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 You can't go in there - pv. Ruth

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MessageSujet: Re: You can't go in there - pv. Ruth   Jeu 26 Juil - 15:34


YOU CAN'T GO IN THERE
2 AM, I'm fading in the dark. Like floating in the ocean. People need the poison. 3 AM, you just touched my hand. And made me lose my focus. I almost didn't notice. And I better know what to do. Who's gonna be the first one to move? I wanna get closer to you.
Ruth fut d'autant plus choquée lorsque Feliks détailla en quelque sorte les biens acquis par sa famille. Une villa en plus de leur manoir… Sans compter le loft qu'avait possédé la mère des deux garçons. Était-il possible d'avoir autant d'argent ? Peut-être que justement leur père avait vendu le loft pour pouvoir économiser un peu ? Après tout l'argent ne pouvait pas couler à flot ainsi à l'infini. À moins d'être dans une partie des Sims et entrer encore et encore le code motherlode. Mais pourquoi alors le brun avait spécifié que c'était son père qui avait vendu le loft et pas ses deux parents ? Avant qu'elle ne puisse creuser plus profondément la question, Feliks l'interrogea à son tour. Les questions se succédant les unes après les autres. Ce qui eut le don de l'amuser.

- Wow doucement Sherlock Holmes. J'ai emménagé avec mon père dans la basse-ville. Je viens de l'Oregon, c'est donc la première fois que je frôle les terres canadiennes. J'ai l'habitude de déménager oui mais c'est la première fois que je change de pays. Et pour final je suis dans le même grade que le tiens et même dans ta classe. Lors de mon premier jour, j'ai fais l'erreur de m'asseoir à ta place…

C'était d'ailleurs ainsi qu'elle avait fait la connaissance de Foster. C'était lui qui l'avait averti de ce fait. Évidemment, il en avait profité pour lui informer également que le bureau à côté du sien était libre. Une place à laquelle, l'adolescente était toujours. Pas par intérêt pour Foster mais plutôt car c'est une des places qu'elle convoitait du début de par la vue qu'elle lui offrait sur toute la classe. Un des avantages d'être dans un coin au fond de la classe. La seule raison pour laquelle Ruth s'était tout d'abord installée à une place devant, c'est parce qu'elle était libre (enfin elle pensait être libre) et par conséquent le prof allait automatiquement vouloir la placer là. Alors, elle avait voulu éviter de se faire remarquer en s'y installant directement.

- Pour toi on est obligé d'être alcoolique pour savoir qu'il y a pire que la bière ? Non… J'ai que dix-sept ans. Je ne dirais pas que je bois beaucoup, juste que ça m'arrive de temps en temps. C'est juste que j'aime varier les plaisirs… Tester de nouvelles choses.

Surtout lorsque c'est gratuit. À chaque fois qu'on lui proposait un verre, elle optait pour quelque chose de différent. Pourquoi se contenter que d'un seul truc ? D'un seul gout ? D'une seule sorte ? Ruth ne put s'empêcher d'esquisser un léger sourire lorsque Feliks lui avoua que c'était la première fois qu'il était confronté à ce genre de choses. Oui, l'adolescente imaginait bien que ce n'était pas dans les habitudes des gens d'ici de s'adonner à ce genre d'activités. Elle soupira quelque peu lorsque le brun lui livra que son père préférait qu'il écrive de la main droite. Cette manie de vouloir rester dans les cases… D'éviter les différences.

- Pas très convaincant… Mais soit, ce n'est pas mes oignons après tout. Tu ne te sentais pas seul ?

Huit ans de cours à domicile à cause de problèmes de santé, ça n'avait pas l'air d'être quelque chose qui pouvait être considéré comme « pas grave ». Et Ruth dans sa franchise ne s'était pas gênée pour le lui dire, sans pour autant insister plus que cela. Après tout, elle-même ne voulait pas que Feliks insiste sur le comment du pourquoi, elle aussi avait opté pour les cours à domicile pendant de longues années. Des années durant lesquelles, elle s'était senti affreusement seule. Et elle voulait donc savoir si cela avait été le cas aussi pour le brun. Afin de pouvoir se rassurer sur le fait que c'était un sentiment de tout ce qu'il y avait plus normal.

