Revenir en haut Aller en bas



 
AccueilAccueil  TWITTERTWITTER  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

on vous invite à privilégier les fantômes et les petits humaiiiiiiins
nous sommes présentement en automne 2017 (septembre, octobre, novembre) I love you
RH célèbre ses deux ans ! merci à tous, on vous aime !

Partagez | .
 

 choke on sun, (mayford)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Auteur
Message
avatar
human ○ drink the water
— administratrice —
messages : 329
double-compte(s) : eli, tadhgán, sylvia, ichabod, ismael, janek, fiona.
crédits : avatar (c) hallows (<3). – signature (c) imagine dragons, whi.
MessageSujet: choke on sun, (mayford)   Mer 13 Juin - 22:13

▼▲▼

Après tout, pourquoi pas ?

Toute la journée, la question lui avait trotté au fond de la tête. Il savait que son père ne travaillait pas, et passerait volontiers la journée à s'occuper de ses petits enfants. Agnes avait exceptionnellement dispensé son fils du camp de jour pour lui permettre de rester avec ses cousins, et comptait profiter de sa propre après-midi de congé pour passer du temps avec son père, ses neveux et son frère. Frère auquel elle avait rapidement fait comprendre que c'était le moment parfait pour une pause. Une heure ou deux, loin de tout et de tout le monde. Seul. Les enfants survivraient. Stephanie et Laura seraient là pour s'assurer que Leonard Junior ne serait pas trop bouleversé par l'absence du repère de son père. Tout irait bien. Tout irait bien.

Alors, il avait accepté l'offre. Avait pris ses clés de voiture et était sorti. Passant à côté du véhicule sans même y monter. Laissant ses pieds le guider hors de la zone résidentielle. Le soleil lui tapant sur la nuque, et le courant d'air frais qui circulait depuis le début de la matinée régulant sa température corporelle. Il lui faudrait prendre garde à l'insolation. Mais ce n'était pas pour l'inquiéter. Pas encore, à tout le moins.

La première demi-heure, il ne s'était pas posé de questions. S'était contenté de marcher, de traverser les rues et de laisser son regard vagabonder vers les passants. Son téléphone au fond de sa poche, conscient qu'il lui faudrait probablement attraper un taxi pour rentrer. Il s'était dit qu'il pourrait ramener de quoi manger, en dédommagement de l'après-midi qu'on lui avait laissé pour s'éclipser. L'idée se frayait un chemin dans ses pensées, alors qu'il se demandait ce qu'il aurait pu ramener. Et, simplement, la réponse avait trouvé sa place, lui tirant au passage un sourire qu'il n'avait pu ravaler : un dessert. Un dessert de la même confection que son gâteau d'anniversaire, que l'entièreté de la famille avait dévoré à belles dents. Un dessert.

Il avait forcé son sourire à retomber. S'était pincé les lèvres pour ne pas le laisser déborder. Prenant cette fois une direction bien précise. Après tout, pourquoi pas ? Il avait aimé le gâteau qu'elle avait fait, et était curieux de savoir quelles autres délices elle avait au fond de sa manche. Et par-dessus tout, il avait aimé sa présence. Aimé sa douceur, aimé son sourire. Ne s'était pas gêné pour le laisser sentir — pas plus qu'il ne le faisait par le passé, à chaque fois qu'une fille lui plaisait. Même si cette fois, c'était différent. Cette fois, il y avait le trou au fond de sa poitrine, et les alliances rangées dans le tiroir de sa table de chevet, à Edmonton. Il aurait pu hésiter. Aurait pu se sentir creusé par le doute, rongé par l'absence d'Adeline. Mais ça faisait deux ans. Deux ans qu'il ne s'était plus retrouvé à sourire à la pensée d'une femme. Deux ans qu'il vivait enfermé dans son travail, enfermé dans sa vie de père célibataire surmené. Deux ans qu'il méritait de tourner la page. Et rendre visite à un sourire qui lui réchauffait le coeur n'engageait à rien. Rien d'autre que de lui acheter un dessert, et de la remercier pour celui avec lequel elle avait illuminé son anniversaire.

