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 Éphémère || Gab' R.

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MessageSujet: Éphémère || Gab' R.   Lun 17 Sep - 14:50


Jhælynra & Gabriel
« Éphémère»

Encore une nuit extrêmement courte pour la petite rousse au corps meurtri. Plus elle y pensait, plus elle en pleurait.
Personne n'avait le droit de faire du mal à autrui, personne n'avait le droit de protester avec la violence et les poings. Elle interrogea tous les esprits qu'elle pouvait, sans trouver de réponse satisfaisante.
Son corps protestait de tous les gestes qu'elle exécutait, mais elle ne geignait pas. Au bout de deux jours, les bleus étaient devenus horriblement voyants alors que ses douleurs commençaient à s'estomper. Elle aurait souhaité que l'on annihile totalement son cerveau, qu'on prenne le contrôle d'elle-même et que l'on finisse proprement le travail pour mettre fin à ses jours. Elle n'avait pas l'autorisation du seigneur de penser au suicide, alors elle imaginait toutes sortes d'accidents. Mais cela n'arriverait pas, car l'obstacle que lui posait le tout-puissant ne devait pas être évité par la mort. Non, il devait être affronté.

Ce jour là, elle devait sortir acheter quelques vivres. Elle voulait changer son bracelet qu'il lui avait cassé dans le tumulte. En racheter un, penser à autre chose. Cependant, elle rencontra autre chose qu'un nuage noir possessif qui perturbait sa vie et ses nuits « Oh pardon je... » D'un geste maladroit elle se percuta une personne qui ne bougea pas de son emplacement. Seule elle accusa réellement le choc. Dès qu'elle redressa la tête, son visage laissa apparaître un petit sourire. Timide, rachitique, presque forcé « Gabriel... Qu... Quelle bonne surprise. »

Éteinte. Totalement.

Jhae' remit une mèche derrière son oreille, avant de prendre le réflexe de tirer sur ses manches, déjà bien basse sur ses mains « Ca me fait plaisir de te voir... J'allais acheter quelques provisions pour ma grand-mère ! Je ne veux pas te retarder si tu es pressé. » Peut-être était-elle en fait à deux doigts de s'évanouir. Elle ne savait pas, tout ce qu'elle voyait c'était que là, immédiatement, elle ne voulait pas vraiment tomber sur son ange gardien. Mais elle n'allait pas s'en sortir seule, c'était certain et ce n'était pas la bible dans son sac ou son pendentif en forme de croix qui allait l'aider dans cette épreuve.

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MessageSujet: Re: Éphémère || Gab' R.   Mer 19 Sep - 2:43


Pas que tu me manques mais je m'interroge quelque peu à ton sujet, dernièrement. Je remarque que je reçois moins de message de toi. Pas faute de me faire harceler pourtant d'habitude. Mais là, c'est même moi qui fini par envoyer un message, prendre des nouvelles. Une vague réponse et je laisse tomber, me dis que c'est peut-être pas plus mal dans le fond. J'en sais rien, j'ai autre chose à penser dans le fond. Alors je te mets de côté parce que je déteste courir après les gens et qu'au pire, si c'est qu'une crise de la vingtaine, tu reviendras de toi-même pour me traîner de nouveau dans des fêtes à la con. Autant dire que je suis complètement plongé dans mes pensées pour tout autre chose, quand on se percute. Pareil quand je baisse les yeux. Me faut une demi-seconde pour me dire que je connais ce roux-là, en contre-bas. Et quand ton visage se relève pour m'aviser, je hausse fort un sourcil à me dire que, tiens, c'est toi. Et ça explique l'impression de l'instant d'avant. Sauf que, crois-moi, vu ta gueule, ça a l'air d'être tout SAUF une bonne surprise. Alors mon air s'accentue.

Hin hin.

Excuse le cynisme lattent, j'ai jamais eu de pitié pour les mensonges mal amenés. Tu pourrais me dire de manière plus frontale que c'est pas le cas, ça me gonflera moins. Mouvement, visage qui se dégage, mains qui se recouvrent davantage. Et beh quoi, Jhae ? Je croise les bras ainsi, persuadé qu'il y a une couille dans le potage et vu que je suis dans l'équitation, elle doit être assez colossale.

Vrai que t'as l'air enchanté ravie. Pas du tout. L'ironie est palpable et j'assume entièrement. Je suis jamais pressé. J'ai déjà terminé le taf alors bon. Mais si tu veux pas de moi dans ton périmètre, dis-le directement, je suis pas fait pour la subtilité.

Non, elle, je l'éclate et la broie en même temps. Ca te semble difficile ? Pour dire comme je l'encule, la subtilité. En bref, je sens mon humeur qui dégringole en flèche parce que j'aime pas DU TOUT sentir quelqu'un comme ça face à moi. Je sais que j'ai rien du prince charmant - et j'en suis très content par ailleurs - mais ça veut pas dire que je vais te foutre la gueule dans le mur parce que tu veux plus voir la mienne.

Se passe quoi ? Bras toujours croisés, une manière de signifier éventuellement que je vais pas te marave. Je suis pas mon père. Tu me fais la gueule ou ça nous concerne pas ? Encore ton mec qui te casse les ovaires ?

Allez, souris gamine. T'es quand même plus jolie quand tu te forces pas. On dirait juste que t'as la gueule botoxée là. Et Dieu que c'est moche à regarder.
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MessageSujet: Re: Éphémère || Gab' R.   Mer 19 Sep - 8:06


Jhælynra & Gabriel
« Éphémère»

Jhae avait beau connaître les conventions sociales et les possibilités de réaction des gens, elle ne s'attendait jamais à celle de Gabriel. Il était frontal. Une muraille impassible. Pas de faux-semblant et encore moins de mensonges. Elle mentait mal, elle le savait car elle n'aimait pas cela et secrètement peut être avait-elle espéré qu'il le remarque. Comme à son habitude, il lui rentra dedans, de la manière la plus brusque qui se faisait. Quelque chose de dur, de lourd à encaisser pour la jeune fille. Elle resta planté là comme une dinde pendant quelques secondes, peut être une minute, le laissant parler. Il ne cillait pas, ne comptait pas plus partir, et finissait par lui demander quelques explications quant à ses absences. Pas comme un père ou comme un mari, peut être comme un... ami ou une personne qui se demande où le soleil est partit.

Gabriel était impressionnant et la rouquine n'en menait pas large. Il avait le don d'appuyer là où ça faisait mal et elle n'avait aucune arme contre ça. Baissant son visage, comme honteuse, elle se mit à prier pour essayer de reprendre des forces, garder la maîtrise de ses émotions « Non attend... » Elle commença à tendre le bras pour le toucher, comme pour l'attraper mais elle coupa son geste à mi-chemin, regardant autour d'elle. Les agents de Killian étant partout, elle préférait ne pas s'enfoncer. Alors elle reprit son geste pour elle, serrant son poignet de son autre main « Gabriel c'est... C'est pas ça je... On peut en parler autre part ? Je ne me sens pas très... bien ici. » En effet, elle était des plus mal à l'aise.
~
Une fois assise sur une chaise elle se rendit compte que ce n'était pas plus facile. Il fallait qu'elle éclaircisse les choses, mais elle ne voulait pas se vendre. Elle avait peur, elle avait envie de pleurer. Elle savait qu'elle allait craqué dans les minutes qui viendront « Je... » Elle mit une mèche de cheveux derrière son oreille « Ça n'a rien à voir avec toi au contraire. Je suis un peu fatiguée et... » Ça avait du mal à sortir « ...c'était un accident. Je n'ai rien pu faire. Il me fait surveiller en permanence, je n'arrive pas à m'en sortir, je n'ai aucun endroit où fuir. Je... n'ai même pas pu lui dire que je voulais tout arrêter. » Elle plongea son visage dans ses mains, essayant de retenir une fois de plus des sanglots incertains. Elle s'excusa auprès de Gabriel, mais cela ne servait à rien. S'excuser de quoi ? De qui ? De rien. Elle n'avait pas pu l'appeler car elle n'avait pas vu le coup venir. La chute et l'acharnement.

