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on vous invite à privilégier les fantômes et les petits humaiiiiiiins
nous sommes présentement en automne 2017 (septembre, octobre, novembre) I love you
RH célèbre ses deux ans ! merci à tous, on vous aime !

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 Stelele strălucitoare {Ciuloine}

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MessageSujet: Stelele strălucitoare {Ciuloine}   Ven 10 Aoû - 6:17



Oh, I'm just a waste of skin
But love is seeping through my pores
Oh dear, I long to be your warmth

Again
Again
Again
Again




"Je t'appelle vite..."

"Vite"
est une notion relative.

En vérité, je n'ai pas su attendre tes appels. Une fois les aléas de votre bordel réglés, un sentiment de manque m'a étreint les boyaux au plus fort de sa poigne. J'ai tenté de faire de la routine une alliée : entraîner Shioban, maîtriser ma cervelle avec Earl, laisser mes valises à la porte d'entrée d'Asmodée, appeler Vesper, chasser ... Recommencer. Jusqu’à ce que l'équilibre valdingue en pensant à toi. Jusqu’à ce que tu joues au chamboule-tout avec ma viande en quelques mots. Greffée à mon téléphone, j'ai grignoté tes messages comme un biafrais se repaît de miettes.

Et chaque silence a creusé ma Faim, me laissant les entrailles ouvertes et le corps glacé.

Pathétiques errances qui m'ont menée à ta porte, trois jours seulement après notre séparation. J'ai crocheté la serrure en bonne et due forme. Je t'avais prévenu que je passerais par la fenêtre. Je n'avais juste pas songé que j’effectuerais la manœuvre pour rentrer. Déambuler dans ton antre, m’asphyxier de ton odeur au travers chaque tissus, des détails de ton banal quotidien... C'est devenu un rite, reconduit à chaque fois que je me sens flancher, que l'idée de me pointer devant la villa de Saul, la bouche en cœur, me chatouille le crâne.

Si tu savais ce que ça me coûte d'être raisonnable.
Faut-il que je t'aime, Prost !

"Je t'appelle vite..."

Deux semaines sans entendre ta voix, juste à l'imaginer en lisant les syllabes digitales qui s'affichent sur mon écran, en visualisant ta bouille et tes joues pleines d'étoiles rousses. C'est long, deux semaines. Ton appartement a eu le temps de boire mon propre parfum.
Je reviens, encore et encore, comme un chat en manque de caresses et je finis roulée en boule sur ton lit, à dormir pétrie de ton absence. Des journées comme aujourd’hui, où la Nuit me conduit directement à tes draps que tu délaisses pour chauffer ceux de Saul.

Est-ce qu'il va bien ?
Est-ce qu'il s’est remis à écrire ?

Je n'ai pas de patience, putain.
Je trompe mon manque de tempérance, le nez enfoui dans ton oreiller. J'y trouve souvent le sommeil en récompense de mon désespoir juvénile. Ridicule et honteux petit secret...

... Que tu débusques,
à présent que je dors à poings fermés,
là où je ne devrais pas être.
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MessageSujet: Re: Stelele strălucitoare {Ciuloine}   Ven 10 Aoû - 7:06



Deux semaines.

C'est terriblement long. J'inspire, avise Saul, l'envie de m'écraser contre lui pour le regarder écrire, par-dessus son épaule. Envie refoulée, texto envoyé. Aucune réponse. Soupir, avant de me lever, lui dire que je dois sortir ou je vais devenir plus fou que je ne suis déjà. Demi sourire face aux mots, à ce qu'ils peuvent bien signifier. Faut que j'aille prendre des affaires, continuer de vivre à demi chez Saul, parce que c'est plus pratique ainsi. On est crédibles dans le rôle du couple. Inspiration, tentative de t'appeler. Pas de bol, pas de réponse. Et j'imagine que tu dors, éreinté par tes nuits. Plus de sortie nocturne pour Antoine, l'ange reste au placard la nuit, sagement collé à son hôte. Plus de cauchemars à affronter, seulement le vide qui se creuse à sa manière. Saul de plus en plus fatigué. Trop de loupiotes qui le maintiennent éveillé, même lorsqu'il dort. Tête trop lourde, oreiller pas assez moelleux, Antoine non plus.

Musique mise dans la voiture, une dizaine de minutes à peine, avant de me garer en bas de l'appartement, de la laisser là et aviser ce coin que je vois plus que rarement. Portière claquée, souffle avant de gravir les escaliers qui me font l'effet d'une petite course encore. Petit wendiiiigo, rends-moi mon poumon et je reprends la hache. Clefs sorties, rentré du Antoine, discrètement. Comme si j'avais pas envie d'alerter le voisinage que j'étais là. Pas envie qu'on me demande comment va monsieur Vargas, la vérité est trop amère. Verrous refermés, quelques pas tout en me demandant si j'ai encore ma place ici. Et puis je te vois. Surprise. Réponse toute trouvée. Un sourire qui se grave sur la face alors que je retire ma veste doucement, pour pas risquer de te réveiller. Baskets laissées sur le côté aussi, avant de me glisser dans le lit à tes côtés, laisser une main venir te picorer un bout de flanc offert, regard sur la peau dévoilée, avant de déposer un premier baiser sur une omoplate. Je me colle un peu plus à toi, parcoure ton dos de nouvelles attentions, tandis que je sens que le réveil te picore les paupières. Et ça me fait sourire, d'autant plus, alors que je remonte vers ta nuque pour l'embrasser à son tour, pour m'approcher d'une oreille, y souffler quelques mots.

Bien le bonjour, bel au bois dormant...

Seconde main qui me sert d'appui à tes côtés, l'autre qui se perd toujours sur toi, qui distille la tendresse tout contre toi. Le nez qui se perd entre tes mèches, pour déposer de nouveau mes lèvres sur ton crâne. Et je continuerais, jusqu'à avoir tes lèvres en ligne de mire, pour venir y déposer un autre élan d'amour. Et je recule à peine ensuite, pour t'offrir un sourire pleins de dents.

Tu m'avais pas dit que t'avais le double des clefs...

