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 ≡ mission : tell mama.

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pnj ○ come with me now
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MessageSujet: ≡ mission : tell mama.   Ven 29 Juin - 18:34

mission prédéfinie
contexte

Le vieil homme était précis : dans cette maison-là, abandonnée depuis six mois déjà, on entend un enfant crier, parfois, la nuit. Un tuyau trop beau pour qu'il puisse être ignoré. Tuyau qu'il n'a pas donné à la police, faute d'avoir confiance en une institution pourrie jusqu'à la moelle — pour le citer. Il vous a fait jurer de trouver quelqu'un pour aller voir, mais de ne pas les prévenir. De faire les choses par vous-même, si vous y allez. Et vous devez bien avoué être intrigué. La fille du maire y est peut-être. Un malade, humain ou paranormal, pourrait la tenir séquestrée — et la nuit, lorsqu'il n'est plus là, elle crie pour qu'on vienne l'aider. Quoi qu'il en soit, et quoi que vous pensiez, la piste est trop belle pour être ignorée. Vous vous rendez donc sur les lieux, préparé(e) à toute éventualité. Sans penser un seul instant, pourtant, que vous ne serez pas le/la seul(e) à qui le tuyau aura été raconté.


précisions

•• joueurs@antoine iaco ; @ciulin mari ; @vesper renaud ; @zeus nicolson.

•• Il ne s'agit bien entendu pas de la fille du maire. Vous ne la retrouverez pas, ni elle ni aucune piste la concernant. C'était pourtant un bon tuyau — mais il ne portera pas ses fruits.

•• C'est le fantôme d'un enfant qui vous attend. Le vieil homme ne le sait pas, n'a pas voulu s'approcher — mais le mystère de l'abandon de cette maison est sur le point d'être découvert. Un jeune couple a négligé sa fille, et celle-ci en est morte, il y a six mois de ça. Son esprit crie, parfois, la nuit, depuis quelques semaines. À peine conscient d'être mort, et s'attaquant à tous les adultes qui passent dans le coin. Elle est peureuse, tout d'abord ; mais si vous la brusquez, ou que vous essayez de la débusquer, elle risque de s'emporter.

•• La maison a été laissée en l'état, avec les meubles à l'intérieur et la poussière qui s'accumule. L'esprit de la fillette décédée est rattachée à une petite couverture, laissée à l'abandon sur son lit, dans laquelle elle est morte. Débarrassez-vous de ça, et vous devriez pouvoir vous débarrasser d'elle. Vous pouvez essayer de la calmer, de communiquer — bref, on vous laisse le soin de la personnaliser.

•• Vous pouvez vous arranger entre vous sur la nature de vos rôles, et sur l'ordre de votre passage. Un sujet est ouvert juste ici pour vous permettre de discuter plus facilement de tous les détails pratiques entourant votre mission. N'hésitez pas à l'utiliser.

•• Pour le reste, amusez-vous ! Et si vous avez besoin de quoi que ce soit (question, intervention du PNJ, ou que sais-je), n'hésitez pas à nous contacter. I love you

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MessageSujet: Re: ≡ mission : tell mama.   Sam 30 Juin - 0:01



The paradox or our minds
Too much to believe, too much to deny
You fool me again to quiet my pride
But I’m a human, I come with knives

Nuit opaque, sans étoiles. Mère Nocturne a déjà froid pour cacher ainsi ses dentelles ? Ça pue le mauvais présage, sans être motif valable pour une quelconque tangente. Je retire la clope qui ronronne plaisamment à mes lèvres. Vapeurs fauves et sucs de tabac. Je pollue l'air de cette sage banlieue pavillonnaire, en toute ignominie. C'est ma petite cruauté du soir.

J'effleure l'écran de mon portable.
22h05.

La vrăjitoare me fait poireauter à la courbure de son chaudron. Rahat. C'était peut-être pas une si bonne idée ça, en fait. On ne peut pas se fier à une putain de sorcière. "Whisper" -pseudonyme d'emogoth à la con- a su se faire une solide réputation en quelques mois. Les réseaux de chasseurs sont unanimes : elle est efficace, abordable et discrète. Les mecs, j'espère que c'était pas de la publicité mensongère. J'y suis pour mon blé, mon temps et ma patience. Les spectres et ces connasses d'énergies sont pas vraiment mon rayons, mais je suis parée à botter du train ectoplasmique à coups de ranger, avec ou sans l'aide de cette gueuse.

Je jette un regard de l'autre coté de la palissade défoncée.
La maison n'a pas bougé.

Comme si elle pouvait avoir des guibolles et soudain soulever ses jupes pour se barrer. Ridicule. Je plisse les paupières. Shoot de nicotine. Pas un chat, pas un cri. Ça aussi c'était peut-être du flanc. Y'a sans doute pas de gamine dans cette taule. Ou alors un résidu, les pieds devant.
Depuis l'assassinat du maire et la disparition de ses chiards, toute la communauté avale sa poutine de travers. Couvre-feu pour ville au seuil de l'hystérie. Personnellement, j'ai pas eu le temps d’apprécier son mandat ni de voter pour lui. Je me cogne le cul de la politique et de ses aléas. Cependant, le vieillard avait l'air sur de lui et  je ne peux pas passer à coté d'une opportunité aussi évidente. La moisissure du plan m'enfle grave les narines. Et puis après ?
Si je dois crever ce soir, c'est que c'était écrit.

Ricanements expirés dans un feulement toxique.

Le bruit caractéristique de pas qui claquent sur le bitume m'indique que mon rendez-vous est arrivé. Si l'asphalte est à ses pieds, moi pas. Attendre c'est chiant.
Je me retourne avec lenteur, pour mieux me décomposer. J'aurais du le voir venir, le Destin a le visage d'une salope et le gout d'une tequila...

- Sunrise ? Qu'est-ce que tu fous ici !?

Si seulement ça n'était que l'unique surprise....
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MessageSujet: Re: ≡ mission : tell mama.   Dim 1 Juil - 16:52

La ville bouillonne. Elle brûle d’une effervescence nouvelle, bousculée par les évènements récents. L’été étouffe, il prend même des vies. Tout le monde en parle, tout le monde a son avis, tout le monde flippe à l’idée d’être le prochain sur la liste. Car quand c’est la plus haute autorité de la ville qui disparaît du jour au lendemain avec une sordide histoires de meurtres autour de ça, ça fait jaser autant que ça effraie. Ça empêche de dormir car on a peur pour sa survie, tremblant au-milieu de la nuit.
Mais pour les gens comme moi, c’est du pain béni. Et c’est justement quand le soleil s’efface que les choses intéressantes se passent.
La mort reste mon moteur. Elle l’a toujours été. C’est la pire des crasses et la meilleure des alliées.
L’horreur suave qui murmure, elle aussi.
Au-milieu des cadavres, Whisper est de sortie.

22h00. Je tire sur ma clope, plus nerveuse que d’habitude. Pas que ce soir m’effraie plus qu’un autre depuis que j’ai mis les pieds ici. Les affaires du genre, j’en ai entendu et résolu plus d’une. Blackwater Falls m’a été offerte comme un terrain de jeu sordide. Des potes ectoplasmiques à chasser de ce plan de l’existence, j’en ai viré plus en quelques mois qu’en tout une vie à Calgary. A croire que y’a un concentré poisseux d’âmes tourmentées dans le coin. Et vue les vibrations bizarres de la ville, ça m’étonnerait vraiment pas. C’est pas l’antre de l’Enfer pour rien. L’antre des réponses et des jeux de vilains.
Nan, c’est pas la perspective de me retrouver face à un énième parasite qui me fait chier. C’est plutôt le fait que ce soir, j’sois flanquée de deux autres loustics dont j’avais pas spécialement prévue la venue. Contre-temps dans mes affaires, me voilà à traîner deux innocents qui n’avaient rien à voir avec cette vie-là.
Quelle plaie.
Antoine n’a pas voulu me lâcher. V’là quelques temps que mon pote caissier n’est plus le même, à dire vrai. J’arrive pas à comprendre ce qu’il s’est passé, mais faut croire qu’un truc l’a suffisamment remué pour pas que ça le dérange de m’accompagner sur les traces de mon boulot morbide. Super. J’avais pas envie d’avoir à surveiller le cul d’un ami inexpérimenté. Mais avec ses grands yeux de chiot paumé, hé, difficile de refuser. Surtout qu’il était avec moi au moment où l’on m’a contacté, ç’aurait un peu compliqué de le laisser sans rien lui expliquer. Et bon, au pire il restera dehors.
Ouais, j’me suis dis ça. Qu’un, ça allait, j’pouvais gérer. Mais sur la route il a fallu qu’on rencontre un pote à lui, un certain Zeus apparemment, et qu’il s’est dit que ce serait une idée géniale de rejoindre l’équipe. Bah voyons.
Et me voilà nounou de deux types qui n’ont rien à voir avec ça et qui vont sans doute partir en courant à la moindre évocation surnaturelle. La clope se fait mince entre mes lèvres. Ce sera juste que la quatrième depuis qu’on marche sous la nuit morte. Et enfin, finalement, la vieille bicoque. Celle qui est censé hurler. Le mystère à distiller.

