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on vous invite à privilégier les fantômes et les petits humaiiiiiiins
nous sommes présentement en automne 2017 (septembre, octobre, novembre) I love you
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 shiver to that broken beat, (sylade)

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MessageSujet: shiver to that broken beat, (sylade)   Ven 29 Juin - 16:52

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« Don't. » C'est sec, brutal. Asséné du bout de son combiné, alors que ses doigts fins se sont instinctivement resserrés autour du téléphone. « Donovan. Don't. » Don't you dare, you idiot. À l'autre bout du fil, on raccroche.

« Shit. »

Son nouveau coéquipier est un idiot. C'est un fait qui n'est plus à prouver, et tout le monde dans le commissariat le sait. Certains ricanent doucement de les voir associés — une douce vengeance pour la froideur qu'ils essuyaient à longueur de journée, lorsqu'une Sylvia trop professionnelle se chargeait de les remettre à leur place. Donovan, il ne se laissait pas impressionner. Ne se laissait pas faire, et continuait d'agir comme une parfaite tête-brûlée malgré les avertissements répétés du shérif. Alors, sous les suggestions faussement avisées de certains de ses hommes, Don Hardy les avait associés. Elle et Donovan — le feu et la glace. On se disait qu'elle saurait le canaliser. Le remettre à sa place, et lui éviter de se faire tuer au milieu des remous étranges qui n'agitaient que trop souvent Blackwater Falls. Donovan ne connaissait pas la ville. Donovan ne connaissait pas la rue. Il venait d'un quartier trop aisé, d'une famille trop idéaliste. Mais il voulait apprendre — et il savait ce qu'il faisait. Un peu trop assuré. Une fierté qui le perdrait, sans aucun doute. Et si ce n'était pas dans les mois ou les années à venir, ce serait ce soir.

Le téléphone qu'elle tient toujours dans sa main, en s'approchant à toute allure de la porte d'entrée. Elle pose l'appareil sur le guéridon, près de la porte. Au diable la soirée en paix, à rester assise dans son bureau avec ses dossiers. Il avait fallu que la folie entourant la disparition de Lola Blake ne la rattrape à nouveau. Pas de jours de congés pour Don Hardy et ses officiers — plus depuis le massacre du maire et la disparition de sa fille aînée. Et voilà qu'on avait finalement forcé une Sylvia trop fatiguée à se poser. Voilà qu'on avait dit à Donovan de se tenir en paix. L'espace d'une soirée seulement, avant que les recherches ne puissent reprendre avec plus de ferveur encore. Elle n'aurait eu qu'à étudier l'affaire chez elle. Et il aurait pu faire de même. Il aurait pu. Sauf que l'idée l'avait frappée de répondre à l'appel d'un de ses contacts pour enquêter sur une maison en retrait, de l'autre côté du lac. Un voisinage auquel la police n'avait pas eu accès, et qu'on venait soudainement de leur ouvrir. Voisinage que Sylvia savait être généralement occupé par des vampires. Certains ne voulant de mal à personne, et tentant de vivre leur quotidien parmi les vivants comme ils le pouvaient — d'autres un peu plus effrontés. D'autres qui pourraient avoir fait appeler Donovan pour l'attirer. Le coincer. Et même si Sylvia essayait de ne pas imaginer le pire, même si l'appel était fondé et que la piste sur laquelle il se trouvait était plus légitime, la forêt n'était que trop proche, et la soirée trop avancée. Le danger était réel — et si Lola Blake se trouvait vraiment dans les environs, alors Donovan aurait besoin qu'on couvre ses arrières. Que quelqu'un sache. Besoin d'être accompagné, pour ne pas se faire tuer. Il avait refusé d'appeler des renforts, et s'y était obstiné quand elle lui avait demandé de le faire. Il avait prétexté que tous ses autres tuyaux avaient été éconduits, qu'on n'écoutait plus ses théories. Des faits qu'elle ne pouvait nier — et elle savait que le dispatch ne l'aurait pas écouté. Que sa piste n'était pas assez sérieuse pour ça. Qu'il fonçait tête baissée dans les emmerdes, et qu'elle était la seule capable de l'en empêcher.

