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 (falling slow in the pouring rain), merzyl.

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MessageSujet: (falling slow in the pouring rain), merzyl.   Sam 1 Sep - 21:07

Le pas traînant, la mine basse. Les jours qui se suivent et qui se ressemblent, sans offrir le moindre réconfort. Y’a bien juste les visites un peu plus fréquentes de Sarwan en ville qui parviennent à le sortir de sa torpeur. Sinon, le loup bouge lentement, la rage toujours au fond de l’estomac sans qu’il ne puisse en trouver une quelconque source. Cette bonne vieille noirceur, qui l’accompagne à chacun de ses pas, qu’il traîne sur ses épaules à chaque fois qu’il force sa carcasse à se traîner dans la ville. Aller au motel, puis revenir, aller faire les courses, aller boire. Toujours la même histoire - parfois, les groupes de soutien à l’orphelinat pour se redonner un peu de vigueur, mais même ça, c’est difficile. Bazyl, qui accumule les erreurs depuis quelques mois. Il ne sait pas trop ce qu’il fait - où il va, ce pourquoi il est là. Les cauchemars de plus en plus violents, toujours les mêmes, en forêt, là-bas, son uniforme militaire lourd sur ses épaules, les cris de ses vieux amis qui résonnent dans ses oreilles. Continuer à avancer, tout le temps, le seul moyen pour ne pas s’effondrer quelque part. Aujourd’hui, il a décidé d’aller au groupe de soutien, il ne sait pas trop pourquoi. S’est laissé retomber sur une chaise, sans trop avoir la force de rendre les sourires et les regards bienveillants. N’a rien partagé, a juste écouté - ses semblables, créatures, paranormaux, constamment traqués, détestés, persécutés. Essaie d’y trouver un semblant de réconfort, mais aujourd’hui ça ne semble pas trop fonctionner. Il ne sait plus trop pourquoi il se bat, Bazyl. Quelle est sa cause à lui ? Peut-être celle des Enfants, peut-être pas. Il n’en sait plus rien. Une fois la discussion terminée, il hésite à aller au motel pour continuer de travailler - les dossiers sont nombreux ces derniers temps, ça l’occupe, voilà une chose qu’il ne peut pas négliger s’il veut continuer à avoir une qualité de vie. Ce n’est pas son salaire de concierge qui payera ses factures, après tout.

Entre dans son immeuble, avec la bonne intention de s’ouvrir une bière et de laisser retomber son tas d’os sur son lit. Laisser lentement la noirceur l’envelopper, jusqu’à se glisser dans le sommeil. Il pourrait appeler Sarwan, voir si son vieil ami est occupé ce soir - mais la force lui manque, et il se contente de monter les escaliers en quête du refuge de son appartement. Alors qu’il parvient au couloir de son étage, son coeur s’arrête brutalement de battre. S’effondre dans le fond de sa poitrine, se fracasse en mille morceaux.

Merrill.

Elle est là, étendue sur le sol. Ange déchue, les cheveux blonds éparpillés autour de sa tête. Des sacs de course qui sont tombés au sol, des oeufs brisés, des fruits échappés. La clé encore dans la serrrure, la porte de l’appartement simplement entreouverte. Et Merrill. Merrill, au sol. Inconsciente. Ou pire. Les réflexes de Bazyl reviennent en un coup de poing. L’entraînement, l’instinct de réaction - il se projette vers l’avant pour fermer la distance qui le sépare de la blonde. Coeur battant frénétiquement dans sa poitrine, mais il fait de son mieux pour ignorer le vertige qui le prend. Se laisse retomber sur ses genoux, ne la touche pas, par peur qu’elle soit blessée. « Merrill ? Merrill ? » Il l’appelle, mais sans succès. Guette son souffle - sa respiration est faible, mais bien là. Les muscles tendus, l’envie de hurler pour évacuer la détresse qui le remplit. L’inspecte rapidement. Elle ne semble pas blessée, et sa tête n’a rien heurté - il peut donc la cueillir sans peine dans ses bras. La soulève et se redresse sans peine, elle ne pèse rien. Plume entre ses bras, la tête de Merrill retombant dans son cou. Mâchoire serrée pour s’empêcher de grogner, s’empêcher de paniquer, Bazyl qui tente désespérément de ne pas céder à l’agitation risquée. Le soleil est couché depuis une ou deux heures déjà - il doit rester prudent, et ne pas empirer la situation. Pousse la porte de l’appartement d’un coup de pied, pénètre à l’intérieur. Repère rapidement le canapé, et va l’y déposer doucement. Sa main qui passe sous sa tête, afin de la baisser délicatement - glisse un coussin, afin de ne pas lui faire mal. Se redresse finalement, les mains tremblantes. Elle respire - faiblement, mais elle respire. Ce n’est peut-être qu’un malaise. Faut l’espérer. Il hésite à la réveiller - ce n’est sans doute pas sage. Retourne plutôt dans le couloir de l’immeuble pour rassembler les courses, et referme la porte de l’appartement. Range ce qu’il faut dans le réfrigérateur, essayant de s’occuper pendant l’attente interminable. Merrill n’a pas bougée - et Bazyl s’approche lentement. Inquiet, horriblement inquiet - mais tente de rester patient. Elle s’agite un peu dans son inconscience - et Bazyl regarde la mèche blonde glisser de son oreille jusqu’à sa joue. L’envie de la replacer qui lui tiraille l’estomac, mais il n’ose pas avant de longues secondes. Ce n’est qu’après longue réflexion qu’il tend la main, et fait glisser les mèches de cheveux sur le côté. Effleure la joue au passage. Le coeur tordu. L’esprit brumeux. Arrête. Se laisse retomber sur le fauteuil à côté, le soupir passant ses lèvres.