J’écrase la malheureuse sous ma botte, toute proche de la palissade défoncée qui respire bon le bon vieux film d’horreur. Un coup d’œil vers les deux autres avant d’enjamber un trou à l’intérieur pour entrer.

« Bon, vous, vous restez là. J’m’occupe de tout ça rapidos et j’vous retrouve après. » Regard vers moi, à la recherche de l’intermédiaire. « Bon alors, il est où le- »

Contact ? Mais devant toi chérie. Ou alors non, c’est juste une putain d’ironie dramatique à deux dollars. Le genre comédie noire typiquement jouée par un Triste-Sire en premier rôle.

« … Oh putain. »


J’dévisage la gonze sans comprendre. J’crois qu’on s’est bien foutus d’moi sur ce coup-là. Il a intérêt à valoir le coup ce mystère là car j’vais pas faire long feu à c’train-là. C’est quoi ce putain de bordel ? T’as quitté l’alcool fort pour d’autres trucs planants ?

« Hein ?! Mais qu’est-ce que toi tu fous ici ? »

Ca se touche dans mon cerveau, alors que j’vois personne autour et que manifestement, l’autre m’attendait. Enfin, attendait Whisper. La médium. La pro. Mais là, elle est en train de péter un câble à l’idée que deux et deux font quatre et que ce soir, c’est la croisée de tout un tas de chemins qui n’ont rien à voir.

« … M’dis pas que c’est toi mon contact ?! »

On est pas dans la merde, tiens.
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MessageSujet: Re: ≡ mission : tell mama.   Lun 2 Juil - 18:30

Franchement, il n’avait absolument aucune idée de ce qu’il foutait par ici en plein milieu de la nuit. Comme si la visite des appartements allait se faire à cette heure-là. De toute façon, il n’avait pas encore d’emploi, alors bon, il n’avait aucun moyen d’assurer le paiement d’un loyer. Et puis, il ne connaissait personne dans ce quartier. Aucune personne saine d’esprit n’allait lui ouvrir la porte pour lui proposer de prendre un bon repas chaud et de dormir dans un lit confortable sans craindre pour sa vie. Après tout, dans une ville comme Blackwater Falls, les rumeurs allaient bon train. Pratiquement tout le monde devait savoir qui était Zeus le junkie. Et maintenant qu’on le voyait davantage propre sur lui, et clean, c’était plus inquiétant encore que de le voir déambuler pour trouver un coin tranquille où se piquer. La drogue lui manquait d’ailleurs, mais il voulait se laisser une véritable chance de remonter la pente et de se reprendre en main. C’était une envie dont il pouvait se passer tant son sevrage avait été efficace. Quelque part, il aurait toujours cette sensation de manque, mais ce n’était plus un besoin. Il ne se sentait mal que moralement, la douleur physique l’avait quitté.

Il aurait bien tenté de changer d’apparence pour reprendre à zéro. Mais dans tous les cas, rien n’effaçait sa fuite face à cet enfant qu’on lui avait ramené, ni même le fait qu’il n’avait plus aucun sou en poche. Alors diable, pourquoi était-il encore au milieu de cette rue, à trainer sa maigre carcasse ? Il ferait mieux de se trouver un endroit où passer la nuit. Peut-être devrait-il marcher en direction du camping, pour utiliser discrètement les douches communes. Son apparence était en bien meilleur état que quelques semaines plus tôt. Ses cheveux avaient été coupés et, même s’ils étaient indomptables, l’effet n’était pas identique. Il les coiffait tous les matins. Sa barbe était entretenue, douce, et surtout propre. Il ne portait plus cette odeur nauséabonde qu’il avait lorsqu’il se fichait bien de tout. Désormais, ses yeux bleus étaient mis en valeur. Ses vêtements étaient repassés et sans tâche. L’eau de Cologne était agréable à sentir lorsqu’il passait près des gens. Non, vraiment, c’était un autre homme. Un homme qui se rapprochait davantage de celui qu’il était quelques années plus tôt. Restait maintenant à se trouver un petit boulot et un toit confortable, même si l’endroit était petit. C’était toujours mieux que de squatter les bungalows vides du camping ou les chambres de l’hôtel de façon totalement illégale.

Il allait rebrousser chemin quand il cogna comme une personne qui se tenait bien trop près de lui. En levant la tête, il reconnut le visage amical de Antoine, le garçon qui l’avait toujours aidé sans le juger.

« Bah alors, qu’est-ce que tu fiches là ? Tu voulais me faire peur ou quoi ? »

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MessageSujet: Re: ≡ mission : tell mama.   Lun 2 Juil - 23:26


J'ai rêvé. Juste rêvé. Sensation de flottement, depuis ces derniers jours. La sensation d'avoir le corps entier encore en feu. Puissant, le rêve érotique. Dangereux, aussi. En rentrant le lendemain, j'étais comme anesthésié. Puis la nuit s'est rappelé à moi. Et son nom, j'ai murmuré. Une nuit à vomir, à osciller entre les lumières allumées partout, ou totalement éteintes. Des sursauts d'Humanité, dans le fond des toilettes. Trop malade pour aller travailler, c'était la première fois que je leur faisais faux bond. J'ai entendu la voix de mon responsable, véritablement inquiet quand j'ai dit ne pas être état. Et j'ai souri contre le téléphone pour le rassurer, pour lui dire que ça irait mieux dès le lendemain. C'était faux mais j'avais rien de mieux, il m'a laissé trois jours de congé. Les tumeurs, ça ne contamine pas monsieur. Au vue de la journée, j'ai fini par envoyer un message, à Vesper, plutôt que Minou. J'ai peur de le voir et qu'il soit déçu dès l'instant où il me verra, comme s'il pouvait savoir que j'ai fauté. J'ai fait un pas de côté. Je crois. Ainsi que je me retrouve encore chez Vesp', à une heure où j'aurais dû être déjà chez moi depuis un moment. Le ventre creux, incapable d'avaler quoi que ce soit sans dégobiller encore. L'odeur des cookies qui me dégoûte, qui me font envie. À regarder trop régulièrement mon téléphone. Aucun nouveau message au numéro inconnu.

Vesper qui bouge, la peur de me retrouver seul qui me dévore les entrailles. J'ai suivi, même si elle ne voulait pas. Je crois que j'y crois, maintenant, à ses fameux dons. Quand on croise Zeus, c'est finalement un peu le monde qui s'est inversé. Je le reconnais presque pas tout de suite, avant de capter que c'était bien lui. Alors j'ai eu un sourire sincère, en travers de la face. Qu'a accentué les cernes, qu'a chassé l'air trop ailleurs. Et j'ai foncé vers lui, après un signe pour Vesper, pour lui dire que je revenais. Et quand il se tourne, qu'il me reconnaît, je souffle un rire, le coeur débordant d'une joie que je ne devrais plus m'accorder. Sauf si j'ai rêvé. Mais Rose est morte. Dérobade à mes pensées, geste amical envers lui, main sur un bras, faux-jeu chaleureux. Ou peut-être que je suis vrai. Je sais plus.

Et toi alors ? Ça fait plaisir de te voir ! T'es tout beau ! J'admire, adopte, et puis, finalement, je le tire par le bras, pour l'inciter à me suivre. On doit se rendre quelque part, viens avec nous, on parlera sur la route !

Même si Vesp' n'a pas l'air ravie de mon idée sur le coup, c'est pas bien grave. Je lui en demande des nouvelles de lui, sur la route. Parce que ça fait un moment que je ne l'avais pas vu. Et j'ignore combien de temps ça peut durer, ce trajet, à tenter d'effacer les horreurs au travers des sourires timides de Zeus. J'ai fait les présentations, au passage, entre les deux. Je crois que je pourrais revivre ainsi. Laissons un mois passer, ça ira mieux ensuite. C'est ce que je me disais, sincèrement, jusqu'à arriver à ce coin paumé, vide de toute vie. Recommandation de Vesper, je fais mine de rouler des yeux, pour tenir le rôle, une lampe dans une poche. Et puis, y'a sa voix. Et mon coeur qui se renverse sur la voie ferrée. Et qui se fait démolir. Je passe à la suite de Vesper, invite Zeus à suivre, jusqu'à le voir. Merde. Ne pas pleurer. Il ne faut pas. J'ai les émotions aux bords des lèvres nouveau, prêt à rendre le repas que je n'ai pas su avaler. Prêt à rendre de la bile encore, quitte à finir par vomir son sang à lui. Merde, c'était pas un rêve, je crois. Voir Ciulin, ça me déchiquette. Ça me rappelle cette promesse, dans la ruelle, son image qui m'a couru sur les paupières, comme pour me dire de la fermer, de pas déconner. Ciu, pardonne-moi tout. Et dis-toi que c'était la ville qui avait finit par m'engloutir. Ce que ça fait mal, d'être humain.