- On n'a pas le droit de rentrer chez les gens maintenant ? Personne n'invite personne, ici ? J'ai aucune envie de vivre avec des barrières. Devoir me demander à chaque fois, est-ce que je peux traîner avec telle ou telle personne ? Est-ce que je peux faire ceci ? J'en ai rien à foutre des conséquences que peuvent avoir mes actes. J'ai toujours vécu à l'instant présent, sans jamais me demander à quoi pourrait aboutir telle ou telle chose. Un électron libre.

C'est ça, un électron libre. Un terme qui la décrivait parfaitement. Les autres n'avaient aucune emprise sur elle. Elle vivait comme bon lui semblait. Il n'y avait que son père qu'elle écoutait, personne d'autre. Il faut dire aussi que Ruth n'avait jamais eu d'autre figure d'autorité dans sa vie. Même les policiers ne l'impressionnaient pas, trempant avec son père dans l'illégalité depuis son plus jeune âge.

- Oh, ça a l'air d'être un honneur de faire partie des cheerleaders… En tout cas, merci pour tes compliments. Tu pourrais presque me convaincre avec tous ces arguments. Mais je t'avoue que je penchais plus pour l'athlétisme. J'imagine qu'il y a moins d'avantages d'intégrer ce club-ci ? Et toi, tu fais quoi ? T'es celui qui recrute les pom-pom girl ?

Il avait l'air de bien s'y connaitre sur le sujet et il était plutôt convaincant à un point que Ruth pourrait presque se laisser tenter. C'était d'ailleurs la première fois qu'on la complimentait sur son physique sans aucune arrière-pensée. C'est pour cela qu'elle tenait à le remercier car il avait l'air vraiment sincère. L'adolescente avait directement remarqué sa différence. Il était différent des autres et c'est peut-être cela qui l'attirait chez lui car elle aussi était différente. Une attirance qu'elle exprima rapidement par un baiser qui malheureusement ne dura que quelques secondes. Lorsqu'il reprit son terme de soirée privée, précieux à eux-deux. Ruth hocha lentement la tête, se mordillant légèrement la lèvre.

- Si c'est ta notion de soirée privée…

Ruth ne prit pas la peine de terminer sa phrase, la laissant ainsi en suspens. En effet, le jacuzzi et le champagne n'étaient pas vraiment ce qu'elle avait en tête mais ce n'était pas pour autant qu'elle y serait contre. Non, elle ne pensait pas à un contexte particulier. Pour elle le terme soirée privée lui était venue à l'idée car ils n'étaient que tous les deux et plutôt proche. Ses oreilles fut tout de suite satisfaites lorsque des covers de son groupe préféré engloba la pièce.