J'en suis foutrement heureux, tu sais.
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MessageSujet: Re: Stelele strălucitoare {Ciuloine}   Ven 10 Aoû - 7:46


Dans l'atonie brumeuse de Mère-Nuit, l'obscurité qui nourrit et qui absout, je flotte. Liquide amniotique, lymphes réparatrices. Je flotte et je m'oublie. Les courants chauds caressent ma peau en vagues languides. Il n'y a ni bas, ni haut, ni température, juste la conscience d'un absolu  néant où la géométrie spatiale n'a pas lieu d'être.

Je ne suis rien.
Je suis bien.

Alors, je sens comme une présence dans les noirs jupons de la Mère. Ses algues s'ébrouent en filaments abyssaux et de ces tréfonds émane la chaleur d'un contact.

- Hum...


La présence intruse se love contre ma carcasse écorchée, l'épouse avec bienveillance. Les pétales de mes côtes s'épanouissent en fleurs qui se tend désespérément vers la source de lumière. Des lèvres sur ma peau. Un baiser qui brûle l'épiderme.

Endormie qui remue, gémit tout doucement.
Soupirs d'aise.

Et des bras m’enlacent, et me dévorent avec une révérence exquise. Papillons de paupières, cils qui balaient lentement les voiles du Sommeil. Un flou vaporeux alors que je me contorsionne le cou, à la recherche du visage de cet autre.

Il te ressemble, Antoine.

- Bien le bonjour, bel au bois dormant...

Et même qu'il a ta voix.

- Super... j'en suis au stade des hallucinations... que je bredouille mollement en me retournant complètement.

Mes doigts sur ton visage m'affirment que ces constellations sont palpables et concrètes. Tu souris avec ta trogne de prince charmant, la malice aux coins de la bouche.

- Antoine... ?

Je suis complètement réveillée, à présent. Tu me cueilles à coeur, sans parure ni artifice, et je ne peux absolument rien dissimuler de ce qui s'agite sous mes épines et mon encre. Tu es là. Tu es vraiment là.

- Tu m'avais pas dit que t'avais le double des clefs...
- J'en ai pas...
Me frotte les yeux comme un pisoi, avec le revers de mes poignets et de mes mains. Plissement de paupières. Tu m'éblouis, bel abruti ! M' suis creusée une chatière.... Des regrets?

J'ai envie d'un café, d'une douche, d'un sas de décompression. Mais mon corps choisit une toute autre option. Mes bras s’enroulent brusquement autour de ta taille. Je te renverse sur le dos et je niche mon pif dans ton cou.

- Hum... Parfait... Bouge plus...

Plutôt crever que d'avouer que tu m'as manqué. Laisse-toi juste faire, et laisse-moi me gaver.
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MessageSujet: Re: Stelele strălucitoare {Ciuloine}   Ven 10 Aoû - 8:22


Bel et bien moi. Qui me perd sur tes coutures et tes contours, ceux qui semblent se redessiner à chaque fois un peu plus. Baiser donné, avec ce fond de grenadine sur le bout de la langue. Tu te réveilles et je me perds dans le spectacle, prunelles toutes plantées sur toi, sur ce sommeil que tu chasses à coup de pognes, sur ce fragment d'innocence qu'il nous pose sur les yeux à chaque fois qu'on se laisse porter dans des stratosphères irréelles. Chat bricoleur qui m'arrache un rire.

Absolument aucun ! Et toi ?

J'en ai trop eu, par le passé, des regrets. Et ils sont tous en train de se noyer, sans moi. Comme réponse, je change de position, me fais entraîner vers un fond qui me va, alors que je vais pour répondre à l'étreinte, mes paumes qui parcourent les rayons de ta peau. Piccolo sole... Qui me pique un peu les côtes mais ça ira, je suis fort. Plus de morphine pour l'Ange, trop dangereux les sens engourdis.

Ok, ça me va comme réponse.

Doigts allongés aussi, qui courent le long de ta colonne vertébrale, de tes plaies cicatrisées, de l'histoire où j'étais pas encore dedans. Et qui presse, pour te garder au plus près de moi, pour me garder au plus près de toi. L'un va plus sans l'autre, tu sais. Ma tête qui appuie contre la tienne et je ferme les yeux, me gorge de ton odeur.

Mi sei mancato... Sourire qui creuse la fossette. Veut dire que t'es lourd.

Rire qui perce, léger, à t'empêcher de partir si t'essayes. Même pas en rêve, je te garde. Je hisse le cou, pour t'embrasser une épaule, les caresses qui suivent le cours d'eau, qui le remonte ensuite, qui n'ont de cesse de découvrir comment tu es fait.

Je te dirais bien que je suis désolé de t'avoir réveillé... Mais ça serait mentir.

J'avais trop besoin de sentir ta présence. Trop besoin d'un tas de choses. T'es la solution à un bon nombre. Empreintes qui continuent de se brûler contre ton derme, qui viennent masser ta nuque, alors que je soupire d'aise.

T'es là depuis longtemps ?
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MessageSujet: Re: Stelele strălucitoare {Ciuloine}   Ven 10 Aoû - 9:48

Yeux fermés, l'ivresse de toi à pleines goulées. J'aimerais qu'on me laisse savourer ce petit moment d'éternité tout simple. Ils sont rares.

- Mi sei mancato...
- Faut sérieusement que je me mettes à l'italien....
Que je baragouine.
- Veut dire que t'es lourd.
- P'tit con.... Les coeurs dans la voix, malgré moi.

Je me redresse sur les coudes pour mieux voir ton visage. Reins qui se creusent sous la poussée. Je suis encore plus ébourrifée que le pire des chats de goutières.

- Sunt nebun pentru tine...

Pincement de lèvres, avec un sourire canaille.

- Ça veut dire que t'es pas très confortable...
- Je te dirais bien que je suis désolé de t'avoir réveillé... Mais ça serait mentir.
- Présente-moi quand même des excuses...
que je fais, l'air faussement offusqué, en grappillant un baiser.
- T'es là depuis longtemps ?
- J'ai emmené Shioban en excursion nocturne. Honnêtement y'avait pas vraiment de danger. C'était juste pour tester sa capacité à traquer dans le noir. Mais ça m'a vidé : à 3h du mat' j'avais qu'une envie c'était de rentrer.... Jouer les profs ça me draine salement....


