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 suffocating, (elinny)

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MessageSujet: suffocating, (elinny)   Jeu 26 Juil - 9:46

▼▲▼



Le monde ne tourne pas. Droit, stoïque, agressif, il le regardait passer, marcher, grimper les marches une à une jusqu'à cette destination qu'on lui avait supplié de rejoindre. Please. Come home. Les mots de Lenny, mélodie peinée contre ses tympans, rejouaient inlassablement depuis qu'il avait quitté le bar une quinzaine de minutes auparavant. Le barman ne l'en avait pas empêché. Sachant qu'il prendrait le volant — mais sachant aussi qu'il serait parfaitement capable de s'en tirer sans accident. La triste habitude, et la résistance à l'alcool qui avait grandi avec le temps. Pourtant, depuis quelque temps, alors qu'il s'efforçait d'arrêter de boire, le monde avait tendance à tourner plus rapidement. Mais pas ce soir. Pas ce soir.

Ce soir, le monde avait cessé de tourner pour le juger. Les pas qui remontent le couloir, le poids au creux de l'estomac. Sachant que Lenny l'attendrait derrière la porte. Qu'elle guettait l'heure, depuis qu'il avait raccroché. Qu'elle devait voir qu'il avait dix quinze minutes il y avait seize minutes déjà, et qu'elle allait bientôt commencer à se demander s'il allait vraiment rentrer. S'il avait eu un accident en chemin. Ou si son nez avait été à nouveau brisé. Mais son retard n'est le fruit que de son pas lent et traînant. De son appréhension à passer le seuil de l'appartement, et à devoir se réfugier dans des bras plus doux qu'il ne les méritait. Il n'aurait même pas dû hésiter. N'aurait même pas dû se trouver dans ce foutu bar, en premier lieu. Mais avec l'annonce de la grossesse et le stress qu'elle avait généré, la tentation s'était avérée de plus en plus grande avec les jours qui passaient. Et il avait sauté sur la première occasion, le premier texto d'un ami, pour s'y rendre. Se promettant de ne pas boire. De ne pas faire ça. Mais, comme d'ordinaire, rien ne s'était passé comme prévu. Et il allait désormais lui falloir affronter les conséquences de ses mauvais choix. Affronter les yeux humides de Lenny, et accepter de lui avoir brisé le coeur. Se racheter, de la plus humble des manières qu'il le pourrait. Arrête de boire, Eli. C'est le seul moyen de t'en tirer. De vous sauver.

Et tu le sais.


La clé dans la serrure, et il pousse lentement la porte. Le plus silencieusement possible, au cas où elle se serait rendormie. Mais ce n'est pas le cas — et il le sait. La lumière allumée qui l'accueille, et la culpabilité qui resserre un peu plus son étreinte autour de son estomac. En quelques secondes à peine, il a enlevé ses chaussures. Sa veste balancée sur un crochet. Son trousseau laissé sur le guéridon d'entrée. Et ses pas qui suivent son instinct. L'amènent vers Lenny. Ses yeux qui la trouvent, et la honte lui fait baisser les yeux avant qu'il n'ait eu le temps de rassembler son courage pour lui sourire. Oh, Lenny. « I'm sorry. » Un coup d'oeil à sa montre. T'avais dit quinze minutes. Ça en fait dix-huit. « I'm late. » L'aveu simple. Un peu exagéré, mais teinté de cette légère pointe d'humour soulignant à plein trait sa culpabilité. « And I didn't get you anything on my way home. » Il aurait pu faire un effort. Acheter un Ginger Ale, un plat de nouilles, une fleur. Faire amende — mais rien ne lui était venu. Rien que le désir de rentrer au plus vite pour la retrouver. Le désir de s'excuser, de s'asseoir, et de lui demander ce qu'il pouvait faire pour se faire pardonner. Ses pas qui l'approchent d'elle. La déglutition est pénible. Chaque mouvement aussi. Oh, Eli. « I... » Petite hésitation. Un sourire pâle qui passe sur ses lèvres. I'm sorry. « I feel terrible. » Physiquement. Psychologiquement. La frontière entre les deux n'existe pas. Et il se contente de la regarder, à nouveau. Droit dans les yeux. Refusant de fuir plus qu'il ne l'avait déjà fait pour la soirée. Le regard exprimant son désarroi, et sa volonté de se racheter. I'm so sorry, Lenny.

