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 faire semblant d'être en cuir ;

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paranormal ○ walk the line
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MessageSujet: faire semblant d'être en cuir ;   Lun 1 Oct - 18:40

nassim léandre el-khatib
alors que tu pleures tout comme un gosse ;



○ âge › vingt-huit ans. regard contradictoire car le feu crie l'adolescence et la démarche hurle la vieillesse. ○ date et lieu de naissance › 13/09/1989, blackwater falls. paraissait-il qu'il pleuvait à s'en noyer les poumons, un orage qui gronde comme le ventre des loups. ○ profession › employé de cuisine dans un restaurant libanais. périphrase inutile pour parler de l'homme qui nettoie les restes, le tablier sale dans l'arrière-boutique. autrefois assistant-sniper dans les forces spéciales. même que ça avait rendu sa mère fière, quand elle l'avait vu revenir la première fois dans son uniforme militaire. même si c'était avant, quand ça avait encore un semblant de sens, de vouloir sauver sa peau et racheter sa peine. ○ situation amoureuse › vide intersidéral. parfois, il a embrassé des filles, sans pouvoir aller plus loin, sans vouloir passer le pas. il ne faut pas le toucher, pas le frôler, ne serait-ce même qu'y penser. ○ orientation sexuelle › homosexualité refoulée. trop borné dans ses idées pour seulement considérer la possibilité. ça fait trop peur, trop peur au petit garçon qu'il a été. mentir et survivre, mais surtout le faire très mal, par omission et par soustraction.  ○ situation financière › très modeste. salaire de pitié et pension d'invalidité pour payer l'appartement miteux qu'il a dû prendre après la médicalisation de son père. il aurait pu rester dans la maison, il faudrait qu'il se décide à la mettre en vente. ça lui coûte plus de temps et d'argent qu'autre chose, mais tout le retient. ○ don et niveau  › troisième oeil de niveau deux. il paraît que ça a toujours été dans sa tête, que ça ne peut pas être possible, que ça ne peut pas exister. alors il en a peur, de cette folie qui gronde à l'arrière de son crâne, de ces éclairs qu'il ne veut pas croiser dans son champ de vision, malgré le souvenir doux-amer de celui qui a accompagné ses heures solitaires, dans ses tendres années. ○ groupe › smoke and mirrors. ○ avatar › jack falahee. ○ crédit › icons (vocivus).
○ pseudo › les draps bleus.   ○ et à propos de toi ? › je sais imiter garou comme personne. ○ comment t'es arrivé ici ? › la bûchette m'a fait revenir deux ans plus tard, elle est forte. ○ un dernier mot ? › oui.    
≡ recensement avatar. (obligatoire)
Code:
<bottin>jack falahee</bottin> ❖ <bott>nassim el-khatib</bott>

≡ recensement personnage. (obligatoire)
Code:
❖ nassim el-khatib
indépendant, solitaire, opiniâtre, renfermé, arrogant, mensonger, habile, instable, croyant, fidèle, pudique, défaitiste, enfantin.

rancunier, lunatique, révolutionnaire.
on ne parie jamais sur les chiens battus. il en avait l'air d'un, il y a encore une dizaine d'années ; un grand sac d'os prêt à jouer des poings pour prouver qu'il existe. comme si il pouvait effacer son enfance et sa solitude en jouant au caïd, comme si il pouvait devenir autre chose que ce petit garçon ballotté par son innocence. être une petite frappe et ne pas écouter, et puis quand la liberté est enfin venue, céder. à tout ce qu'on lui disait, au fait qu'il finirait mal, qu'il tournerait voyou, et que personne ne serait là pour rattraper. prends exemple sur ton cousin. payer ses dettes malgré son coeur apatride. — de la chair à canon ; ça saute aux yeux, ça fait détourner le regard. quand on aperçoit la barre de métal qui a remplacé sa jambe, un instant, une fraction de seconde. ce n'est que de la viande, qu'il dit. pourtant elle le réveille en pleine nuit, la plus grande des absentes. et il regarde le vide avec une amertume et un manque de réaction devenu instinctif. il n'y a rien à faire, on ne peut pas rattraper ce qui est parti. même si ça fait mal de se le dire, même si ça fait mal d'y croire, au fait que cela soit tout ce qu'il ait gagné dans l'histoire ; une médaille sur un uniforme, quelques kilos en moins et puis un retour à la réalité trop violent. — seul dans sa tête, il essaie d'oublier ce qu'on lui a répété, ce qu'il ne peut pas gérer. parce que son meilleur ami imaginaire prenait trop de place, et leur faisait tous peur. parce que laisser quelqu'un l'approcher, ça serait déjà une erreur. il survit en sous-marin, bête étrange qui sourit en sous-main. comme si il y avait un mur de verre, qui restait entre lui et l'extérieur, entre lui et le monde. il fait comme si, comme si tout allait normalement alors qu'il s'est forcé à ne plus rien voir. comme si tout allait normalement alors qu'il crache sur celui ou celle qui ose l'approcher trop vivement. — on ne pratiquait plus dans la famille, ça s'était perdu dans la bataille et les envies d'occidentalisation. alors il ne s'appelait pas vraiment nassim, avant qu'il ne le remette au devant. léandre est mort adolescent, et au lever du jour a vu se lever un autre homme. ça l'a remis sur le droit chemin, a-t-il dit. arrêter l'alcool, et trouver la paix au milieu des tempêtes. quand il se met à pleurer en priant, pour tout ce qu'il n'aura jamais pu être.

