Revenir en haut Aller en bas



 
AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

on vous invite à privilégier les fantômes et les petits humaiiiiiiins
nous sommes présentement en automne 2017 (septembre, octobre, novembre) I love you
RH célèbre ses deux ans ! merci à tous, on vous aime !

Partagez | .
 

 Le crew. || Marlowe & Vesper

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Auteur
Message
avatar
paranormal ○ walk the line
messages : 128
double-compte(s) : Gabriel, Ipolitt & Oana
crédits : ava perso, signa par Exordium
MessageSujet: Le crew. || Marlowe & Vesper   Dim 17 Juin - 16:28


Un message, pour rappeler l'heure et l'adresse. Une invitation à la volée, en soirée, après avoir terminée le travail. Sans oser dire non, parce qu'elle a un joli sourire, une belle aura, un quelque chose qui m'attire, mentalement. Pourquoi je précise les choses... ? Un sms renvoyé, pour lui demander quoi ramener, tant que je suis au supermarché, avant que tout ne ferme. Et bien assez vite, un soda entre les doigts. Ainsi que des bières, dans l'autre main, pack simple. Un regard encore dessus, avant d'hésiter. Mais finalement, le cœur battant, je les garde. Un sourire poli pour la collègue qui m'encaisse, un hochement de tête, quand elle me demande si soirée en perspective. Des mots timides, qui outrepassent la barrière de mes lèvres. Et puis, une salutation, on se dit à demain par réflexe sans savoir si l'autre sera réellement de service ou non. Je me détourne, le liquide dans un sac à dos. Le même depuis le lycée, qui ne semble pas tant vieillir, si ce n'est qu'il est passé de mode avant même de l'avoir été.

Un souvenir qui l'effleure, comme une caresse du passé. Il le renvoie, cet autre garçon, se pencher en l'attrapant par les anses, pour lui déposer un baiser. Un sourire à l'époque. L'envie de pleurer, désormais, ainsi que de disparaître sous terre.

Le regard bas, toujours. Afin de ne voir personne exister sans moi, près non plus. Les mains en poches une fois dans le bus, avant de détourner les yeux sur les paysages qui défilent. La ville ne semble pas vieillir, elle non plus. Est-elle aussi dépassée ? L'a-t-elle déjà été, de mode ? Tant de visages inconnus que je ne cherche pas à découvrir. Un soupir discret, avant de me frotter l'arrière du crâne, de remettre cette main coupable à sa place. Cachée elle aussi, de tous. Je m'enfonce un peu plus sur moi-même, ferme les yeux, dans l'espoir qu'on ne puisse plus me voir. Le nom de mon arrêt, je crois. En descendant, je me rends compte que c'était celui d'après, que la voix mécanique annonçait. La sensation d'avoir les mêmes tonalités, parfois. Des pas dans la nuit tombante, juste le bruit des baskets qui foulent l'asphalte mouillée. Il ne pleut plus. Dommage.

La pluie qui aplatit ses mèches sombres sur le front. Le regard hagard, rempli d'eau lui aussi. Ravagé, l'enfant aimerait s'écrouler, sous le poids des perles qui tombent du ciel. Dieu lui-même semble pleurer sur cet enfant qui a perdu de vue ses préceptes.

Des marches à gravir, le stress montant en pointe à chacune passé. La porte est là. Elle est là. Et je semble percevoir une autre voix. Noeud dans l'estomac, sans avoir besoin d'être marin. J'hésite encore. Plus question de savoir si je dois amener de l'alcool ou non... Juste celle de savoir si je dois réellement être de ses hommes qui s'invitent chez d'autres ? Ma gorge est sèche. Incapable de parler, je me sers de mon téléphone. Un sms, simple, pour dire que je suis devant la porte. Je ne veux pas déranger, je peux repartir encore. Une vibration de l'autre côté. Les phalanges qui blanchissent, la peur me tiraille. Je ne devrais pas être là. C'est un sourire, encore, qui m'accueille. Comme pour tenter de me mettre à l'aise. Je voudrais lui dire bonsoir.

Bonjour...

