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on vous invite à privilégier les fantômes, les djinns et les petits humains
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 here comes trouble (ft liam)

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vampire ○ kill of the night
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MessageSujet: here comes trouble (ft liam)   Dim 9 Sep - 13:43

Here comes trouble
Le rendez-vous est programmé. Demain, 13 heures, l'upper town. Un restaurant chic situé dans les quartiers huppés de la cité. Une table pour deux, un nom donné à la volée. Elle regarde les faux papiers entre ses doigts, la vérité déguisée en lettres capitales, le mensonge inscrit à l'encre noir. Pourquoi avoir accepté ? Bonne question. L'espace d'une minute le doute taraude l'esprit. Cependant, il est très vite balayé d'un revers de la main. Parce qu'il lui faut se rendre à l'évidence, les options ne sont pas nombreuses, les alliés infimes. Et pour cause, une existence dédiée à traquer les proies, ça creuse le fossé, érige un rempart. Loin du monde, de la réalité. Loin de la société. La marge devient une référence, le marathon une norme. La polonaise ne connait aucun répit, souhaite parfois découvrir ce repos éternel qui fait tellement jaser. Il lui semble bien doux comparé aux tumultes de son immortalité. Quand viendra-t-elle, cette mort fuyarde, faucheuse hagarde ? La nuit finit par tomber sur la ville comme un voile tiré de chaque côté. Il est temps d'aller prendre l'air. Direction le lieu de l'entrevue. La vampire ne souhaite pas tomber dans un traquenard. Prudence omniprésente. Elle fait le tour des alentours, repère les rues adjacentes, jette un coup d'oeil en passant quelques fois devant l'enseigne éclairé. Les grandes baies vitrées lui permettent d'avoir un aperçu de l'intérieur. La mémoire enregistre, garde dans un recoin, analyse en profondeur les informations recueillies sur le chemin du retour.  

C'est dans la maison de son amie que la créature réside depuis son arrivée. Habitation provisoire. Les voisins ont d'abord posé des questions. Puis les rôles se sont inversés. Livia s'est mise à les questionner, cherchant des indices, des pistes. En vain. Les jours sont devenus des semaines. Et le néant s'est chargé de l'accompagner, l'escorter à chaque initiative. Cela fait un mois maintenant qu'elle essuie les échecs, accumulant les tentatives sans obtenir un résultat concluant. Les services de police, les détectives privées, les habitants de ce patelin, personne ne semble être en mesure de pouvoir l'aider. A croire qu'il se passe d'étranges événements dans le coin. Il suffit de voir le nombre d'affiches entreposées sur les murs du commissariat. Aucun suspect arrêté. La presse ne mentionne pas la présence d'un tueur en série. Les proches des disparus commencent à s'impatienter. Comme cette beauté à la peau tannée, à la chevelure d'ébène, prête à retourner le bureau de l'officier pour obtenir des réponses. C'est une perte de temps. Ces affaires dépassent de loin le commun des mortels limités aux moyens de Blackwater Falls. Pourtant, elle n'abandonne pas les recherches, déterminée à retrouver la trace d'Isha. Besoin inéluctable de la sauver une dernière fois. Avant que le cabot de l'enfer ne parte à sa poursuite. Destin cruel. Horizon obscur. Voilà ce qui résume le futur de l'immortelle. Avec pour seule compagne, une solitude lancinante qui lui fait presque regretter ces dernières décennies.

