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on vous invite à privilégier les fantômes et les petits humaiiiiiiins
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 Punch Out || Abel

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MessageSujet: Punch Out || Abel   Sam 30 Juin - 17:06


À ta santé, Seigneur.

L'humeur au ras des pâquerettes, je me sens aussi morose que le foie de certains. Le nez dans les verres, qui s'enchaînent, sans aucune compagnie parce que le monde me fait chier actuellement. J'ai envie d'envoyer chier cette vie à la con et la gamine qui s'immisce dedans avec. En fait, je l'ai déjà fait. Et ça me pèse. Ce qui m'emmerde. Je devrais pas être comme ça, à ressasser ce genre de moments volés. L'impression amère d'être un imposteur, d'être de trop dans sa vie de jeune adulte. Qu'est-ce qu'elle a besoin d'un connard du genre en plus dans sa vie ? Dans un soupir, j'enquille, me frotte les paupières, veut juste la paix un putain d'instant. Alors je parle qu'au barman et encore, maintenant je lui fais juste signe pour qu'il ramène Gervaise, la petite soeur de la bouteille nouvellement défunte. Pas de regard sur le reste du bar, parce que j'en ai rien à péter là tout de suite.

Mais y'a toujours un connard pour venir faire chier et il a décidé de se pointer, comme pour mettre un point d'honneur à me casser les couilles. Pas que les miennes, d'ailleurs. Le mec gueule en rentrant, un tas de conneries obscènes qui m'auraient fait rire, en d'autres circonstances. Je jette un coup d'oeil vers le barman, qui semble prêt à se pisser dessus parce qu'il a pas de balls à foutre sur le comptoir, pour dire au mec de se barrer. J'attends, quoi, deux minutes ? Franchement, c'est un record de patience chez moi. Et puis je me fais une partie de la petite soeur, avant de me lever d'un coup sec, sans aucun geste avant pour prévenir. Et mon regard est attiré par toi, à ce moment-là. Parce que t'as eu le même réflexe et ça, ça m'arrache au moins un rictus.

Au moins un qui porte ses couilles.

Regard vers le barman, vers toi et puis je me tourne, fait face à la demi montagne. N'empêche qu'il me paraîs petit à moi. Et au pire, même s'il peut m'atteindre le nez avec ses saucisses à la place des doigts, qu'est-ce que je m'en fous ? Qu'il frappe, pas de souci. Tant qu'il la ferme, ça me va. Alors j'avance, toi sur les talons et après un regard qui en dit long sur nos intentions, j'aborde celui qui veut lécher la chatte de ma mère.

Elle est morte, connard. Sans aucune émotion dans la voix, parce que je m'en fous depuis que j'ai six balais. Tu vas devoir lécher autre chose.

Je sais pas s'il me comprendra. Au pire, y'a un poing qui part bien assez vite, dans sa face, quand il recommence à gueuler. Ça lui apprendra la vie, à ce connard. Il titube, manque de s'étaler sur le cul. Et moi, j'ai juste envie de lui refoutre une droite dans la gueule. Le regard planté dessus, comme si je l'avais ciblé. Je me contente de renifler, le sang qui bouillonne dans les veines, parce qu'il veut pas reculer. Je déporte mon attention sur toi un instant, te le désigne de la main qui venait de frapper en plein dans sa putain de gueule.

Je t'en prie.

Civilisé, pour une fois. Je voudrais pas trop abîmer la piñata avant que tu puisses t'amuser avec. Viens, on va lui apprendre à dire bonjour et surtout, surtout, à plus la ramener. Putain, j'étais déjà d'une humeur à chier, mais alors là...
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MessageSujet: Re: Punch Out || Abel   Jeu 5 Juil - 11:23


J’ai mal.
Mais ça fait du bien.

A la manière des martyrs de l’époque, je me suis blessé sur l’autel de la droiture. Face à ce démon aux grands airs, face à sa dédaigneuse rengaine j’ai heurté le plafond si fort que mes côtes déjà fêlées ont tout simplement céder. Quelques semaines de repos, qu’il a dit le médecin, comme si je pouvais me permettre de rester trop longtemps à me reposer. Ces créatures cherchent toujours revanche, d’une manière ou d’une autre. Une fois qu’on a mis le pied dedans (et je parle là de leurs culs) il est tout bonnement impossible de s’échapper. Il faut se battre, tout le temps et contre tout. Il faut lutter pour réussir à survivre, pour réussir à continuer de respirer, pour continuer à marcher ou courir. Surtout courir, en fait. Aussi violent que je puisse être, je ne suis pas infaillible : il est parfois (souvent) difficile de s’en tirer sans une grosse fuite. Il faut savoir se retirer, sinon c’est le drame. Un peu comme avec les femmes, en sommes.

