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 The Air Near My Fingers (Ipolitt)

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vampire ○ kill of the night
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MessageSujet: The Air Near My Fingers (Ipolitt)   Dim 23 Sep - 16:06


– The Air Near My Fingers –
IPOLITT ET BERTUS / I'll never be fraternity, Another disease fraternity, Never believe fraternity, Just armies bored in life. I'll never be fraternity, I'll never need that brand of me. Fading the pace behind your eyes, Free to be straight for shape and size. Waiting awake and watch you rise, Go on keep feeding.. – Foo Fighters


Dans cet entrepôt haut de plafond, les voix résonnent en échos anarchiques. La bouteille de whisky passe de main en main et Bertus s'offre une franche rasade, sondant les regards embrumés de ses compagnons. Il s'est laissé entrainner par ces inconnus, des potes de bistro rencontrés une paire d'heures auparavant. Il s'est retrouvé à rire et à chanter dans une bagnole qui fonçait à vive allure dans la nuit vers une destination hasardeuse. Il savait juste qu'il y aurait du spectacle ce soir, un combat sanglant où les parieurs pourraient se remplir les poches s'ils faisaient le bon choix. Dans la vaste salle à l'ambiance glauque, la musique sourde des battements cardiaques bat la mesure, tandis que ces quelques glandus beuglent pour encourager leur favori. Bertus se la ferme. Il a misé sur le type au corps silencieux, celui dont le coeur est éteint. Le front lourd et le regard sombre, il le regarde se faire tabasser et retenir ses coups. Y'a quelque chose qui cloche.

Les mouvements des boxeurs paraissent crédibles pour un regard externe, ils en prennent plein la poire et les chocs les font grogner, les gestes sont violents et brutaux. L'odeur du sang embaume l'air et le vampire ferme les yeux quelques instants, les lèvres serrées pour museler cette envie macabre qui s'allume en lui. Un pas en arrière, puis deux, il prend le temps de s'allumer une clope et de savourer cette nicotine qui remplit ses poumons morts. Devant lui, le combat est acharné et le mec au visage de cadavre se prend un coup percutant dans le museau. Par mimétisme, Bertus grimace imperceptiblement. Il aperçoit le boxeur retomber en arrière, le crâne vibrant et les gouttes de sang en apersanteur, l'espace de quelques fraction de secondes, avant qu'il ne s'écrase lourdement sur le sol bétonné. Entre rires gras et sifflements, la victoire est déclarée et les gagnants se remplissent les poches de billets chiffonés, sans se soucier de celui qui git misérablement dans son propre sang.

Putain mec, tu m'as fait perdre cent balles ce soir. J'suis pas du genre susceptible mais pour le coup, j't'en veux un peu quand même. Bertus maugrée intérieurement et laisse son regard errer sur le corps meurtri qui morfle dans l'indifférence générale. Non pas que sa propre compassion l'étouffe mais la curiosité l'entame comme une lame insidieuse, pendant que la salle se vide et que la clope se consume entre ses doigts puis se fait écraser sous sa semelle. C'est drôle comme l'ambiance se transforme à la fin d'un combat,  les cris laissent place au silence avec une rapidité stupéfiante et il ne reste plus dans l'air que les souvenirs tristes d'un enthousiasme déjà fané. La tristesse possède un charme poétique où Bertus se vautre complaisamment, un rictus cynique aux lèvres. Sa démarche nonchalente le rapproche du blessé auprès de qui il s'accroupit, pour l'observer de plus près. Doucement, il lui tapote la joue. Sa douceur est relative.

« Bah alors, t'as décidé de pioncer ? T'as merdé, mec. T'avais une gueule qui m'inspirait confiance pourtant, enfin façon de parler. C'est quoi ton problème, t'as sauté ton p'tit dej ? J'espère que t'as une bonne excuse. »

Dans un mouvement blasé, il sort son paquet de clope pour lui en tendre une. C'est pas comme si ce merdeux l'avait mérité mais c'est tout de même le premier vampire qu'il croise sur ces terres et il compte bien fêter ça avec générosité et panache. Cheers


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vampire ○ kill of the night
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MessageSujet: Re: The Air Near My Fingers (Ipolitt)   Lun 24 Sep - 8:35