L'époque de la famille recomposée, dysfonctionnelle, meurtrière. Unie dans un but précis, honorant le pacte démoniaque peu importe le prix. Désormais, elle ne peut plus compter sur les autres. Sur lui. Le danger est partout, épée de Damoclès au-dessus de sa tête. L'aide vient de l'extérieur. C'est la vieille Marie, habitant à trois pâtés de maison, qui l'extirpe de son bourbier, mentionnant une entreprise qui retrouve des gens. L'entreprise Wayne & Sons, avec cinq étoiles sur le net. Elle accepte sans vraiment réfléchir, consciente de la valeur potentielle de cette opportunité à saisir. L'espoir ravivé. Le ciel dégagé. En partie seulement. Il demeure des nuages en périphérie, toutes ces variables indépendantes de sa volonté. Des risques à prendre en compte. Au milieu de la nuit, la vampire succombe à son appétit féroce et pioche dans les poches de sang du réfrigérateur. C'est loin d'avoir la saveur juteuse de l’hémoglobine fraîche trempée à l'adrénaline mais la chasse se veut dangereuse dans la cité. Il lui faut demeurer discrète, invisible pour les chasseurs. Et ce, malgré l'envie de leur arracher la carotide de ses canines acérées. Au lieu de ça, la polonaise choisit une tenue adaptée au petit matin. Ce n'est pas vraiment compliqué. Le diable s'habille en Prada. Les marques se succèdent sur les étiquettes, illustrant parfaitement son goût prononcé pour les vêtements luxueux. Une vilaine habitude ayant bien failli lui coûter la prison au Mexique lorsque la police s'est rendue compte de ce détail. Satanés inspecteurs.

12 heures 45. Le restaurant est bondé, les gens vont et viennent pour tenter de choper une table mais les réservations priment sur le reste. Malgré la fraîcheur à l'extérieur, c'est dans une robe de velours que l'invitée se présente sous son nom d'usage. « Ivy Polastri. » Elle n'a pas encore l'habitude de l'utiliser mais tente de le prononcer avec un naturel désinvolte. Le serveur l'escorte poliment à sa table, au fond de la salle, à l'abri des vitres ensoleillées. Bingo. Non pas que les rayons lumineux l’incommodent au point de les fuir mais ils ne lui caressent pas la peau avec douceur. Tout comme la nourriture humaine ne lui procure pas un plaisir quelconque. Des années à feindre l'apprécier n'ont eu raison de son véritable régime alimentaire. Pourtant, elle tromperait n'importe quel ignorant. La preuve, à peine installée, l'immortelle commande un verre de blanc pour patienter. En effet, il lui faut désormais attendre que la chaise en face soit prise. Bien que la cadre soit somptueux, elle ne peut s'empêcher de s'interroger sur ce cher Wiggins. Quand le timbre de sa voix tombe dans le creux de son tympan, les sens s'éveillent subitement. Il vient d'arriver, de s'annoncer, marche à cet instant précis dans sa direction. La polonaise ne se retourne pas, demeure immobile, son vin à la main, avalant une nouvelle gorgée. Malgré la curiosité, elle ne cède pas à la tentation de jeter un coup d'oeil discret pour le dévisager. Délicieuse frustration au rendez-vous.
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vampire ○ kill of the night
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MessageSujet: Re: here comes trouble (ft liam)   Lun 10 Sep - 16:16


Je ne m'occupe que rarement des cas qui se présentent à l'entreprise. J'ai passé ce rôle depuis bien longtemps et aujourd'hui, si je voulais ne donner que des ordres par intermittence pour des finances et autres stupidités futiles du genre, je le pourrai. Pourtant, j'ai toujours mis un point d'honneur à ce que l'on me liste les demandes de dossier histoire de garder un œil sur tout ça. Certains diront que c'est de la paranoïa et d'autres de la prudence. Et moi, je reste réaliste, je ne fais ça que par intérêt. Les gens de cette ville et ses alentours ont le don d'avoir quelque chose d'intéressant, quelque chose qui peut servir. J'ai beau avoir dépassé la centaine, il n'en reste pas moins que seul, je n'aurais pas pu survivre. Sans aller jusqu'à dire qu'il me faut nécessairement l'aide de ceux de mon espère, j'irai par contre affirmer qu'il ne faut jamais se fermer au monde. Le monde est encore la meilleure cape d'invisibilité qui existe ici.