« Si ce n'était que de moi, je t'appellerai tout le temps. » Seulement, Killian avait la main sur toutes les technologies qui pouvaient entourer la rousse « J'ai déserté mon atelier, je crains qu'il ne vienne m'y chercher. Hannah, ma grand-mère, vit avec moi mais elle ne fait pas le poids contre K. Je ne veux pas la mettre en danger. Je vais chez deux amies de temps en temps, mais ce n'est pas la solution. » Jhaelynra finit par tordre ses doigts entre eux « Je suis prise au piège. Il est en train de me couper du monde. Et plus je résiste, plus il me brise... » Les larmes coulaient, et elle dû s'arrêter de parler à cause du nœud dans sa gorge. Son ventre était vide et, pourtant, il lui faisait mal. Ne faisant plus attention à ses manches, celles-ci bougèrent en même temps qu'elle, dévoilant l'auréole opaque bleuté qui mouchetait ses bras, donnant envie de savoir jusqu'où cela montait et s'arrêtait « Dieu met des obstacles sur ma route mais, parfois, ils sont infranchissables. Mais il m'interdit d'abandonner, au risque d'aller en Enfer. » Le Suicide était inenvisageable.

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MessageSujet: Re: Éphémère || Gab' R.   Mer 19 Sep - 9:05


T'as demandé à aller ailleurs et même si je parle mal et que je grogne beaucoup, j'ai accepté. Je suis un connard moi, pas un bâtard. Ou c'est l'inverse, on sait plus trop à force. Ainsi donc on bouge et t'as toujours l'air aussi affligé, j'ai l'impression d'être revenu en arrière avec toi, merde alors. Pire que le premier soir, même là t'avais l'air moins au fond du trou. Alors on se pose là où tu veux et je suis prêt à t'écouter. Alors pour une fois je me fais gentleman et c'est mon silence qui t'invite à te lancer dans le sujet. J'ai tenté d'écouter sagement, promis. Mais faut avouer que dès que ça dérape, mon sang fait aussi un tour et se prend directement le plaque chauffante. Mais si, tu sais, celle qu'on ne nomme pas raison. J'ai les traits qui se durcissent, la patience qui vient de s'évaporer - et Dieu sait comme j'en ai eu pour ton putain de mec - avec le reste aussi. Je te regarde comme si j'allais te tuer toi. Alors que pas du tout. Juste que je cache pas mes émotions du genre et quand la colère éclate, y'a pas moyen de la cacher. Alors je laisse les prunelles encore plus assombries parcourir tes poignets offerts à ma vue. Et tu sais ce que ça me rappelle ? Mon putain de père. Autant te dire que tout ce qui touche à cette race-là, j'ai juste envie de l'exterminer. Moi y compris, t'en fais pas pour ça.

Ok.

Et je me redresse dans mon assise, lorgne sur l'ensemble avant d'aller pour me prendre une cigarette. Mais vrai qu'on fume pas en intérieur, dans ce putain de pays de merde. Laissez-moi me crever, bande de connards. Alors j'expulse un trop plein d'air vide de nicotine - bien qu'il doit rester un fond - avant de venir m'écraser l'arrête du nez de mon pouce et de mon index, pour tenter - j'ai bien dit tenter - de retrouver un soupçon de raison. Mais ça marche jamais, ça.

Appelle-le. Main qui retombe alors que je t'avise, avant qu'elle ne vienne te sortir la tronche de tes mains, pour que tu me regardes. J'ai ma dose. Tu l'appelles et on va régler tout ça. Yeux ancrés dans les tiens, pour que tu remarques à quel point je suis sérieux. Essaye plus de lui trouver la moindre excuse, Jhae. Je te jure que ça va m'énerver encore plus, autrement.

Et je relâche doucement ton front, pour venir perdre ma main dans ta tignasse rousse. Pour te dire que tu peux encore pleurer si tu veux. Que je te soutiens mais que je resterais plus passif, c'est bon, j'en ai ma claque de toutes ses conneries.

Mon père a plombé ma mère. Au départ aussi, c'était des "accidents" qu'il disait. Je hausse les épaules, te livre une vérité qu'absolument personne d'autre ne connaît. Si tu crois que je vais lui laisser l'occasion de récidiver jusqu'à te briser toute entière, tu te fourres bien le doigt dans l'oeil et tu touilles avec, Jhae. Je préfère encore crever.

Et je plaisante rarement, avec ses choses-là. Alors appelle-le, conviens d'un rendez-vous je ne sais où. Ou c'est moi qui irais le chercher. Et crois-moi que je le trouverais vite. Parce qu'il doit donc déjà savoir qu'un type avec la gueule en relief te fréquente. Et que j'imagine que lui aussi, il voudra régler les choses. J'espère en tout cas, sinon je lui fais bouffer ce qui lui sert de couilles.

Appelle.
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MessageSujet: Re: Éphémère || Gab' R.   Mer 19 Sep - 10:24


Jhælynra & Gabriel
« Éphémère»

La brutalité de Gabriel la ramenait à la vie. Car il n'était pas mortel comme Killian, non. Il était juste brutal, juste ce qu'il fallait pour garder les pieds sur Terre. Ses mots étaient incisifs, sa voix tranchante et ses yeux envahis d'un émotions puissante. Jhaelynra se fit étouffé par son aura, son empathie et tout ce qu'il lui cracha au visage. Rien n'était contre elle. Il avait une féroce envie de lui attraper la main et de la faire remonter de la falaise où elle était péniblement accroché. Lorsque ses mains caleuses vinrent attraper les poignets de la belle, celle-ci se laissa faire, le regardant avec incompréhension, surprise, ne pouvant se cacher plus.

Il était entier, prêt à agir, bondir, alors qu'elle se sentait essoufflée, blessée, fatiguée. Il fallait qu'elle mette un terme à tout cela, et le quinquagénaire lui fit comprendre qu'il ne la laisserait pas finir comme sa mère "par accident". Choquée par cet aveux froid d'un recul implacable, elle hocha la tête, muette. Oui. Oui Killian savait tout. L'existence de Gabriel n'était plus caché, elle n'avait pas pu le protéger lui, ni se protéger elle. Il ne cessait de lui répéter qu'elle était inutile et qu'elle devait s'estimer heureuse qu'il la veuille bien comme femme. Car personne ne la voudrait.

Alors elle voulait pleurer de toutes les belles choses que Gabriel lui disait et en même temps de tout le mal qu'elle allait faire sans le vouloir. Devait-elle en passer par là ? Pas le temps d'aller interroger le révérend du coup, elle devait agir. Tremblante, elle attrapa son téléphone sous l’œil juge de son binôme. Comme une bouée de sauvetage dans cet océan noir et profond, elle agrippa l'index et l'annulaire de son gardien, suffisamment épais pour l'étreinte de sa petite main. La sonnerie d'attente fit battre son coeur à cent à l'heure et lorsqu'il décrocha, elle n'arriva pas à prononcer le premier mot « Jhae, je sais que c'est toi. » Elle respira un peu, serrant alors sa poigne « Oui, Killian. Excuse moi de te déranger. Est-ce que tu peux me rejoindre derrière le supermarché ? Je dois faire des courses pour Hannah et... Et j'ai besoin de toi. » Il y eut un petit blanc avant qu'il ne dise « Avec ta robe transparente d'allumeuse tu vas me dire que personne ne va courir à ton secours pour t'aider ? » Elle étouffa un hoquet et resserra encore l'étreinte, sans lui faire mal pour autant. « E... Ecoute je... Je te le demande à toi, comme un service. S'il te plait... » C'était une supplique, elle était obligée de se mettre à genoux et seulement dans ces cas là il daignait venir. Alors le long soupir de l'homme résonna dans le combiné « Qu'est ce que tu ferais sans moi. J'arrive. »

La rouquine raccrocha, jetant presque son téléphone dans son petit sac. Elle resta silencieuse quelques instants avant de dire « Il... Faudrait y aller séparément sinon... » Mais quand elle vit Gabriel, elle rectifia « Enfin comme tu veux. Ça a peu d'importance je suppose. Il ne sera pas là tout de suite. Lorsque je lui donne rendez-vous il a toujours une heure de retard environ... Je voulais éviter ça... » Il la faisait patienter pour le simple plaisir de la voir trimer et lui courir après. Jhaelynra avait peur qu'il soit accompagné. Peut être pas maintenant, mais plus tard. Que dans les jours qui viennent, il ne revienne à la charge. Et si il y avait quelqu'un qu'elle ne souhaitait pas perdre, c'était bien Gabriel. Elle qui pensait passer une journée sans prétention une fois de plus, ce n'était pas le cas... Peut être allait-elle le subir bien plus tard. Le Seigneur ne lui répondrait pas cette fois bien au contraire : elle avait décidé de provoquer le destin ? Très bien, elle le payerait alors au prix fort « Je n'en veux plus... »

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MessageSujet: Re: Éphémère || Gab' R.   Ven 21 Sep - 10:34


Des bouts de doigts grappillés, dans lesquels tu veux trouver de la force. Alors je te les laisse, te donne même la main entière quand ceux restants viennent entourer ta paluche trop claire pour toutes ses conneries. Et je regarde ailleurs, te laisse le peu de pudeur possible, au vu de la proximité. Mais je peux pas empêcher mes oreilles de capter les mots et d'avoir envie de lui cracher plus encore dans la bouche, à ton mec. Et crois-moi que je vais pas me gêner pour lui refaire ses dents à ce connard. Je sens que je me crispe plus encore, que la mâchoire se faire plus tendue encore alors que je prends une grande bouffée d'air, avant qu'enfin, ce putain d'appel se termine. J'attends quelques instants encore, avant de tourner de nouveau ma tête vers la tienne, reposer mon regard dans tes propres prunelles. Et ce que j'y vois me plaît pas, fillette.

