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on vous invite à privilégier les fantômes et les petits humaiiiiiiins
nous sommes présentement en automne 2017 (septembre, octobre, novembre) I love you
RH célèbre ses deux ans ! merci à tous, on vous aime !

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 i will be so strong, looking for a new version of myself, (saryl)

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MessageSujet: i will be so strong, looking for a new version of myself, (saryl)   Sam 1 Sep - 18:19

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Pas de Bazyl, ce soir-là. Les appels qui s'étaient accumulés, face à l'absence de réponse. Les textos tombés dans le vide. Et, au fond du coeur de l'ancien soldat, l'explication était bientôt devenue plus claire qu'il ne l'aurait voulu : Bazyl n'était pas. Sûrement tombé aux griffes du monstre qui l'habitait depuis deux ans déjà. Tombé pour la nuit — tombé au combat avec sa conscience et ses nerfs trop fragiles. L'inquiétude avait étreint Sarwan, mais il savait que c'était trop tard. Savait que si Bazyl s'était transformé, il n'y avait plus rien qu'il puisse faire. Alors, après avoir passé plusieurs heures à errer, après avoir jeté un coup d'oeil à l'appartement du Kozlow, puis à sa chambre de motel, après l'avoir cherché jusqu'aux petites heures du matin, il s'était finalement résolu à rentrer. Rentrer chez Bazyl — rentrer là où son frère d'arme finirait nécessairement par s'échouer, lorsque le cauchemar de la lune serait passé.

Lorsqu'il était arrivé, le soleil était déjà levé. Petites heures du matin — et la voisine étonnamment déjà debout. Les deux qui se croisent, les deux qui se saluent. Les quelques mots échangés. Elle pense que Bazyl est rentré, où qu'il ait été. Il dit que si ce n'est pas le cas, il a la clé. Et il sourit. Sourit, et lui souhaite une bonne journée. Sent son coeur allégé par les grands yeux brillants qu'elle avait pu lui donner, et la lueur qu'il y avait vu passer lorsque le nom de Bazyl s'était des plus simplement dressé entre eux. Bonne journée à vous aussi. Et, sans plus attendre, il avait sorti sa clé pour entrer dans l'appartement. Le corps alourdi par la nuit, et le désir sincère de s'étendre dans le canapé. De s'y échouer, pour fermer les yeux en attendant le retour du Kozlow sur les lieux. Mais lorsqu'il arrive dans l'appartement, c'est pour l'y trouver. Étendu à même le sol, enveloppé dans ce qui semble être des vieux vêtements volés, ou empruntés. Bazyl.

Laisser tomber ses clés. Ne pas prendre la peine d'enlever sa veste, ou ses chaussures. Et se maudire de ne pas être resté ici à l'attendre, plutôt que d'avoir couru la ville comme il l'avait fait. Se précipiter. Retourner le corps inerte, corps bouillant, corps inconscient. Mais Bazyl est vivant. Bazyl est entier. Bazyl n'est pas blessé. Bazyl a simplement passé une nuit trop longue, et ne s'est probablement pas encore réveillé du coma qui avait suivi sa transformation. Sarwan ignore qui l'a ramené, comment il est rentré. Tout ce qu'il sait, c'est que Bazyl est là.

Bazyl est là.


Le redresser. Un bras sous ses épaules pour le supporter, et la force d'un corps entraîné pour le tenir. Le déplacer jusqu'au canapé, et l'y laisser tomber. Poids mort, alourdi par l'inconscience. Mais le soldat ne rechigne pas. Lui met les jambes sur le canapé. Pose sa paume sur son front. Le sien traversé d'une ride d'inquiétude, et les traits tirés. Bazyl va bien, mais Bazyl est bouillant. La fièvre qui suit quelques-unes des transformations — ou, peut-être, quelque chose d'autre. Il ne le couvre pas. Ne fait qu'aller dans la cuisiner, chercher un linge, l'imbiber d'eau froide. Le lui poser sur le front, avec précaution. I'm here, buddy.

