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on vous invite à privilégier les fantômes et les petits humaiiiiiiins
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 The Language of Limbo {Blaî&Klaudia}

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MessageSujet: The Language of Limbo {Blaî&Klaudia}   Mar 31 Juil - 12:35



Toute la vie est une affaire de choix.
Cela commence par : "la tétine ou le téton ?"
Et cela s'achève par : "Le chêne ou le sapin ?"

Pierre Desproges


Forêt profonde à la faveur du crépuscule. Épines. Tant d'épines. Sapinettes indélicates, vous n'avez été créées que pour vous accoupler avec les hérissons. Où sont mes rougeurs et mes dorures d'automne ? Mon sirop d'érable sur le moelleux de mes pancakes ? Canada du fake. Tu craques moche sous la dent. Rugueuse écorce d'une armée de tronc, en rang d'oignons, qui te trompent et t'avalent l’œil.
Je n'y vois goutte.
J'avale la route.
Les kilomètres défilent alors que la nuit tombe en gruau. Sacrée soupe de ciel qui te bourre le gosier jusqu’à ce que tu le recraches par le nez. Je ne te laisserais pas le plaisir de m'étouffer une fois de plus. Traçons en suivant la ligne. Mon antique ford torino s'épuise sur l'asphalte bordée de pins. Les pneus agonisent à moins que ce soit les freins. Capote, capote, capote le moteur, tu chantes un sale refrain. Et soudain, ma gueuse, tu t'octroies la clope de trop, qui fait fumer tes enjoliveurs.

- Chiottes !

L'injure claquée en français rebondit sur l'habitacle et sur le vaste bordel qu'il héberge. Je laisse Titine se coucher en chien malade sur le bas coté.  Je subis ses fumigations de vieille dame en m'agaçant un brin. Toux d'un glamour peu connu. Ça glaire aux écorchures. Je dérape sur la portière pour sortir, en ventant du bras les pets de gazoline. Libérant les moteurs de sa jupe en carlingue, je dissipe la vapeur.

Putain j'vois rien !
Allume la lumière.


Je tend le bras par la vitre ouverte, à la recherche de la lampe torche qui pionce dans la portière. J’espère que j'ai encore du jus dans les piles. J'éclaire l'ensemble, tripote dans le cambouis, juste pour constater que cette fois-ci, mes menus rafistolages ne suffiront pas à redémarrer.

- Con de Gontran !


Tout ça c’est de sa faute ! Quelle idée a-t-il eu de se perdre dans ce bled insignifiant et paumé? Grand escogriffe parfaitement demeuré, lent du bulbe et du gland.


Pourquoi es-tu là, alors ?
Pour lui casser les couilles.
Quel beau mensonge.
Emmerder Gontran me repose.
N’est-ce pas l’apanage des amis ?
J'ai pas d'amis...


De guerre lasse, j’étale une carte du coin sur le toit de Titine. Je suis dans l'anus de l'univers et il est velu d'épinettes. Merveilleux ! J'ai besoin d'une cigarette.


Je t'ai déjà demandé d'arrêter.
Et moi de me foutre la paix.
On a pas toujours ce que l'on veut.


Alors que je farfouille dans les poches de mon bombers, de quoi rouler ma douloureuse, j'aperçois les phares d'une voiture qui roule dans ma direction, toute lumière dehors. J'étale le sale de mes doigts sur mes joues et affûte mon expression de détresse la plus convaincante. Pauuuvre, pauuuuuvre Klaudia ! J'effectue de grands signes à dessein de me faire remarquer. Voiture de service des gardes-forestiers. Parfait...



Plateau. Pions. Joueurs.
Que la partie commence, alors...
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MessageSujet: Re: The Language of Limbo {Blaî&Klaudia}   Mar 31 Juil - 18:10


○ Fosse ○›
IPOLITT

Il tangue. A gauche. A droite. Le pas faux et la gueule de biais. Il a trop bu le barbu. Ses cheveux mal attachés se tordent sur sa nuque dans un élastique trop crasseux pour y ressembler. Peu importe. Même le crâne nu il serait moche. Ses lèvres crispées se marrent sans raison, affichant des dents pourries et déformées comme sa gueule d'alcoolo ridée. Blaî le regarde faire et allume sa torche, fixant ses pieds pour l'aider à marcher droit. L'aider. Comment pouvait-il aider un déchet pareil. Il en était peut-être à son quinzaine voyage en taule de courte durée. Un CDD renouvelé "logé nourri blanchi" aux frais du contribuable. A croire qu'il le faisait exprès ce vieux con. Blaî avait du respect pour autrui mais était blasé par la moitié d'entre eux. Il aimait son boulot parce qu'il aimait être utile, il aimait les gosses, et le rire des femmes et des jeunes gens qui avaient encore l'audace de voir le monde avec les yeux insouciants. La réalité des insouciants. Il ne l'a plus. Il est là pour protéger les optimistes. Ceux qui ne voient jamais les vérités, mais lui, il les voit, il les décrypte. Par habitude. Juste par habitude. Il n'a rien d'exceptionnel, il est humain.

