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on vous invite à privilégier les fantômes, les djinns et les petits humains
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 "La Houlette et le Bâton" {Vesper & Ohanzee}

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MessageSujet: "La Houlette et le Bâton" {Vesper & Ohanzee}   Jeu 12 Juil - 16:40




Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort,
Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi:
Ta houlette et ton bâton me rassurent.

Psaume 23:4



Ohanzee lorgne la porte de l'immeuble devant lui. Il n'est plus aussi sur de lui. Le lampadaire clignote au dessus de sa tête comme au diapason de ses sentiments. Au premier étage, les effluves herbacées qu'on fume illégalement s'échappe d'une fenêtre entrouverte et empoisse l'air. Dans une rue voisine, on beugle des insanités ponctuées de bris de verre. Nerveux, le jeune cri tripote une carte de visite aux bords cartonnés en émois. Sous le vocable "Whiper, médium" il y a un simple numéro de téléphone et une adresse mail. Deux outils que le ressuscité a du mal encore à manipuler. Un chien aboie. Ohanzee frissonne sous sa veste longue en suédine noire .

Il doit trouver le courage en lui.
Pour Anthony.
Pour Ange.
Pour lui.


Le précédent médium s'était avéré être un charlatan, un vile menteur qui se drapait dans d'éhontés mensonges. Ohanzee l'avait sermonné et c'était fait chassé à grands renforts de menaces armées. La batte de base-ball en fer est la matraque des extorqueurs de fonds modernes.
"Whisper" a meilleure réputation. Les chasseurs du Qaletaga'Den sont formels. Néanmoins, Ohanzee fut fortement désarçonné par la voix fluette d'une jeune fille au téléphone, lors de son premier appel. "Pourriez-vous me passer votre père, je vous prie ?" fut son premier mouvement. Puis, persécuté par le regard revolver de Caoimhe, il avait rajusté le tir, se rappelant, à juste propos, que même les toutes jeunes femmes pouvaient exceller là où les sages se cassaient les dents.
Si Miss "Whisper" est compétente, il n'a nul besoin de s'inquiéter de son "sexe" ou de son "genre" (la subtilité entre les deux termes lui apparait encore confuses à ses yeux de très vieux jeune monsieur.)

Il se doit de garder la foi.
Pour Ange.
Pour lui.
Pour eux.


Une silhouette se dévoile dans l'embrasure de l'ascenceur : grande silhouette efflanquée, jambes fines et cassante, coupe courte échevelée des "garçonnes" de maintenant. Une dégaine de gamine. Elle doit être à peine plus âgée que lui. Elle pousse la battant de la porte vitrée.
Ohanzee hésite, regarde sa montre et se mordille la lèvre inférieure. Le lampadaire a cessé d'hésiter entre ombre et lumière. Il a savamment choisi de s'éteindre.

- M.. Miss Whisper ? Est-ce vous ?


"Car nous marchons par la foi et non par la vue."
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MessageSujet: Re: "La Houlette et le Bâton" {Vesper & Ohanzee}   Sam 1 Sep - 16:36

Whisper s'est faite un nom, toute seule, comme une grande fille. Elle n'oeuvrait pas du tout à Calgary, trop occupée à éviter les pierres lancées par les regards trop pesants lorsqu'elle osait évoquer un tant soit peu le surnaturel. Blackwater Falls a ses défauts, mais elle, elle en joue, elle en rit, aussi, trop heureuse de s'exprimer enfin.
Whisper, Vesper, y'a une poignée de lettres que je saisis fermement à chaque appel à l'aide. Des demandes de contacts variées, de quoi me planter dans le coin et me dire que c'est la bonne chose pour moi, d'être ici. Je parle le même langage que beaucoup dans le coin. Je parle, avec tous, même ceux qu'on ne voient plus.
Alors, j'ai peut-être trouvé ce pour quoi j'étais faite ?
J'ai cette petite certitude qui pointe au cœur lorsqu'on me remercie. Lorsque les yeux brillent à la fin des séances, remplis d'espoir à ras-bord. Parfois, rarement, ça me suffit comme paiement. Et parfois j'me rappelle que mes placards sont pleins de soupes instantanées et que j'ai besoin d'un complément de loyer.
D'aucun dirait que c'est dégueulasse de monnayer ses dons, que l'aide devrait être gratuite. Mouais. Pas ma faute si la société veut que tout travail mérite salaire, pas vrai ?

