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on vous invite à privilégier les fantômes et les petits humaiiiiiiins
nous sommes présentement en automne 2017 (septembre, octobre, novembre) I love you
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 2017JUNE - Are you afraid ?

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MessageSujet: 2017JUNE - Are you afraid ?   Lun 2 Juil - 13:38

Il se trainait par ici, pourtant conscient. Il n’avait pas vraiment idée d’où ses jambes l’avaient porté. Il avait simplement marché, et s’était posté face au centre aéré. Son fils pourrait être ici. Il aurait pu le rejoindre à Blackwater, découvrir le Canada. Mais Zeus en avait décidé autrement en se dépêchant de fuir. Cela ne faisait que quelques jours qu’il était arrivé. Il n’avait pas encore d’endroit où crécher réellement. Son addiction lui avait fait perdre ses économies. Alors, même s’il n’était pas le junkie qu’il allait devenir quelques semaines plus tard, il était tout de même à la rue, et plein d’angoisse et de questions. Aurait-il pu changer la donne s’il était resté ? S’il avait tenté d’être un père pour son fils, et non pas une absence qui se comblerait par des petits amis à la pelle ? Le cliché ambulant et parfait que l’on retrouvait aussi bien dans les livres que dans les films. C’était exaspérant. Zeus se détestait pour cela, mais il ne pouvait pas faire marcher arrière. C’était impossible.

Il se laissa glisser contre le muret, se posant sur celui-ci. Son dos collé au grillage derrière lui, il observait d’un œil absent les enfants jouer dans la cours. Il n’avait même pas vu le surveillant qui lui lançait un regard en coin. Forcément, il n’avait pas la tête du père qui allait venir récupérer son gamin. Au contraire, on aurait davantage dit un pédophile prêt à kidnapper le premier enfant qui se serait approché de lui. Cependant, il descendait seulement doucement de sa dernière dose. Il n’en avait plus en réserve. Ce n’était pas ici qu’il allait en trouver, et pourtant, il continuait à rester tel un nigaud. Il n’était pas pressé. Personne n’attendait Zeus, nulle part. Ce n’était qu’une âme errante qui se faisait accueillir là où c’était possible. Rien de plus.

Il soupira, cracha à même le sol la glaire remontée depuis sa gorge, et s’essuya le nez du bout de sa manche. C’était un déchet. Une véritable ordure dont les mairies ne voulaient pas dans leurs villes. C’était compréhensible. Il fut un temps où Zeus se moquait de ces gens là. Les gens comme lui. Aujourd’hui, il était comme eux. A la rue, sans un sou, et dépendant du dealer. Une belle perspective d’avenir qui se dressait face à lui. Une ombre se dessina devant lui. Autre que la sienne. En relevant la tête, aveuglé par le soleil, il ne reconnut pas de suite le surveillant du centre aéré. Les ennuis commençaient, c’était sûr.
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MessageSujet: Re: 2017JUNE - Are you afraid ?   Mar 3 Juil - 9:05