Il pousse doucement la porte, et la clochette tinte. Ses yeux qui s'orientent immédiatement vers le comptoir. Elle n'y est pas. Mais un mouvement rapide, au niveau des petites tables dressées dans l'espace café du commerce, attire son attention. Et alors, sans qu'il ne puisse l'en empêcher, le sourire revient. « Hi. » Simple, poli. Le regard animé d'une petite lueur de joie, d'ainsi la revoir. Et il ne se ment pas, Leonard — elle lui plait autant que dans son souvenir. Autant que la première fois qu'il a croisé son regard. C'était vraiment arrivé. Il ne l'avait pas rêvée. « I'm back. » Ça fait quelques jours de ça, déjà. Et il espère qu'elle se souvient de lui — espère qu'il ne passera pas pour un parfait idiot. Si c'était le cas, tant pis. On n'avait de toute manière qu'une vie. « I have to say, I loved your cake. Like, way too much for my own good. » Just wanted to tell you in person. Son sourire toujours bien installé sur les traits, les mains retournées au fond des poches, il jette un coup d'oeil à la vitrine. « So I was hoping I could try a new one, y'know. » Il se penche un peu, pour observer les pâtisseries qui y attendent, sagement alignées. Le choix sera difficile, il le sent déjà. Long, aussi, avec un peu de chance. « Do you really make all these ? » Agréablement surpris par la variété, et par la qualité qu'il ne savait pas uniquement visuelle. Son regard retourne vers la propriétaire des lieux. Son sourire un peu retombé, mais son regard plus doux et curieux encore que lorsqu'il était entré.

Après tout, pourquoi pas ?

(c) blue walrus

_________________
Everybody waiting for the fall of man, Everybody praying for the end of times, Everybody hoping they could be the one. I was born to run, I was born for this. ✵ ✵ ✵

keur keur :
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
paranormal ○ walk the line
messages : 149
double-compte(s) : alecto, la petite peste / merrill, la cinnamon roll & thomas le grincheux.
crédits : the riddler (avatar), myself (sign), writing's on the wall/sofia karlberg (lyrics)
MessageSujet: Re: choke on sun, (mayford)   Sam 16 Juin - 21:34

-----------------------------------
(and i thought that i was so used
at being alone, yet not until you stared
in my eyes and made me feel as if i was
already home.
)

crédits; tumblr - w/leonard

Blackwater Falls dort encore quand la douce pâtissière ouvre les yeux. Une nuit aux rêves silencieux, rare sommeil ne l'ayant pas accablée de souvenirs traumatisants. Elle aurait pu en profiter pour dormir plus lentement pour bien se reposer mais le devoir l'appel. Bientôt, les travailleurs vont aussi ouvrir les yeux et foncer chez la Standford pour une délicieuse tasse de café frais. La belle prend donc une douche rapidement, ne prend même pas la peine de déjeuner et descend au rez-de-chaussée. Le signe "ouvert" bien affiché, les machines s'activent et bientôt, l'odeur si particulière du café empli la petite salle à manger. Les quelques tables sont propres, il ne manque plus que les clients. Et rapidement, ils arrivent. Jane les salue tous d'un timide sourire et de son service posé. Quelques-uns boivent leur café à l'une des tables et pendant qu'ils lisent le journal, Jane prépare une montagne de délices sucrés. Les minutes, puis les heures passent. Les gens vont et viennent, tout comme la pâtissière qui ne s'arrête pas. Travaillante et désireuse d'offrir toujours un bon service. Petite routine à laquelle elle est habituée. Voilà des années que ses journées se ressemblent toutes. Un quotidien posé qui lui convient très bien. Car seule avec ses gâteaux, elle ne risque pas de faire de mal à personne.

Quand la cloche de la petite boutique résonne annonçant un nouveau client, Jane quitte l'arrière-boutique. Couverte de farine des pieds à la tête, elle essaie du mieux qu'elle peut de paraître présentable. Et elle y aurait mis plus d'effort si elle avait réalisé avant qui s'approche. C'est lui -- Leonard, si elle se rappelle bien le nom que portait la commande qu'il était venu chercher. Elle doit avoir fière allure ; les cheveux en bataille, le tablier de travers et les jeans troués. Même si le coeur se met à s'emballer, la belle tâche de rester professionnelle. Elle lui sourit alors qu'il avance vers elle et le comptoir. Et l'air ravi qu'il affiche a l'effet d'un poignard dans le dos. Inattendu, électrique, paralysant. Fatal. Parmi tous ses clients à l'air morose, y'a Leonard et ses airs chaleureux qui ne peuvent que réchauffer son coeur trop souvent caché dans l'ombre. « Hi. Leonard, right ? » Oui, elle se souvient du prénom mais surtout du sourire. Lumineux, contagieux. Et dangereux, aussi. Dangereux parce que pendant quelques secondes, elle se sent bien. Heureuse en sa présence dès l'instant où il est entré dans sa boutique la première fois.

Chaque fois qu'elle avait été ainsi heureuse, le bonheur lui était cruellement arraché. Maudite, peut-être ? C'est la seule explication. Il est donc hors de question d'entraîner le charmant client dans sa misère. Mais alors pourquoi est-elle incapable de s'débarrasser du doux sourire plaqué sur son visage. « I'm glad you liked it. And yes I do. » Si elle n'arrête pas de lui sourire bêtement de la sorte, son visage risque d'être figé dans la même expression pour toujours. Elle reprend donc du mieux qu'elle peut ses esprits et lui présente les montagnes de sucre derrière la vitre du comptoir. « Let's see... I made an apple pie this morning, one of my favorites. Otherwise, I have some Black Forest left, brownies, or mille-feuilles. Ordinary, there are the first to go. » À cette heure, les clients ont pratiquement vidé tout ce qu'elle a préparé mais ses derniers temps, les rues sont plus tranquilles. Journée occupée, mais pas autant qu'à l'ordinaire. Elle a donc encore une grande variété de produits à lui présenter. Et s'il lui en reste, elle sait ce qu'elle aura pour dessert dans la soirée. « Would you like a coffee, too ? On the house, of course. » Sans attendre de réponse, elle attrape la cafétière et commence à verser une tasse. Elle marque une pause et l'observe.