Qu’elle se réveille rapidement. S’il vous plaît.

Quand elle s’agite finalement, se tirant de son lourd sommeil, Bazyl l’observe. Yeux inquiets. « Slowly. » Il lui dit, d’une voix étrangement calme, même si elle est déchirée par l’anxiété. Ne comprend pas, avide de comprendre. « Don’t worry. You’re at home. » En espérant qu’elle ne réagisse pas mal en le trouvant là - mais ça aurait été hors de question qu’il la laisse comme ça. Pas question. Pas elle.

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MessageSujet: Re: (falling slow in the pouring rain), merzyl.   Dim 2 Sep - 0:50

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Déjà la fin de l’après-midi… Les journées passent trop vite et déjà, Merry se sent épuisée. Faire la lessive, nettoyer le petit appartement et faire les courses. Heureusement que Lucas est avec son oncle car la jeune maman ne veut pas qu’il la voit comme ça. Au bord du précipice. Jaimie qui ne donne plus signe de vie, pour s’ajouter à tout cela. Chaque respiration est plus lourde que la précédente. Au moins, elle a réussi à laver tous les vêtements de Lucas et il sera fin prêt pour sa semaine à la garderie. Maintenant, elle doit s’assurer qu’il n’ait pas le ventre vide. Repose-toi que Caleb a répété au téléphone. Le petit garçon reste avec lui ce soir. Prendre du temps pour elle. Elle sait que ce n’est pas suffisant. Elle pourrait dormir un mois entier et pourtant se sentir aussi vidée qu’au moment de s’endormir. Tout de même, elle accepte. Ça lui permet d’aller à l’épicerie sans avoir à surveiller Lucas de peur qu’il disparaisse lui aussi. Quelques fruits et légumes. Des oeufs et bien sûr, les biscuits préférés de son petit trésor. Le sac n’est pas trop plein, ni trop lourd mais malgré cela, elle a l’impression de transporter un poids bien trop pesant pour elle. L’ancienne infirmière maudit intérieurement sa faiblesse. De l’extérieur, elle ne laisse rien paraître. Elle sourit au caissier, retourne à la voiture et prend le chemin de la maison. Une fois arrivée, Merrill inspire profondément pour se donner un peu de courage. Monter les quelques escaliers vers son étage lui semble aussi ardu que monter l’Everest. Particulièrement ce soir. Un pied devant l’autre. Une marche à la fois. La lumière blanchâtre de la cage à escaliers doit lui donner un air livide mais elle essaie de ne pas trop y penser. Elle pense au moment d’arriver chez elle. Ranger la nourriture dans la cuisine puis prendre un bain chaud.

Promesse d’un peu de tranquillité qui lui donne le courage de terminer à escalader les dernières marches. Elle y est presque. Elle sort maladroitement les clés de son sac à main, les bras pleins mais déterminée. Mais quand vient de tourner la serrure, c’est le monde autour d’elle qui se met à chavirer. Pas maintenant. J’y suis presque. Je suis presque rentrée. Le sol sous ses pieds se dérobe malgré tout et elle a l’impression de tomber. Une chute sans fin. Engloutie par un opprimant néant. Dans le couloir, le corps chétif de la blonde s’écrase au sol. Même pas le temps de rentrer chez elle. L’abysse la réclame ici et maintenant. Le parasite envahisseur et assoiffé du peu d’énergie qu’elle a à offrir ne lui laisse pas le temps de réagir. Aucun rêve, aucun cauchemar. Uniquement le vide. Entre vie et mort. Le pouls faible, la respiration lente également. Projetée dans un autre monde. Pas même l’écho de la voix de Bazyl appelant son prénom ne l’atteint. Pas même ses bras qui la soulève doucement ne peut la sauver des limbes qui l’ont réclamée. Poupée de chiffons qui serait si facile de malmener. Mais ce Bazyl-là qui croit n’être bon qu’à tout détruire prend soin d’elle. Jamais plus en sécurité que dans ses bras à cet instant précis. Mais l’esprit de Merry est ailleurs. Perdue, elle cherche à la lumière. Celle-ci la fuit, se dérobant chaque fois qu’elle tend la main. Jeu malsain qui pourrait facilement la rendre folle. Mais elle s’accroche Merry. Parce qu’elle ne peut pas baisser les bras et laisser Lucas seul dans ce monde. Elle ne peut pas s’éteindre. La tentation de tout laisser, de s’abandonner aux ténèbres est sournoise mais la douce infirmière s’y refuse.

Et lentement, elle reprend ses sens. Lentement, elle réussit à s’accrocher à la réalité. Certaine de se retrouver inconfortablement étendue de le couloir, elle se prépare au choc du réveil. D’abord, ce sont les doigts engourdis, puis la réalisation qu’elle est… confortable. La panique et l’incompréhension la saisit. Où est-elle ? Que se passe-t-il ? Elle s’agite et ouvre les yeux en sursautant légèrement - comme pour se préparer au pire. Vision embrumée qui se définit lentement sur un visage familier. Bazyl. Il est là. À ses côtés. Encore étourdie, elle reste un moment hébétée. Muette et tentant de reconstituer les événements dans sa tête. « Wha-- What is happening ? I... Bazyl ? » Puis, elle réalise. Elle a encore perdu conscience et c’est Bazyl qui l’a trouvée. C’est lui qui l’a portée jusqu’ici. Lui qui la fixe, inquiet et perplexe. « Oh. Hum, I guess I should thank you. » finit-elle par ajouter en réalisant que ses courses sont rangées, voyant le sac vide dans sa cuisine. Merry, elle est habituée d’être celle qui s’occupe des autres. Au point de négliger son propre bien-être même. Voir les rôles inversés la perturbe. Le regard qu’il pose sur elle la trouble encore plus. Elle voudrait se montrer forte et balayer l’incident d’une main. Dire au revoir, merci, on se revoit une prochaine fois. Elle essaie même de se redresser mais le monde se remet à tourner violemment. Quelque chose en elle se brise, mais elle ne veut pas que Bazyl la voit ainsi. Détourne-toi. Oublie ce que tu as vu. Je vais bien. Mais c’est un mensonge. Parce qu’en réalité, Merry voudrait seulement s’abandonner dans ses bras, s’y réfugier, s’accrocher à ses vêtements comme si tout à coup, cette simple étreinte suffirait à chasser l’esprit en elle.

