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on vous invite à privilégier les fantômes et les petits humaiiiiiiins
nous sommes présentement en automne 2017 (septembre, octobre, novembre) I love you
RH célèbre ses deux ans ! merci à tous, on vous aime !

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 There could never be a father love his daughter more than I love you ☽ maya

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MessageSujet: There could never be a father love his daughter more than I love you ☽ maya   Mar 31 Juil 2018 - 18:55


Maya & Roman

I believe the light that shines on you will shine on you forever. And though I can't guarantee there's nothing scary hidin' under your bed, I'm gonna stand guard like the postcard of the golden retriever and never leave 'til I leave you with a sweet dream in your head.



Le soleil se levait progressivement et il avait mal à la tête. En soit, ce n’était pas franchement surprenant. A vrai dire, c’était même plutôt habituel. Depuis la mort de sa femme, on ne pouvait pas dire que le taux d’alcoolisation de Roman Earnshaw soit très légal. Mais là, c’était pire que d’habitude. Il avait littéralement l’impression qu’un camion lui avait écrasé la tête. Pestant donc contre le jour qui se levait, l’ancien chasseur se tourna et chercha à se rendormir. Mais très rapidement, il constata que c’était peine perdue que d’essayer de se battre avec le sommeil. Il l’avait quitté et il ne reviendrait plus. Tout comme ses souvenirs de la veille, apparemment. Car maintenant qu’il y pensait, il n’était plus très certain de se rappeler des évènements de la veille au soir. Il se souvenait être allé au bar, mais ça, encore une fois, ça n’avait absolument rien de surprenant. Il avait croisé Eli, mais il lui avait faussé compagnie. Pour faire quoi en revanche, il ne savait plus. Pour une femme peut-être. Soudain, il ouvrit les yeux. Une femme oui. Une femme. Il se souvenait vaguement de cette silhouette élancée, de cette brune pétillante. Elle était à peine plus âgée que Maya, elle devait avoir vingt-cinq ans à tout casser. Vingt-cinq ans et du joli monde au balcon. Quoi ? Il était veuf, alors forcément qu’il s’intéressait au décolleté des demoiselles. Hors de question d’offrir son cœur à nouveau, mais il ne refusait que très rarement la compagnie d’une présence féminine. Sauf que Roman ne se souvenait plus de l’issu de la soirée. Il n’avait pas le moindre souvenir de ce qu’il avait fait après avoir rejoint la belle brune. On aurait pu penser que ce genre de détail serait gravé dans sa mémoire, mais non. Putain, la honte. Il n’avait plus vingt ans, il avait passé l’âge de picoler au point d’en oublier ses souvenirs et il avait passé l’âge de ramener des femmes chez lui – ou pas d’ailleurs – sans que cela n’incruste sa mémoire. Normalement, il aurait eu l’âge de faire la morale à sa fille, mais il s’avérait qu’elle était plus mature que lui visiblement. En parlant de sa fille, l’ancien chasseur était soudain parfaitement éveillé. Et si elle l’avait vu rentrer hier soir ? Ou pire, si elle avait croisé la demoiselle au petit déjeuner. Le jeune homme se passa les mains sur le visage. Ok, aucune raison de paniquer. Après tout, il ne se souvenait de rien, alors peut-être qu’il était rentré seul, hier soir. Il n’en savait rien. Et il n’était pas certain d’avoir envie de le savoir. Il ferait sans doute mieux de rester dans son lit pour toujours, jusqu’à ce qu’il ne meurt de faim. A la place, il soupira, enfila un caleçon et un t-shirt et traîna des pieds jusqu’à la cuisine. Il entendait du bruit et au fond de lui, il espérait ne pas avoir une mauvaise surprise. Au final, peut-être que faire demi-tour et retourner se coucher était une meilleure idée ? Mais non, il inspira, prenant son courage à deux mains avant de passer sa tête par la porte, avec toutes les précautions du monde. « Ah, c’est toi », fit-il  en se grattant nerveusement la nuque, après avoir reconnu sa fille, qui s’activait dans la cuisine. En soit il avait parfaitement conscience que ce n’était pas le genre de chose qu’il aurait dû lui dire parce que ça voulait un peu dire qu’il s’attendait à trouver quelqu’un d’autre dans sa cuisine. Parfois, il s’en voulait d’être un idiot fini. Et en même temps, il n’avait toujours aucun souvenir de ce qu’il avait fait la veille. Il n’avait pas non plus la moindre idée de quoi sa fille avait été témoin. Et à en juger par son regard, elle avait quelque chose à dire. « Pitié, pas de commentaire avant que j’ai bu mon café », ajouta-t-il en allumant la cafetière. Il bailla, fatigué par cette nuit bien trop courte. Il n’était toujours pas convenablement réveillé, donc il n’avait pas la force d’avoir une discussion sérieuse. Peu importait si sa fille comptait l’engueuler ou revenir à la charge pour qu’il lui apprenne à chasser d’ailleurs,. Ou même si elle voulait lui annoncer qu’elle avait décidé d’escalader l’Everest. Il n’était pas près. « Bien dormi ? », demanda-t-il finalement, sans pouvoir s’empêcher de bailler longuement une nouvelle fois.  
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MessageSujet: Re: There could never be a father love his daughter more than I love you ☽ maya   Dim 5 Aoû 2018 - 5:20