Depuis combien de temps ai-je échoué dans ce bar à la con, enchainant whisky sur tequila ; vodka sur gin ? Assez pour me rendre compte que les mélanges, c’est vraiment une idée à la con sans doute. Mais j’ai de la bouteille dans le milieu, je sais boire et me tenir. Les épaules voutées, la tête basse, je bois mon verre avec l’aplomb du prêtre qui récite sa messe, fermant fort les paupières parfois alors que le liquide me brule la trachée. L’argent défile et s’amenuise, mais de toute manière je n’ai aucun loyer à payer alors je peux bien tout lâcher dans l’alcool. C’est un peu comme un cadeau à moi-même. Merci Abel, t’es un chic type. Vraiment. Je l’avais pas encore… La cirrhose.

Le monde n’est que brume sombre et cendre nauséabondes, c’est limite si je ne le remarque pas dans le coin de ma vision. C’est limite s’il a de l’importance, pourtant. Moi, je ne dis rien du tout. Je suis en grande discussion intérieur avec ma bouteille presque vide et mon verre bien trop plein. Je l’attrape par le cou et la vide dans sa partenaire. Whisky sur whisky, ça conserve la même couleur ambrée dans le verre carré. Pour une raison qui m’échappe à moi-même, je décide de prendre mon temps avec ce verre là. Peut-être parce que j’ai déjà claqué plus de vingt dollar d’alcool ? Peut-être bien.

Et je sais que tu me regardes, de là-haut, et que tu te fous de ma gueule. Il y a de quoi, mais là n’est pas la question. Avec mon regard un peu flou et mes gestes un peu trop larges, c’est une vaste blague que de se dire que je suis Abel, le prêtre chasseur. J’ai ni l’air d’un con, ni d’un enculé pourtant. Et pourtant… Pourtant je suis là, accoudé au bar, avec un couteau à cran d’arrêt contre le mollet et un petit colt discret juste sous la chemise à carreau un poil trop large pour moi. Pourtant je te parle comme un demeuré, parfois, je murmure doucement quelques prières bien senties regroupant tour à tour les mots miséricordes, pardon, rédemption et grand con.

Jusqu’à ce que t’envoie un mec pour te venger.


C’est la première pensée que j’ai eu quand j’ai entendu cette brebis entrer en beuglant comme une vache. Un bruit puissant qui m’a vrillé les tympans, forçant ma grosse paluche droite à venir barrer mon front presque aussitôt. Je n’ai pas résisté à l’envie de me tourner vers ce porc qui continuait de grouiner face à l’éternel, face à ta gueule, face à la population du bar. Les conversations ne cessent pas pour autant, il y a toujours une sorte de léger brouhaha continue, mais tout le monde a baissé d’un ton depuis l’arrivée de l’animal. La brebis au comptoir le regarde comme s’il allait larguer tout son lait sur place et je ne peux retenir un soupir proche de celui du taureau exaspéré par ces enflures de danseurs et leurs épées.  Il vomit des mots sur Toi, sur nous, et je ne peux même pas comprendre la moitié de ce qu’il raconte tellement il beugle et que ma tête n’est pas prête à recevoir ce genre de traitement.

Alors je me lève pour te faire taire. C’est même pas de la rage pour une fois, juste une profonde lassitude. J’ai très envie de te faire fermer ta gueule pour retourner à mes activités. C’est bien plus intéressant de mal parler de Toi, observer mes voisins aussi bourrus que moi et compter les verres comme une écolière apprend à compter les pommes. J’ai d’autres choses à foutre que de t’aider à passer le temps en m’envoyant des débiles à l’abattoir comme dans ces jeux vidéo dont on voyait les publicités à la télévision quand j’étais plus jeune. T’es qu’un punk à chien, dans le fond. Un punk qui va se prendre un joli uppercut. Mais dans le même temps, un second joueur s’est ajouté au tableau. Je le vois dans ma vision périphérique, c’est l’espèce de moustachu aux airs d’ours mal léché qui buvait depuis quelques temps à deux places de toi.