Ses chaussures sont enfilées, et elle ne prend même pas la peine de passer sa veste sur ses épaules. Boucle sa ceinture autour de sa taille, avec sa radio et son arme de service. Son badge. Relève rapidement les yeux, en entendant le pas lourd de Slade s'approcher. Slade qui n'en est que trop seul, depuis que le drame qui a frappé les Blake. Slade qui voit Sylvia s'enfoncer dans son travail, partir à des heures indécentes, et ne revenir qu'au beau milieu de l'après-midi pour se forcer à dormir quelques heures avant de repartir. Slade qui sait. Quelle heure il est, le danger dans ses rues, la détermination de Sylvia. Mais ça ne l'arrête pas. « Donovan had a call from an informant, he's decided to go and follow the lead all by himself. » He's gonna get killed if I don't stop him. « I'll call the dispatch from the car, but I need to go. » I'm sorry, Slade. I'm so sorry.

But if something happens to him, I need to know I tried to save him.

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MessageSujet: Re: shiver to that broken beat, (sylade)   Ven 29 Juin - 22:25

La ville est dans tous ses états. Depuis que la nouvelle s’est ébruitée, depuis que le massacre a eu lieu, on dirait que les vents ont tournés dans la petite ville canadienne. Tout le monde est en alerte, tout le monde est prudent. Tout le monde retient son souffle, le temps que la petite Lola Blake soit retrouvée. Slade, lui, regarde le monde tourner - sans être vraiment capable de faire quoi que ce soit. Les morts récentes ne l’affectent pas particulièrement, sinon qu’il en voit les conséquences sur Sylvia. Elle qui était déjà acharnée au travail, ça empire au fil des journées, au fil des heures où Lola n’est pas retrouvée. La police de Blackwater Falls, déjà bien occupée, ne sait plus où mettre de la tête - et Sylvia se retrouve inévitablement au centre de toutes les activités. Au centre des inquiétudes, des hypothèses, des pleurs et des peurs. Qui a bien pu faire ça, et pourquoi ? À la vue du massacre, il n’y avait pas vraiment de doute pour Slade. Des saletés de wendigos, agissant avec plus d’arrogance et de sauvagerie que jamais. Il n’aime pas du tout ces sales histoires, sait que ça ne se terminera pas bien. Qu’une catastrophe ne fait toujours qu’en emmener une autre, surtout dans une ville comme ça. Il aimerait en rester loin, et demander à Sylvia de faire pareil - mais il sait qu’il ne peut pas lui formuler un tel souhait. Son travail est trop important pour elle, et le Conway respecte ça. Malgré le serrement de dents qu’il a dès qu’elle doit partir, dès qu’elle ne rentre pas à l’heure prévue. Sachant qu’elle est quelque part, la tête dans les eaux dangereuses, qu’elle risque sa vie, alors que lui est là, et ne fait rien. Absolument rien.

La soirée était avancée - c’était presque le temps d’aller se coucher. Puis le téléphone avait sonné, et Sylvia avait disparue dans le couloir. Slade n’avait pas porté attention à ses murmures, se contentant de continuer de regarder le film d’un oeil distrait à la télévision. Puis les voix cessent, et il ne l’entend plus - sait qu’elle devra partir. Mais il jette un coup d’oeil à l’horloge. Il est déjà tard, trop tard. Il se lève donc, aller la rejoindre, comprendre ce qui se passe. S’il ne pourrait pas trouver un moyen pour qu’elle décide de rester, de se reposer, juste cette fois. Elle a déjà ses chaussures au pied, et Slade la détaille rapidement. Prête à partir, encore une fois, malgré la fatigue qu’il sait lui tire les muscles et les traits. « Donovan had a call from an informant, he’s decided to go and follow the lead all by himself. » Cet idiot de partenaire, bien sûr qu’il va pour faire une telle connerie. Ce n’est pas une heure pour se promener dans les rues de la ville, et encore moins ailleurs - pas avec tout ce qui se cache dans les ombres. « I’ll call the dispatch from the car, but I need to go. »