T'en fais pas. Mes doigts qui resserrent, sur les tiens. Il va vite apprendre à plus t'emmerder, ce fils de pute.

Je mâche pas mes mots. Je sais pas qui sont ses parents mais clairement, pour avoir engendré un tel bâtard, leur palmarès est pas bien glorieux. Je réfléchis un moment, gardant le silence de prime abord, les questions s'entremêlant dans ma tête sans cesse. Le truc au final, c'est que je ne sais pas à quoi il ressemble, ton mec.

Soit j'y vais tout seul et tu me décris sa gueule, soit on y va à deux. Je me redresse, haussant les épaules dans le même temps, te regardant plus profondément encore que l'instant d'avant. Mais je préfère te prévenir... S'il cherche à se battre, il va me trouver directement. Et je ne retiendrais pas mes coups. Aucun d'entre eux.

La voix est grave, le ton avec aussi. Je pèse chacun de mes mots, leur donne le terrible qu'ils doivent avoir. Je ne suis pas un enfant de coeur, ne le serait jamais. Je veux que tu mesures que tu pourrais voir une partie de moi dont tu seras épargné à titre personnel. Mais dont d'autres n'échapperont pas. J'ai déjà tué Jhae, tant de fois. C'est plus ce qui m'effraye désormais.

Ma patience est au plus bas déjà avec lui, alors il se pourrait même que je m'offre le luxe du premier coup dans sa putain de face s'il m'emmerde de trop. Le choix t'est offert, tu sais. Restez ici ou venir. Je suis pas un tendre, Jhea. Je le serais jamais. Mais je te toucherais jamais. Ça, tu peux en être putain de sûr.

Oublie pas : plutôt crever.
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MessageSujet: Re: Éphémère || Gab' R.   Mar 25 Sep - 8:46


Jhælynra & Gabriel
« Éphémère»

C'était le pire moment de sa vie. Jhaelynra commençait à paniquer, à suffoquer. Gabriel était trop présent pour elle à ce moment là. Elle savait qu'ils devaient faire ça, tous les deux, arrêter ce crime mais elle s'en sentait trop incapable. Pourtant, elle finit par lever les yeux vers lui après avoir prit plusieurs bouffées d'air « Je... » Il fallait qu'elle se calme.
Tout était décousu et le fil de ses pensées complètement brisé.
Toujours accrochée à cette main, elle s'y référa pour y garder l'ancre nécessaire dans ce monde qui sombrait dans la noirceur. Ne pas s'évanouir. « On... Va y aller ensemble. Je vais... Essayer de discuter et de mettre les choses au clair. On essayera de partir ensuite... » Une respiration de plus « J'ai peur qu'il ne soit pas seul... J'ai été parfois un peu prise en étau entre eux et je sais qu'ils n'hésitent jamais à profiter du fait que je sois seule ou que je demande de l'aide pour essayer d'avoir quelques faveurs... Mais j'ai réussi a passer outre à chaque fois. Je ne veux juste pas que le nombre nous dépasse... Une porte de sortie serait nécessaire. »

Oui, elle avait envie qu'ils s'en sortent tous les deux. Que si Killian ne soit pas seul, qu'au moins ils ne laissent pas Gabriel à moitié mort. Cette situation devait fini mais pas avec ce genre de sacrifice « Je... je te crois... J'ai confiance en toi, aucune inquiétude. Je veux juste... En finir. Je n'aime pas ça. » Elle n'appréciait pas non plus le fait de ne pas fermer l’œil de la nuit, de ne pas réussir à bien s’apaiser pour être sereine. Chaque pic de douleur venait lancer son corps entier et parfois, elle craqua en un millier de larmes. Hannah n'était pas au courant et elle ne voulait rien lui dire. Peut être s'en doutait-elle, peut être pas. Elle ne pouvait plus vivre là, le temps de. Elle se cachait.
« L'endroit est à côté des bois, un peu ex-centré de la ville car c'est une supérette de produits issus de l'agriculture biologique et ils ont leur propre lopin de culture. On sera un peu à l'écart mais si jamais il t'arrive quelque chose... Je ne suis pas sûre de pouvoir être là pour... » Non, les esprits n'aideront pas. N'aideront personne. Il fallait qu'elle comprenne que les flux d'énergies étaient passifs et non actif « Je vais essayer de t'en dire le plus sur lui, pour que tu saches qui tu as en face... » Alors elle lui parla d'une partie de son enfance compliquée, de son départ jeune à l'armée, de la qualité de son séjour là-bas qui l'a rendu fou, de son retour inopiné, de la façon dont son père les a fait se rencontrer et également la manière dont ça avait évolué jusque là. Il respectait le fait qu'elle soit en deuil et à côté il essayait de la terroriser. Il la rejetais mais il lui disait que la seule personne qui l'accepterait jamais serait lui. Il la voulait mais ne lui faisait pas grand chose. Il avait essayé une fois de la forcer, avant de se reprendre, comme un miracle «  Il est malade, Gabriel et je refuse que tu sois les frais de sa pathologie. »

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MessageSujet: Re: Éphémère || Gab' R.   Jeu 4 Oct - 15:28


Regard qui se plisse, quand tu veux encore parler avec ce connard. De celui qui dit qu'il connaît déjà ce discours de femme battue. Qu'il a déjà vu la gueule des dialogues avec les violents, qu'ils promettent et qu'ils tiennent jamais leur promesse de merde. Au bout d'un temps, il dira même plus qu'il fera des efforts. Il se contentera de t'en coller une et t'enchaîner par terre. Peut-être même pour pire, va savoir. Alors je préviens juste que je serais pas tendre, jamais même. Que de ça, j'en ai plus à revendre du tout de toute manière. J'ai l'air fin de penser ça avec tes doigts qui m’agrippent toujours et moi qui leur dit dans le sous texte que j'en prendrais soin d'eux. Et je hoche, quand tu me dis vouloir en terminer. Je peux que comprendre, ouais.

Se terminera. Compte sur moi.

J'écoute ce que tu peux avoir à dire et j'enregistre chaque information. La bécane me semble le plus à même pour la petite balade, je vais laisser la caisse dans un coin. Je sais même pas si t'as ton permis, en fait.

Tu sais conduire, au fait ?

Nicotine rejetée dans les airs, je croise une jambe par dessus une autre, écrase le mégot contre le talon et écoute ta réponse. Bon, va pour la caisse alors plutôt. Histoire que tu puisses te barrer si jamais ça ne va pas. Enfin bref, je relève le regard vers toi une nouvelle fois, quand tu me dis qu'il est malade. Sourire en coin, de canaille.

Ma belle, on est tous malades.

Moi le premier.

[...]

