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on vous invite à privilégier les fantômes et les petits humaiiiiiiins
nous sommes présentement en automne 2017 (septembre, octobre, novembre) I love you
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 Run [pv Ciulin]

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MessageSujet: Run [pv Ciulin]   Sam 28 Juil - 11:24

La nuit avait été mauvaise.
Alors que les premiers rayons de lumière atteigne la fenêtre de Shioban, c'est son réveil qui palpite soudain, crachant une sonnerie qui lui arrache un grognement. Sa main se lève et s'abat sur l’objet, cherchant le bouton pour couper ce son strident et quand enfin le silence retombe, la jeune femme sort enfin son faciès de son oreille.

Putain, j'ai mal.

Fut sa première pensée alors que sur la table basse son chat patiente tranquillement en faisant sa toilette. Oui, une nuit foutrement mauvaise et la douleur qui se répercute sur sa trogne lui rappelle qu'elle avait sans doute un poil trop forcé. Dans un soupir las, la peintre s'échappe de son lit, juste une culotte sur le postérieur et c'est quasi nue qu'elle file vers la salle de bain. La lumière qui crépite et s'allume la met tout autant de mauvaise humeur que ce putain de réveil qui lui a annoncé - trop tôt – le début de sa journée.

Merde, t'as vu ta gueule ?

Les mains posé sur le bord du lavabo, la sombre jeune femme se penche, observant son reflet. Plus mince que jamais, son derme pâle ne porte plus seulement des tatouages mais aussi des stigmates du rude combat qu'elle a mené durant la nuit. C'était moche à voir ces hématomes sur ses cotes. Alors qu'elle passe ses doigts dessus, Shioban secoue la tête puis rejette ses cheveux sombres en arrière avant d'observer le reflet de son visage. Il y a cette marque sur son oreille, une zone violacée et douloureuse qui sera difficile à cacher. Un œil au beurre noir, rien que ça. Le pire, c'est qu'elle ne se souvenait même pas du nom du gars qui lui avait cogné dessus et autant qu'elle sache, il était repartit dans le même état qu'elle. Coup pour coup. Elle s'était acharné comme une tigresse, libérant une vague de violence qui, sur l'instant, l'avait soulager de tout ces maux. Mais juste pour un temps. C'était comme la dope, c'était bon au début mais la descente était toujours douloureuse.

Le plus dur pour la journée qui l'attendait, serait de cacher cette gueule de mort et de faire comme si de rien n'était. Non ce n'était pas le regard des gens qui l'inquiétait mais seulement Ciulin. Voilà déjà un petit moment que les deux amies s’entraînaient ensemble, Ciulin avat tenue sa promesse et si Shioban n'avait pas encore participer à la chasse, les entraînements de son amie laissait entrevoir ce qui l'attendait. Le rythme n'était pas facile mais ces séances étaient surmontable. Se défouler faisait un bien fou à Shioban, le soucis étant qu'elle semblait aimer un peu trop ces montées d'adrénaline. Alors quand Ciulin lui disait au revoir, la gratifiait d'un baiser avant de s'éclipser, c'est dans le secret que la peintre filait rejoindre, non pas ses toiles, mais des recoins sombres de la ville pour des combats illégaux. Cela, elle l'avait déjà fait avant même l'arrivée de sa compagne à Blackwater Falls mais depuis quelques temps, c'était devenu une habitude malsaine, un besoin viscérale.

Vêtements amples, cheveux en queue de cheval et lunette de soleil sur le nez, Shioban a quitté son médiocre logis pour trouver son véhicule, cet espèce de cercueil ambulant qui lui faisait office de voiture. La route est rapide et bien vite elle quitte la ville pour la forêt alentour. Elle marche, main dans les poches de son sweat à capuche et bien que le temps soit à la grisaille, Shioban garde ses lunettes noires dans le seul but de camoufler sa plaie.

« Salut, connasse ! »

Qu'elle clame non sans un sourire en coin quand la silhouette de Ciulin lui parvient enfin. C'est naturellement qu'elle se rapproche, se hissant sur la pointe des pieds pour embrasser la commissure des lèvres de son amie bien plus haute que large.