Mes coudes commencent à s'engourdirent. Je m'affale sur ton torse (Que toute cette muscu serve à quelque chose !). Je pose une oreille sur ta poitrine. Tu respires. Ton coeur bat. Tout a l'air de fonctionner.

-... Mais ma bécane m'a conduite jusqu’à chez toi. C'est ballot, hein ?

Mue par une impulsion subite, je tire sur ton T-shirt pour me glisser en dessous. Il y fait bon, ton odeur y est plus nette et j'entend pleinement la musique de ta vie. Je mords  à répétition dans la pulpe de ta chair comme le ferais un chaton, juste pour jouer. Chamailleries sans conséquence. Innocence volée en grappe de fruits sucrés. Éclats de rire. J'ai bien envie de m'en foutre , mais la question me taraude malgré tout.
Je m'extirpe de mon abri passager pour mieux te confronter.

- Qu'est-ce qui t'a pris tout ce temps... ?  C’est Saul ? Comment ça se passe avec son cancer, d'ailleurs ?

Et d'une voix moins audible, j'ajoute.

- Si j'étais pas là ce matin, tu m'aurais appelé...?
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MessageSujet: Re: Stelele strălucitoare {Ciuloine}   Ven 10 Aoû - 10:29


Et moi au roumain...

Réponse face à cette langue dont je ne maîtrise rien. Plus simple à comprendre, l'espagnol. Pas bien grave, j'apprendrais, j'ai la patience pour et l'envie qui va avec. Juste le manque de temps, actuellement. Mon regard qui se perd dans le tien, qui écoute. Traquer, dans le noir. Je pince les lèvres, légèrement, tout à penser à ce que ça peut bien dire.

Traquer quoi... ?

Autant le découvrir, n'est-ce pas ? Mon regard qui te suit, quand tu reviens contre moi et je ne cesse jamais de sourire, de rire même, simplement.

Complètement ballot, je vais devoir avoir une discussion avec elle.

Au revoir, Ciulin. Ravi de t'avoir vu ! Je souffle un nouvel éclat, quand je te sens faire, que tu disparais de mon champ de vision pour te glisser à même ma peau, parce que mine de rien, ta tignasse me chatouille et ma chair frémit sous les morsures. Dans des rires plus brusques, je t'appelle, suppliant par là d'arrêter cette infâme torture. Et je souffle quand ça s'arrête, tentant de garder le sourire malgré le sujet soudainement abordé. Ticket gagnant, ding ding.

Hum... Je fais mine de réfléchir, faussement. Je crois bien que j'ai tenté d'appeler un numéro ce matin en sortant de chez Saul, mais ça répondait pas. Pogne qui remonte, pour venir te chasser en arrière tes mèches. Il meurt. Sourire qui tremble, attitude qui chancelle. Son don le tue plus rapidement encore. À résister, je le tue plus vite. Et c'est terrible, pour moi. Si je résiste pas, il s'ennuie.

Tu comprends, je suis un ventilateur dans lequel il aime bien parler pour entendre sa voix se déformer, sous la force du mouvement. Je lève les yeux au plafond, semble réfléchir autant que faire se peut.

Le sang des tumeurs compresse son cerveau et ils peuvent rien y faire sans risquer de le tuer pour de bon. Et je ramène mes prunelles sur toi, haussant les épaules en même temps que je vais pour reparler. En dehors de nos activités surnaturelles, j'ai tout du parfait petit-ami qui s'occupe à merveille de son homme mourant. Bref sourire qui revient, léger. Terrifiant.

À mon tour d'inverser la situation une nouvelle fois, tendant les bras pour te surplomber, prunelles qui se perdent sur toi.

Hey, on passe la journée ensemble... ?

Et mes coudes qui reviennent prendre position, de part en part de toi, pour que ma bouche vienne à se perdre à son tour sur ta peau, se déposant contre une clavicule. À mon tour, de mordiller.

T'as repris le sport, au fait ?

Je relève les yeux vers ton visage, continuant de jouer de mes dents, dans une expression mutine.
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MessageSujet: Re: Stelele strălucitoare {Ciuloine}   Ven 10 Aoû - 13:47

- Traquer quoi... ?

Petit rire.

- Pour le moment je la fais cavaler après des lapins, des chats ou des renardeaux. On verra après pour plus gros et plus dangereux.
- Hum...  Je crois bien que j'ai tenté d'appeler un numéro ce matin en sortant de chez Saul...
- Sérieux ?
Je tâtonne vers la table de chevet pour retrouver mon téléphone, branché en silencieux.... Fuck....

En vérité, je ne fais que recracher les enseignements du pater, avec une note de modernité toute personnelle. Shioban n'a pas de talent inné pour le sujet, mais elle est habitée par la violence, la rage et le besoin d'en découdre. La Nuit circule dans ses veines. Bientôt, Elle pompera dans tes jugulaires la même hémoglobine viciée. Tu verras.

Nous serons l'un et l'autre à nager dans les mêmes abysses.


Ton chemin à toi est simplement plus cérébrale. Plus émotionnel aussi. Saul crève et cela te touche. Tu as beau en causer avec tout le détachement qu'il t'enseigne, ton coeur conserve une cavité pour lui. Je m'attriste de son état. Sincèrement. J'aurais voulu l'emmener avec moi en virée. Il est super drôle quand il est camé. Tu verrais...
L'arrête de mon nez vient caresser la tienne. Tendresse maladroite comme les mots qui vont avec.

- Si j'étais Saul, je préférais caner vite en jouant contre toi qu'en crevant d'ennui...
- En dehors de nos activités surnaturelles, j'ai tout du parfait petit-ami qui s'occupe à merveille de son homme mourant.  Terrifiant.
- Abominable.
Air constipé du mec super sérieux.

Je perds l'équilibre, pour mieux  me trouver à ta merci. On est beaux dans notre petite roue de hamster, à caracoler l'un sur l'autre. Je gonfle les joues pour te souffler au visage. Peine perdue, aucune tâche de son ne s'envole. Rires.
Tu te venges en me rongeant la gorge. Tressaillements légers. Changement de respirations. Mes phalanges s'aventurent sur ta nuque, plongent goulûment dans ta tignasse. Tu tentes de me faire chavirer en toute impunité. Ça ne se passera pas comme ça, Mister Antoine Iaco.