Justement

Il l'est plus que n'importe qui et il sait s'en servir. Il sait ouvrir les yeux et les garder ouvert, gérer son stress, l'anxiété des autres, les situations problématiques. L'ambulance embarque le complice de l'alcoolo, avec qui il s'est battu, et Blai lui, il se coltine ce con. Pourquoi ils ne l'ont pas embarqué avec eux? Celui là. Ils auraient du. Mais ils ne l'ont pas fait. Et le voilà à faire un contrôle de routine, à le faire souffler dans le doseur, le voyant près à se faire éclater ses joues élastiques de rides. Lui qui croyait que les humains ne pouvaient pas être croisé avec des Sharpee, quelle surprise. Il va se décoller la peau à force. "C'est bon... c'est bon. T'es trop plein pour souffler, tu vas finir par l'avaler." ou le ... remplir. Le vieil alcoolo vient de vomir, y compris sur l’alcootest. Nom de... dieu... que les ancêtres lui pardonnent, mais il va lui claquer la tête à ce type. Le vieux lui tend le testeur, que par réflexe Blaî prend. Pourquoi il a fait ça merde! C'est dégueulasse! Le lieutenant grimace et lève les yeux au ciel. Pourquoi tu me détestes autant toi là-haut. Une envie de lui écraser dans la face. Bien comme il faut comme il le mérite mais y'aurait bavure. Et ça non, il ne faut pas. Un jour, j'vais finir schizophrène et personne ne comprendra pourquoi bien sûr. Deux mètres et cent cinquante kilos de schizophrénie. Rien de bien grave.

Il le choppe par l'arrière du col, et le balance sur la banquette arrière, séparant le conducteur du reste par une grille noircie par la crasse, la vieillesse et la rouille. Faut pas croire que leur véhicule est flambant neuf. Il le tient en bon état, même très bon état mais une grille qui est touché par des alcoolo, des criminels et tout ceux qui lèchent la grille, vomit dessus , y pisse ou gratte... il l'a souvent récupéré cette grille, et au final, elle rouille. Un parfait tremplin pour le tétanos. Alors papi, tu fermes ta gueule ou je t'écorche le nez sur la grille et tu trembleras jamais sur une ligne droite. Je le pense mais je le ferai pas. Remercie les esprits que je sois un gentil. La portière claque. Il contourne le pick up et prend le volant, alors que l'autre beugle comme un porc fatigué derrière et se frotte à la grille comme pour mendier un câlin. Même pas en rêve. Plutôt crevé. Il est ouvert d'esprit, il doit avoué mais pas à ce point. Blaî frappe la grille de son poing en arrière et la bagnole démarre. Les bruits des pneus font écho au gars derrière qui loupe le siège et finit entre les sièges et les dossiers de devant, à embrasser les tapis de sol des passagers. Qu'il fasse se qu'il veut tant qu'il se branle pas sur les sièges de la voiture de fonction. Il ne nettoiera pas c'est mort. Ça commence à puer. Il ouvre les fenêtres en grand et le froid de la nuit tombante frigorifie le passager. Tant mieux, si sa mâchoire se bloque, il vomira pas. Blaî n'écoute pas ce qu'il dit. Ce qu'il braille. Ce qu'il ricane et sa voix déraille, devient rauque et il commence à se parler à lui-même, ce vieil homme, pas si vieux. La vie fait parfois vieillir trop vite les traits.

La route. Longue. Inerte, qui ne bouge pas, qui s'allonge et lèche la surface du comté comme une rivière son lit rugueux. Blaî pose sa tempe sur son poing, le coude sur le rebord de la fenêtre. Un poème rauque lui vient aux oreilles, le ridé s'exprime, blasphème et le blase. Y'a même pas rimes, il pourrait faire des efforts. Un long soupir. Il a envie de lui dire de la fermer, mais ça non plus, il ne le fera pas. Pas encore. Il se retient. Self control. Allez, un peu de patience. Bientôt, il ne sera plus dans ta voiture.