Il devrait acquiescer. La laisser faire son boulot, la laisser partir. Mais cette fois, il ne veut pas. C’est l’heure tardive, sans doute, le souci qu’il se fait pour elle. Ses tripes tordues, qui lui hurlent que si Sylvia sort, cette fois, elle ne reviendra peut-être pas. Alors les mots lui échappent, bien que son esprit le hurle bien avant. « Don’t go. » C’est la première fois qu’il décide d’utiliser son don sur elle - de lui imposer sa volonté. Il essaie de se convaincre que c’est pour son bien, que c’est pour la protéger. Ne peut réprimer la violente amertume qui se lève dans sa gorge. Who do you think you are, Slade ? Mais il ne la lâche pas du regard, lui répète dans ses pensées. « It’s late. Take off your shoes. Stay here. » Encore une fois, l’ordre lancé. Il mesurera les conséquences après. Une fois qu’elle aura enlevé ses chaussures, une fois qu’elle sera de retour sur le fauteuil avec lui. Pour l’instant, il faut l’empêcher de passer la porte. L’empêcher d’aller se faire tuer un pour un coéquipier imprudent. Slade se fiche bien de Donovan, se fiche même bien de Lola Blake - la vie de Sylvia, elle, compte. Et s’il faut trahir une promesse qu’il s’est faite pour la protéger, pour la préserver, ainsi soit-il. Slade relève le menton, la regarde. I’m so sorry. I have to. I have to protect you.

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MessageSujet: Re: shiver to that broken beat, (sylade)   Lun 16 Juil - 0:39

L'urgence. De s'en aller, d'intervenir avant que l'irréparable ne se produise. De retrouver Donovan, et de l'empêcher de payer le prix de son éducation trop calme et trop rangée, et de ses grimpées d'adrénaline infondées qui le mettaient en danger dès que le boulot s'en mêlait. L'impression de garder un enfant, parfois — au grand désarroi de Sylvia. Ce soir, tout particulièrement. Alors qu'elle avait accepté le congé imposé. Accepté de rester aux côtés de Slade, toute la soirée. Malgré son envie de sillonner les rues, et son désir de se lever du canapé pour trouver de nouvelles pistes à explorer. Mais il fallait croire que le retour au calme n'existait pas. Que l'action et le danger l'avaient prise dans leurs filets, et ne la laisseraient pas repartir avant de l'avoir tuée. Elle savait que Slade comprendrait. Qu'il avait sûrement déjà été dans sa situation, et qu'il accepterait. Ou, à tout le moins, respecterait le devoir dont elle se sentait incombée. Elle ne s'était pas embarrassée d'explications inutiles. S'attendait à un, be careful. Un regard inquiet, mais calme. À ce qui lui donnerait la force d'être prudente et de rentrer entière, ce soir comme tous les autres soirs.

« Don't go. »

L'injonction qui claque. Cueille Sylvia au creux de l'estomac, sans lui laisser la moindre chance de lui échapper. Le choc qui la laisse là, immobile et sonnée. Ses cils battent un instant sous le coup de la surprise. What ?