Des photos vues de lui et j'attends encore, toi à mes côtés, la clope toujours perchée à mon bec. On est appuyés à ma caisse, je suis très loin de m'être dégonflé ou d'avoir le moindre gramme de peur possible, dans le sens. Même si je fini avec la gueule éclatée... Ouais, et ? Pas la première fois et je te l'ai dit. La vie est ainsi faite et si je tombe au combat qui va sans doute pointer le bout de ses poings, t'as pour consigne de te barrer avec la bagnole. Et c'est qu'une fois que t'as juré, même de mauvaise grâce, que j'ai réellement accepté que tu puisses tenter de parler avec ce con. Le bruit d'une voiture me sors de mes pensées et le regard coule dans la direction. J'inspire encore, termine la cigarette avant de l'envoyer valser par terre pour l'écraser du bout de la botte, avant de souffler dans l'air automnal le tout. Et je le reconnais bien assez vite, ton mec. Il a changé mais pas assez non plus pour que je le capte pas. On connaît chacun nos gueules comme ça. Il pose son regard sur toi en premier, sans rien dire encore, avant de le poser sur moi. Et je le fixe, bien droit dans les yeux, l'air de lui dire qu'il va falloir aussi s'adresser aux grandes personnes. Les mains d'abord en poche, le pouce qui vient jouer avec une bague tandis que j'ouvre pas encore ma gueule, à te laisser ta dernière chance qui, j'en doute pas, tombera à l'eau. Et faut pas long avant que ça n'arrive, que je le vois venir te saisir l'avant-bras pour te tirer violemment vers lui. Tu sais, m'en faut pas plus et finalement, j'ai pas besoin de discuter avec lui pour décoller de ma place et avoir l'élan nécessaire pour que mon poing trouve sa gueule bien trop rapidement et fortement pour qu'il sache s'en remettre tout de suite. Il te lâche et tu m'excuseras mon manque de brutalité, mais je te pousse de ma main qui n'a pas encore frappé pour que tu bouges vers ma caisse.

Monte dans la caisse, Jhae.

Voix calme et froide. Sans doute la pire chose qui puisse être, alors que j'attends pas qu'il reprenne ses esprits pour lui recoller une autre claque dans la tronche. Main gauche qui agrippe son col pour lui en refoutre une troisième mais, hey, j'en oublierais presque qu'il a été militaire lui aussi. Et il se défend, m'en colle un dans un flanc bien senti. Souffle coupé un instant, alors que je le relâche alors ma proie. Mais s'il a cru que je jouais dans la cour réglementaire, c'est très mal me juger. Ou trop bien, au choix. Parce que finalement, je suis plus grand et surtout, plus lourd. Alors j'hésite pas à ployer l'échine pour le plaquer au sol avant de lui laisser le temps de comprendre ce qu'il allait lui arriver. Et le poing s'arme encore, avant de s'abattre dans sa face.

HIJO... Et je reviens en arrière, sans songer à la douleur qui me transperce la main. ...DE LA... Et je refrappe, sans me soucier de celle qui vient de me ranimer le dos. Faut te briser les genoux aussi, connard ? CHINGADA !

Le nez qui éclate dans une gerbe de sang. Un autre coup encore de sa part, moins fort que les premiers. Je l'écrase de mon poids encore, sans la moindre once de pitié possible. Dans un truc reglémentaire, je lui aurais laissé une chance. Mais là ? Aucune. Il parvient quand même à m'envoyer des phalanges dans la tronche, ce qui a le mérite de me faire voir des étoiles quelques instants. Il en profite pour sortir une mini-lame, de je sais pas où, de la planter dans le recoin extérieur de la cuisse. Beuglement un instant animal, avant de l'arracher de là et la virer ailleurs.

Puta madre... Je le soulève par le col pour lui cracher à la face le sang qui me vient en bouche, regard dans le sien alors qu'il fait de même. La touche plus jamais, ojete...

Combat de chiffonniers, le rond des poings qui s'écrasent sur chacun, jusqu'à ce qu'il ne bouge plus le moindre orteil. Un dernier coup qui l'envoie valser un peu trop loin. Le souffle qui s'est égaré dans la brutalité, alors que je lui en remets une avant de capter qu'il est KO. Torse qui se soulève fortement, avant que je me relève, quelque peu du mal avec la gravité à cet instant, alors qu'il me faut un instant pour réussir à me redresser réellement. Et mon regard qui croise le tien, avant de me tourner encore vers lui et refoutre un coup de pied dans sa moitié de cadavre. Ça me fait chanceler, tomber encore à moitié, parce que j'avais oublié qu'il m'avait planté l'enculé.

Espero que sufras...

Murmure qu'il entend pas, avant que je me tourne vers toi, cassé par l'exercice malgré ce que je peux tenter de montrer. J'inspire une grande goulée d'air vicié, le sang sur les mains et le cuir. Le sien, le mien, ce mélange singulier et dégueulasse qui suinte des pores, sur la veste. Le pouce qui vient essuyer le sang du nez, sans grand succès, qui refout juste une nuée sous les narines.

On rentre...

T'as déjà les clefs et j'ai rien de plus à dire. La bestialité est rassasiée.
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MessageSujet: Re: Éphémère || Gab' R.   Jeu 4 Oct - 17:29


Jhælynra & Gabriel
« Éphémère»

Il n'y avait rien à faire. C'était décidé. Le corps bleuté de Jhae criait à la vengeance, et il allait l'avoir. Gabriel était plus déterminé que jamais et elle le voyait. Elle distinguait dans ses yeux une haine insatiable.
Malade. Tous malades. Pourquoi ? Pourquoi les choses ne pouvaient-elles pas être simples et faciles ?
Leur vie était un fardeau, l'un plus que l'autre dû son âge, mais il fallait que cela cesse. Et si il arrivait à aider la jeune femme, alors elle espérait pouvoir l'aider également.

« Oui bien sûr et j'ai également une voiture si tu veux... » Elle avait tout ce qu'il fallait mais visiblement, c'était avec les affaires de Gabriel qu'ils partaient en convoie. En réalité, au fond d'elle, elle était tétanisée. Elle s'attendait à tout et n'importe quoi, elle était persuadée que ça allait mal finir et qu'elle allait devoir les emmener à l'hôpital tous les deux... Et elle ne voulait pas de ça. Plus rien.

Le trajet jusqu'à la supérette fut extrêmement long pour la petite rousse. Elle réfléchissait à mille et unes façons d'aborder Killian, de lui faire rendre les armes, de rompre, de tout faire pour que cela se passe le mieux possible mais, dans tout ses schémas, aucun de terminait bien. Car quand on connaissait l'animal, cela ne pouvait que mal se finir.

Alors ils attendirent, tous les deux contre la voiture. Jhaelynra tortillant ses doigts de temps à autre, avant de croiser les bras. Oui, en effet, il avait mit pas mal de temps. Elle reconnut sa voiture et sa carrure. Cet homme qu'elle admirait il y a de cela même pas deux ans. Celui qu'elle souhaitait épouser et à qui, peut être, elle aurait fait des enfants.
Cet homme qui lui avait fait tout perdre en une fraction de seconde.