Ses phares captent une anomalie sur le bord de la route. Et c'est la que la route, rivière douce, se transforme en rapide. Y'a toujours des rochers qui modifient le courant, qui fait de la mousse, qui jettent des souches sur les rives, les abandonnant là. Et comme dans un film de série Z, elle sort du fossé, de derrière une vieille et belle bagnole qui a du caractère. Le dernier film qu'il a vu avec ce genre de scénario, la nana ouvre la bouche comme une goule et bouffe celui qui vient l'aider. Un nouveau soupir, il gare la bagnole dans le fossé derrière la dame de métal. Le vieil alcoolique gueule dans la voiture. "Putain, elle est canon! Ramènes la on va se la faire à deux, lieutenant!" Blaî frappe la grille deux bons coups. "Ferme la Gideon. Continue de me les casser et je te laisse dans le pré, t'as compris?" "C'est bon, je voulais juste être généreux!" "Ouais bah sois le en épargnant ma banquette, et pisse pas non plus!" "J'ai envie! " Blaî déverrouille la porte, complètement dépité. Le vieux s'écroule dans le fossé, baissant son froc pour se soulager. Oh putain. Classe. L'officier lève les yeux au ciel et va vers la demoiselle, allumant la lampe torche, ne lui éclairant pas en plein visage pour ne pas l'éblouir. Il a eu sa dose de surnaturel cette semaine, alors si elle pouvait éviter de la lui jouer -je veux te buter- ce serait bien. Il n'a pas envie de devoir lui faire du mal. Sa voix grave résonne dans sa gorge. Calme. "Bonsoir. Je peux vous aider?" Il voit une carte s'envoler avec une bourrasque et finir dans le fossé boueux et gelé. Ah bah si elle cherchait un moyen de se repérer, elle va moins bien y arriver là. "Perdue?" Les gens vraiment perdus ici ne sont pas si nombreux au final. Quand on est perdu c'est qu'on a pas cherché à se perdre. La plupart ont cherché à se perdre. Les raisons divergent: ils cherchent quelqu'un, ils veulent de l'adrénaline, fuir le monde, se faire petit ou trouver l'osmose avec des choses qui nous dépassent, mais au fond, se perdent-ils vraiment? Ils sont exactement où ils voulaient être, juste qu'une fois sur le bon lieu, ils ne savent pas où se poser, c'est ça le vrai problème. Aucune nana sans défense ne se pointerait à bord de ce genre de bagnole, au milieu de la campagne, sans raison, en prétextant juste l'errance.

"Chef, j'ai envie de chier aussi!" "Ferme la Gideon!" Et le voilà qui grogne et force. Putain c'est pas vrai. Blaî affiche un visage écœuré et regarde de nouveau la demoiselle. "J'vais finir par le noyer dans le fossé. Bon, faites voir cette bagnole... Vous venez d'où comme ça? Et pas de mensonge, j'ai une nuit déjà assez chiante comme vous pouvez l'voir. " Il s'avance vers le capot déjà ouvert et éclaire. Bonjour le merdier la dedans. C'est quoi ces rafistolages? Il n'est pas garagiste mais il en a bidouillé des bagnoles depuis le temps et c'est la beauté de la carlingue n'a rien à voir avec la gueule du moteur. C'est un peu comme une prostitué. Dehors, c'est canon, sexy, t'as envie de te l'envoyer, mais ça te freine quand tu percutes à ce qu'il y a dedans. C'est tout déglingué, périmé et rouillé. Il éclaire le visage de la belle, haussant un sourcil. "Vous lui avez fait quoi? Vous faites pareil aux hommes que vous croisez?" Quoi une note d'humour pour faire passer le fond sonore foiré, c'est mieux que rien non? Un sourire en coin en observant de nouveau le moteur.


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MessageSujet: Re: The Language of Limbo {Blaî&Klaudia}   Jeu 9 Aoû - 7:39

La voiture fait halte à mes pieds. Deux hommes dans la carlingues : une montagne de muscles et un ivrogne libidineux. Merveilleux produits du patriarcat. J'ajuste mon costume de femelle en détresse au plus près du corps. Pendant que l'un empoigne ses attributs pour arroser la végétation qui ne réclamait pas franchement son ammoniac, l'autre s'avance, pimpant de barbaque étalée vaillamment dans son uniforme. il en exploserait presque les coutures.