« ... What ? »

Elle entend sa voix, sans vraiment comprendre qu'elle a parlé. Brusquée par l'intention jusqu'au plus profond d'elle-même. Et sans vraiment parvenir à se l'expliquer, elle sent que les mots ne lui laissent pas le choix. Et ils reviennent l'agresser en écho, encore une fois. « It's late. Take off your shoes. Stay here. » La protestation, dans son regard — et l'incompréhension. Elle sent l'étau autour d'elle, sent la volonté de Slade. Celle qu'elle lit dans ses yeux. Dans ses mots. Dans son corps. Et elle ne comprend pas. Ne bouge pas. « No. I have to go. » Sa gorge la brûle. Ses yeux qui ne lâchent pas ceux du Conway. Le revirement de situation qui lui assaille les tripes, et rend le passage des mots douloureux. Presque impossible. Le choc de la volonté de Slade, violemment confrontée à la sienne. Pour la première fois, depuis qu'il était revenu. À quoi tu joues ? « I'm sorry I'm never here these days, and I know Donovan's an idiot, but... I can't leave him handle this alone. » He's gonna die. I can't leave him. Not if I can save him. You know that, right ? Of course you do. So what is wrong with you ? « I'll be back in an our or two. If you're too tired, don't wait for me. » Elle sait que le problème n'est pas là, mais elle tente de l'ignorer. De trouver des excuses à Slade — des excuses qui justifieraient l'injonction cruelle qu'elle venait d'essuyer. Et son coeur se brise davantage à chaque mot qu'elle prononce. Alors que sa gorge étouffe toujours des ordres qu'il lui a donnés. Que ses yeux brillent de l'incompréhension, du choc, et des excuses de ne pouvoir rester à ses côtés. De ne pouvoir lui obéir, même si c'est pour sa propre sécurité. Can't you see I want to stay ? But can't you see I have no choice ? It's a matter of life and death. And you know I can't just sit here and wait to see. So why did you have to try and hold me back ?

Inspirer. Détourner les yeux, et rompre ce contact visuel qui lui fendait pour la première fois l'âme. I know you're worried. But you can't prevent me to leave. Et son corps se tourne vers la porte. Ses clés dans la main, et une inexpliquée douleur tombée comme une pierre au fond de son estomac. Ne plus parler, et éviter ainsi de laisser les tremblements de son palpitant transparaître dans sa voix. Plus ébranlée qu'elle ne le voudrait — et tous ses muscles semblent s'être tendus. Pourquoi, Slade ?

Pourquoi fallait-il que tu décides de t'interposer, le soir où j'avais plus que tout besoin que tu restes à mes côtés ?

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MessageSujet: Re: shiver to that broken beat, (sylade)   Ven 27 Juil - 0:23

Il se déteste. Comme il se hait, de faire ça - d’imposer à Sylvia sa volonté. D’utiliser un don qu’il aborre sur elle, de tout risquer, tout ça par pur égoïsme. Tout ça pour ne pas la voir partir en pleine nuit pour aider un partenaire trop con pour demander de l’aide, tout ça pour ne pas encore avoir la peur au coeur de ne pas la voir rentrer. Tout ça pour lui-même, alors que sa confiance envers Sylvia n’égale que celle qu’il a envers son jumeau, alors qu’il n’a auparavant jamais essayé de lui lier poignets et chevilles. Pourquoi maintenant ? Il ne saurait le dire - mais les mots claquent, l’ordre est prononcé. L’amertume lui remonte à la gorge. Tu te l’étais promis, Slade. Tu t’étais promis de ne plus jamais refaire ça. Tu te souviens pas ce qui est arrivé la dernière fois ? L’appartement plongé dans la pénombre. Miranda, froide et rigide, Miranda, qui n’a pas bougée. Slade déglutit, ravale la honte et la culpabilité. Son envie de protéger Sylvia qui prend soudainement le dessus, son instinct qui lui hurle qu’elle ne doit pas sortir ce soir, tous les soirs mais pas ce soir, un instinct que Slade a appris à écouter envers et contre tout. Tant pis si j’dois te perdre. Tant que t’es en vie. Elle bat des cils, reste immobile. Aucune surprise pour le Conway, qui ne prend sa paralysie que pour son don qui fonctionne normalement. « … What ? » Il l’ignore, continue. Stay here. Stay with me. Stay safe. Et même s’il reste convaincu de ce qu’il fait, ça vient avec un arrière goût qu’il n’apprécie pas du tout. Avec tout le reste du monde, il s’en fout - mais pas avec elle. Pas avec une femme comme Sylvia. Il a honte, il veut détourner les yeux, ne plus voir l’incompréhension dans son regard. « No. I have to go. » Il la fixe. Quelque chose cloche. Elle ne bouge pas, mais elle n’obéit pas non plus. Elle résiste. Slade l’observe. La fixe. Fouille son regard, alors que ça se met à bourdonner dans sa poitrine, et dans ses oreilles. Sylvia résiste.