Madame Harris m'a remercié autrement, elle. Petite septuagénaire coincée dans un appart' miteux de banlieue. Femme douce à la recherche des derniers mots de son fils mort en Irak, qui a obtenu mon pseudo sans que je ne sache comment. Pas important, ce genre de détail. On a parlé, beaucoup. Elle m'a raconté les exploits de son vétéran d'enfant, accompagné de photos. Ca m'a touchée, forcément, avec les padres embrigadés à leur époque. A croire qu'elle savait, peut-être. Et la séance s'est déroulée correctement. Elle voulait un contact, et j'ai fini par le trouver. Encore présent, à hanter son uniforme, précieusement gardé. Et il est parti, aussi rapidement que possible, non sans arracher des larmes de joie à sa mère.
Procédé classique. Rémunération étrange. Madame Harris est sans le sou. Mais madame Harris est une très bonne pâtissière. Et me voilà repartie, sans demander mon reste, un sac de brownies à la main avec l'assurance d'une paie plus conventionnelle dés que je la recontacte. Mouaaais.

Dans quel monde on vit, vraiment ?
Enfin.
La bouche pleine de chocolat, je passe la porte de l'immeuble, prête à entamer une nouvelle entreprise.
Elle est à l'heure, l'entreprise. Pile quand il faut. Et je la reconnais pas tout de suite quand elle s'approche, la nouvelle cible, tant j'suis occupée à m'essuyer le groin plein de cacao.

« Hm ? »

Bouchée avalée, je hoche la tête. La voix me confirme que c'est bien lui, la personne qui a besoin de talents extralucides.

« Aaah... Ouais, ouais. J'te r'mets. Salut ! »

Tout sourire, la Whisper. Elle aime bien ces journées où elle ne prend pas de pause, à enchaîner esprits sur commande. Ça lui permet de se sentir repue, en fin de compte, gorgée d'une chose qu'on appelle la satisfaction du devoir accompli.

« C'bien moi ouep, 'fin, à moins qu'tu veuilles causer à mon père plutôt ? »

Pique gentillette quant à l'échange. Il a pas l'air méchant pour deux dollars, mon interlocuteur. Longs cheveux, allure gracile, regard de faon, pour un âge proche du mien. C'est sans doute pour ça que j'ai sorti la carte de la familiarité facile. Pas comme si j'étais spécialement polie dans les autres cas, mais au moins là j'aurais une excuse. Je sais pas être formelle quand c'est visiblement dans la vingtaine, dusse-t-il être un démon millénaire ou j'sais pas trop quoi.

« J'te charrie. Bon. Raconte-moi c'que je peux faire pour toi ? »

Quel fantôme tu veux rencontrer, gueule de biche ? J'serai ton homme, comme on dit. T'en fais pas, j'peux kicker de l'ectoplasme aussi bien qu'un prêtre assarmenté. En un peu plus sexy, à c'qu'on dit.

« Au fait, t'en veux un ? »

Un brownie pour briser la glace, tendu vers toi, tandis que je marche déjà, vers les prochaines histoires que tu vas devoir me conter.
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MessageSujet: Re: "La Houlette et le Bâton" {Vesper & Ohanzee}   Dim 2 Sep - 14:39

- Aaah... Ouais, ouais. J'te r'mets. Salut !
- B..Bonjour,
fait Ohanzee par automatisme, un peu surpris par tant de désinvolture.
- C'bien moi ouep, 'fin, à moins qu'tu veuilles causer à mon père plutôt ?
- Votre père est également médium ?
Interroge-t-il ingénument sans saisir que la demoiselle se paie sa tête.
- J'te charrie. Bon. Raconte-moi c'que je peux faire pour toi ?
- Euh... Très bien... Euh.. hum...


Il ne s'était pas attendu à se lancer dans un exposé de but en blanc, en pleine rue. Péniblement ,il rassemble ses idées quand une forme cubique et sombre lui est tendue sous le pif. Il écarquille les yeux devant l'intrusion chocolatée, comme si la chose allait lui sauter au visage.

- Au fait, t'en veux un ?
- Est-ce... Est-ce l'une de ces pâtisseries au cacao qu'on appelle "brownies" ?


Il s'en saisit entre le pouce et l'index avant de fixer son interlocutrice, focalisant sur un point précis au coin de sa bouche.

- Vo...Tu... Souffle résigné de l'auto-correction. Tu en as un peu, là... Il désigne un endroit sur son visage en image miroir.