Hésitante, elle se mord la lèvre. Déchirée entre l'envie de fuir les lieux à toutes jambes et le besoin de contempler ce sourire. Aussi longtemps que possible. Elle ne veut pas le voir partir manger et boire son café seul à une table. Ce serait pour le mieux, mais elle n'arrive pas à retourner à ses autres tâches. Elle reste auprès de lui et glisse la tasse dans sa direction. « Are you new in town ? » En temps normal, elle peut reconnaître les visages de tous les habitants de ce petit coin de pays. Les touristes sont aussi faciles à reconnaître, l'appareil photo au cou, ne passant par la boutique qu'une seule fois. Mais le voilà de retour alors peut-être vient-il de s'installer en ville. Intriguée. Fascinée. Et curieuse alors qu'elle sait ce que ça pourrait entraîner. Au fond, il est peut-être déjà trop tard... Agacée par le comptoir qui les séparent, elle sait pourtant que c'est pour le mieux et dans un automatisme, elle se met à nettoyer la surface pourtant déjà très propre. Unique échappatoire pour ne pas continuer à s'perdre dans ces yeux noisettes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
human ○ drink the water
— administratrice —
messages : 329
double-compte(s) : eli, tadhgán, sylvia, ichabod, ismael, janek, fiona.
crédits : avatar (c) hallows (<3). – signature (c) imagine dragons, whi.
MessageSujet: Re: choke on sun, (mayford)   Lun 18 Juin - 18:01

« Leonard, yes. Jane, is that right ? » Au moins, elle se souvient de son prénom. C’est un début. Un début qui, il ne peut le nier, entretient le sourire qui s’est posé sur ses traits et qui ne semble plus vouloir les quitter. Et elle sourit, elle aussi. Essaie de se contenir, mais n’y parvient pas plus que lui. Les cœurs qui battent à l’unisson, alors que les âmes ne se connaissent même pas encore. Une douceur que le Mayfair ne peut nier. Douceur qui transporte ses pensées dans un monde plus calme qu’à l’ordinaire. Calme, après les jours, les mois, à s’inquiéter. À courir, et à ne jamais accepter l’idée qu’il lui fallait se reposer. Mais là, il le pouvait. Pouvait être seul, et aller où il le voulait. Sourire à Jane, si l’envie lui prenait. Et même si sa discussion avec Riley restait blottie dans un coin de son esprit, il ne la sentait pas venir à l’encontre de cet instant. À l’encontre ces sourires doux et de ces mots polis, presque trop innocents pour l’être vraiment.

Elle lui présente ses pâtisseries, et il laisse ses yeux se vriller sur l’étalage. Les force à ne pas remonter vers le joli minois, dont la voix calme le conforte dans l’idée d’être là. Ce n’était peut-être pas une bonne idée, mais il s’en moquait. L’espace d’un instant, il voulait oublier qu’il vivait à Edmonton. Qu’il n’était là que pour une semaine ou deux, et que ce simple fait le pousserait à avorter tout rapprochement dans l’œuf. Pendant ce moment, ce tout petit moment, il voulait croire qu’il y avait le droit. Croire que le destin n’était pas mal fait, et qu’il pouvait approcher Jane en toute impunité. Cœur soudainement redevenu adolescent. « Wow. That’s really impressive. » Ses yeux parcourent les sucreries, tandis qu’une petite moue d’hésitation passe sur ses traits. Son sourire s’en retrouve diminué ; pas pour longtemps, pourtant. Lorsqu’il se redresse, c’est pour le laisser revenir de plus belle. « Alright, now I think I know even less what I want to get. » Il a un léger rire. Tenté par tout, et sa dent sucrée qui l’attire irrésistiblement vers la vitrine. « Would you like a coffee, too ? On the house, of course. » Elle n’attend pas avant de le servir, et il n’attend pas avant de laisser son sourire s’élargir. « Well, if it’s on the house... » Et alors qu’elle concentre son attention sur la tasse de café, il laisse son regard dériver sur la boutique. En apprécier la décoration, la disposition simple des meubles. Et, à nouveau, les pâtisseries alignées dans le petit comptoir vitré devant lui. Il pèse ses options, cherche ce qui pourrait plaire le plus à la fois aux enfants et aux grands. Le sourire toujours accroché aux lèvres, sans qu’il ne le remarque vraiment. Il a les mains au fond des poches de sa veste, et les yeux qui reflètent les calculs de son esprit. Calculs dont elle vient le tirer rapidement, en poussant la tasse sur le petit comptoir, et en reprenant la parole. « Are you new in town ? » Il relève la tête, arraché à ses pensées. Bat rapidement des cils, dans un effort de se reconnecter à la réalité. Puis, après une seconde à imprimer la question qu’on venait de lui poser, il répond. « Oh, no, not at all. » Son sourire qui s’élargit. Un haussement d’épaules léger. « I grew up here, actually. I don’t live here anymore, but I come back to spend holidays with my family, once in a while. » Il remarque la tasse de café posée sur le comptoir, et tend la main pour l’approcher de lui. « Thanks for the coffee. » C’est chaud. Trop chaud pour qu’il le boive maintenant. Autant en profiter. Et il relève la tête vers elle. Elle qui nettoie son comptoir déjà propre, pour s’occuper. Elle qui ne s’éloigne pas. Elle qui est belle comme il ne se souvenait pas que la beauté pouvait exister. « They own the shop right next to yours. My family. » Son sourire est plus doux, alors qu’il continue de l’observer. Le fumet du café grimpant lentement jusqu’à ses narines. « I don’t recall seeing you around. How long have you been there ? » I think I would remember you. I think I would remember your smile. Your eyes. Your kindness. But I don’t.