C’était une situation embarrassante. Ce n’était pas la première fois que Maya croisait les femmes que son père ramenait parfois à la maison - mais ça avait été différent cette fois. Peut-être parce que cette fille avait semblé à peine plus vieille qu’elle. Peu importe ce que c’était, Maya avait été incapable de refermer l’oeil. Elle était rentrée à une heure indécente, mais son père avait été soit trop occupé ou trop bourré pour réaliser - c’était bien le seul avantage de ses habitudes malsaines, de permettre à Maya de s’éclipser et de revenir sans que son père ne se rende compte. En se levant au petit matin pour aller aux toilettes, elle avait aperçu une silhouette quitter la chambre de son père pour s’éclipser. Silhouette élancée, cheveux bruns. Maya s’était arrêtée net et n’avait tout simplement pas pu se rendormir. Bon sang c’était troublant - et ça lui foutait le frisson. Savoir que son père buvait jusqu’à plus se rappeler ses soirées, c’était une chose - mais croiser ses coups d’un soir, ça en était une autre. Elle s’en serait bien passé, franchement. Au moins celle-là avait eu la décence de partir sans passer par la case conversation malaisante le lendemain matin - Maya en avait croisé une ou deux qui ne savaient même pas qu’elle existait. Et disons qu’une fille de vingt ans, ça s’évite difficilement. Maya se faisait toujours un plaisir de les dégager - mais celle-là n’avait même pas eu besoin d’aide. Aux alentours de six heures et demi, Maya avait abandonné l’idée de faire une grasse matinée du dimanche, et était descendue à la cuisine. Deux tasses de café plus tard, elle avait le nez plongé dans un bouquin de biologie - la rentrée avait été difficile - et entendit son père remuer. Elle se relève pour aller attraper la confiture pour sa tartine, les yeux relevés vers l’endroit où elle le verra apparaître. Peu de temps après un bout de tête se faufile dans l’espace, yeux méfiants et prudents. « Ah, c’est toi. » Elle lève les sourcils, l’observant se gratter la nuque. Il avait une sale gueule, franchement. « Bon matin, papa. » Il y a bien un note de sarcasme dans sa voix, alors qu’elle s’approche pour lui voler un baiser sur la joue. « Pitié, pas de commentaire avant que j’ai bu mon café. » Elle alla se rassoir à la table, attrapant le couteau pour tartiner le pain. « J’ai rien dit moi. » Elle se retenait bien de le faire, bien sûr - ça ne saurait tarder. Mais elle savait que le café était important pour son père. Elle pourrait au moins lui donner ça, avant de lui tomber dessus dans les règles de l’art.

