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on vous invite à privilégier les fantômes et les petits humaiiiiiiins
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 La roue tourne.

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human ○ drink the water
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MessageSujet: La roue tourne.   Mer 27 Juin - 5:29


« Mais qu’est-ce que c’est sensé être ? »

Penché sur une vitrine, les sourcils froncés et mon portable à la main, je tâche de comprendre ce que je regarde. L’écriteau dit que c’est une pointe de flèche, mais ce que j’ai sous les yeux est trop rond pour que ça corresponde. Impossible de percer quoi que ce soit avec une chose pareille, à moins d’avoir des idées vraiment trop sadique en tête (je frémis). Un rapide tour de la stèle me permet alors de résoudre ce mystère : c’est le bout d’une hache, et la pointe de flèche n’est pas affiché (ils s’excusent de la gêne occasionnées) (je leur pardonne presque aussitôt).

La journée avait débutée du bon pied : aujourd’hui, c’est ma journée de congé. Je vais respirer l’air du port le matin, un peu de sport en début d’après midi puis une visite au musée de la ville par pure curiosité. On va ma se mentir, je ne m’attendais pas à quoi que ce soit de fou pour une ville de campagne pareille. Un vrai petit trou perdu comparé à Montréal, ou mes destinations de vacances, j’ai un peu de mal à m’y faire encore. C’était comme découvrir une nouvelle façon de vivre au final, une nouvelle façon d’être je dirais même. Et ce n’était pas pour me déplaire. Je n’étais jamais vraiment allé à la campagne à part pour des vacances rapides. Et même si j’aime beaucoup le camping, ça n’a jamais été le faible de mon père qui préfère les hôtels ; l’électricité ; les toilettes ; le sèche-cheveux. Je ne peux pas lui en vouloir après tout. Chacun ses préférences, chacun ses opinions.

Heureusement, j’ai pu vivre en marge de mes parents en finalité. Pas tellement tôt comparé à d’autres, mais c’était toujours plaisant d’avoir un peu de son indépendance quand même. Doucement je tourne la page de mon calepin (petit nécessaire pour visiter un musée) (comme ça je note ce que je vois d’intéressant et ce que j’apprends) (l’histoire c’est important) et je note les détails de cette fameuse hâche que j’ai sous le nez depuis déjà beaucoup trop longtemps. Autour de moi, il n’y a plus personne depuis déjà un moment à part un vieux monsieur sur sa chaise, les mains croisées sur sa bedaine comme un grand-père avenant. Je crois qu’il me regarde depuis déjà de longues minutes, mais je n’en suis pas certain.

« Il se fait tard, fils. On va bientôt fermer. » Je sursaute dans la salle, comme si je ne l’avais pas vu. Quel idiot. La main sur le cœur, j’essaye de retrouver mon souffle. « Je t’ai fais peur ? Désolé, mon gars ! » Je souris, gêné, avant d’agiter la main. « Non, non. Tout va bien, c’est ma faute. Je n’avais pas vu l’heure, merci ! » Mon anglais toujours entâché du légère accent québécois alors que j’incline la tête en signe d’excuses, d’au revoir, de prière ou quoi que ça puisse bien vouloir dire. Il était juste devant toi, Cecil. Je ne cesse de me fustiger sur le chemin de la sortie. Juste devant toi et tu as sursauter comme une poule mouillée. Je n’ai jamais été très tendre avec moi-même, surtout dans le cas ou je pouvais faire se sentir mal quelqu’un à cause de mes actions. Je ne devrais pas avoir peur de gens qui ressemblent à mon grand-père en un peu plus blanc.

Je souris à la guichetière avec amabilité, inclinant la tête en saluant avant de quitter le grand bâtiment dans une certaine fébrilité. J’essaye de ranger mon calepin dans mon sac, je continue à me gronder moi-même, je grogne dans ma barbe absente, je ne regarde pas où je vais.


Je devrais regarder où je vais.

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MessageSujet: Re: La roue tourne.   Mer 27 Juin - 17:39


la roue tourne.
alecia & cecil

Fin de journée, sortie du travail plus tôt, Alecia déambulait dans les rues. Faire du lèche-vitrine n'aurait pas été de refus mais à cette heure-ci, elle voulait seulement réapprovisionner son réfrigérateur.  Elle était venue à pieds, laissant sa bécane chez elle, histoire de se défouler un peu les jambes. On ne pouvait pas dire que rester derrière un même comptoir à préparer des boissons de tout genre était la meilleure activité sportive qu'il soit. Elle n'avait pas eu le temps de faire sa session sportive ce matin, alors grimper jusqu'à la haute-ville avait été une bonne idée. Tout dans les cuisses et les fessiers, yeah ! Surtout qu'elle n'avait pas choisi les meilleures chaussures: des bottines à petits talons mais ça c'était une autre histoire.