Si seulement le loup pouvait faire peur à l'esprit au point de la libérer. Mais si la bête n'effraie pas la bête, comment l'entité parasite pourrait en avoir peur... Impossible. « You must be freaking out. I'm sorry. » Elle ne voulait pour rien au monde l'alarmer. Le détourner des plans qu'il pouvait avoir dans la soirée simplement pour voler au secours de la voisine inerte dans le couloir. Dit quelque chose Merry. Le remercier en apaisant toutes les interrogations qu'elle peut voir au creux de son regard... ce serait la moindre des choses. « I should explain but... It's so complicated. » Elle enfouie alors son visage dans ses mains tremblantes. La jeune femme n'a même pas la force de pleurer, elle cherche seulement à oublier tout le monde qui l'entoure. Ne plus rien voir, ne plus rien ressentir. Chasser toute cette fatigue qui l'accable. Elle essaie de respirer et de se calmer. Se remettre les idées en place parce que la simple présence de Bazyl suffit à faire tambouriner son coeur.

I should explain but I don't think you would understand.
And even if you do...
What can you do ?
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MessageSujet: Re: (falling slow in the pouring rain), merzyl.   Mer 5 Sep - 23:22

Bazyl peut voir l’incompréhension dans son regard. Ne peut la blâmer pour cette grande confusion - après avoir perdu conscience ainsi, ce n’est pas surprenant. Il espère seulement qu’elle ne s’est pas cognée la tête plus durement qu’il n’aurait pu le penser. Mais le voile dans le regard de Merrill se lève tout de même rapidement, et il peut voir la clarté s’y installer. Ça le rassure, qu’elle semble au moins être capable de trouver ses repères, et de revenir sur terre. Cille, quand son regard se pose sur lui. Espère qu’elle ne lui en voudra pas trop de s’en être autant permis - mâchoire serrée, se préparant au pire. « Wha- What is happening ? I… Bazyl ? » Ça lui tord l’estomac, de la voir dans cet état. Il aimerait pouvoir serrer sa main, la rassurer comme il se doit, pouvoir la réconforter, déposer un baiser sur son front. Mais il ne peut pas - ne peut pas. Il reste donc là, assis tout près, prêt à répondre à ses questions. Continuer de la rassurer, comme il le peut, comme il sait le faire. Jamais bien doué pour ce genre de choses. « Oh. » Elle comprend rapidement, additionne deux et deux - et il est impressionné de la rapidité avec laquelle elle le fait. Mais ça ne le surprend pas du tout, en même temps, qu’elle le fasse. La lumière dans son regard, qui démontre son intelligence. « Hum, I guess I should thank you. » Elle a aperçu les courses rangées, et Bazyl ne fait qu’hausser les épaules. À ses yeux, c’est bien normal - il n’allait quand même pas laisser là en attendant qu’elle se réveille. Hors de question. Il aimerait pouvoir lui sourire, la rassurer davantage. Mais il ne parvient qu’à rester là où il est, son regard ne pouvant quitter les traits de Merrill. Toujours inquiet, à quelque part, de son état - elle semble reprendre des couleurs, mais il y a une pâleur sur ses traits qui demeure, et qui trahit son inconscience d’il y a quelques minutes à peine. Bazyl qui reste méfiant, et sur ses gardes, au cas où un autre malaise pourrait soudainement la prendre. Elle avait été chanceuse, après tout - elle ne s’était pas blessée. Mais ça aurait pu mal tourner assez rapidement.

« You must be freaking out. I’m sorry. » Il fronce des sourcils, continue de l’observer. Elle semble un peu inconfortable, et il se sent également un peu mal à l’aise. De rester là, de la regarder ainsi, de vouloir autant veiller sur elle alors qu’ils se sont séparés en assez mauvais termes, la dernière fois. « No. Don’t worry. » Faible tentative de calmer ses inquiétudes, d’une voix qui se veut calme et rassurante, mais qui est inévitablement un peu brusque, provenant du loup aux capacitiés sociables souvent discutables. « I should explain but… It’s so complicated. » Ça l’intrigue encore plus, ajouté aux indices qu’elle lui avait fourni à leur dernière conversation - quelque chose cloche dans la vie de Merrill, il en est certain. Il ne sait rien d’elle, après tout, ou presque pas - et son coeur se serre face à sa détresse. Son visage disparaît entre ses mains, et Bazyl se redresse instinctivement. Déteste la voir comme ça, et ne peut rester là sans rien faire - sans essayer au moins de la rassurer. Sans trop réfléchir, il bondit du fauteuil jusqu’au canapé, afin de prendre place à ses côtés. Les poumons brûlants de la voir ainsi, l’envie de tout déchiqueter ce qui peut lui faire du mal, peu importe ce que c’est - ce n’est pas juste. Pas juste. « Hey. It’s ok. » Il commence à comprendre que son malaise n’est peut-être pas juste le résultat de la fatigue, ou d’un étourdissement soudain. Il peut le sentir, dans son regard, dans la manière qu’elle bouge - une fatigue lourde, qui lui brise le corps. Dents serrées, Bazyl approche lentement. Avancant sa main, jusqu’à la déposer contre son bras. Attrapant doucement le poignet de Merrill, afin de signaler sa présence. Guettant le moindre signe qu’elle se braque, qu’elle ne veut pas de son contact physique. Descendant ses mains, afin de libérer son visage. Le loup calme, pour une fois - le loup entièrement tourné vers Merrill, vers sa détresse, et animé d’un désir de la rassurer avec une solidité qu’il pensait appartenir au passé. Peut-être pas. « Breathe, all right ? You’re probably still dizzy. » Garde ses yeux sur elle. « Maybe you hit your head, too. » Ce n’est pas une impossibilité, après tout. Peut-être devrait-il l’emmener aux urgences. « Do you... » Il hésite légèrement. Maladroit. « Do you remember what happened ? Anything ? » Bazyl qui ne réfléchit plus trop, alors que ses doigts viennent déplacer une mèche de cheveux qui est retombée devant le visage de l’infirmière. La glisse derrière l’oreille - l’envie de la serrer contre lui, de la protéger du monde - de ne plus jamais rien laisser lui arriver, pas sous sa garde, pas tant qu’il est en vie.