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MessageSujet: Re: suffocating, (elinny)   Dim 5 Aoû - 15:41

I’m sorry baby. Les mots résonnent dans la tête de Lenny, plusieurs minutes après avoir raccroché. Elle a fermé les yeux, pour profiter de la noirceur. Les ténèbres qui l’apaisent, malgré le mal qui lui traverse le corps. Quelque chose ne va pas. Quelque chose cloche. Et ce n’est pas juste l’absence d’Eli. Ce n’est pas juste l’amertume de son absence, et de sa présence au bar. Il y a autre chose, elle en est sûre. Elle veut juste le voir arriver. Pouvoir le tenir, pouvoir le serrer. Ne veut pas être seule - ne peut pas l’être. I’m on my way. I love you. Lenny guette l’heure. Mais on dirait qu’elle ne sait même plus l’heure à laquelle elle a raccroché. La nausée lui remonte dans la gorge, mais rien ne veut sortir. Ça lui reste dans le fond des tripes, et la migraine est violente. Le monde tourne légèrement, et clouée au lit, elle est incapable de se redresser. L’envie de pleurer, face à tout ce qui l’assaille. Elle ne comprend pas pourquoi elle se sent comme ça, et elle a peur. Peur de ce que ça veut dire, peur de ce qui va arriver. Les scénarios se mélangent dans sa tête, elle ne peut s’empêcher de penser au pire, de redouter le pire. Eli, please. Come fast. Ça tourne fort, puis ça se calme. Lenny se glisse à nouveau sous les couvertures, essaie de respirer. Inspire et expire profondément. Ne pas céder à la panique. Ce ne sont que les nausées habituelles, rendues pires par l’inquiétude. Nothing to worry about. Pendant un instant, elle songe appeler le médecin, mais se ravise. De toute façon, elle n’est pas certaine d’avoir la volonté de se relever pour attraper le téléphone. La tempête s’est un peu calmée quand elle entend la porte d’entrée s’ouvrir. Yeux mi-clos, elle s’est adossée à la tête de lit à nouveau. Respire lentement, une main posée sur son ventre à peine rebondi. La petite vie à l’intérieur. Please, let it be nothing.

Le pas d’Eli est lent, traînant. Elle rouvre les yeux quand il apparaît. Son coeur implose à sa vue - même dans la pénombre elle le discerne bien. Son nez, ses cheveux. La légère courbure de son dos. Eli. « I’m sorry. » Lui, ne la regarde pas. Honteux, coupable. « I’m late. » Elle secoue la tête lentement, mais sa bouche est trop pâteuse pour parler. Lenny se sentant étrangement fiévreuse. « And I didn’t get you anything on my way home. » Malgré le mal-être, Lenny perçoit la petite touche d’humour, et ça lui tire un sourire. Everything will be fine. We will all be fine. « It’s ok. » Sa voix, un peu rauque, un peu rouillée. La légère couche de sueur sur son front, témoin de la fièvre qui l’assaille. Lenny qui se borne à l’ignorer, qui ne veut pas penser à ce qui pourrait arriver. « I… I feel terrible. » Elle perçoit le sourire coupable, et ferme légèrement les yeux au vertige qui lui passe. « I’m glad you’re home. » Elle est déjà soulagée de le savoir là, avec elle. De savoir qu’elle n’est plus seule. Que peu importe ce qui va se passer, elle ne sera pas seule. Eli est là. Et elle a mal pour lui, pour la honte qui lui serre les os et qui trouble son sourire. Please, Eli. I love you. « Come here. » Elle souffle, doucement. Tend la main pour qu’il s’approche. Il est encore trop loin, elle veut le savoir à ses côtés. Les yeux qui se font lourd, et la pression sur son ventre qui se fait insistante. « How’s your nose ? » Elle tente de sourire, pour le rassurer, pour se rassurer elle-même. Que tout ira bien, que ses symptômes ne sont que passagers, que ça ira mieux avec Eli à ses côtés, et après la nuit de sommeil désirée. Mais on dirait que ça ne fait qu’empirer, et Lenny ferme un instant les yeux. Déglutit, difficilement. Essaie d’inspirer, mais la peur s’installe trop violemment dans ses veines. « Eli… » La voix déraille, se termine en cassures. Lenny rouvre les yeux, trouve ceux d’Eli. Les petits océans, où elle aime tant se perdre. « I don’t feel so good. » L’aveu qui sort finalement, un peu aigü, trahissant son inquiétude. La douleur dans le bas du dos, autour des hanches. La panique dans les grands yeux de Lenny. Something’s wrong, Eli. Something’s really wrong.