« Bien dormi ? » Elle l’observe bailler, se retenant de ne pas faire de commentaire cette fois. On aurait presque dit que c’était lui, le fêtard de vingt ans - sauf que bien sûr, il ignorait qu’elle avait passé la soirée dehors elle aussi avec des amis. Mais elle avait été sage - juste une bière et quelques cigarettes. « Ouais. » Elle hausse les épaules, en mordant dans sa tartine. Observe toujours son père, les cernes, le teint un peu pâle, les yeux vitreux. Elle déteste le voir dans cet état - mais l’horrible habitude s’est créée. « J’dormais bien jusqu’à croiser ta plus récente conquête en allant pisser. Elle avait l’air pressée de partir. C’était pas bien ? » Petit sourcil aux lèvres - elle l’agace un peu, tout de même. Arque un sourcil, en lui jetant un regard entendu. Elle referme le livre de biologie, en déposant sa tartine dans son assiette. « Après, j’pourrais bien te demander si t’as bien dormi, mais à ma grande horreur, je connais déjà la réponse. » Le sourire de Maya qui s’efface, brièvement, en regardant les traits tirés de son père. Ça lui pèse, cet état constant d’ivresse, la santé qui prend le fossé, cette vie impossible qu’il mène depuis la mort de sa femme. Maya qui aimerait tellement le ramener sur le droit chemin, mais qui ne saura même pas où commencer. Pas tant que lui a un minimum de volonté - elle sait que y’a rien à faire. Faut juste qu’elle se raccroche à ce qu’elle sait faire, et c’est de ne pas lâcher prise, et de continuer d’insister. « Tu t’souviens même pas d’ta soirée, hein ? » Le soupir lui échappe, alors qu’elle se laisse retomber dans sa chaise. Les grandes jambes qui se hissent sur la chaise d’à côté. « C’est qui qui a vingt ans, c’est toi ou c’est moi ? » Mais son ton se veut tout de même léger, pas d’humeur à s’engueuler, ou même à l’accuser.

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MessageSujet: Re: There could never be a father love his daughter more than I love you ☽ maya   Jeu 9 Aoû 2018 - 16:35


Maya & Roman

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Ce qui était une certitude, c’est que Roman n’était certainement pas le père de l’année. On pouvait simplement dire qu’il faisait de son mieux. Il avait toujours été un père prévenant, un père attentionné et même un père complètement gaga avec sa petite fille. Mais ça, c’était avant. Depuis la mort de sa femme, Roman était clairement à côté de la plaque. Parfois – souvent – il s’en voulait, parce qu’il se disait que sa fille méritait bien mieux que ça venant de lui. Mais les faits étaient pourtant là et Roman s’efforçait simplement de faire de son mieux. Il devait bien avouer que ça l’arrangeait pas mal que Maya soit une grande fille maintenant, parce qu’il n’était même pas certain qu’il aurait eu la force de s’occuper d’elle comme elle le méritait si les choses avaient été différentes. Il aurait pu être un père plus stricte, il aurait pu lui dire qu’elle ferait mieux de s’occuper de ses études plutôt que de sortir faire la fête, mais est-ce qu’il pouvait sincèrement la juger ? Dans le fond, il savait que non, il savait que ce n’était pas à lui de dire quoi que ce soit. Lui, il était pire encore. Et il l’avait prouvé une nouvelle fois ce matin. Déjà cette nuit. Il avait sans doute passé l’âge de ramasser des jeunes femmes dans des bars depuis bien longtemps, tout comme il avait passé l’âge de boire jusqu’à oublier complètement la soirée qui s’était écoulée. Mais Roman depuis quelques années n’était plus que l’ombre de lui-même et d’ailleurs, il ne se reconnaissait tout simplement plus. Alors oui, il aurait aimé offrir à sa fille une vie meilleure, un père meilleur, mais ils avaient tous les deux la chance d’être encore là, d’être encore en vie. Et ce n’était malheureusement pas le cas de tout le monde.