libano-canadien de par son père qui a immigré dans les années quatre-vingt et sa mère québecoise › enfant solitaire qui s'est fondu en petit caïd à l'adolescence › handicapé à vie trouvant encore moyen de se procurer des anti-douleurs illégalement › a une certaine tendance à détester l'idée de patriotisme › enchaîne les petits boulots pour survivre et travaille désormais à la plonge dans le restaurant familial › quasiment trilingue anglais-français-arabe même si il n'y voit aucun talent › complètement sobre depuis sept ans même si il a pensé plus d'une fois à noyer ses démons dans l'éthanol › capable de voir les morts et trop traumatisé par l'idée › ne supporte pas qu'on le touche et devient agressif.

○ comment vis-tu ton quotidien à blackwater falls ? › il n'y a plus de sable dans ses cheveux, ni de soleil pour lui brûler le nez. il n'y a plus de vent chaud, il y a trop de forêts. et pourtant ça sent la maison, ça sent les vieux souvenirs. et l'enfance qui s'échappe plus vite que de l'eau entre ses doigts. c'est comme si c'était l'attente, constamment. que quelque chose arrive, ou bien qu'une bombe lui saute sous le pied. on ne sait pas quand est-ce que ça va arriver, et puis on se rappelle que c'est vrai, on est censés être à l'abri, ici. même si les hallucinations ont repris lentement, avec les années. depuis qu'il est rentré, qu'il a dû accepter. c'est comme des lueurs dans le coin de l'oeil, paranoïa doucereuse qui se colle à son échine. parce qu'il fait si froid, soudainement. alors il y a le travail, celui qu'il tient quelques mois, dont il se fait virer vite. celui qu'on paie sous le manteau, parce qu'il n'y a pas de statut idéal pour les hommes en morceau. parce que t'es inapte, tu peux plus continuer, t'y retourneras jamais, t'as fait tout ça et maintenant tu sais pas ce que tu as pu y chercher. alors il faut aller voir son père et le regarder se déliter à petit feu, il faut grimper les escaliers alors qu'il grogne à chaque marche passée. il faut mettre les mains dans l'eau bouillante, s'effacer parce qu'on n'est personne, qu'on n'a jamais été personne, et qu'on ne le sera jamais. une silhouette aperçue dans le battant de la porte, celui qui traîne les poubelles à l'arrière, qui passe la serpillère. peut-être qu'il n'a jamais rêvé d'être un héros, peut-être qu'on lui a menti dès le début. mais il y a plus grand dans son coeur, plus grand au-dessus. et du feu à en revendre, dans ses veines remplies de sang qu'on oublie.

(drown me in the water)

