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 Citrons écorchés || Ciulin

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MessageSujet: Re: Citrons écorchés || Ciulin   Mer 25 Juil - 10:30

- Ciu'...
- ... Hum ?
- C'est à petit feu, ça se peut pas...
- Ah....


Mordillements de lèvres. Regard qui fuit comme un robinet mal fermé. Un peu de chaleur sur les pommettes qui s'en va déjà.
Je sais, idiot.

- Je m'en fous, que t'ai vécu pire. Enfin, je veux dire... Pas parce que t'as eu le crâne fracassé que tu dois avoir mal toute la soirée.


Ma tête penche légèrement sur le coté, pour mieux te deviner. Ton nez plissé par la concentration, tes prunelles effrayées mais qui tiennent bon. Je ne te donne aucune indication, ce serait gâcher l'effort et la pugnacité que tu mets à l'oeuvre. Je regarde, juste. Je te contemple. C'est comme savourer un bonbon longtemps sur sa langue. Un plaisir secret qu'on fait durer en sachant qu'il finira par fondre à tout jamais.
Et je ne mesure pas, à quel point mon visage est fendu de sourires.

- Alors, tu me dis si je serre trop fort.
- Ok...


C'est foutraque et charmant, jusqu’au petit nœud de gaze sur la tranche de la paume, soigneusement emberlificoté. Comme toi à moi. Tu souffles, expulses toute la tension d'avoir trop froncé le front. T'as l'air content de toi, p'tit con. Et je m'entends te le dire avec des cœurs dans la voix. Trop d'émoticons que nos SMS ne pourraient en contenir.
Alors, mieux vaut la boucler.

- ... Tu vas même pas pouvoir manger correctement les fajitas.

Je lâche un pouffement moqueur.

- Merde alors, tu pourras pas me donner la becquet ! Mon plan diabolique s'effondre...

Tu souris.
Tu ris même. Vas-y Antoine, c'est ma tournée. Lâche-toi les bronches ! Je suis avec toi.
Trop près.
Tu viens enfouir ta gueule tachetée  dans le creux de mon épaule.
Trop près.
Papillons qui s’envolent et picorent. Ma respiration s’accélère, un peu, et je tente de la contrôler en regardant le néon du plafonnier. Tu as le chic pour me laisser interdite. Je reste comme un con en suspension sur ton evier.
Tu fais chier, Antoine.

Ma main saine épouse tout doucement ta nuque. Ma joue se laisse aller contre ta tempe. Avec prudence. Je ne suis pas habituée. Rappelle moi comment on fait. T'es qu'un grand gosse qui laisse son émotivité balayer les autres à tord et à travers. Ma toiture fout le camp en même temps que mes murs. Je lézarde. Tant pis pour ma gueule, faut croire.
Nuit, protège ta fille.

Shioban comprends-moi.

- Merci...

Pour le bandage.
Pour être là.
Pour être toi.
Pour tout.

- C'est le plus beau pansement que j'ai jamais eu... Tu veux me dessiner un coeur dessus avec la sauce tomate des fajitas ?

Dérision.
Dérivation.
Nuit, protège-moi. Je suis ton enfant la moins docile. Je recommence sans cesse la même erreur malgré tes enseignements. Encore et encore.
Tu crois, dis, tu crois que je pourrais réécrire la fatalité ?
Trop tard, c'est fait.

Vivre est si difficile.

Advienne que pourra.
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MessageSujet: Re: Citrons écorchés || Ciulin   Jeu 26 Juil - 15:45


Accroché à toi, sans la moindre prise sous les doigts. Chute libre, que t'arrêtes d'un coup d'un seul, quand mon front te percute mollement, que je ferme les paupières afin de chasser les angoisses, comme pour leur dire que la lumière est désormais éteinte et qu'il n'y a plus aucun occupant dans les lieux. Alors partez toutes, s'il vous plaît. Et tu me berces finalement, de tes gestes, qui me font arrêter de respirer sur l'instant. Avant de me faire me détendre, de plus chercher à fermer les yeux si fort que j'en avais des taches qui venaient à se faire voir, dans l'espèce de noire rougeâtre. La chair qui se détend, l'esprit aussi.

J'hésite.
À te le dire.

Me lâche pas.

Je peux pas.
C'est déjà fait.

J'ai oublié de me tenir la main.

