, ma trouvaille se renverse, je perçois le tremblement et ça me fait oublier tout les connards qui nous envie. J'ai le droit à un baiser qui rendraient fripon n'importe quel putain de curé. Rire gutturale. Je saisis sa mâchoire et lui rend avec une gourmandise non dissimulée, un rire de premier connard. J'adore. J'en veux encore. J'ai faim, j'ai faim, j'ai faim.

Suspension. Je l'offre au public. Je lui offre l’adrénaline d'être exposée. Je me fous pas mal de tout ces cons ce qui m'importe c'est de voir ma découverte se cambrer alors qu'on entame une danse toute nouvelle. Il rit comme un grand. Je lui laisse pas le temps de se reposer. Ca sert à rien. C'est maintenant qu'il faut tout vivre, tout donner, tout faire. Plus rien n'a d'importance. Son bras me chope, me griffe la joue et je ne m’empêche pas d'aller choper ses doigts rougis. Je les suce, le laisse s'approcher, lécher mon lobe. J'en frissonne putain. Au bord de la rupture, au bord d'entendre mon cœur s'arrêter net.

Je ris comme un sauvage. J'viens lécher son dos avant de laisser des empruntes de dents sur ses flancs. Je le soutiens par les fesses, ongles plantés. J'ai aucune envie d'être délicat. Ses rires et ses cris m'indiquent que ça lui convient. On est les rois du monde et c'est pas près de s'arrêter. J'le sens au bord. Y a pas que les basses qui me font vibrer, y a cette découverte impromptue qui se contrôle encore moins. Ca me donne des putains d'ailes et j'suis prêt à les cramer pour continuer encore un moment comme ça. Je lui épargne le classique du face à face. On est pas là pour jouer les romantiques mais je la fais descendre et son perchoir pour mieux préparer le bouquet final. C'est pas du cul, c'est une guerre nucléaire. J'en profite d'avoir mes mains pour jouer un peu, ma main se glisse tranquillement à l'endroit stratégique. Alors que mes dents viennent se jouer de la resistance de son cou une nouvelle fois. Je l'appuie une nouvelle fois contre les enceintes, ventre plaqué.

Tu voulais du son jusqu'à l'extase. Des vibrations jusqu'à en jouir. Aucun soucis, j'ai ça dans ma poche, toujours. J'espère qu'elle va se défendre, rendre ça interessant. J'suis prêt à frapper s'il faut et il s'est pas gêné vu les marbrures sur ma peau. Ma main claque contre sa peau sans même y penser, un doux rêve de violence passe. Chaque mouvements douloureux me stimule un peu plus.

Ce soir, on se désintègre jusqu'à n'être plus rien.
Ce soir, on jouit jusqu'à n'être que des plaies.

Demain n'existe pas. On a besoin que de maintenant. Allez, petite découverte. Surprends moi encore.
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MessageSujet: Re: Rencontre sauvage ft. Ciulin   Sam 30 Juin - 13:04

C'est une guerre nucléaire.
Radiance et obus criblent ma chair.

Bouffe ! BOUFFE ! BOUFFE !
Déchiquette moi en morceaux. Éviscère et abreuve-toi. Je suis la vie qui s’écoule en torrent. JE SUIS LE FRACAS! Repais-toi! C’est la Liberté que tu bois !
Moi, moi je goutte ton néant, la promesse du voile blanc. Réduis la distance, laisse moi l'atteindre, l'effleurer au moins. Sois pas chien !
La Négation.
Le  Rien.
Absolu viscérale qui me fait trembler les tissus. En dessous je suis liquide.
Éreinte-moi, vas-y ! Détruit et saccage ton du. Je suis l’apothéose, espèce d'enfoiré. Il y aura un avant et un après. Tiens-le toi pour dit !

Je hurle. Je glapis et je sue.
Je m'évapore en sel et en vices.
Adieux pensées noires ! Adieux contexte ! J'ai plus de nom. Ton vortex avale mon identité et mon histoire. Visse-moi jusqu'à la craquelure, l'usure, l'épave. Vrille-moi jusqu’au salut!

Je ne pense plus.

Particules désorganisées. Fondues.
Je ne suis ni passé, ni futur.
Je ne suis que ce présent que tu burines, que tu sculptes. Zèbre mon marbre ! Tu m'éborgnes; je t'aveugle ! Crève avec moi, enflure de ma hargne !
Viens ! VIENS ! VIENS !
Te disloquer sur mes reins.