Il trottine à sa suite, le morceau de gâteau dans le creux de ses paumes, tel un petit oisillon blessé. Miss Whisper marche à larges enjambées et il a du mal à suivre. Où vont-ils d'ailleurs ?

- Hé bien... J'aimerais convoquer un errant particulier, pour lui parler. Il tourmente un être qui m'est cher et aimerait le pousser au suicide. Il s'appelle Anthony Jefferson. Il est mort dans un accident de voiture. C'est à peu près les seules informations tangible dont je dispose.

Il tente de se calquer sur son rythme soutenu, de décrypter son expression à la faveur intermittente des réverbères.

-V.. Tu peux le faire venir ? J'aimerais l'apaiser et lui faire comprendre qu'il se trompe en s'abîmant l'âme ici. Il lui faut trouver les voies du Paradis pour y trouver le véritable bonheur.

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MessageSujet: Re: "La Houlette et le Bâton" {Vesper & Ohanzee}   Dim 9 Sep - 11:18

Pardon, Bambi, mais y'a ce rire bien trop sincère qui vient chatouiller mes lèvres quand t'évoques candidement le fait que mon père, le type le plus pragmatique que je connaisse, pourrait éventuellement être doté, lui aussi. Ça serait l'apocalypse tant redoutée, si tu veux mon avis. Et j'crois que peu importe l'cadeau qu'on lui ferait, du don de voyance à la télépathie, il s'enfuirait en mode "nope, je ne suis pas là, je suis un humain, sortez-moi d'là." Alors tu vois, j'en ris, parce que j'le comprendrais un peu, quelque part.
On choisit pas, ni de l'avoir, ni de l'assumer.
P'pa serait pas de ceux qui pourrait y croire. C'bien pour ça, qu'en soi, j'préfère me taire. On a trop de choses à rattraper pour que je l’assomme avec ces vérités qui n'appartiennent qu'à moi.

J'arrête de pouffer, secoue le crâne, passant à autre chose. Ta réaction par exemple, face aux gâteaux, a de quoi interroger mon petit coeur de gourmande. J'ai le sourcil que s'ourle, et la tête se penche sur le côté. Tu plaisantes ou pas, p'tit père ? Me dis pas que t'es sérieux, sur ce coup-là ?

« Ouep ? T'en as jamais vu ? Bah p'tain, j'sais pas d'où tu sors, mais t'as raté un truc. Allez tiens, tu m'en diras des nouvelles ! »

Tu le prends, mais dans un sourire, j'te le fourre en main, mordant de nouveau dans le morceau qu'il me reste. J'ai boulotté la poche plus rapidement que prévu. Boah, faudra que je pense à en redemander à madame Harris en plus de mon joli petit chèque. De quoi remplir le bide avant de remplir le compte, la priorité à la nourriture gratuite.
J'te regarde, dans tes yeux chocolat, quand je m'essuie la bouche d'un revers de manche. Nouveau sourire goût cacao.

« Ah ouais merde ! Merci ! »


Et finalement, le sujet vient, parce que badiner pour rien autour de pâtisseries, ce n'est pas pourquoi tu m'as appelé. Je te laisse parler, exposer ton problème, laisser la situation du jour se tisser. Les mots habituels, les explications teintées de détresse ou d'incompréhensions. J'ai de quoi comprendre les profanes, et les rassurer. Leur donner les réponses qu'ils cherchent, et même celles qu'ils ne voulaient pas entendre.
J'ai pas de mérite. Et j'ai que ça. Si c'était un boulot reconnu, ma place, je l'aurais trouvée depuis longtemps.

On finit par atteindre un recoin de verdure, fait rare au-milieu du gris des immeubles sales. Un petit parc désert à cette heure, trois bancs pour un toboggan. Quelques arbres et des mégots.

« ... Un fantôme, ça ne colle pas les gens pour rien. Ils ont souvent mieux à faire. »

C'est un fait qu'on a tendance à ignorer. Même si le besoin est souvent fort, ils restent, bien souvent, des silhouettes qui observent. Dans le cas des vengeurs, c'est un peu différent. Mais j'en sais pas assez pour statuer du cas de ce fameux Anthony Jefferson.
Mes rangers me poussent vers le banc le plus proche. Je grimpe et m'assoit sur le dossier, après avoir jeté la poche tristement vidée des douceurs chocolatée. C'est l'heure de la nicotine, cette mignonne m'a manquée. A la recherche de mon briquet, ça n'empêche pas de continuer :

« Ton « être cher », il doit lui être lié d'une manière ou d'une autre. Et faut que je connaisse toute l'histoire, outre les raisons de son décès, pour comprendre comment aborder le sujet. S'il me manque des éléments... pour négocier, ce sera plus compliqué. »

Parce que je ne peux pas me risquer à deviner des choses que je ne sais pas. Je n'ai pas le droit d'inventer des raisons de vie à ceux qui l'ont perdu. J'ai déjà essayé, naïvement, de ne pas les écouter, de les renvoyer sans autre forme de procès. J'étais trop jeune pour comprendre que c'est la pire manière de procéder.
Même la mort a droit à une forme de respect.