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MessageSujet: Re: (falling slow in the pouring rain), merzyl.   Sam 8 Sep - 16:56

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Elle en a assez de se sentir constamment ainsi. Les pieds prêts à basculer dans un gouffre sans fin. Sur les limites d'une abysse dont elle craint ne jamais s'échapper. Car qui dit qu'elle ne perdra pas conscience un jour pour ne plus jamais se réveiller ? Elle a peur, Merry. Elle veut vivre. Pour voir Lucas grandir, pour retrouver des jours plus heureux. Parce que pour le moment, elle survit. Elle endure. Elle garde toute cette douleur pour elle. Elle est donc troublée que Bazyl l'ait trouvée ainsi. Si vulnérable. Elle ne veut pour rien au monde l'inquiéter et pourtant, elle voit l'angoisse dans son regard. Ou peut-être qu'elle imagine des choses, l'esprit encore trop confus par sa soudaine faiblesse. Ça ferait plus de sens, considérant que la dernière fois qu'ils s'étaient parlés, il avait eu l'air de s'ficher pas mal de ce qui pouvait lui arriver. Good luck with that. Des mots qui continuent de malmener son coeur. Alors elle se cache, elle se défile, ne sachant plus comment montrer une force de caractère qui commence à lui manquer. Visage enfoui dans ses délicates mains, elle ne le voit pas quitter le fauteuil pour venir s'asseoir à ses côtés. Mais elle sent sa présence qui se pose tout près, et elle frissonne quand elle sent ses doigts qui longent son bras, se referment sur son poignet. Elle ne résiste pas, baisse le bouclier et descend les mains pour poser son regard sur lui. Elle est si fatiguée qu'elle n'a même pas la force de pleurer. Seul le regard qu'elle pose sur lui est nécessaire pour montrer à quel point elle est triste. Alors, il tente de la rassurer, lui disant que tout ira bien.

Il a tord. Elle se meurt à petit feu et ça la ronge de l'intérieur. Elle baisse un moment le regard sur les doigts du jeune homme toujours enroulés autour de son poignet. Elle s'y attarde, cligne des yeux. Aucun homme n'était entré dans sa vie depuis Aidan. Elle n'en avait pas voulu et n'avait, de toute façon, jamais senti un quelconque besoin d'être avec quelqu'un d'autre que Lucas. Mais Bazyl, il est arrivé dans sa vie tout naturellement. Comme s'il en avait toujours fait partie. Comme s'il avait toujours été son voisin. Le loup silencieux mais toujours là, quelque part. Non pas le prédateur aux aguets, mais l'animal protecteur. Il aura beau se voir comme un monstre, ce n'est pas ce qu'elle voit en ce moment. Et jamais elle ne le regardera autrement. Deux âmes maudites malgré leurs tourments bien différents. Se confier, avouer ce qui l'écrase de la sorte. Et s'il ne comprend au final pas ce qui la trouble, il va peut-être comprendre ce que ça fait de se sentir ainsi maudit. Un doux sourire reconnaissant glisse sur la lippe de la belle. « I'm fine... Well, not really. But I'm fine now. » Now that you are here. Parce que la présence de Bazyl est rassurante. Même s'il peut être plutôt sauvage en général, elle voit derrière le masque de la bête. Il ne sera jamais l'animal à ses yeux. Un monstre ne prendrait pas soin d'elle ce soir. Et c'est pourtant ce qu'il fait. Elle ne sait pas comment le remercier. Elle hésite, se mord la lèvre. Tout ce qu'elle peut faire, c'est lui expliquer ce qui arrive. Pour chasser l'inquiétude qu'elle perçoit dans son regard.

« Yes, yes. I remember, I was coming back from the store. It's not the first time this happens. » Et certainement pas la dernière si elle ne trouve pas de remède. Elle se dégage doucement, tente de se redresser sans en faire trop. Elle se sent encore un peu confuse, se masse la tête dans une vaine tentative de remettre ses idées en place. Impossible de penser clairement alors que Bazyl est si près, qu'elle sent encore la chaleur de ses doigts sur sa peau. Elle inspire à fond, comme si elle se préparait à se jeter dans le vide. « Remember when I told you about Aidan, my late husband ? » Elle ne parle jamais d'Aidan, ça lui fait étrange de prononcer une nouvelle fois son nom. Elle pense à lui souvent quand elle regarde son fils. Il a ses yeux, sa mâchoire. Son portrait tout craché. Alors Aidan ne la quittera jamais vraiment. Il existe à travers Lucas. Elle se demande alors si Bazyl a déjà perdu des proches. Elle se demande s'il comprend ; les morts ne nous quittent jamais vraiment. Mais alors, pourquoi a-t-elle l'impression de disparaître alors qu'elle respire encore... Finalement, les aveux lui viennent naturellement. « Well, technically... I should be dead too. » Les souvenirs de l'horrible nuit l'assaillent mais elle essaie de ne pas les laisser la consumer. Le rire démoniaque, le sang, les coups de poignard dans sa chair. Et la douleur. Le sentiment d'abandon qui a suivi. Il y avait plus rien qui l'attendait autre que la mort. Puis elle a ouvert les yeux dans un hôpital, sans comprendre ce qui se passait.