Si la petite se mit à la hauteur du mécanicien, ce n'était que pour quelques minutes. Killian pesta dès qu'il posa un pied sur le tarmac, avisant de loin le chien de garde se trouvant avec sa femme. Seulement, il finit par approcher, voyant que personne ne disait rien. Comme une jolie fleur, tout juste ouverte et encore embuée d'une rosée matinale, la petit tenta quelque chose « Killian, je dois te parler. Je ne suis plus capable de... », « Tu m'as menti, tu m'as dérangé, tu m'as fait venir pour au final me parler de toi ? Qui c'est ce type là ? » Elle ne connaissait pas Gabriel depuis très longtemps, mais elle comprenait que son sang commençait à atteindre la phase d'ébullition «  Je... Je suis désolée... Il faut que ça s'arrête. Je ne peux plus supporter cette relation. Je ne veux plus. Je met un terme à... nous... », « Vierge mon cul. Arrête de croire le premier mec qui t'saute. Si tu les allumais moins aussi... Tsss. Allez viens, on rentre. Et met une laisse au clébard. » Killian tendit la main pour attraper le bras de la croyante « Attend, Killian... NON ! » Ce fut à ce moment que Gabriel s'activa pour séparer le danger du reste du groupe. Son ordre fut froid, sec. Un tir sans somation. Comme dictée par son âme, elle ne rechigna pas et, tremblante, elle grimpa au volant de la berline, psalmodiant.
    Seigneur, mon Sauveur et mon Dieu
    Toi a délivré Israël des griffes du Pharaon
    Toi qui a courbé Goliath devant David
Elle regarda le début, avant de se mettre à pleurer. Ses lèvres s'agitant toujours.
    Toi, le Puissant Compagnon et Protecteur des Israélites
    Toi qui a vaincu la mort
    De la dette du sang, délivre moi
    Des chaînes de mes péchés, délivre moi
De plus en plus vite les mots affluaient. Elle agrippa le haut du volant faisant toucher ses deux mains, avant d'y poser son front dessus.
    Des pièges de l’esprit malin, délivre moi
    De la cupidité, délivre moi
    De l’injustice, délivre moi
    De l’oppression , délivre moi
    De la mort, délivre moi
    Des mains de mes ennemis, délivre moi
« HIJO... »
    Du mensonge, délivre moi
    De la paresse, délivre moi
    Du découragement, délivre moi
« ...DE LA... »
    De la sexualité, délivre moi
    Des maladies, délivre moi
    De la peur, délivre moi
« CHINGADA ! » Elle ne pouvait retenir les sanglots qui la faisait presque tressaillir, sursauté. Elle était atrocement faible face à tout cela. Non... Gabriel...
Il fallait qu'elle regarde mais elle n'osa pas. Ni sortir de la voiture, ni même bouger.
    Par ta Puissance, délivre moi
    Par ta Miséricorde, délivre moi
    Par ton Amour, délivre moi
Mais lorsqu'elle entendit de cri sourd, violent, puis étouffé de son gardien, elle ne put continuer de jouer les autruches. La scène était horrible, les visages maculés de sang. Killian était entré dans une rage qui ne le faisait pas retenir ses coups mais qui permettait au plus âgé de percer sa défense. Elle voyait qu'il était hors de lui, qu'il ne reconnaissait plus personne. C'était lui le vrai Killian. Celui que le monde ne connaissait pas.
    Par ton Sacrifice Saint, délivre moi
    Par ton Saint Nom, délivre moi
    Par ta Croix, délivre moi
    Par tes Prodiges, délivre moi
Gabriel lança quelque chose au loin qui se refleta fébrilement dans la clarté naturelle de la fin du jour. Une lame. Elle distingua une sorte de petit canif. Si elle avait vraiment été seule... L'aurait il attaqué ? Ce serait il permis d'abuser d'elle en la menaçant d'une arme ? Mais ça, c'était Gabriel qui en avait écopé et elle ne pu le croire. Pourtant, l'homme réagit vite.
Elle ne savait pas pourquoi, mais elle l'avait sous-estimé. Il avait prit beaucoup mais il encaissait énormément.
Puis plus rien, le corps inanimé de Killian, sur le sol. Elle ne voyait pas son visage, mais le dernier uppercut eut le mérite de le rendre immobile, complètement.
    Dieu Amour Eternel et Tout-Puissant,
    Toi l’Alpha et l’Omega
Gabriel chancelait, revenant difficilement vers la voiture, en transe avec tout ce sang qui maculait sa veste, son visage et son âme.
    Ecoute les cris de ton pauvre serviteur
    et viens lui en aide par Jésus-Christ,
    L’agneau offert...
Jhaelynra avait les yeux grand ouvert, en larme, quand l'homme se pencha pour ouvrir la porte et monter.
« ...en sacrifice suprême. Amen. », « On rentre. » Ce fut machinal. Elle ne reprit ses esprit que dix minutes plus tard alors qu'ils entraient dans Blackwater Falls, tous les deux déchirés.

Gabriel lui indiqua l'adresse de son appartement, et elle le conduisit chez lui, s'arrêtant, sans mot sur le parking adjacent. Sortant précipitamment du côté conducteur, elle vint lui ouvrir la porte du côté passager en lui tendant la main « Tu m'as aidé, alors laisse moi t'aider. » Et s'il jeta un coup d'oeil à sa robe immaculée « Ne t'inquiète pas, j'en ai plein d'autres. »
Et le sourire de l'Ange revint.
Deux petites lèvres, d'habitude timides, parfaitement étirées en un demi-cercle radieux faisant apparaître des dents blanches, saines et alignées. Les sentiments sombres s'éteignirent alors dans les cœurs des malheureux, sous ce magnifique soleil, rayonnant « Merci. Merci pour tout... »
    Et de ses chevilles tombèrent les chaînes.
    Et de ses mains disparurent les liens.
    Et de sa peau émana une fragrance sucrée,
    Celle de la liberté.


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MessageSujet: Re: Éphémère || Gab' R.   Jeu 4 Oct - 20:38


Ca n'avait rien d'humain, comme scène. C'était juste frapper des lignes qui étaient bien trop hispanique, qu'il m'avait fallu parfois décortiquer avec un dictionnaire en ligne pour comprendre l'argot mexicain. C'était comme frapper le passé au travers de sa face. C'était comme m'abîmer les phalanges sur celui qui aurait dû les subir. Le rond qui s'abattait sans faiblir, malgré les coups, malgré la lame, malgré tout. C'était comme enfin me détacher de tout, comme m'élever contre tout, comme écrire par-dessus l'espagnol. Chaque coup qui bavait sur l'autre encre, qui voulait dire qu'une chose : elle y survivra, cette fois. Dans la voiture, y'a l'odeur de fer qui envahit l'habitacle alors que les douleurs se rappellent à moi, qui me hurlent que c'était rien du tout, là. Et tu sais, j'y crois moi. Alors j'ai sorti une cigarette pour fumer. Parce que le pire, il est ancré dans mes traits et que ça me fait relativiser tout, sans doute de trop, à foison. Y'a toujours pire, Jhae. Reprends des couleurs, j'ai promis que ça ira. Et pourtant... Dans chaque volute de fumée qui s'élève dans l'habitacle, j'ai des "et si" qui s'envolent avec. Des scies qui me découpent sur place mes certitudes pour me faire me demander s'il s'arrêtera bel et bien. Et s'il te tue quand même ? Et dans un reflet, j'ai l'impression de revoir Juan. Alors je souffle un peu plus, jusqu'à ne plus rien voir. Et si je confonds tout ?

Adresse donnée, à laquelle on arrive bien assez vite, à peine le temps de trois cigarettes fumées au plus vite pour tenter de me détendre, malgré la lèvre fendue qui n'apprécie pas la nicotine. Mais je m'en fous bien de ma gueule ou des douleurs vives comme celle-ci. Je m'en fous de refaire la déco de la bagnole avec mon sang, avec le sien aussi. Je m'en fous de tout. Je veux juste calmer les tremblements, le mal qui s'installe dans les mains. Alors faut que je fume, pour tout oublier. Qu'il y a plus terrible qu'un connard. Et au pire... Je t'ai déjà parlé de l'armée, Jhae ? Cigarette qui se termine alors que tu te gares. Et tu sors trop vite. Et je comprends bien ce que ça veut dire. Très bien, fillette. J'accepte. Après tout, c'est ton histoire à toi, je suis qu'un protagoniste dedans. Alors j'accepte, après un coup d'oeil à ta robe, à te dire qu'elle vaut pas le coup de t'en foutre partout. Et je me redresse, les mains ensanglantées qui se posent sur toi, l'appui trop lourd d'une carcasse qui vieillit de trop. Je souffle et te regarde, toi, en contre-bas. Qui me dit merci. Me faut beaucoup pour pas t'étaler une pogne dans les cheveux, par réflexe.

T'inquiètes. Et je me penche pour t'embrasser le haut du front. Allez.

Me redresse, boite et maudis les escaliers d'exister. Prenant appui sur la rambarde, plus que jamais, jusqu'au quatrième étage et je souffle, front luisant contre la porte alors que je sens que la jambe se réchauffe. On peut me suivre à la trace à force je crois. Hijo de puta. Inspiration, clef insérée dans la porte qui s'ouvre en tapotant quelque chose sans faire gaffe. Et c'est là que j'avise Selen qui vient de se prendre la porte dans l'épaule. Ah. Pas le temps de réagir qu'il a déjà son regard qui se pose sur ma gueule et je vois cette inquiétude trop profonde lui traverser le regard. Et le voilà qui lâche tout, pour me coller en deux pas.

Att-... ! Pas le temps de dire grand-chose qu'il m'embrasse alors que j'ai encore la main sur la poignée. Oh bordel de merde. Yeux écarquillés, avant de le repousser quelque peu. Merde, Sel'... !

Et je tourne la tête vers toi, pour voir ta tronche de poupée catholique qui vient de se prendre la pire vision qui soit. Fais chier, bordel, non, non... ! Alors je grogne un grand coup, avant de rentrer plus amplement dans l'appartement en me défaisant de mon cuir.

Allez vous faire foutre. Défense qui s'active. Premier qui fait une remarque, je le jette dehors.