« Mais si ta question est bien « Est-ce que tu peux le contacter ? », la réponse, vu tout ce que tu me racontes, c'est oui. Le convaincre, par contre, c'est autre chose. »

Ah, le v'là. L'énième pote flamboyant en plastique roule entre mes doigts pour allumer une cigarette, que j'insuffle, comme bien d'autres avant elle. Geste qui tient du réflexe, pause forcée mais relaxante. Mes pensées rejoignent la fumée, se concentrent en une volute que je suis des yeux. Ta phrase glisse dans l'oreille pour ressortir aussi sec. Le Paradis, tu dis ? Je n'ai encore rencontré personne que m'en ai parlé. Mais j'aimerai bien y croire, juste pour savoir où je les envoie. J'aimerais vraiment, tu sais, si c'était pas un ramassis de conneries qu'on peut lire dans les saintes écritures.

« ... Parle-moi du tourmenté. »

Et garde moi ton laïus de cul-béni pour d'autres, on parle de faits tangibles là, pas de concepts fallacieux que les Hommes ont inventé par manque de repères.
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MessageSujet: Re: "La Houlette et le Bâton" {Vesper & Ohanzee}   Ven 21 Sep - 19:19

-.. Un fantôme, ça ne colle pas les gens pour rien. Ils ont souvent mieux à faire.

Ohanzee trottine derrière la jeune fille, son morceau de brownie toujours dans le creux des paumes. Elle s’assoit très cavalièrement, sans une once de féminité, et il prend place un degré au dessous d'elle, avec des manières pour deux. Les femmes de ce siècle le désarçonnent toujours autant.

-  Ton « être cher », il doit lui être lié d'une manière ou d'une autre. Et faut que je connaisse toute l'histoire, outre les raisons de son décès, pour comprendre comment aborder le sujet. S'il me manque des éléments... pour négocier, ce sera plus compliqué.

Le cri déglutit. Afin de se donner contenance, il picore son gâteau l’émiettant par petits morceaux qu'il ingère avec parcimonie. Il cherche par quel bout présenter toute l'affaire sans trahir ce que lui et Ange sont. Cette Whisper n'est peut-être qu'une imposture comme bien d'autres avant elle.

- Mais si ta question est bien « Est-ce que tu peux le contacter ? », la réponse, vu tout ce que tu me racontes, c'est oui. Le convaincre, par contre, c'est autre chose.... Cigarette qui grésille à la faveur des lampadaires. Le visage de sa compagne s'illumine de rougeoyantes mélopées, caressant ses angles avec gravité. ... Parle-moi du tourmenté.

Doigts et pâtisserie viennent reposer sur les genoux d'Ohanzee. Pensif, il met un certain temps avant de formuler sa réponse. Il choisit ses mots. Et, finalement lasse de mentir et de contourner la réalité, il décide de faire confiance à cette demoiselle aux allures de racaille désabusée. Quelque chose dans sa manière de rire ou de manger, lui a semblé franc. Impression mince, à laquelle il décide pourtant de se fier.

- Ange et moi possédons des caractéristiques particulières. Ce que les médium ne font que percevoir, nous le discernons distinctement. Nous voyons et parlons aux fantômes. Ange n'était pas conscient de son don avant de rencontrer Anthony à une fête. A la faveur de la nuit et de l'ambiance, il n'a sans doute pas su faire la différence. Ils ont entretenu une relation amoureuse et platonique pendant un certain temps. C'était toujours Anthony qui venait à Ange et jamais l'inverse. Lorsque ce dernier a voulu lui  rendre visite, il s’est adressé à sa soeur, chez qui il avait fait sa connaissance.
Inspiration, expiration. Et cette dernière lui a appris sa mort quelques mois auparavant. A partir de cet instant, Anthony n'est plus reparu, laissant Ange dans une détresse immense. Son esprit désormais ouvert, il était harcelé de fantômes en quête de contacts. Il s’est alors enfermé dans l'idée qu'il était fou et ses parents se sont convaincus de la même chose.