« Hé, fais gaffe ! » elle sursauta et se figea sur le bord de la route pour éviter de se prendre un vélo de plein fouet. Alecia lâcha un juron. Le piéton n'était pas censé être prioritaire ? Connard. Elle aurait eu un journal dans la main, elle aurait fait comme dans les films et l'aurait balancé dans ses roues tiens. Le cycliste se serait vautré comme une crêpe et elle se serait bien marrée. Et t'aurais eu des problèmes Alecia. Une fois, la rue sécure, elle la traversa pour aller s'installer sous l'arrêt de bus en face du musée de la ville. Il devait passer dans dix minutes, parfait. Tout juste, le temps d'ouvrir son bouquin pour reprendre là où elle en était. La jeune femme aimait lire des romans policiers, des thrillers ou des trucs glauques. Même si elle lisait pas souvent, cette activité lui permettait de se relaxer et de se calmer. Une femme enceinte jusqu'aux yeux se pointa et c'est tout naturellement que l'américaine lui céda sa place. Elle n'était pas une barbare Alecia, même si certains pouvaient le penser. Elle avait bon fond, elle était généreuse. Elle pouvait juste facilement s'énerver et cracher sur tout le monde.

Et ce foutu cycliste, qui regardait son portable plutôt que la route, elle avait vraiment envie de lui foutre une pâté.

Les yeux rivés devant elle, elle observa la scène, laissant volontairement tomber son livre de Stephen King entre les légumes et fruits de son sac. Personne ne voyait ce qui allait se produire ? L'abruti à deux roues allait percuter un piéton qui n'avait rien demandé. Aucun des deux n'avait remarqué et les trois personnes avec elle sous l'abri bus n'avaient rien capté non plus. Tous hypnotisés par leurs appareils électroniques. L'âme guerrière, la jeune Madden laissa ses deux cabas au sol et s'élança sans plus attendre de l'autre côté de la rue. Une voiture la klaxonna et elle la slaloma de justesse pour poursuivre sa course. Elle regretta ses sneakers pour le coup. « Attention ! » cria-t-elle plus à l'adresse du jeune homme qui marchait qu'au cycliste. Tout se passa très vite et elle oublia la délicatesse. Tel un rugbyman, elle plongea en avant et sauta sur l'homme, le plaquant dans l'herbe coupée du musée. Quitte à choisir, elle pensait que se faire écraser par une femme de tout juste un mètre soixante avec une cinquantaine de kilos était plus agréable que se faire fracasser par un vélo à pleine allure.

Elle cria au même moment que le cycliste, en se retrouvant la tête contre le torse de l'inconnu. Alecia se décala du jeune homme, maintenant allongée sur le dos dans l'herbe. Sa cheville droite lui provoquait de fortes douleurs. En se la jouant Wonder Woman, le vélo l'avait heurté. Il lui avait défoncé la cheville et avait apparemment fini par terre, lui aussi. Quel enfoiré, elle ne pouvait pas le voir mais elle espérait qu'il soit bien amoché.
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MessageSujet: Re: La roue tourne.   Ven 29 Juin - 3:42


Pause.

Les choses s’emballent beaucoup trop. Comme un soudain tourbillon, comme une feuille morte au milieu d’un vent fougueux. Tout va beaucoup trop vite. J’ai besoin d’une pause, de faire le point sur ce qu’il s’est passé. Sur ce qu’il se passe. Prenons un peu de distance avec la réalité, avec nos corps : envolons nous dans l’éther.

Je suis allongé de tout mon long dans l’herbe (ma tête a probablement heurter le sol avec un peu de violence) avec les quatre fers en l’air et le regard un peu perdu. Sur moi réside une jeune femme à la peau brûlée par le soleil et la mélanine (probablement celle qui m’a plaquée au sol) dans une position fort étrange. Finalement, un peu plus loin un cycliste peu attentif avait terminé sa course sur le bitume (douloureux) duquel il ne semblait pas prompt à bouger pour le moment. Prenons les choses dans l’ordre, occupons nous des choses qui ont de l’importance.

Lecture.