Alors lorsque ce soir là, je parcours les demandes du jour comme à mon habitude, un seul dossier attire mon attention. Peut-être parce que ça commençait à faire longtemps, vu les derniers événements, ou peut-être parce qu'il y a vraiment ce petit truc en plus derrière les informations données par la demoiselle qui a posé le dossier. Dans tous les cas, je n'hésite pas vraiment, prends le temps de lire tout ce que contient le maigre dossier qu'elle nous a donné et ses attentes, ainsi que ses coordonnées. Le lendemain matin, je l'appelle, moi-même, pas d’intermédiaire dans ces cas là. Un rendez-vous pour n'attirer l’œil de personne, de ces rendez-vous qui me coûte mais qui sont nécessaires à la survie. En pleine journée, en intérieur, certes, mais au milieu d'une salle bondée, un restaurant un peu réputé. Il ne faut attirer l’œil de personne, jamais. Se fondre dans la masse avant d'être sûr, sûr de ne pas s'être planté.

La jeune femme accepte le rendez-vous sans se poser de question ni même le remettre en question lorsque je lui explique que son dossier a bel et bien été accepté et que désormais, il va me falloir quelques précisions. Une routine tellement bien rodée que les mots sortent d'un automatisme parfait. Probablement l'entraînement qui date de l'ancienne vie, ou alors la lassitude de cette attente constante dans cette nouvelle vie. Peu importe, après tout, l'important c'est qu'elle se pointe et qu'elle ne soit pas celle qui m'aura tendu un piège. Celle qui, finalement, aura percé mon jeu, retrouvé ma trace et m'arrachera la tête avant de finir son café. Le doute est toujours présent lors de ces rendez-vous à l'aveugle, encore plus quand, clairement, le client cache quelque chose. Et j'en suis certain, elle, elle cache quelque chose.

Mais ça ne m'empêche pas de m'habiller, costume parfaitement taillé, un regard à travers les vitres afin d'observer le temps du jour. Si l'on ne brûle pas comme certains l'aimeraient, le soleil reste néanmoins un ennemi qu'on ne peut réellement dompter au fil des années. Le ciel est moitié couvert aujourd'hui, suffisamment pour passer les rues dans l'ombre, se trouver à l'abri dans ce restaurant et tenir le coup jusqu'à la fin de ce fameux moment. Ce ne sera ni la première, ni la dernière fois, que je foutrai les pieds dehors alors qu'il ne le faudrait pas. Un peu auto-destructeur, peut-être pour faire semblant de se sentir encore vivant, d'être encore humain, une connerie du genre, j'en sais trop rien. Ceci étant dit, lorsque la sonnette de la porte du restaurant retenti alors que ma chaussure franchit le pas de la porte, je lève les yeux au ciel. Le monde a bien changé mais certaines habitudes, elles, on aurait pu s'en passer. Et ces foutues sonnettes en font partie. Mais qu'importe, là n'est pas le souci. L'homme à l'entrée me fixe et de mes yeux caféinés j'affirme mon nom et la réservation de ce ton froid et dur qui clairement, me colle à la peau.

Le pauvre serveur tremble un peu, il m'agace déjà par son incompétence. Alors je lève les yeux au ciel une dernière fois avant de la voir. De dos, elle ravive un souvenir. Un souvenir qui glace le sang si l'expression le permet encore. Cette chevelure, cette posture. Et puis cette robe qui dessine son dos fin. Une hallucination. Une simple seconde et je crois voir celle que je cherche depuis des mois, des années. Mais mon cerveau s'active, retourne à la réalité alors que le maladroit lui, me bouscule et me laisse lui offrir un regard des plus agréables en désignant la table. Avant de m'asseoir, je fixe le-dit idiot et prononce, calmement, toujours un peu froidement. « Un whisky. » Ni politesse, ni rien. En même temps, l'incompétent m'intéresse très peu et j'en ai suffisamment croisé au cours des longues années pour ne plus leur offrir de mon temps. Ce temps éternel qui pourtant, reste un peu trop précieux à mes yeux. Vestige du passé et d'une page qui n'a jamais pu être réellement tournée. La pliure trop ancrée dans mon âme pour faire comme si de rien n'était.