Une courte pause, le temps que la brise nocturne balaie le visage du conteur.

- Après un séjour à l’hôpital psychiatrique, Ange a été exilé ici par sa famille dans une immense maison qu'il habite seul. Je l'ai rencontré au début de l'été.
Les mots sont plus difficiles à proférer à présent que le voilà acteur de cette histoire. Nous avons... j'ai.... Ohanzee souffle pour se donner courage. Ce fut une sorte de choc. Pour moi, pour lui aussi je crois. Nous étions les premiers de notre "espèce" à nous rencontrer. Avant lui, je pensais être seul au monde à porter ce fardeau. Nous avons... Le cri se mordille la lèvre inférieure... Je suis amoureux de lui, lâche-t-il brutalement. Je l'ai été dès le premier instant. Et je pense, que c’est aussi ce qu'il éprouvait à ce moment là car sans cela, Anthony ne serait pas brusquement revenu nous hanter.

L'expression du jeune homme est tragique.

- Il était en colère, jaloux, et furieux qu'Ange souhaite le remplacer. Il a exigé qu'il meurt pour le rejoindre incessamment. J'ai tenté de l'apaiser mais rien n'y faisait. Finalement, c'est l’esprit gardien de mon habitation qui est intervenu pour le chasser avec véhémence. Depuis lors, je cherche sa trace. Ange comme moi vivons dans une sorte de crainte double de le savoir en souffrance et en même temps capable de nous faire du mal...Je peux endosser l'ire de cet errant, mais Ange ne trouvera aucunement la paix ni ne pourra construire quoi que ce soit de sain tant que ce chapitre de sa vie ne sera pas clôt.


Le métisse a un faible sourire.

- Je me sens monstrueux d'avoir ainsi volé l'homme de sa vie.
Regard vibrant vers son interlocutrice. Mais je ne compte pas lui céder Ange pour autant.

Silence. Il ajoute finalement avec une dose incongrue d'ironie dans sa bouche :

- Est-ce assez pour "négocier" selon vous ?
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MessageSujet: Re: "La Houlette et le Bâton" {Vesper & Ohanzee}   Lun 24 Sep - 12:12

Je t'attends, prend ton temps. C'est pas moi la pressée, je te laisse choisir les mots qui te conviennent pour me parler de la personne à laquelle tu tiens. Je te regarde à travers la fumée, presque comme-ci y'avait ce monde qui nous séparait. Je demande pas à mes clients de comprendre totalement comment je fais, juste le pourquoi, au final.
Ainsi donc l'Anthony n'est pas un humain plein de regret passé de l'autre côté sans son cher et tendre, mais bel et bien un fantôme depuis le début. Le genre chewing-gum, plus apte à hanter les vivants qu'à rester tranquillement dans leur coin. J'en ai connu, des comme ça, y'a longtemps. Les Désespérés. Ça change un peu la donne, remet les cartes en place pour les mélanger et les distribuer à nouveau.
Mais c'est pas ça, bizarrement, qui m'intrigue le plus. C'est ce que tu m'as sorti, comme un secret que tu semblais garder depuis longtemps, qui pesait trop lourd sur ta bouille de faon.

Ange et moi possédons des caractéristiques particulières. Ce que les médium ne font que percevoir, nous le discernons distinctement. Nous voyons et parlons aux fantômes.

AH !
Voilà qui est intéressant. Ça m'arrache même un sourire, parce que ce visage un peu paumé, un peu triste aussi de porter tout ça sans le comprendre, je l'ai affiché aussi. Pas longtemps, avant de comprendre que c'était la meilleure chose qui me soit arrivée.

Ca s'appelle un don de troisième oeil, et c'est rudement cool. Je souris, plante mes yeux dans les tiens, j'veux te rassurer et te faire comprendre que sur ce coup-là, je peux aussi t'aider. J'l'ai aussi, alors j'comprends tout à fait c'que tu m'avances. T'en fais pas, on s'habitue. Petit clin d'oeil, pour t'intimer que ça ira. Que ça fait peur mais que c'est en toi.