S'asseoir, lorsque plus rien n'est à faire pour l'aider. Et l'observer. Pincement au coeur, à l'idée du loup affamé déambulant seul. Loup n'ayant pour but que de tuer, tuer, tuer. Dévorer. Et lui, qui n'avait pas été là pour l'en empêcher. Qui ne s'était inquiété que trop tard du lapin que lui avait posé Bazyl. Et qui n'avait pas réussi à le trouver pour le canaliser. En espérant que le mal n'avait pas été fait.

Bientôt, l'immobilité ne lui sied plus. Il se redresse, s'en va vers la salle de bain. Conscient que les heures pouvaient encore s'écouler, avant que le Kozlow ne se réveille finalement. Le besoin d'une douche le force à prendre des libertés dans l'appartement, tout en sachant que Bazyl ne lui en tiendra pas rigueur. Quelques longues minutes à laisser l'eau chaude tomber sur sa nuque, avant de finalement ressortir. Se sécher, plus qu'il ne le faisait d'ordinaire. Remettre son caleçon, son pantalon. Le torse resté nu, pour capter les courants de fraîcheur qui émanaient de la porte entrouverte. Et lorsqu'il ressortit enfin, finissant de se sécher les cheveux, et partant pour trouver un endroit où accrocher la serviette, ses yeux se posèrent sur le corps éveillé qu'il avait abandonné sur le canapé. Il s'arrête. L'observe un instant, et lui sourit finalement. Rictus pâle, fatigué. Pourtant sincère et rassurant. « Hey, man. » Il poursuit sur sa lancée, allant étendre sa serviette, puis revenant dans la salle de bain pour attraper son t-shirt. « Took a shower. Hope you don't mind. » I know you don't. Se tirant une chaise, en revenant dans le salon, et s'y asseyant. « How d'you feel ? » Enfiler le t-shirt. Ignorer la chaleur qui émanait continuellement de son corps. Et, simplement, lui donner un nouveau sourire. Plus tranquille. Plus calme. Rough night ?

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MessageSujet: Re: i will be so strong, looking for a new version of myself, (saryl)   Sam 1 Sep - 22:09

Il est chez lui.

Il est chez lui, et il ne saurait trop se l’expliquer. Les petites heures du matin floues dans son esprit, alors que Bazyl se tire difficilement du sommeil. Se rappelle à peine avoir été capable de se traîner jusqu’à son appartement, après avoir enfilé quelques vêtements au motel. La bile dans la gorge, la honte de ne pas avoir pu s’en empêcher, la nuit infernale. Son corps entier est douloureux, et dès que la conscience lui vient, il a envie de retourner dans les bras de Morphée. Oublier l’anxiété inévitable qui va le ronger, et la douleur physique des lendemains de transformation. Même après trois ans, il peine à s’habituer - toujours épuisé, toujours un peu brisé. Et ce matin ne fait pas exception à la règle - sauf pour le fait qu’il est chez lui, installé sur son canapé. Une serviette humide sur le front. L’esprit un peu brumeux par la fièvre qui l’assaille souvent lors de ses réveils, surtout quand la pleine lune est encore loin. Comme si son corps lui hurlait - pas maintenant. Ce n’est pas naturel maintenant. Comme si ça pouvait vraiment être naturel. Son corps le trahit, lui hurle que les transformations doivent cesser, qu’il doit apprendre à se contrôler, et pour de vrai. Mais il perd pied, Bazyl, sans ses frères d’armes, sans rien pour le rattraper. Le climat de la ville qui n’aide en rien, y’a du poison dans l’air à Blackwater Falls et ça l’empêche de respirer correctement. Il essaie de se raccrocher à quelque chose, n’importe quoi - les groupes de soutien, le regard d’une belle blonde. Rien n’y fait. Bazyl est perdu. Bazyl a mal.