Alors qu’il traînait sa gueule de bois et son mal de crâne vers la cuisine, il se demandait ce qu’il risquait bien de trouver au rez-de-chaussée. Après tout, la nuit avait l’air d’avoir été torride. Sauf qu’il n’en avait pas le moindre souvenir. Oui, il aurait sans doute dû se sentir honteux, parce qu’à son âge, ce n’était plus quelque chose d’acceptable, mais à vrai dire, il se sentait plutôt nauséeux et complètement à côté de ses pompes. La culpabilité, ce serait pour plus tard. Pour l’heure, sa fille se contentait de le saluer en embrassant sa joue. « Bonjour », répondit-il, quand il arriva à la conclusion que Maya était la seule personne présente dans la pièce et que personne ne risquait de venir l’attaquer brusquement. Autrement dit, pas la moindre brune dans les parages, juste sa fille. Il ne savait pas s’il devait se sentir soulagé ou non. Si la femme qu’il avait ramené avait été dans sa cuisine, au moins, il serait clair et net que Maya l’avait découverte. Là, il ne savait pas s’il devait se sentir coupable de quelque chose ou non. Probablement d’ailleurs que le simple fait qu’il ne sache pas signifiait justement qu’il devait précisément se sentir coupable. « Hm », se contenta-t-il de grogner. Elle ne disait rien. Pour l’instant. Quelque chose lui disait que ça allait encore arriver et qu’il n’était pas prêt pour cela. Mais l’ancien chasseur n’ajouta rien, se contentant de se faire du café. Il était tout bonnement incapable de faire fonctionner son cerveau sans caféine, encore moins alors que les effluves d’alcool ne s’étaient pas encore envolées. Maintenant qu’il était servi, il pouvait s’enquérir de son sommeil. Il lui faudrait encore quelques minutes pour se réveiller et se préparer quelque chose à manger. Sauf que la remarque de la jeune femme lui arracha une grimace. C’était pas bien ? Personne ne s’en était jamais plaint pour l’instant en tout cas. Mais pour le coup, il l’ignorait. « Je … », commença-t-il. Et qu’est-ce qu’il était supposé dire pour se justifier exactement ? Il n’en savait toujours rien. Si ses souvenirs voulaient bien refaire surface maintenant tout de suite, ça l’arrangerait. Non ? Bon, tant pis. « Elle devait aller travailler. Mais c’était quand même plutôt chouette », mentit-il. Et à qui il mentait au juste ? A elle ou à lui même ? Difficile à dire. Il avait conscience de faire n’importe quoi. Mais la vérité, c’est qu’il ne se rappelait pas de grand-chose. Juste que c’était une femme. Ce qui était déjà pas mal, non ?. « A ta grande horreur ? Serais-tu choquée que ton vieux père ait encore une vie sexuelle ? », rétorqua-t-il, tout aussi sarcastique. Il aurait peut-être du être gêné, mais il n’en était rien. De ce point de vue, il avait toujours été honnête avec Maya. Oui son cœur était brisé, non il n’était pas capable d’aimer une autre femme. Malgré tout, il avait parfois besoin de compagnie. Et un peu plus encore. Malgré son sourire niais, son visage trahissait pourtant la nuit qu’il venait de passer. Avec le temps, il ne récupérait plus aussi bien. Il était épuisé. Il avait mal à la tête. Mais c’était la seule chose qu’il trouvait capable d’effacer ses cauchemars. Et puis, sa fille reprit la parole et même si elle n’était pas agressive, il sentait le reproche dans sa voix. Elle le connaissait que trop bien. Peut-être parce que depuis quatre ans, il partait totalement à la dérive et qu’elle le savait. Un soupir lui échappa à son tour, trahissant sa lassitude. « D’accord, je reconnais que je ne m’en souviens pas », concéda-t-il. Qu’est-ce qu’il aurait du dire de toute façon. Il n’avait même plus la force de se justifier. Chaque jour était une épreuve à ses yeux et si elle n’avait pas été là, il aurait cessé de se battre depuis très longtemps. « Celle là, je l’ai pas volé », fit-il finalement en s’asseyant à table. Non, il n’avait plus vingt ans. Non seulement il n’avait plus vingt ans, mais il était père. Et dans le fond, il ne se comportait pas comme il le devait. Sa fille avait encore besoin de lui. Elle aussi avait perdu sa mère. Mais c’était plus fort que lui. « Écoute je suis désolé. Je sais que comme père, je crains. Et que tu mérites mieux. Mais aux vues des circonstances, je fais d’mon mieux », ajouta-t-il en portant sa main à son visage pour lui caresser doucement les cheveux d’un geste rassurant. Il savait qu’elle se faisait du souci pour lui. Il n’était plus jeune et ses excès, il les payait très cher. Mais il avait perdu l’amour de sa vie. Plusieurs fois, on lui avait dit que ça faisait désormais quatre ans et qu’il était temps qu’il se bouge le cul. Mais comment était-il supposé tourner la page sur l’amour de sa vie ? « Tu veux des œufs et du bacon ? », demanda-t-il finalement, pour tenter de changer de sujet. Il était certain qu’elle n’en avait pas fini avec lui, mais s’il voulait pouvoir affronter cette journée, il avait besoin de manger.
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MessageSujet: Re: There could never be a father love his daughter more than I love you ☽ maya   Lun 20 Aoû 2018 - 17:11