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MessageSujet: Re: suffocating, (elinny)   Dim 5 Aoû - 22:05

Elle ne s'est pas levée. Il aurait pensé la trouver dans le salon, assise au fond du fauteuil, à attendre. Les mains jointes, les doigts crispés, la mélancolie inquiète au fond des yeux. Mais Lenny ne s'est pas levée — et quelque chose, au fond d'Eli, se serre lorsqu'il le réalise. Déjà près d'elle, déjà au pied du lit. À l'observer. À formuler des excuses plates, excuses stupides — les seules qu'il avait pu trouver. Besoin de lui parler, besoin d'implorer son pardon. Malgré ses tripes retournées, malgré la sensation que quelque chose clochait. Peut-être n'était-ce que les reproches que Lenny avait à lui faire. La douleur d'avoir été laissée en arrière, pour cette soirée. D'avoir été tenue dans le secret. L'incapacité qu'il avait, à cesser pour de bon de boire, et à reprendre le rythme de vie sain que leur nouvelle fonction de parents requerrait. Il essayait de se convaincre que ce n'était que ça — tentait à tout prix de respirer, et de se persuader qu'une longue conversation et de sincères résolutions suffiraient à tout régler. Et les mots qu'elle prononce l'encouragent. Il ignore la note étrange qu'il perçoit dans sa voix, ferme les yeux sur ce que son instinct lui crie. Non, Eli. C'est plus que ça. « Come here. » Et il s'approche, comme elle le lui demande. Tend la main — il la prend. S'assied au bord du lit, à ses côtés. Ses doigts qui se serrent autour des siens, rassurants. I'm here, baby. « How’s your nose ? » Il hausse les épaules, nonchalant. Nullement l'air de s'en moquer — mais ne considérant pas le sujet assez important pour prendre tout l'espace entre eux. Quelque chose la tracassait. Quelque chose de plus grave. De plus important. « It's ok. Don't worry about it. » Il abrège, remarque qu'elle ferme les yeux. Ses sourcils qui se froncent. Ses yeux qui scrutent Lenny, dans la lumière tamisée de la chambre. What's wrong, honey ? « Eli... » Il serre sa main, plus fort encore. Se penche légèrement vers elle. Son autre paume qui trouve le front de la petite Morland, ses doigts qui en écartent quelques mèches de cheveux. « Yeah ? ... » La voix, douce. Face aux fêlures de celles de Lenny, face à cette douleur qu'il croit ressentir, et qui lui perce le coeur sans pitié. Face à ce terrain qu'il est en train de découvrir glissant, et sur lequel il n'ose que prudemment s'aventurer. Sachant, pourtant, qu'il lui faudra y plonger s'il veut l'en tirer.

« I don’t feel so good. » Et ça lui serre l'estomac, plus encore qu'à chaque seconde précédente. L'impression que son corps va exploser sous le coup de l'anxiété, sous le coup de cet atroce instinct qui lui joue un tour qu'il n'aurait jamais voulu avoir à affronter. « What's wrong, honey ? ... » Le murmure. Doux, malgré l'haleine alcoolisée qui le pousse jusqu'à Lenny. Et malgré la honte, il l'oublie soudainement. Oublie les travers de sa soirée. Sent que ça n'a rien à voir, et que l'alcool n'est pas ce qui met Lenny dans un tel état. Quelque chose de plus grave que ça. Quelque chose qui lui fait froncer les sourcils de plus belle. Qui fait battre son coeur à tout rompre, alors que sa main se décolle de son front pour se glisser sous les draps. Non. Non. « Is it... » Non. Les tripes tordues comme jamais. L'impression que la main du Diable va les lui arracher. Les tordre, les étirer, les déchiqueter. Non. « Is it the baby ? » Et il sait, au moment où le mot sort d'entre ses lèvres, sort en un déraillement non-contrôlé, que c'est de ça qu'il s'agit. Que son instinct a raison, raison, raison, comme chaque fois que son coeur se brise de la sorte, chaque fois que son estomac se retourne comme ça. À chaque fois. À chaque fois.

Tell me, Lenny.
Tell me that it's not the baby.