Le loup émerge lentement et douloureusement, se demandant bien qui a pu le hisser sur le canapé ainsi, et poser la serviette sur son front. Le coeur débattant dans sa poitrine, lorsque ses sens lui reviennent suffisamment pour entendre la douche tourner dans la salle de bain - quelqu’un est ici avec lui. Quelqu’un l’a trouvé au sol, quelqu’un lui a donné un coup de main. Qui ? Le grognement au bord des lèvres, la certaine panique qui le remplit à l’idée que ce ne soit un visage qu’il ne veut pas voir. Erre entre l’éveil et le sommeil pendant de longues minutes, et il rouvre les yeux brutalement quand la porte de la salle de bain s’ouvre. Une silhouette apparaît, bien familière - les tatouages, les cheveux roux, le regard. Sarwan. Ce n’est que Sarwan. Sourire fatigué et rassurant. « Hey, man. » Bazyl ne relâche qu’un grognement, alors qu’il essaie de se mettre à bouger pour se redresser. Y parvient, lentement, alors que Sarwan va étendre sa serviette. « Took a shower. Hope you don’t mind. » Bazyl ne prend pas la peine de répondre - son vieil ami sait que ça ne le dérange pas. Ils ont partagés suffisamment de morceaux de vie pour qu’une douche ne soit rien. Termine de se redresser, assis sur le canapé, attrapant la serviette humide entre ses doigts. Ses muscles meurtris, la migraine qui lui mitraille le crâne, conséquence de la fièvre. Lâche un soupir, en s’enfonçant dans le canapé. Comme il aimerait pouvoir ne plus rien ressentir, physiquement comme mentalement, à cet instant précis. Mais l’inconfort est inévitable, et n’est jamais vraiment effacé par un quelconque verre ou médicament. Une fatigue qui va au-delà du corps, qui s’est accrochée à son âme. « How d’you feel ? » Sarwan a enfilé un t-shirt et s’est assis dans le salon, calme et souriant. Bazyl hausse les épaules, mais n’est pas le moindrement hostile. Pas avec Sarwan. Jamais. Trop de choses qu’ils ont partagés. Frères d’armes. Jusqu’à la mort. Et au-delà.

« Like shit. » La réponse lui vient simplement, alors qu’il referme les yeux et laisse tomber sa tête contre l’accoudoir du canapé. Un grognement qui lui échappe, une main qui vient se poser contre ses côtes douloureuses. C’est toujours à cet endroit le pire - là où les os se déplacent avec le plus de violence, quand la transformation frappe. « Thanks for that. » Il soulève la serviette humide pour la désigner, et décide de se la recoller sur le front. Se sentant bien fiévreux - ça lui fait du bien. « What happened ? Did I call you or something ? » Se demandant bien comment son ami a pu aboutir là, et l’aider à le ramasser après sa longue nuit. Fruit du hasard, ou peut-être qu’il a appelé Sarwan plus tôt. Encore du mal à se sortir de sa torpeur.

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MessageSujet: Re: i will be so strong, looking for a new version of myself, (saryl)   Sam 1 Sep - 23:06

« Like shit. » Bazyl s'est redressé quelque peu, mais sa tête retombe lourdement contre l'accoudoir dès les premiers mots prononcés. La nuit trop longue, le crâne encore trop fragile. Secoué dans tous les sens par le loup qui n'avait dû avoir de cesse de vouloir se mettre quelque chose sous la dent. Mais Bazyl n'était pas couvert de sang. Quoi qui soit arrivé, un peu plus tôt dans la nuit, il n'avait pas dû tuer. Ou alors, il avait dû trouver le moyen de s'en laver complètement avant de rentrer à son appartement. Ce ne pouvait être que l'ombre d'une bonne nouvelle — ou à tout le moins, c'était ce dont Sarwan tentait de se persuader. Souriant toujours tranquillement, ne commentant pas l'état que venait de lui rapporter le Kozlow. You look like that too, y'know.

« Thanks for that. » Sarwan passe sa main dans ses cheveux et se redresse dans sa chaise, s'appuyant contre le dossier. Secouant brièvement la tête, petit rictus sur son visage. « No problem. » That's the least I could do, y'know. Il renifle, calmement. Croise les bras sur sa poitrine, et observe Bazyl. Bazyl qui se tient les côtes, Bazyl secoué par la nuit. Bazyl qui a dû sentir le monde s'effondrer, un peu plus tôt dans la soirée. Car la lune n'était pas monté pleine, ce soir-là, et la transformation du loup avait dû être issue d'un autre genre d'obligation. Émotion trop forte, colère impossible à réfréner ; les raisons semblaient être nombreuses, ces derniers temps. Tout comme l'étaient celles de Sarwan de venir lui tenir compagnie. D'essayer d'être là, et de prétendre que quarante minutes de route n'étaient rien. Ce n'était rien. Mais pour secourir un ami en détresse, ça pouvait jouer. Il le savait. L'avait vécu. Ou avait plutôt forcé Darcy à le vivre, à de trop maintes reprises. Darcy.