Elle fut d'autant plus satisfaite lorsqu'elle sentit le pouce de Feliks effleurer sa main. Enfin son regard réussit à se plonger dans le sien, tandis qu'ils étaient tous les deux tout sourire. Aucun ne parvenant à détacher ses yeux de l'autre. Elle l'avait remarqué qu'il était en train de s'approcher. Cependant, Ruth lui avait tout de même poser une dernière question afin d'éviter de lui sauter dessus directement. Afin de résister à la tentation, ne souhaitant pas que Feliks ne se recule une nouvelle fois après qu'elle l'aurait embrassé. Cette fois-ci, elle allait le laisser faire le premier pas s'il le souhaitait. Et c'est ce qui arriva. Doucereusement, ses lèvres venaient de se poser sur celles de Ruth qui les accueillaient avec plaisir. Ses mains s'agrippèrent au col de la veste en cuir du brun pour le pousser à sa rapprocher encore plus. Lui laissant de la place pour se placer entre ses cuisses afin qu'aucune distance ne les sépare. Une envie soudaine d'être proche autant que possible avec Feliks. D'augmenter cette chaleur qui s'insinuait peu à peu dans tout son corps. Sa main caressant la nuque du brun lorsque ce dernier quitta ses lèvres pour embrasser son cou. Elle se mordit la lèvre à mesure des frissons qu'il faisait naitre en elle de par ses baisers et ses caresses. Ses mains finirent par arriver jusqu'à ses épaules afin de le débarrasser de sa veste à son tour qui provoquait une certaine frustration chez l'adolescente de par la fait qu'elle la bridait dans ses gestes. Veste qui finit par atterrir au même endroit que la sienne. Cette barrière en moins, Ruth s'empara à nouveau des lèvres de Feliks alors que ses mains caressaient ses bras à présent nus avant de remonter lentement jusqu'à son cou avec ses deux mains. Doucement, sa langue vint caresser ses lèvres avant de se lancer et l'embrasser langoureusement. Elle redoutait de s'y prendre mal et pourtant cela venait tout naturellement. Si bien que ses mains qui étaient restés figés jusque-là finirent par bouger de nouveau. Descendant le long du teeshirt de Feliks, tirant légèrement dessus afin de s'y réfugier en dessous, caressant son ventre du bout des doigts. Elle voulait éviter de le faire fuir en y allant trop rapidement. Pourtant, c'était difficile de freiner toutes ces envies qu'il lui inspirait.
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MessageSujet: Re: You can't go in there - pv. Ruth   Ven 27 Juil - 7:27


Wait a minute, you can't go in there
Blake's second home - The greatest party
18.03.2017
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'Wow, doucement Sherlock Holmes' - souffla-telle amusée de sa voix cristalline, voluptueuse, envoûtante... A cette réplique teintée de faux reproches, ses joues s'enflammèrent progressivement. Savait-elle que Sherlock Holmes était son personnage de fiction favori ? Non... Sans doute non, mais cette comparaison lui arracha un sourire sincère. Il se trouvait bien ridicule d'avoir ainsi étouffé la jeune Ruth par ce flot de questions toutes plus déplacées les unes que les autres. Pourquoi avait-il agit ainsi ? Pourquoi était-il soudainement si curieux d'en appendre plus sur elle. La situation lui échappait totalement. Ruth lui donnait l'impression de lui glisser entre les doigts par son mystérieux passé. Dès qu'une question trouvait sa réponse, une nouvelle survenait. La boucle semblait infini. Gêné, il baissa un instant le regard avant de remettre mécaniquement son bonnet en place. Oregon, une Américaine. Comment était-elle arrivée jusqu'à cette petite ville perdue au fin fond des terres canadiennes...? En voilà, une nouvelle question. Interrogation, qu'il n'eut malheureusement pas réellement l'occasion de formuler de vive voix. A savoir, la questionner sur la profession de son père qui devait expliquer ces déménagements régulier. Quant à sa mère... Tout aussi bien informulée que lui avait pu le faire un peu plus tôt le laissait à penser qu'elle n'était plus. Ou du moins et dans le meilleur des cas, que ses parents étaient simplement séparés. « Tu t'es installée à ma place... » dit-il d'un soupire amusé. Foster avait du jouer de son autorité pour empêcher quiconque d'y toucher, à cette foutue table. Ça ne faisait même aucun doute. « Il a toujours été un peu excessif. Faut pas lui en vouloir. On peut dire que c'est un trait de famille... » rajouta-t-il sans forcément décider de revenir sur ce qu'elle avait pu dire un peu plus tôt. Il avait déjà posé trop de questions. Feliks ne voulait pas la mettre plus mal à l'aise. Elle n'était pas entrée ici pour subir un interrogatoire après tout...