- Hey, on passe la journée ensemble... ?
- T'as quartiers libres ? Maman a consenti à la permission de minuit ?
que je me moque pour tenter d'éloigner mes inconvenants soupirs.
- T'as repris le sport, au fait ?
- Tu veux me vexer, ou bien ?


Ça se voit, non ?
Je viens te bouffer le lobe de l'oreille en représailles.

- Je bosse, espèce de trouduc ! Matte un peu ce corps de rêve ! Ricanement détendu. Former Shio' ça m'oblige à retrouver mes réflexes d'athlète. C'est pas si mal, en vrai... Je crois que ça me manquait. Par contre, cette connasse participe aux mêmes combats illégaux que moi. Elle a cru que je saurais pas ! Meuf, tu penses que j'arrondis mes fin de mois comment ? Je roule des yeux dans mes orbites.... J'me retrouve dans la position où j'dois la fliquer comme le lait sur le feu... Moi ?! Oui ! Est-ce que j'ai une tête de mère poule ?

Silence au milieu du fratras de mots. Je te contemple, alors que tu me laisse te souler avec les péripéties quotidienne d'une vie dont tu ne sais pas grand chose.

- Tu m'as jamais posé de questions... Ni sur elle, ni sur ...

Sur ce "moi" du passé.
Ma langue passe sur mes lèvres, soudain sèches. Mordillement nerveux, involontaires. Mes prunelles s'évadent vers le plafond, un peu au travers  toi.

Tu n'as peut-être aucune envie de savoir.
Je converge à nouveau vers ton visage, pour mieux te pincer  les joues. Oublie ce que je viens de dire. Ce n'est pas grave. Rien ne l'est.

- C'est ok... Voix douce... Pour la journée. A condition que tu me serves le p'tit déj au lit !

J'éclate de rire. C'est tellement bizarre comme demande, tellement "moldu". Est-ce puéril de se dire que j'ai bien droit, un peu, à cet Antoine "parfait petit-ami" ? Juste pour savoir le gout que ça a...
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MessageSujet: Re: Stelele strălucitoare {Ciuloine}   Ven 10 Aoû - 14:14


Maman doit écrire sans fiston entre ses jambes pour l'emmerder.

Et le fiston apprécie les pauses dans sa tête de temps en temps. Taquinerie suivante qui fait immédiatement mouche, qui me fait rire, alors que je continue d'apprécier le grain de ta peau en écoutant. Tu râles mais dans le fond, t'as l'air de t'épanouir, d'une certaine manière. Et ça me fait plaisir de le constater. Tu te laisses te préoccuper de quelqu'un. Et je souris encore, à souiller encore ta peau de mes lèvres qui disent beaucoup de bêtises, aujourd'hui. Mère poule... ?

Si je dis oui, tu me frappes ?

Murmure contre ta peau, alors qu'un silence s'installe, que tu me fixes et que j'en fais de même, posant finalement la tête à mon tour contre ton poitrail, un pouce venant caresser un flanc, voguant par-dessus les tatouages et les marques. Jamais posé à l'oral des interrogations. Et mon regard qui s'intensifie. J'ai le droit, maintenant ? Paume qui se pose pour profiter de tout son soûl, elle aussi. Joues pincées, je souffle un rire, me redresse à peine en regardant la chambre, l'air de me demander s'il y a à manger dans le frigo. Au pire, je peux bien sortir quelques instants acheter de quoi faire un petit déjeuner, ça ne sera pas bien long. J'en reviens à toi, t'observe toujours.

Ok, deal. Faut que je sorte acheter de quoi t'en faire un.

Pas bien cher payé, pour une journée à tes côtés. J'embrasse le dessus de ton poitrail, par là où le coeur bat, songeant à tes mots précédents. Et je me redresse, pour m'asseoir sur le côté du lit, chopant mes baskets.

J'ai jamais posé de questions parce que tu les fuyais. Regard vers toi, tandis que mes lacets vont pour être refaits. J'avais pas envie de te forcer, tu sais.

Les épaules se haussent comme auparavant, tandis qu'un nouveau sourire éclate sur ma bouille, trop heureux qu'on avance, concrètement. Qu'on puisse tout se dire, désormais, sans craindre de faire fuir l'autre. Je repose à terre le premier pied, me lance dans la seconde chaussure à mettre.

J'aimerais tout savoir de toi, dans le fond. Je me doute que ça doit pas être toujours reluisant, vu ce que tu m'as dit, mais... Je me penche, pour te voler un baiser, lent et terrible de passion. Pour ensuite souffler sur tes lèvres mes mots. Je ne suis pas tout blanc non plus. Coup de langue, sur ta lèvre inférieure. Tu veux manger quoi ?

Banalités qui reviennent, alors que je me concentre sur le lacet qui me fait de la résistance.

Tu vas rester à moitié nu, hein ?

Parce que j'apprécie la vue. Serait bête de ne pas montrer tous les efforts accomplis dernièrement pour le reste du monde, pas vrai ? Air de malice qui gravite encore.
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MessageSujet: Re: Stelele strălucitoare {Ciuloine}   Ven 10 Aoû - 20:41

- Ok, deal. Faut que je sorte acheter de quoi t'en faire un.

Tu pars ?

Mon visage se décompose comme celui d'un gamin qui réalise la porté de ses voeux.

Pars pas... Tu viens juste d'arriver !
Le cri du coeur reste muet, noyé sous tes baisers délicats. Émoussé. Je lutte contre le réflexe de te rattraper quand tu t'écartes. Ne pas te montrer à quel point tu me rends faible et fébrile.

J'ai ma fierté, stea mea.

Alors je te regarde, t'habiller. Je me blinde mentalement à l'idée de te voir franchir la porte en sens inverse. Angoisse stupide et irrationnelle.

- J'ai jamais posé de questions parce que tu les fuyais.
Regards croisés. Feindre un brin de nonchalance. J'avais pas envie de te forcer, tu sais. Tu souris comme le soleil. C'est pas Saul, le manipulateur, en vérité. C'ets toi qui fait ce que tu veux de ma couenne....J'aimerais tout savoir de toi, dans le fond. Je me doute que ça doit pas être toujours reluisant, vu ce que tu m'as dit, mais...