Trouve ton chemin. appuie sur le détonateur. Là ! Libère l'Apocalypse !  Je te lacères les avant-bras jusqu’à ce que tu montes le son. Mon dos s'offre, mes reins se creusent, j'ai de moins en moins de force dans les cuisses. Je garde un équilibre précaires en plantant mes ongles dans la membrane vibrante des enceintes. Vibrato qui enflamme mes entrailles. Tu me redresses, me râpes contre le grillage de protection. Je brûle. Je m’enrobe dans tes bras, dans ta force, dans ta Faim. Je pose tes doigts sur ma gorge. SERS ! Je suffoque, plaisir du noyé qui happe la vie qui s'en va. Grandes goulées d'air. Vague après vague. Tiens la barre ! La nuque renversée sur ton épaule, je me perds dans les étoiles artificielles. Mes prunelle rétrécissent. Ma langue cherche à lécher le derme du plafond, un filet de salive à la commissure des lèvres.
J'exulte ma mort. Notre mort !
Je ne tomberais pas seule au front. Je t’entraîne. Tu es prisonnier , tu vas crever.

Contraction.

Lame de fond !
Libération !

Intime annihilation.


Et le blanc immaculé de la plaine....
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MessageSujet: Re: Rencontre sauvage ft. Ciulin   Lun 16 Juil - 23:38

La fusion est à son paroxysme. J'ai l'impression qu'on va exploser et je sens ma découverte qui tremble de fatigue, de plaisir contre moi. Plaqué, contorsionner. A bout.  On est à bout. On brûle encore plus fort avant de clamser et de s'évanouir dans un torrent merveilleux. Mes doigts sur sa gorge se serrent sous son injonction. J'ai fait ça des millions de fois mais là, ça prend une dimension shamanique. Je continue à m’éreinter sur ma proie pas si facile.
Elle a une mimique merveilleuse sur le visage. Sauvage, plus inarrêtable qu'un foutu tank lancé à vive allure. Elle fonce à toute vitesse et je lui colle littéralement au train, je la prend en main, l'envoie en orbite. Moi avec, cela dit. Ses contorsions, ses halètements, ses râles et ses cris bestiaux n'en finissent plus de me rendre dingue et j'arrive à la limite extrême de ce que je peux encore supporter avant le grand final et je vois bien qu'il est à bout. J'en gronde tandis que mes mains finissent scellées sur sa gorge, je feule, je m'enflamme.

Explosion de plaisir, ultime serrage de doigt. Ca m'a tué, je m'écroule à genoux et je l’entraîne avec moi. Inanimé. Je l'ai mis KO. La seule chose qui m'a permis de tenir, c'est que je suis un démon. J'éclate d'un rire épuisé et souffle comme un bœuf, j'suis éreinte. J'ai le cerveau qui tourne à mille à l'heure. Putain, j'aimerais faire plus, j'aimerais faire différemment. Cet humain-là, il a la hargne et il peut gérer des trucs qu'aucun humain ne gère. Et cette fusion, putain. C'était animal. J'en veux encore. Encore et encore et encore. Je montre les dents. J'hésite entre trouver une autre proie et laisser ma découverte ici mais mon regard tombe sur des yeux vicelards, pas le genre que j'ai envie de voir. Le genre qui me ramène sur terre directe. Ok. La fête est finie.

Je sais deux choses. Je ne sais pas qui est cet humain mais il m’intéresse beaucoup. Ils sont rares les humains de cette trempe. Ils sont du genre à briller fort mais à briller peu de temps. Dévoré par l'envie de trop plein, l'envie de liberté. Je renifle et essuie une larme du fou rire que je me suis tapé en m'effondrant. Je vérifie qu'on respire encore, quand même. Je jette un coup d'oeil autour de nous, repère Gregor dans la salle. Ce petit génie a réussi à récupérer une partie de nos fringues. Je lui fais signe d'approcher. Il en a vu des pires, des soirées du style. Après tout, je l'envoie surveiller Elie et les clubs qu'elle fréquente sont très différent. Je récupère les vêtements et dis simplement en recouvrant ma jolie et surprenante découverte.