« Elle devait aller travailler. Mais c’était quand même plutôt chouette. » Maya arque un sourcil, et ponctue le geste d’une légère grimace. Je veux pas savoir, qu’elle a envie de lui dire. Franchement pas intéressée par la vie des conquêtes de son père, mais bon, elle se ravisa de faire un commentaire. Le café pas encore tout à fait avalé, elle connaît son père mieux que personne, et de toute façon elle n’est pas sûre d’être vraiment d’humeur à trop s’exaspérer. Puis elle voyait bien que le matin était un peu difficile pour son père. « À ta grande horreur ? Serais-tu choquée que ton vieux père ait encore une vie sexuelle ? » La mâchoire de Maya se décroche, alors qu’elle observe son père avec des grands yeux. L’expression de dégoût qui lui tord un instant les traits, alors qu’un frisson la parcoure. « Ugh, papa ! » Elle ne voulait pas savoir comment se passait la vie sexuelle de son père, ni même de savoir qu’il en avait une - comme c’était souvent le cas avec les parents et les enfants. Elle préférait largement ne pas y penser pour ne pas que des images franchement malaisantes ne lui viennent en tête. Mais à force de croiser des filles en petite culotte sortant de la salle de bain le matin, ça devenait presque inévitable. Elle ne pouvait s’imaginer l’inverse, cependant - son père commettrait bien un  meurtre s’il se levait un bon matin pour croiser un type en caleçon sortant de sa chambre. Tiens. Elle devrait peut-être essayer ça un jour, juste pour voir ce qui pourrait bien arriver. Mais ça serait peut-être mieux de ne pas tenter son père avec des envies de meurtre. Il avait déjà suffisamment de soucis. Mais quand même, la remarque lui arrache un léger sourire, face au sarcasme de son père. Toujours le même, malgré tout ce qu’ils ont pu traverser.