Sans plus d'interruption, je te laisse continuer. Jusqu'au bout. Et woh, on a pas fait mieux comme soap opera. Ça donne envie de gerber des arc-en-ciels.
Sans déconner petit, je t'ai pas demandé de me raconter les bails de ta vie sentimentale, je m'en fous un peu de savoir les détails tout roses et tout collants. C'est mignon j'dis pas, mais ça va pas m'aider. D'autant que l'histoire n'est pas si compliquée à capter.
T'es choupi, Bambi Brownie, avec ton air de pas y toucher qui cache ta volonté et ton envie de le sauver. Bien pour ça que je supporte le tout jusqu'à la fin, que je veux comprendre jusqu'où tu es prêt à aller. Et je crois que ça me plait, de te voir te démener avec la Mort pour qu'elle laisse ton Ange en paix. C'beau, j'en chialerais.

Je finis par hocher la tête, pour donner une note positive à tout ce bazar. Hm. Largement suffisant, ouais.

Les infos en tête, je me redresse d'un bond, saute du banc avant d'écraser ma cigarette sous ma botte.

BON ! Deux options. Air solennel de l'experte, attention les yeux. J'indique un "un" de l'index, comme si je m'adressais à un gosse de primaire. Premièrement, je parle directement avec Anthony, et j'arrive à le convaincre pacifiquement de vous laisser tranquille. On taille le bout d'gras et il accepte de trouver le repos. Ce sera ma première méthode d'approche, de toutes manières. Et si ça ne marche pas... L'air se fait plus grave, plus dur. Je pense, sincèrement, que c'est la méthode que j'aime le moins. Un "deux" se forme avec mes doigts. ... J'passerai à l'offensive. Il faudra que j'aille brûler ses ossements, ou alors l'objet qui le relie à la terre. C'est le plus efficace. Mais bon hein, on va d'abord tenter la méthode pacifique, inhumer les tombeaux c'est pas franchement mon kiffe. J'oublie pas qu'il s'agissait de quelqu'un avant d'être un défunt. C'est malheureusement souvent eux, les plus humains.

Quelques pas vers toi, l'air déterminé et prête à en découdre.  Avant tout, pour discuter, il va falloir que je trouve Anthony et l'invoquer. Et vu ce que tu m'as raconté, ça devrait pas être bien compliqué. Je crois qu'il va falloir que je rencontre ton Ange, si tu veux bien me le présenter.
Sourire en coin, pour te promettre que je sais ce que je fais. Ça va bien se passer, bichette.
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MessageSujet: Re: "La Houlette et le Bâton" {Vesper & Ohanzee}   Sam 6 Oct - 12:08

- Ça s'appelle un don de troisième oeil, et c'est rudement cool
- J'vous demande pardon ?!
Ohanzee l'observe avec des yeux ronds.
- J'l'ai aussi, alors j'comprends tout à fait c'que tu m'avances. T'en fais pas, on s'habitue.
- V... Tu es comme nous ? Vibration émotive de la voix. Je.. je pensais que nous étions seuls au monde.

Le jeune homme la regarde avec révération. La lumière divine éclaire Whisper d'une aura plus pure que le néon crasseux du réverbère.

- Nous étions destinés à nous rencontrer ! Le Seigneur t'a désignée, Whisper !
Ce qui semble peu émouvoir la demoiselle.

- BON ! Deux options. Premièrement, je parle directement avec Anthony, et j'arrive à le convaincre pacifiquement de vous laisser tranquille. On taille le bout d'gras et il accepte de trouver le repos. Ce sera ma première méthode d'approche, de toutes manières.
- J'ai déjà essayé....
- Et si ça ne marche pas...
- Je ne veux pas lui faire de mal !
- ... J'passerai à l'offensive. Il faudra que j'aille brûler ses ossements, ou alors l'objet qui le relie à la terre. C'est le plus efficace. Mais bon hein, on va d'abord tenter la méthode pacifique, inhumer les tombeaux c'est pas franchement mon kiffe.
- J'ignore où il est enterré. Et par ailleurs ce qui peut le relier concrètement à Ange.
Ohanzee se signe. Profaner un cercueil, je ne saurais commettre pareil sacrilège...

Lorsqu'il redresse la tête c'est pour mieux être cueilli par une médium extrêmement déterminée, qui le coince entre quatre yeux.

- Avant tout, pour discuter, il va falloir que je trouve Anthony et l'invoquer. Et vu ce que tu m'as raconté, ça devrait pas être bien compliqué. Je crois qu'il va falloir que je rencontre ton Ange, si tu veux bien me le présenter.
- Je... Je...
Balbutie-t-il pris au dépourvu. Je ne lui ai pas fait part de mes démarches. Regard fuyant. Le sujet est sensible... Voix qui se fait entrefilet chétif. Il va me détester....