La voix trop douce, trop de décibels en dessous de ce qu'il faudrait. L'appartement à ses propres odeurs, semble être plus vivant que moi. Ça me rassure. Je disparais, petit à petit. Mes efforts ne sont pas vains. Quelque pas, la porte est refermée derrière moi. J'ose relever les yeux vers l'autre invité, tout en faisant glisser mon sac. Le geste est interrompu. Je le reconnais. Lui et son regard trop insistant, ses yeux trop perçants, qui semblent prêt à en découdre avec tous mes secrets. Je dois disparaître. Maintenant. Ma pomme d'Adam fait un aller retour, tandis qu'incapable de parler à cet instant, je détourne encore les yeux de lui, comme à chaque fois que je le croise. Le sac vient devant et je l'ouvre, présente l'intérieur à Vesper. Comme si je présentais mes fêlures.

J-j-je... Ai-je... Bien choisi...?

Rougeurs infortunes, qui me grignotent le cou, les oreilles, les joues. Je suis sûr qu'il les voient toutes. J'inspire un peur d'air, tente de me reprendre. Mais je suis trop désarçonné, encore. Et je dois bien l'affronter, un instant, vers lui. Le visage tourné vers lui, je vais me contenter d'observer le col de son t-shirt.

Antoine...

Mon sac me semble être un rempart, rassurant. Que je garde contre l'estomac, pour qu'aucun ne voit comme mes entrailles semblent à se tordre d'angoisse. Ne me regardez pas, s'il vous plaît...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
paranormal ○ walk the line
messages : 81
double-compte(s) : Paul & Amon
crédits : (av) nairobi (sign) anesidora
MessageSujet: Re: Le crew. || Marlowe & Vesper   Ven 29 Juin - 9:50

Maman avait parfois des phrases toutes faites, des vérités assénées pour me former et me guider. Des lieux peut-être trop communs pour que j'ai envie de les visiter, des choses de bonnes femmes comme les vieux mecs diraient. Mais y'en avaient certains, étonnement, qui ont fait mouche dans ma petite caboche.
Maman avait le silence pur et les paroles fortes, des tas de conseils pour me porter vers le haut, pour que je m’en sorte. Pour qu’elle brille aussi dans son absence et qu’en dépit de tout, je puisse garder la tête droite.
Dans ses mémoires elle me parlait de l’importance des autres, des personnes qu’on rencontrait au détour des croisements de vie. Des âmes qui partaient, de la terre vers l’ailleurs, de celles dont on ne parle plus.
Alors j’ai essayé d’appliquer tout ça. J’ai laissé les autres derrière moi. Je suis partie pour une page blanche, quitte à dénicher de nouveau visages pour remplir le livre des Renauds. Respecter un tant soit peu ses mots.
Jouer la fille banale. Et retrouver une vie normale.

R'garde M'man, tu sais, je suis restée la même.
Ta gosse qui s’amuse comme si de rien était.
Ça m'arrangera que tu puisses y croire, là où tu es.


Mes deux cobayes en terme de potes, je les ai appelé pour tenter une expérience de sociabilisation en cette jolie soirée d’été. Une espèce de fête improvisée, un truc sur le pouce à base de films et de malbouffe, beaucoup de blabla pour rompre les silences qui s’installeront forcément. Parce qu’entre Antoine et Marlowe, j’ai pas choisi les plus simples à manœuvrer. Mais c’est p’tèt pour cette raison précise qu’ils m’ont tapé dans l’œil, ces deux-là, avec leur peine qui leur pèse sur les yeux, cet air fragile de ceux qui ont oublié comment rêver. J’ai envie, j’sais pas, de leur redonner l’envie de sourire. Je prétends pas y arriver, mais qui sait. P’tèt que le mien aura envie de revenir pleinement, lui aussi, si je réussis.

Soir tombé, plombé. L’heure pour les enfants de se réveiller. Marlowe est arrivé le premier. Mots échangés, sur les programmes, le taf, la vie passionnante de deux précaires au creux d’une ville étrange. Les mêmes choses qu’on échange au boulot, non sans légèreté, faut bien l’avouer. Et puis un message, le nouveau qui débarque. D’un bond je lui ouvre la porte, la gueule refaite du fait que le « groupe » soit au complet. Les bonheurs sont simples, ici-bas.

« Yoooo ! ~  »

Joie sincère pour un sourire trop brillant, cette soirée sera marquée du signe des vivants.

« T'es v'nu, trop bien !! »

Une bise, puis deux. Familiarité tactile oblige, ça va avec celle que j’affiche au quotidien. Cette meuf pleine d’énergie qui n’a besoin de rien.