« D’accord, je reconnais que je ne m’en souviens pas. » Elle le regarde, sourcils haussés. Au moins, c’était une chose qu’il le reconnaisse. Ça ne pardonnait pas, pas vraiment, mais Maya ne parvenait pas à être vraiment en colère contre lui. Pas sachant ce qu’il tentait de noyer dans l’alcool - le chagrin et le vide, qu’elle s’efforcait de gérer autrement. « Celle là, je l’ai pas volé. » Elle l’observe alors qu’il vient s’assoir, et elle prend une autre bouchée de sa tartine. Observant le visage de son père, le teint un peu cireux, les yeux brillants de la veille. « Écoute je suis désolé. Je sais que comme père, je crains. Et que tu mérites mieux. Mais aux vues des circonstances, je fais d’mon mieux. » Et ça vient la prendre au coeur, Maya, les mots de son père. Elle le sait, après tout, qu’il fait de son mieux. Que ce n’est pas facile pour lui - qu’elle a perdu sa mère, mais lui a perdu l’amour de sa vie. Alors elle sourit doucement, alors qu’il vient lui caresser les cheveux. Le geste tendre lui fait du bien. « Je sais, papa. Et dis pas ça. Tu crains pas tant que ça. Juste un peu. » Petit sourire complice, pour lui indiquer qu'elle rigole. Ça serait pas eux si elle ne l'agaçait pas un peu, après tout. Mais la vérité reste là - j’voudrais pas d’un autre père que toi. Mais elle est pas si douée pour dire les choses, Maya. Ça semble de famille après tout - mais elle sait que son père la comprend. « Tu veux des oeufs et du bacon ? » Le sourire malicieux qui se dresse sur ses lèvres, et son estomac qui donne signe de vie à la mention de la nourriture. « Tu penses vraiment que j’vais dire non ? » Le regard complice, alors qu’elle se laisse un peu retomber dans sa chaise. « Fait pas cramer l’bacon, cette fois. » Elle l’avertit, pour l’agacer un peu - son père se débrouillait bien en cuisine, c’était juste arrivé une fois qu’il avait fait brûler le bacon, et elle s’amusait souvent à lui rappeler. Elle se retient de lui faire un autre commentaire sur son état, mais elle a plus envie de passer la matinée tranquille avec lui - et peut-être, de lui parler de son petit projet. Reste tranquille, assise à la table, en sirotant son café. « J’voulais t’dire… j’pense peut-être reprendre un p’tit boulot, bientôt. Ça me plaisait de travailler, et puis j’aimerais économiser un peu. » Tâter le terrain, voir comment il réagit. Après tout, elle sait qu’elle est encore jeune pour quitter la maison, et elle ne sait même pas si elle a envie de le laisser seul - mais elle est indépendante, Maya, et peut-être que ça pourrait leur faire du bien à tous les deux.  

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On ne pouvait pas exactement dire que Roman Earnshaw était dans la position d’être le père de l’année. Il en avait consciente. Et à vrai dire, n’importe qui pouvait en avoir conscience. Roman était hanté par des démons que nul ne pouvait imaginer. Chaque fois qu’il fermait les yeux, il revoyait sa femme se faire tuer, même des années après sa mort. Il avait beau faire, il avait beau boire, rien n’y changeait, il n’arrivait pas à se défaire de cette image qui le hantait. Mais il avait conscience que la personne qui payait le plus pour ses erreurs était sa fille, Maya. Il n’était pas un père à la hauteur. Il était loin d’être l’homme qu’il lui fallait pour la protéger et la mettre en sécurité. Pourtant, Roman l’aimait. Ah ça oui, il l’aimait. Plus que de raison. Mais il n’arrivait simplement pas à assumer son rôle de père, à son grand désespoir.

Sa remarque le fit rire, lui arrachant au passage une grimace. Il se souvenait de lui, quand il était plus jeune, à la seule idée que des adultes puissent avoir une vie sexuelle. Ça le dégouttait. Aujourd’hui, il était plus âgé et il prenait conscience qu’il était bien trop jeune pour décider que c’était fini, qu’il ne toucherait plus à une femme de sa vie. D’autant plus que Roman avait conscience qu’en plus de noyer son chagrin dans l’alcool, il tentait d’oublier sa peine dans les bras de femmes aux courbes voluptueuses. C’était sa façon à lui de se rappeler qu’il était vivant. Mais une fois encore, il savait que c’était également quelque chose de mal qu’il faisait, pour l’éducation de sa fille. Il aurait dû être un minimum discret, s’assurer qu’elle travaillait bien à l’école, qu’elle ne fréquentait pas les mauvaises personnes et qu’elle était heureuse. Pas la forcer à tomber sur ses conquêtes, ni à le croiser avec la gueule de bois au petit déjeuner. A cette pensée, toute trace de sourire s’effaça de son visage et il posa ses doigts sur l’arrête de son nez. Il devait se reprendre.