Tes lèvres trébuchent sur les miennes et je ne peux pas m'empêcher de fermer les yeux et de me laisser emporter dans ton mouvement. Tu mènes une nouvelle fois la danse et je pendouille lamentablement à ta bouche, avec l'avidité des nourrissons qu'on affame.

Pars pas, pars pas s'te plait...

- Je ne suis pas tout blanc non plus. Tu veux manger quoi ?
- Toi.


Réponse immédiate, presque pavlovienne.Rahat !
Tu me rends vraiment moue du bulbe, sérieux!

- Tu vas rester à moitié nu, hein ?
- J'enlève le bas aussi, si tu me promets de revenir fissa...
Je te balance l'oreiller à la gueule pour te chasser, toi et ton sourire idiot. Allez, grouille !

Barre-toi! Barre-toi avant que je craque.
La porte claque.

Je me retourne sur le dos, en parfaire étoile de mer. Je zieutte le plafond, un peu chose. Troublée. Je ne comprends pas ce brusque afflux d'émotions qui me donnent envie de pleurer et de rire en même temps. Tout ceci n'a parfaitement aucun sens. Je ne maîtrise pas du tout cette invasion parasite qui prolifère sous ma peau. Avant-bras qui se rabattent sur ma trogne. Pitié, pas le retour des crises de parkinson psychique ! Souffle, ma fille, souffle !

- Bordel...

C’est ça être amoureux ?
Se sentir voltiger à la perspective de boulotter des pancakes dans le même lit ? C'est foutrement débile. Je t'assure, Antoine, que mon cœur va lâcher si continue sur les sentiers de la guimauve. C’est une torture d'être aussi con.

Je ne cuis pas du tout à feu doux, moi, vois-tu...



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MessageSujet: Re: Stelele strălucitoare {Ciuloine}   Ven 10 Aoû - 21:31


Juste le sourire qui s'accentue, à ta réponse.

Plus tard.

Clin d'oeil, avant de m'enquérir du plus important. Pas de rhabillage de prévu et je rigole de bon coeur, finissant de lutter avant de me relever et récupérer ma veste qui été restée dans son coin, t'observant encore un instant.

Je t'aime. À tout de suite !

Et je file de l'espace, vérifiant dans le même que j'ai ce qu'il faut sur moi, parce que j'aurais été foutu d'oublier mon porte-feuille chez Saul. Petites foulées de hâte, je pense même pas à refermer à clef la porte d'entrée, je m'en fiche, j'ai un chat de garde super efficace au pire. Petite supérette pas loin dans laquelle je m'empresse de m'engouffrer, soufflant fort face à l'effort, me répétant que la douleur n'est qu'une information que je peux écarter de ma cervelle à souhait, prenant rapidement un panier pour y foutre ce qu'il me faut pour faire des oeufs brouillés et du bacon, prenant de quoi faire un ou deux autres repas aussi, pour plus avoir à sortir. Des trucs tout prêts, parce que ça me fait chier d'être sorti déjà et que j'espère bien passer la journée entière avec toi. Message envoyé à Saul, pour prévenir, au cas où. Un sms aussi pour toi.

"Face d'avocat."

Un sourire, je range le tout, récupère un sac en papier pour foutre mes courses, sourire à la caissière, lui souhaitant bon courage et une bonne journée, avant de repartir au trot, chassant les douleurs encore, l'art et la manière de me faire mal avec le sourire. Tant piiiis ! ♪
Remonté des escaliers plus rapides que la première fois, parce que je sais que t'es au bout du périple. La peau rendue plus rouge par l'effort, le corps qui appelle au repos. (C)Rêve. Porte poussée de nouveau, je dépose le sac avec hâte, avant de revenir vers toi dans un nouveau sourire, souffle si court, me laissant t'écraser sans délicatesse, pour un nouveau baiser. Quitte à plus avoir de respiration, autant que ce soit pour une bonne raison. Voix saccadée, quand je prends la peine de retrouver de l'air.

Je suis rentré...

Et je me fiche tout contre toi, les pieds encore chaussés en dehors du lit, la veste sur le dos dans laquelle mon porte feuille me gêne en soi, mais c'est pas bien grave, parce que j'ai la meilleure place du monde à cet instant. Et dans un soupir, va falloir que je me sépare.

J'en ai pour dix minutes. Si t'as besoin de te lever pour X raison, c'est le moment ou jamais, je te garde pour le reste de la journée ensuite. J'ai pris de quoi grailler sans s'emmerder, pour quand on aura de nouveau faim.

Redressé, tête qui tourne, veste enlevée parce que je crève de chaud à cet instant. Émoussé, le marin d'eau douce. Un regard qui se perd sur toi, avant que je me détourne pour aller casser les oeufs. Et la voix qui s'élève.

T'as quel âge ?

Je. Peux. Poser. Des. Questions. Il est heureux, le petit Galileo.
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MessageSujet: Re: Stelele strălucitoare {Ciuloine}   Sam 11 Aoû - 2:10

Les minutes s'égrainent déjà trop longues. Le temps est une donnée traitreuse qui se coince dans ma gorge pour y former une boule d'épines. Tu crées le manque et l'urgence là où seule l'adrénaline de la baston et les endorphines des sauteries régnaient en maître. Laisse mon palpitant un peu s'habituer.

Un texto.
Une nouvelle blague à propos de fruit et de légumes.
Comme si tu avais sondé ma détresse à distance.

"Vais te boire en smoothie Carott Boy."

Comme toute réponse.
Sourire large sur ma gueule escarpée.
Débiles à deux, au moins.

Je profite d'une respiration pour aller pisser. Tu reviens plus vite que je ne l'aurais cru, le temps de retrouver ma place, drapée dans ta literie. Va falloir que j'enlève le bas pour de vrai. Une promesse est une promesse...
Tu as la tronche d'un chien fou, essoufflé et transpirant. Sourire béni par la fée électricité. J'en ai la peau qui grêle. Tu t'invites tout habillé dans les drap et j'ai du mal à contenir mon rire alors que ton nez me chatouille l'épiderme.