○ 13/09/1989 › naissance de léandre nassim el-khatib, fils de yusuf el-khatib et amanda beaudoin ; ils le voulaient, cet enfant. alors peut-être qu'il a pris un peu d'avance, quelques semaines volées sur le calendrier établi. peut-être qu'il n'est pas très épais, peut-être qu'il est petit. mais yusuf travaille à passer des équivalences pour être reconnu médecin, ici. il en a envie, de leur offrir tout ce qu'il peut et tout ce qu'il crie. ○ 31/03/1990 › la famille el-khatib quitte l'appartement qu'ils louaient en périphérie pour une maison dans le centre historique ; le prêt est sans doute trop gros et la maison encore trop petite, coincée tout au bout d'une rue exiguë. mais c'est chez eux, c'est le foyer, c'est l'avenir et l'envie déjà d'entendre les futurs pas de léandre faire craquer le plancher. ○ 1993/1994 › quand léandre a évoqué son ami que personne ne peut voir pour la première fois, ça a fait sourire ses parents. pourtant, il n'a rien d'imaginaire. il l'appelle tahmil, littéralement ours en arabe. yusuf et amanda sont persuadés qu'il s'agit de celui en peluche avec lequel l'enfant dort. après tout, léandre est un enfant timide, plus chétif que les autres ; il se construit son monde, quelque part dans les combles de la bâtisse. il parle seul, parfois il ne dit rien. simplement occupé dans sa chambre. il y a sûrement un problème d'isolation d'ailleurs, puisqu'il y fait facilement froid. en réalité, tahmil n'est pas un ursidé ; il a les yeux verts, et est bien plus grand que léandre et même son père. il a un sourire doux, d'ailleurs, et il ne reste pas forcément très longtemps quand il lui rend visite. mais si parfois léandre a peur des monstres sous son lit, il vérifie pour lui. ○ 1997 › il les entend se disputer à voix basse, jusque tard le soir. la première fois que son père a tenu à ce qu'il aille voir cette psychologue, léandre n'a pas réellement compris pourquoi. amanda dit que ça ne sert à rien, qu'il est peut-être un peu lunaire mais qu'il n'est qu'un enfant ; mais yusuf ne rie plus toujours quand il entend encore parler de l'ami de son fils. il dit que c'est dans sa tête, et que normalement à cet âge, ce genre de passade est loin derrière. alors léandre ne parle plus vraiment de tahmil, même si ça le rend triste. parce qu'il sèche ses larmes quand il revient de l'école et que paul, le fils du boucher, l'a traité de tafiole et lui a encore dit qu'il n'était pas vraiment ici dans son pays. ○ 1999 › rien ne s'est vraiment arrangé, et les parents de léandre ont arrêté de se cacher pour se disputer. parce que bien sûr, yusuf a tenu à faire passer des examens complémentaires à l'enfant. par peur, par rigueur, parce que son coeur de médecin a besoin de rationaliser la chose. mais les scanners sont normaux et amanda ne supporte plus l'acharnement de son mari. tahmil a fait claquer des portes derrière l'enfant, essayer de le protéger en vain. ses parents ont décidé de se séparer, et amanda a eu la garde. c'est ta faute, yusuf ;  c'est ce qu'elle croit réellement. parce qu'il a trop voulu protéger son fils, parce qu'il l'a empêché de grandir paisiblement. alors elle est partie avec lui s'installer à montréal, à des milliers de kilomètres de là.

(leave a light on)