La chasser. Le ventre retourné, les yeux vrillés sur Bazyl. Bazyl qui a un lendemain bien trop difficile, et qui ne semble se souvenir de rien. Pas même de la manière dont il s'est traîné jusqu'ici. « What happened ? Did I call you or something ? » La moue, légère. Celle qui dit, j'en sais rien. Celle qui dit, désolé. « Nah. » Il hausse les épaules. Ses bras qui retombent. Son corps qui se redresse, lentement. Coudes se plantant sur les genoux, et les yeux se vrillant dans ceux de son vis à vis. Il a reposé la serviette sur son front, et Sarwan se demande combien de temps celle-ci restera assez fraîche pour le soulager. T'es bouillant, j'le vois de là. T'as au moins aussi chaud que moi. « I was looking for you all night. You never came to our little date last night, so I was a little worried. » Pas le moindre reproche dans sa voix, pourtant. Tout ce qu'il dit, tout ce qu'il lâche, c'est un fait. Un fait dont il ne tient pas la moindre rigueur au Kozlow. Arrêté de s'en faire pour ça depuis bien longtemps. « I came here in the middle of the night, and then back an hour ago or so. And this time you were there. » Il voudrait pouvoir l'aider davantage. Voudrait avoir quelque chose à lui donner, quelque chose à lui mettre sous la dent pour l'aider à se rappeler. « You were lying on the floor, so I helped you getting on the couch. Put this on your forehead. Took a shower. And that's pretty much it. » Not much help for you, I'm afraid. Le menton posé entre ses mains jointes. Observer Bazyl. Le coeur serré par la douleur de le voir ainsi paumé. Ainsi esseulé. Après ces années passées à ses côtés. Ces années au coude à coude, à ne jamais se quitter. La scène avait des airs familiers, qui rappelaient pourtant amèrement le vide de ces deux dernières années. What happened to us, brother ?

« What do you remember from last night ? » C'est calme et doux — comme chaque mot qui sort d'entre les lèvres de Sarwan. C'est un frère qui parle à un autre. Qui ne juge pas, et qui se moque bien d'avoir été oublié sur le tabouret d'un bar. Qui s'inquiète du trou noir autant que le loup lui-même, et qui ne veut que l'aider à passer au travers des heures qui viennent. L'aider, du mieux qu'il peut. L'aider — la dernière chose qu'il est bien capable de faire. Il sait l'instabilité de Bazyl, sait son mal-être. Et pour ce matin, rien que pour ce matin, il voudrait l'aider. À respirer, et à lutter contre le cauchemar que chacune de ces transformations incarne pour lui. I'm here, man.

I'm here, and I'm not letting you here.
You're not alone in this.
You're not.

Not this time.

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MessageSujet: Re: i will be so strong, looking for a new version of myself, (saryl)   Mer 5 Sep - 23:46