-Amène la voiture devant. On le laisse pas là. Il rentre avec moi.


Hors de question de le laisser ici à la merci du premier venu, ça m'interesse pas. Je me lève, torse nu. Je le porte en prenant garde de ne pas le reveiller, de ne pas lui faire mal.

La bestialité, c'est fini pour ce soir. Maintenant, il est temps de le mettre dans un endroit sure et tranquille le temps qu'il se retape.

***

6h du mat, la grosse tête dans le cul. On est rentré et j'ai littéralement ronqué jusqu'au manoir. J'ai tellement dormi fort que je me suis bavé dessus comme un bleu. Gregor n'a rien dit, le brave, il s'est contenté d'un sourire mi-amusé, mimolette. J'ai bien compris que c'était pas son truc, tout ça. Avec sa petite fille, il est du genre papa posé et missionnaire, voyez. J'en suis pas là. Clairement. En tout cas, là. Le reveil me fait l'effet d'un coup de pied dans les miches à grand renfort de tongs à clous. Mon corps, lui, va parfaitement bien. J'ai plus une marque. Un des avantages d'être un démon. Ce genre de soirées laisse rarement de souvenir. Je me tire de mon lit à grand renfort de grognements et de protestation avant de filer sous la douche.
Une demi-heure plus tard, ma tête de golf et moi, on va se boire l'équivalent de huit litres de café. Pas de bruit dans le manoir, Riley n'est pas là ou elle dort et mon invité ne doit pas être plus réveillé, il était tellement dans les vapes que j'ai eu le temps de faire les premiers soins tranquillement et de le débarbouiller histoire d'éviter de choper je ne sais quelle maladies par manque de conscience. Je prépare le petit déjeuner tranquillement et m'occupe de mes affaires sans quitter la maison. Simone gère ce qu'il y a à gérer pour le moment. Pas de crises en perspectives.

Une ou deux heures s'écoulent et me voient passer de mon salon à la cuisine, aller dans la bibliothèque pour finir par retourner chercher du café. Là, un bruit. Je relève les yeux et souris. Bah dis donc, il est solide.

-Salut. Café ?


Je lui montre la cafetière avec un sourire amusé. Torse nu et vêtu d'un simple pantalon d'intérieur en lin léger, il ne me vient pas à l'esprit un seul instant que j'ai plus une marque sur le corps. Ou plutôt, que ce détail pourrait poser un quelconque problème. Je suis si con, parfois. Surtout quand ma bite parle à la place de ma tête.
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MessageSujet: Re: Rencontre sauvage ft. Ciulin   Ven 20 Juil - 12:13




Maybe I'm done?
Fade away like a memory
Maybe I'm done?
Lose yourself, feel the energy

I'm caught in the physical
How long can I keep on hanging on?



Si la définition de "Black Out" devait avoir une illustration on y collerait ma gueule présentement en photo. La tronche dans un oreiller en soie auréolé de ma bave, je me réveille la gueule ensuquée par un sommeil de brute. Je me redresse sur les coudes avec une pointe de douleur lancinante qui s'égaie dans le bas de mes reins. La lumière matinale est agréable, caresse ma peau lardée de mes caprices acrobatiques de la Nuit. Ces draps sont trop précieux pour être de ma connaissance. Et la pièce est trop grande et richement meublée pour ne pas que je m'en rapelle.

Rahat !
Chuis où ?


Je me souviens par bribes de mes extravagances nocturnes. De son regard. De son odeur. De son poids contre moi. Du monde qui vibre et explose. PUTAIN. DE. PIED. J'ai jamais connu de tel sommet d'abandon et pourtant j'ai niqué mon pesant de carcasses au cours de ma vie. C’est la première fois qu'on me laisse une impression aussi puissante au point que me le remémorer m'affole le palpitant et l'entre-cuisse. Je soulève le drap avec brusquerie pour constater que je suis lavée de frais, pansée et complètement nue.

- Ok.

J'ai rien senti. Je devais être sacrément dans coaltar.
Mes amants ont très rarement fait démonstration d'autant de sollicitude et de considération à mon égard. Ça me touche, un peu. Pas au point de rester plus longtemps. Faut pas déconner. Je me lève d'un mouvement vif... Et regrette aussitôt. Mes jambes cotonneuses flagellent et je manque de me vautrer.
Cul sur le lit.
Air hébété.
Envie de rire comme une débile.