Chair molestée, quelques combats qu'il essuie sans trop se soucier de ce qui peut être, en face. Il frappe, esquive, encaisse, n'y prend pas grand plaisir face à ses amateurs à l'art bâtard. Bien loin de ses rings d'autrefois, bien loin de la sueur qui coulait le long du dos sous la concentration intense. Ici, rien de tout cela. Juste les cris des hommes qui se pensent encourageants alors qu'ils ne sont que voraces, qu'ils hurlent après le sang, qu'ils veulent vivre le frisson sans en subir les conséquences. Le coucou gris semble s'ennuyer et finalement, quand on vient le voir avant le dernier combat pour lui glisser des billets sous le manteau, en échange de sa transformation soudaine en serpillière, il regarde les billets avant de hausser les épaules et accepter. Pas comme s'il avait quelque chose à faire d'une dignité quelconque. Alors il va s'allonger, pour quelques billets supplémentaires. Et sur le ring, il se laisse atteindre, mime la fatigue et la douleur terrible qu'il peut bien ressentir. Il fait mine d'être essoufflé, comme si le coeur battait encore, qu'il était prêt à sortir de son poitrail tant il s'agite sous les efforts et la violence de l'adversaire. Jusqu'au fameux coup final qui l'envoie sur le tapis. Mime encore d'un temps où il aurait eu trop la rage d'être à terre pour ne pas tenter de se relever. Où ici, plus rien ne bat. Ils célèbrent la victoire alors qu'il se contente de compter les étoiles qui auraient dû valser autour de la tête. Paul va être pas content encore. Il aurait pu rester longtemps encore, comme ça. L'argent qui remplit les fouilles, celui dont il ne trouve pas encore une vive utilité, si ce n'est pour racheter des fringues quand les siennes trépassent face aux chasses musclées. Mais une voix le déloge de son temple personnel et il rouvre les yeux, pose ses prunelles vertes sur un tout autre genre d'adversaire. Coeur qui s'est fait la malle aussi, visiblement, dans celui d'en face. Il reste silencieux un instant, à se remémorer les autres vampires croisés et se dire qu'il a pas très envie de tester sa théorie comme quoi ça serait tous des connards.

J'ai une gueule à m'chercher des excuses ?

Ça tombe, avec ce fort accent russe. Cigarette sous le museau au passage, que le coucou gris observe un autre instant, avant de s'en saisir. Il n'avait pas essayé de fumer depuis la transformation et soudain, la curiosité piqua son intérêt.

On en sent encore l'goût ou c'comme l'bouffe ? La question est légitime et il coince la clope entre ses lèvres, après s'être enfin redressé, le manque de volonté assez flagrant. On m'file d'thunes pour lustrer l'autre sans lui toucher l'bite. Patoune tendue pour un briquet ou il viendra l'allumer directement contre l'autre tige embrasée. Pas sûr qu't'ça t'fasse plus plaisir qu'ça comme explication.

Sourire de putain fier de lui-même, sur la gueule, alors qu'il tire sur la cigarette, pour emplir des poumons qui déjà n'aspirent plus rien. Et c'est dans un soupir résigné qu'il se rend compte que les papilles ne captent pas la nicotine. Même ça, sérieux ? Regard reporté sur le type face à lui.

Alors, combien d'décennies ou siècles à ton actif ?

Histoire d'évaluer à quel point ça peut être un fameux connard. Plus c'est vieux, plus c'est chiant.
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MessageSujet: Re: The Air Near My Fingers (Ipolitt)   Mer 26 Sep - 23:40


The air near my fingers
Ipolitt & Bertus


Les lucarnes du macchabée s'ouvrent sur une lueur d'insolence et voilà qu'ils se toisent dans ce grand hall silencieux. Lorsque le gaillard se décide à répondre, ses mots rugueux inspirent à Bertus une seconde de fausse réflexion avant de conclure, une moue moqueuse aux lèvres : « T'as surtout une gueule à chercher les emmerdes. » Et non pas qu'il soit le seul. Mais se grimer de la sorte ne manque pas d'ironie, vu son statut, et on peut pas savoir s'il s'agit d'humour noir ou de provocation. N'est-ce que du maquillage d'ailleurs ? Pendant que le boxeur se redresse avec une certaine mollesse, Bertus l'observe avec perplexité, analysant cet accent qui semble provenir de la lointaine Russie. La question mâchonnée contient une dose de candeur assez déroutante et il hausse un sourcil devant la sincérité abrupte de ce drôle de mec. Petit salopard de tricheur. On en aurait égorgé pour moins que ça.

« Tu pourrais au moins faire semblant d'avoir honte. »

Ses lèvres s'étirent dans un demi-sourire caustique pendant qu'il lui tend la flamme de son briquet, sans rancune affichée. Chez lui, l'escroquerie est un état d'esprit, il aurait bon dos de s'offusquer. Les clopes s'embrasent pour donner au flemmard l'occasion de savourer par lui-même. Pour un peu, ce gaillard le ferait rire, avec sa dégaine et sa façon tordue de parler. Sûr qu'il aurait ponctué sa répartie d'un ricanement plus enthousiaste s'il n'avait pas perdu du pognon dans l'affaire, mais si ce gars là le déride, c'est toujours ça de pris. Bertus devine la déception du crâneur dans sa mine blasée et il hausse les épaules, inspirant avec délectation une bouffée de sa propre cigarette. Lui-même s'exprime dans un anglais parfais, aux consonances britanniques alanguies par l'ivresse. « Ce qui est sûr, c'est que tu risques pas de choper un cancer. On s'en fout du gout, fais pas ton difficile. C'est dans la tête tout ça, de toute façon. Tu penses à profiter de tes autres sens, parfois ? » Inhalation. Exhalation. Pause. « On savoure le mouvement de la fumée dans laquelle on se love. On retrouve l'habitude des gestes, la sensation entre ses doigts, entre ses lèvres. » Et c'est exquis.