Le punk recommence à beugler, mais cette fois à notre encontre à tous les deux. Ca crève les yeux, même sans écouter son charabia. Ça crève les yeux tellement fort que je ne peux m’empêcher de resserrer les dents et les poings dans un léger crissement familier. A force, je vais finir par avoir des problèmes de mâchoire. J’essaye de fixer mon attention sur les mots, histoire de pas juste frapper dans le vide comme un débile. J’essaye d’écouter ce qu’il se dit. Et ça parle de mère. Et ça m’amuse beaucoup trop. Vu la dégaine de moustache, je donne pas cher de la peau de l’autre imbécile. C’était comme laisser un cochon particulièrement gras dans un box à crocodiles. C’était certainement la meilleure image à laquelle je pouvais penser.

Coup de poing dans la gueule.


Je l’ai vu passer au ralentis, le coup de poing. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’il sait faire, le vieux. Il décoche un crochet que lui envierais pas mal de mes anciens adversaires de boxe. Le porc titube, recule, regarde autour de lui comme s’il cherchait sa mère. Peut-être qu’elle est morte aussi ? Pourquoi est-ce que t’envoie des gus aussi perdu sur ma route, Seigneur ? Il a même pas l’air méchant, juste particulièrement con. Pas pour autant que j’aurais plus pitié de ses bourrelets, ceci dit. Tu me parles simplement avec un sourire dans la voix, peut-être que tu t’amuses ? Ou j’invente ? C’est possible aussi. « Je t’en prie. » Et l’autre de rétorquer, dans un beuglement qui me vrille à nouveau l’esprit un instant. « D’OU TU ME FRAPPES, ENCULÉ !? J’VAIS TE BAISER, TA COPINE ET TOI ! » Je n’ai pas réfléchis plus d’une seconde. Le bruit est insoutenable. Pas diffus comme il était jusqu’à présent, il est directement dirigé vers moi. Je serre les poings et m’élance. Son poing à lui part vers le haut pour essayer de me coller une sorte de baffe, je crois. Mais je plonge sous son énorme bras et remonte pour cogner dans sa mâchoire. Crissement désagréable. Je crois que je lui ai pété une dent.

Tu t’écroules en te tenant la bouche. Peut-être que je t’ai fais te mordre la langue ? Mon mouvement était pourtant brouillon avec l’alcool. J’ai de la chance que tu ne sois pas plus doué qu’un punk en matière de baston. J’ai trop bu pour ce soir, je crois. C’est suffisant. Je grogne en me frottant les côtes. Clairement le mouvement était encore trop vif pour elles. Pourquoi Tu veux toujours me casser les couilles quand je suis tranquille au juste ? Je savais que j’aurais du acheter des bouteilles en superette pour aller boire au squat. Je le savais. Je retourne simplement vers ma place en titubant un peu plus que je ne le voudrais, frottant simplement mon poing de la paume de l’autre main. « Met moi un coca, s’il te plait. » que je balance en direction du barman, agitant un peu la main. Et je reprend ma place sans plus de spectacle, sans rien dire de plus. Doucement, le brouhaha ambiant reprend, mais je sens des regards sur ma nuque. Je sens le piquant des conversations sur notre compte. Et je me tourne vers l’autre. Celui à la pilosité faciale presque entretenue. « Abel. » Pas un mot de plus, juste un signe de tête et c’est tout. Pourquoi plus ? Pourquoi faire ? Est-ce que Tu l’as mis sur mon chemin pour une raison ? Je suis trop bourré pour y penser, actuellement.
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MessageSujet: Re: Punch Out || Abel   Lun 9 Juil - 8:36


Je sais pas si c'est toi qu'il appelle ma copine mais ça m'arrache un rire, faut bien l'avouer. Je comprends le coup qui part directement de ta part aussi. Il me l'aurait faite qu'il serait déjà à pleurer après sa paire de couilles perdue à jamais. Alors j'observe la scène qui se passe presque trop rapidement, un râle de douleur, ce genre de choses lambda. Et toi, tu repars, alors que je te suis du regard. Et je m'en vais choper le col de l'autre connard, pour le jarter dehors, un mot doux au passage.

Ve a comer a tus muertos.

Et je m'en retourne aussi à mon bout de comptoir, à ce tabouret presque trop haut selon l'état d'ébriété. Mais c'est jamais assez, jamais non. Alors pour ma part, je continue la conversation avec ma bouteille, celle qui nécessite pas de mot, juste des embrassades à tire-larigot. Sans me soucier du foutoir dehors, sans me soucier des regards derrière, des coups d'oeil aussi du barman. Juste elle, moi... Et toi, qui se rajoute, d'un nom soufflé du bout de tes lèvres. Y'a cet instant de silence, presque religieux, avant que mon regard ne se mette sur toi de nouveau, que mes prunelles se pose sur ton profil et que finalement, un signe de tête se fasse sentir de mon côté aussi.