J'arborai fièrement mon badge autour du coup. A-ni-ma-teur Janko Mihal. Le secrétaire avait écourté mon nom de famille par pure praticité, mais tant pis, c'était toujours aussi pimpant de porter ça. J'avais l'impression d'être un professeur, quelqu'un avec de lourdes responsabilités. Et d'un côté, c'était le cas... à vrai dire, tout pouvait se passer avec des enfants en bas âge. TOUT. Un regard absent et c'en était parfois fini. Les mômes étaient surexcités et n'arrêtaient pas de courir et d'agiter les bras dans tous les sens. Un accident, une inattention est rapidement arrivée. Au début, j'avais eu du mal à suivre la cadence, moi qui suis si sage et posé. Le moindre bruit avait eu le don de me donner un puissant mal de tête. Maintenant, les rires et les bavardages des enfants me sont familiers. C'est devenu une habitude et mes méninges ont su résister à toute cette cacophonie. Parfois, c'est évidemment difficile de les rameuter, de retenir leur attention plus de trente secondes, et j'en passe des vertes et des pas mûres. Parfois, j'ai juste envie d'enlever mon badge et de partir d'ici pour rejoindre le silence éternel de ma colocation. Mais la plupart du temps, je m'amuse comme un fou. Évidemment, ce ne sont que des enfants, ils sont puériles au possible, mais une part de moi les comprend et rigole avec eux. Je leur montre aussi des jeux, des règles de sport, etc. Bref, avec le temps, je me suis pas mal attacher à ces petits loups. A l'heure où je parle, je suis en train d'appliquer de la biseptine au petit Kevin qui s'est vautré sur la macadam de la cour de récréation. Sacré Kevin... toujours à vouloir faire le fou pour impressionner ses petits camarades. Un peu de coton sur son genoux, un sermon, et le voilà reparti de plus belle, ignorant royalement mes conseils. Là, dehors, j'aperçois Luna qui se prend pour une sorcière à Poudlard. Je pouffe de rire et lui assène une réplique célèbre de la saga. C'est wingardium Leviosa, pas wingardium leviosaaa Luna. Super vos baguettes improvisée les filles, faîtes quand même attention de ne pas éborgner votre voisin avec. Un sourire bienveillant, un clin d’œil et le tour est joué. Peut-être qu'aucun môme n'aura d'égratignures cet après-midi.
Les minutes passent et s'enchainent, non sans que j'ignore l'ombre qui vient se pré-lasser au soleil, assise sur un muret, les yeux posés sur la cour.
Boom.
Sur les enfants.
Boom, boom.
Le rythme cardiaque s'accélère alors qu'une peur vient pointer le bout de son nez et nourrir d'inquiétude ma poitrine. L'anxiété et l’insurrection montent rapidement en moi, alors que j'essaye d'avoir une vue correcte sur le curieux. Mes craintes s'affirment de plus en plus et je décide de ne pas en parler à mes collègues. Ça ne sert à rien d'alarmer la situation. Cet homme, à l'air hagard, à la posture suspect, soulève en moi une puissance et une volonté impressionnante. A cet instant là, je suis prêt à tout commettre, prêt à aller vers l'inconnu, et à le questionner sur un air impérial. A ce moment là, le jeune homme que je suis aux yeux de tous disparaît et fait place au polymorphe. C'est avec des personnes de son espèce que j'assume le plus ma nature et que je laisse parler pleinement mon côté bestial.
La pas hâtif, les yeux plissés par le soleil et les poings fermés, je sors du centre-aéré et m'avance sans hésitation vers l'homme.
Boom, boom, boom.
Je frissonne alors que mes postulats se concrétisent dans ma tête. Eloigne-le d'ici. Insulte-le. Fais-lui payer même. La rancœur et la colère saillent sur mes tempes et je me positionne juste devant lui, pour lui cacher le paysage. Il n'a pas le droit d'y poser les yeux et je ferai en sorte qu'il ne reviendra jamais ici. Vermine. J'ignore d'où il sort, mais j'ai bien l'intention de lui faire comprendre qu'il n'est pas le bienvenue ici. J'essaye de m'approcher, d'agrandir la menace que je pose sur lui, de l'effrayer, mais la puanteur vient titiller mes narines et je reste là où je suis. Il pue et ses vêtements ne datent pas d'hier. Un pédophile vas-nu-pied en plus. Tant mieux, il n'ira pas pleurnicher si je perds le contrôle. « Monsieur, je vais vous demander de partir s'il vous plait. » Impérieux, je n'en perds cependant pas la politesse. Je me calque sur mes positions en le fixant d'un regard autoritaire, puis croise les bras pour lui montrer que je ne partirai pas sans qu'il en fasse de même. J'avais toute l'après-midi pour l'embêter, je n'allais pas me gêner. « Ce n'est pas une salle de spectacle ici, monsieur, c'est un centre-aéré. Votre présence gêne. » Mais le vagabond à la barbe et au regard vague ne semble pas vouloir s'en aller. « Allez, oust, ou j'appelle la police. » Toujours dans les règles, même si j'aurais préféré m'occuper de ce mec personnellement. La loi est faite pour des cas comme lui et il n'y réchappera pas. Peut-être ai-je un peu trop confiance au système, comme me le répète inlassablement mon oncle. Parfois, t'es obligé de faire justice toi-même. Ses paroles restent coincés dans un coin de ma tête, alors que j'attends que le voyeur réagisse.
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MessageSujet: Re: 2017JUNE - Are you afraid ?   Ven 6 Juil - 10:46