I don’t remember anything but emptiness. I don’t remember anything but cold.

Where were you, before you started to shine around here ?

(c) blue walrus

_________________
Everybody waiting for the fall of man, Everybody praying for the end of times, Everybody hoping they could be the one. I was born to run, I was born for this. ✵ ✵ ✵

keur keur :
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
paranormal ○ walk the line
messages : 149
double-compte(s) : alecto, la petite peste / merrill, la cinnamon roll & thomas le grincheux.
crédits : the riddler (avatar), myself (sign), writing's on the wall/sofia karlberg (lyrics)
MessageSujet: Re: choke on sun, (mayford)   Lun 18 Juin - 21:11

-----------------------------------
(and i thought that i was so used
at being alone, yet not until you stared
in my eyes and made me feel as if i was
already home.
)

crédits; tumblr - w/leonard

Jane. Il prononce son nom avec tant de douceur, elle peine à se remettre du choc. Oliver avait eu beau le répéter des millions de fois, jamais elle n'avait eu l'impression qu'il avait une quelconque importance. Et pourtant, ce client qu'elle connait à peine arrive à lui faire l'effet d'un million de papillons dans le ventre. Reprend-toi Jane, ne laisse pas ses beaux yeux te faire oublier une chose ; tu es un monstre. Rien d'autre. « Yes. » qu'elle se contente de répondre tout en hochant délicatement la tête. À présent, il semble encore moins capable de choisir et Jane rit doucement avec lui. Pour ceux qui ont la dent sucrée, ça doit bien être difficile de départager parmi les montagnes de gâteaux. « Then I propose you try the apple pie and the brownies. Why choose only one when you can have both. » Le sourire s’étire dans un rictus espiègle et plein de simplicité. « Next time, you can try the rest. » Elle ne devrait pas, mais elle espère qu'il y aura une prochaine fois. Alors quand il avoue ne plus habiter en ville malgré y avoir grandi, elle comprend ce que ça veut dire... « Oh, I see. »

Camouflant la pointe de déception dans sa voix par un nouveau sourire, elle continue de passer le petit linge sur le comptoir dans un geste automatique. Pour éviter de le regarder dans les yeux. Au risque de s'y perdre. Au risque de ne plus vouloir les quitter alors qu'il ne peut en être autrement. Elle reporte tout de même son attention sur lui quand il la remercie pour la boisson chaude. « No problem. » Puis il dévoile être affilié au commerce voisin et rêveuse, la belle tourne les yeux vers le magasin d'armes qu'elle sait avoir pignon sur rue à côté de sa petite boutique. Quel drôle de hasard... ils ont été si proches et pourtant si loin toutes leurs vies. « Mayfair Guns ? Your father must have known my grandma ; Katja. Before she died, she gave me the keys to her coffee shop and I decided to add pastries, too. » Le commerce était maintenant entièrement à elle. Katja l’avait aidé à redécorer avant de rendre son dernier souffle à l’hôpital. Elle avait été si fière d’elle. Les deux années à se côtoyer n’étaient pas assez. Elle avait été la seule personne qui l’avait acceptée comme elle est. Une anomalie de la nature. Elle l’avait aidée à se poser, enfin trouver un endroit qu’elle pouvait appeler sa maison. Jamais elle n’aurait imaginé qu’elle finirait dans cette ville. Mais surtout qu’elle s’y sentirait bien.