Mais la panique dans les yeux de la jeune femme lui dit le contraire. La panique qui lui fait glisser ses doigts le long de ses côtes. Sur sa hanche. Doucement. Repousser la couverture, lâcher sa main pour écarter à nouveau ses cheveux. « You're so hot... Are you sick ? What is it ? » La panique de Lenny, qui le gagne aussi. Ses yeux qui s'agrandissent, son corps qui bouge. Descend du lit, s'accroupit à ses côtés. L'observe, craignant soudainement d'avoir autant tardé. « Do you need me to call a doctor ? » Tell me. Tell me what's wrong, baby.

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MessageSujet: Re: suffocating, (elinny)   Lun 6 Aoû - 14:37

Ses doigts se posent sur son front. Familiers, et assez froids pour apporter un soulagement contre son épiderme brûlant et sensible. Lenny ferme brièvement les yeux, savourant la douceur de la caresse. Tout va mieux maintenant qu’Eli est là - qu’il est à ses côtés, et que peu importe ce qui se passera, ils pourront l’affronter ensemble. Elle rejette la douleur qui l’assaille, qui l’empêche de bouger et qui transforme le sang dans ses veines en glace, se concentre sur la présence rassurante de l’ancien soldat. Sa voix douce, sa présence familière. Toutes les années qu’ils ont passé ensemble, étant jeunes, puis toutes les années volées. L’adrénaline des retrouvailles, puis le bonheur récent. Fonder une famille ensemble, une perspective tellement effrayante, tellement instinctive. Lenny, complètement comblée. Mais tout était en train de glisser, et son esprit terrifié se mettait déjà à délirer. La douleur dans le bas de son dos se fait criante, et elle se fait violence pour ne pas grogner, ne pas se mettre à pleurer. Elle ne peut plus le cacher, maintenant que la vague de soulagement face au retour d’Eli est passée, il ne reste plus qu’à affronter la douleur et la fièvre, et à espérer que le pire ne se produise pas. « What’s wrong, honey ? … » Les murmures sont tendres. Une effleuve alcoolisée parvient jusqu’à ses narines, mais Lenny ne s’y attarde pas. Se concentre plutôt sur la chaleur brûlante qui irradie du bas de son corps. Please please please let it be nothing. Sa gorge est épaisse, pâteuse. Elle n’arrive pas à répondre, n’arrive pas à rassembler ses pensées. Elle inspire juste, essaie d’expirer lentement, mais ça ne sort qu’en tremblements. « I don’t - I don’t know… » Elle parvient à articuler, la voix secouée comme de sanglots. Expire longuement, avec force, pour essayer de se calmer. « Is it… is it the baby ? » Elle serre les doigts d’Eli. L’envie de pleurer qui se fait trop forte, alors que ses yeux se remplissent de larmes. Elle voudrait pouvoir hurler que non, ce n’est pas le bébé, mais elle sait que c’est faux. Elle sait que c’est faux.

Rouvre les yeux, incapable de répondre, observant juste Eli de yeux paniqués. Elle ne sait quoi faire, se cramponnant à lui. Il lui découvre les jambes, et ça lui fait à peine du bien - un peu d’air frais, contre sa peau brûlante. Les doigts d’Eli qui s’activent dans ses cheveux, Lenny qui referme les yeux. « You’re so hot… Are you sick ? What is it ? » Elle essaie de respirer, ne pas céder à la panique, mais elle peut sentir qu’Eli s’affole aussi. Qu’il sent, que tout ça n’a rien de normal. Elle hausse les épaules. « I dunno - it - it hurts. » Elle pointe le bas de son dos, ses hanches, son ventre. Ça tire, ça brûle, elle ne saurait l’expliquer. « It hurts, Eli. » Les yeux qui se rouvrent pour laisser couler quelques larmes. Lenny incapable de bouger. « Do you need me to call a doctor ? » Elle ne sait pas, a de la misère a réfléchir. Son esprit uniquement concentré à combattre la douleur et la panique. « Maybe, yeah - I think it could be good. » Avoir l’avis d’un médecin, avant de trop s’affoler. Et soudainement une crampe lui coupe le souffle. Sa bouche qui s’ouvre sous le choc, et ses yeux qui se ferment. Ses doigts serrent ceux d’Eli, tellement fort - et un gémissement de douleur lui échappe, alors qu’elle ramène ses jambes contre elle. Expire, alors que la douleur passe. On dirait des contractions - mais c’est tôt. Beaucoup trop tôt. Un sanglot lui échappe. « Something’s wrong, I dunno - I don’t know what to do. You have to help me... » Elle renifle, et se raccroche à Eli - la seule chose qu’elle a. « I think it’s the baby, Eli. I think it’s the baby… » Le souffle lui manque, et elle retombe légèrement, étourdie et engourdie. I think it’s the baby. L’impression que tout s’écroule, château de cartes écrasé, le sol qui se dérobe sous leurs pieds.