Après de longues secondes ayant défilées sans que je ne réalise véritablement, je me redresse sur mes coudes et entame les prières qui m’incombent. « Oh mon dieu… Je suis vraiment désolé, mademoiselle. Je ne regardais pas où j’allais. Est-ce que vous allez bien ? Est-ce que vous m’entendez ? » Ceci étant fait, je peux donc librement me mettre à paniquer. Mon cœur s’emballe enfin, le sang semble soudainement reprendre son affluent dans mon visage et me fait rougir de honte ; de peur ; d’effort tour à tour jusqu’à venir cogner dans mes tympans et m’empêcher d’entendre clairement ce qui m’entoure. Je n’ose pas te toucher, de peur de te faire d’autant plus mal. J’ai besoin de savoir comment tu vas. « J’ai une trousse de secours dans mon sac, ne bougez pas. »

Soyons sincère, il y a peu de chances qu’elle soit utile : je n’ai pas fait d’études dans le genre ; je n’ai d’expérience que dans le soin de bobos mineurs suite à nos excursions dans le monde du surnaturel ; je n’ai jamais vraiment su reconnaitre les blessures que j’ai déjà eu, seulement celles que Ashley a eut. L’inspection allait être rudimentaire, sans doute qu’il allait falloir appeler les pompiers ? Tout ça c’est de ma faute… Coup dur, derrière la tête, je souffle pour essayer de me calmer encore un peu et ouvre mon sac pour en sortir la trousse de soin (un peu écrabouillée) pour voir si son contenu est toujours intact.


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MessageSujet: Re: La roue tourne.   Lun 2 Juil - 11:00


la roue tourne.
alecia & cecil

Allongée dans l'herbe, elle espère que ça ne laisserait pas de grosses tâches sur son jean. Non que dis-je, Alecia était bien trop préoccupée avec la douleur qu'elle ressentait à la cheville. Elle ne s'était quand même pas pétée la cheville, hein ? Un vélo, ça ne faisait pas mal à ce point. Peut-être une entorse ? Ça s'agita à côté d'elle, celui qu'elle venait de plaquer au sol avait l'air de s'inquiéter pour elle. Son regard croisa le sien et elle se redressa enfin, appuyée sur ses mains derrière elle. Fixant ses jambes, elle ramena enfin celle de droite pour voir de plus près sa cheville. Elle serra les dents rien qu'au simple mouvement. « Ma cheville me fait mal. » marmonna-t-elle. L'américaine retira précautionneusement sa bottine, releva son jean droit et constata le résultat. Sa peau avait viré au rouge et elle avait gonflé. Elle ne pensait pas que la trousse de secours soit nécessaire, elle ne saignait pas et n'avait pas besoin d'un bandage ou un truc du genre. Elle n'y connaissait pas grand chose et à vue d’œil, elle savait qu'il lui fallait de la glace.


Alecia reporta son attention sur le jeune homme, il avait l'air de bien avoir pris son plaquage au sol. « Ça va toi ? Je suis désolée d'y avoir été un peu brusque. » Elle l'avait tutoyé instinctivement, comme à son habitude. Pour avoir droit au vous, il fallait au moins avoir des cheveux gris et un paquet de rides. « Putain sale... » Elle releva la tête et découvrit enfin la scène à quelques mètres de leur chute. Deux individus avaient rejoint l'accident, aidant le jeune cycliste à se lever. Il boitait et son téléphone avait l'air mort. C'était un gamin, du moins, elle était sûre d'être plus âgée que lui. Alecia avait tellement envie de sourire mais elle se retenait, mais finalement peut-être pas assez. « Tu me dois un vélo et un téléphone ! Je vais te coller un procès ! » Il avait l'air d'être chauffé à bloc et très vite, les curieux du coin se retournèrent tous vers la scène devant le musée. « Rêve toujours. T'aurais pu le tuer. » Dit-elle en pointant l'homme-à-la-trousse-de-secours du menton. Elle exagérait peut-être mais ça aurait pu très mal finir. Toujours au sol, elle ne se voyait pas affronter cet idiot. Déjà, elle n'était pas sûre de réussir se relever sans s'écrouler et ensuite il n'en valait pas la peine.  « Ces américains tous des connards... » Elle l'avait très bien entendu et même si ses poings la démangeaient, elle ne ferait rien. Il y avait trop de témoins ici. Et sa cheville lui faisait mal.