L'expression figée par le masque de mort n'offre aucun indice sur son état d'esprit et son sourire provocateur ne lui donne qu'un aspect plus macabre. Pas de maquillage, c'est du vrai. Les dessins indélébiles n'ont pas souffert des coups ni des traînées de sang. Et ce timbré là veut savoir son âge, comme s'il voulait évaluer ses chances de s'en tirer ou de se faire rétamer la gueule pour de bon. Bertus secoue la tête négativement. Son compteur n'a pas encore atteint le siècle. Parfois, la notion d'éternité lui glace les sangs, c'est une perspective qu'il ne parvient pas à concevoir et qui lui donne systématiquement une sensation de vertige désagréable. Il grogne, vaguement maussade. « Au moins le double de ton record. Et en ce qui te concerne, je doute que t'ailles bien plus loin. T'as été transformé quand, hier ? » Bon dieu, ce mec n'avait pas encore eu le temps de s'en griller une avant ce soir. Il est tout frais, un nouveau né ou presque...




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vampire ○ kill of the night
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MessageSujet: Re: The Air Near My Fingers (Ipolitt)   Ven 12 Oct - 16:10


C't'une seconde passion, les emmerdes.

Bout de lèvre encore qui se soulève, la babine prompt à sourire, qui indique que clairement, non, il n'avait honte de rien. Que la survie implique bien des sacrifice et que parmi ceux-ci la dignité en faisait parti. Alors il s'en fiche bien, hausse les épaules, l'air de répondre à cet autre parasite qu'il lui laissait volontiers la honte. Gros, j'ai tellement aut'chose à penser, si tu savais. Et sans doute que le vampire d'en face se doute de la moitié d'entre elles. Il prend la cigarette, découvre la douce déception qui est la seule à venir habiller le palais. Tristesse que de se savoir à ce point privé du monde qui pouvait être celui des Hommes. Ce n'était pas un grand fumeur par le passé, rarement même. Il écoute donc ce que l’aîné peut bien vouloir faire passer comme message, fronce quelque peu les sourcils, avant de retenter en prenant en compte tous les paramètres. De ce rappeler comment la fumée traverse la gorge pour se loger dans des poumons sans plus d'air. Sensation particulière, picotement certain sous le sternum.

Hum...

Rien d'autre à rajouter, parce que ça lui arracherait la gueule de donner raison à un congénère. Trop méfiant encore le coucou gris, trop de mauvaises expériences pour ne pas le regarder du coin de l'oeil avec cette défiance naturelle, pour réclamer après l'âge afin d'évaluer ce qu'il pourrait en être avec ce type-là aussi. Il plisse le regard à la réponse, ne sait quoi en penser. Veut dire quoi, que t'es un jeune ou vieux con ? Nouvelle bouffée enfumée, avant de hausser les épaules.

Trois ans. Il s'assume. Puis il rentre dans le vif du sujet. C't'une menace d'mort ou c'juste un étalage d'bite sur l'ring ? Autant être fixé. Me laisserais pas me faire caner comme ça, crois-moi. Qu'j'aime ap l'chauve souris géantes... Soupir alors qu'il se redresse finalement, sans se soucier du corps contusionné, coton imbibé des douleurs qu'il ignore à cet instant. T'peux crever à tout moment gros, bat les couilles d'l'gueule ou l'âge.

Et finalement, ironiquement, en trois ans il a éloigné pas mal de soupçon à cause des tatouages justement. Jamais on irait imaginer un vampire si peu discret. Créature de la nuit qui à la lumière ressemble trop au démon pour qu'on se dise qu'il en ait réellement un. Ironie palpable de la vie, comme si finalement, le créature avait eu un sens de l'humour douteux mais avéré.

T'quoi, juste un con ou un chien d'chasseur ? Sans doute la pire espèce qui puisse être, dans la tête d'Ipolitt. Les chasseurs transformés qui traquent le son qui ne s'écoule plus des poitrails. T'avais pas l'air trop mal jusqu'là, c'dommage.