Même aujourd'hui, elle peine à comprendre le phénomène dont elle est victime. Tout de même, elle s'efforce de l'expliquer du mieux qu'elle peut. « A benevolent spirit, or something like this entered my body - I guess - and kept me alive. It saved me. » Alors qu'Aidan se vidait de son sang, que la vie le quittait. Merry est encore là. Chancelante mais en vie. Pour appuyer ses paroles, elle relève légèrement son pull, dévoilant son abdomen marqué des nombreuses cicatrices laissées cette nuit-là. Des blessures qui auraient dû lui être fatales. Créant confusion parmi le personnel soignant en la voyant toujours en vie. « I don't know why. Don't know how. I all know is that it is now eating me up inside. Feeding on my energy. I searched for a way to ''cure'' me, but if it leaves my body, I will die. » Esprit qui la tient en vie, mais y'a un prix à payer. Terrible prix... Celui de se sentir constamment sur le point de mourir, à bout de force. « That's why I was always asking you... About the wolf thing. » Laisse-t-elle tomber dans un murmure presque tabou. Voilà. Maintenant il sait. Il sait pourquoi elle a toujours été si insistante. L'unique solution qu'elle a trouvé à son problème. Ce n'est pas l'idéal, mais c'est tout ce qu'elle a sous la main. Le désespoir dans la voix et dans les yeux qu'elle ne peut plus contenir. « I wanna feel alive again. »
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MessageSujet: Re: (falling slow in the pouring rain), merzyl.   Dim 23 Sep - 21:49

Il est lui-même surpris de la douceur de ses gestes - ses doigts qu’il est habitué de voir tâché de sang, glissant dans la violence. Ses mains qui ne font que détruire, les voilà posés sur un satin avec une certaine tendresse. Et on dirait qu’il a peur, que ses doigts ne la brûlent, ne salissent sa pureté, mais elle ne fuit pas, elle ne grimace pas. Elle reste là, tout près, contre lui. Son odeur qui le remue, la tristesse dans son regard qui tord son coeur dans tous les sens. Et malgré l’état dans lequel il l’a trouvée, elle a toujours sa force en elle. Malgré le vertige dans ses gestes, elle est ancrée dans le sol, et elle reste qui elle est - une force tranquille qui parvient à le maintenir en place, à canaliser sa sauvagerie. Malgré ses craintes, il reste aussi. Elle acquiesce à sa question. « Yes, yes. I remember, I was coming back from the store. It’s not the first time this happens. » Il fronce des sourcils - pas la première fois ? Ce n’est donc pas la première fois qu’elle perds ainsi conscience. L’inquiétude le contamine, et il ne la lâche pas des yeux alors qu’elle se redresse. Masse sa tête, cheveux dorés entre ses doigts. Ça lui donne envie de les replacer à nouveau, d’y plonger la main. Malgré la crainte qui l’habite, il n’insiste pas, ne demande pas de détails - comme sachant qu’elle va se prépare à le faire. Que sous cet incident aux premières vues banal, des secrets demeurent. Bazyl a toujours su qu’il y avait plus à Merrill - qu’elle transportait un bagage plus lourd que sa gentillesse et sa douceur ne pourraient laisser présager. « Remember when I told you about Aidan, my late husband ? » La question le surprend un peu, et il ne réagit pas sur le coup. Son mari décédé, fantôme qui semblait habiter l’appartement, et qui devait les suivre partout. Après tout, Bazyl était bien placé pour savoir l’effet que ça faisait, que d’avoir des morts dans la tête. De les savoir partis, alors qu’on était toujours là. Et que bien souvent, ces pertes n’avaient rien de juste.

« Well, technically… I should be dead too. » Les mots frappent - Bazyl plisse des yeux. Ne comprends plus - how ? Why ? Des dizaines de questions au bord des lèvres, mais il sait qu’elle va lui expliquer. Qu’elle a les aveux dans les mains, prête à les lui offrir. Et sa confiance le déstabilise. Personne n’a jamais été comme ça avec lui auparavant - à part peut-être Sarwan. Mais ça, c’était différent. « A benevolent spirit, or something like this entered my body - I guess - and kept me alive. It saved me. » Le loup cligne des yeux, surpris. Il n’avait jamais entendu parler d’une histoire pareille. Les poings qui se serrent, et l’image de Merrill mourrante qui s’imisce dans son esprit. C’est de la torture - et il bataille pour la chasser, sans grand succès. She should be dead. Et pourtant elle ne l’était pas - comment était-ce possible ? Merrill soulève son pull, et Bazyl dévie le regard, comme pour ne pas lui dérober son intimité. Mais c’est pour qu’il voit qu’elle le fait - et lentement, il parvient à reporter son regard sur l’abdomen. Voit les cicatres. Des cicatrices qui reflètent celles qu’il possède aussi - mais qui n’ont pas du tout lieu d’être sur une peau douce comme celle de la blonde. Ça vient chercher une rage sourde en Bazyl, qui doit serrer de la mâchoire pour ne pas grogner. « I don’t know why. Don’t know how. All I know is that it is now eating me up inside. Feeding on my energy. I searched for a way to ‘cure’ me, but if it leaves my body, I will die. » C’est un cauchemar - un véritable cauchemar. Quel poids à transporter en elle - comment elle doit être fatiguée. Bazyl se sent soudainement coupable, de lui avoir craché au visage comme il avait pu le faire, comme si elle ne pouvait pas comprendre son état à cause de sa malédiction - alors que oui, elle comprenait. « That’s why I was always asking you… About the wolf thing. » Il serre encore plus des dents, son regard fuyant celui de Merrill. « I wanna feel alive again. » Et ça lui arrache le coeur, de la voir ainsi, de maintenant la comprendre. De savoir ce qu’elle transporte, sur elle et en elle, tous les jours qui passent. Et il ne sait pas quoi dire, Bazyl. Qu’y a-t’il à dire ? Qu’est-ce que lui peut dire ?