« Ok. Non. Tu as raison. Peut-être pas 'alcoolique'... » Avoua-t-il d'un hochement de tête, comme s'il reconnaissait ouvertement s'être trompé de mot une fois de plus. Fronçant légèrement les sourcils, il lui décrocha par la suite un regard en coin souligné d'un fin sourire : «... Mais toute passion à sa mise en application ». Et cela rejoignit ces prochains mots qui laissèrent une drôle d'impression à Feliks. Même s'ils devaient être parfaitement innocents, son cœur rata un battement. 'Varier les plaisirs', 'tester de nouvelles choses'... Le contexte devait sans doute y jouer pour quelque chose, ou bien le brun commençait réellement à souffrir des effets de l'alcool et des médicaments. Faute à ses papillons dans le ventre, sa pseudo assurance vrilla un court instant, incapable de tenir son regard à un endroit fixe. « Quand on s’intéresse à quelque chose, on finit forcément par y goûter... » Une phrase murmurée bien faiblement entre ses lèvres, que Foster lui-même aurait pu sortir. Une remarque quasi salace, comme celles qu'ils s'amusaient tous deux à échanger à leurs heures perdues... Pourquoi avait-il balancé ça d'un seul coup... ? « Les boissons. Je parle des boissons. Goûter les boissons. » s'empressa-t-il de rectifier en claquant doucement de sa paume le plan de travail. Le tout de manière anxieuse et répétitive.

Si sa tête embrumée par les médicaments qu'il avait pris un peu plus tôt arrivait encore à lui hurler de pousser Ruth à retourner au centre de la soirée, son cœur lui, n'était pas du même avis. Ils étaient bien, là, juste tous les deux. « Je ne suis pas très bon menteur » souffla-t-il à nouveau d'un léger sourire pincé transpirant la fourberie à plein nez. Faire preuve de sarcasme semblait être son dernier moyen de défense face à l'attraction omnipotente de la brune. S'il s'était sentit seul lors de ces années d'école à la maison... ? « Non. Je n'ai jamais été seul. Mon frère a toujours été là pour moi. Parfois trop... Mais je lui dois absolument tout. J'ai de la chance de l'avoir. Je sais pas ce que je deviendrais sans lui » Et c'était si vrai. Il ne pouvait même pas imaginer l'horreur qu'avait dû être les derniers mois pour Foster. Il ne pourrait sans doute jamais comprendre toute la culpabilité qui l'avait rongé après son accident de voiture. Si Foster tombait dans le coma, Feliks en crèverait. « Vous... Êtes proches... ? Genre, amis... ? Foster et toi ? » la questionna-t-il succinctement non sans cacher tout l’intérêt qu'il portait à ces questions. Feliks n'était même pas sûr que Foster possédait réellement des 'amies'. Des conquêtes, des proies, des cibles, des ex' oui... Des amitiés avec la gente féminine ça, c'était une autre histoire. Ce n'était pas la première fois que le nom de son frère revenait dans la conversation. Sa paranoïa ne pouvait pas continuer de passer à côté. Il devait savoir quel genre de relation ils entretenaient, ne serait-ce que pour assouvir sa curiosité maladive.

« Athlétisme, natation, musique... Tous les clubs ont leurs avantages. Je pourrais tout aussi bien te vendre le club de cheerleading que celui d’échec. C'est à toi de voir, si tu veux prendre le risque – ou non - de te surprendre une passion insoupçonnée pour les jeux de stratégie ». Oui, Feliks connaissait tout. Sur la ville, sur ses habitants, sur les activités extra-scolaire, sur les potins des plus malchanceux... Pas que les histoires des autres l’intéressaient, disons simplement qu'il aimait être à la page, savoir, plutôt qu'être pris de court. Les mauvaises surprises, très peu pour lui. Feliks voulait avoir un coup d'avance sur tout et tout le monde. « Non. Je ne suis pas le recruteur officiel des pom-pom girl. Je gère... Gérais, le club de journalisme du lycée » dit-il après une courte réflexion, tandis que Ruth se moquait de ses prédispositions étonnantes de futur commercial. « Romancer, enjoliver, édulcorer. Je savais trafiquer mes propos pour attiser les tensions... C'était des choses que je maîtrisais parfaitement. Avant. Aujourd'hui rien n'est moins sûr » avoua-t-il un peu tristement. Etait-il toujours disposé à écrire de bonnes et pertinentes nouvelles ? Une fois confronté à son premier article post-traumatique, Feliks s'en verra vite fixé.