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MessageSujet: Re: suffocating, (elinny)   Mer 8 Aoû - 0:26

It hurts. It hurts.

It hurts.


Les mots de Lenny qui résonnent sourdement contre ses tympans. Un écho qu'il n'arrive pas à balayer, alors que sa propre voix ne devient qu'un murmure lointain, transmis en différé. Un médecin. C'est la première option qui lui est venue à l'esprit. La seule qui fait du sens, face à l'état dans lequel est Lenny. La douleur de son propre nez envolée, l'ivresse à ses côtés. Dégrisé plus vite qu'il ne l'aurait jamais voulu, il tente de se rassembler. De prendre la situation en main, pour toutes les fois où elle l'avait fait. « Maybe, yeah - I think it could be good. » Il hoche la tête. Ok. Ok. Un docteur. Avise rapidement le téléphone de Lenny, posé sur la table de chevet. Le téléphone duquel elle l'avait appelé, au travers duquel elle lui avait partagé sa complainte et son anxiété. Come home. Mais au fond de ses tripes, l'impression qu'il était déjà trop tard résonnait. Et alors qu'il s'apprêtait à repousser entièrement les draps, alors qu'il allait pour attraper un pull et le lui passer, qu'elle l'enfile et qu'elle se relève pour qu'il l'emmène aux urgences en vitesse, il se fige.

L'expression de douleur, qui passe sur les traits de Lenny. La crispation, et la souffrance sans nom. Quelque chose qui se brise, au fond du Murphy — et la panique s'installe sournoisement dans ses veines, malgré le sang-froid qu'il continuait d'afficher. L'habitude de gérer des situations de crise. L'habitude de se retrouver dans les pires des situations — mais celle-ci était différente. Celle-ci impliquait Lenny. Celle-ci impliquait un cauchemar qu'il n'aurait jamais voulu avoir à vivre, et dont l'annonce approchait à grands pas, il le savait. Malgré le déni qui l'assaillait, malgré les tentatives vaines de son esprit de repousser la tragique réalité qu'il allait lui falloir confronter. « Lenny ? Hold on, baby. I'm here. Stay with me. » Parler. Parler pour l'aider à traverser la douleur, parler comme il avait parlé à tant de gars, là-bas. Reste avec moi. Reste avec moi.

Et, brusquement, la réalité. Le problème sur lequel il ne peut plus fermer les yeux. Ses deux mains qui ont attrapé celle de Lenny pour la serrer, alors qu'elle se met à gémir lentement. « Something’s wrong, I dunno - I don’t know what to do. You have to help me... » Les oreilles qui ne sont pas prêtes à accuser le coup. À accueillir ce qu'elle a à lui dire. L'évidence. « I think it’s the baby, Eli. I think it’s the baby… » Symphonie des coeurs brisés. De la terreur grimpante, alors que ses yeux se portaient sur son ventre. Apercevaient une ombre sur le drap. Sursaut du coeur. Une main qui relâche l'autre, vient repousser pour de bon le drap. Dévoile les taches de sang, à hauteur des cuisses de Lenny. L'âme qui se déchire, l'adrénaline qui se fraye un passage au milieu de la panique. Et, en écho sourd, sa voix qui tranche trop délicatement mais trop fermement l'air. « We have to get you to the hospital. » Le murmure, à peine tremblant. Alors que son corps se met à bouger. Qu'il se relève, attrape le pull laissé au bout du lit. « Hold onto me baby. » La redresser. L'effort qui lui coûterait tant, d'ordinaire, est machinal. La force qu'il déploie lui vient de nulle part. La redresser, malgré la douleur. L'aider à enfiler le pull, avec bien trop de calme et de sang-froid. La situation d'urgence. L'étrange professionnalisme — dernier rempart pour éviter à son coeur brisé de commander l'effondrement de son corps fatigué. Lenny. L'hôpital. Attraper des chaussettes qui traînent. Les lui enfiler. S'éloigner pour aller chercher une paire de chaussures, et les lui mettre sans plus attendre. Ignorant le fait qu'elle soit encore en short de pyjama. Attrapant une couverture, dans laquelle enrouler ses jambes. L'enrouler, elle. Mécanique. Pressé. Mais fiévreux de la vérité qui était en train de le frapper. Lenny. L'hôpital.