Il était évident qu’on allait lui demander de partir. Les gens comme lui … ce peuple n’était pas le bienvenu parmi la population. On le leur faisait comprendre très régulièrement. En règle générale, ils étaient bien trop loin de la réalité pour faire face. Ils avaient l’habitude d’être mal perçus, évités et observés dans les rues. Zeus ne s’y était pourtant jamais fait. Il restait un être humain … en fait non. Il n’en était pas un. Mais quelque part, il leur ressemblait. S’il ne changeait pas d’apparence, il pouvait parfaitement se fondre parmi eux. Il vivait de la même façon. Ou presque, en tout cas, vu ce qu’il était à présent. Mais il méritait le respect de sa dignité. Il n’acceptait pas qu’on le considère comme un truc dérangeant. Il se moquait bien de la façon dont on pouvait le regarder. Ce n’était pas important, pour lui. Il avait perdu un combat qui l’avait mené jusque là. Quelque part, ce n’était pas lui, cette façon de vivre. Mais ce morceau encore lucide était enfoui bien loin. Trop difficile de le sortir de là.

Alors Zeus écoutait l’homme lui parler. Les yeux dans le vide, l’air d’être ailleurs. C’était un peu ça, en vérité. Sa dose descendait petit à petit. Il retrouvait la terre ferme. Bientôt, il allait devoir partir en quête d’une autre dose. D’une façon de la payer. S’il oubliait beaucoup de choses, il se souvenait parfaitement des menaces de son dealer.

« Est-ce que je fais quelque chose de mal ? » demanda t-il en levant la tête.

Après tout, il avait parfaitement le droit de rester sur son bout de trottoir. Ce n’était pas une violation de domicile privé. Ce n’était pas non plus de l’exhibitionnisme. C’était rien, en somme. Et bien loin de s’imaginer tout ce que l’autre pouvait penser de lui, afin de ne pas se démonter, il ne comptait pas bouger. Simplement pour l’emmerder. Pour occuper sa journée. Pour faire passer le temps. Sans doute qu’il n’était pas assez shooté pour oublier par la suite. Un souvenir de plus. Au final, heureusement que son fils n’était pas là. Ce surveillant était irascible et intolérant.

« Vous feriez pas mieux de vous occuper des gosses plutôt que de moi ? Si je mettais mon gamin ici, et que je vous voyais sur le trottoir plutôt que dans le centre, croyez-moi que j’irai gueuler auprès du directeur, Janko. »

Peut-être que Zeus était un poil irrespectueux, lui aussi. Après tout, il aurait pu trainer ailleurs. Mais sa vision ne lui faisait pas défaut. Il avait vu le badge accroché sur le vêtement. Il savait qui était l’autre. Comme s’il allait appeler la police … Ça lui faisait une occupation plutôt que d’écouter les enfants se chamailler, au final.
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MessageSujet: Re: 2017JUNE - Are you afraid ?   Jeu 19 Juil - 6:21