« I was looking for you all night. You never came to our little date, so I was a little worried. » Ça lui revient tout d’un coup - lui et Sarwan s’étaient donnés rendez-vous la veille, pour passer la soirée ensemble, et il avait complètement oublié. Les yeux qui se referment, et la tête qui s’enfonce un peu plus dans la bourrure du canapé. « Shit. » Il sait que Sarwan ne lui en veut pas - mais il se sent tout de même coupable. Cette foutue malédiction qui le bouffe en entier, et sa vie aussi. Heureusement que ce n’était rien d’urgent, juste une soirée entre vieux amis. Mais tout de même, la culpabilité lui fait serrer des dents. Déteste que ce que le monstre en lui provoque, quand il n’arrive pas à le contrôler. « I came here in the middle of the night, and then back an hour ago or so. And this time you were there. » Rouvre les yeux, pour observer Sarwan. Il ne se rappelle de rien - ou presque. Les dernières heures sont extrêmement floues. Plus il se transforme, moins il se rappelle - les petits matins qui se ressemblent et ne se ressemblent pas, se mélangent et se perdent dans le brouillard de la détresse des lendemains. « You were lying on the floor, so I helped you getting on the couch. Put this on your forehead. Took a shower. And that’s pretty much it. » Le loup acquiesce lentement, reconnaissant du récapitulatif de Sarwan. Couché au sol, alors ? Ça semblait bien être le genre de truc qui lui arrivait quand il était à moitié conscient, et qu’il parvenait tout juste à se traîner jusqu’à son appartement pour s’y échouer.

Le soupir qui passe ses lèvres, alors qui lève la main pour appuyer sur le linge humide posé sur son front. Comme par espoir que ça ferait disparaître la migraine, et tout l’engourdissement qu’il ressent dans le corps. Tous ses muscles, douloureux - son esprit, dans le pire état possible. Essayant tant bien que mal de rassembler les pièces du puzzle, autant qu’il n’a pas envie de se rappeler. « What do you remember from last night ? » Il ne blâme pas Sarwan de lui demander - il devrait se poser ces questions. S’assurer de ramasser les quelconques dégâts qu’il a pu causer sous son autre forme. Mais Bazyl est plongé dans un déni si profond que cette perspective l’horripile. « I dunno, man. » Il soupire, haussant les épaules. Observant son ami, sachant qu’il ne voulait que son bien. Qu’il était inquiet, conscient de l’ampleur de la détresse qui le rongeait depuis cette fameuse nuit dans les montagnes en Afghanistan. « Sometimes I’m not sure I want to remember. » Il peut être honnête avec Sarwan - plus qu’avec n’importe qui. « It’s always the same story. I can’t control my anger, some fucking jerk pisses me off, and I have to run to the forest before I kill someone. » Les mots sont douloureux. Et pourtant il sait que Sarwan comprend - que Sarwan ne juge pas. Qu’il a vu, de bien près, ce qui le hantait aussi gravement. « What happens in that forest - fuck, I don’t wanna know. » La voix qui tremble, un peu. Sarwan qui n’a pas connu ses transformations en solitaire. Seules celles contenues par lui et leurs camarades, à l’armée. « I wake up with blood all over me, and… it makes me sick. » Aveu à mi-voix, les yeux qui glissent dans le vide, dans la noirceur qui l’habite.

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MessageSujet: Re: i will be so strong, looking for a new version of myself, (saryl)   Dim 30 Sep - 21:42

« I dunno, man. » Bazyl ne sait jamais. Bazyl ne veut pas se rappeler. Bazyl ferme les yeux sur ce qui lui arrive, et laisse le monstre commettre ses ravages en espérant ne pas avoir à se le remémorer. En profitant du black-out que la nuit lui offre pour ne pas avoir à assumer. Et Sarwan comprend. Sarwan est bien le dernier à le juger — sait qu'il a eu le même comportement vis à vis de la bouteille, et que boire davantage lui permettait d'oublier ce qu'il avait fait de la veille, tout comme boire le lendemain lui permettrait de ne pas se rappeler du soir même. Il le sait et, le coeur brisé, il ne peut qu'entendre Bazyl soupirer. Sachant, aussi, que la malédiction de son ami est irréparable, et que le Kozlow n'a pas le choix de vivre avec les amnésies que lui, de son plein gré, avait choisies. C'est différent. Si différent.

Et pourtant, il comprend.