Antoine ouvre son sac comme s’il affichait son cœur, ses propres peurs, c’est assez étrange de sentir dans sa voix cette frayeur du jugement. Alors moi je souris encore plus, me permet une tape amicale dans son dos, de quoi appuyer mes propres mots.
« Mais ouais c'est impec, t'en fais pas ! » Clin d’œil se voulant complice. « Hey stresse pas hein, c'est juste une p'tite soirée posée, entre nous, pépère quoi, à la cool ! »
Je m’écarte pour le laisser entrer. L’appart est minuscule, ils auront vite fait le tour de l’unique séjour avec son coin cuisine ouverte, la porte vers une chambre de type placard et une salle de bain qu’on qualifierait de pratique à défaut d’être jolie. La déco, c’est pas mon fort. Surtout quand je prévois pas forcément de rester pour des années. Ma maison me manque. Les souvenirs aussi.

Les deux se croisent du regard, et je m’avance, agit comme l’hôtesse parfaite que je devrais être. Une main sur l’épaule de chacun, c’est comme si j’appliquais déjà une forme de lien. Je force les choses, sans doute, trop. On verra bien.

« Ouais, donc, Antoine, Marlowe, Marlowe, Antoine, on bosse tous ensemble au centre commercial. Donc j'me suis dis qu'on pourrait profiter d'ce soir pour faire connaissance hors du taf ! »

Haussement d’épaules quand je lance mes prétextes à la dérobée, souriant aux susnommés. Coup d’œil vers le sac à dos d’Antoine que je lui prends des mains, pour le débarrasser, déjà. Les bouilles de timides doivent rester sur mon paillasson, c’est la condition. Je les laisse se trouver, se connaître, pendant que je mets les boissons au frais.

« Posez-vous sur le canap', j'lance les pizzas ! »


Allez, les mecs, respirez,
J'vous jure, ça va bien se passer.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
human ○ drink the water
messages : 33
double-compte(s) : Nop
crédits : (c) oim
MessageSujet: Re: Le crew. || Marlowe & Vesper   Mar 10 Juil - 6:48

Nouvelle inspiration qui termine dans un soupir, un air presque las sur le visage. Une habitude plus qu’une attitude, une position plutôt qu’une volonté. Marlowe, fidèle à lui-même se demande encore s’il a besoin du monde à ce point. S’il a même envie d’être présent. Certainement que non, puisqu’il n'a envie de rien. Parce qu’il ne sait pas ce qu’il pourra leur dire, s’il aura envie de parler ou s’il se contentera de rester là à vous observer. L'un dans l’autre rien n’est acquis. Il doit encore se trouver une bonne raison, un peu de motivation. Échapper à la solitude n'était pas réellement permis. Dans sa tête il est toujours suffisamment seul pour trois. Alors voilà, il se dit que c’est une perte de temps, qu'il ne sera pas plus satisfait d’être parti que d’être resté. Il aime sa tranquillité. Son ennui aussi. Parce que de cette façon il peut continuer à se plaindre et puis le bonheur, ça fait peur. C’est oublier un peu comme il l'aimait, Claire. Comme ils sont morts, ses parents et comme elle l'attend, Mary. Et oublier c’est prendre le risque de se rappeler une autre fois et d'en souffrir mille fois.

Il ne comprend pas très bien, Marlowe, ce qu’il est censé faire ou dire. Et s’il n'a pas refusé immédiatement c’est qu’il s’est demandé pourquoi diable on l’avait invité. Sans doute pas pour l'entendre se plaindre à longueur de soirée. Son air morne ne donne pas envie aux gens de le côtoyer. Et c’est tant mieux il se dit. Les autres (s)ont des montagnes de contrariétés. Et puis il faudrait qu’il arrête de penser à sa propre existence aussi et ça l’embête un peu de se demander parfois, quand il regarde le visage de son hôte, ce qui peut bien lui traverser l'esprit et à quel point sa vie part de travers. Il se demande aussi ce qu’il pourrait faire ou dire sans trouver de réponse appropriée, alors il lui arrive parfois de poser une main sur son épaule avec détachement, surtout quand son sourire s’étire trop fort et trop faussement. Juste quelques secondes qui disent « hey moi je le vois » et puis c’est tout. C’est ça. Le réconfort il ne sait pas faire ou dire. Et il se retrouve avec des gestes avortés qui le font soupirer. Très honnêtement, c’est vraiment dérangeant cette façon qu’elle a de le faire regarder autre chose que son nombril.