- Hey ! Hey ! Mais t'as couru ?
Je t'éponge le front, ta peau est humide et brûlante. T'es tout rouge, couillon, pense à tes poumons... Et comme pour mieux me contredire, je te prive d'air en te volant ton oxygène à même ta bouche.

Retour des papillons qui s'en viennent butiner à fleur de chardon.
Tu soupires.

Le devoir t'appelle.
"Me garder le reste de la journée", sans sortir de cette enclave. De cette parenthèse. Ça me va, je suis ton prisonnier, après tout. Garde-moi sous scellés, on a pas besoin du reste du monde : pas aujourd'hui.
Tu t'agites en cuisine et ça remue des souvenirs familiers, plein de fajitas et de poivrons. Malgré ton injonction à jouer les naïade de chambrée, je me lève pour me glisser jusqu'à ta stature découplée. Réconfort ridicule de te savoir plus petit que moi de quelques centimètres. Mon menton épouse ton épaule alors que j'enlace ta taille.

Tu me pardonneras, mais j'ai deux semaines à rattraper.

- T'as quel âge ?

Légère gausserie. C'est ça, la première question qui te vient à l'esprit ? L'âge a si peu d'importance en vérité.

- 25 ans. Je les ai eu le 13 avril dernier. J'ai oublié de les fêter... et toi ?

Baisers-rafales sur tes trapèzes tendus sous la manœuvre. Pupici, pupici, pupici...
Je devance tes prochaines questions.

- Je suis née en Roumanie. "Mari" n’est pas mon vrai patronyme. Je suis "la fille" ... Guillemets dans la voix... aînée des Taur, une ancestrale famille de chasseurs. "Ciulin" signifie chardon, dans ma langue maternelle...

Pupici, pupici, pupici...

- C’est pour ça que j'en ai tatoué partout sur le corps...

Les oeufs crépitent dans l'huile de friture, blanchissent et bullent. C'est une entrée en matière suffisante.

- ... A toi.
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MessageSujet: Re: Stelele strălucitoare {Ciuloine}   Sam 11 Aoû - 6:09


Tu viens t'installer dans mon dos pour me voir faire et ça m'amuse un peu sur le coup, parce que ça ressemble plus tellement à un petit déjeuner au lit. Mais soit, ça me va quand même. La prochaine fois, je te réveillerais directement avec l'odeur du bacon qui cuit, histoire de te cueillir directement au lit. Et je te pose la première question qui me passe par la tête. Et je me retrouve finalement être le plus jeune de cette joyeuse bande. Ma foi.

J'en ai 23. Je le fête plus depuis un moment, mais je suis du 2 janvier si tu veux tout savoir.

Plus depuis trois ans. Tu enchaînes finalement et au passage, j'apprends ton nom de famille. Mari, ok. Mais en fait non. Taur, pas ok ? Regard qui se coule sur tes bras autour de moi, quand je me rappelle que tu m'avais dit ne pas être totalement un homme. Un peu perdu, le Toitoine, mais ça ira. J'acquiesce une nouvelle fois en comprenant la signification de tes tatouages. Et je tourne la tête, pour t'embrasser un bout de peau accessible, avant de choper le bacon pour le fiche dans le bouillon d'oeuf, histoire que ça s'embaume ensemble.

Né ici, fils unique des Iaco mais ils se considèrent comme sans enfant je crois, depuis le coming-out de monsieur Vargas. Sourire, pas même factice. Et toc. Je crois pas qu'Antoine ait une signification particulière par contre. Mon second prénom, c'est Galileo. C'était celui de mon grand-père. Je le préfère à Antoine, en fait. Mais même Saul ne m'appelle plus comme ça. Tristesse. J'aime bien tes tatouages. Mais tu resteras un avocat dans mon coeur.

Et je me laisse aller un peu en arrière, lové dans le creux que tu m'as offert.

J'y connais rien au surnaturel, en fait. Avant Saul, j'y croyais pas vraiment. C'était que des histoires qui faisaient peur mais pas tellement, parce que bah, c'était pas vrai, tu vois ? Et puis un sourire m'a fait flancher. Et les histoires sont devenues si vraies. J'ai toujours entendu des histoires bizarres, quand j'étais gamin, en vivant ici. Mais bon ! Du coup, t'es avec un néophyte. Rigole pas trop par avance si je dis des bêtises, hein !

Je me tourne pour te voler un baiser, les mains sur tes joues, avant de me bouger pour te claquer une fesse.

Retourne au lit, j'arrive avec le plateau !

Je le récupère donc, assiettes comprises, pour y fiche le tout et revenir dans le lit avec ça, des couverts en plus. Je pose le plateau sur les draps, me défais de mes baskets pour de bon cette fois, virant les chaussettes aussi pour être plus à l'aise, avant de repartir me laver les mains dans un réflexe, rapportant une bouteille d'eau au passage, qui nous attendra à côté du lit. Et je me pose à tes côtés.

Voilà pour vous, monsieur Chardon.

Et je souffle un rire, récupère mon assiette ainsi que le couvert qui va avec, avant de te regarder encore, tout en mangeant, pour continuer de parler.

Désolé si la question te paraît conne, mais tu te considères comment du coup ? Tu préfères que je te parle au masculin ou féminin, au final ?

Moi, je m'adapterais, mais si tu choisis le féminin, faudra me pardonner quelques écarts parfois dans le langage, parce que j'ai pris l'habitude de son opposé.

En fait, je ne sais même pas si t'as été opéré ou quoi ? Ça m'énerve un peu, d'être ignorant sur ce genre de sujet. J'ai toujours eu des doutes sur mes préférences primaires on va dire, mais j'ai jamais abordé la question du genre dans ma tête.

Je hausse les épaules pour moi-même, l'air de dire que je suis qu'un plouc au final, avant de prendre une bouchée.

Bon appétit, au fait !

Nom nom nom.
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MessageSujet: Re: Stelele strălucitoare {Ciuloine}   Sam 18 Aoû - 18:37

- J'en ai 23. Je le fête plus depuis un moment, mais je suis du 2 janvier si tu veux tout savoir.
- Ouvrir la nouvelle année avec ton anniversaire... Ce serait une bonne manière de commencer, tu crois pas ?