« I... » Il hésite. Les mots qui lui lacèrent la gorge, lui coupent le souffle. Il ferme les yeux un instant, inspirant profondément. « I had no idea, I… If I’d known... » Il secoue la tête, ayant presque envie de mettre les voiles, se réfugier dans les noirceurs, là où il a toujours trouvé réconfort. Mais il ne peut pas laisser Merrill comme ça - ne veut pas. « I’m really sorry. » Les dents serrés, Bazyl parvient finalement à rouvrir les yeux. Les poser sur Merrill. L’éclat de tendresse s’installant doucement dans un coin. « I know it doesn’t help, but I am. It’s not fair, you having to live like this. » Et il lève la main, effleure la joue de la blonde. Caresse brève, presque inconsciente - et il retire sa main rapidement en le réalisant, les yeux fuyant. « We’ll find a way. » Ses propres mots le surprennent, mais il le pense sincèrement - il refuse de la laisser comme ça. Il trouvera. N’importe quoi. Il trouvera. Ça lui apparaît une évidence, soudainement. « I promise, we’ll find a way so you can be free. » Il y a une détermination dans son regard alors qu’il l’observe. Sa mâchoire se serre brièvement - l’éléphant dans la pièce, à aborder. « But I’m not gonna transform you. » S’empresse de continuer, pour ne pas qu’elle ne se décourage. « I don’t think it would help. You don’t… You don’t die, when you are bitten. For all I know, you would only have two curses on your head. » Secoue la tête, et lâche un soupir. « Do you… know anything about this spirit ? What it wants ? » Bazyl ne s’y connaît franchement pas en matière de fantômes - mais il connaît certaines personnes qui pourront l’aider. Il va la libérer. Elle le mérite. Plus que n’importe qui.

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MessageSujet: Re: (falling slow in the pouring rain), merzyl.   Dim 7 Oct - 11:35

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Il n'a pas besoin de s'excuser mais c'est pourtant ce qu'il fait. Même si leur dernière discussion n'avait pas été de tout repos, elle ne lui en veut pas. Il a ses propres problèmes, ses propres démons. Elle ne peut pas s'attendre à se qu'il vienne la sauver sans savoir qu'elle est au bord du gouffre. « It's ok. » C'est tout ce qu'elle arrive à articuler alors qu'elle baisse la tête sur ses genoux elle aussi. Disons que les demandes de la douce étaient loin d'être rationnelles et elle se sent un peu honteuse. Échanger une malédiction pour une autre. Une idée stupide et elle le sait. Mais elle est si désespérée qu'elle est prête à essayer. Si c'est le seul moyen... qu'il en soit ainsi. Pour le moment, elle espère trouver, elle espère se sentir mieux bientôt. Elle a oublié depuis les deux dernières années ce que ça fait de se sentir simplement bien. Elle relève soudain la tête et pose son regard sur le jeune homme déclarant vouloir l'aider. We. Un simple mot qui lui coupe littéralement le souffle. Nous. Ensemble. Ça fait du bien de ne plus se savoir seule. Oui, Caleb sera toujours là pour elle mais il n'est clairement pas à l'aise avec cette histoire d'esprit. Et bien que Bazyl précise qu'il refuse toujours de la transformer, elle apprécie ses petites attentions. Elle n'a pas la force d'insister aujourd'hui alors se contente d'hocher la tête de façon entendue.

« I'll be fine. » qu'elle essaie de le rassurer maladroitement alors que ses doigts glisse sur sa joue pour se retirer aussitôt comme si elle venait de le brûler. Le frisson qui parcoure son dos, la fait trembler. Elle est heureuse de voir qu'il veut l'aider mais en même temps, elle n'est pas habituée qu'on lui tende la main. Et encore moins accepter la patte d'un animal blessé. Comme Bazyl. Préférant de loin prendre soin des autres que l'on prenne soin d'elle. Elle commence à regretter de lui avoir dévoiler son secret. Elle ne veut pour rien au monde qu'il s'inquiète pour elle. Il lui fait la promesse de l'aider à trouver un remède et elle ne peut s'empêcher de sourire. Elle ne voit pas comment il pourrait autrement qu'en la mordant mais c'est la pensée qui compte. Pour le moment, elle essaie de cacher sa fatigue. Elle n'aime pas paraître faible. Elle veut pouvoir être Atlas et porter le monde sur son dos. Elle sourit à son voisin, pour se convaincre elle-même peut-être. Qu'avec son aide, peut-être que tout ira mieux. « But thank you. » Elle pose ses doigts fins sur le poignet de Bazyl comme pour s'assurer qu'il est bien réel et qu'elle n'est pas en train de rêver, encore inconsciente au milieu du couloir. Il est bien là, à ses côtés, loin du loup instable auquel elle a eu affaire la dernière fois.