Elle cesse quelques secondes de nettoyer pour observer le brun. Il lui faut un moment pour réfléchir. Déjà sept ans qu’elle vit dans ce coin de pays, cachée du reste du monde. Il n’est donc pas étonnant que leurs routes ne se soient jamais croisées avant malgré la proximité. Et c’est peut-être mieux ainsi. Il devrait passer le pas de la porte et ne jamais revenir. Tourner les talons et fuir car les mains de la pâtissière ne sont pas uniquement couvertes de sucres mais aussi du sang de trop de gens pour arriver à se regarder en face. On ne sourit pas à un monstre, on le chasse. La dernière chose qu'elle a envie de faire, c'est d'penser au passé mais pour répondre à Leonard, elle se doit bien de marquer une pause et se projeter en arrière. « Hum… I’m from Vancouver. My parents and her weren’t getting along so I never knew her. But she reached out when I needed it most, so I came to live with her in the apartment upstairs seven years ago. » Oliver mort. Une autre vie de gâchée à cause d'elle. Sans repères et perdue, sa grand-mère avait été la lumière au bout du tunnel. Son salut, en vérité. Jane ne veut même pas imaginer où elle serait aujourd'hui sans son aide. Certainement pas ici à profiter de la compagnie du Mayfair. « And I... I don’t get out much. » Constamment derrière son comptoir. Une vie qui se résume à son petit commerce. Y'a pas de place pour une femme comme elle là dehors. Là, dans le monde. Et elle s'est toujours cru heureuse. Loin de se douter du coeur froid dans sa poitrine, loin de se douter qu'il suffit d'un sourire pour le réchauffer. Le sien. Si beau. Si envoûtant.

Bientôt, le dernier client encore présent en dehors de Leonard s’approche de la caisse et Jane s’excuse un instant pour aller terminer la transaction de l’homme. Par la suite, les clochettes de la porte sonnent, annonçant le départ du client une fois son café payé et la belle réalise qu'ils ne sont plus que tous les deux. La panique empoisonne alors sournoisement son corps entier. « So... » Les mots lui manquent et plus que jamais, elle se sent comme une adolescente incapable de parler aux garçons. « Brownies and apple pie ? Or anything else ? » Elle reprend ses esprits, retrouve ses habitudes de pâtissière avant celles de jeune femme perdue devant un homme qui lui plaît. Parce qu'elle refuse de le voir, ou même de se l'avouer -- il n'a fallu que quelques mots échangés, qu'un regard, pour ne plus arriver à s'détacher de lui.

It's too late, Jane.
Don't you see ? You'll never be alone again...
Even when he's not here, you'll be thinking of him.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
human ○ drink the water
— administratrice —
messages : 329
double-compte(s) : eli, tadhgán, sylvia, ichabod, ismael, janek, fiona.
crédits : avatar (c) hallows (<3). – signature (c) imagine dragons, whi.
MessageSujet: Re: choke on sun, (mayford)   Mer 8 Aoû - 11:31

« Mayfair Guns ? » Le sourire qui revient étirer les lèvres de Leonard, plus encore que la seconde précédente. À croire qu'elle le forçait à tester l'étendue qu'il pouvait avoir. La sincérité qu'il pouvait porter. Lorsque le monde arrivait à le traîner loin des enfants, loin des obligations que la vie de père célibataire imposait. Le besoin de sourire, toujours — pour garder la tête haute, le coeur droit. Ne jamais faillir, ne jamais s'écrouler. Mais à mesure que le temps s'effilait, le sourire perdait de sa sincérité. Un goutte à goutte dramatique, qui l'avait conduit au point où il en était désormais. Fatigué. Par la vie en solitaire, trop loin de la famille qu'il lui restait. Le besoin de conserver les repères de ses enfants se heurtait violemment à son besoin de repères à lui. Et à l'idée que, peut-être, les repères des enfants ne se reconstruiraient que bien plus solidement auprès de la famille qu'il leur restait. Grand-père, tante Agnes et tante Riley. Leur cousin, aussi. Une pensée qui le traversait davantage, à mesure que les jours et les mois passaient. Qui était en train de s'ancrer au fond de son esprit, alors que les vacances à Blackwater Falls prenait un tournant des plus inattendus. Alors que ses yeux se perdaient dans ceux de Jane, sans vouloir en réchapper.