Et voilà qu’elle souhaite agrandir son cercle de connaissance. Comme s'il était nécessaire de le faire véritablement alors qu’il sait déjà toute la préoccupation qu’une seule amitié provoque. Surtout qu’il sait qui sera le troisième larron. Pas qu’il soit particulièrement devin, particulièrement intéressé, non, il devine parce qu’il commence un peu à comprendre qu'elle a l'œil pour repérer les gens à problème. Ceux qui semblent toujours préoccupés, à qui on peut dire que ça ira bien, ou mieux, que tout va bien. Les gens inquiets qui s'accrocheraient à n'importe qui. Et lui, plus que quiconque, il n'est pas dupe. Et il le revoit bien, ce caissier, celui qui étire la tête, le cou, pour éviter son regard. Celui qui s'agite maladroitement pour essayer de ne pas le voir alors que lui il aspire simplement à être vu. Même quelques secondes. Qu’il puisse compter dans un souvenir égaré comme un quelqu’un, une entité. Un jour il s'est même demandé si c’était sa peau métissée qui le dérangeait, avant de finalement en venir à la conclusion qu’il prenait l'habitude de fuir le regard du monde entier et qu’il ne devait pas s’en sentir particulièrement privilégié ou détesté.

Alors, très franchement il n’a pas envie de quitter le confort de la banlieue, le silence de son appartement et puis la pénombre aussi. C'est qu’il déteste tellement les lumières artificielles. Il pourrait passer la soirée sur Twitter, à répondre aux messages désobligeants de Claire, qui n'a toujours pas trouvé mieux que de lui rappeler un peu plus chaque jour à quel point elle est heureuse sans lui. Quand ce n’est pas pour vérifier qu’il crève toujours un peu de son absence. Il pourrait aussi fixer son répondeur et enfoncer sa tête dans ses genoux en entendant la voix de Mary. Pâteuse et mal aisée qui lui demande quand est-ce qu’il compte venir la retrouver. Mais il ne décroche pas. Le jamais qui lui brûle les lèvres ne la rassurerait pas plus. En voilà des activités assommantes et tristes à souhait. Franchement. Bien mieux que de s'amuser. C’est finalement le frisson, la chair de poule et l'impression idiote de ne pas être seul. Parfois il a l'impression que des doigts fantomatiques tentent de s'en prendre à son cou. Mais la sensation n'est pas assez forte pour qu’il en soit terrifié. Ça le rend juste préoccupé. Mal à l’aise aussi.

À la dernière minute il récupère sa veste, ses clefs de voiture. Il fait l'effort aussi d'éteindre son téléphone et de le laisser trainer sur le sofa. Peut-être pour ne plus y repenser. Ou pire, pour mieux se reprocher de ne l’avoir pas pris. Il connait déjà la route, même s’il vient les mains vides il se dit qu’il pourra toujours s’arrêter dans un dépanneur et payer une somme astronomique pour un paquet de chips ou du cheddar. Peut-être même les deux. Puis quand il arrive finalement devant la porte d'entrée il se dit que c’est une mauvaise idée, parce qu’il ne sait toujours pas se comporter en invité modèle. Mais quand on lui ouvre la porte il s’y engouffre prestement. Peut-être la sensation parfois d’être de ces chiens errants qui grattent aux portes.

Les échanges sont banales, il n'a rien de bien intéressant à raconter. Puis il se dit aussi que de toute façon elle est habituée, Vesper, à son air sombre et un peu morne. Peut-être parce qu'à côté elle prend du relief et plus d'assurance aussi. Il jette ses affaires sur la table basse, sa veste sur le dossier du sofa. Il écoute plus qu’il ne parle, lui-même, il se contente de tout observer et de deviner des choses et puis d’autres sans y parvenir. Il sait bien parler, ou du moins faire semblant de le faire sans jamais vraiment parler de lui. C’est qu’il déteste laisser entre les autres dans sa vie pour de vrai.