Quand Bazyl lui demande si elle sait quelque chose sur l'esprit, elle nie d'un simple mouvement de la tête. Non... elle ne sait rien. Elle marche dans le noir le plus total. Même les experts n'ont jamais entendu parler d'un cas comme le sien. Vivre dans l'incompréhension est pire que l'épuisement constant qu'elle ressent. Pas de voix dans sa tête, pas de pulsions qui ne sont pas les siennes. Juste une présence silencieuse qui se fait sentir uniquement par la fatigue qui engourdit ses membres et les ondes qu'elle ressent tout autour d'elle. Pourquoi elle ? Pourquoi à ce moment-là ? La destinée est une chose bien étrange. Ne pas savoir, ne pas comprendre, c'est une malédiction en soi. « Well... no. I can't speak to it. I just know it's there. Maybe it always was, like a guardian angel and I never realised I had one. I don't know. » Elle connaît le monde surnaturel mais est loin d'en être experte. Elle n'aurait aucune chance devant un monstre au beau milieu de la nuit. Elle n'aurait d'autre choix que de fuir. Face à l'esprit en elle cependant... il n'y a pas d'échappatoire. Elle est obligée d'essayer de cohabiter avec cette entité oppressante.

« Now you know as much as I. » ajoute-t-elle en passant sa main dans son cou, un peu mal à l'aise. Personne ne sait ce qui l'accable en dehors de sa famille et ça lui fait bizarre. Elle n'aime pas parler d'elle, parler de ses problèmes, alors elle reporte son attention sur le loup. « Tell me... How it happened for you ? » Avec ta propre malédiction. Elle sait qu'il n'aime pas plus qu'elle de discuter de sa nature lupine mais elle est sincèrement curieuse. Car elle voudrait pouvoir l'aider elle aussi. Elle voudrait le libérer de la bête. Elle doute que ce soit possible mais au moins savoir comment s'est arrivé serait un bon début. Et s'il est condamnée, rien ne l'empêche d'apaiser l'humain derrière le loup. « But first, do you want something to drink ? I'm thirsty. » Elle se redresse lentement avec l'intention d'aller leur préparer des verres. Encore étourdie par sa récente faiblesse, elle titube, s'accroche au dossier de son sofa. Reprends-toi, Merry. Ne le laisse pas voir à quel point tu as besoin de lui.
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MessageSujet: Re: (falling slow in the pouring rain), merzyl.   Mar 6 Nov - 20:18

Il est maladroit, Bazyl. Il n’a jamais été de ceux à rassurer les gens, à consoler. Il n’a que rarement été celui qu’on venait voir comme sanctuaire. Il brassait trop de conflits, il était trop sauvage pour ça. Il a toujours imaginé son contact comme du poison, infectant tout ceux qui s’approchaient de trop près. C’était pour ça qu’il essayait, depuis son retour de l’armée, de se tenir le plus loin possible du reste du monde. À l’armée, tout avait été différent, il s’était trouvé un famille mais après ça, il n’y avait que le vide. Il se sentait atrocement seul, mais cette solitude, il en avait fait le choix. « I’ll be fine. » Sa voix est douce, à Merrill, et Bazyl sait qu’elle ne dit ça que pour le rassurer. Qu’elle semble lire dans ses pensées, ou au moins dans son regard, et qu’elle le comprend mieux qu’il ne l’aimerait. Et en même temps, c’est étrangement rassurant de savoir qu’il n’a pas besoin de s’expliquer, et surtout, qu’elle ne le juge pas. Aucune peur dans le regard de la belle blonde, sinon la fatigue qui l’habite. « But thank you. » Son contact sur sa peau, ses doigts de soie, qui semblent apaiser les noeuds dans le coeur de Bazyl. Il acquiesce lentement, la gorge serrée. Toujours incroyablement frustré des injustices de ce foutu monde, toujours contre ceux qui le méritaient le moins. Ces injustices, il les avait vues de près, ne s’en était jamais vraiment remis. Et voilà qu’encore une fois, le destin avait dérobé quelque chose à un ange, au lieu de punir un démon qui le méritait. Il lui faut mieux comprendre ce qui arrive à Merrill, s’il veut espérer l’aider un jour - il sait que ce ne sera pas facile, et que c’est probablement une erreur. Qu’avec le malheur qu’il propage, il ne fera qu’empirer les choses. Mais peut-être pas cette fois. Cette fois, peut-être que tu pourrais faire le bien, Bazyl. « Well… no. I can’t speak to it. I just know it’s there. Maybe it always was, like a guardian angel and I never realised I had one. I don’t know. » Il fronce les sourcils devant sa proposition. Bazyl n’avait jamais été trop du genre à croire aux anges guardiens, mais si queqlu’un en possédait un ça serait sûrement Merrill. Le sien, à Bazyl, avait du se faire égorger à sa naissance. « It’s ok. » Il essaie de la rassurer, maladroitement - qu’il est là et qu’il l’écoute. Il ne sait pas du tout où il commencera - mais il compte bien y faire quelque chose.

« Now you know as much as I. » Il acquiesce, relevant discrètement les yeux vers elle. Elle parait un peu embarrassée - clairement, ce n’est pas quelque chose qu’elle confie à beaucoup de monde. Alors pourquoi à lui ? Pour le convaincre, peut-être. Mais ça lui tord les tripes, plus qu’il ne voudrait l’avouer. Qu’elle l’ait choisi, lui, qu’elle lui ait fait confiance, à lui, pour savoir son secret. Ça ne lui était jamais vraiment arrivé auparavant. Elle connaissait son secret - et il connaissait le sien, à présent. « Tell me… How it happened for you ? » Bazyl relève la tête, surpris par la question. Mais il comprend - le loup. La bête, sauvage, dans le creux de son estomac, endormie, mais jamais bien loin. « But first, do you want something to drink ? I’m thirsty. » Il la regarde se redresser, et puis s’accrocher au dossier du canapé en semblant prise d’un vertige. « Hey, hey, take it slow. » Le loup se redresse d’un bond, attrapant Merrill pour s’assurer qu’elle ne tombera pas. L’entourant de ses bras, pour ne pas la laisser tomber - jamais. La brûlure qui lui monte dans la gorge, en réalisant dans quel position il est. Mais ne voulant pas bouger, non plus. L’éclat dans le regard, timide. « Sit down. Don’t want you to faint on me again, huh ? » Et c’est presque un sourire qui se dessine sur ses lèvres, alors qu’il la guide à nouveau pour qu’elle se rassoit. Pas question qu’elle se blesse à nouveau. « I’ll get the drinks. What would you like ? » Il hausse les épaules, prêt à aller préparer n’importe quel boisson. Loin d’être un cuistot - il savait au moins servir un café ou un thé. Même un verre de whisky. « And I’ll tell you everything. I don’t like talking about it… I usually don’t. But... shit, I dunno. » Hausse les épaules, enfonce les mains dans ses poches. Regard fuyant, dissimulé derrière quelques mèches sombres. « I feel like I owe it to you. For telling me what you did. » For trusting me. Like no one did before.