Chunk.

Pourquoi j'aurais besoin de dire plus, moi aussi ? Alors je me contente de revenir fixer le bois du bordel, de me perdre dans les stris, ceux qui semblent se creuser d'autant plus à force que des connards se plongent avec désespoir dedans, dans l'espoir de se sentir un peu moins vide, en échange. Et vu que j'espère plus rien, je reprends une gorgée, le menton levé le temps d'avaler comme un shooter, de sentir la gorge me brûler, de sentir le feu intérieur qui se calme jamais être ravivé un instant. Puis je souris, à peine, à une pensée.

Jolie esquive. Joli coup.

Et là aussi, j'ai pas besoin de dire autre chose, tandis que je baisse de nouveau la tête, juste pour éviter à l'alcool de descendre de trop, pour lui dire d'envahir aussi la cervelle, de noyer tout ce qu'elle peut contenir. Mes yeux qui se posent à nouveau sur toi, sur cette force brute que j'ai peu voir il y a peu. Et dont le mec doit sans doute pas encore se remettre. Je me dis que tu dois être le genre qui rassure pas les gens non plus, avec ta carrure, ta gueule. Alors ça nous fait un point commun et je me dis qu'on a l'air de deux monstres de foire qui se réunissent pour parler des derniers potins du cirque. Alors ça me fout la haine, l'espace d'un instant.
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MessageSujet: Re: Punch Out || Abel   Sam 21 Juil - 5:18


Et ça me lance dans la poitrine. Probablement que si j’étais pas aussi imbibé, je serais déjà en train de rouler sur le sol en me tenant les côtes. Je devrais peut-être penser à faire plus profil bas que ça à l’avenir. J’ai besoin de repos, ça veut pas dire aller me la coller avec des imbéciles bruyants dans les bars de la ville. Je voulais juste boire, moi. L’autre se présente. L’autre n’est que Chunk, mais ça me parle. Pas de soucis majeurs avec ça. Je dodeline sans chercher davantage, cherchant toujours dans mon esprit embrumé si tu me l’as envoyé dans un but précis. Peut-être pour essayer d’éponger un peu ma solitude lourdement noyée dans la boisson ? Envoyer un buveur tenir compagnie à un ivrogne, créer une sorte de camaraderie dans la beuverie ? Vraiment y a pas à dire, t’as de l’humour.

« Jolie esquive. Joli coup. » J’hausse une épaule mollement, le regard un peu vitreux. Il n’échappera à personne que j’avais probablement commencé à boire bien avant d’entrer ici. Sans plus réfléchir, je rétorque : « Tu parles, j’suis bourré. J’aurais pu être beaucoup plus précis que ça. » Je souffle un rire acide, narquois, dodelinant de la tête. Dans mon esprit, j’imagine comment les choses auraient pu se passer et je ne peux retenir un nouveau rire sincère. « On va pas se mentir, heureusement que j’étais bourré. J’lui aurais sans doute péter le nez en plus, sinon. » Le destin sans doute, qui avait voulu que je sois plus clément en ce jour. Dans de meilleures dispositions pour recevoir un nouveau compagnon. Un pourri pour un mec cool. Un équilibre discutable.

« Toi aussi tu sais frapper. Mais ça ressemblait pas à de la boxe. » Pas d’autre commentaires, je réfléchis. J’ai pas envie de dire de conneries. Parce que ça ressemble pas à un art japonisant ou un coup du genre. Ca ressemble pas à un coup de gamin des rues, pas vraiment. C’est trop spécifiquement étudié. Ce serait surprenant. Mais le silence s’allonge et je ne trouve toujours pas comment continuer. Mon cerveau est pris par l’alcool, comme englué dans ses retranchements, incapable de me faire penser normalement. Je grogne un peu en me frottant le front alors que le barman m’apporte le coca et le pose devant moi. Il me dit quelque chose que je n’entends pas, je ne suis pas sûr de savoir vraiment s’il me parle. Mais il semblerait qu’il m’offre la consommation, finalement. Ce qui est fort appréciable, quelque soit mon état. « T’as appris à te battre où ? » qui sort finalement alors que je fait glisser mon coca vers toi et que je change de siège.