Le cri se dandine, mal à l'aise.

- J'imagine qu'il n'existe pas d'autre solution...
Il pousse un soupir à fendre l'âme. Très bien... Il habite dans le vieux Blackwater Falls. Il se lève avec la résolution des martyrs qu'on mène au sacrifice. Cela va nous faire une petite trotte.

Les deux adolescents se mettent en route. Cette fois, c'est le natif qui marche en tête. Sa nervosité est palpable. Et finalement, sa langue se délie pour tenter de tromper le malaise qui lui presse le coeur.

- Comment.. Comment as-tu su ? Pour.. Pour ton don ? Qu'il y en avait d'autres, je veux dire ?

Ils cheminent une bonne heure sur un semblant de conversation. Ohanzee perd en timidité et gagne en confiance. Il oublie presque qu'il devra se confronter tôt ou tard à ses propres cachotteries. Il s'en rappelle abruptement devant le portail bordé de lierres et d'une glycine en berne par le froid d'automne.

- Nous y somme... Murmure-t-il avec un léger frisson glacé.

Il sonne à l'interphone.
Ange est là, de l'autre coté.

- Ange, c'est moi, Ohanzee. Pardonne-moi l'heure tardive, il faut que je te parle...

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MessageSujet: Re: "La Houlette et le Bâton" {Vesper & Ohanzee}   Sam 6 Oct - 12:33

Quand la sonnette retentit, Ange sort de sa torpeur. A demi endormi à son bureau. Il avait commencé à rédiger quelques sonnets, mais la fatigue l’avait cueilli plus que la fièvre créative. Il était probablement trop tourmenté par la peur du lendemain et du passé à la fois pour avancer sereinement dans le présent. Oh bien sûr, il se sentait heureux quand Ohanzee était avec lui. Mais chaque seconde avec l’amérindien faisait planer au dessus d’eux la menace d’Anthony. Et il se sentait complètement démuni face au spectre qu’il n’aimait encore que trop pour le sacrifier. Alors son bonheur lui semblait si fragile. Il pouvait si facilement glisser entre ses doigts. Sans même évoquer toutes les questions qu’il se posait à propos de son amant. Des années qu’il avait passé à l’état de mort ? C’était un véritable casse-tête. Et visiblement, il avait un don pour aimer les gens un peu trop morts et plus complètement vivants. Il enfila un gilet en quittant sa chaise de bureau, marchant vers l’entrée, il regarde à l’interphone. Ohanzee ? Que fait-il là ? Il aperçoit quelqu’un avec lui dans la vidéo de l’interphone. Il fronce les sourcils.

J’arrive vous ouvrir, Zee…

Il passe la porte, avançant pieds nus dans l’allée, courant presque pour accueillir son amant. Son coeur bondit si fort dans sa poitrine. C’est si effrayant d’être si vivant. Il sourit. Son visage blême illuminé d’amour quand il voit Ohanzee. Il discerne aussi la femme à côté de lui. Il ne sait pas bien quoi penser de sa présence.

Bonsoir… Entrez… Ne restez pas dehors…” dit-il en ouvrant le portail.

Il leur fait signe d’avancer, et se permet d’attraper la main de son amant alors que la jeune femme passe devant eux. Il dépose un baiser sur sa joue. Heureux de le voir. De le retrouver. Comme à chaque fois.

“Je ne m’attendais pas à te voir… Sinon… J’aurai fait un effort de présentation… Désolé…

Il se sent tellement négligé avec son air mal réveillé, ses cheveux en bataille et sa tenue beaucoup trop décontractée. Il ferme derrière eux et les invite à s’installer dans la grande cuisine.

Je vous offre quelque chose à boire ?” Demande-t-il doucement, puis il se reprend en tendant la main vers la jeune fille. “Pardon, je ne me suis pas présenté, Ange Le Cerf… Et vous ?