Est-ce que je viens bien de te proposer de fêter ton anniversaire ensemble ?
Et de passer le nouvel an, en sus ?
Il va falloir que je respire un bon coup avant de m'emballer sur les niaiseries.

- Je note que je suis l’aîné, héhéhé...
que j'assène en lui mordillant un bout de cou, par jeu.

Les mots coulent avec naturel de ta bouche. Tu te dessines sur un tableau plus large et plus précis. Il y a tout un paysage autour de ta silhouette connue. J'enregistre les intonations qui donne du corps à ces palabres.

La manière dont tu évoques tes parents.
Moi aussi, je les ai escamotés de ma toile
Les pincettes moqueuses autour du "Mr Vargas".
Ta complicité avec lui se fait évidence.
La chaleur qui enrobe ce prénom "Galiléo"
J'ai cette chanson de Queen qui explose dans ma tête :
"Gallileo, Gallileo,
Gallileo, Gallileo,
Gallileo Figaro - magnificoOOOOO"
Ton aveux d'ignorance au sujet du surnaturel.
Tu étais pourtant avec ce fantôme de fillette,
à lutter de toutes tes forces dans la cuisine de cette Maison.

- Retourne au lit, j'arrive avec le plateau !
- A vos ordres, Cap'tain Galileo !
Que je lui balance avec un petit salut militaire drolatique, avant de me glisser promptement dans les draps.
- Voilà pour vous, monsieur Chardon.
- Merci, tavernier Galileo ! Usant toujours du mode cabotinage que j'abandonne vite en humant l'odeur délicieuse de bacon grillé. P'tain ça a l'air trop bon ! J'aime bien quand tu me fais la cuisine... Petit coup d'épaule à épaule... Fais gaffe, je vais y prendre vraiment gout.

Tout en sachant que ce genre de plaisirs domestiques ne me seront jamais réservés. Je suis l'amant du placard qui s'envole par la fenêtre avant la Nuit tombée.

- Désolé si la question te paraît conne, mais tu te considères comment du coup ? Tu préfères que je te parle au masculin ou féminin, au final ?

Les dents de ma fourchette crèvent le dôme parfait d'un œuf. Le liquide jaune saigne sur le croustillant du lard.

- En fait, je ne sais même pas si t'as été opéré ou quoi ? Ça m'énerve un peu, d'être ignorant sur ce genre de sujet. J'ai toujours eu des doutes sur mes préférences primaires on va dire, mais j'ai jamais abordé la question du genre dans ma tête.

Je me mordille la lèvre inférieure alors que mon couvert piétine la plaie culinaire, le regard happé par la torture.

- Bon appétit, au fait !
- J'm'en fous
, que je réponds, abrupte. Je reprends d'une voix plus douce sans pour autant te regarder. Je m'en  foutais jusqu’à toi, en fait.

Silence.
T'imagine pas à quel point tu fous un souk monstre dans ma vie, Antoine, Galileo.

- Avant toi, j'tais simplement une arme. Mon corps, mon genre, mon sexe, j'en avais strictement rien à foutre. Une lame ça n'a pas ce genre de considération, ça plonge dans un bide ou ça coupe une tête. Du moment qu' j'avais les muscles et les poings, la vision et les réflexes, et de quoi avoir un orgasme, ça suffisait bien. Mon corps a toujours été un outil. Ni plus, ni moins.

Froncement de sourcils.

- J'ai très vite abandonné l'idée d'être une fille, j'crois. Ma mère, c'était un modèle inatteignable. Dans ma famille, si t'as le malheur d'avoir une paire d'ovaires, tu en uses pour enfanter et accroître le nombre de petits soldats du clan. J'étais pas faite pour ça. Avec Shio' on passait plus de temps à foutre des gnons à la récré qu'à jouer à la poupée. J'essayais d’imiter mes grands frères... Je me suis même coupé les cheveux tout seul une fois, avec le rasoir à barbe de mon père. Me suis pris une de ces putains de rouste.... Mais j'ai gardé les cheveux courts après.

Ma fourchette cesse son jeu nerveux contre l'émail de l'assiette. Ma voix se fait atone, factuelle. Terriblement détachée.

- Quand mes frères aînés sont morts, mon père a décidé que j'étais son fils de remplacement. A seize piges, la seule chose qui me différenciait d'un tueur en série c'était la nature de mes victimes. A dix-sept, j'ai fuguée. J'ai immigré aux states. Je me suis prostitué pour bouffer. J'ai fais la poule pour un vampire, juste pour voir ce que ça faisait d'être "de l'autre coté". J'ai fait la "femme" pour lui à m'en écœurer. Quand mon coach m'a proposé la transition, plus pour le coup de pub que pour mon bien, en vérité, j'ai accepté. J'voulais tout passer au karsher.


Je ne sais pas quelle expression je t'offre. Je sens simplement ma mâchoire qui se crispe.

- Mais je ne me suis pas fait charcuté, non. J'ai gardé l'appareillage d'origine. Par provocation, un peu. Juste pour faire un doigt à la notion de "genre".

Nouveau silence pour visage fêlé.

- J'aurais peut-être du, tout compte fait. Je te regarde. Désolé.... De ne pas être de tes "préférences primaires".

Je suis secouée d'un rire dissonant et je détourne mon profil de toi.
Ne me regarde pas.

- C'te cassage d'ambiance, ahahah..... Ah ! La vache ! J'attrape la bouteille d'eau pour m'emplir la bouche et noyer mes mots.
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MessageSujet: Re: Stelele strălucitoare {Ciuloine}   Sam 18 Aoû - 19:05


J'ai l'art de poser les bonnes questions, je crois. Avec naïveté, simplicité. C'était une question pour savoir ta préférence, savoir ce que tu voulais. Savoir ce que je pouvais t'apporter, te servir sur un autre type de plateau. Te sourire en choisissant les bons mots par la suite. Savoir pour mieux construire. Et tout se décompose. Pas devant nous, non. Derrière. Je t'observe t'arrêter en pleine route et déballer le tapis entier. Y'a plus le moindre secret, là. Tout est affiché. Et je me demande si tu as honte. Y'aurait de quoi, j'imagine. Sauf que moi, j'en ressens plus aucune. Alors je me contente de t'écouter, en silence. Entendre tout ce qui te pèse lourdement sur le coeur. Et quand vient ta conclusion, ce doigt d'honneur dressé au monde, je me contente d'acquiescer, emmagasinant encore la totalité de ce qui a pu être dit. Je t'ai pas entendu une seule fois me dire ce que toi, t'aurais voulu.