Provocation lancée, lui debout, prêt à balancer la clope pour se défendre si besoin est. L'instinct qui lui hurle que la survie prévaut au reste. J'ai quelqu'un qui m'attend pour le petit-déj. Alors crois pas que tu pourras me briser le cou si facilement... Animal prêt à sortir les crocs, prêt à faire couler un sang qui ne sera pas le sien, les muscles encore prêts à se battre jusqu'à s'éclater contre le visage d'en face. Trop à perdre. Et toi ?
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MessageSujet: Re: The Air Near My Fingers (Ipolitt)   Mer 17 Oct - 15:08


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Ipolitt & Bertus


 
I absorb the power! God help me, all his foul knowledge, all his terrible powers -- flowing into me!! That which I hate most, I have become -- the better to destroy it! And now, I have the power to destroy them all! (--Eric Brooks (Earth-616)

L'esprit de Bertus s'égare un instant tandis qu'il soupèse le poids de ces trois années. Que valent-elles ? Quelques poussières dans le monde de l'immortalité. Il cherche à se souvenir des émotions qui étaient les siennes lorsqu'il se trouvait au même point, s'englue un instant dans ses souvenirs, rendus encore plus poisseux par l'ivresse. Dans ses fractures, ses colères et ses obsessions, il doute d'avoir réellement évolué. Une constatation atrocement lucide que seul l'alcool lui permet, dans un instant fugitif de remise en question. Quelle drôle d'idée. Il se dépêche rapidement de l'enterrer pour retrouver la mauvaise foi si douce dans laquelle il se vautre. Distraitement, il perçoit la question enrobée de méfiance et le coin de ses lèvres s'étire dans un rictus.

« J'étale jamais ma bite dans le vide, ça fait mauvais genre. Quand je décide de l'exposer, je l'érige fièrement avant de m'en servir, c'est tout de même plus glorieux. Et constructif.»

Quand on l'accuse de vantardise alors qu'il n'y songeait même pas, Bertus se doit d'en rajouter trois couches. Aller dans le sens du reproche jusqu'à le dépasser, c'est devenu un genre de réflexe. Néanmoins, il veut bien reconnaître que le Macchabée n'a pas tort. Il lui concède un dodelinement de tête, un peu las.

« Ouais ouais, n'importe qui peut recevoir un piano sur le crâne en sortant de sa librairie, c'est bien connu. La grande faucheuse nous attend tous au coin de la rue, comme on dit. Mais quand tu te maquilles comme elle, ça devient de la provocation.»

Une attitude défiante qui ne manque pourtant pas de panache et qui rend Bertus curieux. Cette façon de refouler la douleur du corps meurtri transforme l'attitude du jeunot. Le boxeur qui se couche donnait une image pathétique mais celle-ci s'efface quand il parle. Le mec au drôle de verbiage s'est redressé avec une fierté remarquable, son masque toujours figé dans la même expression impénétrable. Visiblement, il n'aime pas les vieux. Une crise d'ado de vampire, ça existe ? Bertus inspire une bouffée songeuse, le regardant se poser face à lui sans la moindre peur affichée. Paranoïaque ou suicidaire ? Les nouvelles réparties sont déconcertantes. Bertus marque un léger temps d'arrêt face aux soupçons qui lui sont crachés. Touché. Gonflé d'amertume, son cœur a pourtant appris à rire de ses propres tourments, par gout pour l'ironie. Le ricanement surpris qui lui échappe est sincère.

« Con ou ennemi ? J'ai l'embarras du choix, laisse moi réfléchir... »

Sa voix grave s'étire un moment, les mots répercutés en échos sinistres dans le vaste entrepôt avant d'être assouplis par un ton tranquille.

« Les chasseurs tranchent les têtes, ils ne prennent pas le temps de taper la discute avec leurs cibles. Sauf quand ils sont très bavards.» Lui-même a toujours eu la langue bien pendue, il doit reconnaître. Dans un geste pacifique, il écarte les bras, prouvant qu'aucune lame n'est logée dans sa ceinture. Plus comme autrefois. « J'ai toujours aimé Blade, cela dit. D'ailleurs, je me fais appeler Eric Brooks. Et toi, Ivan Ivanovitch ? »

Choisir un tel surnom pour se présenter aux Sang Coureurs n'est sans doute pas plus prudent que d'arborer un masque de mort. Pas moins cynique. « Si les emmerdes sont ta deuxième passion, je me demande quelle est la première. La castagne ? J'ai trente ans de plus que toi. C'est peu, comparativement aux Mathusalem, mais si tu te frottes à moi, je doute que tu aies le dessus. On peut tenter pour voir, si tu y tiens. Tu parierais sur qui ?»




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vampire ○ kill of the night
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MessageSujet: Re: The Air Near My Fingers (Ipolitt)   Sam 3 Nov - 11:32


Il manque pas d'humour, le joyeux luron d'en face. Qualité qu'il apprécie dans le fond, Ipolitt. Qui lui arrache des bouts de sourire par moment, avant que la méfiance ne revienne, parce qu'il ne peut faire autrement, dans ce monde à la con qu'est le surnaturel. Qu'il était bien, quand il était encore plus naïf autrefois. Et il ne capte même pas de quel maquillage il parle, ne comprend pas qu'on lui parle de ses tatouages, bien trop indélébiles pour que ça lui vienne en tête. Alors il se relève, prêt à se faire offensif, trop dans sa parano pour se rendre compte du tout encore. Une goulée d'air fictive, pour alimenter les muscles en air alors qu'il n'y a plus que le sang pour les dérider désormais. Regard incisif sur l'autre, avant de l'écouter ricaner et se demander ce que ça peut bien en dire. Et la réflexion qui suit, il faut bien l'avouer, lui arrache un rire à lui aussi.