Être tous les deux isolés du reste de la soirée était pour lui aussi, sa définition de 'soirée privée'. Le champagne et le jacuzzi n'étant à la base qu'une plaisanterie, il put malgré tout remarquer un certain intérêt naître dans le fond de ses prunelles pétillantes. Il ne pouvait pas lui en vouloir, pas pour un jacuzzi aux vertus relaxantes. Lui-même en était parfaitement friand. La musique englobant à présent les lieux, il reposa son téléphone sur le bar où était assise Ruth pour finir de servir les verres d'eau. La suite, elle s'enchaîna bien trop rapidement. D'une caresse timide du pouce contre sa main, ils en étaient tous deux venus à retomber dans les bras de l'autre. Choyant chacun de leurs contacts, appréciant chacune de leurs caresses, se délectant du moindre baiser maladroit auquel ils se livraient... Feliks n'opposa aucune résistance quand elle décida de lui retirer sa veste, se laissant simplement guider par toutes les tentations qu'elle lui suscitait. Il n'était plus question de gêne, il ne restait plus qu'un besoin pressant d'envahir son espace vital. Ce qu'il fit le plus naturellement au monde en s'immisçant entre ses cuisses pour laisser son bassin venir à la rencontre du sien. La faisant glisser un peu plus près du bord du bar pour la contraindre à s'appuyer contre lui. Elle le rendait grossier, instinctif. Lui qui prônait la réflexion avant l'action... Plus ses mains délicates parcouraient son épiderme, plus Feliks en voulait de cette sensation enivrante. Il la voulait réciproque.

Dès lors qu'elle s'infiltra sous son t-shirt pour tourmenter le bas de son ventre, ses muscles se contractèrent nerveusement. « Tu sais... Le jacuzzi... On l'a pas mis en marche ce soir pour éviter d'avoir à le nettoyer demain après un amoncellement de gobelets... Mais si tu veux, je peux aller l'allumer » murmura-t-il à demi voix, le souffle déjà tremblant et ses lèvres effleurant la peau de son cou sous laquelle il pouvait sentir les battements de son cœur faire danser sa jugulaire. «... Faudra lui laisser le temps de chauffer par contre... » rajouta-t-il avant de laisser son visage se replacer lentement face à celui de Ruth pour y capturer ses lèvres dans un baiser délicat. « Tu as... Un maillot...? » Plus exploratrices, ses mains autrefois nichées dans le bas de son dos glissèrent sciemment le long de l'extérieur de ses cuisses jusqu'à s'aventurer sous sa robe en jean. Le bout de ses doigts caressants timidement la dentelle de ses sous-vêtements. « Je prends ça pour un non... » souffla-t-il faiblement, au bord de la syncope.




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MessageSujet: Re: You can't go in there - pv. Ruth   Mar 7 Aoû - 16:24


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C'était plutôt inhabituel pour Ruth de se faire ensevelir de questions ainsi. Ce devait bien être la première fois que quelqu'un s'intéresse autant à elle. Évidemment, certains lycéens avaient joué les curieux lorsqu'elle était arrivée au lycée mais ce n'était pas la même chose. Une nouvelle arrivante, ça intrigue toujours les gens, surtout dans les petites villes comme Blackwater Falls. Il fallait bien qu'ils s'occupent. Comme à son habitude, Ruth avait répondu à ses interrogations sans pour autant entrer dans les détails et sans diverger. Une mesure nécessaire lorsque l'on menait une double-vie comme elle le faisait. Ce serait dommage de se faire griller aussitôt.