Alors mes pognes remontent doucement, alors que tu me remercies. De je sais pas trop quoi. Tu fais que je suis qu'un abruti parfois, qui n'en fait qu'à sa tête ? Les doigts qui se déposent, à l'orée d'un tissu auquel se raccrocher. Désolé, je te le laverais promis. Sans te serrer, comme pour te laisser loisir de te barrer quand tu voudras. Mais moi, je bouge pas. Je me dis juste que t'as la main chaude. Ou moi qui avais la nuque trop fraîche. Y'a ton odeur qui efface celle du sang. De mon nez, de ma mémoire.

J'ai des feutres plutôt. T'auras moins envie de te croquer la main si t'as faim comme ça...

Couvert de l'humour, cache-cache sempiternel. Qui me sied si bien. Et puis, je souffle un nouveau rire, tandis que des tremblements, il ne reste plus que les preuves autour de nous.

En plus, si c'est le plus beau, c'est que t'as pas dû en avoir beaucoup.

Je relève enfin la tête, laisse glisser la peau contre l'épaule, avant de déposer un sourire tendre du bout des lèvres, dans ton cou. Retiré pour de bon de là, pour ne plus te gêner.

Pardon, j'ai dû te fiche du sang dans le dos. Je vais me laver les mains et nettoyer, t'en fais pas !

Je reprends mes marques, me rappelle où je suis. Ici, je suis en sécurité, tout est fermé. Je me dirige vers l'évier de la cuisine, pour le lancer, foutre mes mains sous le jet d'eau fraîche. Et je lorgne sur le côté, sur la bière éclatée. Pavé dans la mare. La glace était trop épaisse, il est resté à la surface.

Si un jour t'as un plâtre, je veux pouvoir dessiner dessus.

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MessageSujet: Re: Citrons écorchés || Ciulin   Ven 27 Juil - 9:01

Je sens nettement la tension de tes muscles fondre contre moi. Tu cuis à petit feu, Antoine, comme tes légumes ? Je fais quoi, après, de toi ? Je te roule en fajitas ?

Je te mange.

Frisson brusque.

- J'ai des feutres plutôt. T'auras moins envie de te croquer la main si t'as faim comme ça...
- Tu trouves que j'ai pas assez de dessins sur le corps ?


Petit rire.

- En plus, si c'est le plus beau, c'est que t'as pas dû en avoir beaucoup.
- Mon "coloc" me recoud régulièrement. Mais il y met pas de décorations...


Tu parles trop, Prost. Ferme ta gueule ! N’inquiétons pas sa frimousse de chiot tendre. Tu sais Antoine, le rouge est ma couleur parce que c’est la seule que je connais. On me l'a attribuée avec mes première règles. J'étais destinée à saigner tout en saignant. Mon corps est une outre à hémoglobine, trop souvent percée. T'aurais pas assez de doigts pour colmater. Tu passerais ta vie à gerber si tu savais à quel point je baigne dans le rouge.

C'est le bon moment pour t'écarter. T'as raison. Voilà. Casse-toi.
Que je respire.

Que j'ai froid.

- Pardon, j'ai dû te fiche du sang dans le dos. Je vais me laver les mains et nettoyer, t'en fais pas !
- J'm'en fous t'inquiète.


Marque-moi. Oublie ça. J'en ai salopé des frusques à force de me battre. Et puis, tu peux bien me faire ce que tu veux, tu seras toujours moins sale que moi. Je réfléchis brusquement en me mettant à ta place -première- peut-être que c’est toi que ça gêne cette coulure. Ok. J'ai saisi.
Je retire mon T-shirt  en le roulant en boule, laissant mon torse à nu, avec ses tatouages, ses cicatrices, ses constellations d’ecchymoses. Tachetée moi aussi, t'as vu ?
Juste pas pareil.

Jamais.

Je te retrouve en cuisine pour cueillir tes déclarations innocentes. T'es un peu trop précieux pour ce monde et cette ville, Antoine.

- Si un jour t'as un plâtre, je veux pouvoir dessiner dessus.
- Okay ! Je note dans mon carnet de bal !... Tiens, file-moi un de tes T-shirts, comme ça t'auras plus la vision de la tâche.

Je pose le mien dans un coin, loin de ta vision. Penser à quelqu'un d'autre qu'à soi c'est épuisant. J'ai la dalle.