C'carrément raciste, ça, hey. Mais le sourire en coin sur la gueule indique que ça le fait beaucoup rire. Salut Eric. Qu'il rajoute, avec ce soupçon de sarcasme qui semble bien leur allait. Et finalement, il hausse les épaules face à l'exposé de Bertus, se disant qu'il le prend réellement pour un bleu. T'as pas d'bol, parce qu'j'suis p't'être jeune et con, mais j'sais d'jà qu'y'a pas d'diff' entre les jeunes et vieux vamp'. Pas de bol, n'est-ce pas. On a tous l'même force, c'genre d'conneries à deux ronds-là. Il tire une nouvelle fois sur la cigarette, en l'avisant. L'survie rime pas toujours avec l'combat. Alors, j'pense qu'j'ferais comme ouat. Sourire plus franc, nacre qui se dévoile. J'parierais pour ouam.

Et c'est à son tour de ricaner, la gueule de celui qui est fier de lui. En trente ans, il a aussi eu le temps de s’empatter, le vampire d'en face. D'oublier des choses que le temps érode forcément. Alors il s'en amuse assez, pour le coup. Et finalement, Ipolitt entame le mouvement pour descendre du ring, faisant un signe de main à Bertus pour le suivre. Parce qu'il serait temps de bouger de là, de commencer à rentrer pour s'éviter le soleil. Et soudain, ça fait sens dans sa tête. La créature qui se retourne vers l'autre, après avoir jeté son mégot dans un coin.

... Tu parlais des tatouages, en disant maquillage ? Il a fallu un moment pour que ça lui monte à la cervelle, mais enfin, ça y est. J'crois ienb que c'est d'l'provocation désormais d'coup.

Sourire éclatant encore, avant qu'il se marre et va pour se rhabiller, enlevant les bandes sur ses mains, dévoilant encore des tatouages, avant d'enfiler des mitaines noires, le regard encore porté sur l'autre vampire. À le scruter, à se demander quand le coup dit "de pute" surviendra. La confiance ne règne pas encore, même s'il s'est légèrement détendu, parce que hey, mine de rien, l'humour a fait touché coulé un peu. Disons D4, tête du navire de trois cases.

Appelle-ouam Mercure, pas ton vieux truc là. Pull remis, capuche qu'il ajuste, prête à être remise sur le crâne à tout moment. T'es de ce bled, 'fait, ou tu rentres ailleurs ?
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MessageSujet: Re: The Air Near My Fingers (Ipolitt)   Mar 13 Nov - 15:55


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Bien-sûr, Bertus est capable de se montrer carrément raciste. Tout comme il peut être misogyne, homophobe, irrespectueux ou un gros connard de manière générale, juste pour faire chier le monde. Tant que ça l'amuse, il voit pas pourquoi il se priverait. Pour toute réponse, ses lèvres s'étirent donc dans un sourire éclatant. L’extrémité incandescente de sa cigarette rougeoie quand il aspire une bouffée et il dodeline de la tête, peu convaincu par les affirmations du jeunot.

« Tu m'en diras tant... Et l'expérience, on en parle ou pas ? »

Désinvolte, il garde un moment la fumée, soutenant le regard du drôle sans se départir d'un mince sourire moqueur, comme si son ignorance l'amusait. On pourrait croire qu'ils se jaugent, mesurant l'adversaire, dans un prélude rempli de suspens avant de réellement s'empoigner. Ce mec va-t-il le prendre au mot et se jeter sur lui sans crier gare ? Bertus prétend toujours se foutre de tout mais cela ne signifie pas qu'il sous-estime le danger et son attention reste constamment allumée, cachée sous son allure nonchalante.

« Comme ouat... ? » Une hésitation, l'interrogation qui brille dans ses yeux. Quand le jeune vampire ne mange pas ses mots, il les retourne et c'est une gymnastique pour l'esprit que d'avoir à les remettre à l'endroit. Mais la pièce tombe, et Bertus recrache la fumée dans un éclat de rire, qui s'accorde aux ricanements de la tête de mort.

« C'est beau la confiance. Mais excellent, ce sera l'occasion de rattraper le fric que tu m'as fait perdre. On s'organisera un beau combat une de ces nuits, mon gaillard. Entre... ouat et ouam ?»

