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on vous invite à privilégier les fantômes et les petits humaiiiiiiins
nous sommes présentement en automne 2017 (septembre, octobre, novembre) I love you
RH célèbre ses deux ans ! merci à tous, on vous aime !

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 a wolf at your door for dinner // priam

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paranormal ○ walk the line
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MessageSujet: a wolf at your door for dinner // priam   Sam 14 Juil - 4:17


(mascarade de la froideur maussade )
So now fill with words my madness or let me live in the tranquil night of my soul, forever in darkness /sial, vocivus




Opaque. La nuit englobe la villa, dépose son voile, grignote, dévore l’assurance apportée par la clarté d’un astre à présent crevé. Nuit. Quelques lumières artificielles subsistent. Preuve d’une présence. Avertissement contre ceux qui oseraient s’avancer, pénétrer. Bâtisse d’un luxe passé. Autrefois superbe. A présent pourriture. Architecture misérable. Repos du malheureux qui s’enferme entre les cloisons, ne daigne mettre museau au dehors qu’à de rares heures. Se laisser moisir. Attendre la finalité. Pourtant, ça glaviote encore de vie, ça s’éveille là-dedans. Pas tout à fait un pied au cercueil. Vivant et mort. Carcasse devenue proie des charognards du coin. Ame à vendre.

Sommeil agité. Troubles au cortex qui s’éveille, ne parvient plus à plonger aux limbes. Corps qui ne parvient plus à abandonner, se reposer. La douleur galope, martyrise les membres. Crampes. Paralysie. Les dextres se replient. Pattes arachnéennes à l’agonie. Attendre. Se rendormir. Crises ne tenant que quelques minutes ; l’impression d’une éternité. Langue mordue. Sang dans la gueule, sur les babines. Au refus d’un gémissement passant les lippes. Réminiscence de l’enfance. Tu chiales, t’es une fillette. T’es pas une fillette Ozy, n’est-ce pas ? Paroles du paternel. Même claqué, il trouve toujours moyen de l’emmerder.

Portable à la main la moins cabossée, il cherche le numéro, beugle, s’agite d’un nom que le répertoire refuse de présenter. Face de mioche. Kinésithérapeute. Urgence qu’il permet de déclamer à l’autre bout du fil. L’éveille certainement. Pas son problème. Médecin qu’il se croit attitré à sa misère. Retour positif qu’il obtient. Attendre quelques minutes. Oz descend au salon. Cuisine. Retrouvaille des camarades de verre. Un. Deux. Puis la bouteille y passera probablement. Patienter à l’attente de l’angelot.

Sonnerie. Enfin! Il ouvre la porte, s’appuie à la chambranle.
“Vous avez intérêt d’avoir apporté le package au dessus de la morphine.”
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djinn ○ heaven can wait
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MessageSujet: Re: a wolf at your door for dinner // priam   Lun 16 Juil - 14:23

Ding dong. Le festin des rois et des charognards. Priam se délecte, il est ce vautour rôdant autour de sa proie - un chirurgien de renom, les mains dans la chair toute la journée, mais des lambeaux comme derniers instruments, moignons rongés par l’incurable. Il trouve l’éclopé à l’entrée d’une demeure à vous glacer l’sang, des corbeaux et des éclairs comme arrière-plan. Un flash argenté et le visage émacié sort de l’ombre. Le djinn manque de sursauter et de lâcher un couinement absolument peu viril. Il n’est pas son esclave, une sonnette et hop le génie apparaît, non et non, il s’y refuse. Pourtant, au ton de la voix métallique au téléphone, il a senti l’urgence de la situation. Il ne dormait pas, il n’en a pas le besoin impérieux du moins. Il tue son temps sur des jeux d’arcade vintage calés dans sa cave entre deux congélateurs (remplis de cadavres ?).

Le devoir l’appelle, il accourt aussi vite. Cela fait déjà quelques séances qu’il travaille avec ce patient ronchon et les résultats sont prometteurs, si la douleur est endiguée, le mal demeure cependant. Il offre des services personnalisés, avec force d’onguents fabriqués par le kiné lui-même et de techniques ancestrales. Il entend bien la souffrance ébranler cet homme à l’armature solide de naissance. Il sombre petit à petit. Ce n’est pas pour déplaire à Priam qui profite de cette faiblesse pour se l’acquérir, empoigner le brave, le secourir afin de mieux achever ce qu’il reste de sa carcasse. Pour l’instant, il le garde sous le coude, prélève des échantillons brefs de son essence et garde le meilleur pour la fin. C’est un commerce basé sur le mal, il faut bien subsister siècles après siècles.