Ça faisait trois ans maintenant qu’il se disait qu’il devait se reprendre.

Finalement, ce ne serait pas pour aujourd’hui. Probablement pas pour demain non plus. Alors autant avouer. Il ne se souvenait pas de grand-chose. Tout ce qu’il pouvait faire, c’était s’excuser. Parce qu’il n’était pas un bon père, parce qu’il n’était pas à la hauteur de la mère qu’elle avait perdu. Mais il était là pour elle. Est-ce que c’était quand même un peu suffisant ? Il osait l’espérer en tout cas. « Juste un peu », répéta-t-il avec un sourire amusé. Au final, c’était déjà pas mal. Plus qu’il ne le méritait. Il ne craignait qu’un peu. Au moins, elle l’aimait toujours. S’il l’avait blessé au point qu’elle ne veuille plus lui adresser la parole, il ne s’en serait jamais remis. Dans un sursaut de conscience paternelle, Roman décida de faire la cuisine. Après tout, il n’y avait que ça qui pouvait le rattraper. Et il avait terriblement besoin de manger. Son estomac criait famine. C’était les effets de l’alcool. Un autre effet serait, un jour ou l’autre, une douleur atroce, quand son foie ne serait plus capable d’éponger ce qu’il buvait. Mais il préférait ne pas y penser. « J’avais oublié que tu étais une vraie morfale », fit-il en riant, lui adressant un clin d’œil complice. D’accord, c’était peut-être vrai que pour cela, elle tenait un peu de lui. Lui, il pouvait manger à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. « Hey ! C’est petit comme attaque, c’est arrivé qu’une fois d’abord », râla-t-il. Mis il avait le sourire Roman, parce que la seule chose qui pouvait le rendre un minimum heureux, c’était sa fille, sa petite princesse, son petit trésor. Dans l’esprit de Roman, elle aurait toujours trois ans, elle courrait toujours pour lui sauter dans les bras et s’accrocherait toujours à sa jambe de toutes ses forces pour l’empêcher de partir. Sur ces mots, il alluma le feu, mit le bacon à cuir dans une poêle et cassa des œufs dans l’autre. Lorsqu’il revint à table, ce fut armé de deux assiettes bien remplies. Il se jeta sur l’une d’elle, ravi de remplir son estomac. La brune reprit la parole et Roman la dévisagea. Il n’était pas contre l’idée qu’elle travaille. Il assumait les dépenses ici, du mieux qu’il le pouvait, mais son salaire ne lui permettait pas de mettre de l’argent de côté pour elle. Il le regrettait un peu d’ailleurs, mais pour une fois, ça n’avait rien à voir avec son penchant pour la bouteille. Être chasseur, ça ne payait pas, devenir garagiste non plus et être le seul à travailler, ce n’était certainement pas ce qui rapportait le plus. « Pourquoi pas. Si ça peut te permettre d’avoir de l’argent pour toi. Mais ne néglige pas tes études, tu mérites d’avoir un bel avenir, d’accord ? », fit-il avec un sourire encourageant. Que pouvait-il faire d’autre ? Certainement pas la décourager. Si elle voulait mieux s’en sortir que lui, il fallait qu’elle fasse des études. Mais il fallait aussi qu’elle puisse se les payer. Et ce n’était pas lui qui risquait de l’aider. Enfin sauf s’il devenait dealeur de drogues. « Parlant d’ça, faut que j’aille travailler. Il paraît que les factures ne se payent pas toutes seules », ajouta-t-il en vidant son assiette. Il prit tout juste le temps de tout mettre dans le lave vaisselle avant de la retrouver. « Passe une bonne journée », acheva-t-il en embrassant doucement sa tempe, avant de remonter pour se préparer à cette nouvelle journée qui l’attendait.
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