Min-... Je m'arrête, brusquement. J'ai pas le droit, pas le droit, PAS LE DROIT PUTAIN. Ciu'... Salut... !

Je crois que je me décompose plus encore, sur place. Comme si j'effaçais ma présence, à cet instant. Pardon, pardon, pardon.

Je veux disparaître.
Retour des prières.
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MessageSujet: Re: ≡ mission : tell mama.   Mar 3 Juil - 20:12

- Hein ?! Mais qu’est-ce que toi tu fous ici ?
- Je bosse. Retourne piller la garde-robe de ta soeur.
- … M’dis pas que c’est toi mon contact ?!
- Tu vois d'aut' chasseurs camper d'vant une maison hanté ?

Je retiens à peine un grognement désabusé. La fameuse super medium à l'alias de gotho-pouffe EST effectivement une gotho-pouffe. Super. Nuit protège mon cul, l’est pas sorti des ronces.

- Bon, tergiversons pas vlà le ta....

Ma phrase meurt dans ma gorge. Du coin de l'allée, sur les talons de Sunrise, déboule une silhouette que je ne connais que trop bien.

Mon expression se fige.

Antoine est là.
Pourquoi t'es là ?
Juste là.
Ici c’est la guerre. C'est la mort. C’est la NUIT.
CASSE-TOI !

"Je suis malade, t'inquiète." résonne encore son dernier SMS. "Non, pas besoin que tu viennes, ça va aller..." qu'il insiste. Oh. Vraiment.
Tu. m'en. Diras. TANT.
Visiblement, tu m'as l'air suffisamment alerte pour gambader après le coucher du soleil.
Visiblement, tu ne voulais pas de moi à ton chevet.  
Visiblement, je ne suis que l'ami des "fausses excuses" et des trous à boucher. Ça se grave dans mon palpitant au couteau à viande.
D'où que tu connais Sunrise ? Qui est ce type ? Tu sais quoi de ce qu'on est ?
T'es qui, Antoine ?
Tu flottes, t'es pâle, tu baignes dans une atmosphère de non-dit. T'as le regard cave du mec qui dévale la pente de sa hype après un mauvais trip. T'as l'air au bord de tomber. ARRÊTE DE ME SOURIRE BORDEL DE MERDE !

Mon corps bouge enfin.
Ma cervelle fait son choix dans le flot d'informations soudain. Elle n'en retient qu'une.
Je jette ma clope dans le caniveau d'une pichenette, je bouscule Sunrise en marchant droit sur lui, je l’attrape par la nuque.

- Antoine, t'as une sale gueule. T'as vraiment un sale gueule... J'aggripe son visage avec fermeté, pour scruter le fond de ses pupilles, sous le lampadaire. T'es pas en état de te balader et... Œillade vars son compagnon inconnu... de faire le joli coeur. Rentre chez-toi.

Je me tourne vers "Whisper", la fureur dans les yeux. Une colère digne de Rhiannon Taur.

-  Se pointer avec deux civils, dont un pas frais ? T'ES CONNE OU QUOI ?! Médium en carton !

Je pousse gentiment Antoine vers son pote (ami ? partenaire? amoureux? ... Est-ce que ça me regarde ? Tu vois bien que non "Ciu".)

- Steplé, mec, reconduis-le. L'autre connasse et moi on a un biz' à régler.

Et je ne veux pas qu'il me voit opérer.
Je ne veux pas qu'il me voit tuer.
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MessageSujet: Re: ≡ mission : tell mama.   Ven 6 Juil - 22:45

« Se pointer avec deux civils, dont un pas frais ? T'ES CONNE OU QUOI ?! Médium en carton ! »

T'as les yeux qui tournent au vinaigre, Triste-Sire. Une fureur qui devrait vraiment pas m'éclabousser, tu vois, parce que j'suis pas en état. Clairement pas. J'sais pas d'où te viennent tes pulsions soudaines, tes envies de mère-poules refoulées. Ni même pourquoi subitement, le sort d'autres êtres humains peut bien t'intéresser.
Tu m'donnais pas l'air de t'en soucier, tu sais.
Comme quoi. On en apprend à chaque coin de maison paumée, truffée d'un mystère dont j'aimerais bien m'occuper. Si seulement on était pas là, comme des glands, à nous taper du soap opera d'adolescents. Mais on est rien que de la sale jeunesse, quand on y pense. Il faut bien que l'on ait nos  petites importances.

Ainsi vous vous connaissez. J'aurais pas cru que cette ville serait si petite, en réalité. J'vous ai observé en silence, un peu en retrait, toujours à fumer, avant que tu viennes m'engueuler. Et j'encaisse. J'engraine. J'ai pas envie de dépenser de l'énergie inutilement alors qu'un boulot d'envergure m'attend. Alors j'me contente de te recracher la fumée au visage quand celui-ci se pare de cette colère noire, en espérant que ça te rappelle des souvenirs alcoolisés, bébé, entre spotlights et sang sur le comptoir. D'échanges vaporeux, sel et citron, marrade et provocations. Jolie môme. Foutu garçon.
« Ferme un peu ta gueule, tête de bite, tu vas gober les mouches. » Ou mon poing, au choix, à toi d'voir si tu m'obéiras. Ma clope finit sous ma botte, histoire de l'éteindre, de souiller de tabac ce lieu déjà trop chargé de saloperies poisseuses. Ça colle, dans l'air. L'emprunte mortuaire. « Bien sûr que c'est risqué, tu crois quoi ? Que j'les ai amené par plaisir ? Que c'est mon kiffe d'impliquer des civils innocents ? Arrête tes conneries, c'est eux qui m'suivent à la trace et j'ai pas vraiment eu l'choix. Alors quand t'auras fini avec ton drama à deux balles on pourra p'tèt avancer, qu'est-ce que t'en dis ? »

Soupire. Il, elle, me casse les noix. C'est vraiment pas le moment. J'ai pas besoin d'un stress supplémentaire pour ce genre d'affaire. Comme si c'était simple, vraiment. Qu'ils s'amusent, eux, à dialoguer avec le néant. Ils verront si ça aide, d'avoir une engueulade avant.
Soupire, acte deux. Mes pas me portent vers Antoine. Vers la pâleur qui a remplacé son air de bébé. Vers les souvenirs qu'on a pu partager, vers la timidité qui s'est muée en mutisme. Vrai que t'as une sale gueule. Vrai que t'es plus le même.
Vrai que tu moufteras jamais et que ça m'emmerde.
Mais c'est pas l'heure de te tirer les vers du nez, ce lieu est beaucoup trop pourri pour qu'on perde notre temps ici. C'est l'heure de convaincre que tout le monde n'est pas fait pour la nuit.
Sourire, acte premier. Petit. Pâle, lui aussi. Mais plein de sincérité. Juste un effort, allez. La mort habite ici. Elle vous a pas invité. Elle veut pas de vous. Dégagez.

Je m'approche, suffisamment, quand l'autre punk a terminé son laïus, que la nuque est relâchée. Pour appuyer les mots à venir, ma main atterrit sur l'épaule du caissier, quelques instants avant de le laisser.

« Antoine... J'sais pas c'qui s'passe mais les affaires dans cette baraque vont pas t'aider à aller mieux, crois-moi. T'es assez grand pour faire c'que tu veux mais bon, faut qu'tu m'fasses confiance sur c'coup-là. C'beaucoup trop dangereux pour toi. J'ai pas envie qu'tu sois blessé. Vraiment pas... »


Coup d'oeil vers le quatrième. L'inconnu du bataillon. L'âme errante qui n'aurait pas dû me croiser. J'ai aucune idée de qui tu es. De ce que tu es. Mais un chose est sûre, moins y'a de concernés, plus ce sera facile à gérer.

« Et toi... Zeus, c'ça ? Si t'es un brin censé, tu sais que tu ferez mieux de t'en aller aussi. »

C'est pas personnel. T'es sans doute un brave mec, si vous êtes potes. Mais là, ça fait pas un pli, c'est pas votre domaine.
Regard appuyé sur les deux infortunés. J'ai l'impression d'être ma mère. C'est effrayant.

« Ca m'emmerde mais... J'rejoins l'aut' tanche sur ce coup-là, vous avez rien à faire dans c't'endroit. »

Je leur fait dos pour fixer la maison branlante. Je les quitte enfin du regard, en espérant que ça suffise. J'ai peut-être pas encore l'autorité qu'il faut, ni les mots pour persuader. Ils peuvent maladroits, creux, vides. Mais jamais dénués d'élan. Alors prenez-le pour vous enfuir tant qu'il en est encore temps.