Il fronce le nez, dans une moue rieuse avant de secouer la tête. Nan, il ne se fait pas au verlan, à soixante-sept balais, il doit être trop vieux pour ces conneries. N'empêche que ce mec le fait rire sincèrement et que quelque chose dans son attitude le lui rend résolument sympathique. C'est peut-être parce qu'il est bourré, ça l'a toujours rendu plus chaleureux. En tous cas, l'autre lui fait signe de descendre du ring, ce qui annonce que le combat ne se fera pas immédiatement. Dommage pour l'argent à rempocher mais il y aura peut-être moyen de lui en soutirer d'une autre manière. Bertus le suit, clope au bec, jusqu'à le rejoindre hors du cercle du combat. Et voilà que des explications sont données sur les fameux tatouages. Ce sont donc bien des vrais.

« Mouais, me semblait bien que c'était pas du toc ton masque... C'est assez particulier, tu avoueras. Qui t'as voulu provoquer en t'infligeant ça ? Désolé si j'ai l'air curieux. Mais ouais, j'suis curieux. »


L'autre a l'air de trouver ça drôle, comme si se défigurer volontairement pouvait n'être qu'une grosse blague. Ce qui est sûr, c'est que ce gars là est un phénomène dans son genre et Bertus a toujours été attiré par les gens chelou, par ceux qui se démarquent ou qui sortent des rangs d'une façon ou d'une autre. Tout en le regardant dévoiler ses mains bandées, il enfonce les siennes dans ses poches vides. Les mecs avec qui il était venu sont repartis sans lui, tout ça parce qu'il a préféré taper la discussion avec ce drôle de vampire. Ce tatoué qui le regarde toujours de travers. Mercure hein ?

« Dommage pour Ivan. Me dit pas que t'aimes pas la vodka, maintenant, faut pas briser tous mes clichés d'un coup, ce serait trop décevant. » Ivan le taurillon, héros des légendes russes de son enfance. Pour un Taur, c'était des histoires plutôt inspirantes. Bertus hausse un sourcil. « Mercure, c'est une référence à la chimie ou à la planète ? En tous cas, ça me va. C'est un blaze aussi bizarre que ta tête, je suppose. » Il acquiesce néanmoins à la question posée. Justement, puisque tu demandes... « Je vis à Blackwater fall. Et toi ? » Un coup d’œil vers ses mains écorchées de boxeur. Elles devraient vite se régénérer mais... « J'imagine que c'est pas si simple de conduire avec des pognes dans cet état. » Un ton anodin, une bouffée de clope innocemment inspirée et un sourire complaisant. « Quand j'étais qu'un jeune con, moi j'étais toujours assoiffé » Non pas que ça aie tant changé que ça. Et les vampires russes, comment apaisent-ils leur soif ?




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vampire ○ kill of the night
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MessageSujet: Re: The Air Near My Fingers (Ipolitt)   Ven 16 Nov - 3:58


Le verlan ne semble pas être le fort du vampire en face et c'est en bonne partie aussi pour ça qu'il l'apprécie tant, Ipolitt. Mâcher ses mots, leur donner une autre forme, se faire décrocher les mâchoires face à l’ignominie, en rire avec facilité, avant de continuer sa route, imperturbable. Et finalement, ça l'amuse davantage encore quand Bertus joue le jeu, un instant, juste pour la provocation. Il est presque prêt à réviser son prime jugement, à se dire que ce vieux-là a déjà un peu plus de gueule que beaucoup d'autres. Sans doute pour ça qu'il lui fait signe de suivre, qu'il l'amène dans son sillage, se tournant un instant quant au doute du fameux "maquillage" et la confirmation est bien-là. "Infliger", hin hin... C'juste que j'avais envie, c'était cool à faire. Par contre, j'pouvais ap prévoir qu'j'l'allais être du genre immortel que'ques années plus tard. J'pas eu l'sens du timing sur c'coup-là. Et ça l'amuse quelque peu, allant pour revêtir ses affaires tout en parlant. Ses protections contre le monde remise, avisant encore Bertus. Rassure ouat pour l'vodka, t'cliché est à l'abri. Vrai qu'il en buvait, beaucoup. Vrai qu'il était un sacré fêtard quand il avait l'occasion, par le passé. Vrai que depuis deux ans, il n'a pas tellement touché. Parce que foutu système vampirique. La planète. Il avait une gueule de chimiste ? Non, bon.