Le bébé.


Ses bras qui l'entourent. L'un autour de ses épaules, l'autre qui passe sous ses jambes. « Hold on tight. » La soulève du lit. Attraper ses clés au passage. Les lumières qu'il ne referme même pas, avant de sortir. La tête de Lenny qu'il laisse basculer dans son cou. Se moque de l'étrange allure qu'ils peuvent avoir. De l'incongruité d'ainsi la porter. Mais jamais, au grand jamais, il n'aurait pu lui demander de marcher.

Les escaliers de l'immeuble qu'il descend avec soin. Le corps programmé à encaisser tous les efforts, et à poser chaque pas avec une assurance qu'il avait cru perdue avec les années. Mais faut croire que lorsque l'urgence y est, les vieux réflexes ne sont jamais loin. Sortir de l'immeuble. Déverrouiller la voiture de loin. De la main sous les genoux de Lenny, ouvrir la portière côté passager. S'aider de sa jambe pour libérer l'espace nécessaire à l'y glisser. « Watch your head. » Murmurer. La glisser sur le siège, et l'attacher. Le coeur battant frénétiquement. L'adrénaline dans les veines. Forçant ses paupières à rester ouvertes. Son âme déchirée à supporter tout ce qu'il allait devoir faire d'ici à l'hôpital. Le risque de se faire arrêter pour conduite en état d'ébriété, lorsqu'on le contrôlerait, une fois là-bas. Mais rien ne lui parvient. L'urgence, c'est Lenny. L'urgence, c'est le bébé.

Faire le tour, grimper. Allumer le moteur, et se mettre à rouler. Une main qui s'en va vers le siège passager. Pas besoin des deux pour conduire. Il sait ce qu'il fait. Sa main, pour dire, I'm here, baby. I'll get you there. I'll get you to the doctor.

I'm here, baby. Hurt me if it hurts you.
I'm here, no matter what happens next.

I'm here.

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MessageSujet: Re: suffocating, (elinny)   Mer 8 Aoû - 12:39

La chute libre. Les noirceurs qui l’entourent, peu à peu. La panique qui ne veut pas partir, qui reste et qui empoisonne. Les pensées qui assaillent son esprit, les scénarios catastrophes qui se multiplient. It’s the baby. Elle ne le pense plus, elle en est certaine. Heureusement, la voix d’Eli est là pour apaiser la tempête, et lui donner quelque chose à se raccrocher. Stay with me. Hold on, baby. Et elle s’accroche. S’accroche comme elle le peut à lui, sachant que ce n’est pas juste, qu’elle voudrait être là pour lui, voudrait pouvoir mieux le regarder et lui parler, que la soirée se passe comme elle aurait du - mais on avait jamais ce qu’on voulait. Elle a peur, Lenny, elle est terrifiée - dans la chambre, juste l’écho des coeurs qui battent douloureusement et maladroitement, face à l’horreur qui les a pris d’assaut. Lenny essaie de respirer, respiration tremblante et erratique, alors qu’Eli écarte pour de bon les draps. D’un geste trop alarmé pour ne pas attirer l’attention de Lenny - qui rouvre les yeux pour aperçevoir les taches de sang. Sous ses cuisses. Le souffle se coince dans sa gorge, et le vertige la frappe violemment. « Oh, God. » Le sanglot au bord des lèvres, alors que la vérité semble de plus en plus inévitable. « We have to get you to the hospital. » Il est devenu étrangement calme, et Lenny ne peut qu’acquiescer. Le regarde attraper un pull, alors que les larmes coulent silencieusement sur ses joues, que son coeur s’écrase au fond de sa poitrine. The baby. Our baby.  « Hold onto me baby. » À nouveau, elle acquiesce. Étrangement emportée par le calme d’Eli, qui la redresse pour lui enfiler le pull. Lenny sous le choc, un peu, et Eli soudainement ailleurs. Les mouvements tendres mais calculés, efficaces et songés - les gestes presque profesionnels, alors qu’il attrape des chaussettes pour lui enfiler. Lenny qui renifle, trop secouée pour dire quoi que ce soit. Elle a déjà vu Eli en action - pas tout à fait sur le terrain qu’il connaît le mieux, mais tout de même. Elle reconnaît cet air - celui du soldat.