○ 30/08/2000 › premier jour de classe en secondaire ; en un an seulement, léandre s'est refermé sur lui-même d'une manière distincte. peut-être qu'il n'est encore qu'un enfant, mais cela va faire dix mois qu'il n'a plus vu tahmil. et la blessure est grande ; il se dit qu'ils avaient raison, et qu'il a dû grandir, maintenant, trop vite et trop fort. pourtant il y a bien des apparitions qui lui sautent aux yeux, mais il s'est entêté assez fort pour les rejeter autant que possible. puisque ça n'existe pas, ça ne doit pas le suivre. alors c'est la rentrée, mais léandre broie du noir. corbeau enfantin qui plane dans les couloirs. ○ 01/11/2003 › minuit trente-quatre, et sa mère assise au milieu de la cuisine ; il n'a que quatorze ans, mais il est bien loin, le léandre d'avant. enfant introverti devenu adolescent en mal de changement. on n'y connaît rien, à cet âge-là. et encore plus à la révolte et aux rébellions. il pousse la porte sans précaution, il traîne des pieds dans le couloir. pour la fête des morts, il a pris des coups, ce soir. des histoires de collégiens, à en cracher sur le goudron, de mépris et de trahison. amanda a changé de couleur en voyant le rouge sur son visage. peut-être qu'il a le nez cassé, mais il croit encore que c'est une raison de rire. jouer au dur, jouer au plus fort. et serrer les dents, et serrer les poings. les garçons ne pleurent pas, dans ce monde-là. ○ 15/07/2006 › c'est plus simple de cacher derrière une grande gueule et des airs de mauvais caïd, surtout quand on ne sait pas ce que l'on est en train de devenir. il y a bien cette fille qui l'a embrassé l'autre soir, sur le parking du diner pas loin du lycée. mais ça faisait bizarre, comme un millier de fourmis sous la peau et une lame froide dans le dos. en voyant son visage défait, elle a ri et lui a demandé s'il préférait les hommes, et il s'est emporté plus vite que de raison. bien sûr que non, c'est pas son genre, puis quoi encore ? il ne peut pas nier, il les regarde parfois passer, mais ça ne veut rien dire, ça n'a rien à voir. mais quand dans la voiture, elle a seulement essayé de poser une main par-dessus son pantalon, il a paniqué violemment, terreur inconnue dans ses yeux de petit garçon. ○ 2007 › il a la tête ailleurs, la jambe tremblante et le regard sombre. il a raté son certificat d'études et il a pris sur son dos les remontrances. celles de sa mère, celles de son père. il le voit, parfois. sûrement pas assez souvent, mais il n'a même pas envie ; de retourner dans l'alberta, de passer du temps dans la même pièce que lui. il préfère le narguer, malgré ses épaules pas assez épaisses pour porter sa veste en cuir. le menton levé, une moue assassine. yusuf ne comprend pas comment son fils est devenu ce jeune homme-là. qui traîne dans les mauvais quartiers de la ville, qui cherche des raisons de se battre, des raisons pour qu'on le troue d'épines. je sais pas moi, prends un peu exemple sur ton cousin ! il rumine, obligé de rester en classe. et sans savoir ce qu'il fera après, si ce n'est des erreurs. qui est-il, ce père, après tout, pour essayer de sauver sa vie partie à vau l'eau. même pas capable de se reconstruire après coup, même pas capable de se retrouver une famille. et il est toujours là, à ériger son frère et son fils comme des exemples à suivre. lui au moins est devenu médecin, mais sa progéniture n'a pas suivi la lancée. ça le fait rire. c'est ta dernière chance, gamin. il est venu jusqu'à la capitale du québec, exprès pour lui dire ça en face. fumer ce qui lui tombe sous la main, cracher des injures. le seul futur qu'il entrevoit, c'est à l'ombre de la civilisation. ça ferait peur à tout le monde. il n'est doué à rien, lui. ○ 2008 › il se demande lui-même pourquoi il l'a fait. pourquoi il a signé, pourquoi il a dit oui. une petite voix étrange, dans le fond de son crâne. léandre renifle, face au miroir. ils ont rasé ses boucles en bataille, et l'uniforme est désagréable. mais quand sa mère l'a vu, elle a pleuré. elle ne voulait pas l'admettre, mais il le sait. il ricane en disant qu'il en faut bien, des comme lui, au milieu des autres. il dort mal, au camp d'entraînement. parce que parfois, il croise des reflets qu'il surprend. c'est dans ta tête, léandre.

(it was a sin)