« Laissez-nous... nous occuper d'ça. »


Parce que visiblement, on est faits de la même force, « Ciu » et moi.
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MessageSujet: Re: ≡ mission : tell mama.   Sam 7 Juil - 13:28

C’est ainsi qu’il se retrouva embarqué dans quelque chose de plus gros et de plus fort que lui. Zeus n’avait aucune idée de l’endroit où ils se rendaient, ni de ce que Antoine devait y faire. Il avait l’air pressé, et le polymorphe n’avait donc pas tenté de résister. Après tout, il avait été attrapé par le bras et entrainé dans la course. Une chose restait malgré tout gravé dans son esprit : on venait de lui faire un compliment. « T’es tout beau ». En même temps, ce n’était pas compliqué de faire pire que ce qu’il était devenu durant sa toxicomanie. Il était encore faiblard, mais ne souhaitait tout de même pas retomber dans la drogue et sa spirale infernale. Il s’en était sorti et comptait bien garder la tête hors de l’eau.

Des présentations furent rapidement établies. Vesper, une jeune femme aux cheveux bruns. Et après quelques discussions tout en continuant à marcher, Zeus fit une nouvelle connaissance. Un autre visage qu’il n’avait jamais vu. Puis, avec ce qu’il comprenait – et c’est à dire assez peu, en fin de compte – ça ne risquait pas d’être une petite sortie entre amis. Ça puait la tension. Le polymorphe observait les alentours de l’endroit où ils s’étaient arrêtés, testant à nouveau ses capacités. Voilà des semaines qu’il n’avait rien testé. Il avait seulement sombré. Zeus n’était toutefois toujours pas capable de voir dans le noir. Aussi, les contours restaient imprécis.

L’autre gars, celui à côté de qui ils s’étaient arrêtés, se tourna finalement vers le polymorphe, qui comprit directement qu’on s’adressait à lui. On lui demandait de ramener Antoine. Le ramener où ? Après tout, il n’avait pas cherché à se retrouver ici. Et visiblement, ça sentait les embrouilles là. C’était peut-être mieux qu’il s’éclipse doucement, et qu’il évite de se fourrer dans des situations risquées. Il se savait un peu en trop dans l’équipe, mais ne comprenait pas exactement l’ampleur du truc. Un civil …  Oui, clairement, il l’était, mais ce n’était pas non plus un idiot qui ne savait rien. Et pour le coup, Zeus eut envie de prouver sa valeur, en particulier quand cette fille remit l’autre gars à sa place. Il ne savait rien des relations de tout ce petit groupe, mais peut-être que, quelque part, ça pouvait l’aider à rebondir, à connaître de nouvelles personnes. Ça pouvait peut-être même être sympa, leur histoire.

Alors qu’on lui demandait presque poliment de s’en aller, il crut comprendre que Antoine était lui aussi de trop. Son courage ne l’avait jamais réellement quitté. Parce qu’il en fallait, pour continuer à vivre pour sa dépendance. Et pour essayer de remonter la pente après une forte prise de conscience et une désintoxication forcée. Mais bref, il savait un truc. Et il n’avait pas peur de passer pour un idiot en prenant la parole. Après tout, la honte, il avait fini par la dépasser, et depuis longtemps.

« Effectivement, je sais pas grand chose de ce que vous devez faire dans le coin. Et peut-être qu’on vous sera d’aucune utilité. Ou peut-être pas. Il se pourrait que vous ayez besoin d’un coup de main ? »

Il proposait simplement comme ça. Il n’avait pas l’intention d’insister, de toute façon, s’il voyait que sa présence était vraiment en trop. Mais la politesse, c’était malgré tout de proposer son aide. Quelque part, on l’avait mêlé à ça. Et c’était la première fois depuis longtemps qu’il allait se passer quelque chose dans sa vie. Alors bon, même si le danger rodait, il avait bien envie de se dérouiller et de travailler ses capacités pendant ce temps-là.  


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MessageSujet: Re: ≡ mission : tell mama.   Sam 7 Juil - 13:43


Arrête.

Un écho, dans sa mémoire. Un écho bien trop récent, dont le corps porte encore une maigre trace. Une autre preuve que tout n'était pas qu'un rêve. Il sent les doigts sur son visage, dans sa nuque, voit le regard froid, terrible. Il remarque qu'il n'y a que lui, qu'elle regarde ainsi. Cette femme qui porte toutes les burnes du monde dans son regard. Dans ses gestes. Cette femme qu'il ne sait pas comment considérer. C'est un homme. Son homme. Son roc. Celui qui a ravivé les rires, qui a étouffé la honte, légèrement. Qui lui a donné envie de revenir à la surface, en tout premier lieu. Et les regards se confondent. Les demandes aussi.

« Rentre chez-toi gamin. »

Explosion interne. Il reste interdit, tout à se rendre compte que rien n'était un rêve. Que même Ciulin l'a vu. Qu'elle a compris. Qu'elle non plus, ne veut plus de lui. Qu'elle aussi lui dit de tout oublier. Ça se fracasse, dans sa mémoire. Les larmes ne coulent pas, pourtant. Et Antoine... Antoine, lui, s'efface. Il n'est pas fait, pour ce monde-là. C'est un rappel brutal, après quatre jours à fuir cette réalité qui s'était imposée. Antoine, doux Antoine, a disparu. Il est mort dans le naufrage, a coulé sans savoir se rattraper. 
Il ne voulait simplement plus être seul.


Fêlure dans
le bel ange
qui attend
après Dieu.

Plus même un regard pour lui. Elle se détourne déjà, se décharge de ce poids lourd, inutile. Elle le chasse, sans même lui laisser l'occasion de prouver qu'il pouvait être fort. Elle le chasse, tel l'enfant qu'il est. Victime, gamin, tendre et éternel victime. L'esprit se débloque, la présence revient à son firmament. Il se souvient du château de sable qu'il a piétiné. De la partie d'échec. Fou en b2. Et l'envie de pleurer s'en va, s'envole. Aussi vite qu'elle est venue. Les mâchoires se referment, se confondent avec l'acier. Du coeur percé, depuis ce soir-là, s'écoule la haine. La colère, terrible. Tout ce qu'il avait pu tant cacher, tant enfouir. Pour n'être que l'enfant sage. Pour n'être que le respectable petit Antoine.
Au nom du père, amen.


Cessez. Cessez. CESSEZ !

Je n'en ai que faire, du mal de crâne. Des tournis qui s'apparente à des tourments mal placés. Assez de cette position de lâche dans laquelle je me suis tant enfoncée. Frissonne, mon beau, frissonne. Les forces me reviennent, envahissent le carcan de chair, tout entier, quand la lave me submerge. Je n'en ai que faire, de la bouillie mentale, de la trace qu'Il a pu laisser. Que faire d'Antoine. Laisse-moi le détruire un peu tout seul, mon beau. Je dirige mon regard vers cette foutue baraque d'où semble tout émaner. J'ai déjà vu un sourire plus effrayant qu'elle. J'ai envie d'éclater de rire, de vous dire qu'elle n'a rien de dangereux, que l'Homme abrite bien pire dans ses tombes. J'ai envie de vous dire que ça gratte dans ma tête depuis des jours des insanités bien plus terribles qu'une possible histoire de fantôme. Je me méfie du beau avant des morts.

Cessez de me croire innocent.

Le cœur qui se brise, à cette pensée, dans le médiastin. Profondément trop ancré entre les veines, le secret vicié. Celui qui fait tout tambouriner, celui qui fait pulser la colère à tous les coins que le corps abrite. Du bout des doigts, jusqu'à la moindre terminaison nerveuse. Il n'y a plus rien d'innocent, dans ce garçon qui sent encore le sang sous ses ongles, même en grattant sans cesse, en se lavant les mains en boucle. Là où Zeus propose, Antoine implose de ce spectacle, de cette sensation de rejet total. ILS n'ont pas à subir ça, lui murmure sa petite voix interne.

Ne nous prenez pas pour des gamins.

Une simple phrase, qui dépasse la frontière de mes lèvres, en même temps que je le fais avec eux. Que je m'en vais loin de leurs craintes, que je me confronte à cette maison qui contient peut-être les réponses que je recherche. Les frissons qui parcourent mon corps. Parce que je ne sais pas si je veux y croire. M'y résoudre, c'est croire en toi, mon beau. Le dos en sueur, le sang qui bout encore, la porte se laisse ouvrir avec une facilité déconcertante, dans un grand fracas face à la force nerveuse que je ne contrôle pas. Comme un crâne contre l'asphalte. Comme un homme face à un mur.

Arrêtez de vous croire les seuls détenteurs de toutes les horreurs. Regard sur eux, qui balaye, avant qu'il ne se pose sur Ciulin précisément. Une erreur et tu m'abandonnes aussi... Je ne mérite pas mieux, tu as raison. Je rentre.

Fêlure dans
le bel ange
à la voix
fracassée.