Elle le laisse lui enfiler des chaussures, alors qu’elle fait de son mieux pour ne pas se mettre à pleurer. Elle n’arrive pas à s’enlever de la tête la vision du sang sur les draps. Ferme les yeux, alors qu’il l’enveloppe dans une grande couverture. « Eli ? » Elle ne sait même pas pourquoi elle l’appelle, pourquoi elle dit son nom. Tente juste de se raccrocher à la réalité. Lui l’entoure, la soulève contre lui. « Hold on tight. » Elle acquiesce, et s’accroche autour de son cou. Instinctivement, ferme les yeux, et se laisse retomber contre Eli. Eli qui peut supporter son poids, qui la guide avec agilité à travers l’appartement. Rapidement, ils sont dans les escaliers. Une autre crampe l’assaille, et elle se tend contre Eli - mais serre les dents suffisamment pour encaisser le coup. Soupire juste, le léger gémissement de douleur qui traverse ses lèvres. Il fait froid, dehors - mais elle est au chaud dans la couverture, en sécurité contre Eli. L’urgence, la situation presque irréelle. On dirait un cauchemar, et pourtant c’est la réalité. « Watch your head. » Ils sont déjà à la voiture - il l’y dépose, comme une gamine endormie, et lui serre la ceinture autour du corps. Lenny, seule dans la voiture pendant quelques secondes. L’esprit déphasé, qui comprend à peine ce qui est en train de se dérouler. Eli qui réapparaît, la voiture qui démarre et qui quitte le stationnement.

La main d’Eli apparaît, et Lenny l’empoigne sans hésitation. Yeux fermés, comme pour ne pas affronter l’horreur de la situation. Les doigts serrés entre ceux d’Eli, qui s’agrippent à lui comme à une vie. « Eli… » Elle expire longuement, tente de ne pas céder à la panique. Éternel combat, depuis ce qui lui semble être des heures. « What happens if I lose the baby ? » Ça lui écorche la voix, déjà secouée par les larmes, par les sanglots silencieux. La douleur dans son bas-ventre, dans le bas de son dos. « What happens ? » Elle délire - elle sait que ses questions n’ont pas de réponse. La voiture qui file à travers la ville, en direction de l’hôpital. « Eli, I don’t want to die. » Elle sait que c’est stupide de dire ça - que ça ne fait pas de sens, qu’elle ne va pas mourir. Mais la douleur est forte, la panique aussi, et elle n’oublie pas le sang. L’esprit qui déraille, qui s’en va dans tous les sens, qui a peur, peur, peur. Lenny qui inspire profondément, et expire. La tête qui retombe contre le siège, le corps recroquevillé, comme si ça pourrait aider la douleur. « It’s not how it was supposed to happen. It’s not. » Le sanglot qui passe ses lèvres, alors qu’elle continue de secouer la tête. Voit à peine le paysage qui défile, la nuit de Blackwater Falls. Eli conduit vite, mais prudemment - toujours prudemment. « Everything was going so well, I don’t - I don’t get it. » Elle voudrait hurler de se la fermer, d’arrêter de délirer comme ça, mais on dirait que ça l’aide. Aide son esprit à s’aérer, et ne pas se perdre dans les pensées sombres et douloureuses. Les doigts toujours accrochés à ceux d’Eli, qui les serrent sans peur de les broyer. « What did I do wrong ? » La voix se casse, vers la fin, en milles morceaux, qui s’éparpillent dans l’habitacle. What did I do wrong ? Why is this happening ? To me, to us ? Les lumières de l’hôpital qui apparaissent au loin. La voiture qui se gare aux urgences, en un crissement de frein. Lenny qui ne veut pas lâcher la main d’Eli.

I’m scared.
Don’t let go.
Please don’t let go.

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MessageSujet: Re: suffocating, (elinny)   Lun 26 Nov - 2:44

Eli... What happens if I lose the baby ?

C'est trop difficile à entendre. Trop difficile à imaginer. Il secoue la tête, lentement. Une main serrée autour du levier de vitesse, l'autre autour du volant. Conduisant plus vite qu'il ne le devrait. Ignorant son alcoolémie sûrement trop élevée. Occultant l'idée qu'on pourrait l'arrêter pour les feux qu'il grillait, les stops qu'il ne marquait pas, et pour la vitesse qu'il se moquait d'afficher. Le principal était d'amener Lenny à l'hôpital au plus vite. L'urgence qu'il savait gérer. L'urgence qu'il contrôlait. Hold on, baby.