Il acquiesce à ses mots. Se doute que son père connaissait Katja — ne se souvient pas spécialement l'avoir entendu en parler, mais se rappelle par contre s'être déjà arrêté prendre un ou deux cafés dans le petit salon nouvellement retapé en pâtisserie. Le mobilier a changé, la décoration aussi. Mais maintenant que les souvenirs se remettaient en ordre, ça lui revenait. La douce Katja, à laquelle il n'avait jamais prêté une attention trop marquée. Ça faisait partie du paysage de Blackwater Falls. Partie de son quotidien. Prendre un café ici en attendant que son père ne finisse de travailler. En attendant que son quart de travaille commence, à l'époque où il avait brièvement vendu dans la boutique familiale. « Yeah, I remember her. » Les traits tranquilles, alors qu'il la laisse finir de parler. L'observe, sans se gêner. « I like what you did with this place. And your pastries are really good, so... It was a good thought to add them. » Tais-toi, Leonard. Tais-toi. Il se mord les lèvres, un instant. Sait que son besoin de trop commenter dénote de celui qu'il a de lui parler. De tisser les liens que le temps lui permettrait, avant qu'il ne reparte finalement.

Mais c'est la déception qui les attend. La déception, qui avait résonné dans la phrase pourtant si polie de Jane. Et il avait su, alors, que les choses n'étaient pas faites pour s'étaler. Pas faites pour durer. Pas alors qu'il vivait si loin, et que quelqu'un comme elle semblait avoir besoin d'un homme pour rester. Et si son esprit à lui lui soufflait que la beauté et la compagnie pouvaient être appréciées sans réel besoin de devenir quotidiennes, il sentait que la perception des choses était différente pour Jane. Et il le respectait. Poliment, continuant la conversation sans trop s'embourber. Sachant, désormais, qu'il lui faudrait jouer sur un terrain plus calme et moins osé. La laisser faire les pas qu'elle voulait, sans rien lui imposer. Revenir la voir, peut-être. Mais ses lèvres étaient condamnées à ne pas l'inviter à un quelconque café, ou souper. Pas alors qu'il vivait si loin. Pas alors que rien n'était possible, entre eux — rien dont elle aurait eu besoin.

La curiosité douce. Jane qui cesse de frotter son comptoir, quelques instants, pour lui répondre finalement. Vancouver. C'est loin d'ici. Mais il l'écoute avec douceur, et réussit à garder les lèvres scellées. Plus de place pour les mots jetés sur le vif, les mots imprudents. Les mots qui visaient à sortir Jane de sa coquille et à l'attirer à ses côtés. Il avait fini par imprimer la déception, imprimer la précaution à prendre pour l'approcher. Pour l'apprivoiser. She reached out when I needed it most. Son sourire s'élargit doucement, à nouveau. Le besoin d'un contact humain. Le besoin d'un soutien, quand les vies s'effondraient, et que seule la solitude restait. Cette solitude qu'il ne ressentait que trop cruellement, depuis qu'Adeline était morte. Malgré la présence des enfants, malgré le soutien de ses proches. Il manquait quelque chose. Quelque chose qui lui donnait l'impression que la distance avec le reste des Mayfair était en train de devenir plus lourde que jamais.

Il hoche la tête à ses propos, avant qu'elle ne conclue. « And I... I don’t get out much. » Un nouveau sourire. Un peu plus large. Et, cette fois, il ne peut empêcher le commentaire de lui échapper. « It's ok, I get it. Working is fine. I don't get out much either. » Le léger rire. C'était différent, présentement. Différent, parce qu'il était en vacances. Différent, parce qu'il ne pouvait pas travailler. Même lorsque ses pas l'avaient porté à l'hôpital de Blackwater Falls pour y traîner, et qu'on lui avait proposé de revenir dans le coin. Opportunités qui se multipliaient. Et qu'il ignorait s'il était prêt à considérer.