Trop fatigué pour chercher à m'expliquer. Putain. Je retire mon t-shirt pour m'essuyer la gueule dedans, avant de m'écrouler dans mon canapé. Et j'essuie mes mains dessus, en ayant rien à foutre des cicatrices ainsi exposées. Y'a pire, toujours. Philosophie de merde.
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MessageSujet: Re: Éphémère || Gab' R.   Ven 5 Oct - 16:47

Coup d'oeil au cadran, entre deux zaps à la télé. J'ai les nerfs en pelote. J'ai tenté de donner le change, calmer l'esprit un peu trop agité, mais faut bien se rendre à l'évidence que je fixe le temps depuis trop longtemps. Les chiffres sur mon portable s'écoulent pas assez vite, ou alors c'est moi qui en attend un peu trop. Attendre, ouais, c'est le mot. 'Devrait être déjà revenu. Y'a la pensée qui tourne en boucle, qui fait des cercles dans ma tête comme si elle cherchait à me picorer le cerveau. Effroi charognard qui s'étale avec son retard. C'pas normal. Pas normal du tout.

Coup d'oeil au portable. J'pourrais l'appeler, et passer pour le mec éploré qui a trop peur qu'il soit arrivé quelque chose. J'aurais bien l'air fin, tiens. Et ce serait douter de qui est Gabriel. Si je dois m'inquiéter chaque fois qu'il fout le nez dehors, j'suis réellement pas rendu et j'ferais mieux de préparer mes ulcères à venir. Mais il tarde un peu trop, quand même.

Rah, au diable. On verra bien. On verra bien... Et en attendant, trouver de quoi réellement s'occuper l'esprit serait pas une mauvaise chose. Checklist mentale qui me vient, quand je fais un tour d'horizon de l'appartement. C'est rangé, yep. Propre, aussi. J'ai préféré m'activer avant d'allumer les conneries que peut débiter toutes les chaînes à cette heure-là. Donc, qu'est-ce que j'pourrais bien faire ? Pas grand chose. Dormir serait une option. Dommage que ça ne fonctionne pas comme je le veux. Et surtout pas quand j'ai juste envie de faire les cent pas jusqu'à trouer le sol, en espérant naïvement que ça le fera revenir plus vite. C'qu'on est con quand on est névrosé et amoureux, parbleu.

L'oreille tendue cependant, à moitié avachi sur le divan, j'attrape la télécommande pour baisser le volume du documentaire animalier qui venait de commencer. Y'a du bruit dans la cage d'escalier. Ah ! Prions pour que ce soit pas les voisins qui s'amusent à me faire des fausses joies. Ça se rapproche un peu trop pour que ce soit ça. Je finis par éteindre et bondir du canapé, m'avancer vers la porte quand j'entend le tour de clé. J'ai le temps de rien avant qu'elle ne s'ouvre, et je remarque que non, la sortie de mon mec était pas si anodine que ça.

Gab', putain d'merde !!, que j'élance, en rapprochant la distance. Blessures apparentes, air patibulaire, bordel vieux, plus jamais tu sors sans moi. J'peux m'empêcher de lui coller un baiser, ça, c'est pour l'effet de l'impatience et de l’inquiétude. Et je lui laisse pas en place une, pas encore. J'préfère m'assurer que tout va bien, inspecter son visage que je caresse. T'as vu dans quel état t'es ?! Bordel mais qu'est-ce qu'il s'est pa-

Et puis, je finis par remarquer une touffe de cheveux roux derrière lui quand il tourne la tête. Petite brindille cachée par la montagne, jeune fille discrète mais présente. Et témoin. Avec ses grands yeux. Qui ont tout vu. Aïe. Génial. FANTASTIQUE, SEULIN.

-ssé. Euh. Hum. Salut ?

Je sais pas quoi dire, alors il se contente de s'écarte, claudiquer, et nous envoyer nous faire foutre. C'est légitime. Personne n'était censé savoir, pas encore, du moins. On avait encore envie de garder ça pour nous, de laisser le jardin secret fleurir un peu. Bien. Ça m'apprendra, tiens.

Je le laisse entrer, et jeter un coup d'oeil au torse rapidement, de loin, quand il se désape. Puis mon attention se braque sur la demoiselle, jeune et visiblement aussi surprise que moi. Pas sa fille, ça. Qui c'est, alors ?
... Selen. Autant se présenter, après tout. La gamine n'est sans doute pas là pour rien. Elle est peut-être mêlée à tout ça, d'une manière ou d'une autre. Même si je doute qu'avec sa bouille et ses petits poings, elle ait pu le foutre dans un tel état. Je referme la porte, la laisse entrer, encore un peu sonné. La prochaine fois que tu sors "cinq minutes", oublie pas la combi pare-balles, ok Gab' ?, que je lance, avant d'aller ouvrir le congèle et en sortir un pain de glace que j'enveloppe dans un torchon pour apaiser les coups récents. Allez, fous-toi ça... Ton plus doux, allure aussi. Ça me paume juste un peu, cette affaire. C'est pour ça que je regarde les deux intéressés de concert, bras croisés, prêt à recevoir le tir. Bon. On m'explique ?
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MessageSujet: Re: Éphémère || Gab' R.   Dim 7 Oct - 6:23


Jhælynra, Gabriel & Selen
« Éphémère»

Gabriel se satisfaisait de tout, surtout de ses sourires. Si c'était à refaire, juste pour la voir dans une joie évidente, le sourire à toutes épreuves, alors il l'aurait refait. Et  cette simple pensée traversa la tête de Jhaelynra, dès que celle-ci ouvrit la portière de la voiture.
Le type accueillit sa proposition en un ricanement bienveillant, lui faisant comprendre que s'il attrapait sa main, ce ne serait que pour l'empêcher de chuter. Lui, n'avait besoin de personne, et surtout pas d'elle. Si la petite voulait tout faire pour lui rendre la pareille car, dorénavant elle était son obligée, lui ne le voyait pas comme cela. Ce n'était rien. Peut être une sorte de devoir qu'il avait accompli.

La rouquine accueillit son geste affectueux avec émotion. Elle était fière du baiser ensanglanté qui ornait son front comme une tiare. Elle était fière et elle était forte. Elle voulait le remercier encore et encore et être là quand quelque chose ferait vaciller le géant. Car si elle avait peur des hommes violents, de l'Humain et de sa propre race, elle ne chancelait pas devant les voix, les esprits, les fantômes, les démons et toutes autres formes de possession. Bien qu'elle espérait qu'il n'en soit jamais victime.

Elle se contenta alors de balayer les quelques obstacles de l'escalier, pour que son gardien ne tombe pas. L’ascension fut si longue qu'elle se demandait si il n'avait pas rater l'étage, par mégarde. Elle l'avait tantôt devancé, tantôt précédé, pour lui aménager un maximum le terrain. Lorsqu'il sortit, fébrile, sa clé pour l'insérer dans la serrure, le bruit du loquet s'enclenchant et la petit soupira de soulagement. Enfin arrivés.
Gabriel entra le premier. Derrière la porte, une voix inconnu, un visage inconnu, une attitude inconnu. Elle ne doutait pas que le vieux père avait quelqu'un dans sa vie. Preuve en était que lorsqu'elle le rencontra, il scandait le nom d'une femme. Mais il fallait avouer qu'elle s'attendait à tout, sauf à cela. La voix bourru qui sortit de cette petite caverne vint sermoner Gabriel avant de lui montrer une preuve d'affection qu'il ne rejeta pas. Paralysée, ébahie, la petite en robe blanche ne bougea pas. Pas très maligne avec son troisième oeil de la mort, ceci dit.