« I’m sorry I’m never here these days, and I know Donovan’s an idiot, but… I can’t leave him handle this alone. » Slade la toise. Pris au dépourvu, la bouche soudainement sèche. Elle résiste. S’obstine. L’explication s’impose naturellement, mais Slade a du mal à y croire. « I’ll be back in an hour or two. If you’re too tired, don’t wait for me. » Et il voit tout le mal qu’il lui a fait, en lui beuglant de tels ordres, en devenant soudainement un homme qu’il n’a jamais voulu être à ses côtés - mais son esprit est trop préoccupé par le fait que Sylvia ait été capable de lui résister. Sans trop de difficulté, et sans même le réaliser - la voilà qu’elle bouge, clés à la main, comme si ses mots n’avaient eu aucun effet sur elle. Ses mots n’ont eu aucun effet sur elle. Slade n’a pas croisé beaucoup de gens comme ça. Les chances que Sylvia soit imperméable à son don lui semblent trop minces pour être vraies - trop belles pour être vraies. Et pourtant. Elle bouge. Elle bouge, et elle s’en va, alors qu’il lui a demandé de rester. Alors qu’il lui a imposé. Qu’est-ce que t’as fait, Slade ? Mais le choc est trop grand, écrase la honte. « Wait. Stop. » Sa voix tranche l’air, encore une fois. Il veut vérifier, il veut s’assurer - c’est trop beau pour être vrai, il n’ose pas y croire. Son coeur qui déraille dans sa poitrine, Sylvia résiste, Sylvia résiste. « Look at me. » Sa voix s’adoucit, mais il se concentre pour y insérer toute sa puissance. Le don qui fait gronder la demande. Slade qui ne sait plus quoi penser, qui doit comprendre, qui doit vérifier. Les espoirs qui naissent malgré lui, mais il reste méfiant. « Please. I’m sorry. » Il tient à le dire - il l’est. Désolé de lui avoir parlé comme ça. Il tend la main. Il ne va pas empirer la situation en lui beuglant n’importe quel ordre non plus - il ne veut pas risquer de tout perdre, non plus. « Give me your keys. » Le contact visuel présent, les mots qui font vibrer ses poumons, battre son coeur. Sylvia a résisté. Il veut voir si c’était son imagination, ou un coup de chance - ou si elle pourrait vraiment être imperméable à lui. Imperméable à ce qui le rend le plus dangereux, imperméable à ce qui a tué Miranda. Imperméable à son démon le plus sombre, à son arme la plus destructrice - si elle pourrait être protégée de ça, de lui, si pour une fois, il pourrait simplement respirer, simplement parler, sans avoir peur de chaque mot prononcé, sans craindre les répercussions de sa voix. Savoir s’il pourrait vivre à ses côtés, sans avoir constamment peur de la traîner dans les ombres, d’où elle ne pourrait pas ressortir.