○ 2009/2010 › peut-être que c'est l'avantage de parler la langue, peut-être que c'est une douleur trop ancienne qui remonte. le soleil est écrasant et ça pue la mort, même dans le frais de la nuit. et tout le monde veut descendre des hadjis. il n'a pas vraiment compris cette colère en lui, quand il est rentré de mission et qu'il est tombé à genoux. il ne savait pas vraiment comment il fallait faire, comment il fallait procéder. mais ce soir-là, il a lavé ses mains, il a lavé ses pieds, il a lavé son visage. comme les rares fois où il avait vu faire son père, pour les grandes occasions et plus par tradition que par conviction. il a lavé son corps et a tendu son nez vers le soleil bientôt mort. quelque chose de profond, de viscéral. son front au sol, des murmures bredouillés en arabe. il a déposé un dossier auprès de la hiérarchie et auprès de l'état-civil. appelez-moi nassim. les images tournent dans son crâne, le sourire éclatant et les erreurs passées trop près. il a failli faire un tour au trou, quelques fois. se faire rabrouer par les supérieurs, et puis faire comme tous les autres en permission. rire grassement et s'éteindre quand ils parlaient de leurs copines et des filles qu'ils voudraient trousser au retour. il n'y peut rien, de se reconnaître dans ces visages de gamins qui les regardent passer sur le bas côté. et même ceux qu'ils sont sensés détester. mais tu comprends pas, qu'on leur a tout volé ? ○ 2012 › il a réussi à passer l'entraînement, il a réussi à avoir le concours ; il ne sait pas exactement comment, ni ce qui l'a réellement poussé à le faire dès le début. mais il y a l'insigne des forces spéciales accroché à son uniforme, et son baluchon posé au pied du lit. tu sais, ton cousin y est rentré il y a quelques années. le hasard fait sans doute bien les choses, parce que c'est lui qui dort sur le lit de camp voisin, désormais. ils sont tous solidement attachés les uns aux autres, mais nassim est ce nouvel assistant-sniper qui tombe comme un cheveu sur la soupe. ○ 10/08/2014 › nassim n'a pas le temps de se débattre quand graham, l'un des cinq autres hommes habitant sa tente, lui tombe dessus de tout son poids. il mange le sol et se débat, pieds et poings liés. le regard paniqué fixé sur la bête informe que les autres soldats tentent de contenir. il a perdu son arme, à quelques centimètres de sa main. n'y pense même pas, connard. des cris étouffés. quelques semaines plus tôt, il y avait eu l'attaque inconnue d'une bête dans les montagnes. et maintenant, ça. ce n'est pas bazyl, ce monstre. et il les tuera, ce loup. la situation n'a aucun sens. se relever et devoir se jeter comme les autres pour essayer de contenir, légère hésitation mais pas le temps de réfléchir. quand la bête se fige et s'écroule, il titube en arrière. un de ses frères de guerre l'attrape dans un coin, alors qu'il sort, cherchant de l'air. pas un mot ou j'hésiterai pas à te planter, el-khatib. aucun d'entre nous hésitera. alors il passe la nuit le regard rivé sur cet animal étrange, le souffle encore incertain. ça n'existe pas, ces choses-là. ○ 24/08/2014 › nassim hurle, de ce genre de cri qui ne s'entend plus dans la panique ; après les insultes, après les jurons, après son arme prise rapidement pour répondre à la salve qui vient de transpercer le crâne de danny, le sniper avec lequel il faisait équipe. il y a la brume rose qui a recouvert trop de choses, et maintenant la flaque de sang presque noir qui s'étale sous son corps. tout est allé trop vite, et en même temps à une vitesse d'une lenteur sans nom. comme si la scène avait été repassée des dizaines et des dizaines de fois, comme si il avait pris le temps de compter les grains de poussière. des hommes à terre, sarwan à terre, bazyl à terre. il essaie d'attraper sa jambe, même si ses mains tremblent. un amas de chair et d'os qui pend en-dessous de sa cuisse. il a perdu la tête, quand son partenaire est tombé. de vieux instincts, des voix dans sa tête. il était habitué à les entendre, parfois, durant les missions en ville et les sorties de repérage. dans les coins tranquilles comme en plein carnage. quelque chose pour attraper son regard dans le vide, des bribes d'arabe portées par le vent. et le pire, c'est que la guerre est en train de te rendre fou, nassim. il hurle encore, comme si il en avait la force. la grenade qui l'a eu alors qu'il fonçait dans le tas aveuglément, contraire à tout ordre. avec seulement dans le crâne l'idée stupide de faire manger la crosse de son arme au fils de chien qui a assassiné danny. c'est flou, le sifflement dans ses tympans. et les mains qui le rattrapent, glissées sous ses épaules. il ne sait plus si il crie encore. le humvee tremble sur les chemins cahoteux ; ils sont plusieurs, état d'urgence. et on ne peut classer la gravité des hommes mutilés et des cadavres ramassés. pourtant il tâtonne, fébrile, fragile. besoin de se raccrocher à quelque chose. des prières dans un murmure indistinct. et essayer d'accrocher la main de son cousin. juste un instant. il n'a jamais été qu'un enfant. ○ 13/09/2014 › aujourd'hui, c'est son anniversaire ; aujourd'hui, nassim a vingt-cinq ans. il est toujours à l'hôpital militaire, pas comme les autres. transféré au pays, mais pas entièrement sorti. parce que sa jambe ne ressemble à rien, sous les pansements. et les psychologues s'inquiètent. il s'est refermé, face à leurs questions. instinct de survie, ne pas lâcher un mot de ce qu'il voit tourner en boucle dans ses cauchemars, la nuit. heureusement qu'il y a la morphine. aujourd'hui, c'est son anniversaire, et sa mère est venue le récupérer. c'est son jour de sortie. officiellement déclaré inapte. elle caresse ses cheveux dans la voiture, encore quelques instants. la voiture à l'arrêt sur le parking, et ses doigts qui frôlent sa tempe tendrement. c'est fini, mon chéri. elle n'en sait rien, vraiment.