Tout est possible dans la vie. Il y a une infinité de choix qui nous tendent les bras et il faut juste être suffisamment raisonnable et motivé pour prendre les bons. Moi aussi, j'avais touché le fond du lac lorsque mon pays avait été mis à feu et à sang par le gouvernement mis en place et l'armée russe. J'avais peut-être été plus pauvre que ce type qui me fait alors face. Sans aucun sous dans la poche, j'étais venu fouler le sol de Blackwater Falls. Mais contrairement à cet homme, je n'avais pas passé mes journées à m'assoir sur un muret et regarder des enfants d'un air patibulaire. Contrairement à cet homme, j'avais fais tout mon possible pour me sortir de cette merde. J'avais volé pour me nourrir, j'avais usé de ma force pour m'abriter convenablement. Et ce n'est pas tout... j'avais souffert le martyr pour prendre l'apparence d'un autre, pour me confondre dans la masse et ne jamais être repéré. Délinquant? Oui, c'est un mot qui définit bien mes premières années ici. Délinquant pour survivre et trouver ma place dans cette nouvelle société qui brillait de mille feux. Délinquant pour me hisser dans l'échelle sociale. Et mes efforts avaient payé d'eux-même. Mes efforts et ma raison que j'avais entretenu avec amour et fermeté. Difficile de ne pas s'écarter du chemin qu'on a dessiné. Difficile de ne pas tomber dans une spirale destructrice et sans fin. Difficile de ne pas nourrir la folie qui grignote chaque jour la cervelle. Je m'étais fixé des limites à ne pas dépasser, puis la douleur des transformations m'a gardé sur le droit chemin. Plus jamais, m'étais-je alors promis. Plus jamais je ne me transformerai. Et depuis, j'ai gardé promesse. J'ai gardé mon apparence, j'ai comprimé la puissance de mes gestes. Et je vis comme tout homme sur terre, du travail de ses doigts. Maintenant, je suis logé et nourri. Je peux enfin vivre dignement.
Et c'est ce que tu devrais essayer de faire, vagabond. Reprend tes esprits et bâtis-toi un futur dont tu seras fier.
Je soupire alors que l'homme en haillons me répond. Je fronce des sourcils, ne m'attendant clairement pas à l'entendre bredouiller des questions aussi claires et polies. Drôle de gars. En général, la plupart de ces gens sont incapable d'aligner deux phrases tellement leur cerveau est embrouillé d'alcool. Pas celui-ci. Il a l'air complètement sobre et parfaitement maître de ses faits et gestes. Tiens donc, raison de plus pour être encore plus méfiant et le suspecter d'observer lubriquement des pauvres bambins. Encore une fois, rien que d'y penser, ça me fout le coeur en vrac. Je serre des poings sous mes bras croisés et durcit encore plus les traits de mon visage. Sous ma véritable apparence, je ne suis qu'un jeune adulte sans réelles capacités. Le corps émincé, il est parfois difficile de se faire voir ou respecter et je n'ai que mon regard perçant pour intimider, chose qui arrive rarement. Il n'y a que des gens comme cet homme qui me donne la force de me battre, de ne pas fuir pour une fois, parce que ce qu'ils font est mal. Très mal.
« Oui. J'vais pas le répéter cent fois. »
Je serre un peu trop des dents et parle dans un langage qui ne me ressemble pas tant que ça. Mordre les mots à leur base, ce n'est pas dans mon habitude, mais l'homme me met dans un tel état que je n'ai d'autre choix que de me plier aux conséquences physiologiques. Il ne bouge pas. Il reste là et ça m'énerve encore plus. S'il veut jouer au dur à cuire ou au faux gentleman, ça ne va pas passer pour autant.
« Je n'suis pas seul et ne vous autorise pas à m'appeler par mon prénom. On ne se connaît pas, alors ce sera monsieur pour vous, merci. Quant à ma présence ici, je suis là pour la sécurité des enfants. Sachez qu'un homme de votre pedigree qui observe des enfants n'inspire pas vraiment confiance... les rues recèlent ne sont pas si sûres que ça de nos jours et certaines personnes sont assez... dérangées dans leur tête. »
Je fais une pause pour que le vagabond assimile bien ce que je viens de lui dire. Pour l'instant, je reste impassible, je veux régler tout ça à l'amiable.
« Alors je vais vous demander : êtes-vous ce genre de personne? »
Je le provoque un peu, lui faisant miroiter le fond de ma pensée. Au moins, il comprendra pourquoi je me suis déplacé jusqu'à laisser les enfants dans la cour avec mes collègues. Je m'en fiche qu'il le prenne mal, il reste suspect à mes yeux et rien ne pourra changer mon avis.
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MessageSujet: Re: 2017JUNE - Are you afraid ?   Jeu 2 Aoû - 10:42