Par contre, il faut bien avouer qu'il est surpris en entendant le nom du bled où il s'est terré dernièrement. Il l'avise, l'air de se demander s'il se fout de sa gueule. Mais non, absolument pas. Alors il se permet un petit ricanement, secouant doucement la tête. Même bled, vieux. Les mains à l'air libres, encore ankylosées du combat. Sans doute qu'elles iraient bien mieux demain. Tombe ienb, j'conduis ap. Il serre et desserre les doigts, les traits qui se tirent légèrement dans cette douleur spécifique, celle qui le fait se sentir vivant, comme les autres. Et là, le bâton est tendu. Le sourire vient à se creuser sur la gueule du russe. Et maintenant qu't'es un vieux con, ç'fait quoi ? Insolence qu'il ne regrette absolument pas, laissant un autre ricanement s'échapper, sans pour autant aller jusqu'au rire, se baissant pour récupérer son sac et le mettre sur son dos. J'rentre à pattes, en passant par l'forêt. T'veux chasser d'l'bestiole ou c'pas pour messire Eric ? Il commence sa marche, allant pour partir de l'entrepôt, n'oubliant pas au passage qu'il a un léger crochet à faire dehors pour récupérer sa thune supplémentaire. Léger signe envers l'autre, d'ailleurs, quand il aperçoit celui qui lui en doit, de l’oseille. Quelques secondes, tout au plus, un hochement de tête plus tard et il s'en retourne vers l'autre vampire. Comment t'venu jusqu'là, 'fait ? Argent mis dans une poche, les mains qui rejoignent celles-ci aussi, l'avisant de pied en cap un instant, avant d'entamer sa route vers la ville. Au pire, y'a d'bus dans deux heures, si t'l'flemme.
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MessageSujet: Re: The Air Near My Fingers (Ipolitt)   Lun 3 Déc - 19:47


The air near my fingers
Ipolitt & Bertus


Aux réparties du drôle de gars, Bertus étire un rictus sceptique. Est-ce qu'on peut vraiment décider de se tatouer la gueule en tête de mort comme ça, sur un coup de tête, juste par envie ? Juste parce que c'est "cool" ? Les motifs invoqués sont bien trop légers pour paraître crédibles. Pour avoir des idées aussi morbides, il faut être fameusement déglingué mais c'est pas ça qui va le déranger. Après tout, ce sont bien les fêlés qui laissent passer la lumière, comme on dit. Alors Bertus se contente de hausser les épaules, sans creuser. Si ce mec l'intrigue, ce coté mystérieux lui donne un certain attrait et quand il le rassure pour la vodka, le sourire de Bertus se fait appréciateur. Un Russe qui ne boit pas, ça aurait été tellement du gâchis.

« T'as pas pensé à t'appeler Pluton ? C'est le dieu des enfers, ça aurait été assorti à ton charmant visage. » Note-t-il, d'un haussement de sourcil sarcastique. « Mais toi, t'as choisi la planète la plus proche du soleil, c'est plutôt marrant pour un vampire ça aussi. Tu m'as tout l'air du genre à mettre tes doigts dans la prise. »

Dans l'espoir de trouver un taxi pour le raccompagner, Bertus recueille une bonne et une mauvaise nouvelle, auxquelles il offre successivement sourire lumineux et soupir blasé. Il se serait fait un plaisir de conduire la bagnole du boxeur aux mains fatiguées, mais Mercure ne possède visiblement que ses jambes pour voyager. Inutile donc de lui jouer la scène du bon samaritain désintéressé qui ne demande qu'à aider son prochain. Dommage. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, Bertus esquisse un sourire gouailleur aux réparties suivantes, dans un bougonnement de vieux con bourru. « Maintenant, j'ai le palais plus fin. Je privilégie la qualité avant la quantité, tout ça. » Tout en emboîtant le pas au jeunot, il affiche un air mi-curieux mi-consterné. Passer par la forêt, ça peut avoir son charme, on peut apprécier le coté poétique de la chose et puis il a toujours aimé les randonnées, non ? Mouais. Sauf qu'il n'a pas les chaussures adaptées. Et merde, ça vaut bien la peine de se payer des grolles italiennes à cinq cents dollars si c'est pour les enfoncer dans la gadoue.

« Quand tu dis "bestiole", c'est une image j'espère. »

Non parce que si c'est pour se contenter de sang de lapin, très peu pour lui. Tout en suivant du regard ce petit radin qui s'en va récupérer son pognon, Bertus se demande comment des gens sur terre peuvent avoir autant de fric en poche et ne pas le dépenser immédiatement. Ce genre de trucs le dépasse et quand il fixe le boxeur qui revient, plein aux as d'avoir si bien triché en se couchant, il répond à sa question avec nonchalance. « Je suis venu en limousine de luxe, le genre avec bar et jacuzzi à l'intérieur. Mais j'ai préféré les laisser rentrer sans moi, les gars écoutaient du rap et au bout d'une heure de route, j'ai eu mon compte... » Et l'autre, il lui propose le bus. Bertus le fixe un moment, de l'air grave de celui qui se demande s'il l'a déjà bien regardé. « Non, ça ira. J'aime autant t'accompagner par la forêt. Enfin, j'espère que tu ne chantes pas. » Une pointe de méfiance dans le regard, il essaie d'évaluer si ce mec pourrait être amateur de rap mais avec de la chance, Mercure préfère les chœurs de l'armée rouge. Ça aurait déjà plus de gueule...