Je me détourne d'eux, passe le pas, colère qui me bat les tempes à grands coups de gants. Vertige, encore. Tant pis. Je rentre, tant que j'ai le sang qui irradie de la rage qu'il a su réveiller. Moquez-vous du garçon qui ne savait plus danser sans le marionnettiste pour l'agiter. Je rentre, tant que j'ai le sang qui se consume de lui-même, de la peine qu'elle a boxé de ses mots. Moquez-vous du garçon qui ne savait plus comment rentrer chez lui sans l'amie pour guider. Saignement du nez. Putain d'ironie. Je pince, et j'avance en sortant la lampe torche de l'autre main, pour éclairer les lieux.

Non ho bisogno di un fantasma per sentirmi come infestato...

Sans qu'aucune larme ne vienne, pourtant.

Il hurle l'ange
à qui on arrache
encore les ailes.

Doigts sanglants, réminiscence qui le pousse plus en avant encore, qui le pousse dans sa tête à hurler sans cesser. Faisceau qui balaye, à la recherche d'une vérité, qu'elle quelle soit. Il entend les autres, qui arrivent. Faiblesse, dans le corps, dans l'esprit, des fêlures partout.
Le barrage a depuis longtemps cédé.


Il y a quelqu'un ?



Traduction :
 
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MessageSujet: Re: ≡ mission : tell mama.   Mar 24 Juil - 18:02

J'ai perdu ma sérénité.
Foutu le camp, la salope !
La sérénité celle qui me permet de monter sur les rings l'esprit clair, vide, affûté; celle qui me lave la caboche une fois la violence libérée.
Antoine.
Tu fous un bordel monstre dans mon confort intérieur, à chaque fois que tu pointes ta gueule dans mon périmètre de vision.
Ne me regarde pas comme ça, Antoine.
Pas avec ces yeux là.

Abysses qui me bouffent l'âme et la dépiaute jusqu’à l'os.
Dents de scie qui mordent les valves d'un myocarde peu habitué.

- Ferme un peu ta gueule, tête de bite, tu vas gober les mouches.
- Tu veux que j't'étrangle encore à la teq, connasse ? Où ça t'a pas suffi d'une fois ?
- Bien sûr que c'est risqué, tu crois quoi ? Que j'les ai amené par plaisir ? Que c'est mon kiffe d'impliquer des civils innocents ? Arrête tes conneries, c'est eux qui m'suivent à la trace et j'ai pas vraiment eu l'choix. Alors quand t'auras fini avec ton drama à deux balles on pourra p'tèt avancer, qu'est-ce que t'en dis ?
- Me force pas à te rouler une pelle pour t'arracher la langue Sunrise. Chuis là pour le taff, par pour secourir ta libido en exil.


Pourtant, je n'ai pas lâché Antoine des yeux.
Comme si j'avais peur qu'il m'échappe.

Qu'il m'ait déjà échappé.

Pour une fois, Sunrise et moi sommes d'accord. Les deux newbies doivent décamper. Leur cul n'est pas prêts pour la quête et je ne veux pas attendre d'avoir la barbe de Gandalf pour qu'ils le comprennent. Je laisse la miss gérer un  "Zeus" qui argumente, retournant chercher mon matos dans le coffre-siège de ma bécane.
Une poignée de secondes.
Un putain de poignée de secondes sans te verrouiller à mes pupilles et tu pars en couille. Antoine, est-ce que tu tiens à ce point à te confronter aux monstres sous ton lit ?

- Ne nous prenez pas pour des gamins. Arrêtez de vous croire les seuls détenteurs de toutes les horreurs !

Poignard pour ma gueule. Tu ne rates jamais ta cible, Antoine, bravo !
Son dos qui s'éloigne à grandes enjambées nerveuse. Loin de nous. Loin de moi. Vers cette saloperie de monde dans lequel il ne devrait pas foutre un pied. Le chaperon rouge se fait bouffer toute crue, à la fin, Tu le sais ça au moins ?!

- A-i face cuiva baie în ibric !!! RAHAT ! ANTOINE !!!

Je me précipite à sa suite, plantant les deux autres sur quelques injures du pays. La patrie revient toujours sur ma langue quand je suis contrariée. Bouleversée. Je rattrape mon délicieux abruti sur le seuil de la porte, qu'il vient de franchir. Ma poigne s'abat sur son épaule et je le fais pivoter avec brusquerie. J'ai pas envie d'être gentille et patiente ce soir.

- Bordel de merde, mec ! T'as fondu un p.... J'avise son nez sanglant, son regard humide, le tout sublimé par la lumière montante de la lampe de poche. L'apologie de l'épave. Antoine... Ma voix est toute gondolée de surprise.

Et d'un brin d'angoisse.
Ma fachâde meurt à ses falaises. De l’écume, rien que de l'écume.

- Qu'est-ce qu'il t'arrive...? Je connais sa phobie du sang, j'use de mon propre T-shirt pour lui éponger le pif. Sérieux... T'as bu, t'as pris un truc ? ... Il s'est passé quoi pour que tu sois dans cet état ?

Parle-moi.
Me laisse pas dans l'obscurité.  
Je termine mon travail dégueulasse de nettoyage et je planque mon T-shirt sous mon blouson. Le zip de la fermeture éclair couine dans l'atmosphère de film de série Z. Merveilleux. La perspective d'être rejoints par les deux autres avorte quelque peu l'intimité de la confession. J'expédie.

- Ecoute... Mon boulot, c'est de gérer les "horreurs" et de les éradiquer. C'est pour ça que je bosse de Nuit. C'est pas un truc que j'avais envie de te dire à l'emporte-pièce sur le seuil d'une baraque hantée... Mais... Silence... Je voulais te le dire.

Un jour.
Si ça avait tenu jusque là.

J'ouvre mon sac à dos et je lui tends deux objets : une montre à gousset en fer pur avec, en effigie, une tête de taureau, et une dague d'argent. Je lui donne ma seule protection contre les spectres.

- Je ne sais pas à quoi on a à faire ici. La montre est en fer, la lame est en argent. Le fer agit contre les fantômes, l'argent est efficace contre un paquet d'autres saloperies..... Sauf les wendigos. Grimace.  C’est une sacrée chienlit les wendigos. Bref... Je prendrais le temps de t'expliquer, après, si on se sort de là.

Oeillade appuyée sur lui.

- J'te lâche pas, Antoine. Surtout pas maintenant que tu viens de t'inviter au bal....

Prom Night baby !
J'espère que tu sais swinguer...
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MessageSujet: Re: ≡ mission : tell mama.   Mar 24 Juil - 22:53

Voilà.
Voilà, c'est arrivé.
Y'a ce moment où trop de sales gosses réunis dans un lieu maudit, ça fait des étincelles, jusqu'à déclencher des brasiers. Il s'est allumé ce soir, et nous brûlera tous, pas d'exception pour les enfants capricieux qui veulent juste leur feu d'enfer.

T'as été le premier Antoine, à allumer la mèche. Tu finiras carbonisé, avec ton air de chiot mal dégrossi. Et si c'est pas par la menace surnaturel, t'en fais pas, ce sera par moi. Oh ouais, t'inquiète pas pour ça.

Boom.

Explosion, bruit du déclin.
J't'ai vu faire ton numéro et j'ai pas bougé, j'ai pas eu la force de t'en empêcher, tétanisée à l'idée que tu puisses à ce point t'en foutre, de ta vie privilégiée.

Vesper est plus là, Whisper non plus.
Y'a un truc cassé sous la carapace qui pèse trop lourd.
J'suis fatiguée.
Fatiguée... d'essayer.
Fatiguée... de prétendre que j'pisse plus loin qu'tout ça. Alors que clairement, j'ai d'autres chats à fouetter.
Et que pourtant, je m'inquiète, au fond, pour des abrutis de minets qui jouent aux tigres.

Vous me faites chier.
Tous.

J'ai jamais autant roulé des yeux que lorsque t'as fracassé cette porte, Antoine. Pas de dépit, enfin, peut-être un peu. Plus par terreur de c'qu'il pourrait advenir de toi, de cette connar-sse qui te suit en gueulant, et de ton pote que t'as entraîné là-dedans. Et y'a cette colère qui jubile en bon monstre qui me bouffe depuis un bail, qui monte alors que tu entres. Elle grimpe alors que j'entends les mots qui fusent à mesure que je m'approche moi. Elle me plante alors que mes pas pèsent une tonne dans mes bottes de plombs qui m'intiment de vous laisser là. Là. Tout les deux, l'un avec l'autre. Où vous serez bien mieux.
Tout les deux, hein, parce que ça a l'air de marcher tellement bien.