Quand l'expression "J'me suis envoyée en l'air" prend tout son sens en terme de dislocation.

Je retente le coup, avec davantage de prudence. Puis, je pars courageusement en quête de mes fringues. Disparues. Y'a juste une espèce de descente de lit ou de peignoir en satin bleu roi brodé d'initiales.A.H.

- Okééé.....

Je vais avoir du mal à me tirer dans cette tenue. Je l'enfile sur mon corps de tige noueuse qui craque à chaque mouvement. Putain... Putain... Putain.... Si en terme de longueur son possesseur fait clairement la même taille, j'ai carrément pas les épaules pour remplir la voile. Le tissus glisse constamment sur l'une de mes épaules. Au bout de la troisième fois, je cesse de la rabattre tellement ça me fait chier et je pars en exploration.

La baraque est immense.
Y'a pas un chat.
Tout est silencieux.

Je trouve finalement le chemin des cuisines, obéissant à l'appel de mon estomac. Quand je passe l'encadrement de la porte c'est pour le voir, là, pépouse, un bouquin ou un journal à la main.( Je m'en tape un peu trop pour m'y attarder.) La lumière me pique encore les yeux et il brille un peu trop sur mes rétines.

- Salut. Café ?

Lorsque mes prunelles s'habituent un peu à la pièce, je remarque son regard bleu  -étrangement familier, absolument sublime- sa trombine de mec détendu et l’absence totale de séquelles de nos ébats, quand moi je suis une constellation d'ecchymoses et d'étoiles filantes gravées dans le rouge de ma chair.

- Ouais... S'pas d'refus.


Malgré mes nombreuses années sur le territoire, il y a toujours un semblant d'accent qui chante au fond de ma voix. Roumaine jusqu’à la moelle malgré ma naturalisation.

- Et un truc à bouffer si t'as. J'ai une dalle de fou.

Je trottine mollement dans mon peignoir, jusqu’au comptoir de la cuisine américaine. Je m'accoude pour me servir un mug ras la gueule de caféine bien noire.

- C'est la première fois que je t'entends parler.
Sourire en coin, œillade amusée. Il a une voix sexy de mec suave qui la joue beau prince. ca colle tellement avec le fric de tout le reste que ça me fait rire. C'est pas déplaisant.

Pas envie de me prendre la tête avec tes facultés hors norme de régénération et ce que ça peut impliquer.
Pas envie de déduire que t'as certainement du tomber sur mon tatouage de protection au milieu des autres qui me colorent le derme en me faisant la toilette.

Pas envie d'aller plus loin qu'une bonne baise et un café. Tu m'en voudra pas, hein ?
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MessageSujet: Re: Rencontre sauvage ft. Ciulin   Dim 29 Juil - 15:01

Y a un nabot dans mon peignoir. C'est la première chose que je me dis en voyant ma trouvaille descendre. J'ai envie de me marrer. Il a l'air tout paumé et j'imagine qu'il a du cavaler un moment avant de trouver la cuisine. La baraque est grande. Beaucoup plus que ce dont j'ai réellement besoin mais je l'aime bien. Je peux y cacher des choses et j'ai mon lot de souvenir à balader derrière moi. Mes murs en attestent : des vieilles haches, des vieilles épées... D'anciennes idoles de mes dieux. On est jamais loin de nos racines, on dirait.
L'épaule nu devant moi me donne des idées sublimes et je souris tranquillement. Hier, c'était quelque chose. C'était différent, exaltant. J'avoue qu'à le voir comme ça, j'ai très envie de remettre le couvert mais y a suffisamment d’ecchymoses et de lacérations pour le moment sur son épiderme. Il a les yeux rouges, il cligne. Ah oui, la lumière, un lendemain de cuite, c'est comme se coincer les doigts dans une porte. Ca pique. Il reste figer un moment. Je referme mon livre tranquillement et le pose. Je lui propose un café.

- Ouais... S'pas d'refus. Et un truc à bouffer si t'as. J'ai une dalle de fou.


Un accent un peu rocailleux, un peu chantant. Ca sent l'est. Je ne saurais pas dire où exactement mais lui non plus n'est pas originaire des Etats-Unis.

-Y a tout ce qu'il faut, sers toi.