Il lui fallait toujours de la glace. Puis elle attendait, plus sa cheville de Big Foot allait pourrir. Enfin, façon de parler. « Ça serait tellement cool si tu pouvais aller chercher mes deux sacs de bouffe que j'ai laissé sous l'abri bus là-bas. Tu pourrais faire ça ? » Demanda-t-elle à l'homme-à-la-trousse-de-secours en montrant avec son index. Elle avait des surgelés là-dedans, ça ferait déjà l'affaire. De toute façon, elle avait beau rêver, elle aurait quand même le droit à une visite à l'hôpital. Malheureusement.

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MessageSujet: Re: La roue tourne.   Mer 4 Juil - 15:02


Le cœur vrombit plus qu’il ne bat, les yeux doucement se remplissent d’eau et la voix se fait plus tremblante. C’est de ma faute. Je ne peux plus m’arrêter de m’excuser, de demander pardon, parce que je me sens misérable. C’est de ma faute. C’est comme un coup de poing directement dans l’aorte, le souffle semble se faire rare et la tête me tourne. C’est de ma faute. Je ne dois pas céder à la panique ni à la culpabilité. Cette femme a besoin de moi et peut-être cet homme aussi. Mais c’est ma faute. Alors que je fouille dans ma petite trousse de soin, l’eau quitte mes grands yeux trop ouverts et tombe à l’intérieur de la sacoche ; sur mes mains : sur mes poignets.

C’est ma faute.

J’entends à peine l’homme vociféré, comme si tout était trop loin. Les mots anglais filtrent dans ma caboche comme si j’avais oublié comment les utiliser, comment les comprendre, et je regarde l’homme qui gronde avec un regard perdu ; un regard ahurit ; un regard sonné. Sans vraiment réfléchir, les premiers mots qui quittent ma bouche sont d’un français très pur, ma voix tremblante rendant le tout parfaitement incompréhensible de toute manière. « Je suis vraiment désolé… » Mais personne ne semble y prêter attention. Personne n’a entendu, peut-être ? Est-ce que j’ai vraiment parlé ? Je n’en ai pas la moindre idée. Je ne suis même pas sûr de m’entendre d’ordinaire. « Ça serait tellement cool si tu pouvais aller chercher mes deux sacs de bouffe que j'ai laissé sous l'abri bus là-bas. Tu pourrais faire ça ? » qu’elle te dit, alors que l’homme s’en va, vélo à la main. Quelques secondes passent, alors que tu lui tends désormais la trousse. Le temps de comprendre. Le temps d’enclencher le mouvement. Le temps de réagir.

Sans tarder, je titube hasardeusement jusqu’à l’abri bus sans vraiment réfléchir. En total aveugle, mode automatique, GPS enclenché : j’attrape les deux sacs et les portes sans vraiment de mal jusqu’à la localisation précédente, à savoir le milieu de l’herbe. A croire qu’on allait lancer un pique-nique là de suite, dans l’instant, juste elle (l’inconnu à la peau cuivrée) et moi (le connus à la peau basanée). Mais mon cœur n’est pas tant aux élucubrations romantiques pour le moment : mes jambes tremblent encore et ma voix n’a toujours pas retrouvé son aplomb. « Il faudrait peut-être voir un médecin ? Laissez-moi voir ? » Je n’attends pas vraiment, je suis trop empressé, et je fond sur ma proie immédiatement. La cheville est déjà enflée de la pire des manières, ce qui n’augure rien de bon. « Oui, un médecin ça me semble bien. Je vous y emmène. » Puis je pianote sur mon téléphone à la recherche d’un numéro, d’une adresse, de quelque chose.
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MessageSujet: Re: La roue tourne.   Dim 8 Juil - 18:48


la roue tourne.
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Cette chute, cette douleur, la ramenait plusieurs années plus tôt lorsqu'elle s'était cassée le bras aux Jeux olympiques de Pékin. Elle avait peur d'être brisée, de ne plus être comme avant, de ne plus pouvoir concourir. La fin d'une carrière. Et elle avait eu raison, sa carrière s’essouffla quelques temps après, lorsqu'elle retrouva l'usage entier de son bras. Alecia avait besoin de cette foutue cheville. Son corps, autrefois salie par l'homme de sa mère, était redevenue sa force, sa meilleure et seule arme. Elle aurait pu prier pour ne rien avoir de grave. Elle devait travailler, elle devait continuer de pratiquer le sport, elle devait continuer de détruire des vampires.