Le dernier client présent finit par s'approcher pour payer. Jane s'excuse, Leonard incline légèrement la tête pour lui signifier qu'aucun mal n'est fait. Attrape sa tasse de café, et s'éloigne d'un pas ou deux. S'installe à la table la plus proche. Celle de laquelle il pourra la voir et lui parler, sans trop de difficultés. Le client qui paie. Client qui sort, sans demander son reste. Et le silence s'installe entre eux. Calme, doux. Le silence de deux coeurs laissés seuls, deux coeurs ne trouvant pas encore tout à fait comment s'harmoniser — ou refusant en tout cas de se laisser embarquer dans une symphonie qui les aurait condamnés. « So... » Il relève la tête vers elle, tasse de café proche des mains, laissant l'émail dégager sa chaleur pour lui réchauffer les paumes à distance. « Brownies and apple pie ? Or anything else ? » Il s'appuie contre le dossier de la chaise sur laquelle il s'est installée, et retourne l'observer. Ses yeux qu'il n'avait décollés qu'à grand peine, et qui venaient de se retrouver happés par elle une nouvelle fois. La question lui tire un sourire non-feint, sourire au souvenir qu'il n'avait jamais choisi ce qu'il voulait manger. Ce qu'il voulait ramener pour le souper. « Let's see... » Pensif. Les sourcils qui se froncent. Le sourire qui persiste, malgré la mine concentrée. « I will get... A brownie now. » Décision prise. Mais la commande n'est pas terminée. « And an apple pie for tonight. 'Cause I'm here on a mission, y'know, and they will obviously not be happy if I tell them I ate all the pastries without bringing back any. And you don't want a Mayfair unhappy. Trust me. » Petite moue, et un léger rire lui échappe à nouveau. Reprendre son sérieux. Hocher la tête. Puis, laisser sa question flotter entre eux. « And I was also wondering if you would be able to... Make something with strawberries ? » Le regard doux. Commande privée — puisque rien de ce qu'elle ne lui avait proposé en contenait. « Not for now, I mean. Nor for tonight. » Sourire tranquille. « But I've got a little guy who's obsessed with strawberries, and... » Petite moue. Hausser les épaules, calmement. Les autres fruits, il ne les touche pas vraiment. Il sait qu'il a révélé les enfants, subtilement. Au moins un de trois. Et il a l'estomac tordu à l'idée qu'elle se braque plus encore en l'apprenant — sans savoir trop pourquoi. Peut-être parce qu'elle aurait le droit. Peut-être parce que ce serait logique, et qu'il ne pourrait pas lui en vouloir. Peut-être que c'est le test — le vrai. Plus que la distance, ce sont les enfants. Ceux pour qui il donnerait sa vie. Ceux qui existeront, quelle que soit la relation qu'il entretiendra avec le doux visage qu'il ne cessait d'observer. Doux visage qui ne cessait de le fixer. « I thought it would be great if I could bring him back something from your shop, one day. Before we leave for Edmonton. » Le rappel douloureux qu'il ne restera pas. Rappel douloureux que la douceur échangée aura une fin précipitée, même s'il ne la souhaitait pas. Pas le choix. « I think he'd love that. » Please, Jane. Could you do this for me ?

(c) blue walrus

_________________
Everybody waiting for the fall of man, Everybody praying for the end of times, Everybody hoping they could be the one. I was born to run, I was born for this. ✵ ✵ ✵

keur keur :
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
paranormal ○ walk the line
messages : 149
double-compte(s) : alecto, la petite peste / merrill, la cinnamon roll & thomas le grincheux.
crédits : the riddler (avatar), myself (sign), writing's on the wall/sofia karlberg (lyrics)
MessageSujet: Re: choke on sun, (mayford)   Dim 12 Aoû - 18:39

-----------------------------------
(and i thought that i was so used
at being alone, yet not until you stared
in my eyes and made me feel as if i was
already home.
)

crédits; tumblr - w/leonard

C'est fou comme le temps passe trop vite. Sept ans. Sept années à se cacher sous le nez de tous. Meurtrière parmi les habitants de la ville. Nuits seules et troublées des souvenirs de ce qu'elle a fait. L'image du cou cassé d'Oliver la hante. Celle du corps ensanglanté de Tyler encore plus. Elle n'a jamais voulu faire de mal à personne mais elle n'a pas le pouvoir de retourner en arrière ou d'effacer le passé. Pour toujours, elle devra vivre avec ces actes. Qu'ils soient de la légitime défense ne change rien. Monstre ; tu es un monstre, Jane. Arrête de t'accrocher aux sourires du Mayfair. Il est destiné à partir et c'est pour le mieux. Tu finirais par le blesser ou pire encore. Parce que dès qu'elle s'attache à quelqu'un, elle sait que cette personne ne restera pas. Vaut mieux s'en tenir là. Leonard sera loin, mais il sera en sécurité du mal qu'elle pourrait lui causer. Il n'est qu'un client comme les autres... elle essaie de s'en convaincre. Même si les autres ne restent pas vraiment pour lui faire la conversation. Même si elle le trouve si beau. Si aimable et souriant également. Elle chasse alors sa déception initiale. Oui, c'est pour le mieux. Profiter du présent, profiter de sa compagnie autant qu'elle le peut. Au fond, c'est mieux que de ne jamais avoir croisé sa route. Son quotidien serait aussi gris, aussi banal. Mais les sourires du charmant client éclairent un peu plus sa journée. C'est temporaire et éphémère mais c'est mieux que rien.

Leonard semble se rappeler vaguement de Katja puis complimente de nouveau la pâtissière. Elle penche légèrement la tête en signe de remerciement silencieux. Tant d'éloges et elle finira par ne plus faire passer sa tête dans le cadre de porte. Elle est peut-être un monstre, mais ça lui fait du bien de savoir qu'elle peut aussi apporter un peu de bonheurs sucrés aux autres. Les autres clients ne s'arrêtent pas pour louanger ses produits. Mais c'est le fait qu'ils reviennent qui lui permet de comprendre qu'ils apprécient. Ça lui suffit mais venant de Leonard, elle sent une petite étincelle de fierté enflammer son coeur. Une sensation rafraîchissante comparée à toute cette honte et culpabilité qui l'accablent en temps normal. Elle trouve étrange de se confier, de parler un peu d'elle. Encore plus étrange qu'il montre tant d'intérêt. Jane, elle n'a rien de spécial. Juste la pâtissière du coin qui aime passer inaperçue. Mais apparemment, elle ne l'est pas aux yeux du Mayfair. Ce serait pourtant mieux pour elle, pour lui... pour tout le monde. Malgré tout, c'est à son tour de le questionner quand il annonce ne pas sortir beaucoup lui non plus ; par faute du travail. « Oh really ? What do you do for a living ? » C'est peut-être à cause de son travail qu'il ne peut pas rester en ville. Au moins, elle saurait.