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MessageSujet: Re: shiver to that broken beat, (sylade)   Lun 6 Aoû - 0:37

Sortir. Partir. Quitter cet appartement soudainement trop étouffant. S'en aller, malgré ses tripes qui ne suivaient pas, et qui lui soufflaient que Slade avait peut-être raison. Malgré la volonté de Slade lui-même, qui s'opposait continuellement à la sienne. Le dos tourné n'y changeait rien — le contact visuel non plus. Elle sentait la pression à l'arrière de sa nuque, au même titre que la stupeur continuait de tordre son estomac. Les questions qui s'amassaient au fond de son esprit. Le besoin d'un soutien qu'elle n'avait pas, la peur de faire de mauvais choix. Que les instincts du Conway soient meilleurs que les siens, pour ce soir, rien que ce soir — et qu'il ait raison de souhaiter la voir rester. « Wait. Stop. » Mais quand la voix tombe à nouveau, elle se fige. Par choix plus que par obligation, son corps continuant pour un instant sa lancée, sa main se posant sur la poignée. Les questions soudainement balayées, le sentiment d'incompréhension qui revient — et l'injustice qui lui fait lentement serrer la mâchoire. Ses doigts resserrés sur la poignée, prête à ouvrir la porte, prête à s'en aller. L'hésitation qui lui broyait le coeur, la gorge. L'envie de désobéir et de sortir. Rien ne l'en aurait empêchée. Mais elle n'avait pas envie de lui faire cet affront. Pas envie de manquer de le perdre, alors que tout s'était jusqu'ici si bien enligné. Il aurait suffi d'une simple erreur. D'un mauvais pas de côté. Tout aurait pu déraper. Slade, caché dans les ombres. Slade, qu'un claquement de doigts aurait pu faire disparaître. Slade, qu'elle avait peur de voir s'en aller. Peur de voir se décider, un beau matin, à la quitter. Slade qu'elle aurait pu perdre d'un seul faux mouvement, et qu'elle avait peur d'être en train de perdre en cet instant. « Look at me. » Lentement, elle secoue la tête. Sans se retourner. Les ordres qui continuent de fuser, les ordres qu'elle déteste, et que son instinct voudrait braver. Que son corps tend à vouloir esquiver, mais que sa raison décide finalement d'accepter. Son corps qui se retourne progressivement, et ses yeux qui se vrillent dans celui du Conway. À quoi tu joues, hein ? Les lèvres scellées. Les dents serrées. Les flammes qui lèchent le coeur de glace, et qui lui donnent envie d'exploser. Volcan éteint depuis de trop nombreuses années. Soudainement secoué, réveillé. Mais elle ne dit rien. Ne proteste pas. L'éclair de déception au fond des yeux, et le menton qu'elle secoue lentement pour laisser passer son incompréhension. « Please. I'm sorry. » Et il l'est. Elle est capable de lire la sincérité dans ses yeux, dans son ton. La faculté de décrypter les corps et les émotions, qu'elle possédait davantage que certains ne le pensaient. Mais les excuses ne parviennent qu'à tordre davantage ses traits. Son regard qui s'envole vers le plafond. Incapable de le fixer plus longtemps. Incapable de répondre à ses ordres sans protester, au moins à sa manière. L'oeil embué — et elle ne sait pas d'où ça vient. Ne sait pas pourquoi sa gorge est nouée, pourquoi son nez la pique, pourquoi son corps entier semble lutter contre cette agression qui n'a été que de quelques mots — que de quelques intentions. Un soupir, mêlé d'un demi-sourire. La douleur d'être ainsi retenue qui passe sous ses traits, mais sa bonne volonté de coopération force ses doigts à glisser de la poignée. Elle attend qu'il s'explique. Attend qu'il continue. Attend qu'il justifie les mots qu'elle estimait déplacés, et que les choses reprennent un ordre qui lui permettra de partir sans s'en trouver affectée. Rien de pire que de sortir en intervention avec l'esprit préoccupé. C'était ça, le danger.