Le connard à bicyclette déclara forfait et elle fut ravie de le voir quitter son champ de vision. C'était tellement stupide, en voulant aider une future victime d'un accident très probable, elle avait inversé les rôles. La victime, c'était elle maintenant et elle détestait ce statut. Quand elle leva les yeux vers l'abribus où l'homme était parti, elle remarqua qu'elle le contemplait pour la première fois. Trop occupée par la douleur, par elle-même, elle s'était pourtant rendue compte qu'il ne lui avait pas répondu quand elle lui avait demandé si ça allait. La couleur de sa peau était presque aussi chaude que la sienne et il semblait plus que stressé, si bien qu'il en avait oublié son anglais quelques secondes avant. En fait, il semblait plus paniqué qu'elle, alors que le pied de l'américaine était en jeu.

Alecia plongea ses mains dans un des sacs et y sortit un sachet d'épinards surgelés. « Non je... » Elle fut prise au dépourvu et le jeune homme fondit sur sa blessure. On ne pouvait pas dire qu'il passait par quatre chemins, lui ! Elle hocha la tête à ses propos, voir un médecin semblait la chose la plus intelligente à faire. Si dans un premier temps, elle aurait voulu le renvoyer chez lui, finalement elle ne pouvait pas refuser un peu d'aide. « Tout va bien... Ne faut pas paniquer. » réussit-elle à dire dans un français rouillé, l'accent américain trop fort. Née en Louisiane, ses ancêtres étaient pourtant d'Haïti. Cette langue avait tenté de demeurer dans sa famille mais Alecia le comprenait plus qu'elle ne pouvait le parler.  

Lorsqu'elle plaqua le sachet gelé sur sa peau, elle eut l'impression de revivre. Pendant un moment, la froideur calma la tension de sa cheville. Elle n'avait jamais autant apprécié le froid. Elle redemanda au jeune homme, mais de nouveau en anglais: « Merci de ton aide mais toi, tu vas bien ? »

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MessageSujet: Re: La roue tourne.   Sam 21 Juil - 3:08



Tout arrive trop vite ou pas assez. Mon cœur se calme au ralenti mais le temps s’égraine à une vitesse fulgurante, je sens mon pouls battre dans mes tempes et j’ai encore les jambes flageolantes à cause de l’adrénaline. Cette situation d’urgence me grise, me donne des ailes. Je sens que je pourrais la porter jusqu’au médecin avec ses courses et un preux cheval blanc trouvé sur le bas côté sans aucune explication. La situation a de quoi passer dans les meilleures séries comiques dans le fond. Après tout, j’ai manqué de me faire renverser par un vélo. Pas un camion ; pas une voiture ; pas une moto mais bel et bien par un vélo avec sa petite sonnette et sa selle probablement trop haute. Mais malgré le comique de la situation, rien ne pouvait laisser présager à une éventuelle plaisanterie (un nuage de rire ?) (Une brimade pleine de franche camaraderie) aux sortir de ma bouche. A la place, un simple et clair « I found it ! » avec une adresse, un numéro de téléphone et un nom. Ne manquait plus que l’assurance que quelqu’un prendrait soin de sa cheville ainsi que de son honneur blessé.

« Merci de ton aide mais toi, tu vas bien ? » Pour être parfaitement franc, je n’y avais pas encore réfléchis. Trop préoccuper par sa santé, trop alarmé par le gonflement de sa peau, trop incapable de vraiment faire attention à moi. La question me prend parfaitement au dépourvu et j’ouvre puis referme la bouche à plusieurs reprises dans le vent comme un poisson hors de l’eau. Carpe honnorifique, je bégaye même pour finalement hocher simplement la tête avec un sourire d’excuse, me réfugiant dans mon appel téléphonique vers le médecin le plus proche. La tonalité me sors de ma torpeur et mes froncements de sourcils frénétiques ne font qu’accentuer mon air préoccupé, jusqu’à ce que la standardiste décroche. Comme toujours sous l’émotion je parle trop vite et je bafouille beaucoup, mon anglais s’emmêle avec mon français dans mon petit cerveau boosté par le stress et je parle comme un enfant de cinq ans. Je le sais, mais je ne peux rien y faire. C’était comme se regarder de l’extérieur avoir le comportement d’un jeune garçon complètement bourré essayé d’avoir l’air le plus sobre possible devant ses parents. Je n’étais pas prêt à revivre ce genre d’expérience. Pas depuis mon adolescence.