Autrefois, il aurait eu suffisamment de force pour lui décoller directement un poing dans la mandibule. A présent, tout semblait bien différent. Zeus ne le regardait pas totalement dans les yeux, incapable sans doute de faire un tel effort. Il n’était pas encore tout à fait clair, à peu près noyé dans un océan de brume à la fois claire et obscure. La dose avait été forte, mais elle lui avait malgré tout permis de se déplacer. Quant au fait de savoir pourquoi il avait marché jusqu’ici, c’était un mystère entier. Souvent il reprenait conscience dans un endroit différent de celui où il s’était piqué. Et pour retrouver les maigres affaires qu’il avait laissées derrière lui, tout n’était pas si simple. Ses sourcils se froncèrent tandis qu’il faisait un grand effort pour rester stable sur ses deux pieds. Certes, il n’inspirait pas confiance, et il comprenait entièrement ce que l’homme voulait dire. En temps normal, il aurait fait profil bas, et s’en serait allé. Ou, si la dose le rendait euphorique, il se serait battu, mettant en œuvre des moyens qu’il avait perdu au fil du temps. Mais là, partagé entre deux, il avait décidé de riposter.

« Alors à quoi sert ce badge ? Après tout, quelqu’un comme vous n’est pas plus au dessus des autres. Vous êtes de la petite classe, comme tout un chacun par ici. Et ce n’est pas la valeur de respect et d’acceptation que l’on prône, par ici ? L’ouverture d’esprit, la tolérance ? Ça vous parle, Janko ? Tous ces gosses, c’est peut-être à cause de pseudo-surveillants comme vous qu’on en fait des meurtriers, des violeurs, des racistes et des homophobes. Croyez-vous que, parce que vos habits sont propres, vous êtes supérieurs à moi, et que cela vous confère le droit de me donner des ordres ? Vous n’incarnez pas la loi et la rue est à tout le monde. Qui vous dit même que ma maison n’est pas juste derrière, ou que je ne viens pas attendre mon gamin ? »

Zeus fit une pause, presque impressionné par tant de sang froid. Ok, il avait peut-être trop parlé, mais il restait fier de sa tirade. Il avait argumenté sans bafouiller et sans perdre le fil de sa pensée. Ce Janko se sentait pousser des ailes, et il n’aimait pas ça. Redescendre d’un bon trip l’aidait toujours à bien parler. A faire les choses comme autrefois, lorsqu’il n’était pas qu’une merde de junkie. Lui seul avait le droit de se trainer dans la boue. Les autres lui devaient un minimum de respect.

« Je veux bien concevoir que mon accoutrement laisse à désirer. Mais savez-vous seulement ce qui m’oblige à trainer cette puanteur avec moi ? Vous n’avez aucun droit de jugement sur ma personne. Alors bien sûr, que grand bien vous fasse de penser que je puisse faire du mal à ces gamins. Toutefois, ne croyez-vous pas qu’un pédophile arborerait un meilleur style ? Celui du père parfait qui vient chercher son gosse, par exemple ? Ou, ne se cacherait-il pas dans la pénombre pour agir dans le silence ? Mon esprit est parfaitement sain si cela vous importe, et je ne veux aucunement de mal à ces enfants. Ni même à vous, sauf si vous continuez à bafouer mes droits. »

Il se tenait bien droit, le regard fixe, les bras croisés. Le regard sombre et la mine fermée, Zeus avait bien décidé de faire ce qui lui chantait, même si discuter avec quelqu’un comme ce surveillant ne lui serait d’aucune utilité. Tous deux étaient campés sur leurs positions, de toute façon.
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