Il trottine, se remplit une tasse de café, raz la gueule. Je peux pas m'empecher de sourire et de lancer.

-Si tu veux j'ai des bassines, si c'est trop petit.

Je rigole, je rigole mais j'ai vu le fond de ma tasse douze fois depuis ce matin, j'ai compté. On peut pas dire que je suis l'exemple même du mec dans la retenu.

- C'est la première fois que je t'entends parler. C'est pas déplaisant .

Je ris un peu, lui rend son regard amusé et prend un air peteux.

-Et ça colle si bien à mon image de marque. Peteux, magnifique et légèrement égocentré.

Je hausse les sourcils plusieurs fois et m'étire un peu. J'ai construit une identité et une façon de présenter que je maîtrise parfaitement et dans laquelle je me complais beaucoup. C'est plus facile d'être surprenant si on donne l'impression perpétuelle de péter plus haut que son cul et de se foutre de la gueule des autres. J'ai l'air d'un petit con pété de thune qui fait des caprices et c'est exactement ce que je laisse transparaître et ce que je suis la moitié du temps. Pour le reste ? Oh, vous savez, est-ce qu'on demande à Iron Man comment il pisse dans son armure ? Non. Exactement.

-C'est pas déplaisant non plus de t'entendre. Enfin … De t'entendre articuler des mots, s'entend. De l'Est, non ?

Je récupère une pomme que je croque tranquillement en le détaillant.

-Surpris que tu sois levé si tôt. Ca avait l'air mal barré.

Sourire de chat, attitude de gamin décomplexé. Sérieusement, ça fait du bien.
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MessageSujet: Re: Rencontre sauvage ft. Ciulin   Mar 31 Juil - 21:31

- Y a tout ce qu'il faut, sers toi.

C’est en effet copieux, l’opulence des tablées qui n'ont jamais connu la dalle à en avoir la gerbe. Viennoiseries, toast, pancakes, fruits, beurre, confiotes, jus... Je fais une razzia en attrapant une assiette au hasard sur laquelle j'empile à ne plus savoir que foutre. J'engloutis avec la rapidité des crevards, ceux qui savent que, de demain, il n'y aura peut-être pas. J'arrose de café. De beaucoup de café.

- Si tu veux j'ai des bassines, si c'est trop petit.
- Tu veux que je me lave les panards dans le kawa ?
que je balance en éclatant de rire. Et pour varier je me verse du jus-d'orange dans un verre.

Il continue de causer mon bel inconnu au regard de chat. Sa voix est suave, grave, flegmatique...

- Et ça colle si bien à mon image de marque. Peteux, magnifique et légèrement égocentré.
- Tu f'rais un très bon doubleur de porno, n'empêche ! Un très bon acteur, aussi.
- C'est pas déplaisant non plus de t'entendre. Enfin … De t'entendre articuler des mots, s'entend.
Je ponctue d'un ricanement en raclant le bocal de confiture de fraise avec l'index pour me le foutre à la bouche, en sucette. De l'Est, non ?
- Roumanie. 'Fais longtemps que j'y suis pas allé.
- Surpris que tu sois levé si tôt. Ça avait l'air mal barré.
- La faute à qui...?

Je me pourlèche la gueule en matou consommé. Claquement de langue sur palais. J'approche, peinarde dans mon trois-fois-rien de tissus, aimantée à ses prunelles.

- Une chance que j'dors pas beaucoup et que ch'sois doté d'une résilience hors du commun.
Je plante les dents dans sa pomme. J'ai déjà croqué le fruit défendu cette nuit. ... *scrontch*... Mais ça t'arrive pas... Avale... A la cheville !

Je le nargue d'un sourire où s'épingle malice et envie.

- Chuppose que je dois te remercier pour... Je me désigne d'un geste vague, les sparadraps, l'odeur de baume antalgique, même ce peignoir trop grand... Tout ça.

Je ne le touche pas mais nous sommes suffisamment près pour respirer le même oxygène à pleine bouche. Je le lorgne, sa musculature entretenue, son torse galbé, son absence de la moindre marque, sa mâchoire carrée, sa barbichette d'un négligé étudié, et ses yeux. Ses yeux  trop bleus.