Lorsque je raccroche, c’est avec de bien bonnes nouvelles. « Le médecin accepte de nous recevoir ! On devra attendre entre deux rendez-vous, mais si vous avez trop mal on peut directement aller aux urgences… ? » Mon regard se porte aux surgelées sur sa chevilles avec un air un peu absent. Absent parce que j’espère qu’il n’y a rien de trop périssable dans ses paquets, vu qu’il semblerait qu’on doive faire un détour avant de pouvoir la raccompagner chez elle. Mordillement de lèvres, foncement de sourcils inquiets, j’offre ma main à la jeune femme pour l’aider à se lever. « Vous allez pouvoir marcher toute seule jusqu’au cabinet ? Il est à 4 minutes d’ici d’après le gps. » Savoir comment on allait devoir s’organiser. On allait quand même pas laisser les courses ici comme si de rien n’était. C’était de la nourriture quand même !

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MessageSujet: Re: La roue tourne.   Mer 25 Juil - 4:08


la roue tourne.
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Le jeune homme s'agitait autour d'elle, il était trop énergique, trop paniquée et Alecia, encore sur l'herbe, le regardait impuissante. Elle lui aurait bien crié de se calmer et d'arrêter de gigoter mais elle n'était pas à la bonne place pour le faire. Elle était pourtant du genre à avoir la patate, à s'agiter et voir quelqu'un le faire à sa place, alors qu'elle était clouée au sol avait tendance à l'agacer. La bonne nouvelle était qu'il avait l'air d'avoir trouvé un médecin sur son téléphone. Alors même s'il était trop dynamique pour la jeune femme blessé, au moins il était réactif. Trop énergique, si bien qu'il ne répondit même pas à sa question. Alecia crut qu'il avait perdu sa langue sur le coup, un oui ou un non ce n'était pas la mer à boire et finalement, il hocha du chef. C'était mieux que rien.

Elle le laissa baragouiner au docteur, tandis qu'elle continuait à appliquer les légumes surgelés sur sa cheville. Elle espérait qu'elle n'avait rien de grave, ce serait le comble pour une sportive comme elle, pour une chasseuse comme elle, de ne plus pouvoir utiliser sa jambe. Ce n'était pas comme si elle en avait besoin tous les jours pour se déplacer ! Alecia regarda le jeune homme quand celui-ci eut terminé avec son appel. Non non surtout pas l'hôpital. C'est bon elle n'était pas en train de crever, elle pourrait attendre quelques minutes ou plusieurs même. Elle répondit au tac au tac. « Le médecin c'est très bien ! » Ça serait au final surtout plus rapide. Les urgences avaient du genre à s'éterniser pour des petites blessures comme celles-ci. Alecia n'avait pas forcément envie de se couper le pied pour qu'on la prenne au sérieux et qu'on s'occupe d'elle immédiatement, donc le généraliste ferait l'affaire. Marcher quatre minutes, c'était autre chose. C'était si proche d'ici et pourtant, la jeune femme se doutait que le chemin serait long. Elle lança le sachet d'épinards dans son cabas et tenta de se redresser. Avec ses mains comme appui derrière son corps, son bassin dans les airs elle se remonta tout doucement en utilisant son pied intact. Tout son poids de ce côté. Elle tenta un premier pas mais elle ne put réprimer une grimace. Ça faisait un mal de chien ! Okay si certaines femmes arrivent à accoucher dans une douleur horrible, je peux réussir à marcher quatre putain d'minutes. « Ça va le faire. » Dit-elle plus elle que pour lui, pour se donner le courage. Elle avait juste sa cheville qui faisait mal, ce n'était pas la fin du monde, elle n'avait pas perdu un bras. Elle avançait d'une drôle de façon, comme une morte-vivante sortie de sa tombe et à chaque fois qu'elle posait la pointe de son pied blessé au sol, elle grimaçait. Mais c'était une dure à cuire la Madden.

A la vitesse où elle allait, les quatre minutes risquaient d'en devenir le double. Elle regrettait de ne pas avoir pris sa moto, ça aurait été plus simple finalement que de devoir se taper une route à pieds. Elle espérait juste que le jeune homme était toujours là avec ses sacs de bouffe, derrière elle. L'américaine était tellement concentrée sur son avancée d'escargot éclopé, qu'elle n'avait pas pris la peine de vérifier.

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MessageSujet: Re: La roue tourne.   Lun 30 Juil - 5:11


Ce sera donc le médecin.

Dodelinant comme jamais, je me redresse et essaye de sourire du mieux que je peux. Mes lèvres s’étirent sans joie sur mon visage et je détourne ma tête si vite que pendant un instant je ne vois plus rien que du flou autour de moi. Attrapant ses paquets, un dans chaque main, je les soulève sans trop de mal (merci les heures d’entrainements) (avoir une salle de sport chez soit, c’est vraiment une bonne idée). Et sans tarder, je lui emboite le pas (si j’ose dire) en surveillant avec attention si jamais elle tombe ou vacille de trop. Parce que je m’inquiète, mine de rien. C’est plus facile pour moi que pour elle, tout ça.