(keep the streets empty for me)

○ 07/03/2015 › combien de temps est-ce que ça fait, depuis que t'as pas remis les pieds ici ? peut-être qu'il a juré, à une époque, ne jamais revenir. pourtant il est assis là, dans le bureau du médecin. un collègue de son père, qui réarrange encore une fois ses stylos en face de lui. il ne l'avait pas vu depuis des années, oui. il a bien changé, depuis tout ce temps, oui. qu'est-ce qui ne va pas, avec papa ? pourquoi vous avez demandé que je revienne ? il a la jambe qui tremble, en regardant par-dessus son épaule, la fenêtre derrière la blouse blanche et le ciel gris à l'infini. yusuf a dû arrêter de travailler il y a plusieurs mois déjà. ton père a été diagnostiqué atteint de la maladie d'alzheimer, nassim. ○ 2016 › il s'est étrangement résolu, en voyant la lumière éteinte dans le regard si intelligent de l'ancien médecin. retrouver un appartement miteux, et puis passer son temps à essayer de sauver celui qui avait voulu l'empêcher de tomber, enfant. c'est trop jeune pour avoir ce rôle-là, vingt-six ans à peine. quelques mois à tenir, avant de devoir céder. ça coûte cher, seulement d'y penser. mais il est incapable de s'en tirer. c'est lui qui va tomber le premier. ses muscles qui ont partiellement fondu et son air soucieux constant. papa, ils s'occuperont bien de toi. la pension d'invalidité et les petits travaux de bric et de broc ne peuvent pas tenir à flot un homme et ses peurs. et la maison est vide, sans la voix de yusuf pour résonner dedans. il n'arrive pas à y rester aussi longtemps qu'il aimerait, il n'arrive pas à supporter. l'impression de revoir ses souvenirs se mélanger. ○ 17/09/2017 › il aimerait ne pas devoir lui devoir cela. prends exemple sur ton cousin, pour une fois. même après les années, même avec cette situation. il serre les dents et soupire en acceptant. le poste qu'il lui offre, un peu de stabilité, pour le tirer des dangers. le restaurant de son oncle, et la place bien cachée derrière les portes battantes. pourquoi tu crois encore que je vais m'en tirer ? il s'est assis au milieu de sa chambre d'enfance, ce soir-là. un air triste, la mélancolie de ses folies juvéniles. il sait que personne ne répondra. il ne veut pas l'entendre, c'est une vieille histoire, tout ça. tahmil, si tu savais ce qu'il nous est arrivé.
fiche (c) prima luce
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paranormal ○ walk the line
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MessageSujet: Re: faire semblant d'être en cuir ;   Lun 1 Oct - 18:40

je m'étale au cas où
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vampire ○ kill of the night
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MessageSujet: Re: faire semblant d'être en cuir ;   Lun 1 Oct - 18:52

Tu cites du Eddy de Pretto alors je t'aime déjà.

Bienvenue !
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paranormal ○ walk the line
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MessageSujet: Re: faire semblant d'être en cuir ;   Lun 1 Oct - 19:01

totalement partante pour faire un karaoke garou avec toi, dis.
(re)bienvenue, donc, il n'est jamais trop tard le bonhomme m'a l'air intéressant, j'dis surtout ça pcq j'aime le libanais mais du coup j'suis d'autant plus motivée à voir la suite arriver.
courage pour ta fiche, dis
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human ○ drink the water
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MessageSujet: Re: faire semblant d'être en cuir ;   Lun 1 Oct - 19:13

MON COUZ. (et ma bûcheeeeeette ) (je fais toujours craquer les gens, je suis passée pro, tu crois quoi )

BON RETOUR DANS LE COIN TOI, avec ce perso déjà parfait jkghiuyouhui. va falloir qu'on discute un peu plus de liens, quand même, mais bon. déjà t'es coincée avec le cousin, courage avec ça heiiiin. bon courage pour la suite de ta fichette, en tout cas. trop hâte de lire tout ça. et si tu as besoin de quoi que ce soit, bah tu sais où me trouver voilà voilà.