Dans la Bible, il était écrit que non seulement c'était interdit, mais qu'en plus c'était puni. Si elle se souvenait bien, Gabriel lui avait dit qu'il était un peu croyant mais absolument pas pratiquant. Donc si elle rationalisait au plus simple : il se fichait éperdument de la Bible et des préceptes de Dieu. Hum.
« ...je le jette dehors. »
Mais en fait ça allait au delà. Elle était allée dans une école artistique et des gens du même sexe qui s'embrassaient, elle en avait vu. Si ça la surprenait, ça ne la choquait pas. Elle se demandait surtout ce que pouvait penser le tout puissant. Car en réalité, y en avait beaucoup des gens comme ça et il ne pouvait décemment pas tous les punir car sinon... Il ne resterait plus grand monde. C'était étrange.
« B...Bonjour. »
C'était un peu comme connaître une célébrité internationale et connaître le chanteur du coin. Gabriel était en quelques sortes sa star à elle alors c'était tout de suite beaucoup plus intense et marquant lorsqu'elle le voyait sortir du moule. Elle le savait qu'il n'y était déjà pas, mais le voir de ses yeux c'était autre chose.
« Je m'appelle Jhaelynra, enchantée. »

Le fait que le type parte la ramena à elle. Ainsi, elle ferma la porte et posa son sac sur une console avant d'aller vers le Guardien. Il avait vécu la guerre, et ce n'était rien de le dire. Son corps était complètement défoncé.
« J'espère que tu as une trousse de soin dans la salle de bain. » Pièce dont la porte n'était pas fermée et dans laquelle elle s'engouffra sans plus de cérémonie. Dans les placards, elle trouva une vieille boite rouge avec un nécessaire de guerre. Pas de produit doux qui ne piquait pas non, juste de l'alcool et comme si ça ne suffisait pas, de l'eau oxygénée « Ça fera... » se chuchota-t-elle. Quelques serviettes éponges et elle revint dans le salon.

Jhae se jeta au chevet de l'homme, attachant ses cheveux à la vitesse de l'éclair, relevant ses manches pour ensuite ouvrir la petite boîte. Ses bras étaient une magnifique voie lactée... Couverts de bleus et d'ecchymoses qui remontaient franchement vers ses épaules. Qu'importait. Elle allait bien, son Gardien non.
Alors elle posa une main sur son dos en lui disant « Gabriel... Il faut que tu te tourne vers moi... Ta cuisse doit être désinfectée. » Ce ne fut pas sans grognements indignés mais au moins, la petite avait le champ libre.

Selen se tenait à quelques centimètres de là, prêt à entendre des explications. Vu la tournure des choses, Jhaelynra conclu rapidement que si ça ne valait pas le coup, alors il allait très certainement lui expliquer, et pas de la plus douce des manières, que Gabriel n'était pas garantit contre les coups et blessures. Elle déglutit, comme pour se donner du courage, s'affairant à déchirer un peu plus le pantalon de l'ancien militaire pour avoir un meilleur accès à la plaie « C'est moi qui ai fait ça. » Et je m'en suis un peu badigeonner le front aussi. Elle attrapa des compresses et de l'alcool « Ca risque de piquer un peu. » Elle attrapa la main de son ami au moment ou elle appliqua le fer chauffé à blanc sur l'endroit où le sang n'avait pas encore bien coagulé. Serre. Serre et broie moi. Je mérite au moins ça.

« Mon fiancé me violente. » Preuve à l'appuie « Et Gabriel m'a aidé à rompre correctement. » Elle haussa les épaules « Sans lui, je serai morte à l'heure qu'il est. » Car tout ce qu'avait reçu le géant, à peu de choses près, ça aurait été elle qui aurait tout prit.
Il avait emmené un couteau bon sang. Que comptait-il lui faire ?!

La rouquine nettoya le bord de la plaie ainsi que tout le sang, soulageant Gabriel de cette torture. Elle décala alors sa main, la posant à plat sur une partie viable de son torse, caressant tendrement le bout de peau libre sous son pouce d'un geste affectueux et rassurant. Autant de merci et d'appréciation que de simples mots n'auraient pu retransmettre  « Je ne savais pas qu'il s'était mis en ménage avec quelqu'un. Je me permet seulement de le soigner, en juste retour des choses, et je ne vous dérange pas plus longtemps. »

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MessageSujet: Re: Éphémère || Gab' R.   Dim 7 Oct - 13:13


L'humeur en berne soudainement, l'animal est ressorti finalement, prêt à mordre le premier qui pourrait s'essayer à faire une remarque. Je vous regarde même pas, trop occupé à me virer le sang des mains dans ce t-shirt qui sera bon à jeter désormais. Alors je grogne d'autant plus quand Sel fait sa remarque, l'air de lui dire que je peux encore botter des culs si ça me chante. On l'a caressé dans le mauvais sens du poil, le vieil ours. Mains qui relâchent sur une cuisse le tissu, avant de choper ce qu'on peut me tendre sans trop réfléchir, gueule fermée encore alors que j'appose sa saloperie. Comme si j'en avais quelque chose à foutre de calmer ça, en fait. Mais bon, si ça le rassurer, hein. J'observe la scène qui se déroule sous mes yeux, soufflant finalement en fermant les yeux, grognant encore quand je sens ta main dans mon dos. T'y risques pas petite. C'est plein de barbelés. Je me tourne et te laisse faire, dos qui épouse le dossier désormais, alors que je repose le regard sur toi. T'as choisi l'option ouvrir plus le pantalon et t'as bien fait, ouais. Je t'écoute, curieux des explications que tu vas accepter de lui fournir. Quoique, avec tes bras ainsi exposés, il va vite comprendre tu sais.

Hum. Prime réaction quand tu dis que c'est TOI. Idiote, tu n'y es pour rien. T'inquiètes pas pour moi, vas.

Fais ce que tu dois faire. Je crois qu'à ce niveau-là, c'est plus toi qui vas tourner de l'oeil. Je serre ta petite pogne pour te filer plus de courage que je n'ai besoin pour ma part. Un jour je te raconterais à toi aussi, Jhae. Et monte le paquetage pour t'embrasser la paume quand ça va pour piquer, que tu commences ton récit. T'inquiètes fillette, je suis pas fait de cuir mais pas loin quand même va. Tu récupères tes doigts pour faire un truc de fée j'imagine et moi je remonte le regard vers Selen, pour me perdre dans ses prunelles malgré que je tiens encore à moitié le pain de glace sur la gueule. T'inquiètes pas non plus, amor. Tout va bien. J'exprime rien, j'espère que mes yeux parleront pour moi. Et puis je sens les mouvements contre ma peau et je baisse le regard sur cette petite menotte qui caresse, à me demander si ça te rassure, comme geste. Alors ça me fait un peu sourire. Et même que je souffle un rire quand tu parles déjà de partir.

Que dalle, tu restes Jhae. Et t'as pas le choix. Tu me files une clope s'il te plaît, Sel' ? J'ai zappé de prendre mon paquet dans mon cuir. Regard encore vers ta bouille de rousse. Je déconne pas, tu restes. Tu squatteras la chambre. Mais je te laisse pas rentrer alors qu'il pourrait vouloir se venger sur toi. Je suis pas assez naïf pour espérer qu'il restera calme. Je me sens brute mais je m'en fous, mon affection l'a toujours été alors faudra faire avec. On va laisse le temps se tasser un peu et voir ce qu'il en sera, ok fillette ? Je relève encore les yeux vers Selen quand il me tend le graal et que je le happe du bout des lèvres, récupérant le zippo de ma main libre pour l'allumer ensuite. Merci. Ce bonheur qu'est la nicotine, maigre réconfort. On ira te chercher des affaires si tu veux, histoire de rassurer aussi ta grand-mère au passage.

Je laisse pas tellement le choix. Si c'est un fils de pute autant que je l'imagine... Mon instinct me trompe rarement, jeune fille.
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MessageSujet: Re: Éphémère || Gab' R.   Mar 9 Oct - 16:09

Drôle de tableau. Je m'attendais à tout sauf à ça. Comme d'hab à imaginer le pire, ma caboche voyait déjà débarquer des flics pour m'annoncer que l'amour avait fini sur la chaussée. Mais non. Rentré, en sang, accompagné de cette petite nana qui ne paye pas de mine mais qui a l'air sacrément honnête. Pas d'entourloupe pour deux sous, ça se voit sur sa mine et sur ses bras. J'écoute, je regarde. Je laisse la scène se dérouler, attendant les explications demandées. Coup d'oeil vers le molosse adoré qui rabroue ma blague, le poil a visiblement besoin d'être brossé dans le bon sens. Et c'est finalement la petite qui finit par me l'apporter, ce point de détail qui manque à la compréhension du bazar, pendant qu'elle termine d'apporter les soins rudimentaires.
Les mots qui tombent et qui sonnent trop vrai, bien trop imprégnés des réalités qui blessent à force de se répéter. Suffit d'un regard sur tes bras qui soignent, sur ton air d'enfant qui n'a rien demandé, pour me prouver que c'est vrai. Il y a encore des connards qui battent leurs gonzesses pour le genre futile qu'ils veulent se donner. Parce que sinon ils crèvent, à ne rien montrer de leur virilité. Ce qu'il faut pas entendre... Les jeunes navrent. Les vieux aussi. C'est presque honteux d'avoir un chibre.