Plus tard elle ira ouvrir la porte. Lui n’entendra pas grand-chose de leurs échanges. Trop bas et puis il s’y sent encore étranger. Il détourne la tête, appuyé contre un des murs, la main tapotant en rythme sa cuisse. Pour faire passer le temps. Et puis finalement il vous voit surgir, dans son champ de vision. Il se décolle un peu, remet son pied par terre. Les présentations sont inutiles. Bien plus qu’il ne l’imagine. Il a connu un Antoine. Il se souvient de lui comme d’autres à qui il a promis d’écrire comme si ça comptait vraiment. Mais finalement il s’est rendu compte qu’il était plus à l’aise dans la fuite et l’oubli.

'Lut. Qu’il dit, sans vraiment le lâcher des yeux. Parce qu’il se dit qu'ici il a peu de chance de l'éviter. Qu’il peut se contorsionner autant qu’il veut dans le fond, pas assez d'espace pour y échapper. Parfois il trouve ça amusant d'essayer de croiser ses yeux quand il passe près des caisses. Moins quand il se prend un pilier parce qu'il ne fait plus trop à son environnement. Puis finalement il tend le bras et lui tapote l'épaule furtivement avant d’aller s’installer dans le fauteuil. Parce qu’il a pas d’autres choses à dire ou lancer. Non, la conversation c’est pas lui qui la fera. Il va se contenter de le regarder lui. Puis elle. Se démener et faire semblant aujourd’hui que la vie ravagée, ils l'ont laissé derrière la porte d'entrée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
paranormal ○ walk the line
messages : 128
double-compte(s) : Gabriel, Ipolitt & Oana
crédits : ava perso, signa par Exordium
MessageSujet: Re: Le crew. || Marlowe & Vesper   Hier à 14:32


Plus de sac. Adieu muraille. Inspiration, assimilant les informations que Vesper vient de délivrer. Marlowe... Ce prénom me dit quelque chose. Les mains qui viennent se tordre entre elles, devant l'estomac, avant que je ne souffle, pour tenter de me défaire de cet impression de malaise face à la situation. Vesper, tu as de l'énergie pour six j'espère. Parce qu'on est tous venu avec un fantôme autour de nous. Mouvement, épaule qui rencontre une paume, yeux qui se mettent à suivre Marlowe du regard, là où je le fuis normalement. Un élan de courage, tant qu'il est de dos. Qui se termine dès qu'il se retrouve de nouveau face à moi. Son bref son de voix ne m'a pas échappé. Clignement, avant de me déplacer dans le canapé, m'y écraser, regarder mes pieds.

Et maintenant ?

... C-ce... C'est marrant... Sourire mal assuré, qui s'écrase bien assez vite sur l'asphalte de mes prières peu entendues par le divin. Je... Ce que tu vas dire n'intéresse personne, Antoine. Alors pourquoi je continue de parler ? ... Non, rien, pardon.

Y'a eu un regard vers l'autre homme, avant de s’aplatir de nouveau au sol. Il n'empêche que ça m'intrigue, tout au fond de moi. Comme si la mémoire voulait me gratter une information mais qu'il fallait que je choisisse la bonne case pour ça. E6, peut-être ? Coup de langue sur les lèvres, pour les humidifier, pour me rappeler que je suis assez en vie pour savoir le faire encore.

... Besoin d'aide, Vesper... ? Je peux faire quelque chose... ?

Voix timide, qui s'élève qu'à peine, qui tente de se faire tout autant la malle que moi. J'aimerais pouvoir me barrer, pouvoir fuir le monde entier, retourner me terrer sous la couette et oublier la misère sociale qu'est ma vie parce que je ne sais pas parler quand il y a plus de deux personnes, en me comptant. Et même tout seul, je n'y arrive parfois pas. Dextre qui s'écrase dans ma nuque, pour frotter quelques taches indélébiles.

... Même équipe de nettoyage, hrm... ?

Tentative numéro dix-huit de faire la conversation. Déjà, oui. Je compte les avortées aussi. Le stress me va mal, c'est incroyable. Comment ils font, les gens, pour réussir à déblatérer un tas de mots quand ils le sont, eux ? Pas moyen de s'acheter du charisme, au centre commercial. Dommage.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Le crew. || Marlowe & Vesper   

Revenir en haut Aller en bas
 

Le crew. || Marlowe & Vesper

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Alien - Nostromo Crew
» [GTA V] Le Crew HTAD
» [GTA V] Crew R.F, [PS3]
» Rendez-vous dans les kiosques, ce mois-ci !
» »Chachi« (1o caractères)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
≡ RAISE HELL. :: BLACKWATER FALLS :: residential area :: résidences-