« Désolé je suis un peu en retard, j'ai la caisse qui voulait pas démarrer ce matin. »

Un jour, elle trouverait quelqu'un pour retaper ce tas de merde. Pas moyen de s'acheter une nouvelle voiture, faudrait faire avec. Shioban renifle, se détournant de Ciulin en repoussant ses larges lunettes sur son nez et fait plusieurs haussement d'épaules, s'échauffe rapidement alors que ses chaussures crissent sur les feuilles mortes qui jonche le sol en cette médiocre journée d'automne.

« ça va ? On commence par quoi ? Je préviens, j'ai pas déjeuner avant de partir, j'suis à sec alors... »

Alors pas de café, pas de pain, que dalle. Juste la clope fumé rapidos le temps de marcher de la voiture à la clairière et sans doute les relents de bières de la nuit passées, celles qu'on lui avat offerte. Rien de bien méchant.
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MessageSujet: Re: Run [pv Ciulin]   Lun 30 Juil - 3:53



Hotride in my air balloon
Skipping fast right around the moon
Time's made up
Their's no luck when time leaves you

You gotta push it !
Push it !



6h du mat. Octobre en plein. Les feuilles sont rousses et craquantes sous mes pieds. Elles s'amusent à mourir sur les cylindres chromé de mon deux roues. Chiant à nettoyer. Je m'échauffe, je m'étire, je sens mes muscles sollicités. Bonheur simple du sportif. Je redécouvre mon corps en jachère.

Depuis que j'ai proposé à Shioban de l’entraîner il y a quelques semaine - deux, peut-être trois- mon hygiène de vie s’est considérablement assainie. J'ai repris les habitudes imposées par Karl, en lévrier pavlovien. C'est comme le vélo, on oublie rien. Toujours aussi sèche sous ma couenne, mes muscles se redessinent petit à petit après s'être perdus sous l'abus de bière, de malbouffe et de pas de bouffe du tout. J'ai même repris un peu de joues.
Et même que parfois, je dors d'un sommeil sans parasite.
M'occuper à plein temps l'esprit avec cette nouvelle routine, emplir ma cervelle de nouveaux exercices pour façonner de la graine de chasseresse, retrouver les sensations de la bonne sueur et de l'effort,... Je n'ai pas de place pour penser à toi, Antoine.

Et toi, tu penses à moi ?

Quand Shio' pointe enfin sa mouille, je finis une série de tractions et je bois à grandes eaux. Son horrible bagnole est un mouroir dont elle refuse de se séparer. Plissement de paupière quand je la vois débouler dans sa  dégaine de meuf qu'a clairement oublié la signification du verbe "dormir".

- Salut, connasse !
- Yo, pouffiasse ! On avait dit 6h pas 7...


Un bécot tranquille, de traviole, que je m’astreins à rendre droit. Tu sais plus viser ma bouche ou quoi ?

- Désolé je suis un peu en retard, j'ai la caisse qui voulait pas démarrer ce matin.
- Fout cette merde à la casse et rachète toi un truc neuf, putain. Tu pourrais avoir mieux rien qu'avec le pèze que tu te f'rais auprès des ferrailleurs.
- Ca va ?
- Mieux que toi. C'est quoi ces lunette de soleil ?
- On commence par quoi ?
Elle élude, cette conne. Je préviens, j'ai pas déjeuné avant de partir, j'suis à sec alors...
- Tu fais chier. Je t'ai déjà dit que si tu voulais faire front à nos entraînements, fallait que tu dormes, que tu bouffes convenablement et surtout que tu t'hydrates. C'que tu fais entre j'm'en tamponne le coquillard. Baise, fous-toi le foi en l'air et bastonne-toi. Je lui retire ses verres fumés d'un geste brusque, révélant sa gueule violacée. Chuis pas ta mère. Mais quand tu sais que tu dois suer avec ma trogne le lendemain aux aurores, tu t'abstiens.

J'entrevois avec ironie le pourquoi de l’exaspération de Karl fasse à ma désinvolture. L'entrainement demande de la discipline et j'ai jamais su respecter un horaire ni une règle. Mon ex-coach se marrait sans doute en me voyant m'exténuer pour une curva qui en branle pas une et qui visiblement en a rien à foutre.

-  Va t'échauffer.
Et me prouver que t'as pas que de la gueule. Aujourd'hui... j'ai prévu un truc particulier.

Sourire en coin.

- On va vraiment aborder la chasse de front.
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Run [pv Ciulin]

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