Le petit fils de pute... Désolé gamine, c'est un peu la baraque du cru, ici. La tête se secoue, affligée d'entendre ça. Regard vers l'homme, quand je dénoue un peu le lien qui peut les unir tout les deux. Et ça m'arrache un sourire, un coin de lèvre qui se lève, qui fait un peu passer l'indignation. Ta guerre ne t'a pas enterré, Amour, y'a encore une partie de toi qui pense aux plus faibles. J'comprends mieux... J'suppose que le gars doit bien avoir morflé aussi. Je te fais confiance pour que son état soit cent fois pire que le tien, Gabriel. Pas de pitié.

Je laisse les soins se faire, sans bouger, fixant de loin les interactions.  Y'a des regards qui naissent, des micro instants qui prouvent que ce n'est pas une rencontre d'aujourd'hui. Hum. Léger éloignement pour allumer une clope, au moment où il m'en demande une. Marrant. Sourire furtif, je vais vers le cuir rejeté, attrape le paquet pour lui en coller une au bout des lèvres. J'ai la main qui s'attarde un peu dans la nuque pour la flatter, juste quelques secondes pour soutenir le regard brun, celui qui me demande de ne pas m'inquiéter. Ouais, pour sûr. Mes habitudes sont vieilles d'au-moins quarante berges chéri, je peux pas les endiguer du jour au lendemain.

Cigarette au bec, je ramasse un peu le bazar causé, range le cuir, laisse le temps des mots se créer. Gabriel lui demande de rester. Ça peut paraître étrange, mais l'idée m'a aussi traversé l'esprit, quand elle précise qu'elle ne restera. Hors de question. Et pourtant je te connais pas petite, c'est la première fois que je te vois, et t'as même surpris un truc que t'étais pas censée voir. Mais je sais pas. Je sais pas si c'est ton histoire, ou ta peau couleur ciel. Je sais pas si c'est parce que j'aime trop ce corniaud et que je peux rien lui refuser, ou si c'est moi qui déconne à être en mal de chiot à adopter. Mais en tout les cas, peu importe au fond, le mention est adoptée. On se démerdera. On a toujours su faire, ça.
Je tire sur la clope, la dépoussière sur un coin de cendrier, m'adresse à la demoiselle mais aussi en substance à mon mec, même si c'est pas réellement mon appart.
Y'a personne que tu déranges ici, t'en fais pas. Si c'est bon pour Gab', c'est bon pour moi aussi.

Puis je me tourne vers l'espace cuisine, ce beau monde a besoin d'un remontant après ces émotions. Je réchauffe le café que je m'étais préparé pendant l'attente, tandis que je verse un verre d'alcool pour Gabriel. Faut cautériser à l'intérieur, aussi. Regard par-dessus mon épaule pour m'adresser à la rouquine.

Tu bois quoi, Jhaelynra ?

La réponse donnée, je prépare et apporte les boissons, pour les poser sur la table basse et rejoindre le duo. Je m'assois sur le canapé, La cigarette retrouve ma bouche, espérons que la gosse sache faire de l'apnée si elle ne supporte pas ce genre d'odeur.

Tu risques pas grand-chose par ici. J'pense pas que ton gars fasse le rapprochement, et au pire s'il se pointe, on sera deux à l'accueillir c'te fois. L'seul danger dans le coin c'est les plats du resto libanais du bout d'la rue. Trait de sourire, le ton est donné. Pensée fugace qui se perd dans la fumée, tandis que je me frotte la barbe, me remémorant ce qui a été livré.

Qu'est-ce que tu foutais avec un connard pareil, au juste ?
Je parle au passé gamine, puisque j'espère bien que votre histoire est terminée avec ce sang versé. Manquerait plus que le conte de fées se termine mal alors que la princesse est sauvée.
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MessageSujet: Re: Éphémère || Gab' R.   Mer 10 Oct - 8:56


Jhælynra, Gabriel & Selen
« Éphémère»

Elle ne regardait personne, se concentrant sur la blessure de la cuisse. Elle ne voulait regarder personne, trop honteuse de tout. De s'être faite défoncée et d'avoir causer des blessures à un innocent à cause de ça. Gabriel ne méritait pas cette douleur, ni même d'être impliqué dans ses histoires sordides. Seulement, elle ne pouvait pas arrêter la machine lorsqu'elle se mettait en route. A moins de partir, et c'était ce qu'elle s'apprêtait à faire.

Les deux hommes furent plus que d'accord pour qu'elle reste ici. Jhælynra n'eut pas le temps d'émettre son avis « ...espérer qu'il restera calme. » Elle haussa les épaules, de plus en plus démunie. Même avec ça, même avec tout ce qu'elle a pu prendre sur elle, Killian ne la laissera plus jamais tranquille. Alors elle s'assit sur ses talons, jouant avec le lien qui fermait le sac de cotons « Gabriel tu... Tu as fait ta part et je ne veux pas... » Mais elle n'eut pas le courage de continuer sa phrase : à quoi bon ? « On va laisse le temps se tasser un peu et voir ce qu'il en sera, ok fillette ? » Elle hocha la tête. Oui. Laisser le temps se tasser. Et tasser un peu Killian aussi, comme s'il n'était déjà pas assez trapu et bâtit.

Jhælynra banda la jambe de Gabriel, sous le vêtement, pendant sa pause clope nécessaire. Elle s'essuya le front du revers de la main avant de soupirer « Voilà, ça devrait se résorber assez vite. » Elle rangea tout, la tête pleine. Elle imaginait des tas de discours qu'elle pourrait tenir au type en face d'elle, pour se montrer utile, nécessaire, lui rendre la pareille mais elle savait d'avance ce qu'il dirait, comme d'habitude. Il n'avait pas besoin d'aide. Il n'avait pas besoin d'elle. Il fallait qu'elle s'y fasse.
Un soupir sortit d'entre ses lèvres alors que Selen partit dans la cuisine, pour ramener de quoi s'hydrater « De l'eau suffira, merci. »

Une fois le tout rangé, ils se retrouvèrent dans le salon tous les trois. La rouquine regardait par la fenêtre, le verre d'eau vide entre les mains, alors que les deux vieux s'affaissaient dans le moelleux du canapé éprouvé. La mine était contrite, peu à même à trouver quelque chose à dire ou à sourire. Selen la rassura mais bon sang, ce n'était pas ELLE qu'il fallait rassurer, elle avait fait bien assez de dégâts comme ça !
« Merci à vous deux mais ne vous inquiétez de rien. Il ne... peut rien faire dans les maisons que j'occupe. » Elle regarda d'un coup d’œil le fond de son verre « Disons que je sais protéger des lieux, mais pas des personnes. » Les esprits étaient ses alliés passifs mais ils ne pouvaient rester qu'atour d'un lieu donné et non en mouvement autour d'une personne.

« Qu'est-ce que tu foutais avec un connard pareil, au juste ? » Fallait-il réellement qu'elle le raconte ? Fallait-il réellement qu'elle fasse compatir d'autres personnes à son sort qui aurait été vite réglé en temps normal ? « Un choix de mon défunt père. Il était malade, il penserait que K. saurait s'occuper de moi et me protéger. Il me l'a présenté et, tant que mon père était en vie, K. était irréprochable. Il a commencé à montrer sa vrai personnalité que depuis un an, peut être deux. Mais c'était la première fois qu'il me frappait. Avant, ils se contentaient de regarder ses potes me bloquer dans des coins pour me soulever la robe. » Heureusement pour elle, ils n'ont jamais rien fait mais ça n'aurait su tardé. Vu la façon dont la regardait les sentinelles qu'elle croisait...
Jhæ repensa à tout ce qu'elle n'avait pas apporté autour d'elle, à toutes ces personnes qui voulaient l'aider, sans succès. Elle n'arrêtait pas de revivre la scène de lutte sanglante. De revoir le couteau jeté au loin après s'être planté dans la cuisse de Gabriel « Il ne viendra jamais ici. Il n'est pas très rusé, mais il sait se protéger. Il me prendra à revers. C'est à moi qu'il va faire payer ça, comme il a l'habitude de faire. » Et tant mieux. Tant mieux car elle n'aurait pas supporter que Gabriel ou son amant soit un peu plus blessé à cause d'elle et de ses histoires « Merci de ton aide. Je vais m'en sortir maintenant et partir d'ici un moment. » Avait-elle vraiment le choix ?

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Éphémère || Gab' R.

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