Il était curieux. Ohanzee venait le voir seul habituellement. Il y avait quelque chose qui clochait. Il jeta un regard interrogatif à son amant avant de leur sortir quelques boissons, poli.
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MessageSujet: Re: "La Houlette et le Bâton" {Vesper & Ohanzee}   Dim 14 Oct - 11:34

Brownie boy me revendique divine, ça ne peut que m'arracher un roulement de regard aussi chaloupé qu'une jolie descente de reins. Oh non mon garçon, tu ne sais pas d'où je viens, ne dis pas que j'ai quelque chose qui relève du Sacré ou sinon c'est toute ta foi qui va y passer. Tu y perdras tes repères, à sanctifier les sorcières. Continue de croire que ton Dieu t'aidera, et laisse le réel envahir ton existence, laisse les fantômes se jouer de toi tandis que mon travail sera de t'en extirper. Chacun sa place, petit, chacun son rôle. Et mes pouvoirs sont dans mon sang, aucun tour de Dieu pour me les donner. Peut-être une petite épice de Satan, tout au plus.
C'est même le plus plausible, en réalité. Mais je doute que ce soit ça que tu veuilles entendre, Ohanzee.

Le sujet reprend, les mots sont enchaînés, je retiens les miens et la tonne de soupirs que je veux lâcher au moment où tu me dis que le principal intéressé n'est pas au courant de ta démarche. Bieeen. Tête secouée, un brin agacée. Les amateurs finiront par me tuer. Si tu as peur de la haine, mon pote, il fallait pas t'embarquer dans cette histoire en premier lieu. Quelqu'un finira forcément blessé, qu'il soit vivant ou cané. C't'un risque à prendre. Si tu l'aimes, t'as pas vraiment le choix, non.
Pour ce que j'en sais. Je ne connais l'amour qu'à travers les représentations, à défaut d'y avoir déjà goûté. Je ne suis pas certaine d'aimer la saveur trop sucrée des sacrifices, des concessions et de la confiance exacerbée. Je préfère attendre d'avoir le palais plus affûté.

Nous marchons vers la demeure, les paroles se mutent, bientôt le personnel prend place. La question m'arrache une ombre de sourire, tandis que je te suis toujours, mon sac de babioles du parfait petit médium oscillant à mon épaule. Une nouvelle fumée est recrachée dans l'air, compagne de nicotine ayant repris ses droits. J'dois tout à ma mère. J'ai hérité mes dons d'elle, et c'est elle qui m'a appris à les développer. J'avais cinq ans lorsque j'ai rencontré mon premier esprit, j'ai rien compris, et j'ai beaucoup chialé. C'est grâce à elle que j'ai compris que ça n'avait rien d'effrayant. Qu'c'était une part de moi, au même titre que la couleur d'mes yeux, tu vois ? Petit sourire. Je sonde de mon ébène ce joli regard de faon. J'pourrais vous aider un peu, s'tu veux, après tout ça.

Proposition lancée, tandis qu'on finit par arriver. J'écrase ma clope avant de pénétrer dans la propriété. La bâtisse se dresse et je laisse Bambi prendre les devants. C'est un jeune homme tout blanc qui nous ouvre, pâle de la peau aux cheveux, qui s'illumine pourtant à la vue de mon commanditaire. Je les observe quelques secondes, ces gosses aux teintes opposées, on dirait la nuit et la lune. Mignon. Puis j'emboîte le pas, finissant par entrer dans la demeure, lâchant un léger sifflement devant le décorum fleurant bon l'argent. J'pensais pas que le petit Ange en était un au point d'être plein aux as. Je papillonne un peu, le temps que les deux se retrouvent, zieutant tout ce que je peux, pie à l'affût de ce qui brille. Je ne tourne même pas les yeux vers l'autre garçon quand il me demande ce que je veux boire. Ah, vrai que tout ce chocolat m'a donné soif.
Hm, j'suis plus Martini que verre d'eau, mais j'vais éviter l'alcool pendant le boulot. Un coup de flotte suffira, merci ! ♪
Ton léger, avant de me tourner, de rendre la poignée de main et de vriller mes yeux dans les siens. Les choses sérieuses ont une bonne frimousse, et la partie peut enfin débuter.

Salut, Ange Le Cerf.
Je retiens un éclat de rire. Bambi et Le Cerf, y'a que que moi que ça fait marrer ? Moi c'est Whisper. Tu peux me tutoyer, t'inquiète pas. Si j'suis là, c'est que ton chéri a fait appel à moi pour régler une sorte de petit problème qui empoisonne votre relation... Coup d’œil vers monsieur Du Brownie, petite connivence en le mettant devant le fait accompli pour le pousser à se jeter à l'eau. Pas vrai ?

Allez, crache le morceau de noix qui te reste en travers de la gorge. 'M'étonnerait qu'il te bouffe, honnêtement.
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"La Houlette et le Bâton" {Vesper & Ohanzee}

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