Qui aurait besoin de la folle dans son équipe ?
Pourquoi est-ce qu'on l'écouterait, après tout ?
« Bon débarras. Elle a qu'à crever, comme sa mère. »


Mots de fond de couloir, des vieux souvenirs alors que je me barrais de la fac, des gars sans visages qui pensaient me connaître. Ils avaient p'tèt raison, ces enculés. A force de s'croire invisible et d'envoyer des fions, on oublie de voir que les poings sont en train de saigner.
Et j'vous regarde, voilà ma récompense. Je fais que ça. De loin, c'est vos dos qui me parlent plus que le reste. Alors d'un pas, mes poings à moi, ils se serrent, bille de plombs prêtes à s'écraser. Ca fait pas un pli. Je me fixe et attends la fin des lamentations d'agneaux sordides pour manifester tout c'que je suis devenue, à vous voir aussi mal foutus.

« … Putain mais vous avez fini, ouais ou MERDE ?! »
Ça claque sévère dans l'air. Pardon pour le mort qui dort, j'ai des vivants à recadrer.
J'suis pas là pour gérer vos egos mal branlés, vos dignités de gosses, vos problèmes de cœurs et de cul. Tout ça j'en ai précisément rien à foutre. Pas ici, pas maintenant, pas pendant le boulot. Jamais. Jamais. Je dois pas m'inquiéter pour vous. Jamais.
D'une poigne je vire Triste-Sire de ton sillage, ça va s'passer entre ta connerie et la mienne, juste pour cette fois. « Casse-toi d'là, toi !! »

Et je t'empoigne. Toi. Toi que je colle au mur le plus proche d'une force que je soupçonnais pas. Toi sur qui je bave tout ce que j'ai, tout ce qui tambourine dans c'qui me sert encore de cœur. Toi qui prend tout, Antoine, entre cabot et démon.
« Maintenant qu'ton chéri t'a fait son p'tit laïus, tu vas m'écouter moi, bougre de sale con. » J'ai les mains sur ton col, prêtes à mordre ton cou, prêtes à te faire comprendre par le corps si t'as pas envie d'entendre les mots. J'me ferais entendre, Antoine, que tu le veuilles ou non. « J'en ai marre d'être sympa, tu vois ? J'en ai marre. J'en ai marre de t'voir ruminer la gueule d'puis des jours en faisant croire qu'ça ira, j'en ai marre de t'regarder prendre ta vie et la j'ter comme on crèverait un ballon, j'en ai marre de ta gueule, j'en ai marre de toute cette façade de p'tit louveteau alors que t'as la mort au creux des billes, Iaco !! » La tienne. Celle d'un autre. J'm'en fous. J'veux pas savoir. « C'est pas un jeu pour toi, on te l'dit et on t'le répète mais si tu veux en faire qu'à ta tête, libre à toi. J'irais pas t'invoquer quand tu seras mort comme une merde à force d'jouer les têtes brûlées. J'irai pas chialer sur ta tombe car c'est un truc que j'ai réservé qu'à ma mère, pas à un petit merdeux en mal de reconnaissance. Parce que t'façon j'pourrai te dire n'importe quoi, j'ai pas d'importance, j'pourrai te balancer toutes les consignes ou tout les avertissements que j'veux, j'serai rien, rien pour personne, rien pour toi, ni pour l'autre là, pas même pour le moindre habitant de cette putain de ville. Alors j'vais gueuler toute seule, tant pis, j'ai l'habitude. Mais écoute bien Antoine, ouvre bien tes putains d'oreilles, juste cette fois, car c'est la dernière chose que j'vais te dire ce soir : t'iras pas loin avec ta gueule d'ange si t'as déjà décidé d'en finir. »  

Alors comme ça tu veux kiffer le chaos, Antoine ?
Tu veux nous montrer tes horreurs, Antoine ?
Tu veux en chier, Antoine ?
C'est le risque qui t'fait bander ? Hein ?
C'est ça qu'tu veux, hein, c'est qu't'attends à nous balancer ton couplet dramatique et te la jouer solo ?
Ben tiens, sois servi Iaco, allez, tu vas voir ce que c'est.
Plonge dans mon monde, le nôtre visiblement, car ton « Ciu » en pince aussi pour le martèlement des denrées parallèles.
On fait pas un concours de qui a la plus grosse, mais crois-moi qu'les monstres du coin vont te l'arracher si tu continues tes conneries.

« Et ça vaut aussi pour vous deux, là !!! » Coup d'oeil furax vers le Sire et l'Ami. Vous êtes horribles, dans toute votre vitalité. Vous êtes atroces, à prendre vos vies pour les jeter.

J'te lâche, la bile versée. Je m'éloigne, pour pas vous regarder, tous autant que vous êtes. J'ai besoin d'une autre clope. Désolé fantôme, excuse-moi pour ça. Je t'en offrirai une quand tu voudras. Elle crépite entre mes doigts tremblants, sous mes yeux qui ont toujours cette pointe de fureur qui me rendrait aveugle. J'ai la voix qui a tremblé, plusieurs fois. J'ai la gorge qui a craqué, les émotions ej vrac qui se sont entrechoquées. Ça me rappelle trop de moments, j'ai les épaules alourdies par les spectres de ma propre vie. Des couches de moi que j'viens de gratter jusqu'au sang, déversées en un instant. Ça fait vraiment trop mal, d'être vivant. T'es mieux là où t'es, m'man ?

« Maintenant... vous vous démerdez avec l'autre pour les conseils de pro, moi je m'en tamponne la nouille de votre état. » Fumée rejetée, mots qui se veulent durs, distants. Y'a que comme ça que j'arriverai à vous protéger, écoutez donc mon compère de tequila, il sera bien plus utile que moi. Je m'efface, vous en faites pas. « Vous vous démerdez tout seuls et si ça chiale, venez pas vous plaindre. J'suis là pour un boulot que j'compte bien terminer. Vous, vous restez, vous partez, je m'en fous. »

Cassez-vous, dans le meilleur des cas.
Laissez-moi là, là où vous n'auriez jamais dû être.
J'ferai ce qu'on attend de la pauvre tarée qui parle aux tombes depuis qu'elle a cinq piges.
Et mes pas vous laissent, sans même attendre de réponse.
Mes bottes de plombs sont plus légères, quand je m'enfonce dans la maison, mâchonnant mon futur mégot.

Vesper est revenue. Ou peut-être n'est-elle jamais partie...

« Putà... »

Maya, Gabriel,
M'man, Papa,
Vous aviez p'tèt raison pour l'héritage du sang vicié.

Votre gosse est flinguée de tout les côtés.
Incapables de reconnaître que tout les mauvais choix sont déjà faits.
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MessageSujet: Re: ≡ mission : tell mama.   Jeu 2 Aoû - 18:13

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Les tensions qui les prennent à la gorge, à peine arrivés. @Zeus Nicolson, au milieu de tout ça, semble un peu laissé en arrière. Un à un, les autres entrent dans la maison, le laissant en plan à l'extérieur de la bâtisse. Et alors que tout le monde est entré, alors que Zeus est le seul laissé dehors, une forme apparaît à la fenêtre du premier étage. Il la voit parfaitement, de là où il est. Une enfant qui le regarde — petite fille pâle, trop pâle. Maigre, trop maigre. Elle a des larmes dans les yeux, et la colère pour déformer ses traits. Lorsqu'elle disparaît de la fenêtre, une bourrasque passe sur le terrain, et menace de faire claquer la porte derrière ceux qui sont déjà entrés. Mais ne le fera pas. Pas avant que Zeus ne les ait rejoints à l'intérieur. Zeus, le père qui a tourné le dos à un enfant. Zeus, à qui la fillette s'est soudainement attaché. Le considérant comme un modèle de père négligent.

Négligents sont également ceux qui se sont introduits dans la propriété. Sans chercher à comprendre ce à quoi ils avaient à faire — oubliant leur mission au profit de leurs querelles personnelles. Ne donnant pas à la gamine l'attention qu'elle mériterait. L'attention qu'elle veut. Tuée par l'indifférence de ses parents, elle ne supporte pas celle qu'on est en train de lui donner. Et votre négligence à son égard lui donne le droit de s'en prendre à vous.

Son influence qui veut étouffer un peu plus @Antoine Iaco, à chaque seconde qui passe. L'esprit veut amplifier son inconscience de la situation, et la colère qui l'avait poussé à entrer dans la maison. Mais rien n'y fait. L'esprit d'Antoine lui résiste — un don étrange, qui lui fait voir rouge, et la fait se sentir encore plus indésirée. Laissée de côté. Et c'est alors que la rage déborde. Si elle ne peut pas influencer Antoine, alors elle continuera d'essayer. Et en attendant, elle le lui fera payer. Les objets que @Ciulin Mari tend à Antoine ne trouvent jamais sa main. Antoine est soudainement tiré en arrière, violemment arraché à Ciulin, et balancé dans la cuisine dont la porte n'était qu'à quelques mètres de là. Porte qui claque. Refusera de s'ouvrir. Antoine, séparé des autres. Antoine, qui se retrouve seul. Antoine, que l'esprit voudrait pousser à s'auto-détruire — mais elle ne le peut pas. Ne comprend pas. Insiste. Aucune limite. Colère d'enfant. Trop puissante, malheureusement.