- Ouais, je pensais que les profs allaient vouloir m'y mettre d'office, comme c'était la seule place de devant qui restait... Et j'avais pas très envie de devoir me lever puis devoir changer de place devant tout le monde.

Rien de plus malfaisant et énervant de se lever avec tous les regards braqués sur soi. Ruth ne comptait pas se faire remarquer au sein de ce lycée. Elle devait se la jouer discrète et ne pas faire de ravage. Au final, ses prévisions s'étaient avérées fausse, elle aurait pu se placer au fond directement. Mais non au lieu de cela, elle s'était assise à la place de quelqu'un d'autre sans le savoir. Et se faire informer par quelqu'un que la place était prise, c'était encore pire que de se faire changer de place par un professeur.

- C'est ce que j'ai constaté oui.

En effet, l'excessivité semblait être un trait commun chez les deux frères. Surtout chez Feliks. Il y avait de quoi le démontrer depuis l'instant où il lui avait adressé la parole. Foster à côté ça allait. Ou plutôt, leur côté excessif se manifestaient différemment mais celui de son interlocuteur semblait bien plus prononcé. Les prochaines paroles de Feliks lui décrochèrent un sourire qui s'agrandit au fur et à mesure qu'il s'enfonçait dans ses dires à double-sens. Manifestement, le brun se lâchait de plus en plus. Elle ne le pensait pas capable de lâcher de telles phrases. Peut-être que finalement, il n'était pas si coincé que ça.

- Évidemment, quoi d'autre ?...

Son sourire indiquait clairement qu'elle pensait à autre chose que les boissons. Son regard descendit vers la paume de Feliks qui martelait le pauvre plan de travail. Au final, peut-être que c'était une fausse alerte. Il ne semblait pas aussi à l'aise sur le sujet. À croire que Ruth venait de tomber sur la perle rare. D'ailleurs, c'était sa différence qui l'avait frappé chez lui. Pas très à l'aise avec la gente féminine, pas très bon menteur... Ça changeait. Elle qui avait l'habitude de draguer dans les bars le stéréotype même du macho la plupart du temps, lorsqu'elle traquait les créatures...

En apprenant que Feliks avait lui aussi fait cours à la maison, elle pensait avoir trouvé en sa personne quelqu'un qui la comprendrait. Quelqu'un qui avait ressentit cette solitude autant qu'elle. Mais non, ce ne fut pas le cas. Une lueur de déception s'afficha dans ses yeux l'espace de quelques secondes avant qu'elle se reprenne en affichant une expression neutre. Elle fit tout de même l'effort d'afficher un sourire car c'était sans doute ce que faisait les gens en entendant une telle déclaration. C'est sûr qu'avec un frère, il ne risquait pas de se sentir seul. Ruth avait bien son père mais il n'était jamais là à ce moment-là, son précepteur avait été bien plus présent que lui. Maintenant, qu'ils étaient à Blackwater Falls, ça s'était un peu amélioré. Au final, peut-être qu'elle était trop sensible à ressentir ça... Son père avait raison. Elle ne devrait pas compter autant sur la présence d'autrui.

- Non, pas vraiment. Je ne pense pas que ton frère soit capable d'être ami avec une fille. Il drague trop tout ce qui bouge. Il a essayé avec moi dès le premier jour... Quand je t'ai dit qu'il m'a prévenu que je m'étais assise à ta place, il en a profité aussi pour me proposer de m'asseoir à la table à côté de la sienne. Ce que j'ai fait mais uniquement parce que j'avais envie de m'asseoir au fond. Donc, la seule chose qui nous relie c'est d'être assis à côté, rien d'autre.