« Give me your keys. » Et son regard revient se vriller dans celui du Conway. Les dents qui se serrent à nouveau, la déception qui lui serre la gorge. Lui fait briller les yeux. Il aurait pu continuer de s'excuser. Essayer de s'expliquer. Mais non. Non. Son autre main s'est instinctivement refermée sur ses clés. Et alors qu'elle le confronte, alors que son corps et son esprit s'allient pour refuser la coopération, elle ne fuit plus. Ne se cache plus derrière la peur de le perdre, ne se voile plus l'esprit à penser que les mots n'étaient pas pesés. Elle le connaissait trop pour savoir la vérité : si les ordres en étaient, c'était qu'il les voulait ainsi. Sinon, il aurait manipulé sa phrase. L'aurait tournée autrement. Sinon, elle n'aurait pas senti la gifle de sa volonté faire brûler ses joues d'une chaleur jusqu'ici inconnue. « No. » Lentement, elle déglutit. Le mot était simple, seul — mais douloureux. Un instant, elle croie qu'il sera le dernier. Que les autres ne sortiront pas, et que le gouffre qui s'était ouvert sous ses pieds à la première injonction avalera les autres, et la conduira à sortir de l'appartement sans davantage tenter de s'expliquer. Ça lui prend une longue inspiration, et un regard plus droit que les autres. Mais finalement, elle lui parvient. D'une voix étrangement posée, d'une volonté étrangement ferme. Immuable. « I can't do that. » Elle souligne simplement le fait avant de secouer la tête, sans jamais cesser de l'observer. « You know I have to go. » Tu le sais. Tu le sais. Ce soir, plus que jamais. Pourquoi tenter de m'en empêcher ? Et elle ne s'éloigne pas de la porte. Refuse de revenir vers lui. Même si son instinct lui souffle que Slade a raison. Qu'elle ferait mieux de rester. Et, peut-être, de lui demander de s'expliquer. « You never mind. » Usually, you never mind. Elle sait que c'est l'ombre d'un mensonge. D'une phrase prononcée trop vite — qu'au fond, il note chacune de ses absences, chacun de ses départs précipités. Mais elle sait aussi qu'il entendra ses mots, dans la situation. Qu'il comprendra ce qu'elle a voulu dire par là — qu'il lui pardonnera. « What is with you tonight ? » La question sort en un murmure. À coeur ouvert — à coeur crevé par la peine d'en venir à lui adresser de tels propos. Et dans le fond de son regard, une couche de glace a fini par se lever. Par laisser une chaleur douce souligner l'incompréhension, et la préoccupation. Elle veut savoir. Veut qu'on lui explique. N'en a pas le temps — mais elle le prendra. Avec Slade, les explications ne tardaient généralement pas. Et si celles-ci devaient s'étirer, elle trouverait un moyen de les faire coexister avec la soirée que son corps insistait pour mener. Pas question de le perdre. Pas question de laisser un simple conflit d'opinion, conflit d'intérêts, détruire ce que la vie leur avait laissé bâtir à la sincérité d'un baiser.

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MessageSujet: Re: shiver to that broken beat, (sylade)   Aujourd'hui à 14:33