- On bouffe ?
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MessageSujet: Re: Citrons écorchés || Ciulin   Ven 27 Juil - 18:53


T'as tout du zèbre, sauf le calme. Je t'observe, interdit un instant, avant de détourner les yeux, avant de me sentir rougir sur place. Fais chaud. J'ai chaud. J'inspire, termine de me laver les mains, tentant de suivre le fil de la pièce qui se déroule autour de moi. T'as rien d'une Juliette, Ciu. Je retire tout ce que j'ai pu dire. Je me dirige vers mes fringues, ouvre un tiroir, extrait un t-shirt de la manière la plus random qui soit, avant de te le tendre.

T-tiens. Et laisser couler le tissu entre mes doigts, quand tu le chopes. Je vais préparer la suite du repas, pose toi.

Me lancer dans des tâches, hop hop.

[...]

Sol nettoyé, repas englouti, ambiance revenue sans que je m'accorde plus le moindre écart de conduite, de pensée. Rester simple, toujours. Regard rivé dans le tien, un autre éclat de rire suite à une plaisanterie, avant d'abandonner le carnage du jour dans l'évier. Ça attendra demain. Je reviens vers moi, m'écrase encore à tes côtés dans le canapé, prends mes aises, main sur le ventre à la peau ronde et tendue, d'avoir trop mangé.

Tu taffes ce soir au fait ou tu restes-là ?

Aucune idée de tes horaires, des soirs où la nuit t'emporte loin des tiens. Sourire en travers du visage, porté entièrement vers toi.

'Fin, si tu veux rester bien sûr. Sinon on peut aller faire un tour.

Je semble y réfléchir, avant de finalement me redresser, fouiller dans le carton de mes affaires de cours, y chercher après la trousse dont je pouvais bien me servir à l'époque. Et je reviens me poser devant toi, fouillant dedans après mes feutres.

Tend la patte.

Sourire en coin, face à cette phrase, suivie bien assez vite d'un rire. Parce que je me sens bête. Bêtement heureux. Bouille qui se relève vers toi, dans un sourire éclatant finalement, avant de sortir du bleu parce que j'ai que ça qui me tombe sous la main. Sur le haut du bandage, là où je sais que je n'appuierais pas sur une plaie ouverte, je me mets à gribouiller.

Tu vas pouvoir admirer mes talents de dessinateur...

Penché vers toi, les genoux posés à terre, les talons sous les fesses. Concentré sur ce que je fais, histoire que ce soit un minimum joli. Sauf que ça ne l'est pas, bien entendu. Le matou à des airs d'animal en souffrance. Je rajoute un petit mot, un "JTM Romeo <3" qui restera sans doute pas longtemps, l'encre du feutre qui s'étale un peu sur le tissu. Mais je recule tout de même, satisfait, te laissant prendre conscience de ce que tu vas te trimbaler pour la soirée au moins.

Verdict ? J'aurais pu faire les beaux-arts ?
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MessageSujet: Re: Citrons écorchés || Ciulin   Dim 29 Juil - 16:44

La vie reprend son cour et colmate les brèches de l'esprit. La patine de la normalité fait tout luire d'un éclat serein. Paisible. Bide repus et cul posé. Je flotte dans ton T-shirt qui porte la marque de ton odeur, ce je ne sais quoi de lessive et de ta peau. Machin trop grand qui me fait des ailes aux manches.
Devant nous les reliefs d'un repas gargantuesque : rires et conversations badines revenus avec ses petits légumes, quelques verres de presque-mojito qui trônent entre les assiettes, la quiétude de la digestion, enveloppante et douce. Je me laisse allée, épaule contre épaule, avec toi, jusqu’à ce que l'envie d'une clope me tenaille.


Claquement du zippo et grésillement de cibiche.
Exhalation d'un brouillard intime qui nous enveloppe tous deux.

- Tu taffes ce soir au fait ou tu restes-là ? ...'Fin, si tu veux rester bien sûr. Sinon on peut aller faire un tour.


Je te regarde te triturer les fossettes avec un sourire.

- Pas c'soir, nope. Je reste, si tu veux bien d'moi. J'vais où tu vas.

Simple.
Les choses sont simples.
On est jeunes, on est cons, on fait ce qu'on veut.
On, pense pas, c'est dans nos gênes.

- Ma bécane te manques ?

Tu t'éloignes, pensif. A quoi tu penses, Antoine ?
C’est mystérieux dans ta tête.
C’est le bazar dans la mienne.
On va où comme ça ? Je me le demande...