Mes yeux rejoignent immédiatement ceux de la jeune demoiselle face à moi. Ivy. « Liam, Wiggins. Nous nous sommes parlés au téléphone. » Que je lance avec un sourire des plus faux et des plus parfaits. Je ne lui tends pas la main, ces temps là sont révolus. Simplement assis face à elle alors que l'autre s'éloigne et nous laisse quelques instants, j'ajoute presque immédiatement. « J'espère ne pas vous avoir trop fait attendre, mademoiselle Polastri. », un nouveau sourire de convenance et ce ton qui parfois me manque, m'enivre de vie tellement il me fait me sentir bien. « Avez-vous eu la carte ? Le déjeuner est pour moi, bien évidemment. » Des questions banales, loin du sujet principal. Celui qui peut tout faire basculer, tout changer et d'un claquement de doigt, ou plutôt de verre, comme celui que l'autre idiot vient de briser au loin, dans ce bruit strident qui me fait détourner les yeux un instant. « Pourriez-vous m'en dire un peu plus, sur cette personne que vous recherchez ? » La question arrive sur le même ton que les autres, d'un naturel aussi faux que mon âge et toute cette mascarade. Le whisky servi sans un regard, aucun autre événement pour me détourner de mon interlocutrice. Et ce jeu d'acteur magnifique, s'entraîner des années à prétendre apprécier quelque chose qui n'a plus ni saveur ni intérêt. Une goutte de liquide ambré qui coule dans le fond de ma gorge et nos iris qui se croisent, sans se défaire de ce sourire. « A moins que vous préfériez commander et manger un morceau d'abord ? Je vous ai donné rendez-vous un peu tard, sans doute avez-vous faim. » De la courtoisie, toujours de la courtoisie. « J'ai libéré mon après-midi pour vous, alors ne vous pressez pas pour moi. » J'en rajoute, bien évidemment. Trop poli, trop gentil. Toujours avec ce regard froid pour les gens qui nous entourent. L’œil toujours vif. Au cas où elle entre, on sait jamais. Un espoir fou qui dure depuis trop de décennies pour que ce soit sensé. « Qu'est-ce qui vous ferait plaisir, dîtes-moi ? » Que je finis par sortir toujours sur le même ton, une nouvelle gorgée de whisky en bouche et un claquement de doigt qui retentit dans tout le restaurant pour que le serveur encore tremblant nous apporte deux cartes ainsi que celles des vins et reparte aussi discret que possible, mon regard assassin ne lui accordant même plus un sourcillement.
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vampire ○ kill of the night
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MessageSujet: Re: here comes trouble (ft liam)   Dim 23 Sep - 15:42

Here comes trouble


Il est là, l'ultime espoir, la dernière tentative. Il est là, l'étranger d'hier, l'inconnu d'aujourd'hui. Il est là, face à elle, pour la première fois. Et pourtant, quelque chose se déroule en silence, cette sensation de le connaître, de l'avoir connu. Un passé inexistant, fictif, qui aurait pu, dans une autre vie, éclore au petit matin comme la rose indomptable du jardin. Livia détecte immédiatement l'aisance naturelle qu'il dégage, nuancée par des gestes froids, impurs qui semblent figés. Un schéma préparé à l'avance, un scénario écrit quelques minutes plus tôt. L'habitude sans aucun doute. Ce que les mortels appellent communément la routine. Un confort qui effleure l'ennui, une sécurité qui dissimule le danger. « Je reconnais votre voix. » Il s'exprime avec le charisme d'un homme mûr, mature, confiant, peut-être trop mais ce n'est pas ce qui le distingue véritablement. Il y a quelque chose dans sa façon de parler qui relève clairement du vécu. Telle une vieille histoire qui pèse sur chaque mot, donnant à son timbre une connotation particulière. Un geste de sa part suffirait amplement à exprimer le fond de sa pensée. « Oh non, vous êtes pile à l'heure. » Elle répond aux questions sans en formuler de son côté, témoin passif, acteur en retrait, qui attend de placer une ligne le moment venu. Le moment viendra. « Pas encore. » La créature ne sursaute pas lorsque le verre tombe au sol, se brise en centaines de morceaux tranchants éparpillés sur le carrelage blanc du restaurant. Lui non, ne témoigne aucune surprise mais un agacement perceptible qu'il balaie d'un revers de la main.