« What happens ? » Et il lève sa main du levier de vitesse, lorsque la question se répète. Le coeur brisé au fond de la poitrine, ses doigts qui viennent attraper ceux de Lenny. S'arrêter à un feu déjà rouge, en voyant la circulation au croisement. Inutile de tenter le diable. Il en profite pour se tourner vers elle. La ride d'inquiétude sur le front, le calme froid dans les gestes. L'envie de la serrer, l'envie de la bercer. De lui dire que tout allait bien se passer. Mais il ne pouvait pas. Lenny avait besoin qu'il l'amène à l'hôpital. Besoin d'y être à temps. Et il ne put que porter sa main à ses lèvres, la serrant de plus belle. « Nothing. Nothing will happen, ok ? » Dans le coin de son oeil, le feu passe au vert. Il est obligé de lâcher sa main, pour redémarrer. L'anxiété qui le dévore peu à peu, tandis qu'il se laisse gagner par le délire de Lenny. Par la peur que tout soit vrai. What if we lose the baby ? « Eli, I don’t want to die. » Elle panique, Lenny. Elle panique, et il lui saisit à nouveau la main pour la serrer. Besoin de la garder là. Besoin qu'elle reste à ses côtés. Qu'elle ne baisse pas la garde maintenant. « You won't die, Lenny. Please, trust me. » Calme. Presque chuchoté, alors qu'il ramène leurs mains liées sur le pommeau de vitesse. Garder un contact, tout en continuant d'avancer. We're almost there.

« It’s not how it was supposed to happen. It’s not. » Et un sanglot passe ses lèvres, achevant de briser le coeur du Murphy. Laissant ses dents se serrer, alors que son esprit tentait de conserver le calme nécessaire à les amener à l'hôpital dans les temps. Oh, Lenny. « Everything was going so well, I don’t - I don’t get it. » Calm down, Lenny. Please, calm down. Mais sa gorge est sèche, et les mots ne passent pas. Lenny. « What did I do wrong ? » Un regard en sa direction. Au loin, l'hôpital se dessine. Oh, Lenny. « You did nothing wrong, you hear me ? Nothing. » Plus calme que jamais. L'anxiété de son être entier qui empêche pourtant l'apaisement de gagner sa voix, et de se transmettre à la petite Morland. La peur qu'elle ait raison. Peur de tout, en cet instant.

La voiture qui freine, s'arrête. Rapidement, il a fait le tour pour ouvrir la portière et récupérer Lenny. La porter, avec la même douceur et la même fermeté qu'il l'avait fait pour la sortir de l'appartement, quelques minutes auparavant. « We're here. We're here, baby. Hold onto me. » Les murmures, dans son cou. Dans ses cheveux. Hold on, Lenny.

Les portes de l'hôpital. La prise en charge immédiate, et le gynécologue de garde appelé en urgence. Puis, l'attente. Les examens tant redoutés. Les larmes et les soupirs — le besoin, désespéré, de se raccrocher à quelque chose. Jusqu'à ce qu'enfin, le verdict ne tombe avec un sourire tendre. Tout va bien. Plus de peur que de mal. Il reviendra les voir rapidement. Reviendra lorsqu'il se sera occupé d'une autre patiente qui venait de rentrer. Il reviendra.

Et, la porte refermée, Eli se tourne vers Lenny. Chaise postée aux côtés du lit où on l'a fait s'étendre et se reposer. Les yeux la couvant, plus tendrement que jamais. Les larmes qui ne sont pas loin, mais qui refusent comme d'ordinaire de poindre le bout de leur nez, malgré le soulagement complet. Et il serre la main qu'elle a laissée dans la sienne. Vient l'embrasser, à nouveau. Le coeur battant sourdement, mais la langue figée malgré son esprit enfin rassuré. « I'm sorry. » Le murmure lui échappe finalement, lorsqu'il relève les yeux. Tend son autre main pour repousser quelques mèches sur son front. Oh, Lenny. « I'm so sorry I wasn't there. » Le soulagement qui n'ôte pas la culpabilité. L'urgence retombée, la responsabilité reste. I'm sorry, Lenny. It won't happen again. Not after tonight.

Not ever.

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soldier keep on marching on. head down till the work is done, waiting on that morning sun. soldier keep on marching on.

keur keur :
 


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suffocating, (elinny)

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