Voilà, nous sommes officiellement camarades de comptoir.
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MessageSujet: Re: Punch Out || Abel   Dim 22 Juil - 11:20


Une remarque, à la volée. Et que tu rattrapes, de quelques mots et d'un rire qui suit. Et moi je me contente d'écarter la bouche dans une ébauche de sourire, sauf que ça m'arrache la gueule de faire plus alors je m'arrête aux coins qui se lèvent. Parce que j'ai encore la haine qui me tapisse le fond du bide.

Justement. C'était plutôt pas mal pour un type qui tiendra plus debout d'ici peu.

Je renifle, vapeur d'alcool dans le pif qui m'arrache une grimace, plutôt qu'un sourire, en fait. Et je t'écoute la suite et en toute franchise, ça m'arrache un rire parce qu'en fait, on s'en fout de lui péter le nez, à ce connard. Parce que moi, je lui aurais arraché les couilles pour lui faire bouffer, juste pour l'exemple, juste pour qu'il fasse plus jamais chier personne.

Dommage que tu le sois alors.

Aucune honte à éclater le peu d'humanité que j'aurais pu encore avoir quelque part, à cet instant. parce que je m'en fous bien, ouais. Et que le chaos, ça me fait rire parfois. Et j'ai besoin de rire quelque part, ce soir, dans tout ce merdier que peut-être la vie. Alors s'il faut qu'un mec se fasse éclater le nez pour ça, franchement, j'ai aucun problème avec l'idée, pour ma part. T'enchaînes avec une remarque et je hausse les épaules, parce qu'il y a rien à ajouter, parce que ouais, c'est carrément pas de la boxe. Et qu'on s'en fout de ça aussi, je crois. Enfin, peut-être que non, parce que finalement, j'ai plus besoin de regarder de trop sur le côté, t'es glissé à mes côtés. Et voilà que les deux monstres sont pour de vrai réunis. Avec ta question qui fait écho en moi. Un regard sur la bouteille, avant de me resservir, dans un silence du pudique. Je viens cogner mon verre contre le tien, le regard trop profond qui s'ancre au tien.

Avec mon père. Santé.

Et c'est une nouvelle gorgée pleine, un shot qui vient m'éclaircir le gosier, mais pas les pensées. Tu peux bien comprendre ce que tu voudras. Imagine une relation fusionnelle, tu seras pas si loin de la vérité que ça, va. On s'en fout, de la traduction, de ce que ça peut bien vouloir dire. L'essentiel est là, que l'enseignement est resté, pas que dans la peau. La mémoire qui a retenu les coups, qui sait comment les rendre. Ça a servi, de l'armée jusqu'à ce soir. Cul qui claque, sur le comptoir, pli qui se forme, avant de repartir.

C'était quel type de boxe, pour ta part ?

Parce qu'il doit s'agir de ça. Je sais juste pas laquelle, parce que j'ai jamais su vraiment différencier. Pas que j'ai grandement cherché non plus. Juste que tu pourrais sans doute m'éclater la gueule sur le pavé si tu voulais, parce que je suis endurant mais que j'ai pas le truc d'esquiver. Pas ce qui m'arrêterait, en soi.

Abel, c'est bien ça ? Doute, soudain. Parce que j'ai la mémoire qui flanche, baignée dans le sparadrap alcoolisé. Prends un shot au lieu de boire cette merde à bulles.
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MessageSujet: Re: Punch Out || Abel   Dim 22 Juil - 23:13


« Avec mon père. Santé. » qu’il balance dans sa barbe après avoir cogné mon verre, et je me déconnecte quelques instants. Je pense au paternel, parce que c’est difficile de pas y penser quand on parle de père. Je suis plus un gamin depuis longtemps, qu’il soit clamsé ça me pique un peu mais ça fait plus si mal. Avec les années (presque dix balais) la blessure cicatrise : elle est encore là, bien visible, mais elle a arrêté de saigner dès qu’on appuie dessus ne serait-ce qu’un peu. C’est presque comme si je pouvais à nouveau sentir l’air quitter mes poumons avec la fumée de mes cigarettes. Depuis le temps.

Depuis le temps que je ne fume plus.

Tout cancer des poumons mis à part, te voilà qui pose un verre vide avec fracas sur le comptoir. Le genre de truc à réveiller les morts. A se demander si c’est son poing ou le verre qui vient de cogner contre le bois massif. Vu ta gueule, tu n’as même pas remarquer ton propre geste. Peut-être que t’es pas si frais que ça non plus ? Non, je pense que t’es juste pas du genre à mesurer ta force. Grande brute, je ne peux pas vraiment t’en vouloir pour ça. Je suis pas vraiment une danseuse étoile. Dans les amis de la forêt, je tiens plus du gros ours que du pauvre petit daim.  