En effet, il ignore complètement l'incident pour se focaliser sur leur rendez-vous. Leur point commun. Leur raison d'être ici, à cet instant précis. La disparition de son amie. Rien que d'y penser, ses mâchoires se crispent instantanément. Un détail qu'il remarque probablement étant donné la vitesse à laquelle sa langue se délie. La conversation dévie, le charme opère. Il mène parfaitement la valse, allant et venant comme bon lui semble sans jamais manquer un pas. Performance exemplaire. « Une viande rouge, bien saignante. » Un choix stratégique, logique, qui permet de supporter la fadeur des plats humains. Un peu hémoglobine au bord des lèvres afin de satisfaire les babines. Le corps en réclame. « Et vous ? » Une gorgée de vin blanc au fond de la gorge, liquide sans goût, sans saveur, pourtant l'expression faciale tronque la vérité. Depuis le temps, c'est presque devenu lassant de faire semblant. De tromper le monde avec une facilité déconcertante. De vivre dans un mensonge permanent, omniprésent, alimenté par l'éternité. Parfois, le regret hante le flux de ses pensées au point de lui causer de douloureuses migraines. Ce n'est pas le nombre de victimes, d'orphelins, de veuves qui parvient à la déstabiliser autant. C'est cette course sans fin, cette agonie sans mort, ce temps qui n'en finit pas. Piégée au sein des ténèbres, humaine devenue animal, que reste-t-il de ses jours d'antan ? Seule la bête sauvage au sourire carnassier.  

Seule l'apparence angélique d'un démon en perdition. « Je vous remercie de l'intérêt que vous portez à ma requête. » Petite introduction qui marque d'emblée la tournure de la conversation. La négation pointe le bout de son nez avant même d'effleurer ses lippes. « Cependant, je me dois vous poser une question avant de poursuivre. » Directe, franche, elle ne peut se permettre de perdre son temps avec lui. Chaque minute est précieuse, chaque heure décisive. Les semaines représentent des échecs, les mois des condamnations. Il lui faut savoir, s'il est l'homme de la situation ou un simple pion. « Avez-vous déjà traité des cas... comment dire... » Arrêt sur image, les prunelles cherchent les siennes, frappent la rétine d'un battement de cils. La créature l'observe quelques secondes, sans manifester la moindre expression, le regard droit, l’œil vif. Inquisitrice en action.  « Des cas particuliers, Monsieur Wiggins ? » La question légitime, traduisant l'inquiétude palpitante. Il doit probablement être familier des phénomènes étranges, surnaturels se produisant dans cette petite ville mais cela ne certifie pas son expertise en la matière. Ivy veut s'assurer qu'il puisse porter le poids de l'enquête sur ses épaules avec tout ce que cela implique. Ce n'est pas une simple et banale recherche d'individu disparu. Ce qu'elle lui propose, c'est une plongée dans les abysses de l'âme. Là où personne ne veut regarder. De peur de réaliser que son propre reflet est souillé de la tête aux pieds. Là où personne ne veut entrer. De peur de ne jamais en revenir entier.

(c) AMIANTE
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