Sans surprise, les doigts de Sylvia se referment autour de ses clés. Slade ne peut pas la blâmer, Slade comprend - et il aimerait être en mesure de lui expliquer. Mais il doit vérifier, avant tout. Accepte de la brusquer, le temps de s’assurer de tout ça, accepte de l’éloigner avant de pouvoir mieux la serrer contre lui à nouveau. Sans la peur de la tuer d’un mot mal calculé, sans la peur qu’elle ait un esprit qui puisse être violenté. Il doit savoir, maintenant que l’étincelle d’espoir ait été allumée. Il a peur de trop s’emballer, d’être au final décu - mais il ne peut s’empêcher d’espérer. À quelque part, ça lui semble tellement logique, qu’une femme comme Sylvia puisse posséder un don qui la protège des intrusions mentales. Il doit accepter d’être brutal avant d’accepter détendre ses muscles - et de la garder auprès de lui, tout près de lui. Et le silence se tend, s’éternise, alors que Slade a fait claquer son ordre, give me your eyes, le plus direct possible pour tester les limites. Il s’impose, sa puissance qui se frotte à quelque chose. Le Conway attend, essaie de lire le regard tempétueux de Sylvia. Se déteste, de lui faire vivre ça, mais il reste là dans l’espoir que ce soit pour le mieux - à la perspective d’une vie tranquille ensemble. « No. » Et alors que le simple mot sort des lèvres de Sylvia, Slade a envie de sourire. De craquer un de ces rares rictus, qu’il ne croit pas avoir eu depuis Miranda - mais le tremblement dans la voix de la brune l’en empêche. Il se retient de ne pas l’approcher, la serrer dans ses bras, prendre possession de ses lèvres, et l’aimer - la tempête d’émotions qui le secoue, et le soulagement intense qui a l’effet d’une caresse. No. Elle a dit, no. Elle résiste. Elle ne lui obéit pas. Elle résiste. « I can’t do that. You know I have to go. » Elle secoue la tête, ferme dans sa décision, dans ses principes. La Sylvia qu’il connaît - plus forte que jamais. Slade reste impassible, cherche la bonne manière de réagir - maintenant qu’il sait, il ne reste plus qu’à s’expliquer. Espérer ne pas être allé trop loin, et pouvoir la rattraper avant qu’elle ne fuit. Stay with me. I ain’t letting you go now.

« You never mind. » Le vide dans ses mots, le léger désespoir qui tinte sa voix. Qu’elle se demande, silencieusement, qui est devant lui - pas le Slade qu’il a toujours été avec elle. « What is with you tonight ? » Le murmure l’attrape au coeur, hameçon qui lui fait saigner le coeur. Il lui a fait du mal, il le sait, mais ce n’est pas trop tard - après tout, elle n’est pas partie, et il n’y a pas cette glace dans le regard, qu’il sait qu’elle peut avoir. Sylvia n’est pas perdue, et il compte bien la rattraper - la glisser contre lui, et ne jamais la laisser partir. « I’m sorry. I should not have talked to you like this. » Pas de ce ton sans appel, l’homme qui met le pied à terre pour contrôler la femme - pas Slade, jamais Slade, et surtout pas Sylvia. Il ne veut pas qu’elle pense qu’il puisse avoir ça en lui, d’exiger quoi que ce soit d’elle, de vouloir la contrôler - I’m sorry, beautiful. « I needed to make sure. » Il sait qu’il créée plus de questions qu’il n’en répond, en parlant ainsi, mais il est incertain de quel chemin prendre. Après tout, Sylvia ne semble clairement pas au courant de ce qu’elle possède - ou de ce que lui possède. Le surnaturel lui connaît, ça c’est certain - mais peut-être que ce sont des endroits moins connus pour la brune. Slade se racle la gorge. Sait que la situation est délicate, que les explications devront être brèves - après tout, il sait qu’elle doit partir. Que le devoir l’appelle, et qu’il ne peut pas l’en empêcher. Hésite, cherche ses mots, difficiles à trouver et encore plus à articuler - comme il aimerait avoir les aptitudes de son jumeau à cet instant. « There’s something you don’t know about me. » Il la regarde, toujours, droit et direct - mais avec une douceur dans le regard, face à cette femme qui le foudroie au coeur. « I’ll explain. Can you stay ? Just for a minute or two. I’ll explain. » Otherwise I’ll come with you. Ne la laissera pas partir dans cette incertitude, dans le brouillard qu’il a du créer par ses paroles mystérieuses. « If you really need to go, I'll follow you. » Accroché à Sylvia, il ne la laissera pas filer sans qu’elle sache qu’il n’a jamais voulu lui faire de mal - qu’il préférerait largement crever avant de le faire.

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