En attendant, elle reste dans son rôle de pâtissière. Le choix difficile entre deux gâteaux mais dès qu'il annonce prendre le brownie pour tout de suite, elle plonge dans son comptoir, préparant le dessert dans une assiette sans oublier le nectar de chocolat fondu qu'elle ajoute sur le dessus. Elle l'écoute ajouter d'autres directives. La tarte aux pommes pour ce soir. Et quand il parle d'eux, Jane lève la tête. Eux ? De qui peut-il bien parler... ? Elle obtient vite sa réponse.  But I've got a little guy who's obsessed with strawberries, and... Un garçon. Un fils. Probablement même d'autres, s'il mentionne que plus d'une personne ne serait pas contente de le voir arriver sans gâteaux. Elle se rappelle avoir vu des enfants à la fête où elle l'a aidé à porter le gâteau. « You have kids, then ? How old are they ? What's their names ? » Leonard est père. C'est évident, ça fait tout son sens. Et elle l'envie. Déjà la mi-trentaine, mais la belle n'a toujours pas fondé de famille. Elle n'en aura jamais, qu'elle se dit. Ça aussi ce serait pour le mieux. Elle ne voudrait pas faire à ses enfants ce qu'elle a fait à Tyler. Elle ne voudrait pas faire de mal aux enfants de Leonard non plus. Encore une nouvelle raison pour ne pas s'accrocher à lui. Mais alors pourquoi l'information lui fait-elle un pincement au coeur ? C'est d'imaginer Leonard entouré d'enfants qui finit par la faire sourire. Sans parler de sa requête particulière. Faire une exception pour son fils, préparer un petit quelque chose à la fraise pour lui. Comment pourrait-elle lui refuser quoi que ce soit ?

Avant même de préciser la raison de sa demande, Jane est déjà en train de vérifier si elle n'a pas des fraises sous la main. Sauf qu'elle se souvient ne pas avoir reçu la commande qu'elle avait passé la semaine dernière. Les fraises et les bleuets qu'elle avait demandé ne sont pas arrivés. Elle ne veut pas décevoir le brun, cependant. « I could go to the market tomorrow and buy some. Would he prefer strawberry tarts or muffins ? Or a cake maybe ? » La belle approche de la table du Mayfair et pose l'assiette de brownie sous ses yeux, puis sort son petit carnet de commandes de sa poche. Elle se met à écrire sa demande personnalisée sur le papier tout en s'installant à la chaise face à lui. Des mèches de cheveux tombent devant ses yeux et elle essaie de les chasser maladroitement, ses yeux glissant du visage de Leonard à son carnet. « I think I could prepare it for the end of the week, maybe. Unless you're leaving before ? » Elle se force à prononcer ces mots. Il va partir et elle ne peut rien y changer. Tout ce qu'elle espère, c'est qu'il ne l'oublie pas ; elle et sa petite pâtisserie de Blackwater Falls. Qu'il revienne peut-être un jour, juste pour la saluer. Ce serait suffisant... elle veut s'en convaincre. Il a une famille, ce serait égoïste de chercher à vouloir plus. Ce serait poser une bombe à retardement dans son existence et elle se le refuse. Sans parler que s'il a des enfants, il doit bien y avoir une mère à quelque part. Mais ce sujet, elle n'ose pas l'aborder. Parce que ce n'est pas de ses affaires, et elle ne croit pas être capable de supporter la réponse à sa question. Peu importe ce que celle-ci peut être. Elle voudrait demander si elle doit préparer quelque chose pour une Madame Mayfair peut-être mais elle se contente plutôt d'ajouter ; « If you want something else, it would be my pleasure to make it for you. » Elle redresse les yeux pour les plonger dans les siens, le crayon suspendu au dessus du papier en attente d'un quelconque ajout.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: choke on sun, (mayford)   

Revenir en haut Aller en bas
 

choke on sun, (mayford)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» [Joute] Deck de dcdennis, 2ème au Régional de new York
» CR d'un Greyjoy heureux
» [mestre grejoy non choke avec présentation!]
» [CR LYON] Un Chokeur sachant choke, doit savoir choker sans son piaf.
» CF 2013 [6th de JOUTE , 113 joueurs] Choke Top GREYJOY

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
≡ RAISE HELL. :: BLACKWATER FALLS :: historic district :: commerces-