- Bonsoir. Je peux vous aider?
- Oh ! Monsieur l'agent, vous êtes une bénédiction !
fais-je en m'approchant, l'air...
- Perdue ?
- J'aurais préféré, je suis malheureusement en panne...
Je bats des cils, usant à la perfection de ma moue de gamine trentenaire, encore confite de juvénilité. Ma voiture a fait un drôle de bruit avant de brusquement fumer ! J'ai du la pousser sur le bas côté.
- Chef, j'ai envie de chier aussi!
- Ferme la Gideon!

Rabattant mes mains en croix sur ma poitrine et feignant un choc causé par le déballage de crudité, je me tourne vers l'officier pour mieux le détailler. A la lumière des phares, je note une peau matte et un regard perçant. Surement un natif de la fameuse réserve crie.

- J'vais finir par le noyer dans le fossé.
- Je crois qu'à ce stade il n'aura pas besoin de vous. Ses propres fluides lui suffiront.
Grimace drôlatique avant de sourire.

La connivence passe toujours par l'humour.
Encore faut-il que ton interlocuteur en est.
Laisse-moi gérer, Yvain !

- Bon, faites voir cette bagnole...
- Merci infiniment "Chef" !
 Soulagement perceptible dans la voix.
- Vous venez d'où comme ça? Et pas de mensonge, j'ai une nuit déjà assez chiante comme vous pouvez l'voir.

Ne te l'avais-je point dit ?
Ton numéro de charme n’est pas assez affûté.

Tu peux me laisser pétrir mon pain sans foutre tes doigts dedans ? Merci.

- Je... Expression peinée criante de culpabilité pour avoir gâché sa soirée (connard, c’est ton job.)... Je suis navrée de vous causer du tracas. Je ne voulais pas peser sur votre soirée de travaille. vous avez surement une femme et des enfant qui vous attendent chez-vous à cette heure...

Je me dandine dans mes souliers, regard rivé sur le tapis d'épines de sapins. Pendant qu'il ausculte sous les jupes de ma bagnole, je monopolise la conversation comme le ferait toute jeune femme un peu stressée par la situation, renfort de tics à l'appui.

- Je me rends chez un ami qui vient d'ouvrir son restaurant à Blackwater Falls. Vous connaissez peut-être ? : Le Gontr'hamburger. enfin c'était son projet d'enseigne. Il s'appelle Gontran. Gontran... Hamburger... Vous l'avez ?

J'ai un petit rire parfaitement étudié pour paraître naturel et nerveux à la fois.

- Je sais, c’est un peu ridicule, mais il est français, que voulez-vous ! Je suis venue sur un coup de tête. C'est la première fois que je viens au Canada vous savez ? C'est vaste ! Et on s'y sent vite tout petit. Je pense que j'ai pris un mauvaise embranchement en sortant de Calgary  et ça a un peu rallongé mon itinéraire. Tortillement de cheveux, œillades inquiètes aux cimes pointues qui se découpent sur fond de nuit tombante. Et voilà que ma voiture tombe en rade en pleine forêt... pas rassurant, hein ? Ahah...
- Vous lui avez fait quoi? Vous faites pareil aux hommes que vous croisez?


Je mets une poignée de secondes à analyser la question, le regard écarquillé. Sincèrement prise au dépourvu par la gratuité du propos. Un formidable concert de flatulence nous sert de bande originale. Nous sommes dans un de ses romcoms modernes foireuses, où on nous sert une scène de première rencontre rocambolesque entre les deux personnages sensés convoler.

1- S'offusquer
2- Rougir d'inconfort.
3- Tenter la répartie.

Tic Tac... Tic Tac...

J'amorce un début de gloussement de malaise, les joues en feu sur commande, comme si je comprenais la blague à rebours.

- Hein ? Ah.....Ahahaha.. Non.. je... Hum... Je fais mine de reprendre la main après un charmant mordillement de lèvres. Je ne suis pas très douée pour la mécanique, ni pour la cuisine, et le fer à repasser est mon pire ennemi. Je ne suis guère bonne à marier, je le crains. Et j'ajoute avec un sourire plus frais, J'ignorais que les canadiens organisaient des speed dating en pleine forêt. C'est original. Vous pensez pouvoir quand même me venir en aide à moi ou ma voiture ? Peut-être même les deux, soyons fous !

Je me retiens de pouffer cette fois.

- Je.. Je crois que votre compagnon en a terminé.
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MessageSujet: Re: The Language of Limbo {Blaî&Klaudia}   

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