Le chemin est assez court, mais l’éclopée risque de mettre un certain temps pour atteindre l’objectif pour le moment. Je peux voir combien elle souffre à chaque pas. Je peux voir combien elle hésite avant de poser le pied au sol. Je peux voir combien il lui en coute de progresser mètre par mètre. J’en transpire à chaque fois que je l’entends couiner. C’est terrible de ne rien pouvoir faire pour l’aider. J’aimerais tellement pouvoir faire quelque chose. Mais je n’ose rien dire, je n’ose rien faire. Je reste derrière elle à la fixer, ses courses dans les bras et je progresse aussi rapidement qu’un Socratea exorrhiza derrière elle, mais la mort dans l’âme. J’ai presque envie de la porter sur mon dos.

Plusieurs minutes passent ainsi et finalement je prends mon courage à deux mains. Nous avons fait la moitié du chemin, peut-être mais j’essaye malgré tout. Me raclant la gorge au préalable, je m’essaye à quelques mots d’un ton plus assuré que jusqu’à présent. « Je… Je peux peut-être vous porter ? Du moment que vous vous accrochez bien à mes épaules ça devrait le faire. » Je n’aurais qu’à relever tes bras pour y coincer ses jambes. C’est l’affaire d’un instant et nous irions toujours plus vite que maintenant. Comme pour appuyer mes mots, je m’approche de toi et la dépasse pour marquer la pause et t’offres un sourire chaleureux. Les gens nous regardent tous mais personne ne s’approche, personne ne pose de question, personne ne propose son aide. Ils passent simplement, se retournant sur leur chemin, et continuent sans chercher davantage.

Chacun fait ce qu’il a à faire.
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MessageSujet: Re: La roue tourne.   Dim 12 Aoû - 4:20

la roue tourne
@cecil amaury & alecia madden

Non ça n'allait pas le faire. Alecia se revoyait des années en arrière, gamine, lors d'un rendez-vous chez le dentiste où la douleur était trop intense pour sa petite bouche. "Tout va bien Diane ? Tu me dis si t'as mal." avait dit le gentil dentiste. Petit hochement de la tête, elle retint ses larmes et intériorisa la douleur. Des années plus tard, rien n'avait changé. Elle se pensait toujours capable de surmonter n'importe quelle blessure et était bien trop fière pour se montrer faiblard devant les autres. Elle en avait dans le ventre la Madden, et elle était persuadée que si elle avait vécu au Moyen-Age, elle aurait sûrement fini par crever après mainte et mainte tortures. Fallait voir leurs moyens de tortures à l'époque, elle aurait fini dans un sale état mais aurait tenu jusqu'à la fin, jusqu'à que son corps n'en puise plus.

Alors quand elle entendit la proposition du brun, elle fut surprise. Surprise et légèrement agacée. Ouais, ça se voyait carrément qu'elle galérait à marcher, elle faisait de son mieux mais elle pouvait se débrouiller seule. Fille unique avec une mère qui était absente toute la journée pour coiffer des têtes, elle n'avait pas eu d'autres choix. Et elle n'avait pas. Elle resta là, à scruter son interlocuteur qui s'était rapproché d'elle, souriant. « Me porter ? » En était-il capable ? Ses deux sacs étaient remplis, et l'avoir sur le dos n'allait pas aider la chose. Elle ne voulait pas qu'il finisse lui aussi péter en deux. Puis d'ailleurs pourquoi elle réfléchissait aux conséquences ? Elle n'était pas une princesse, pas une jouvencelle en détresse en train de clamser, elle n'avait pas besoin d'être portée. La métisse n'était pourtant pas en surpoids mais sa dignité était plus fort qu'elle. « Non c'est bon, de toute façon je suis sûrement trop lourde. » Elle prétendit comme excuse, n'ayant pas envie d'être considérée comme une petite chose qu'il faut porter sur son dos.