« C’était quel type de boxe, pour ta part ? »

J’ouvre la bouche de stupeur, avant de me rappeler que c’est moi qui ai causé boxe un peu plus tôt. Pas besoin de lire l’avenir donc, bien joué. J’attrape mon verre et boit quelques gorgées, comme pour m’éclaircir la gorge. Ca me tire une grimace, j’ai trop forcé sur la descente et les bulles me remontent dans le nez. Sans tarder je le pince et lâche un simple « Christo… Fais un mal de chien ! » Quoi ? On sait jamais…

On sait jamais.

« Anglaise et thai, majoritairement. Mais j’ai testé un peu le MMA y a quelques années. » L’anecdote est assez insignifiante, dans la finalité. Aucune raison de me retenir. Il a eu aucune réaction au mot magique, je vois pas pourquoi je devrais me casser le cul à mentir. C’est qu’une brebis boostée aux hormones, mais une brebis quand même. Dieu lui offre encore son pardon, sa grâce et tout le bordel. A se demander s’il lui crache pas quand même dans le dos, vu sa tronche burinée et ses manières de mec qui en a vu d’autres. Mais jusqu’à preuve du contraire, c’est une brebis.

« Abel, c’est bien ça ? Prend un shot au lieu de boire cette merde à bulles. » et moi, naturellement « Faut rincer un peu, parfois. » Voilà que j’engage la conversation. Les gens comme les tenues de prostituées au travers des âges, changent. Je sais pas vraiment pourquoi je fais ça, on peut pas dire que je sois vraiment à l’aise. Mais ce grand gaillard a tout l’air d’être aussi aimable que moi, et il m’offre manifestement toute sa sociabilité pour un échange au sommet. Autant ne pas le décevoir. « Tu bois quoi ? » Et sans attendre, je finis de verser la bouteille de whisky, le peu qu’il me restait, dans le fond de coca. De toute manière, c’était pas du grand cru. J’allais pas faire le mec raffiné.
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MessageSujet: Re: Punch Out || Abel   Ven 27 Juil - 9:13


T'as une manière de jurer, mon gars, sérieux.

Laisse le Christ en dehors de ça, c'est son Père la pute.

Et ça me ferait presque rire moi-même. Mais on a autre chose à penser, hein. je suis plus à me rappeler de ce qu'est la fameuse MMA, parce que l'information est noyée au travers du reste et quand ça me revient enfin, je hoche, histoire de dire que je vois. Et puis en fait, tu me fais chier à boire dette boisson à la con parce que franchement, ça bousille tout autant que l'alcool mais c'est sacrément pas le même bordel. Alors je t'invite à prendre un shot plutôt, parce que ça vaut bien au moins ça, le coup que t'as mis. Un poing contre un autre, en gros.

T'as pas une gueule assez de travers pour rincer.

Je viens à me gratter la barbe, regard encore sur toi et ta gueule pas assez déterrée pour vouloir s'enfiler le coca. Je te vois verser le reste de ta bouteille dans le coca et j'ai mal au coeur pour l'alcool ainsi profané.

Vodka.

Rien de plus, rien de moins. Pas d'artifice autour, juste l'alcool, brutal et intrusif, qui dévore les pensées et les hommes. Et vu que t'as pas l'air parti pour m'accompagner, je me contenterais de la boire tout seul.

T'étouffes pas dans tes bulles.

Pas que je te regretterais. Juste que je ferais rien. Un regard dans le vide, dans le flou, avant de tourner la tête vers la porte, parce que des éclats de voix se font entendre au-delà. À croire qu'il s'est déjà relevé, l'autre connard.

Fou comme y'a toujours des connards pour casser les couilles quand on veut être au calme.

J'en reviens à toi, désintéressé déjà de la scène qui peut se passer à l'extérieur. Tant qu'il ramène pas son cul de nouveau par ici, le reste m'importe carrément pas. Au pire j'emporterais ma bouteille et laisserais le monde se démerder avec les fous, parce que j'ai pas que ça à faire, tout le temps.

Tu noies quoi, Abel ?

Tu voulais de l'intimité ? Je m'en bats les reins, mon gars. Au pire, ça te fera changer de siège et ainsi, j'aurais de nouveau la paix complète. Au mieux, tu réponds. Entre les deux, y'a ton poing dans ma gueule. Je m'en fous, fais ta vie en fait.
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Punch Out || Abel

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