Un silence.
Des excuses.

Je repousse mon assiette, sur le côté. J'ai plus tellement faim, dans le fond. Tu viens de me nourrir pour la journée, sans doute. Et je te fixe alors que tu veux tenter de te noyer. Alors je me contente de sourire, sincèrement.

Je t'aime. Mets-toi ça en tête, s'il te plaît. Et je m'en fous de ce que tu es ou non, Ciulin. C'est pas ce qui me préoccupe, tu sais. Tout ce qui m'importe, c'est ce que tu veux être. Femme, homme, arme, aucun des trois... Je hausse les épaules, une main qui vient se poser dans ton cou, pour le caresser. Je t'aime et ce n'est pas une notion de genre qui va changer quoi que ce soit. Je veux juste que tu sois heureux.

Et je me redresse, usant de mes genoux sur le lit, pour venir t'embrasser, avant de poser mon front contre le tien, réfléchissant au reste. À tout ce qui a pu être évoqué.

J'espère que tu regrettes rien de ton passé. Parce que... Parce qu'il t'a mené jusqu'ici, qu'il t'a façonné comme tu es. Et que je t'aime ainsi. Avec tes blessures et écorchures. Avec tes fiertés et tes victoires. Le tout. Nouveau baiser, du bout des lèvres, une nouvelle inspiration pleine de toi. Peu importe le reste, Ciulin. Si t'as envie de rester comme ça, alors qu'il en soit ainsi. Ne te change pas une nouvelle fois pour l'opinion d'un tiers. Une main qui vient se glisser sur tes côtes, qui descend le long du flanc, doucement. S'il faut, je t'accepte pour deux, jusqu'à ce que tu saches ce que TOI, tu souhaites, si tu ne le sais pas encore. Mes doigts qui frôlent une hanche, de mes ongles. Mais ne t'excuse plus jamais d'être qui tu es par rapport à ce que tu n'es pas, s'il te plaît.

Parce que ça, c'est insupportable. Ne laisse personne te faire regretter qui tu es ou qui tu souhaites devenir.
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MessageSujet: Re: Stelele strălucitoare {Ciuloine}   Sam 18 Aoû - 19:59

- Je t'aime.

Le goulot ripe sur mes lèvres, je manque de m'en foutre partout. Galiléo, tu m'ouvres en deux, tu me pèles la peau, les os, je regarde ma viande à l'agonie. Comment arrives-tu à faire ça sans couteau ?

- Tout ce qui m'importe, c'est ce que tu veux être. Femme, homme, arme, aucun des trois...
- Je.... Chais pas...

Aveux terrifiant, gouffre sous les semelles.  
Instant de panique. Mes yeux cherchent un point de fuite, ils trouvent un point de mire. Tu es là. Tu ne me lâches pas. Tu me confrontes à un enjeu que je n'ai jamais soulevé.
Fuis !
Pourquoi tu ne fuis pas ?

- Je t'aime et ce n'est pas une notion de genre qui va changer quoi que ce soit. Je veux juste que tu sois heureux.

Je tressaille.
C'est quoi "être heureux", au juste ? On ne m'a jamais posé la question, et j'ai repoussé cette notion si loin que mon propre corps m'est devenu étranger.
Tu me couvres d'amour, de compréhension, de patience. Ces mots sont étrangement ceux que j'attendais d'entendre et que personne ne m'a jamais dispensé. Pas en ces termes. J'ai suscité de la colère, de la déception, des moqueries, du dégoût, de la jalousie, de l'incompréhension et de la pitié mue en compassion. Pas un être humain ne m'a approuvée en tant que tel. Personne n' a adoubé mon parcours.
Personne n'a jamais vu ce vide qui m'habite.

- Chais pas... Comment on fait.... rire pour maquiller la fragilité. Chais pas ce que je veux...

Je ne sais même pas qui je suis.
Je suis nue, dépiautée, offerte à ta vue.
Je suis faible. Tu me rends faible.
Tu creuses dans le tendre pour excaver le vrai. J'ai oublié tout ça, comment ça marche, ce qu'il y a au fond du puits. J'avais huit ans quand j'ai basculé dans l’obscurité de son gouffre. J'ai tâtonné dans le noir, depuis.


J'ai peur, Galileo.
J'ai peur de cette lumière que tu m'offres

- S'il faut, je t'accepte pour deux, jusqu'à ce que tu saches ce que TOI, tu souhaites, si tu ne le sais pas encore.

Espèce d'idiot !
Prost ! Prost ! Prost !
Te iubesc până la moarte...

...Nu mă lăsa jos.

Je m'agrippe à toi comme si ma vie en dépendait. Cette blague ! J'ai confronté deux wendigos, un paquet de vampires, quelques loups... Mais je crève de trouille à l'idée de m'abandonner en entier, à ta bienveillance.

- Mais ne t'excuse plus jamais d'être qui tu es par rapport à ce que tu n'es pas, s'il te plaît.
- D'accord....
Promesse docile.

Mes lèvres cherchent les tiennes, comme un animal blessé quête chaleur et oxygène. Pathétiquement.
Désespérément.
Viscéralement.


- Je suis moi... J'm'en fous d'un "il" ou d'un "elle", tu sais. Si tu aimes ce "moi" et toutes les casseroles merdiques qui vont avec, alors le reste j'm'en fous....

J'ai pas envie que tu partes.
J'ai pas envie de gâcher notre temps précieux.
Je ne sais pas quand ce sera le prochain " je t'appelle vite".

- Je t'aime, Galileo.

Pour le meilleur et pour le pire.
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MessageSujet: Re: Stelele strălucitoare {Ciuloine}   

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Stelele strălucitoare {Ciuloine}

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