Elle avait répondu avec nonchalance. Un ton qui laissait clairement deviner que Foster ne l'intéressait pas du tout. Il était beau oui, elle ne pouvait le nier mais ce qu'il dégageait ne l'intéressait pas. Le cliché du beau gosse sportif, c'était pas son truc. À vrai dire, Ruth ne savait pas vraiment quel était son genre de type mais elle pouvait dire que Feliks s'en rapprochait aisément vu l'effet qu'il lui faisait, comparé à Foster qui était l'exact opposé.

- Je ne pense pas que tu aies perdu la main. La preuve, t'as réussi à me vendre le club de cheerleading alors que je suis la première à les critiquer. J'imagine même pas de quoi tu es capable à l'écrit.

Un sourire sincère se dessina sur ses lèvres. Cela devait bien être la première fois qu'elle encourageait et rassurait quelqu'un. D'habitude ce n'était pas trop son truc, de se préoccuper des affaires des autres sauf quand c'était en rapport avec les créatures surnaturelles évidemment. Mais ce n'était pas comparable. Protéger les innocents du mal, c'était son devoir, presque une obligation. Tandis que là, c'était sorti tout naturellement.

Des jacuzzis, Ruth s'en était jamais fait alors forcément lorsque Feliks évoqua le mot ça lui avait donnée tout de suite envie. Même si elle avait conscience que tout cela n'avait pas été dit sérieusement. Mais à vrai dire sur le moment, elle s'en foutait un peu. La seule compagnie du brun suffisait. Un intérêt pour lui qu'elle n'hésita pas à manifester en caressant sa main subtilement. La suite s'enchaîna assez rapidement à son grand plaisir. Elle le laissa l'attirer contre lui. La volonté de ne laisser plus aucun espace entre-eux, étant réciproque. Au final plus besoin du jacuzzi pour avoir chaud, les mains et les lèvres de Feliks suffisaient en elles-mêmes. Tellement, qu'elle ne répondit pas tout de suite à ses paroles. Ses paupières closes, se délectant de ses lèvres dans son cou. Ses lèvres retrouvèrent automatiquement les siennes lorsque son visage se retrouva une nouvelle fois l'un en face de l'autre. Plus ses mains remontaient le long de ses cuisses et plus le coeur de Ruth s'affolait. Elle avait envie de sentir ses doigts et ses lèvres partout sur son corps.

- Je n'ai pas de soutif' non plus, comme tu as pu le remarquer.. Mais c'est pas un problème. Sauf si il y a un dress code à respecter... Puis t'inquiètes pas, y a largement de quoi s'occuper le temps qu'il chauffe. Il se trouve où ce jacuzzi ?

Histoire de savoir si je peux commencer à te déshabiller tout de suite. Se retint-elle de lui demander à la suite. Tout cela, Ruth le lui avait chuchoté à l’oreille, lui mordillant le lobe au passage. Ses lèvres ne s’arrêtèrent pas là, et se posèrent le long de sa mâchoire jusqu’à descendre contre son cou. Ses mains quant à elles ne restèrent pas inertes. Après avoir remonté le long de son torse, une de ses mains descendit jusqu’à l’arrière de son pantalon où ses doigts s’infiltrèrent dans l’un des passants du jean. Tandis que son autre main se blottit dans les cheveux de Feliks faisant tomber son bonnet au passage. Par le toucher, elle pouvait constater qu’il y avait des endroits où ses cheveux n’étaient pas de la même longueur mais elle s’en préoccupa pas plus que cela plus occupée à faire autre chose. Même si elle avait très envie de tester le jacuzzi, laisser s’éloigner Feliks pour l’allumer l’enchantait moins. Son corps se mouvait contre le sien au fil de la musique tandis qu’elle se mit à chantonner suavement quelques paroles au creux de son oreille.
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MessageSujet: Re: You can't go in there - pv. Ruth   

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