- Tend la patte.
- Meow.

Automatisme.
T’éclate de rire en t'agenouillant.

- Tu vas pouvoir admirer mes talents de dessinateur...

T'as tellement l'air d'un gamin avec ta petite trousse de feutres multicolores. T'as l'innocence plein tes cahiers et t'écris entre mes lignes. J'admire moins ton ouvrage que ta mine concentrée.  Ton chat à la tronche de ceux qu'on trouve écrasés en bord de chaussée. Et ta prose ferais pâlir Shakespeare. Ton gribouillis te rend joisse et ça me gagne en ricochet.
Qu'est-ce que je vais foutre de toi, Antoine ?

- Verdict ? J'aurais pu faire les beaux-arts ?
- T'es un génie méconnu, Tony.
que je ponctue d'un sifflement. Te coupe pas l'oreille quand même, hein...

Je pose ma cigarette sur le rebord du cendrier pour mieux m'admirer la pogne. Brusquement ma main bifurque vers la trousse et capture un feutre vert -vert avocat- et je le décapuchonne d'une pression du pouce.

Oeillade de canaille.
Jeu de sourcils au charme ancestral.


Je t'attrape brusquement par les épaules et je te retiens prisonnier entre mes jambes. Je me marre comme une baleine, mon arme colorée à la main. Mon rire s'entrecoupe de hoquet. Je tente de viser juste.

- Ça manque de chats sur ton front, ou bien d'avocats...Bouge pas ! Roh !!! Je fais ton portrait ! ... Tu veux une moustache ?... Promesse que ce sera pas une bite !

La pointe du feutre dérape sur ta joue, laissant la trace d'une étoile filante verte. Mais je n'ai pas dit mon dernier mot. Tu en auras d'autres. Des myriades.
Laisse-moi slalomer entre tes tâches de rousseur, Antoine.
Juste encore un peu...
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MessageSujet: Re: Citrons écorchés || Ciulin   Jeu 2 Aoû - 4:00


Ô, douce infamie. Que ton sourire me transperce et me renverse, que ton rire m'agite et me fait vivre. Le chat semble prendre quelque peu plus vivant, quand tu bouges. Comme si finalement, le dessin n'était pas si raté, qu'il était à gambader, de muret en muret, pour aller se poser avec paresse dans un coin de vie qui ne serait que juste repos pour l'âme aventurière et à peine bagarreuse. Et la mienne, farouche sans l'être, trouve des ressemblances dans celle qui est la tienne. Comme si elles s'accordaient le luxe de se plaire le temps d'une soirée, de quelques sms, de quelques oeillades salvatrices. Ma vie contre la vôtre, Roméo. De vos lèvres, je me délecte du poison.

Vas-y, fais toi une place plus que confortable dans mon coeur. Vautre toi, tel le chat qui n'en a que faire du reste, qui prend sans se soucier de ce qu'il pourrait casser au passage. Il a passé le verrou d'un simple saut, nargue les proprios en allant pisser sur un recoin de maison et se pavane, queue en l'air, qui ne prend même pas la peine de battre l'air. Il a déjà tout du conquérant, le minet. Je me serais cru plus difficile à être emporté dans ce genre de tourbillon mais finalement, un miaulement et me voici déjà séduit, à lui demander de tendre la patte, au minou, pour qu'il vienne la poser dans ma paume tendue. Et j'ai serré, si délicatement. Mais le chat se rebiffe quand même, parce qu'il n'en serait pas un autrement.

Et je me perds dans une agitation qui me crève le coeur de joie. Que c'est bon, de vivre. J'avais tant oublié. Les couleurs et les saveurs. Les envies et les besoins. Je m'étais oublié, tant de temps, tant d'années. Usé dans ses choses qui n'en valaient pas le coup. Et il n'y a que toi, là, avec ton feutre vert pour m'en fiche plein la mouille. Et je me débats, tente d'échapper à l'emprise. Sans réellement le faire. Et dans les airs s'élèvent ma propre main, celle armée de ma lance à moi, pour venir tenter de contrecarrer tes plans, pour tenter de te dessiner aussi dessus. Pour que de ma pointe, le bonheur s'étende en toi, comme l'encre sur la peau.

Reste ici, mon Roméo.
Autant que tu veux.
À jamais même.
Si tu le veux.

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