- Ciulin, que je balance finalement en penchant la tête sur le coté, comme si je l'avais jugé digne de pouvoir l'entendre. Ciulin Mari, c'est mon nom. Vaste sourire. Et toi, homme "péteux, magnifique et légèrement égocentré." ?

Et qui, confiture sur la tartine, baise comme un dieu ?
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MessageSujet: Re: Rencontre sauvage ft. Ciulin   Dim 19 Aoû - 14:26

- Tu veux que je me lave les panards dans le kawa ?

De l'humour, c'était toujours bon à prendre. En plus, vu ce qu'il vient de s'envoyer en café, c'est pas un bain de pieds qu'il lui faut, c'est une intraveineuse. Je le regarde manger comme un crève la faim et j'imagine que ça doit être le cas. On a pas l'énergie de la destruction comme il a en ayant une vie simple et à moins d'être un démon éternel qui a perdu la notion de temps comme moi, c'est que y a plusieurs choses à régler. Je le laisse dévorer tout ça en le détaillant. Il croit que je le vois pas faire son contrariant en buvant du jus d'orange. J'entretiens la conversation en buvant tranquillement un énième café.

- Tu f'rais un très bon doubleur de porno, n'empêche !

Je ricane un peu et hoche la tête.

-Ca serait fendard d'essayer ça. Déjà tester le porno tout court, pas aussi exaltant que ce que les juteurs compulsifs pensent.

Je lui lance un sourire félin, mes yeux plissés. J'arrange un pli imaginaire sur ma chemise pendant qu'il lèche son doigt. Il joue les petits allumeurs, pas de soucis mais pas dit qu'il tienne la route sans décéder pour de bon, ce matin. Il me confirme qu'il vient de l'est, Roumanie. Déjà fait un tour, y a très longtemps de ça, trop longtemps pour lui faire part de ce voyage. Je lui fais par de ma surprise quant à son reveil pas trop tardif.

- La faute à qui...?

Qu'il me sort en s'approchant et en se lechant les lèvres. S'il cherche à m'allumer, c'est de toute façon déjà bien  parti. Il me quitte pas des yeux et moi non plus, serein.

- Une chance que j'dors pas beaucoup et que ch'sois doté d'une résilience hors du commun.
... Mais ça t'arrive pas...  A la cheville !


Nouveau rire de ma part, je vois bien son sourire et je comprend très vite ce qu'il veut dire cependant... même si j'ai très envie de remettre le couvert et malgré sa résilience hors du commun et la mienne. La sienne ne lui permettra pas un autre tour de rodéo sans que ça se finisse aux urgences et... Comment dire. J'aimerais éviter ça.

-J'ai déjà dit que j'étais fabuleux, non ?


Je lui lance un petit clin d'oeil malicieux et il est proche, tellement proche que je sens l'odeur de café qui exhale de sa bouche, le desinfectant et l'electricité qui est toujours présente. J'envisage un moment de remette le couvert sur cette foutue table mais les marques me rappellent à l'ordre.

-Chuppose que je dois te remercier pour... Tout ça.

Je hausse les épaules et prend le temps de suivre son mouvement de main avant d'afficher un sourire appuyé.

-C'est la nature qu'il faut remercier pour ça. J'sais que je suis bourré de talents mais rendre les gens aussi fantastiques, j'ai pas encore trouvé comment.

Je ne retiens pas le rire de gamin qui me vient. Je sais bien qu'il ne parlait pas de ça mais je considère ça comme normal. Il me détaille à nouveau et je le laisse faire calmement puis enfin, il me donne son nom.

-Ciulin Mari, c'est mon nom. Et toi, homme « péteux, magnifique et légèrement égocentré » ?

Je souris et prend un air faussement outré, main sur le torse.

- Oh ! Tu as oublié meilleur coup de la terre, je crie au scandale, j'te préviens.


Je ris un peu. Ce que je peux être con parfois.

-Joli nom, pas commun dans le coin. Asmodée. Asmodée Hallsonar.

Allez savoir si c'est encore ma bite qui parle pour moi mais j'arrive pas à comprendre pourquoi je lui ai pas dit Baltasar comme je dis à tout les connards de la terre. Ca va être perturbant, cette histoire... Ou pas vraiment, d'ailleurs...

-On est clairement pas à cinq minutes près mais est-ce que tu voudras que je te dépose quelque part ?


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Rencontre sauvage ft. Ciulin

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