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Décidément, elle sur-estime ses forces. Le simple fait de se lever toute seule est un exploit. Elle se maudit intérieurement, se trouvant pathétique jusqu'à la moelle. Comment peut-elle s'occuper de son fils si elle peine à quitter un simple divan ? Frustrée, humiliée, elle essaie de ne rien laisser paraître. D'autant plus que Bazyl est là pour elle. Il la tient, la serre dans ses bras pour s'assurer qu'elle ne vacille pas. C'est rassurant, une chaleur intense lui parcourt le corps entier. D'une voix douce, elle le remercie en évitant de croiser son regard. « I'm... I'm fine. - Thanks... » I'm fine, c'est devenu un automatisme à déclarer chaque fois qu'elle se sent perdre pied. Même si elle ne l'est pas, les mots lui échappent. Elle est peu crédible face aux autres, mais elle essaie de s'en convaincre intérieurement. Tout ira bien. Merry, la belle qui n'est pas du genre à mentir aux autres, mais qui s'ment à elle-même. Et en cet instant, même si le monde autour d'elle se met à tourner, même si le plancher semble se dérober sous ses pieds, elle se sent bien. Parce que Bazyl l'a rattrapée, il la tient contre lui, décidé à ne pas lâcher prise. Maladroitement, elle s'accroche à lui pour reprendre contenance. Si elle pouvait, elle resterait ainsi pour le reste de sa vie... pour le peu de temps qui lui reste. Non, aussitôt elle chasse de telles pensées de son esprit. Elle va vivre. Elle ne sait pas encore comment, mais elle va vivre, libérée. Et si elle doit endurer cette condition pour encore une éternité, au moins elle ne sera jamais seule. Elle sourit timidement, le coeur battant, ainsi blottie contre le jeune homme.

Avec regret, elle retrouve place sur le divan alors que Bazyl va chercher un verre. « Maybe wine, I have a bottle in the fridge. Serve yourself too. Anything you want. » Elle se frotte la tempe pour chasser le mal de tête qui persiste subtilement. Avec Bazyl occupé à la cuisine, elle espère qu'il ne la verra pas. Comme si le simple fait qu'il s'éloigne à quelques mètres suffit à ramener ses douleurs. Jamais elle n'aurait cru trouver un autre baume que son adorable Lucas. Quand il avoue ne pas trop aimer discuter de sa propre condtion, Merry hoche doucement de la tête. Elle le comprend tout à fait. Être loup-garou n'est pas une existence qui doit être plaisante. Savoir que l'on a du sang sur les mains... Merry ne peut même pas imaginer et ça la frustre. Elle voudrait pouvoir trouver les mots pour l'apaiser comme il l'arrive à le faire pour elle. Et elle réalise de nouveau à quel point ses demandes de la mordre devaient être absurdes. « If you don't want to talk about it, you don't have to. I'm sorry, I'm just curious. » Elle marque une pause en attendant de capter son regard de l'autre côté du comptoir. « About you. » Pas le loup mais lui, l'humain. Comment il a pu se retrouver dans une petite ville comme Blackwater Falls ? Comment en est-il arrivé là ?

C'est la tragédie qui a amené l'ancienne infirmière dans les parages et elle ne peut secouer cette impression que c'est son cas à lui aussi. Comme si cette ville était un refuge pour âmes perdues. Et elle est heureuse de ne pas être seule. Il souffre lui aussi, bien que d'une façon très différente. « I've noticed you don't talk much. About this or anything. » qu'elle ajoute avec un sourire espiègle naissant sur les lèvres. Ce n'est pas un reproche, au contraire. Merrill a du mal à supporter les gens qui parlent sans arrêts, constamment centrés sur eux-même. Et si Bazyl semble recroquevillé sur lui, c'est parce qu'il craint de faire mal aux autres et ça se voit. A-t-il déjà fait du mal à une personne qu'il aimait ? À sa famille ? Merry voudrait tout connaître de lui mais elle fait attention à ne pas le brusquer. Elle a déjà trouvé le moyen de lui taper sur les nerfs à plusieurs reprises. Aujourd'hui, elle veut juste le remercier et oublier ses requêtes idiotes du passé. « I've seen one of your friend coming a few times. Does he know ? » Elle n'est plus certaine de se rappeler le nom du visiteur mais à force de le saluer à chaque passage, il doit être très présent dans la vie du Kozlow. Pour elle, c'est sa soeur, son frère. Les quelques amis qu'elle s'est fait à Blackwater Falls ne savent rien de sa condition. Sauf Bazyl. Le seul en dehors de sa famille ou un expert sur le sujet à qui elle ose s'ouvrir. Elle est heureuse de l'avoir fait.  Puis de toute façon, elle aurait été incapable de lui mentir. Il ne mérite pas ça.
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