_________________
I've been on a long road With the devil right beside me, Rising with the morning sun. set my soul, Take my pain and turn it into gold. I can take a beating, I'll rise again. ❊ ❊

keur keur :
 
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paranormal ○ walk the line
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MessageSujet: Re: faire semblant d'être en cuir ;   Lun 1 Oct - 19:31

@Ipolitt Matveyev ton avatar bon sang, my poor zombie boy parti trop tôt   ouh damn boy, j'suis toujours là pour citer eddy     merci bien  I love you  I love you


@Jemima Klein ALLEZ BANCO, CELUI QUI N'A JAMAIS ÉTÉ SEUL AU MOINS UNE FOIS DANS SA VIE     merci beaucoup, j'espère bien que ça te plaira alors, la suite  


@Sarwan Hosseini j'ai craqué de moi-même, genre j'me suis jeté dans la gueule du loup avant même que tu le dises     MAIS MERCI BICHETTE, VA FALLOIR BOSSER EN EFFET MAIS HERE I AM BABY   j'campe toujours dans tes mentions, t'inquiètes pas j'viens toujours avec mes grosses bottes   cimer ma belle      
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paranormal ○ walk the line
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MessageSujet: Re: faire semblant d'être en cuir ;   Lun 1 Oct - 19:43

Citation :
je sais imiter garou comme personne.

hmm, je veux entendre ça moi ?
rebienvenuuuuuuuuuue sur RH, ça me fait trop plaisir de te revoir dans le coiiin et puis avec ce personnage quoi, jack + le couz de bb sarwan + MON BRO D'ARMÉE, QUAND MÊME jtm (même si t'as voulu me tirer dessus ) (en même temps je comprends ))

bon courage pour cette fichette, hâte qu'on parle liens, y'en a qui s'imposent

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MessageSujet: Re: faire semblant d'être en cuir ;   Lun 1 Oct - 19:46

Bienvenuuue I love you un début magnifique amuse toi bien sur super RH
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vampire ○ kill of the night
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MessageSujet: Re: faire semblant d'être en cuir ;   Lun 1 Oct - 19:49

Bienvenue dans les parages jeune Léandre et tu fais bien de prendre ta carte au club du 3ème oeil !
Hâte d'en savoir davantage !
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human ○ drink the water
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MessageSujet: Re: faire semblant d'être en cuir ;   Lun 1 Oct - 20:03

Jolie fiche qui promet beaucoup, diantre ! J'ai hâte d'en lire plus, ton gars a l'air foutrement intéressant !
Welcome par ici !
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paranormal ○ walk the line
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MessageSujet: Re: faire semblant d'être en cuir ;   Lun 1 Oct - 20:43

Quel beau début
Je suis fan de ta plume et du personnage qui se dessine
Bienvenue parmi nous
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paranormal ○ walk the line
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MessageSujet: Re: faire semblant d'être en cuir ;   Lun 1 Oct - 21:08

jack, le pseudo, et le personnage qui a l'air trop parfait
bienvenuuuue I love you
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paranormal ○ walk the line
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MessageSujet: Re: faire semblant d'être en cuir ;   Lun 1 Oct - 21:39

@Darcy Flint challenge accepted mais mondieumondieumondieu so glad to see you ET IL VOULAIT VIVRE OH HEIN VOILÀ merci ma belle, hâte qu'on bosse sur ça indeed I love you


@Ciprian Strauss stahp it ermagad merci bien


@Simone Montespan je viens de hurler en voyant le concept des bars à sang thank you m'lady


@Paul Desmond mais bb colin firth, en prof de fac, et en plus avec ses problèmes de santé tu veux ma mort ? merci m'sieur en tout cas I love you I love you


@Octavia Bates merci à toi, c'est super cute tous ces compliments


@Mila Mersch nan mais attends t'as du feu chatterton dans ta signature, épouse moi ça sera plus simple thank you
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MessageSujet: Re: faire semblant d'être en cuir ;   Lun 1 Oct - 22:29

Ooooh Jack Oooh un cousin de Sarwan !! Trop bien ça J'adore déjà tout ce qui se dessine de ce perso dis donc !
Bienvenue parmi nous alors et bon courage pour cette fiche !

_________________
darkness reminds us
where light can be
tomorrow is stronger than yesterday


hop là:
 
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MessageSujet: Re: faire semblant d'être en cuir ;   Mar 2 Oct - 0:49

rebienvenue parmi nous apparemment I love you
hâte de lire la suite !
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MessageSujet: Re: faire semblant d'être en cuir ;   

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faire semblant d'être en cuir ;

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