Alors elle chercha des yeux un plan B et se jeta presque sur la route - enfin se jeter, aussi vite qu'un zombie quoi - pour arrêter une voiture taxi. « Hi! Vous pouvez nous conduire à une adresse ? C'est juste dans le coin. » Elle invita le jeune homme à montrer l'adresse sur son téléphone. Solution trouvée, plus facile pour elle et sa cheville. Et sa fierté. Ce n'était pas 5$ qui allaient la pénaliser. Elle se retourna vers son accompagnateur. « Tu n'es pas obligé de venir avec moi, tu m'as assez aidé et je t'en remercie. » Elle lui avait filé un coup de main, lui aussi à son tour, ils étaient quittes et elle ne voulait pas l'emmerder plus que ça. Alecia, la solitaire. Alecia la fausse solitaire, parce que mine de rien elle ne dirait pas non pour un peu de compagnie, elle ne dirait pas non pour sa compagnie. Il avait l'air gentil et doux, une brebis égarée dans ce monde de sauvages.

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MessageSujet: Re: La roue tourne.   Sam 15 Sep - 3:12


Je vois le refus sur ton visage avant même que tu ne parle, d’une voix presque timide, presque choquée « Me porter ? » laissé filé entre tes lèvres avant même d’y réfléchir. Mais déjà tes traits se durcissent. Déjà je vois ton refus. « Non c'est bon, de toute façon je suis sûrement trop lourde. » Je ne préfère rien dire, je ne veux pas te blesser. Mais il est évident que tu ne serais pas très lourde pour moi. Il me semble évident que j’en suis capable, quitte à légèrement manquer de souffle sur la fin. Mais je ne dis rien. Je ne pense pas que ce soit très utile.

Puis tu te détournes, sans que je ne réalises vraiment. Je suis occupé à récupérer tes sacs. Je suis occupé à veiller sur tes affaires lorsque tu avances vers la route, lorsque que tu te mets en danger. Mon cœur s’arrête, mon âme quitte mon corps alors que ma voix s’élève [color:7513=~ff9966] « Mais enfin qu’est ce que… » mais déjà la voiture s’arrête. Un taxi qui passait par là. Mon souffle me manque un peu, l’inquiétude avait déjà barré mon front de quelques rides. J’approche et dépose tes affaires sur le sol pour montrer l’adresse sur le téléphone et l’homme de répondre un simple « Je fais pas en dessous de 8$. » mais déjà je dodeline et fouille mon porte feuille pour tirer un billet de dix dollars pour le lui donner. « Pas de soucis, gardez la monnaie. » Et je souris. Comme toujours je souris.

Sans tarder j’attrape les affaires sur le sol et les amènent jusqu’au coffre pour les y déposer rapidement. Je réfléchis simplement à la suite des évènements. Comment va-t-elle rentrer chez elle avec ses courses ? Comment va-t-elle payer le médecin ? Comment va-t-elle continuer sa journée ? Et c’est ma faute, tout ça. Ma très grande faute. Et je n’arrive pas à me le retirer de la tête, c’est insoutenable. « Tu n'es pas obligé de venir avec moi, tu m'as assez aidé et je t'en remercie. » Alors j’hausse un sourcil perplexe, interloqué. Parce que je n’avais même pas pensé un seul instant à faire bande à part. Parce que ça me semblait logique de l’aider jusqu’au bout. Quelle idée de la laisser maintenant. Quelle idée ?

« Pas de soucis, je peux rester. Vous aurez besoin d’aide ensuite. C’est la moindre des choses. » Et je souris. Je souris toujours. Parce que quelque soit le sentiment qui m’occupe, je souris. Parce que je ne veux pas que les gens s’inquiètent pour moi. Je ne veux pas être un boulet à la cheville des gens. Je préfère aider. C’est bien plus important. Alors je souris à la jeune femme à la peau colorée, à la peau brûlée, à la peau jolie. Je te souris comme on souris à un enfant qu’on essaye de rassurer et j’avance vers le taxi pour prendre place.

Je ne crois pas qu’on se soit dit la moindre chose dans le taxi à par les classiques « Comment vous sentez vous ? » et les réponses tout aussi classiques qui s’en suivent. Mais lorsque l’homme s’arrêta au bas de la maison, je me suis penché par-dessus son épaule. « Est-ce qu’en sortant on pourra vous appeler pour venir nous chercher ? On peut avoir votre numéro ? » La négociation prend du temps, l’homme rechigne mais accepte pour un petit rab. Il n’y a que peu de choses que l’argent ne résous pas. Alors je quitte l’habitacle et récupère les courses dans le coffre, numéro enregistré dans le téléphone. Alors je me dirige vers la porte du médecin. Alors je sonne et me tourne vers elle, vers toi.

« Cecil. » Petite pause. « Mon nom c’est Cecil, je veux dire. Et vous ? »
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