Ils s'éloignent ainsi de l'entrepôt pour rejoindre la ville que Bertus ne connait pas. Puisque c'est toujours plus agréable de discuter en marchant, il revient sur sa question précédente, interrogeant son compère friqué du regard.

« Je me demande quel genre de bestiole tu aimes chasser. Si ce sont de jolies campeuses perdues en pleine forêt, ça pourrait être amusant. Mais dis-moi, m'sieur "j'rentre à pattes", tu comptes faire quoi de tes gains, t'acheter un vélo ? Je pourrais te conseiller si tu veux investir, y'a moyen que tu fasses fructifier tout ça. »




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MessageSujet: Re: The Air Near My Fingers (Ipolitt)   Mer 5 Déc - 9:17


Bertus ne pouvait pas mieux résumer Ipolitt que par cette métaphore-là. Si bien que le vampire s'esclaffe face aux propos de son congénère, l'air de lui dire qu'en effet, c'était aussi une de ses passions avec les emmerdes. Sauf que c'plus une planète, Pluton. Désormais une "planète naine", elle n'était plus considérée dans ce système solaire à proprement parlé. Peut-être que l'autre n'avait rien suivi à ce sujet et valait-il mieux pas lancer Ipolitt sur le sujet, parce qu'il pourrait tout lui expliquer de fond en comble et qu'après réflexion, Bertus allait peut-être préféré le rap à cette leçon mâchée et entrecoupée qui plus est. Comme un programme Canal +, sans le décodeur complet. Et puis, monsieur était donc de la team moins de sang, plus de qualité, un palais fin qui, à n'en point douter, ne serait sans doute pas de la partie de chasse. Qu'importe pour Ipolitt, il pouvait très bien s'affamer pour une journée, il n'était plus vraiment à ça près pour sa part. Le mental était trop présent pour cela. Et le sourire se fait presque égnimatique quand Bertus soulève le point important. Il laisse cette question suspendue, sur celle de si c'était une métaphore ou non, se marrant intérieurement avant d'aller récupérer son dû. Les mains dans les poches, il apprend donc les conditions dans lesquelles est arrivé l'autre. Et il ricane encore, face au choix final. Vaut mieux ap que j'chante, t'en aurais vite plein l'cul d'chants bolchévique. Il se joue du cliché, s'en détache même alors qu'ils entament le pas dans une direction qu'Ipolitt connaît par coeur à présent, son attention toutefois portée aussi sur l'intriguant du soir.

Pas assez d'défi. Puis des "jolies campeuses perdues", dans la région, il n'y en avait pas tellement, sans doute au grand détriment de Bertus. Ipolitt l'écoute et hausse les épaules quant à cet argent gagné. Il n'avait aucune idée de quoi en faire et c'était bien loin de ses préoccupations. C'pour racheter des semelles. L'humour qui transparaît directement alors que la gueule de l'effronté s'excerce dans un nouveau sourire. T'sais, j'use vite l'miennes. Il en rajoute une couche, profite de l'air frais sur sa personne, se disant que c'était pas si terrible, pour une fois. Comme s'il parvenait à oublier que c'était une autre créature de la nuit, à ses côtés. Nan, en vrai, c'pour financer un album d'rap, j't'enverrais l'démo en avant-première s'tu veux, m'fera plaisir. Il élève une pogne pour venir lui tapoter une omoplate, moquerie tenant de la taquinerie facile, avant de revenir la ranger à sa place. Si t'places l'thune comme t'prends tes paris, t'comprendras qu'j'm'méfie. La vanne est légère encore une fois, Ipolitt ne retient nullement le mordant, doux au demeurant, face à cette soirée. Il s'en contrefout, encore une fois, de la tricherie qui a amené Bertus à perdre. Mais il fallait parfois se méfier de tous les marchés, parce qu'ils pouvaient se montrer tous plus terribles encore.

Alors, t'chasses de la poulette humaine, comme ça ? Enfin, peut-être pas qu'humaine, il s'en fichait bien de savoir la nature même de la personne après tout, tant que c'est vivant après tout. Pas trop l'seum d'rentrer comme un gland avec un ruskoff qu't'peux même ap sucer ? Ipolitt, vilaine créature. Il s'amuse, ceci dit, fait assez notable pour être remarqué. Il est à croire qu'il n'était finalement pas si difficile à amadouer. Ou bien est-ce le temps de quelques joutes verbales et déjà dès demain, tout reviendra à la normale. Il ne prévoit rien, Ipolitt, profite simplement de cette compagnie offerte et de ses quelques clichés qu'il ne mettra pas trop à mal. S'il pouvait jouer avec l'idée de communisme inhérente parfois à son pays en plus, ça serait banco. La panoplie complète qu'il lui plairait de porter pour quelques minutes. J'suis toujours pas désolé. L'a-t-il déjà été ? Mais allez, j'suis grand seigneur, j't'offrirais un paquet d'clopes quand même. Si serviable.
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The Air Near My Fingers (Ipolitt)

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