« Sometimes I’m not sure I want to remember. » Lentement, le libanais hoche la tête. Observe son ami sans ciller, laisse les mots prendre place entre eux sans leur opposer la moindre résistance. « It’s always the same story. I can’t control my anger, some fucking jerk pisses me off, and I have to run to the forest before I kill someone. » La colère. Celle qui avait toujours menacé de détruire Bazyl. Celle qui finirait par l'emporter, s'il ne prenait pas garde à la manière dont les choses se déroulaient. Il le disait lui-même : it's always the same story. Mais un jour, un des facteurs de l'équation ne rentrerait pas dans l'ordre. Un jour, les choses déraperaient, et Bazyl finirait par se faire repérer. Par se faire tuer. Et Sarwan ne pourrait rien faire pour l'en empêcher. Sachant que cette idée n'était probablement pas pour déplaire au Kozlow. Et que, si c'était la mort qui devait l'emporter afin de le neutraliser, alors ils le laisseraient arriver. Et pourtant, Sarwan luttait. Jour après jour, nuit après nuit, pour aider son ami comme il le pouvait. Conscient que la distance, aussi maigre soit-il, leur faisait défaut. Qu'il ne pouvait pas jouer les baby-sitters, chaque soir. Que Bazyl était grand, que Bazyl pouvait se débrouiller, que Bazyl n'avait pas besoin lui. Mais que Bazyl était plus seul que jamais. Et que la solitude l'avait toujours effrayé. « What happens in that forest - fuck, I don’t wanna know. » La voix du Kozlow qui s'amenuise, et Sarwan qui déglutit. Soupire, à son tour. Passe sa main dans ses cheveux humide. La sueur se mêlant à l'eau, sur sa nuque. Il ne saurait expliquer ce qui fait la chaleur dans l'appartement — ni même s'il est le seul à la ressentir. Mais ses doigts restent croisés, et refusent d'essayer d'écarter le col du t-shirt pour mieux respirer. Le seul réel inconfort est celui de Bazyl, et il s'efforce de l'assister, et de l'endiguer. « I wake up with blood all over me, and… it makes me sick. » Ses yeux qui se relèvent finalement vers le loup-garou. Coeur lourd, déchiré à l'idée de l'imaginer errer dans la forêt, la nuit. Seul, perdu, affamé. Le regard fou, le moindre être vivant passant à sa portée courant soudainement le plus grand des dangers. Et il ne sait plus quoi lui dire. Voudrait l'aider. Impossible, pourtant. C'est trop tard. C'est plus à ta portée. Et tu le sais. « I'm sorry. » Ce n'est pas condescendant. C'est un fait, assumé, et il ne fait que secouer la tête pour légèrement l'appuyer. « I know the deal. Shouldn't have asked. » Mais sa question portait deux épaisseurs, et il le sait. N'a pas eu la réponse à celle à laquelle Bazyl pouvait réagir. « But, I mean... What happened before ? Where were you ? » L'inquiétude est sincère. Le besoin de ramener Bazyl à son humanité, de le tirer de ce schéma qu'il pensait se répéter indéfiniment, mais que lui, Sarwan, savait être chaque fois différent. « Were you on your way to meet me ? » Or did you really forget that we planned to spend our night together ?

Soupirer, de nouveau. Détourner les yeux, le coeur toujours serré des émotions que la gorge de Bazyl avait tentées de formuler. L'honnêteté brute, et la souffrance non dissimulée. La haine de soi, que Sarwan aurait aimé pouvoir aider à atténuer. « You have to control your anger, man. » Sa voix est lente. Triste, presque. Il sait que c'est une évidence, et sait que Bazyl doit l'entendre un peu trop. Le savoir également. Sait que ce n'est pas simple. Que ça ne l'a jamais été, et que ça ne le sera jamais. « I know it's hard for you. Always has been. And I know it's even worse since you've started turning, but... » Prendre une longue inspiration. La mine soucieuse, le regard se posant à nouveau sur le Kozlow. « You used to do it pretty well. I know everything's different now, but... We don't change that much. » And if it's making you sick, you ought to try. At least, try. « I'm sorry. I'm not as good as Jake for that kind of speech. » Petit rire nerveux. Jake, c'était le meilleur pour les calmer. Le meilleur pour les canaliser. La force tranquille, qui piquait Bazyl au sens figuré, puis au sens propre lorsque tout a dérapé. « But I'm here, man. » Hausser les épaules. « I know I can't help you much, but I want to do what I can. I have to. » Because it's a matter of life and death. For you. For me.

And for the memory of those who would've helped you all the way through the end.

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