Belalcazar a ramené l’armada complète. « J’ai ce qu’il vous faut. » Sans entrefaites, il déballe ses trésors. Cela a démoli des générations d’écrivains, mais son patient ne fera pas la fine bouche, n'est-ce pas ? « Je ne vois qu’une solution. » Le ton est toujours solennel avant d’avancer des idées parfaitement illégales. « Je vais vous droguer avec votre consentement bien sûr. » (comment ça, le double discours ?) Il lui tend une pipe à opium, vestige d’une vie de débauche orientale. « Pas d’antécédents ou d’allergies aux substances psychotropes ? » Il peut rendre l’autre fou selon la dose prescrite. Le thérapeute a ramené Le Lotus Bleu ou le népenthès, qu’importe le nom, dans la maison de son patient. Et ce sourire diabolique qu'il dissimule difficilement agrandit ses babines déjà retroussées. « Mis à part la sensation orgasmique, vous deviendrez insensible à la douleur et vous allez piquer un somme... » Quant à Priam, il pourra aisément dérober une once de son âme en passant…Le dîner est servi ! A table !

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paranormal ○ walk the line
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MessageSujet: Re: a wolf at your door for dinner // priam   Dim 29 Juil - 9:17


(mascarade de la froideur maussade )
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Chiffon d’un colosse. Armature pourrissante. La porte est appui. Nécessité de poser la carcasse. Alcool et médicaments n’ont jamais été compagnons de longue route. Il devrait savoir. Quelque part, au fond de sa mémoire. Relents de cours, d’informations, de tout ce qu’il faut ingurgiter pour avoir le droit de dépiauter l’humanité. Un chirurgien qui se vautre. C’est la débandade cérébrale, et physique. Tout fout l’camp là-dedans. A l’arrivée de celui qu’il nomme mioche, morveux, belle gueule et autres joyeusetés, ça ricoche presque d’une risette. Malheureuse expression. Kiné qu’il croit à ses grâces. A claquer des doigts pour qu’il apparaisse - comme par magie.

Breloques déballées sous les billes curieuses du plus vieux. Marché de la mort. Proposer une petite partie. S’enfumer l’esprit. Se dédouaner du monde. Oz cercle autour du médecin, semble chercher la faille dans le discours, la moquerie, le grand rire qui mettrait fin à la mascarade. Rien. Juste le sourire de l’autre. Diabolique. “J’pensais avoir tout essayé par l’passé. J’ai oublié l’opium.” Instrument du trépas de l’âme qu’il prend dans la patte la moins déglinguée. Doigts arachnéens se crispant sur l’objet. Bois qu’il retourne à son propriétaire. “J’ai jamais demandé l’accord pour injecter des solutions foireuses à des patients qui gueulaient de trop.” Conscience professionnelle au néant. Soigner, peu importe les méthodes. “Pas d’allergie à signaler.” Juste une liste de plusieurs km. Rien d’inquiétant. Rien qu’il ne souhaite évoquer. “J’aime bien vos méthodes. Ramenez vot’ barda par là-bas. Je déteste le couloir, ça pullule de poussière.” De fantômes plutôt. De résidus. De tout un cortège de vies qu’il feint d’ignorer.

Corridor qu’il traverse, emmène le visiteur jusqu’au salon. Débordement d’objets. Aucun repos pour l’oeil. Oz s’affaisse à un fauteuil, laisse un second au mioche. “Vous savez qu’ils refusent de faire une seconde greffe ?” Information des jours précédents. Lambeaux qu’ils jettent à la reconstruction solitaire. Tissu qui doit se renouveler de lui-même. Blabla. Foutaises médicales. “J’ai même pas eu d’explications mais j’crois qu’ils sont trop trouillards. Faut dire que vu l’aspect d’mes mains, y’a peu d’espoir mais si j’pouvais avoir d’la peau humaine un peu partout, ça serait moins dégueulasse à lorgner.” L’alcool délie la langue, fait sortir les mots qu’il calfeutre à la cavité de la gorge.
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a wolf at your door for dinner // priam

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