Le sac à dos de @Ciulin Mari s'arrache violemment de son épaule, au même moment où la porte de la cuisine se referme sur Antoine. Le sac qui vole à l'extérieur de la maison, et un coup invisible envoie le chasseur contre le mur. Un choc à la tête pour résultat — et ne lui reste pour se défendre que ce qu'il avait dans les mains, à sa taille, ou dans ses poches. Une dague en argent ne lui sera pas d'une grande utilité face à l'esprit que les tensions viennent de mettre en furie.

Pas de répit pour @Vesper Renaud non plus. Vesper, que la colère envers Antoine et le désintérêt envers Zeus a mis en tête de liste des cibles de l'esprit. La cigarette qu'elle tient se consume soudainement, lui brûlant au passage les doigts entre lesquels elle était coincée (ou les lèvres, si elle était en train d'inspirer du tabac). Rien de grave, mais l'effet de surprise est là. Tout comme l'apparition soudaine de la fillette, face à elle. Une gifle, violente et surnaturelle. Inattendue. Négligente. Négligente. Ce n'est que le début pour toi. Ne leur parle plus jamais comme ça.

La fillette qui disparaît à nouveau, aussi soudainement qu'elle n'était apparue à Vesper. Mais il n'y a plus à en douter : l'endroit est hanté. La gamine est quelque part. Rattachée à cette maison. Et elle est bien décidée à percer les défenses d'Antoine. À ne pas laisser Zeus lui échapper. Et à faire vivre un Enfer à quiconque se mettrait en travers de son dessein.

Bonne chance.


précisions :
 

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MessageSujet: Re: ≡ mission : tell mama.   Jeu 2 Aoû - 19:31

Ils étaient tous entrés sans que lui ne bouge d’un centimètre. Il entendait les cris à l’intérieur de la demeure, sans savoir trop quoi faire. Après tout, lui n’était pas dans le coup. Ce n’était pas son problème, son histoire. Les trois autres semblaient se connaître et partager certains différents. Comment pouvait-il réagir, de toute façon ? Se mettre au milieu n’était sans doute pas la bonne chose à faire. Et puis, après tout, qu’est-ce qu’ils venaient tous faire dans cette vieille baraque ? Personne ne lui avait dit pourquoi ils s’étaient arrêtés ici. En vérité, personne n’avait trop fait attention à lui, seul Antoine l’avait embarqué. Dans le cas contraire, il aurait continué son petit bout de chemin.

Le polymorphe se recula de quelques foulées et observa le bâtiment de l’extérieur. Que pouvait-il faire d’autre à part attendre qu’ils sortent ? Il n’avait pas réellement envie d’entrer là-dedans, surtout qu’il avait cru comprendre qu’un chasseur était dans le lot. Faire profil bas, c’était peut-être le mieux pour son compte, surtout qu’il venait à peine de reprendre sa vie en main. Un étage, des fenêtres rudimentaires, volets branlants ...

« Oh putain de merde. »

Un visage translucide l’observait. Un fantôme. Celui d’une petite fille. Pas plus de la dizaine, à en juger rapidement. Mais elle le regardait bien fixement, en tout cas. Se pouvait-il que ce soit la fameuse fille du maire qui avait disparu ? Impossible. Elle n’était pas morte. Enfin, en tout cas, c’était ce que tout le monde espérait. Zeus avait suivi l’affaire d’assez loin, n’ayant que les gros titres des journaux affichés dans les kiosques, et les commérages des habitants dans les bars pour se tenir informé. Il n’avait pas la télévision, ni même de téléphone portable. Pas encore, du moins. Il lui fallait encore trouver un boulot et un appartement avant de penser à tout cela.

Après un rapide petit tour sur lui-même, Zeus releva les yeux et ne vit plus le fantôme. Son cœur rata un battement, puis un autre lorsqu’il croisa la petite fille dans l’ombre à côté de lui. Sérieusement ? Il se souvenait de façon assez vague avoir discuté avec quelques fantômes pendant ses trips, mais jamais il n’en avait vu en parfait état de conscience. C’était … étrange, d’autant plus qu’il s’agissait d’un enfant.

« Heu, les gars … ? » appela t-il sans grand succès.

Zeus se tourna à nouveau, et entendit du grabuge dans la maisonnée. Le fantôme à ses côtés avait disparu. Un frisson lui parcourut l’échine. Il fit un pas en avant, dans l’idée de rejoindre le petit groupe, avant d’être presque assommé par un sac. Il allait dire quelque chose, répliquer, ou simplement dire qu’il allait se barrer, mais la fillette venait de se matérialiser à nouveau à côté de lui.

« Bonjour ? » tenta l’homme, ne sachant que faire. « Tu habites ici ? »

Il n’avait pas une véritable connaissance des enfants. Le sien, il ne l’avait aperçu que quelques minutes, après tout. Et puis, pour ceux des autres, il avait toujours fait au feeling. En soi, il s’en était toujours plutôt bien sorti. Personne ne s’était plaint ou n’avait coupé le contact après. Alors, si ça marchait avec les vivants, pourquoi ne pas essayer avec les morts ? Zeus ne savait pas du tout quoi faire, alors il improvisait. Il ne pouvait plus partir.

« Je m’appelle Zeus. Et toi ? »

Allait-elle lui répondre ? Peut-être qu’elle l’avait déjà fait et qu’il n’avait pas entendu. En tout cas, elle lui tendit une main. Etrange, tout ça. Mais c’était un esprit, et il savait qu’il ne valait mieux pas le contrarier. Cette petite fille, aussi innocente pouvait-elle se montrer, saurait sans doute se montrer très désagréable s’il ne rentrait pas dans son jeu. Après tout, s’il faisait ce qu’elle disait, peut-être qu’il n’y aurait pas de problème. La petite fantôme voulait d’ailleurs seulement qu’il la suive à l’intérieur. Ok, pas le meilleur plan du monde. Il aurait préféré éviter. Mais bon. Au passage, il attrapa le sac à ses pieds. Celui de … il ne se souvenait pas de son prénom, mais il savait que quelqu’un du petit groupe l’avait sur l’épaule à un moment donné. C’était peut-être bien, de le rapporter.

Zeus passa alors la porte. Une fois sur le seuil, il n’eut pas le temps de lever les yeux que la porte claqua et la fillette disparut. Après un petit sursaut, il se retourna pour essayer d’ouvrir, en vain. Forcément. Elle l’avait piégé.

« C’est à quelqu’un, non ? Et heu … on est coincé. »

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MessageSujet: Re: ≡ mission : tell mama.   Jeu 2 Aoû - 20:37


Retourné, vers un visage qui était fermé l'espace d'avant. Je ne sais plus quand exactement. Regard presque vide et gorgé d'émotions pourtant. Ne me lâche plus des yeux, s'il te plaît... Sa main qui vient pour tenter d'endiguer le sang et je souris alors, faiblement. Ciulin...

J'ai juste... Comme très mal à la tête... Ça gratte, à l'intérieur.

Un sacré mal de crâne, aux allures d'un manque que je ne parviens à compenser. Et je souffle un maigre rire, avant de t'écouter et acquiescer doucement, m'en souciant finalement peu, tu sais. Je veux dire... C'est pas si grave, comme nouvelle, tu sais. Il y a... Pire. Et je t'observe, le regard qui cherche après quelque chose, dans le fond de tes propres prunelles.

Ça me va...

J'accepte, tu sais. Je crois que j'ai accepté bien pire déjà... Sourire malingre, à observer les objets, avant de secouer la tête, les refusant visiblement. Dans un coin de ma tête, l'information des wendigos s'imprime, elle me fait m'interroger un instant. Ça existe réellement ?

Garde-les. Ils seront plus utiles avec toi...

Et j'ai pas le temps de terminer ma phrase que Vesper me fond dessus. Premier coup, dos meurtri. Et sa gerbe de mots, qui me tombe sur la gueule ensuite. Je m'étais presque apaisé. Et j'encaisse tout, le regard planté dans le sien, à écouter très attentivement. Chaque. Mot. Chaque. Voyelle. Yeux sombres dans ceux d'en face, visage qui se ferme, Galileo est attentif. Elle présume de trop de choses, Vesper. Si elle ne comptait pas un tant soit peu, c'est ailleurs que j'aurais trouvé refuge. Ailleurs que dans cette possibilité soit belle et bien vraie. J'ai voulu fuir la Mort auprès de quelqu'un qui la connaissait bien. Tant pis. Balaye tout de tes mots si tu le souhaites, Vesper. Enfonce le couteau dans la plaie. Et puis, éloigne toi. Alimente la colère qui me ravage entièrement. Je me sens sacrément vivant. Aucun n'imagine à quel point. Je me décroche du mur où elle a tenté de m'empaler, grogne de frustration, la bouche coincée dans une expression qui ne doit pas être belle à voir. Sombre colère, tu m'habille de tes drapés. Et finalement, je tends la main vers les objets que Ciulin tient encore. Sans doute que tu veux me les filer à tout prix. Soit.

Basculement en arrière.
Non, ce n'est pas ça.
C'est bien pire.

Pas le temps de comprendre que le choc est violent. Cri de douleur qui s'échappe de moi, face à l'impact dans le dos. Vous avez quoi tous avec lui... ? Gémissement alors que je me retrouve à terre, à tenter de me ramasser moi-même, en entendant la porte se refermer. Mes oreilles bourdonnent, ma tête à pris un choc aussi. Je porte une main au visage, voit le sang qui s'est remis à couler. Râle, souffle, le corps qui tremble sous l'effet, sous cette souffrance qui me lèche l'échine avec un peu trop de sérieux. Et je relève les yeux, quand des pieds aparaissent devant moi. Je remonte, jusqu'à tomber sur son visage. Et sa haine, qui me fixe avec autant d'acidité que j'ai pu en avoir l'autre soir. Je comprends immédiatement. Je crois qu'elle ne s'attendait pas à être vu. Ca me donne l'impression. Elle disparaît encore.

Quoique...
Pas tout à fait.

Urgh... !

Un assaut, terriblement violent, dans ma cervelle. La plaine qui était calme depuis l'autre soir se transforme soudainement en champ de bataille. Une armée puissante et entière qui attaque les forteresses. Et ça me coupe le souffle sur l'instant. Protège toi, Antoine. Et je reste par terre, à serrer les poings, à fermer les yeux, à ne voir que les images de ce que peut être ma tête à cet instant. Et je le revois, Saul, qui me fait ployer les genoux, se moquant ensuite. Colère qui alimente le bouillon, qui me fait lutter plus fort encore. Qui que tu sois, dégage de là ! Et je repousse une première salve, les dents serrées.

Dégage... DÉGAGE !

Je lutte, comme un diable en cage, bondissant d'un cortex à l'autre sans savoir quoi faire exactement. Et je respire, difficilement, avant de pousser un hurlement de frustration, de peine et quelque part... D'une part de joie, dans le profond des synapses. J'adore cette... Sensation. Quoi que ce soit, ça me donne... Me donne un bout de ce que je n'ai plus, depuis ce soir-là. Continue, vas-y, je te repousserais sans ciller. J'ai trop ployé les genoux déjà. Je ne sais plus ce qu'il se passe autour. Alors finalement, je rouvre les yeux. Et je cherche du regard, avant de la revoir. Planté là, à me fixer, avec cette rage qui bouillonne. Et je la fixe, malgré la vue trouble, malgré la fatigue qui s'empare davantage encore de moi.

... On joue... Petite... ?

Vas-y. Vas-y. VAS-Y ! Corps qui se cambre, sous la douleur, mais... Seconde vague, repoussée. J'ai eu pire, dans le crâne. Nouveau cri de douleur, alors que le sang abonde dans le gorge. Je tousse, crache ce dernier à qui les narines ne suffisent plus. Lutte intestine. Je ne me sens plus comme une extension de qui que ce soit. Je ne sens que ce besoin, oppressant, de m'écraser la cervelle, de ses mains invisibles. Et la haine, qui éclate à mon tour, qui me pousse à mieux encore. Je vais tellement... Vous donner... Tord... Personne pissera sur ma tombe. Tu n'auras pas à m'enterrer, Vesper. Ennemi en approche. Mains qui resserrent un peu plus mon crâne.

Tu... Ne... Gagneras... Pas...

Nouvelle vague.
Nouveau cri.

Des bruits, dans la cuisine.


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MessageSujet: Re: ≡ mission : tell mama.   Jeu 2 Aoû - 21:54

- J'ai juste... Comme très mal à la tête... Ça gratte, à l'intérieur.

Froncement de sourcils.
La diatribe fait écho à un truc que j'ai vécu il y a peu : un type un peu barjo kidnappé dans une ambulance, un rodéo de wendigo, la jouissance de trop qui pique le cervelet...
Je m'ébroue comme on chasse une mouche qui vous coltine le pif.

Impossible.
Rien à voir.

Et tu me rends mes outils avec ta gueule de môme incrédule et j'ai envie de sourire quand tu me chantonnes que j'en aurais plus besoin que toi. Depuis quand ton petit cul de carotte est plus à même de gérer les dérouillées surnaturelles qu'un chasseur chevronné ? On est pas dans la file d'attente du super-marché, je ne te laisse pas la priorité à la caisse ! Je m'apprête à répondre quand Sunrise déboule comme une furie.

L'éclate, façon puzzle.

Les mots me fouettent le visage comme des mandales. Shioban m'a éduquée la couenne à coups de mandales et d’engueulades sauvages, mais ceci n'a aucune commune mesure. Sa rage vient des tripes, du coeur, des sangs. De l'âme. Tout son corps de pétasse malingre est sollicité par l'effort. Et dans la gerbe de palabres acérés, je la vois qui émerge toute nue, dépoilée de ses atours de boite de Nuit, sans sa verve et ses nonchalances-citronnades. Seule et Triste-Péronnelle.
Whisper se bouffe crue, juste salée à point au condiment de sa hargne.

J'en reste bouche bée.
Gorge goinfrée de silence.

Tu m'as soufflée, gamine. Mon regard se désaxe de quelques degrés pour mieux te comprendre. Tu n'es pas ce que je croyais.

- Ecoutez... Je m'entends lever la voix, tenter la médiation. Genre.. MOI,MÉDIATEUR Comme si je savais apaiser les fureurs. On va calmer un peu nos joies... Antoine reprends la montre, c'est vraiment pas des conne....

La montre choit par terre. Ricochet de carrelage désincarné. Antoine est happé par le vide.

- ANTOINE !


Je réagis trop tard, je ne me jette pas assez vite à sa suite. La porte de la cuisine se referme sous mon nez et je tambourine à la porte, l'angoisse vrillée au bide pour un autre (moi qui ne considère même pas la sécurité de ma propre carcasse).

- ANTOINE ! RÉPONDS !


Ce sera tout.
Merci.
Au revoir.
Le spectre m'arrache brutalement à ma vindicte. Mon sac-à-dos fout le camp vers l'extérieur. Tout mon matos. Absolument tout mon matos. ( Sauf un briquet, des clopes et ma machette sanglée au dos... en argent.) Le sel, la ferraille, - tout ce qui pourrait être utile comme un putain de fantôme! - sont en train d'embrasser les pissenlits du jardin. Pas le temps de réfléchir aux pertes que je suis projetée contre un mur tête la première.


Résonnance.

Sueur sur mon front.
Rigole sanglante sous le naseau.
Moi aussi ça me gratte dans la tête.
ANTOINE !
Mon crâne vibre et la sensation perdure.

Sol qui se secoue.
Murs qui tremblent, tremblent, tremblent....


J'entends vaguement Whisper qui gesticule, elle aussi visiblement attaquée. L'embrasure de la porte est devant moi, pleine de Mère Nuit qui s'y découpe. Je tends ma volonté pour tenter de rétablir mon assiette et avancer vers elle alors que toute la baraque semble bouger.

- C’est à quelqu’un, non ?

Et soudain, Zeus entre scène.
Et tout cesse avec un claquement de porte.

- ... Et heu … on est coincé.

Hébétée, je regarde mes deux comparses, avant de réaliser qu'il en manque toujours un.

- Rahat !  J'essaie de nouveau d'ouvrir la porte mais rien ne cède. Pas un son ne filtre pour le moment. Coup de pied. Salope !

Je pivote vers le pote d'Antoine. Il ramène miraculeusement mon armurerie portable. Pour un peu je l'embrasserais !

- Merci, vieux ! J'attrape mon sac et sort des paquets de gros sel et quelques objets en fer. Je m'active à la répartition. Fer et sel contre les fantômes. Faites votre marché!

Pour ma part, je ramasse la montre au sol avant de la tendre à Whisper.

- Protège-toi... Ça ne souffre pas de refus. Fais pas ta "Iaco". Mon blaze c'est Ciulin. Filez-moi les vôtres, que je sache avec qui je passe la soirée en Enfers.

Fracas aux fourneaux.
Myocarde qui fait de nouveau un bond.
Antoine, putain...
Je tâche de garder mon calme , de m'accrocher à ce "moi" qui s'en fout de tout. Mentons-nous du mieux possible. Trompons  ce coeur qui fait du zèle.

- Les revenants c'est pas ma spécialité. Ignorons les cris et les bruits sourds. J'ai les bases mais pas masse de pratique. Œillade vers celle qui maîtrise. C'est quoi l'plan ?

Dépêche-toi d'en trouver un avant que ma patience craque et que je fasse des conneries. Il m’apparaît évident que je ne suis pas rationnelle quand il s'agit de lui.

Précisions:
 
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